27/10/2011

La grande hypothèse11 partie a) Ce que j'ai vu et compris

La grande hypothèse 11 partie a): Ce que j'ai vu et compris -

 

En guise de récapitulation de l'oeuvre, cette certitude d'Albert Slosman résonne  en moi comme une révélation:

"Voilà ce que j'ai vu et compris dans mon lit de douleur: c'est la connivence de fait, spirituellement parlant, entre toutes les théologies hébraïques, chrétiennes et même grecques, mais partant d'un seul monothéisme: celui immergé avec l'Ahâ-Men-Ptah, retransmis par ses survivants jusqu'en Ath-Kâ-Ptah (Aegyptos ou Egypte)".

 

 

I) Préambule à l'article:


La Bible est présente  parmi les grands mythes de l'humanité, mais le mythe de l'Atlantide représente beaucoup pour moi.

Je l'ai découvert en lisant les livres d'Albert Slosman, la grande hypothèse, le trilogie des origines (le grand cataclysme - les survivants de l'Atlantide - ...et Dieu ressuscita à Dendhéra), la vie extraordinairede Pythagore, Moîse l'Egyptien. Dix livres étaient prévus après Moïse, mais cette série a été interrompue par la mort de Slosman en 1981. Le dernier livre que Slosman avait prévu devait s'intituler l'Eternité n'appartient qu'à Dieu.

Dans les autres publications, on trouve l'astronomie selon les Egyptiens, le livre de l'au-delà de la vie et le zodiaque de Dendhera.


Ma lecture de "La grande hypothèse" va porter surtout sur le grand cataclysme qui est sans doute une autre façon de voir le Déluge de la Bible. Je crois que tous les grands mythes de l'humanité parlent de ce qui a dû être une catastrophe naturelle que la terre aurait subi il y a 14000 ans selon Slosman. Les 3 grandes pyramides d'Egypte et le Sphinx seraient selon lui un témoignage des survivants de ce évènement à l'adresse des générations futures et un avertissement qui a un écho particulier aujourd'hui où on parle de plus en plus de fin du monde . L'émission de la chaîne 4 (apocalypse en 2012) est significative à cet égard.


De "la grande hypothèse", le Figaro écrivait alors: la "construction qui s'accomplît devant nous est peut être un des évènements de notre temps". Et Slosman le définissait ainsi: "c'était en définitive une histoire du monothéisme des origines à la fin du monde que j'étais en train d'écrire, en voulant démontrer que le Dieu des chrétiens était le même que le Créateur originel. L'éternel était Yahvé, mais aussi Ptah. Dieu était celui de Jésus, de Moise, d'Abraham mais aussi d'Osiris. Et ce Dieu Un avait déjà été l'unique créateur de la Création, celui qui inspira la Loi à ses créatures! A chaque ère céleste correspondait un Fils de Dieu, un Messie".


"C'est une Histoire du monothéisme des origines à la fin du monde que j'étais en train d'écrire, en voulant démontrer que le Dieu des chrétiens était le même que le Créateur originel. L'Eternel était Yahvé mais aussi Ptah. Dieu était celui de Jésus, de Moise, d'Abraham, mais aussi d'Osiris. Et ce Dieu Un avait déjà été l'unique Créateur de la Création, celui qui inspira la Loi à ses créatures. A chaque être céleste correspondait un Fils de Dieu, un Messie". Albert Slosman

Sommaire de mes messages:

1)   Le hasard existe t-il?

2)   Le destin s'écrit-il aussi?

3)   Le grand cataclysme.

4)   L'âme Atlante n'est pas perdue.

5)   Les rescapés de l'Ahâ Men Ptah.

6)   La résurrection de Ptah à Dendérah.

7)   A la découverte du grand labyrinthe, le cercle d'or.

8)   A la découverte de Dendérah, l'ère du Taureau

9)   L'ère du Bélier: Moïse le rebelle et Dieu oublia l'Egypte (Cambyse le fou).

10) L'ère des Poissons: Jésus le Christ.

11) Ce que j'ai vu et compris - L'éternité n'appartient qu'à Dieu -



II) Contenu de l'article: 11 partie a) Ce que j'ai vu et compris


Texte en exergue:

"Si tu veux te sauver, la porte est ouverte, il ne tient qu'à toi de connaître le Fils de Dieu, de devenir parfait, et d'être heureux". Justin (Dialogues, VIII, I-42)

" Mes passions terrestres on été crucifiées, Le feu des désirs matériels n'est plus en moi, Mais une eau vive murmure en moi,                                                                              Qui me dit dans l'intimité: Viens vers le Père!" Ignace d'Antioche (Aux Romains, XII - An 102 a. c.)

a) L'éclair-la lueur.

Selon Decartes, l'étendue est l'essence des corps. Disons plutôt que l'âme possède l'insondable densité de l'espace qui l'a propulsée dans l'enveloppe charnelle, restant sa détentrice durant son séjour terrestre.

Il n'est pas dans mes intentions de de philosopher ici, mais simplement de raconter ce que j'ai vu, et qui m'a donc permis de de comprendre l'ensemble de la réalité cosmique. Pas plus que de parler de l'accident (mon AVC) qui a développé certaines facultés mentales et spirituelles. mais partir plutôt de ce instant primordial, au sortir de l'anesthésie, celui où j'ai découvert la lueur qui me manquait. C'est un peu ce que déclare A. Slosman (en beaucoup primordial évidemment, vu ses accidents). Il parle donc lui, de la lueur qui lui manquait pour faire la jonction entre tous les éléments épars de de la compréhension trouvée, qu'il avait déjà emmagasinés. Je vais donc essayer de partager ce que j'ai découvert à sa lecture que je m'imagine comprendre, dans la découverte de mon existence bouleversée suite à mon AVC.

Cette lumière vient avec la confirmation de l'exactitude de la géométrie combinatoire qui préside à toutes les naissances naturelles que ce soit des choses ou des êtres; à savoir l'existence bien réelle de la Loi de la Création. L'apparence de la réalité est grossière dans sa généralité, c'est l'idée qu'on s'en fait qui permet d'en déceler toute la vérité, donc la pureté et qui lui donne toute sa valeur. L'exemple fourni par la suite des générations qui ne veulent pas comprendre la mentalité de leurs aînés, et ce, quel qu'en soit soit le cycle, est caractéristique de ce fait. L'éternel recommencement dans un autre espace de temps, au début de chaque ère, devrait imprégner tous ceux qui cherchent à comprendre. Admettre que l'éternité de cette combinaison Espace-Temps est le seul fait du vouloir divin revient à ceux qui ont enfin compris. Il y a paradoxe apparent entre celui qui peut comprendre, et celui qui le veut et qui y parvient. La différence réside uniquement dans le pouvoir puissant détenu par la Parcelle, l'Âme, sur l'esprit qui n"est que raison raisonnable(Je traduis l'esprit par le conscient qui fait raisonner, agir...et l'âme par le non-conscient, ce qu'on appelle ordinairement l'esprit, y compris dans les religions). Slosman a écrit dans les survivants de l'Atlantide: La raison humaine ne possède aucun raisonnement raisonnable dans sa conception de Dieu (le coeur a ses raisons que la raison ignore).

Il ne s'agit donc pas, par la simple raison, d'obliger à une convention protocolaire d'adorer Dieu pour sa création et les commandements qui en découlent. Adorer quelque chose, quelqu'un ou Dieu, est à la portée du plus simple humain qui consent à plier un genou pour cela. Chacun parvient à le faire à la vue de tous ou de façon déguisée plus ou moins hypocrite à l'église. Mais la raison invoquée ici est celle de l'âme, celle qui est tramée dès sa naissance pour vivre en harmonie avec les décisions célestes. Il fera le bien lorsqu'il faudra, et il s'abstiendra de toute volonté personnelle lorsque les configurations célestes combinatoires lui seront néfastes. Il faut un certain tâtonnement pour s'habituer à ce "calcul" cérébral qui ne dépend d'aucune formulation religieuse contemporaine, pas plus chrétienne que néo-taoïste, théosophique, ou spirite...Car l'abstinence de toute volonté devant Dieu ne signifie pas qu'il faut abdiquer la propre personnalité reçue à sa naissance. Philon d'Alexandrie disait que le sommeil caractérisait et symbolisait les ignorants, ces aveugles qui se plongeaient hors du monde matériel de cette façon, afin d'ignorer la vérité.

Un document copte primordial de l'an 148, retrouvé en 1945, près de Nag-Hamadii, a été authentifié depuis comme un cinquième évangile: l'Evangilium Véritatis, l'Evangile de vérité. Nule ne peut dire en quelle langue et par qui le texte original a été écrit. Ce texte original parle de cette dualité étrangement ressentie par l'homme désireux de connaître "l'Impensable", l'Insaisissable" et "l'Incompréhensible". Le feuillet 17 annonce que le désir de connaître n'est pas une ivresse des sens, mais "une recherche de Celui dont il est sorti: tout ce qui est en lui-même."  C'est cette méconnaissance qui produit l'impuissance, l'angoisse et la crainte, ensuite l'oubli puis le mensonge. Alors que la Connaissance engendre la Vérité, stable, inébranlable, inaltérable, parfaitement belle. Contrairement à ce que disait Philon d'Alexandrie, l'ignorance ne vient pas du sommeil, mais au contraire du refus d'ouvrir les yeux sur cette beauté très simple, pour qu'elle soit la cause du sommeil agité des soubresauts de l'angoisse et de la terreur.


Slosman décrit ainsi son "éveil à la Connaissance":

"Tout cela, je l'ai connu durant mes hospitalisations prolongées. J'avais le temps d'ouvrir ou de fermer les yeux, de réfléchir, de voir les lumières, ou de rester plongé dans les ténèbres. Je cherchais la lumière et elle venait à moi, à force de réfléchir. Dans cette Egypte fascinante, j'avais longuement médité, mais la présence agglutinante de la masse des touristes, faisait que je ne pouvais pas me recueillir comme je le désirais, hormis à Dendérah... Il convenait de mettre noir sur blanc mes réflexions et de développer les centaines de diapos que je faisais, pour en étudier attentivement la hiéroglyphique. Car tout était là, dessiné, gravé reproduit en signe d'avertissement destiné au futur. Rien d'autre n'était possible!

Ma compréhension globale des faits m'avait déjà permis de discerner le principe communautaire de ces antiques qui ne voyaient que deux classes: celle de leur peuple et celle des étrangers. Eux, ils comprenaient pratiquement sans études le besoin de se mettre sous la protection de Dieu. C'était inné chez tous les natifs de cette terre seconde. Les autres, ceux qui vivaient ailleurs, leur étaient indifférents, et ils restaient pour cela dans l'ignorance. Ils ne cherchaient pas à répandre la bonne parole, ceux qu'elle intéressait n'avaient qu'à venir s'établir sur les bords du Nil. Les autres devenant ainsi les infidèles de Ptah, mais non des ennemis; ils restaient des étrangers indignes d'être instruits.

Leur grande crainte provenait du fait, prévisible, que leurs générations futures, celles de leurs cadets, oublient les leçons du Passé et deviennent des étrangers sur ce sol béni une seconde fois de Ptah; Ath-Kâ-Ptah, le "Second Coeur de Dieu". Là était le raison majeure de l'enseignement indestructible gravé sur les murs de pierre, partout dans le temple de Dendérah. Là était la raison majeure de ces énormes blocs étagés pour soutenir cette écriture sacrée destinée à défier le temps, pour être retrouvée plus tard, si Ptah décidait d'oublier l'Egypte aux temps prévus."


Le peuple formait une seule et réelle entité. Tous étaient égaux devant le Juge Ultime qui pesait les âmes lors de l'entrée dans l'Au-delà de la vie terrestre. L'égalité n'était pas un vain mot puisque chacun mangeait à sa faim et se vêtait sans problème. La différence résidait dans une conception parallèle provenant de quelques recoins des âmes, dites populaires. Celles-ci ne pénétraient pas le monde cosmique, car il dépassait le cadre accordé à leur compréhension. Il ne faut voir aucun mépris de la part des prêtres et il n'y eut aucune prétention de vouloir cacher quoi que ce soit par les "Mystères", en des paraboles hermétiques, mais le vouloir de laisser la hiéroglyphique à ceux capables de la comprendre un jour, si celle-ci venait à ne plus être lue par ceux qui en avaient la capacité. Un chapitre toujours fameux du livre dit "des morts" au chapitre XVII, parce qu'apparemment obscur, dit que "ce livre se transmettra de génération en génération, sans accident", alors qu'il est simple à déchiffrer pour celui qui admet la valeur de ce monothéisme original. Dans le chapitre CXXV, l'interdiction de laisser lire à aucun homme "sauf par ses fils" veut bien dire ce qu'il édicte. celui qui est possesseur du papyrus en est obligatoirement digne.De ce fait, il ne doit le montrer qu'à ses Cadets, qui le transmettront de même. Plus explicite encore est cette mise en garde du chapitre CXLVIII:

"Ce livre qui est la vérité, nul autre que celui est pur ne le connaît, jamais, dans toute l'éternité passée ou à venir. Tu le lis en ce moment, mais jamais, nulle part, un autre impur ne l'interprétera à sa façon, afin qu'aucune oreille impie ne l'entende. Qu'il ne soit lu que par toi, et entendu par celui à qui tu l'enseigneras."

C'est pourquoi, lors de l'afflux des Grecs aux VIIe et VIe siècles avant notre ère, tous les temples tissèrent une espèce de voile décrétant l'obscurantisme par un mystère systématiquement introduit. Les prêtre se retranchaient derrière l'autorité absolue des textes sacrés... à peine travestis! Ainsi, les hiéroglyphes, incompréhensibles des Hellènes, devenaient les phrases suivantes: "Ce que dit le livre, ne le raconte pas car les dieux se mettraient en colère. c'est pourquoi il doit rester le plus grand des mystères". C'est probablement de cette restriction que sont parties toutes les affabulations des auteurs grecs. On trouve par exemple chez Diodore de Sicile: "les Egyptiens pratiquent en l'honneur des animaux sacrés beaucoup de cérémonies incroyables dont il nous est impossible de donner l'explication et l'origine, car les prêtres conservent ces doctrines secrètes, et il leur est défendu d'en parler." C'était un devoir, une véritable obéissance aux préceptes de Ptah que de ne rien dévoiler aux étrangers de ce qui formait le "Coeur" même de ce pays béni. Et cette conception du devoir de chaque instant amena de plus en plus une lutte à l'intérieur de l'âme des érudits en possession des Textes sacrés. L'instinct de conservation devant la fin prochaine enclencha des prodiges des systèmes de préservation des écrits! Jamais la crainte ou la peur ne poussa l'un d'eux à trahir le pacte mental, et cela était déjà valable bien avant notre ère!


Le mythe de Prométhée, par exemple, qui est un des plus beaux fleurons d'Hésiode, prophétise le Christ! Il est fascinant par les réminiscences émanant des traditions originelles et du début du christianisme. Un de ses protagonistes, Chiron le Centaure est mis en vedette par Nostradamus, voir page 63 du livre Nostradamus trahi, par Elisabeth Bellecour.

 

Prométhée était le fils d'un Titan, Japet, donc Titan lui-même, et père de Deucalion et Hellen. Au temps où il vivait, Jupiter venait de détrôner Saturne et se trouva donc le roi des dieux présidant l'Olympe. Pour se venger du désintéressement humain à sa nouvelle gloire, Jupiter cacha la nourriture aux hommes les obligeant ainsi à un travail pénible pour s'en procurer et subsister, ce qui dégénéra en en une dispute mémorable entre les divers dieux et les créatures de la terre au sujet de la part revenant à l'Olympe et du sacrifice que cela occasionnait aux mortels. Pour arbitrer justement le différent, Prométhée partagea un boeuf en deux morceaux, plaçant d'un côté tous les os recouverts de la graisse de l'animal, et de l'autre les chairs sous la peau entière du boeuf. Jupiter, roi des dieux, feignit de s'y laisser prendre et il choisit exprès les os recouverts de graisse. Et pour punir Prométhée de sa rébellion, il cacha le feu aux hommes. Mais par son habileté le Titan le retrouva et l'introduisit auprès des mortels. Nouvelle vengeance de Jupiter: ce fut Pandore, la première femme de limon fabriquée par Vulcain sur l'ordre du roi des dieux, afin de séduire Epiméthée, le frère de Prométhée. Ce fut elle dont la curiosité punit toute la terre, car elle ouvrit l'amphore d'où sortirent tous les maux de l'humanité! Et Prométhée fut lié à une colonne où un aigle arrivait chaque jour pour dévorer son foie immortel. Ce fut Hercule, le propre fils de Jupiter et d'Alcmène qui délivra Prométhée, qui en perdit ainsi son immortalité. Ce ne sera qu'ensuite que grâce à Chiron le Centaure, qu'il la retrouvera.


L'important dans consiste dans les ressemblances entre ce mythe et la colère divine contre l'humanité, suivie de la rédemption des rescapés. Hésiode, suivi par Eshyle, narre ici une tradition orale égyptienne déformée, elle-même reprise par les Hébreux, avant de devenir le fondement traditionnel chrétien. Il n'y a donc rien d'étonnant à ce que les Grecs aient été à la recherche d'un idéal de beaucoup supérieur à celui qui était né de leur mythologie. Mais que leur déception de ne point y être parvenus, ait déclenché en eux cet esprit destructeur de ce qu'ils renonçaient à comprendre faute d'avoir voulu s'intégrer au peuple égyptien, c'est cela qui fut le début de leur décadence! Car l'idéal recherché est celui de tout homme possédant une âme et un coeur. Mais pour ces descendants d'Ahâ-Men-Ptah, l'unique humanité était celle de Ptah. Pour accéder à cet idéal, il fallait accepter de ne plus être un étranger, mais un résident dans ce pays: un homme à part entière.

Je médite ces paroles de Slosman: "ce fut la première lueur... J'avais vu cette petite clarté à l'hôpital, en dialoguant avec un prêtre  à propos de Moïse et de l'Egypte... Le religieux, sortant une bible de sa poche lut lu le passage qui déclencha le commencement de ma perception:

"Tu n'auras pas l'Egyptien en abomination, car tu as été un résident dans son pays. Les fils qui lui naîtront à la troisième génération auront accès à l'assemblée de Yahvé." Ancien Testament, Deutéronome XXIII- 8 et 9.

Cet idéal se retrouve par ailleurs sous une forme admirable chez Lamartine dans les Méditations poétiques.

Mais peut-être au-delà des bornes de sa sphère,

Lieux où le vrai soleil éclaire d'autres cieux,

Si je pouvais laisser ma dépouille à la terre,

Ce que j'ai tant rêvé paraîtrait à mes yeux.

Là, je m'enivrerais à la source où j'aspire,

Là je retrouverais et l'espoir et l'amour,

Et ce bien idéal que toute âme aspire,

Et qui n'a pas de nom au terrestre séjour.


Les Egyptiens et les juifs avaient par une action que juifs et chrétiens auraient dû perpétuer par Jésus. C'est ce qu'il faut comprendre dans l'enchaînement de ce monothéisme transmis de d'Osiris à Moïse, puis de Moïse à Jésus, tout comme il le fut d'Athêta (Thot-Hermès) à Akhénaton, d'Akhénaton à Pythagore , de Pythagore à Galilée. Le Christianisme des Poissons est la suite de la religion juive du Bélier, comme cette dernière l'est de celle d'Osiris le Taureau. Non seulement la suite, mais la continuation du monothéisme le plus antique de l'humanité. Tout un monde hypocrite a refusé d'admettre cette Vérité, seules quelques tentatives  timides ont tenté de lever le voile.

*Par exemple Raymond Weill dans "Les transmissions littéraires d'Egypte à Israël""D'où vient qu'un fait aussi flagrant et aussi simple n'ait pas été perçu et noté de longue date? Comme d'autres lacunes d'observations du même ordre, celle-là paraît tenir à ce que l'effort égyptologique, longuement appliqué à la traduction et à l'explication des textes, visait à recueillir et enregistrer leurs témoignages plutôt qu'à les discuter...et qui empêchait la recherche de se retourner vers les considérations de la critique documentaire. Dans le domaine des rapprochements de la sagesse égyptienne avec les livres , voici, premier de tous sans doute, Chabas, qui, dès 1857, étudiant le Ptahhotep du papyrus Prisse, et notant les analogies que le livre présents en général avec les Proverbes, consigne les nombreuses correspondances qu'on relève entre l'égyptien d'une part, et du côté biblique, principalement Proverbes, mais Job, Isaïe, Psaumes, Ecclésiaste et Sagesse. Qu'arrive-t-il à en conclure? - Les sentiments qui commandent toutes ces oeuvres sont naturelles à l'homme; nous ne devrons pas nous étonner de trouver ...des maximes que l'Ecriture a répétées plus tard, sans avoir besoin de les emprunter à la sagesse égyptienne.  Un trouble persiste toutefois: Il est cependant assez intéressant de voir le philosophe égyptien promettre au fils respectueux une longue existence sur la terre, en termes à peu près identiques à ceux que le doigt de Dieu grava sur les tables de pierre du Décalogue...."

La vérité est serrée de près; elle serait extraite si Chabas ne se tenait pas à son point de vue central d'une indépendance évidente des élaborations d'idées chez les deux peuples. Et c'est ce principe qui prévaut désormais. Un autre Egyptologue du même temps, Brugsch, parlant de la morale et des traités de la sagesse des Egyptiens, trouvera seulement à dire: "Ces nombreux exemples nous apprennent que la charité universelle n'est point du tout une acquisition de nos temps modernes".

Raymond Weill, de son côté, reprend son tableau chronologique quand aux "ressemblances": "On peut considérer que les remarques incidentes de Wiedemann (alfred) en 1903 et d'Erman en 1906 ont été le germe du bref, substantiel et très remarquable mémoire dans lequel Gunkel, en 1909, tente pour la première fois de dresser un tableau des correspondances égyptiennes à l'Ancien Testament. Il passe en revue les mythes et légendes, les hymnes aux dieux, les chants d'amour, reconnaissant que depuis Ernan, on a commencé de chercher dans la poésie amoureuse des Egyptiens l'explication de de celle de la Bible; il observe, à la même place, que l'exhortation à jouir de la vie matérielle que l'auteur de la sagesse de Salomon met dans la bouche de l'impie, est reproduite d'un vieux thème familier de la poésie égyptienne...En 1912 il signale...les analogies de hymnes aux dieux en Egypte, et  des hymnes de Psaumes... On ne voit guère avancer la question jusqu'à l'heure de l'éclatante surprise que devait apporter la révélation du livre égyptien d'Amenemope, publié en 1923."

Dès 1924, ce papyrus fut un objet central dans le tableau des correspondances de la littérature de la sagesse d'Israël et d'Egypte. Les parallélismes des Proverbes avec le livre égyptien sont enregistrées en détail par Gressman dans un ouvrage dont l'intention est de présenter la sagesse sapientale d'Israël, Dans ses rapports avec la littérature universelle.


En guise de récapitulation de l'oeuvre, cette certitude d'Albert Slosman résonne  en moi comme une révélation:

"Voilà ce que j'ai vu et compris dans mon lit de douleur: c'est la connivence de fait, spirituellement parlant, entre toutes les théologies hébraîques, chrétiennes et même grecques, mais partant d'un seul monothéisme: celui immergé avec l'Ahâ-Men-Ptah, retransmis par ses survivants jusqu'en Ath-Kâ-Ptah (Aegyptos ou Egypte)".

b) Le travail, la compréhension.

 

Une étude des textes antiques des Combinaisons-Mathématiques-Divines et de ces textes abstraits a permis à Slosman de mémoriser ce qu'il faut lui fallait retenir dans l'inconscient, durant sa longue et difficile convalescence. Il a lors acquit la conviction absolue que pour rentrer dans le Saint des Saints d'Osiris à Dendérah, il fallait devenir un "résident" et revenir en Egypte malgré les difficultés physiques. On a suivi dans les articles: "l'âme Atlante n'est pas perdue" et "et Dieu ressuscita à Dendérah", ses lectures et les études sur le terrain de "la voie sacrée des gravures rupestres", qui lui ont permis de se rendre auprès de ceux qui étaient encore capables  d'assurer la liaison entre ce qu'il savait déjà et ce qui manquait. Pour remonter à cette filière de l'origine de l'humanité divine et de son univers terrestre, Il convenait de plus de démontrer que le Dieu-Un n'avait plus de secret pour lui, quant à la Loi qu'il avait instaurée pour permettre de scruter la destinée des créatures dans l'avenir, et devenir, non pas l'égal du Créateur, mais sa véritable image terrestre. Après les voyages et avoir dévoré plusieurs centaines de textes, tout ce qu'il fallait retenir était intégré dans les replis de la mémoire: le ciel, la terre, les astres, le jour et la nuit s'imbriquèrent comme les véritables grains nourriciers de l'Egypte antique. Ce sont les mêmes qui ont permis aux Cadets de croître afin que leurs destinées prévues s'accomplissent. Et là, l'esprit invisible et la matière palpable se rencontrèrent pour manifester de façon tangible  et triomphale la primauté du Créateur sur la création et ses créatures. Il suffisait alors de retourner à Dendérah, non plus pour voir seulement, mais surtout pour comprendre.

Trois être extraordinaires fournirent l'aide nécessaire: le bon médecin en chef de l'Hôpital de Louxor, et deux savants coptes dont l'identité ne peut être révélée, ce qu'ils savent du monothéisme antique étant trop dangereux pour leur vie actuellement, alors qu'ils doivent survivre pour retransmettre, le moment venu, ce qui est en leur possession. Ces deux âmes, presque divines, se sont aperçues que Slosman pouvait être l'un de ces fragiles fils susceptibles, le jour venu, d'écrire à l'usage des Cadets à venir, le texte du monothéisme originel. C'est le pourquoi de cette forme inhabituelle pour communiquer l'ensemble de la Connaissance acquise: une première trilogie sous forme populaire tronquée, prise la plupart du temps comme un roman. La seconde, plus conséquente, avec Akhénation et Moïse, comprenant des notes historiques et exégétiques. La troisième, avec Jésus et la fin de cette ère des Poissons, prévisible depuis l'Origine. La mort prématurée d'A. Slosman fait que seul le tome sur Moïse a pu paraître. Cependant, les livres édités montrent qu'il a une compréhension profonde de la signification des textes et de cette spiritualité, et ne nous livre pas un tissu de phrases plus ou moins absurdes comme je le ressens dans la plupart des écrits sur l'Egypte. Je rappelle que les hiéroglyphes ont plusieurs niveaux de lecture et ne se traduisent pas avec un simple alphabet comme nos langages actuels (voir l'article à la découverte de Dendérah). Il y avait plusieurs niveaux de compréhension (épistolographique et hiéroglyphique), et d'instruction (hiératique et hiéroglyphique). Quand à la hiéroglyphique, elle est de deux genres: l'un cyriologique emploie les les premières (alphabétiques) et l'autre n'était que symbolique. La méthode symbolique se subdivise en plusieurs espèces: l'un représente tous les objets en propre par imitation; l'autre les exprime d'une façon tropique, soit figurée; la troisième les exprime entièrement en allégories par certaines énigmes. Le charabia qu'on voit habituellement   correspond à une traduction par un alphabet, dont je pense qu'il est loin de traduire la richesse et la puissance du langage sacré.


Les gravures qui forment l'environnement de tombeaux et des sarcophages auraient dû démontrer la valeur intellectuelle et spirituelle de ce peuple déchu par l'oubli de son origine. Les plus anciens monuments montrent la famille constituée, le père en étant le chef. Il commandait dans la maison, dirigeait les travaux, se faisant obéir de tous. Il élevait ses enfants, les instruisait, leur inculquait ses idées et ses connaissances, les mariait, s'efforçait d'en faire les continuateurs de sa personnalité. C'était l'épouse qui gouvernait la maison. Ainsi la famille se fondait à la fois sur l'autorité et sur l'affection. Le fils réjouissait le coeur des aînés disparus, il se montrait fidèle envers son père comme envers Ptah et envers son fils terrestre: le pharaon. Il était aimé de son père qui le lui rendait bien. Il cherchait à mériter les louanges de tous, frères, soeurs, jusqu'aux serviteurs. Ainsi se situait le contexte familial durant les premières dynasties épopée familiale paisible et naturelle que nous devrions encore leur envier. Sans doute, il y eut toujours chez ces antiques enfants de Dieu des indélicats, des voleurs, des brigands; des procès administratifs en font foi. D'autres pièces font état du pillage organisé des nécropoles. Les grands se vantaient d'avoir pourchassé les brigands, arrêté les voleurs, garanti la sécurité aux paysans et aux voyageurs.Les petits professaient n'avoir jamais nui à autrui, jamais dérobé de poisson aux étangs des dieux, jamais fraudé sur la balance ou son poids. Tous haïssaient la violence: les uns s'en abstenaient, les autres la combattaient. Quand à ce qui concerne les corvées: que n'a-t-on pas dit!...Les hébreux gardèrent rancune à l'Egypte de la construction des villes nouvelles.Sans doute! Cependant ils conservèrent bon souvenir des oignons et des vivres distribués aux travailleur, ils se mettaient en grève lorsqu'il il avait du retard...Un procès-verbal du temps de Khoufou nous apprend que l'Intendant Royal avait été décapité pour avoir failli à cette tâche. Du travail et de la discipline oui; mais pourquoi plus de souffrance plus qu'aucun autre travail en nul autre pays?


c) Je termine cet article par cet épilogue.


Ce sera la traduction d'un d'une des plus vieilles histoires du monde, puisqu'elle remonte au temps de l'Ahâ-Khéops, ou Khoufou, de la IVe dynastie, soit il y a plus de cinq millénaires!...Il s'agit de : Le grand Roi et les Magiciens qui sera repris en détail dans l'article "l'éternité n'appartient qu'à Dieu".

"Dans cette narration, un vieux prophète de 120 ans connaît le nombre de coffrets à écrits, en bois de sycomore, renfermés dans la crypte d'Atêta (Thot), qui y avait classé lui-même ses manuscrits contenant les noms, la hiérarchie, les qualités de tout ce qui formulait l'univers dans le Cercle d'Or. Non seulement le nombre qui s'y trouve, mais l'endroit!"

Au  temps de Khéops, qui avait fait démolir le temple d'Isis pour retrouver l'entrée perdue du souterrain donnant accès au cercle d'Or, il y avait là un symbole facile à comprendre. Car quiconque pouvait lire les livres de cette bibliothèque et les comprendre, deviendrait aussi puissant que le fut Atêta, ou Thot, ou Hermes, le trois fois grand; il pourrait se considérer comme le Maître réel de l'Univers. Mais Khéops échoua dans cette tentative, ce qui l'obligea d'effectuer une troisième reconstruction du temple de la bonne "Dame du Ciel", encore plus resplendissant, et selon les plans exacts conservés sur peau de gazelle, tracés par le Grand Architecte au temps lointain des rois prédynastiques. C'était le seul moyen par lui de se faire pardonner son blasphème et de récupérer son entrée dans l'Au-delà de la vie terrestre.


Comme quoi le mal peut  peut devenir le prélude d'un renouvellement du bien.



Prochains articles: "Pour notre temps" et "l'Eternité n'appartient qu'à Dieu".

04/10/2011

La grande hypothèse 5): "Les rescapés de l'Ahâ-Men-¨Ptah."

La grande hypothèse 5): "Les rescapés de l'Ahâ-Men-¨Ptah."

 

 

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Voir texte: la "Voie Sacrée des Gravures rupestres" P. Benoît y place l'Atlantide!


La Bible est présente  parmi les grands mythes de l'humanité, mais le mythe de l'Atlantide représente beaucoup pour moi.

Je l'ai découvert en lisant les livres d'Albert Slosman, la grande hypothèse, le trilogie des origines (le grand cataclysme - les survivants de l'Atlantide - ...et Dieu rescussita à Dendhéra), la vie extraordinaire de Pythagore, Moîse l'Egyptien. Dix livres étaient prévus après Moîse, mais cette série a été interrompue par la mort de Slosman en 1981. Le dernier livre que Slosman avait prévu devait s'intituler l'Eternité n'appartient qu'à Dieu.

Dans les autres publications, on trouve l'astronomie selon les Egyptiens, le livre de l'au-delà de la vie et le zodiaque de Dendhera.



 

Ma lecture de "La grande hypothèse" va porter surtout sur le grand cataclysme qui est sans doute une autre façon de voir le Déluge de la Bible. Je crois que tous les grands mythes de l'humanité parlent de ce qui a dû être une catastrophe naturelle que la terre aurait subi il y a 14000 ans selon Slosman. Les 3 grandes pyramides d'Egypte et le Sphinx seraient selon lui un témoignage des survivants de ce évênement à l'adresse des générations futures et un avertissement qui a un écho particulier aujourd'hui où on parle de plus en plus de fin du monde . L'émission de la chaîne 4 (apocalypse en 2012) est significative à cet égard.

 

De "la grande hypothèse", le Figaro écrivait alors: la "construction qui s'acomplit devant nous est peut être un des évênements de notre temps". Et Slosman le définissait ainsi: "c'était en définitive une histoire du monothéisme des origines à la fin du monde que j'étais en train d'écrire, en voulant démontrer que le Dieu des chrétiens était le même que le Créateur originel. L'éternel était Yahvé, mais aussi Ptah. Dieu était celui de Jésus, de Moîse, d'Abraham mais aussi d'Osiris. Et ce Dieu Un avait déjà été l'unique créateur de la Création, celui qui inspira la Loi à ses créatures! A chaque ère céleste correspondait un Fils de Dieu, un Messie".

 

"C'est une Histoire du monothéisme des origines à la fin du monde que j'étais en train d'écrire, en voulant démontrer que le Dieu des chrétiens était le même que le Créateur originel. L'Eternel était Yahvé mais aussi Ptah. Dieu était celui de Jésus, de Moîse, d'Abraham, mais aussi d'Osiris. Et ce Dieu Un avait déjà été l'unique Créateur de la Création, celui qui inspira la Loi à ses créatures. A chaque être céleste correspondait un Fils de Dieu, un Messie". Albert Slosman

 

 

 

Sommaire de mes messages:

1)   Le hasard existe t-il?

2)   Le destin s'écrit-il aussi?

3)   Le grand cataclysme.

4)   L'âme Atlante n'est pas perdue.

5)   Les rescapés de l'Ahâ Men Ptah.

6)   La résurrection de Ptah à Dendérah.

7)   A la découverte du grand labyrinthe, le Cercle d'Or.

8)   A la découverte de Dendérah, l'ère du Taureau

9)   L'ère du Bélier: Moïse le rebelle et Dieu oublia l'Egypte (Cambyse le fou).

10) L'ère des Poissons: Jésus le Christ.

11) L'éternité n'appartient qu'à Dieu - Pour notre temps.



LA GRANDE HYPOTHESE 5): "Les rescapés de l'Ahâ-Men-¨Ptah."

exergue:

"Mais une autre supposition chimérique peut-être, mais par cela même séduisante, associe les Berbères à l'Atlantide, ce qui impliquerait une poussée d'ouest en est, et non le contraire!                                                                                                            E.F. Gauthier (Le passé de l'Afrique du Nord).

Qui ne sait que vous êtes les complices de ceux que Dieu a fait mourir lors du Cataclysme? Vous êtes de cette race de pharaons qui firent les rois d'Egypte! Vous êtes de la race de Sodome et Gomorrhe et de tous ceux qui ont lutté contre Dieu par incrédulité depuis le Commencement!                                                       Shenouda Le Mystique (Papyrus copte du Vèmè siècle).

Le chapitre 3, le grand cataclysme se termine par ces mots tragiques:

C'était la fin de tous et de tout! La capitale et le continent tout entier s'affaissèrent rapidement sous l'eau!...

Ce fut le 27 juillet 9792 avant notre ère, et cette date est certaine grâce à la carte du ciel gravée au plafond d'uns salle du temple de Dendérah, plus connu sous le nom de "zodiaque", dès le moment de sa découverte par les savants qui accompagnaient le Général Desaix lors de la campagned'Egypte, déclenchée par Bonaparte.



Les rescapés du grand cataclysme

Après l'hébétude, la souffrance et les recherches pour trouver d'autre survivants, les rescapés de ce qui fut l'Ahâ-Men-Ptah commencèrent de s'organiser en la Ta-Mana, la terre où ils avaient accosté (Le Maroc selon Slosman). Ce fut la première idée qui surnagea du cataclysme: vivre le temps d'avertir comme il le fallait les générations à venir qu'un pareil malheur pourrait survenir à nouveau faute d'obéir au Créateur de toutes choses. Les premiers Conseils des Anciens, qui réunirent ceux qui avaient échappé sur leurs "mandjits", grâce à Dieu, recherchèrent les moyens de retenir la leçon du passé.

Le Pontife du Collège des grand-prêtres avait assez prédit ce qui était arrivé: à eux de tirer la dure leçon de leur égoîsme et de leur impiété. Toute punition divine pouvait être rachetée, mais il convenait de calmer la colère par une obéissance aveugle, car c'était Dieu qui avait voulu que les survivants comprennent enfin après leur désobeîssance envers lui, le seul Créateur de la Création.  Mais l'heure n'était plus au désespoir, puisque la Renaissance pointait à l'horizon de chaque aurore, avec l'apparition du soleil, à l'orient, et non plus à l'ouest, comme éternel rappel de renouveau qui était survenu dans la même région des Douze: dans la constellation du lion. Ousir-le-Ressuscité (Osiris) avait siégé quarante-deux jours durant, afin d'asseoir la nouvelle multitude dans l'obeïssance aux commandements de la Loi Divine, représentée par son fils Hor (Horus) qui deviendrait ainsi le premier descendant de l'Ainé. Il serait suivi d'une longue lignée de pêr-Ahâ (pharaons), si ceux-ci consentaient à rester les Fils-de-Dieu, durant le long et pénible exode qui se préparait vers une terre promise: Ta-Meri. Ce lieu deviendrait, lorsqu'il serait atteint au bout de l'horizon de l'est qui rejoignit celui des Couchés: Ath-Kâ-Ptah, "le deuxième Coeur de Dieu" (l'Egypte). Il unirait alors la Terre des Cadets au Ciel des Aînés, pouvant ainsi renaître de ses cendres et de la poussière. Mais la Foi ne se perdrait-elle pas de nouveau, détruisant les efforts de ceux qui savaient que l'homme courrait vers sa perte? Si quelques âmes s'insurgeaient et continuaient de se rebeller contre la force divine, nul ne pourrait survivre à la discorde qui en résulterait! Les anciens décidèrent de la forme générale à donner à la nouvelle religion qui serait celle de l'exode. Il était primordial que la race humaine survive puisque la Terre était sa possession. Il fallait donc que, dès ce jour, chaque être se sente surveillé par Dieu pour chacun de ses actes, par la variété des facettes de l'univers représentant la Création et qui et qui en seraient les reflets type. Ainsi, l'âme se sentirait épiée et jugée implacablement pour chacun des ses actes, bienveillants ou malveillants.Si elle avait failli, elle serait irrémédiablement rejetée, mais si elle était rentrée pure, elle survivrait éternellement. Ainsi, une éthique réglementa sévèrement les commandements de la Loi., il serait temps de tout réviser lorsque la multitude serait parvenue dans le Deuxième -Coeur-de -Dieu.

Exode

Et le grand départ se fit au temps prévu par les configurations célestes, calculé par les Maîtres de la Mesure et du Nombre qui figuraient parmi les rescapés. Une grande cérémonie de remerciement eut lieu devant huit prêtres portant une "mandjit" sur un brancard à hauteur d'épaules. Un sanctuaire y était construit, qui contenait une relique d'Ousir ramenée de Ta Ouz, ainsi que ses vêtements. Symboliquement, les prêtres regardaient vers l'ouest, là où étaient couchés les '"bienheureux endormis" de l'Ahâ-Men-Ptah. Le Pontife leur faisait face et tenait dans ses mains un pot symbolique contenant les cendres d'une dont la flamme ne s'éteindrait qu'à l'arrivée en Ath-Kâ-Ptah, le deuxième Coeur-de-Dieu, leur future et seconde patrie. Il devrait en aller ainsi, chaque matin où Ptah ferait apparaître Râ dans toute sa splendeur, avec l'or de ses rayons lumineux à l'est, obligeant tous ceux qui prieraient à fermer les yeux afin de ne pas être aveuglés.

 

Cérémonie: voir photo la grande hypothèse page 86

De même, chaque soir, avant que le globe solaire ne disparaisse au-dessus de la mer qui avait fait un énorme linceul liquide de la mère patrie, la fervente invocation à Ptah devait permettre à Râ qui disparaissait au-dessus des millions de morts de les réchauffer, tout en permettant aux vivants de reposer leurs âmes en paix avec Dieu. Mais, lors de le prière du soir, le Pontife et ses prêtres ne fixeraient plus le point où ils trouveraient la terre promise, mais l'ancien continent, en lui présentant précieusement les cendres des ancêtres, ranimées par la nouvelle flamme qui ne s'éteindrait que lorsque la nouvelle Alliance avec Ptah les aurait ramenés sur la nouvelle patrie!

Zenaga illustration wiki

Le malheur, cependant rôdait autour. Il était personnifie par les rebelles issus de Seth, qui eux aussi avaient échappé au grand cataclysme. Ils avaient formé leur clan, plus au sud, et les luttes entre les deux tribus fratricides reprirent ainsi.Les traces de ces dure batailles se retrouvent tout au long de "la voie sacrée des gravures rupestres". Comme à Ta Ouz (voir mon article l'âme Atlante n'est pas perdue"), ce ne sont pas quelques dessins qui sont gravés dans la pierre, mais des centaines de milliers tout au long de cette ligne imaginaire qu'est le "tropique du cancer" (photo page 88 dans "la grande hypothèse"). Ainsi en  fut -il dans cette contrée montagneuse désertique dont le seul passage frontière avec l'Algérie était le col de Zenaga. Là, les deux clans se rencontrèrent et luttèrent farouchement, laissant des gravures rupestres remarquables en souvenir de leurs passages et de leurs combats. On peut imaginer la violence de ce duel fratricide entre ceux de Seth et ceux d'Ousirs soit les "Manistiou ou les "Forgerons d'Horus",  contre les contre les "Râ-Sit-Ou" ou les "Rebelles de Seth".En mains endroits, les gravures se superposent aux précédentes, prouvant que les premiers habitants furent dépossédés par les envahisseurs, qui grattèrent les grès, les burinant à coups de silex rageurs. Ces surproductions sont sont presque de grandeur naturelle, dépassant souvent le mètre de hauteur. Tous les corps humains sont porteurs de têtes d'animaux, de béliers ou d'oiseaux. La zone du Hoggar est prolifique à cet égard.

 

 

 

Ainsi, les Rebelles étaient solidement implantés depuis plusieurs décennies au nord de l'endroit où cheminait la multitude des descendants d'Horus cheminait. Sous le règne assagi d'un roi nommé An-Sit-Râ, ceux de Seth avaient proliféré en un endroit verdoyant qu'ils cultivaient paisiblement. Mais son successeur, Bak-Râ, tyrannique et sanguinaire, ne cherchait qu'une occasion de prendre une revanche guerrière. Elle lui fut donnée par l'avance de la troupe "ennemie" qui, prétendit-il allait les détruire. Il fut le premier à choisir pour emblème l'épervier prêt à fondre sur sa proie. Leur village était établi sur la rive sud de la Sâ-Ou-Râ , ou "l'eau brûlée par le soleil" alors que ceux de Ptah avançaient sur l'autre rive, à quelques journées de marche. Ils indiquent qu'au soir, alors que le peuple était repu de viande de buffle, le soleil disparut derrière Tamana, vers l'endroit où reposaient les bienheureux, dans l'Amenta. Ce qui fit dire au Pontife que l'endroit où ils venaient d'arriver s'appellerait Ta Mentit, le "lieu-Espéré-du-Couchant", qui mélangeait le lieu d'où ils provenaient et celui où ils se rendaient Ta Mérit. Le lendemain, le Per-Ahâ prit les décisions utiles qui s'imposaient  et fit preuve de génie organisateur, il éparpilla les clans de son immense famille tout au long du fleuve. L'affrontement eut lieu et fut assez inégal, la force des armes revenant aux "Manistious".Les armes des rebelles étaient redevenues primitives faute de métal, amis à la force des bras ils alliaient la ruse développée lors de la chasse aux animaux rapides comme l'autruche ou la girafe en restant des adversaires redoutables. De part et d'autre, les blessés revinrent pour raconter la puissance dont disposait l'adversaire. Les forgerons d'Horus fortifièrent leur campement et contre-attaquèrent bien plus tard. La chronologie se rétablit grâce à ces dessins, car des têtes d'hommes sont superposées aux précédentes en une troisième gravure  et cette troisième main ajoute une que de lion ceinturant la taille. En premier, il y eut un "suivant d'Hor", Puis un "Râ-Sit-Ou" adorateur de soleil,et enfin, juste retour des choses , de nouveau un "Manistiou". A Ta Mentit, il a été retrouvé plusieurs statues taillées dans les roches basaltiques du site qui remerciaient Râ de la victoire des "Rebelles de Sit" (une tête de bélier est visible au musée d'Alger). Il faut savoir que le nom  "sacré" de Sit, mort au couchant, fut Amen, (d'Ahâ-Men-Ptah), l"Ancien-du-Couchant", appellation donnée au bélier qui, avec ses coups de boutoir, a symbolisé le premier Rebelle et ses victoires sur Ousir et Hor, comme si la force vive de Sit s'était réincarnée dans tous les béliers. "Amen" devint l'espérance et la foi dans la puissance du soleil pour tous les "Râ-Sit-Ou" s'augmentant plus tard de la dénomination de l'eau, car ce fut Râ qui protégea les fleuves du désert pour que chacun se désaltère. La Berbérie, la Kabylie et les Touaregs conservé ce nom, "Amen", pour désigner l'eau, encore aujourd'hui. (A. Slosman dit avoir soigneusement retracé cette "Voie sacrée", grâce aux milliers de dessins et de gravures rupestres: voir la Grande hypothèse" page 91).

outils de trépaneurs

Plus tard, une deuxième bataille fut très meurtrière, car les deux camps se retrouvèrent également armés, les "Rebelles" avaient une ample moisson de haches et de pics lors de l'invasion précédente. Après ce choc très sanglant, les adorateurs de Râ furent chassés plus en avant vers l'est, dans un autre désert. La multitude de Ptah reprit vers l'orient où les implantations actuelles de Kabyles et de Targuis sont les rejetons des aînés au même titre que les Berbères. Ainsi naquirent les célèbres "Ser-Kers", les "ouvreurs de crânes", corporation de trépaneurs qui s'établit dans l'Aurès où elle exerce encore de nos jours, avec les mêmes instruments qu'il y a dix millénaires. Dans cet endroit où la population d'Ousir séjourna plus longuement pour reprendre force, les gravures sont plus fines et mieux incisées. Le calme permit sans doute à cet art de se développer, les "Rebelles" ayant fui jusqu'aux contreforts de Fez pour reprendre haleine. Une anecdote dit que l'Homme Vainqueur réussit à domestiquer un faucon. Il prit le titre de d'Hor-Deux-Fois-Vainqueur, car son faucon avait tué un épervier. Le faucon devint à ce jour l'emblème du descendant. C'était dans l'ordre des choses de s'allier à l'harmonie céleste.

Les groupes scolaires oraux répétaient sans cesse le Savoir qu'ils avaient consciencieusement emmagasiné au fond de leur esprit, sans rien omettre ni changer, bien qu'ils ne comprissent plus guère les phrases, celles-ci perdant déjà leur signification originelle dans la brume épaisse des matins nouveaux. Le Pontife, à qui était réservé la classe des initiés adultes qui formeraient ceux qui légueraient aux générations ultérieures les éléments sacrés destinés à rétablir le Collège de formation des Grands-Prêtres, répétait sans cesse les mêmes phrases, arguments et commentaires, les ayant lui-même appris de son père. Il ne réservait l'ultime chapitre que pour son fils aîné, comme cela s'était produit pour lui et pour tous les aînés des Pontifes qui l'avaient précédé depuis Ta-Mana. L'enseignement ne valait certes pas celui des temps héroïques, mais ceux qui portaient la robe blanche et avaient la tête rasée étaient dévoués à leur tâche ingrate de formation spirituelle des esprits hélas fatigués et bien trop préoccupés par la marche hallucinante, pour s'occuper de la vie future de l'au-delà de la Vie pourtant plus importante.  Ainsi, l'unique élément secret consistait dans le guidage de cette foule selon un axe ouest-est intangible dont il fallait conserver le cap, afin de parvenir à l'endroit promis par Dieu. Il s'agissait d'un appareil "simple", construit en Ta-Mana dès que l'idée de l'exode avait germé. Il était en fermé dans un chariot dans lequel seul le Pontife pouvait pénétrer. C'était une large coupe pleine d'eau dans laquelle nageait "un objet" en bois de sycomore: le "gô-men". Ce petit cylindre permettait de suivre un cap calculé à l'avance sans aucun risque de déviation! Les entailles qui y étaient faites étaient les repères de toutes les destinations du monde connues de cette époque. En cet endroit du Sud  algérien, s'implanta antique d'une nouvelle école médicale, chargée d'opérer le blessés à la tête durant les rudes batailles, par les coups de masse, de lance ou de hache. L'anatomie était à l'honneur et nous possédons un traité de 300 feuilles, datant du fils de Ménès, le deuxième roi qui régna 4000 ans avant notre ère, dont la moitié du papyrus se trouve au musée de Berlin, et l'autre au British Museum. Des opérations telles que la trépanation ou la césarienne y sont minutieusement décrites. Les méthodes et les outils spéciaux se transmirent de père en fils jusqu'au début du 20ème siècle, ainsi que l'atteste un écrit du Docteur Verneau; "la trépanation dans l'Aurès".

Il existe encore un petit peuple de trépaneurs aux moeurs médicales bizarres qui vient on ne sait d'où; qui pratique cette singulière opération du trépan on ne sait depuis quand; qui l'a apprise on ne sait de qui; et qui, toujours sauvage et inaccessible aux idées modernes médicales, nous étonne par sa hardiesse opératoire et par les succès obtenus!

C'est certainement de cette première école  qu'est parti le grand principe de de l'égalité des blessés devant la souffrance. Les textes abondent sur ce thème. C'est à partir de ce passage qui précède l'entrée dans l'Au-delà de la Vie terrestre, que l'âme reprend sa valeur primordiale. Tous les grandes thèmes du monothéisme partent de cet évènement.Ce n'est que celui qui aura pleinement vécu dans la justice et la bonté et en toute pureté, qui se rendra directement chez les Bienheureux, possesseurs, et eux seuls, de la Vérité éternelle. De là est née la prescription de "l'ouverture du dessus du crâne", afin de préserver les enveloppes charnelles douées d'une parcelle divine, de l'un ou l'autre clan. Une fois guéries, ces têtes pourront mettre leurs âmes en règle avec les commandements divins! Ainsi Dieu restera le seul apte à en juger.

embaumement (Louxor)

Les siècles ont passé, l'approche de la Terre promise se précisait, les familles essaimaient en gardant leur originalité. A certains endroits comme dans le Fezzan, la lutte a été telle qu'il ne reste rien que le désert hormis quelques gravures (pourtant des archéologues italiens y ont mis à jour des trésors, y compris des momies, ce qui prouve qu'en parvenant aux portes de l'Egypte, les rescapés avaient introduit non seulement la trépanarion, mais aussi l'embaumement). C'était encore un oasis de fraîcheur avant que cette terre ne devienne un désert. Des espèces de toutes sortes y vivaient en bonne intelligence et furent reproduites sur les parois: éléphants, rhinocéros, girafes, crocodiles... L'étape dura plus longtemps que prévu pour les Rebelles, mais il était temps de tenter de ravir le "Deuxième-Coeur" à leurs ennemis. C'est là, à l'entrée du Fezzan, alors que les "Manistiou" y parvinrent, que s'éternisa le choc terrible, bloquant les deux clans sur leurs positions comprenant une cinquantaine de kilomètres. (Un défilé de 60 km, sinueux et presque infranchissable, interdit l'accès à l'oued Mathendous. Ce fut là que les descendants prirent le nom de Garamantes, cher à Hérodote, qui garde sa signification à Garama de "double lieu sacré du soleil). Sur les gravures les personnages deviennent "animaliers", et les deux géants sont définis par un épervier et un faucon. Leurs descendants sont indiscutablement "les Adorateurs du Soleil" et "les Forgerons d'Hor". A partir de cette époque, ils figurèrent par cette appellation qui devint vite mythique. Les splendides sculptures ont la particularité sacrée de se retrouver empourprées par les rayons du globe solaire couchant, donc à l'opposé de l'horizon occidental. Cette pratique, manifestement intentionnelle, se retrouvera sur tous les sites funéraires pharaoniques durant les quatre millénaires suivants, sur les rives occidentales du Nil, là où le soleil s'endort sur les parois rocheuses. Ainsi, alors que les ancêtres, ceux qui reposent "bienheureux" dans l'Amenta englouti par "le Grand cataclysme", de l'autre côté, sur la rive occidentale céleste, et qui se réveillent lorsque l'astre du jour disparaît aux yeux de ceux qui vivent dans le "Deuxième-Coeur" de Dieu, voient durant les quelques minutes où le globe flamboyant éclaire les deux hémisphères, les gravures prendre vie! Ainsi est dessinée la vie de tous les jours afin que ceux qui sont au-delà de la Vie soient tenus au courant! La mobilité de la descente solaire fait évoluer les ombres avec une rapidité déconcertante sur le grès, , faisant revivre, se battre et sortir réellement victorieuse cette armée qui resurgit ainsi vivante, au-delà de la nuit des temps! Mais ces instants inoubliables sont trop brefs, car la nuit, à ces latitudes, descend rapidement. L'impression n'en demeure pas moins extraordinaire.

Ce qu'il est difficile de comprendre, dans ce dédale chronologique, c'est cette lutte fratricide qui opposa les deux membres d'une même famille, issue de Geb et de Nout, durant les millénaires qui précédèrent l'arrivée en Egypte et qui se poursuivit jusqu'à la destruction finale des deux camps sousCambyse, en 525 avant l'ère chrétienne.

Le mythe de Sit et D'Hor si intégré à la vie quotidienne dès l'implantation  en Ath-Kâ-Ptah, qu'il s'y était déjà changé en un symbolisme religieux, qu'il fait penser à notre monothéisme chrétien en passe de devenir polythéiste. La religion de Ptah, qui fut rétablie à la naissance du premier roi de la première dynastie, se rapprocha de  la vérité ancestrale originelle. Mais elle obséda l'esprit des deux groupes rivaux et l'univers de chacun fut d'une conception opposée à celle de l'autre. La lutte fratricide se prolongea de plus belle en Egypte, puisque la distance (800 km) séparant ceux de Ptah à Dendérah de ceux de Râ à Héliopolis, ne fut pas suffisante pour l'interrompre. Cette haine hanta et ensanglanta toutes les familles pour une accession au pouvoir divin. On en voit l'écho gravé sur les temples de Karnak, Oumbos, Abou-Simbel et Dendérah par les passions déchaînées par Ramsès II, usurpateur du Per-Ahâ régnant, qui institua la XVIIIème dynastie selon la chronologie de Manéthon. Son nom fut Séthi, ou descendant de Seth, le premier d'une lignée de 13 souverains portant le même patronyme.

Cela était dès le début, lorsque Ménès, unifiant les deux terres de Haute-Egypte et de Basse-Egypte, s'installa à la base du delta du Nil, et édifia l'Ath-Kâ-Ptah, le "second coeur de Dieu", dont la capitale fut appelée plus tard Memphis par les Grecs. A la dynastie suivante, un "Sit" reprit le sceptre, voulut garder le même nom, mais les prêtres l'empoisonnèrent et il en réchappa et eut gain de cause. Quelques décennies plus tard, un "Hor" revint au pouvoir, il renia ce nom qui était pourtant de son clan, pour introduire celui de Ta-Nou-Hit, "le-lieutenant-du sycomore-de-tout" qui devint un autre nom de l'Egypte: "Terre des Sycomores", dès la IIIème dynastie. Les Grecs en tirèrent Danaos, image d'une autre façon du "Naos" où était planté le sycomore sacré qui avait permis autrefois la venue d'Osiris. Puis, ce ne fut plus alors Ptah contre Râ, mais Amon qui fut en lutte ouverte contre Aton, l'apogée en étant l'empoisonnement de Aménophis IV qui, sous le nom de Akh-En-Aton voulut détruire Amon en construisant une autre capitale et en interdisant le culte de l'idolâtre Dieu Bélier. Tout cela s'est achevé par l'envahissement des conquérants et la destruction non seulement de la civilisation présente à ce moment là, mais également celle des temps passés! Rien ne subsista de solide que le sable n'envahit à son tour.

Mais bien avant cette épreuve définitive, la longue marche, qui avait duré 15 siècles ponctués de luttes fratricides avait permis tous ces longs développements des moeurs. Ce fut presque à l'arrivée en Ath-Kâ-Ptah, qu'eut lieu le dernier combat, à la frontière extrême sud-est  Egypto-Lybienne, dans un épuisement généralisé des deux camps: les "Manistiou" et "les Râ-Sit-ou". Les "Forgerons-d'Hor", mieux équipés rejetèrent les Rebelles épuisés vers le Delta du Nil au nord. Le descendant qui fut le dernier  camper à l'étranger fut un femme, le Per-Ahâ n'ayant eu que des filles! L'aînée, Mout-Per-Ahâ fut ainsi appelée à régner. La belle description de cette arrivée sur le Nil est en page 88 de "la grande hypothèse".

En quelques siècles durant lesquels les principales provinces, les "nomes", émergèrent presque toutes ensemble, la civilisation s'implanta tout au long des mille km du "Fleuve céleste", mais séparée sous des sceptres. Pour le "Royaume du Nord", celui de la basse Egypte, le delta du Nil était asservi par les "Rebelles de Sit". Dès la première dynastie unifiée, Pa-Ouet fut la première localité dont le nom ait fait souche, sur la côte, mais à l'écart de la zone marécageuse. Elle devint la résidence des premiers rois" Roseaux" et prit plus tard le nom grec de Bouto. Le seconde fut Pa-Asit (Pa-Ousir après l'unification),où le temple de Soleil devint celui de Ptah. Son nom actuel est Abousir et outre son temple des premières dynasties, on peut y voir  les trois pyramides de Gizeh. La troisième ville prédynastique importante fut Pa-An-Râ , le localité sacrée des premiers prêtre officiels du Soleil, dont le collège fut calqué sur sur celui du pontife de Sud (Dendérah). Elle prit un intérêt complémentaire lorsque le 32e  "Roi du Nord" décida de s'y installer lui-même. Cette ville devint alors Kemti, dont les Grecs firent Saîs. La désaffection de bouto provint de la présence nauséabonde de marécages, source de maladies infectieuses et même de la peste. Le dernier roi à venir vivre dans cette région plus fertile fit sa soumission aux "Manissioux" du Per-Ahâ Shésou-Hor. Ce traité de paix, le plus important de tous les temps, eut lieu 217 ans avant l'entrée du Soleil en Taureau, "l'ère de la Résurrection d'Ousir". En cette période, le Roi des deux terres, du nord et du sud, de l'Amenta à l'occident et d'Ath-Kâ-Ptah à l'est, (donc le Maître des Quatre Temps de la terre et de l'Univers), fit en l'honneur du Dieu Unique Tout-Puissant qui avait permis cela, des réalisations colossales qui, en remerciant le ciel et la terre, donc l'Humanité et la Divinité, en une Alliance qui devait être indestructible. L'histoire de ce peuple élu commence donc réellement à cette époque unifiée, deux siècles avant que Ménès n'ouvre l'ère dynastique en 4241 avant Christ.

Mais ces mélanges divers ne formeront qu'une seule nation le jour où le porteur d'un seul sceptre imposera son pouvoir héréditaire issu d'Ousir, dans une monarchie théocratique, affirmation impérative d'un Per-Ahâ venu du Sud pour unifier le "Deuxième Coeur", royaume privilégié par la promesse tenue dès l'arrivée sur les bords du Nil.


C'est dans l'énorme boucle effectuée dans le cours du Nil, comme en une intention précise par le Très-Haut, que le pontife et les prêtres reconnurent l'endroit trois fois sacré où se reconstruisit le Cercle d'Or qui fut englouti bien longtemps auparavant dans l'Ahâ-Men-Ptah. Ses rescapés se mettraient à l'ouvrage immédiatement afin que renaissent dans la gigantesque construction dorée, les Combinaisons-Mathématiques-Divines.