27/10/2011

La grande hypothèse11 partie a) Ce que j'ai vu et compris

La grande hypothèse 11 partie a): Ce que j'ai vu et compris -

 

En guise de récapitulation de l'oeuvre, cette certitude d'Albert Slosman résonne  en moi comme une révélation:

"Voilà ce que j'ai vu et compris dans mon lit de douleur: c'est la connivence de fait, spirituellement parlant, entre toutes les théologies hébraïques, chrétiennes et même grecques, mais partant d'un seul monothéisme: celui immergé avec l'Ahâ-Men-Ptah, retransmis par ses survivants jusqu'en Ath-Kâ-Ptah (Aegyptos ou Egypte)".

 

 

I) Préambule à l'article:


La Bible est présente  parmi les grands mythes de l'humanité, mais le mythe de l'Atlantide représente beaucoup pour moi.

Je l'ai découvert en lisant les livres d'Albert Slosman, la grande hypothèse, le trilogie des origines (le grand cataclysme - les survivants de l'Atlantide - ...et Dieu ressuscita à Dendhéra), la vie extraordinairede Pythagore, Moîse l'Egyptien. Dix livres étaient prévus après Moïse, mais cette série a été interrompue par la mort de Slosman en 1981. Le dernier livre que Slosman avait prévu devait s'intituler l'Eternité n'appartient qu'à Dieu.

Dans les autres publications, on trouve l'astronomie selon les Egyptiens, le livre de l'au-delà de la vie et le zodiaque de Dendhera.


Ma lecture de "La grande hypothèse" va porter surtout sur le grand cataclysme qui est sans doute une autre façon de voir le Déluge de la Bible. Je crois que tous les grands mythes de l'humanité parlent de ce qui a dû être une catastrophe naturelle que la terre aurait subi il y a 14000 ans selon Slosman. Les 3 grandes pyramides d'Egypte et le Sphinx seraient selon lui un témoignage des survivants de ce évènement à l'adresse des générations futures et un avertissement qui a un écho particulier aujourd'hui où on parle de plus en plus de fin du monde . L'émission de la chaîne 4 (apocalypse en 2012) est significative à cet égard.


De "la grande hypothèse", le Figaro écrivait alors: la "construction qui s'accomplît devant nous est peut être un des évènements de notre temps". Et Slosman le définissait ainsi: "c'était en définitive une histoire du monothéisme des origines à la fin du monde que j'étais en train d'écrire, en voulant démontrer que le Dieu des chrétiens était le même que le Créateur originel. L'éternel était Yahvé, mais aussi Ptah. Dieu était celui de Jésus, de Moise, d'Abraham mais aussi d'Osiris. Et ce Dieu Un avait déjà été l'unique créateur de la Création, celui qui inspira la Loi à ses créatures! A chaque ère céleste correspondait un Fils de Dieu, un Messie".


"C'est une Histoire du monothéisme des origines à la fin du monde que j'étais en train d'écrire, en voulant démontrer que le Dieu des chrétiens était le même que le Créateur originel. L'Eternel était Yahvé mais aussi Ptah. Dieu était celui de Jésus, de Moise, d'Abraham, mais aussi d'Osiris. Et ce Dieu Un avait déjà été l'unique Créateur de la Création, celui qui inspira la Loi à ses créatures. A chaque être céleste correspondait un Fils de Dieu, un Messie". Albert Slosman

Sommaire de mes messages:

1)   Le hasard existe t-il?

2)   Le destin s'écrit-il aussi?

3)   Le grand cataclysme.

4)   L'âme Atlante n'est pas perdue.

5)   Les rescapés de l'Ahâ Men Ptah.

6)   La résurrection de Ptah à Dendérah.

7)   A la découverte du grand labyrinthe, le cercle d'or.

8)   A la découverte de Dendérah, l'ère du Taureau

9)   L'ère du Bélier: Moïse le rebelle et Dieu oublia l'Egypte (Cambyse le fou).

10) L'ère des Poissons: Jésus le Christ.

11) Ce que j'ai vu et compris - L'éternité n'appartient qu'à Dieu -



II) Contenu de l'article: 11 partie a) Ce que j'ai vu et compris


Texte en exergue:

"Si tu veux te sauver, la porte est ouverte, il ne tient qu'à toi de connaître le Fils de Dieu, de devenir parfait, et d'être heureux". Justin (Dialogues, VIII, I-42)

" Mes passions terrestres on été crucifiées, Le feu des désirs matériels n'est plus en moi, Mais une eau vive murmure en moi,                                                                              Qui me dit dans l'intimité: Viens vers le Père!" Ignace d'Antioche (Aux Romains, XII - An 102 a. c.)

a) L'éclair-la lueur.

Selon Decartes, l'étendue est l'essence des corps. Disons plutôt que l'âme possède l'insondable densité de l'espace qui l'a propulsée dans l'enveloppe charnelle, restant sa détentrice durant son séjour terrestre.

Il n'est pas dans mes intentions de de philosopher ici, mais simplement de raconter ce que j'ai vu, et qui m'a donc permis de de comprendre l'ensemble de la réalité cosmique. Pas plus que de parler de l'accident (mon AVC) qui a développé certaines facultés mentales et spirituelles. mais partir plutôt de ce instant primordial, au sortir de l'anesthésie, celui où j'ai découvert la lueur qui me manquait. C'est un peu ce que déclare A. Slosman (en beaucoup primordial évidemment, vu ses accidents). Il parle donc lui, de la lueur qui lui manquait pour faire la jonction entre tous les éléments épars de de la compréhension trouvée, qu'il avait déjà emmagasinés. Je vais donc essayer de partager ce que j'ai découvert à sa lecture que je m'imagine comprendre, dans la découverte de mon existence bouleversée suite à mon AVC.

Cette lumière vient avec la confirmation de l'exactitude de la géométrie combinatoire qui préside à toutes les naissances naturelles que ce soit des choses ou des êtres; à savoir l'existence bien réelle de la Loi de la Création. L'apparence de la réalité est grossière dans sa généralité, c'est l'idée qu'on s'en fait qui permet d'en déceler toute la vérité, donc la pureté et qui lui donne toute sa valeur. L'exemple fourni par la suite des générations qui ne veulent pas comprendre la mentalité de leurs aînés, et ce, quel qu'en soit soit le cycle, est caractéristique de ce fait. L'éternel recommencement dans un autre espace de temps, au début de chaque ère, devrait imprégner tous ceux qui cherchent à comprendre. Admettre que l'éternité de cette combinaison Espace-Temps est le seul fait du vouloir divin revient à ceux qui ont enfin compris. Il y a paradoxe apparent entre celui qui peut comprendre, et celui qui le veut et qui y parvient. La différence réside uniquement dans le pouvoir puissant détenu par la Parcelle, l'Âme, sur l'esprit qui n"est que raison raisonnable(Je traduis l'esprit par le conscient qui fait raisonner, agir...et l'âme par le non-conscient, ce qu'on appelle ordinairement l'esprit, y compris dans les religions). Slosman a écrit dans les survivants de l'Atlantide: La raison humaine ne possède aucun raisonnement raisonnable dans sa conception de Dieu (le coeur a ses raisons que la raison ignore).

Il ne s'agit donc pas, par la simple raison, d'obliger à une convention protocolaire d'adorer Dieu pour sa création et les commandements qui en découlent. Adorer quelque chose, quelqu'un ou Dieu, est à la portée du plus simple humain qui consent à plier un genou pour cela. Chacun parvient à le faire à la vue de tous ou de façon déguisée plus ou moins hypocrite à l'église. Mais la raison invoquée ici est celle de l'âme, celle qui est tramée dès sa naissance pour vivre en harmonie avec les décisions célestes. Il fera le bien lorsqu'il faudra, et il s'abstiendra de toute volonté personnelle lorsque les configurations célestes combinatoires lui seront néfastes. Il faut un certain tâtonnement pour s'habituer à ce "calcul" cérébral qui ne dépend d'aucune formulation religieuse contemporaine, pas plus chrétienne que néo-taoïste, théosophique, ou spirite...Car l'abstinence de toute volonté devant Dieu ne signifie pas qu'il faut abdiquer la propre personnalité reçue à sa naissance. Philon d'Alexandrie disait que le sommeil caractérisait et symbolisait les ignorants, ces aveugles qui se plongeaient hors du monde matériel de cette façon, afin d'ignorer la vérité.

Un document copte primordial de l'an 148, retrouvé en 1945, près de Nag-Hamadii, a été authentifié depuis comme un cinquième évangile: l'Evangilium Véritatis, l'Evangile de vérité. Nule ne peut dire en quelle langue et par qui le texte original a été écrit. Ce texte original parle de cette dualité étrangement ressentie par l'homme désireux de connaître "l'Impensable", l'Insaisissable" et "l'Incompréhensible". Le feuillet 17 annonce que le désir de connaître n'est pas une ivresse des sens, mais "une recherche de Celui dont il est sorti: tout ce qui est en lui-même."  C'est cette méconnaissance qui produit l'impuissance, l'angoisse et la crainte, ensuite l'oubli puis le mensonge. Alors que la Connaissance engendre la Vérité, stable, inébranlable, inaltérable, parfaitement belle. Contrairement à ce que disait Philon d'Alexandrie, l'ignorance ne vient pas du sommeil, mais au contraire du refus d'ouvrir les yeux sur cette beauté très simple, pour qu'elle soit la cause du sommeil agité des soubresauts de l'angoisse et de la terreur.


Slosman décrit ainsi son "éveil à la Connaissance":

"Tout cela, je l'ai connu durant mes hospitalisations prolongées. J'avais le temps d'ouvrir ou de fermer les yeux, de réfléchir, de voir les lumières, ou de rester plongé dans les ténèbres. Je cherchais la lumière et elle venait à moi, à force de réfléchir. Dans cette Egypte fascinante, j'avais longuement médité, mais la présence agglutinante de la masse des touristes, faisait que je ne pouvais pas me recueillir comme je le désirais, hormis à Dendérah... Il convenait de mettre noir sur blanc mes réflexions et de développer les centaines de diapos que je faisais, pour en étudier attentivement la hiéroglyphique. Car tout était là, dessiné, gravé reproduit en signe d'avertissement destiné au futur. Rien d'autre n'était possible!

Ma compréhension globale des faits m'avait déjà permis de discerner le principe communautaire de ces antiques qui ne voyaient que deux classes: celle de leur peuple et celle des étrangers. Eux, ils comprenaient pratiquement sans études le besoin de se mettre sous la protection de Dieu. C'était inné chez tous les natifs de cette terre seconde. Les autres, ceux qui vivaient ailleurs, leur étaient indifférents, et ils restaient pour cela dans l'ignorance. Ils ne cherchaient pas à répandre la bonne parole, ceux qu'elle intéressait n'avaient qu'à venir s'établir sur les bords du Nil. Les autres devenant ainsi les infidèles de Ptah, mais non des ennemis; ils restaient des étrangers indignes d'être instruits.

Leur grande crainte provenait du fait, prévisible, que leurs générations futures, celles de leurs cadets, oublient les leçons du Passé et deviennent des étrangers sur ce sol béni une seconde fois de Ptah; Ath-Kâ-Ptah, le "Second Coeur de Dieu". Là était le raison majeure de l'enseignement indestructible gravé sur les murs de pierre, partout dans le temple de Dendérah. Là était la raison majeure de ces énormes blocs étagés pour soutenir cette écriture sacrée destinée à défier le temps, pour être retrouvée plus tard, si Ptah décidait d'oublier l'Egypte aux temps prévus."


Le peuple formait une seule et réelle entité. Tous étaient égaux devant le Juge Ultime qui pesait les âmes lors de l'entrée dans l'Au-delà de la vie terrestre. L'égalité n'était pas un vain mot puisque chacun mangeait à sa faim et se vêtait sans problème. La différence résidait dans une conception parallèle provenant de quelques recoins des âmes, dites populaires. Celles-ci ne pénétraient pas le monde cosmique, car il dépassait le cadre accordé à leur compréhension. Il ne faut voir aucun mépris de la part des prêtres et il n'y eut aucune prétention de vouloir cacher quoi que ce soit par les "Mystères", en des paraboles hermétiques, mais le vouloir de laisser la hiéroglyphique à ceux capables de la comprendre un jour, si celle-ci venait à ne plus être lue par ceux qui en avaient la capacité. Un chapitre toujours fameux du livre dit "des morts" au chapitre XVII, parce qu'apparemment obscur, dit que "ce livre se transmettra de génération en génération, sans accident", alors qu'il est simple à déchiffrer pour celui qui admet la valeur de ce monothéisme original. Dans le chapitre CXXV, l'interdiction de laisser lire à aucun homme "sauf par ses fils" veut bien dire ce qu'il édicte. celui qui est possesseur du papyrus en est obligatoirement digne.De ce fait, il ne doit le montrer qu'à ses Cadets, qui le transmettront de même. Plus explicite encore est cette mise en garde du chapitre CXLVIII:

"Ce livre qui est la vérité, nul autre que celui est pur ne le connaît, jamais, dans toute l'éternité passée ou à venir. Tu le lis en ce moment, mais jamais, nulle part, un autre impur ne l'interprétera à sa façon, afin qu'aucune oreille impie ne l'entende. Qu'il ne soit lu que par toi, et entendu par celui à qui tu l'enseigneras."

C'est pourquoi, lors de l'afflux des Grecs aux VIIe et VIe siècles avant notre ère, tous les temples tissèrent une espèce de voile décrétant l'obscurantisme par un mystère systématiquement introduit. Les prêtre se retranchaient derrière l'autorité absolue des textes sacrés... à peine travestis! Ainsi, les hiéroglyphes, incompréhensibles des Hellènes, devenaient les phrases suivantes: "Ce que dit le livre, ne le raconte pas car les dieux se mettraient en colère. c'est pourquoi il doit rester le plus grand des mystères". C'est probablement de cette restriction que sont parties toutes les affabulations des auteurs grecs. On trouve par exemple chez Diodore de Sicile: "les Egyptiens pratiquent en l'honneur des animaux sacrés beaucoup de cérémonies incroyables dont il nous est impossible de donner l'explication et l'origine, car les prêtres conservent ces doctrines secrètes, et il leur est défendu d'en parler." C'était un devoir, une véritable obéissance aux préceptes de Ptah que de ne rien dévoiler aux étrangers de ce qui formait le "Coeur" même de ce pays béni. Et cette conception du devoir de chaque instant amena de plus en plus une lutte à l'intérieur de l'âme des érudits en possession des Textes sacrés. L'instinct de conservation devant la fin prochaine enclencha des prodiges des systèmes de préservation des écrits! Jamais la crainte ou la peur ne poussa l'un d'eux à trahir le pacte mental, et cela était déjà valable bien avant notre ère!


Le mythe de Prométhée, par exemple, qui est un des plus beaux fleurons d'Hésiode, prophétise le Christ! Il est fascinant par les réminiscences émanant des traditions originelles et du début du christianisme. Un de ses protagonistes, Chiron le Centaure est mis en vedette par Nostradamus, voir page 63 du livre Nostradamus trahi, par Elisabeth Bellecour.

 

Prométhée était le fils d'un Titan, Japet, donc Titan lui-même, et père de Deucalion et Hellen. Au temps où il vivait, Jupiter venait de détrôner Saturne et se trouva donc le roi des dieux présidant l'Olympe. Pour se venger du désintéressement humain à sa nouvelle gloire, Jupiter cacha la nourriture aux hommes les obligeant ainsi à un travail pénible pour s'en procurer et subsister, ce qui dégénéra en en une dispute mémorable entre les divers dieux et les créatures de la terre au sujet de la part revenant à l'Olympe et du sacrifice que cela occasionnait aux mortels. Pour arbitrer justement le différent, Prométhée partagea un boeuf en deux morceaux, plaçant d'un côté tous les os recouverts de la graisse de l'animal, et de l'autre les chairs sous la peau entière du boeuf. Jupiter, roi des dieux, feignit de s'y laisser prendre et il choisit exprès les os recouverts de graisse. Et pour punir Prométhée de sa rébellion, il cacha le feu aux hommes. Mais par son habileté le Titan le retrouva et l'introduisit auprès des mortels. Nouvelle vengeance de Jupiter: ce fut Pandore, la première femme de limon fabriquée par Vulcain sur l'ordre du roi des dieux, afin de séduire Epiméthée, le frère de Prométhée. Ce fut elle dont la curiosité punit toute la terre, car elle ouvrit l'amphore d'où sortirent tous les maux de l'humanité! Et Prométhée fut lié à une colonne où un aigle arrivait chaque jour pour dévorer son foie immortel. Ce fut Hercule, le propre fils de Jupiter et d'Alcmène qui délivra Prométhée, qui en perdit ainsi son immortalité. Ce ne sera qu'ensuite que grâce à Chiron le Centaure, qu'il la retrouvera.


L'important dans consiste dans les ressemblances entre ce mythe et la colère divine contre l'humanité, suivie de la rédemption des rescapés. Hésiode, suivi par Eshyle, narre ici une tradition orale égyptienne déformée, elle-même reprise par les Hébreux, avant de devenir le fondement traditionnel chrétien. Il n'y a donc rien d'étonnant à ce que les Grecs aient été à la recherche d'un idéal de beaucoup supérieur à celui qui était né de leur mythologie. Mais que leur déception de ne point y être parvenus, ait déclenché en eux cet esprit destructeur de ce qu'ils renonçaient à comprendre faute d'avoir voulu s'intégrer au peuple égyptien, c'est cela qui fut le début de leur décadence! Car l'idéal recherché est celui de tout homme possédant une âme et un coeur. Mais pour ces descendants d'Ahâ-Men-Ptah, l'unique humanité était celle de Ptah. Pour accéder à cet idéal, il fallait accepter de ne plus être un étranger, mais un résident dans ce pays: un homme à part entière.

Je médite ces paroles de Slosman: "ce fut la première lueur... J'avais vu cette petite clarté à l'hôpital, en dialoguant avec un prêtre  à propos de Moïse et de l'Egypte... Le religieux, sortant une bible de sa poche lut lu le passage qui déclencha le commencement de ma perception:

"Tu n'auras pas l'Egyptien en abomination, car tu as été un résident dans son pays. Les fils qui lui naîtront à la troisième génération auront accès à l'assemblée de Yahvé." Ancien Testament, Deutéronome XXIII- 8 et 9.

Cet idéal se retrouve par ailleurs sous une forme admirable chez Lamartine dans les Méditations poétiques.

Mais peut-être au-delà des bornes de sa sphère,

Lieux où le vrai soleil éclaire d'autres cieux,

Si je pouvais laisser ma dépouille à la terre,

Ce que j'ai tant rêvé paraîtrait à mes yeux.

Là, je m'enivrerais à la source où j'aspire,

Là je retrouverais et l'espoir et l'amour,

Et ce bien idéal que toute âme aspire,

Et qui n'a pas de nom au terrestre séjour.


Les Egyptiens et les juifs avaient par une action que juifs et chrétiens auraient dû perpétuer par Jésus. C'est ce qu'il faut comprendre dans l'enchaînement de ce monothéisme transmis de d'Osiris à Moïse, puis de Moïse à Jésus, tout comme il le fut d'Athêta (Thot-Hermès) à Akhénaton, d'Akhénaton à Pythagore , de Pythagore à Galilée. Le Christianisme des Poissons est la suite de la religion juive du Bélier, comme cette dernière l'est de celle d'Osiris le Taureau. Non seulement la suite, mais la continuation du monothéisme le plus antique de l'humanité. Tout un monde hypocrite a refusé d'admettre cette Vérité, seules quelques tentatives  timides ont tenté de lever le voile.

*Par exemple Raymond Weill dans "Les transmissions littéraires d'Egypte à Israël""D'où vient qu'un fait aussi flagrant et aussi simple n'ait pas été perçu et noté de longue date? Comme d'autres lacunes d'observations du même ordre, celle-là paraît tenir à ce que l'effort égyptologique, longuement appliqué à la traduction et à l'explication des textes, visait à recueillir et enregistrer leurs témoignages plutôt qu'à les discuter...et qui empêchait la recherche de se retourner vers les considérations de la critique documentaire. Dans le domaine des rapprochements de la sagesse égyptienne avec les livres , voici, premier de tous sans doute, Chabas, qui, dès 1857, étudiant le Ptahhotep du papyrus Prisse, et notant les analogies que le livre présents en général avec les Proverbes, consigne les nombreuses correspondances qu'on relève entre l'égyptien d'une part, et du côté biblique, principalement Proverbes, mais Job, Isaïe, Psaumes, Ecclésiaste et Sagesse. Qu'arrive-t-il à en conclure? - Les sentiments qui commandent toutes ces oeuvres sont naturelles à l'homme; nous ne devrons pas nous étonner de trouver ...des maximes que l'Ecriture a répétées plus tard, sans avoir besoin de les emprunter à la sagesse égyptienne.  Un trouble persiste toutefois: Il est cependant assez intéressant de voir le philosophe égyptien promettre au fils respectueux une longue existence sur la terre, en termes à peu près identiques à ceux que le doigt de Dieu grava sur les tables de pierre du Décalogue...."

La vérité est serrée de près; elle serait extraite si Chabas ne se tenait pas à son point de vue central d'une indépendance évidente des élaborations d'idées chez les deux peuples. Et c'est ce principe qui prévaut désormais. Un autre Egyptologue du même temps, Brugsch, parlant de la morale et des traités de la sagesse des Egyptiens, trouvera seulement à dire: "Ces nombreux exemples nous apprennent que la charité universelle n'est point du tout une acquisition de nos temps modernes".

Raymond Weill, de son côté, reprend son tableau chronologique quand aux "ressemblances": "On peut considérer que les remarques incidentes de Wiedemann (alfred) en 1903 et d'Erman en 1906 ont été le germe du bref, substantiel et très remarquable mémoire dans lequel Gunkel, en 1909, tente pour la première fois de dresser un tableau des correspondances égyptiennes à l'Ancien Testament. Il passe en revue les mythes et légendes, les hymnes aux dieux, les chants d'amour, reconnaissant que depuis Ernan, on a commencé de chercher dans la poésie amoureuse des Egyptiens l'explication de de celle de la Bible; il observe, à la même place, que l'exhortation à jouir de la vie matérielle que l'auteur de la sagesse de Salomon met dans la bouche de l'impie, est reproduite d'un vieux thème familier de la poésie égyptienne...En 1912 il signale...les analogies de hymnes aux dieux en Egypte, et  des hymnes de Psaumes... On ne voit guère avancer la question jusqu'à l'heure de l'éclatante surprise que devait apporter la révélation du livre égyptien d'Amenemope, publié en 1923."

Dès 1924, ce papyrus fut un objet central dans le tableau des correspondances de la littérature de la sagesse d'Israël et d'Egypte. Les parallélismes des Proverbes avec le livre égyptien sont enregistrées en détail par Gressman dans un ouvrage dont l'intention est de présenter la sagesse sapientale d'Israël, Dans ses rapports avec la littérature universelle.


En guise de récapitulation de l'oeuvre, cette certitude d'Albert Slosman résonne  en moi comme une révélation:

"Voilà ce que j'ai vu et compris dans mon lit de douleur: c'est la connivence de fait, spirituellement parlant, entre toutes les théologies hébraîques, chrétiennes et même grecques, mais partant d'un seul monothéisme: celui immergé avec l'Ahâ-Men-Ptah, retransmis par ses survivants jusqu'en Ath-Kâ-Ptah (Aegyptos ou Egypte)".

b) Le travail, la compréhension.

 

Une étude des textes antiques des Combinaisons-Mathématiques-Divines et de ces textes abstraits a permis à Slosman de mémoriser ce qu'il faut lui fallait retenir dans l'inconscient, durant sa longue et difficile convalescence. Il a lors acquit la conviction absolue que pour rentrer dans le Saint des Saints d'Osiris à Dendérah, il fallait devenir un "résident" et revenir en Egypte malgré les difficultés physiques. On a suivi dans les articles: "l'âme Atlante n'est pas perdue" et "et Dieu ressuscita à Dendérah", ses lectures et les études sur le terrain de "la voie sacrée des gravures rupestres", qui lui ont permis de se rendre auprès de ceux qui étaient encore capables  d'assurer la liaison entre ce qu'il savait déjà et ce qui manquait. Pour remonter à cette filière de l'origine de l'humanité divine et de son univers terrestre, Il convenait de plus de démontrer que le Dieu-Un n'avait plus de secret pour lui, quant à la Loi qu'il avait instaurée pour permettre de scruter la destinée des créatures dans l'avenir, et devenir, non pas l'égal du Créateur, mais sa véritable image terrestre. Après les voyages et avoir dévoré plusieurs centaines de textes, tout ce qu'il fallait retenir était intégré dans les replis de la mémoire: le ciel, la terre, les astres, le jour et la nuit s'imbriquèrent comme les véritables grains nourriciers de l'Egypte antique. Ce sont les mêmes qui ont permis aux Cadets de croître afin que leurs destinées prévues s'accomplissent. Et là, l'esprit invisible et la matière palpable se rencontrèrent pour manifester de façon tangible  et triomphale la primauté du Créateur sur la création et ses créatures. Il suffisait alors de retourner à Dendérah, non plus pour voir seulement, mais surtout pour comprendre.

Trois être extraordinaires fournirent l'aide nécessaire: le bon médecin en chef de l'Hôpital de Louxor, et deux savants coptes dont l'identité ne peut être révélée, ce qu'ils savent du monothéisme antique étant trop dangereux pour leur vie actuellement, alors qu'ils doivent survivre pour retransmettre, le moment venu, ce qui est en leur possession. Ces deux âmes, presque divines, se sont aperçues que Slosman pouvait être l'un de ces fragiles fils susceptibles, le jour venu, d'écrire à l'usage des Cadets à venir, le texte du monothéisme originel. C'est le pourquoi de cette forme inhabituelle pour communiquer l'ensemble de la Connaissance acquise: une première trilogie sous forme populaire tronquée, prise la plupart du temps comme un roman. La seconde, plus conséquente, avec Akhénation et Moïse, comprenant des notes historiques et exégétiques. La troisième, avec Jésus et la fin de cette ère des Poissons, prévisible depuis l'Origine. La mort prématurée d'A. Slosman fait que seul le tome sur Moïse a pu paraître. Cependant, les livres édités montrent qu'il a une compréhension profonde de la signification des textes et de cette spiritualité, et ne nous livre pas un tissu de phrases plus ou moins absurdes comme je le ressens dans la plupart des écrits sur l'Egypte. Je rappelle que les hiéroglyphes ont plusieurs niveaux de lecture et ne se traduisent pas avec un simple alphabet comme nos langages actuels (voir l'article à la découverte de Dendérah). Il y avait plusieurs niveaux de compréhension (épistolographique et hiéroglyphique), et d'instruction (hiératique et hiéroglyphique). Quand à la hiéroglyphique, elle est de deux genres: l'un cyriologique emploie les les premières (alphabétiques) et l'autre n'était que symbolique. La méthode symbolique se subdivise en plusieurs espèces: l'un représente tous les objets en propre par imitation; l'autre les exprime d'une façon tropique, soit figurée; la troisième les exprime entièrement en allégories par certaines énigmes. Le charabia qu'on voit habituellement   correspond à une traduction par un alphabet, dont je pense qu'il est loin de traduire la richesse et la puissance du langage sacré.


Les gravures qui forment l'environnement de tombeaux et des sarcophages auraient dû démontrer la valeur intellectuelle et spirituelle de ce peuple déchu par l'oubli de son origine. Les plus anciens monuments montrent la famille constituée, le père en étant le chef. Il commandait dans la maison, dirigeait les travaux, se faisant obéir de tous. Il élevait ses enfants, les instruisait, leur inculquait ses idées et ses connaissances, les mariait, s'efforçait d'en faire les continuateurs de sa personnalité. C'était l'épouse qui gouvernait la maison. Ainsi la famille se fondait à la fois sur l'autorité et sur l'affection. Le fils réjouissait le coeur des aînés disparus, il se montrait fidèle envers son père comme envers Ptah et envers son fils terrestre: le pharaon. Il était aimé de son père qui le lui rendait bien. Il cherchait à mériter les louanges de tous, frères, soeurs, jusqu'aux serviteurs. Ainsi se situait le contexte familial durant les premières dynasties épopée familiale paisible et naturelle que nous devrions encore leur envier. Sans doute, il y eut toujours chez ces antiques enfants de Dieu des indélicats, des voleurs, des brigands; des procès administratifs en font foi. D'autres pièces font état du pillage organisé des nécropoles. Les grands se vantaient d'avoir pourchassé les brigands, arrêté les voleurs, garanti la sécurité aux paysans et aux voyageurs.Les petits professaient n'avoir jamais nui à autrui, jamais dérobé de poisson aux étangs des dieux, jamais fraudé sur la balance ou son poids. Tous haïssaient la violence: les uns s'en abstenaient, les autres la combattaient. Quand à ce qui concerne les corvées: que n'a-t-on pas dit!...Les hébreux gardèrent rancune à l'Egypte de la construction des villes nouvelles.Sans doute! Cependant ils conservèrent bon souvenir des oignons et des vivres distribués aux travailleur, ils se mettaient en grève lorsqu'il il avait du retard...Un procès-verbal du temps de Khoufou nous apprend que l'Intendant Royal avait été décapité pour avoir failli à cette tâche. Du travail et de la discipline oui; mais pourquoi plus de souffrance plus qu'aucun autre travail en nul autre pays?


c) Je termine cet article par cet épilogue.


Ce sera la traduction d'un d'une des plus vieilles histoires du monde, puisqu'elle remonte au temps de l'Ahâ-Khéops, ou Khoufou, de la IVe dynastie, soit il y a plus de cinq millénaires!...Il s'agit de : Le grand Roi et les Magiciens qui sera repris en détail dans l'article "l'éternité n'appartient qu'à Dieu".

"Dans cette narration, un vieux prophète de 120 ans connaît le nombre de coffrets à écrits, en bois de sycomore, renfermés dans la crypte d'Atêta (Thot), qui y avait classé lui-même ses manuscrits contenant les noms, la hiérarchie, les qualités de tout ce qui formulait l'univers dans le Cercle d'Or. Non seulement le nombre qui s'y trouve, mais l'endroit!"

Au  temps de Khéops, qui avait fait démolir le temple d'Isis pour retrouver l'entrée perdue du souterrain donnant accès au cercle d'Or, il y avait là un symbole facile à comprendre. Car quiconque pouvait lire les livres de cette bibliothèque et les comprendre, deviendrait aussi puissant que le fut Atêta, ou Thot, ou Hermes, le trois fois grand; il pourrait se considérer comme le Maître réel de l'Univers. Mais Khéops échoua dans cette tentative, ce qui l'obligea d'effectuer une troisième reconstruction du temple de la bonne "Dame du Ciel", encore plus resplendissant, et selon les plans exacts conservés sur peau de gazelle, tracés par le Grand Architecte au temps lointain des rois prédynastiques. C'était le seul moyen par lui de se faire pardonner son blasphème et de récupérer son entrée dans l'Au-delà de la vie terrestre.


Comme quoi le mal peut  peut devenir le prélude d'un renouvellement du bien.



Prochains articles: "Pour notre temps" et "l'Eternité n'appartient qu'à Dieu".

19/10/2011

La grande hypothèse 9) L'ère du Bélier: compléments sur la vie de Moïse

La grande hypothèse 9) L'ère du Bélier Moïse le Rebelle

Suite de l'article et compléments sur la vie de Moïse

 








la traversée de la mer rouge.



La grande hypothèse 9)  L'ère du Bélier: Moïse le rebelle -  Dieu oublia l'Egypte (Cambyse le fou).

Compléments sur la vie de Moïse.


www.bibliographe.com/histoire/moise.html

Ainsi, Slosman a reconstitué la vie de Moïse avec l'aide des faits historiques troublés de ce temps et des écrits contenus dans le deuxième livre de l'Ancien Testament, désigné selon l'antique coutume juive par le mot: Chémot, ou "les noms"  que les auteurs grecs ont rendu par Exodos. Les textes bibliques , recueillis, oralement, ont été mis par écrit environ quatre siècles après la mort de Moïse par les prêtres lévites, les plus fidèles à l'esprit mosaïque. Mais la crainte d'en laisser perdre quelque bribe véridique vitale, a conduit les rédacteurs du texte définitif à y inclure certains récits en double, ou des variantes sujettes à caution, d'autant plus que cela se passe quelque mille ans après Moïse, au Ve siècle avant Christ.! C'est pourquoi ce fond spirituel du monothéisme, qui remonte à la nuit des temps, doit être lu au travers des pensées qui animaient les prêtre juifs du VIe et Ve siècle, correspondant à la déportation en Babylonie, à l'exil et au retour avec la reconstruction du Temple de Jérusalem. Il est impensable que ces méditations à l'étranger n'aient pas influencé la rédaction du texte d'un exode vieux d'un millénaire, qui rappelait étrangement l'aveuglement et la décadence d'un autre peuple primitivement élu du même Dieu, dont l'origine égyptienne remontait aux temps les plus reculés.


Le document sur l'exode a donc été composé dans le but unique d'apporter des enseignements stricts,copiés sur les commandements originaux, afin qu'Israël survive dans un premier temps. puis vive selon les préceptes rigoureux, en accord avec les Tables de la Loi et l'érection du temple monumental prévu.C'est cette déformation lévite que Slosman a tenté de laisser délibérément tomber. Pour le fond, les notes jointes au livre "Moïse l'Egyptien" apportent assez de preuves que les Dix Commandements existaient déjà des siècles avant  quitte les bords du Nil et qu'en tant que grand-prêtre il en connaissait la teneur par coeur.

Ce chapitre vital a été écrit de cette façon suite à un long séjour au Sinaï. Slosman a passé 3 jours et 2 nuits au sommet, seul,pour se replonger dans l'espace et le temps où Moïse le Rebelle, épris de Dieu, s'y trouvait. La lecture l'a aussi beaucoup aidé. En particulier, le très savant Jean Salvador a publié "les Institutions de Moïse" en 1881. Un des passages prouve que les Commandements ont bien été amenés d'Egypte.

"Moïse, élevé parmi les prêtres égyptiens, savait tout de leur science. Si donc les Hébreux emportèrent leurs vêtements, des vases d'or et d'argent, des instruments pour dresser leurs tentes, Moise emporta aussi de quoi écrire, ainsi que les lois écrites sur des rouleaux de papyrus conservés dans les sanctuaires d'Egypte."

Ainsi, Moïse, prince d'Egypte et grand-prêtre instruit de toute la connaissance des Per-Ahâ, avait sans conteste appris par coeur les Commandements de la Loi. En montant vers le sommet du Sinaï, ils se tenaient au fond de sa mémoire, prêts à ressortir à la moindre occasion. Il ne connaissait pas encore ce qu'il en redescendrait! Mais il savait que Dieu l'inspirerait, car il ne pouvait en être autrement après tous les malheurs qu'il avait eus, et qui l'avaient conduit en ce lieu comme Guide d'un nouveau peuple. Inconsciemment, il utilisa des mots et des phrases apprises en Egypte, que tous comprenaient puisqu'ils arrivaient de ce pays. Il en allait de même pour le nom de Yahvé qui existait bien avant qu'ils parviennent là.

"Demain, j'irai prendre les ordres de Yahvé sur la Montagne, afin que ceux-ci vous fassent vivre éternellement en paix sur la terre. La Loi qui en est la base est celle qui fut observée par les premiers habitants qui la suivirent aveuglément sous peine de ne voir aucune postérité leur survivre. Tant qu'il lui obéirent, ils vécurent heureux. Lorsqu'ils l'oublièrent, ils perdirent leur Paradis, et les rescapés de la colère divine durent s'enfuir vers une autre patrie, un autre Coeur. Aussi, sous peine de tout reperdre à votre tour dans la terre promise que nous aborderons, vous devrez accepter d'obéir aux préceptes de commandements pour préserver les avantages acquis. Yahvé, qui est le nom sous lequel nous honorerons Dieu, aura pour le moment un temple portatif et un tabernacle provisoire, mais nos ouvriers vont tenter de tisser de tailler, de modeler avec tout l'amour possible, les éléments qui en feront un lieu saint à l'image de notre foi et de notre foi et de notre confiance en les bienfaits que Yahvé nous accordera. Les forgerons et les orfèvres cisèlent en ce moment les ornements et les bijoux qui pareront les lieux sacrés. Lorsque nous seront parvenus à l'endroit où se dressera la grande cité de la Terre promise, nous bâtirons un vrai et grand temple, mille fois plus splendide que ceux que vous avez pu voir en Ath-Kâ-Ptah et qui n'étaient plus consacrés qu'à des idoles comme le Bélier."

Et les pensées de Moïse, de ce rebelle du Bélier érigé en idole, donc en faux dieu, tout en poursuivant son ascension vers le sommet très Saint, ne pouvaient être que celles-ci: ses nombreuses années continueraient-t-elle de le supporter jusqu'à l'aboutissement de sa tâche. Il se demandait s'il n'aurait pas été plus facile de réaliser ses Tables de la Loi divine au pied de la Montagne sacrée, aux yeux de tous, au lieu de se retrancher derrière une barrière trop sainte peut-être pour être comprise des générations à venir. Il avait abandonné une foi antérieure, celle de Ptah, non parce que c'était un faux dieu, mais parce que ceux qui avaient lutté contre, pour accéder au pouvoir et le conserver, avaient érigé une idole pour abattre Ptah. Ceux-ci étaient de faux hommes voués à la destruction. Ainsi, avec Yahvé, il permettait à tous les opprimés de ces faux hommes de prendre leur succession en un nouveau lieu.

Parvenu au faîte de la montagne, chancelant, dans un état d'épuisement extrême, le patriarche eut enfin la révélation de ce qu'il devait accomplir. Etant presque mystique, de par sa formation spirituelle et les malheurs qu'il avait endurés jusqu'à ce jour, son esprit était apte à percevoir toutes les ondes célestes en réponse aux questions mentales qu'il émettait. Un véritable dialogue s'instaura pendant son sommeil entre sa "Parcelle Divine" et le Dieu-Un.

Peut-être faut-il comprendre que tout n'est qu'un perpétuel mouvement de recommencement dans un monde éternel, où les rebondissements n'arrivent que pour démontrer la vanité humaine par rapport à la mécanique inspirée par Dieu.

Les dix Commandements de la Loi du Dieu-Un existaient déjà bien avant que Moïse les remettent d'actualité dans la Sinaï; leur authenticité venant de Dieu lui-même ne fait aucun doute. Cette règle unifiée au sein d'une éthique rigoureuse avait toujours été la forme la plus authentique et la seule sur laquelle reposait l'édifice monothéiste, reprise par Moïse. Si la sortie d'Egypte est l'évènement libérateur, la recherche de l'ancien Dieu oublié était le fait capital, afin de signer une nouvelle alliance avec lui. Nouvelle, car la première l'avait été après la résurrection d'Osiris, venu pour sauver la multitude à naître d'un nouveau désastre, en lui accordant un "Second Coeur": Ath-Kâ-Ptah, ou Egypte.


C'est pourquoi, Moïse, instruit de toute la sagesse égyptienne, s'est aperçu qu'il revivait un cauchemar "déjà vécu des millénaires auparavant, après une célèbre "colère divine"! Or, après avoir été fuyard et rebelle, un étranger sans nom et sans patrie, un concours de circonstances extraordinaire l'avait obligé à réfléchir, d'abord sur ce qui lui arrivait, puis sur ce que les autres attendaient de lui, avant de se décider à tenter d'engager le mémorable dialogue du Sinaï et la descente des Dix Commandements qui allaient changer la face du monde une nouvelle fois.


La Palestine ouvrait toutes grandes ses frontières pour permettre à une sève humaine de s'enraciner sur cette terre prospère d'où jailliraient le lait et le miel! Douze tribus vivraient en paix avec le reste de l'univers.. Un peuple élu de Yahvé naissait, alors que lui mourait sur le mont Nébo.


Cette fin triste de l'homme qui mourut là, solitaire, reste le symbole du Bélier renaissant sous sa forme non idolâtre en Palestine. Et le sacrifice du bélier annuel en restera l'acte le plus fervent jusqu'à la venue du Messie au début de l'ère des Poissons.


Il était temps, dit Albert Slosman de tirer Moïse de l'affabulation dans laquelle les premiers chapitres de l'Ancien Testament l'avaient situé, pour lui redonner sa véritable dimension humaine, à la taille de la fraternité de sang qui uni étroitement ces juifs et Egyptiens en même monothéisme originel, donc au-delà de tous mouvements politiques et fanatiques.  avant de passer à la folie meurtrière de Cambyse et finalement à l'ère des Poissons avec Jésus-le Christ.

("à suivre")

Moïse montrant le Tables de la Loi

 

 

 

Tables de la Loi à l'église Brenac

16:25 Écrit par pascal dans la grande hypothèse | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : moïse, dix commandements, la loi du dieu-un, exode | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

La grande hypothèse 9 Partie 1): L'ère du Bélier Moïse le Rebelle

 

La grande hypothèse 9 Partie 1): L'ère du Bélier Moïse le Rebelle

La partie 2  traitera:  Et Dieu oublia l'Egypte (Cambyse le fou).


 

 

 

 

 

 

 

la traversée de la mer rouge.

 

 

 

La Bible est présente  parmi les grands mythes de l'humanité, mais le mythe de l'Atlantide représente beaucoup pour moi.

Je l'ai découvert en lisant les livres d'Albert Slosman, la grande hypothèse, le trilogie des origines (le grand cataclysme - les survivants de l'Atlantide - ...et Dieu ressuscita à Dendhéra), la vie extraordinairede Pythagore, Moîse l'Egyptien. Dix livres étaient prévus après Moîse, mais cette série a été interrompue par la mort de Slosman en 1981. Le dernier livre que Slosman avait prévu devait s'intituler l'Eternité n'appartient qu'à Dieu.

Dans les autres publications, on trouve l'astronomie selon les Egyptiens, le livre de l'au-delà de la vie et le zodiaque de Dendhéra.


Ma lecture de "La grande hypothèse" va porter surtout sur le grand cataclysme qui est sans doute une autre façon de voir le Déluge de la Bible. Je crois que tous les grands mythes de l'humanité parlent de ce qui a dû être une catastrophe naturelle que la terre aurait subi il y a 14000 ans selon Slosman. Les 3 grandes pyramides d'Egypte et le Sphinx seraient selon lui un témoignage des survivants de ce évènement à l'adresse des générations futures et un avertissement qui a un écho particulier aujourd'hui où on parle de plus en plus de fin du monde . L'émission de la chaîne 4 (apocalypse en 2012) est significative à cet égard.

 

De "la grande hypothèse", le Figaro écrivait alors: la "construction qui s'accomplît devant nous est peut être un des évènements de notre temps". Et Slosman le définissait ainsi: "c'était en définitive une histoire du monothéisme des origines à la fin du monde que j'étais en train d'écrire, en voulant démontrer que le Dieu des chrétiens était le même que le Créateur originel. L'éternel était Yahvé, mais aussi Ptah. Dieu était celui de Jésus, de Moise, d'Abraham mais aussi d'Osiris. Et ce Dieu Un avait déjà été l'unique créateur de la Création, celui qui inspira la Loi à ses créatures! A chaque ère céleste correspondait un Fils de Dieu, un Messie".

 

"C'est une Histoire du monothéisme des origines à la fin du monde que j'étais en train d'écrire, en voulant démontrer que le Dieu des chrétiens était le même que le Créateur originel. L'Eternel était Yahvé mais aussi Ptah. Dieu était celui de Jésus, de Moise, d'Abraham, mais aussi d'Osiris. Et ce Dieu Un avait déjà été l'unique Créateur de la Création, celui qui inspira la Loi à ses créatures. A chaque être céleste correspondait un Fils de Dieu, un Messie". Albert Slosman

Sommaire de mes messages:

1)   Le hasard existe t-il?

2)   Le destin s'écrit-il aussi?

3)   Le grand cataclysme.

4)   L'âme Atlante n'est pas perdue.

5)   Les rescapés de l'Ahâ Men Ptah.

6)   La résurrection de Ptah à Dendérah.

7)   A la découverte du grand labyrinthe, le cercle d'or.

8)   A la découverte de Dendérah, l'ère du Taureau

9)   L'ère du Bélier: Moïse le rebelle et Dieu oublia l'Egypte (Cambyse le fou).

10) L'ère des Poissons: Jésus le Christ.

11) L'éternité n'appartient qu'à Dieu - Pour notre temps.


9) Partie 1: L'ère du Bélier Moïse le Rebelle



"Car la soin du troupeau est aussi un exercice préparatoire à la royauté pour qui doit prendre la tête du troupeau des hommes, le premier de tous, de même que la chasse l'est pour les natures qui se dessinent à la guerre."                                                                                            Philon d'Alexandrie (La vie de Moise).

"Tu n'auras pas l'Egyptien en abomination car tu as été un résident dans son pays. Les fils qui lui naîtront à la troisième génération, auront accès à l'ensemble de Yahvé."                                                                                                                                   Ancien Testament (Deutéronome, XXIII- 8/9)

Aucun pays n'a connu une longévité et une durée de stabilité historique dans sa vénération monothéiste qu'Ath-Kâ-Ptah. Siècle après siècle, millénaire après millénaire, dynastie après dynastie, qu'elles aient été memphites, Saïtiques étiopiennes, hycksos ou ptolémaïques, seule l'Egypte survécut tant que le culte de Ptah symbolisa  le pays en même temps que sa création, qui provenait de Créateur unique de tout ce qui s'y trouvait. Cette indestructibilité dura le temps de la croyance monothéiste, ce qui confirme que les civilisations les plus avancées meurent de leur impiété avant toute autre considération. Cette vérité était flagrante au moment de la naissance de Moïse, qui nous amène au XVIéme siècle avant Christ. La chronologie officielle, dite courte (dont l'actuelle), ne diffère plus ici que d'un siècle, bien qu'il y ait eu un changement de dynastie: elle donne la naissance de Moïse sous Ramsès II. Or, nulle part dans la bible, ce nom n'est cité, mais seulement "Pharaon". Ensuite, si on admet que la mort de ce Roi dans la mer Rouge, ll ne peut s'agir d'aucun des souverains de la XIXéme dynastie, puisque tout ce qui concerne leur décès est connu. Il n'en va pas de même avec le Pharaon Thoutmôsis II, de la XVIIIème dynastie, dont les annales ont délibérément disparu et dont les textes gravés ont été martelés.

Pour le détail, il faut se référer au livre de Slosman: "Moise l'Egyptien. Ce qui suit est ma lecture de "la grande hypothèse".

Chronologie des Pharaons de la XVIIème dynastie selon A. Slosman:

Manéthon: N°  xxx Noms grecs     durée de règne           Datation        Fait marquant

171  Amosis              25 ans               1480-1555    Naissance de Moîse

172  Aménophis I      23 ans               1558-1532    Fut co-gérant pendant 3 ans

173  Thoutmôsis I     12 ans                1532-1520

174  Thoutmôsis II     20 ans                1520-1500 Mort  dans la mer Rouge

175 Hatchepsout     23 ans                1500-1477   C'est l'Amenset de  Manéthon

et de Champollion.

176  Thoutmôsis III    30 ans                1477-1447

177  Aménophis II     35 ans                1447-1412

178  Thoutmôsis IV     9 ans                1412-1403

179   Aménophis III    36 ans               1403-1367

180   Aménophis IV   16 ans               1367-1351  Transforma son nom en Akenathon

1500 est donc la date essentielle de l'histoire de Moise, puisqu'elle situe le passage de la Mer rouge. Les erreurs commises à ce sujet proviennent d'une tentative d'interpréter les textes de Manéthon. D'après ce prêtre Sybarite, ce fut sous un roi de la XVIII ème dynastie qu'eut lieu l'insurrection, celle des juifs, mais aussi celle de tous les fellahs opprimés également par les usurpateurs. Or, ce fut bien Amosis qui mit les Hyksos hors du pays, et ce fut Thoutmôsis qui poursuivit Moise. Mais les auteurs grecs qui compilèrent Manéthon sont tombés sur plusieurs méprises comme dans tant d'autres papyrus! Ils transcrivirent Aménophis au lieu d'Amosis, et lisant de gauche à droite au lieu du contraire, ils placèrent l'Aménophis comme libérateur de Moîse, et un Thoutmôsis comme poursuivant les Hyksos! Ainsi, Théophile et l'Africain, évaluant une chronologie de Manéthon, d'après l'énumération transcrite par Flavius Josèphe, s'embarquèrent dans des calculs prouvant que cela étant impossible, il s'agissait plutôt de Séthi et de Ramsès.de la XIX ème dynastie! Cela a aussi faussé les données bibliques compulsées par les Pères de l'Eglise qui furent obligés de restreindre encore un peu plus l'antiquité des temps.

Du point de vue du calendrier astronomique, Clément d'Alexandrie, qui avait en main tous les éléments originaux conservés dans la bibliothèque d'Alexandrie dont il était le conservateur, assurait que l'exode des juifs survint deux siècles après le renouvellement de l'année caniculaire retranchée de 22. Cela est clair si on se réfère à l'Année du Chien dont on a parlé précédemment. Ce furent les grecs qui imaginèrent ainsi Anubis, le Gardien des âmes pures. Il s'agit donc de la révolution céleste de Sirius, son début ayant eu lieu en l'an 139 de notre ère. sa fin intervenant en 1 322 avant notre ère. Si on retranche encore les 178 années écoulées après son renouvellement, il est obtenu...1 500 soit l'année de la mort de Thoutmôsis II sans que les annales ne disent ni comment ni par qui?


a) Maintenant reportons nous au règne de Thoutmôsis Ier et au récit qu'en fait A. Slosman en page 194 de "la Grande Hypothèse".

Il eut trois fils et une fille. Les deux fils aînés étant décédés jeunes, il reporta toute son affection sur sa fille. la délicieuse Hatchepsout, semblant ignorer son dernier fils. Mais, de santé délicate, il mourut dans la douzième année de son règne en 1520, et son fils cadet fut déclaré roi sous le nom de Djhathimes ou Thoutmôsis II dans la phonétisation de Manéthon. Or la mère de celui-ci n'était qu'une concubine de Thoutmôsis Ier alors qu Hatchepsout était la fille de Hemtenphout, fille d'Amosis, et demi-soeur du Pharaon. Elle était donc de sang bien plus noble. A son grand dépit, alors que la reine mère voulait faire d'elle la porteuse du sceptre, elle fut obligée par les prêtres de se marier avec son demi-frère, Thoutmôsis II, âgé de 20 ans, devenant ainsi la reine consort. Lui, faible de caractère devant son épouse aigrie, l'amour ne régna pas chez ce couple. Néanmoins, 2 ans plus tard, naquit une fille Nefrouret.  Puis, le ménage cessa de vivre en communauté. Ce Thoutmôsis fut peu à peu repoussé de tous au profit de son épouse: "une forte tête" dont les revendications contre la faiblesse de son époux portèrent leurs fruits. Elle faillit réussir lors de la 17ème année du règne qui était la date du jubilé. Mais le mari, averti du complot, montra une force inhabituelle. Elle fit contre mauvaise fortune bonne mine en se réconciliant avec son époux. Il en résulta la naissance d'un enfant qui fut malheureusement une autre fille, et la mésentente revint dans le ménage.

A ce moment, un fils (qu'il avait eu avec une concubine) atteignit ses 16 ans au cours de son noviciat dans la Maison-de-Vie des prêtres d'Amon. Son père le désigna comme co-régent à son côté en signe d'opprobre contre Hatchespout. Il est probable que sa (juste?) colère la poussa, par l'entremise du conseil des nobles à sa solde à faire que Thoutmôsis poursuive les juifs qui s'enfuyaient d'Egypte, entraînant avec eux tous les Egyptiens monothéistes de Ptah-Un. Ceux-ci ne pouvaient plus supporter la montée impie d'Amon à l'azur de ce "Coeur" donné par Dieu à ses créatures. La mort du Pharaon souhaitée par la reine consort survint alors brutalement et nul ne fit mention de de la façon dont cela se produisit, et pour cause!

Thoutmôsis III monta alors sur le trône, mais, écrit l'architecte royal dans sa biographie: "...la reine Hatchepsout gouverna cependant l'Egypte à cause de ses capacités". C'est ainsi que, dans la neuvième année du règne de Thoutmôsis III, elle réussit enfin à se faire proclamer Pharaon en titre, sous le nom de Maatkara.


b) Revenons maintenant à Moise et à l'ère du Bélier, qui inspira sa rébellion contre le culte de Amon-Râ.


Son éducation dans les Maisons-de-Vie des temples égyptiens en avaient fait un initié, un sage doublé d'un grand-prêtre. Mais Moïse était aussi prince héritier du trône, il avait appris l'art de la guerre et tous les moyens de conserver intact le royaume de Dieu. Dès son plus jeune âge, il avait acquit la conscience de la vanité de certains principes érigés en dogme. Avant qu'il naisse et qu'Amosis prenne le sceptre pour refaire une unité d'Ath-Kâ-Ptah, la décadence avait bouleversé le pays, occupé par les Hyksos, ces rois pasteurs venus de l'est. L'oubli de Ptah avait modifié les rites, les idées et la vie, d'autant plus facilement que cela avait déjà été prôné 3 siècles avant cette occupation étrangère. Comme une affinité zoolâtre reliait les Adorateurs du Soleil, dont le Bélier était l'idole, aux Hyksos, Thèbes prit prédominance totale.  A la mort d'Amosis, suite à un traquenard contre l'héritier, ce fut Aménophis Ier qui monta sur le trône, et Moîse dut s'enfuir. Ce fut durant cette époque que le dur labeur des ouvriersse transforma en esclavage. Il comprenait les juifs, les esclaves et les Egyptiens qui n'étaient pas disciples d'Amon-Râ. Alors, Dendérah entra pour deux siècles dans l'oubli, jusqu'à la grande fête de 1322 ouvrant "la nouvelle année de Sirius". Thoutmôsis Ier remplaça Aménophis. Les campagnes militaires portèrent à son comble l'esclavage interne de tout un peuple, Egyptiens et juifs confondus. Au bout de 12 ans de règne, son dernier fils vivant monta sur le trône sous le nom de Thoutmôsis II. Il entreprit de grands travaux qui accablèrent une population déjà misérable. Les juifs y étaient devenus des autochtones à part entière.  La fameuse fresque de thèbes, reproduite en noir et blanc, sont dessinés les "esclaves juifs" occupés à la fabrication des tuiles sous la surveillance des gardes a aidé à colporter cette légende. Or, les reproductions originales des peintures des hypogées de la région Thébaine furent effectuées en polychromie par M. Caillaud, selon les couleurs exactes qu'il avait dans les tombes. Les profils y sont nettement différentiés entre Sémites, Egyptiens et captifs, mais leurs chevelures montrent que tous étaient confondus sous la même dénomination. Les sémites ont leurs cheveux peints en jaune, les fellahs en noir, et les prisonniers de guerre en blanc. Les gardiens, qui ont un bâton ou un fouet à la main, ont leurs chevelures noires. Cette vérité, à savoir que le peuple mosaïque était composé indifféremment de juifs et d'Egyptiens, sera la base angulaire de l'avènement de Moîse. Son envolée vers la gloire éternelle n'a été possible que parce que "son" peuple était issu de tous les opprimés . Il ne faut pas oublier que Moise était prince héritier de l'Egypte et qu'il avait été élevé "dans toute la sagesse" de ce pays. "Son peuple était celui qui croyait dans le monothéisme des "Aînés", qu'ils soient nés d'Abraham ou d'Osiris, car ils avaient le même Dieu-Un.

Bien avant l'arrivée d'Abraham sur les rives du Nil, l'Egypte était connue pour sa terre noire fertile par le limon, qui était le don divin à son peuple fidèle, mais aussi parce que les invasions incessantes avaient fait un énorme brassage de populations. Les mélanges entre sémites et égyptiens furent incessants que ce soit avec les incursions continuelles en Palestine, en Assyrie ou chez les Hittites, ou par les famines qui précipitaient les tribus nomades de Chanaan sur les bords accueillants du Nil, ou enfin durant cette occupation sémite de l'Egypte, qui dura près de 3 siècles avec les rois Hyksos. Aussi, après le départ de ces derniers, lorsque Amosis, au nom d'Amon prit le sceptre, le peuple vénérant Ptah ainsi que les juifs devenus leurs frères consanguins subirent le joug des "Impies", après celui des "maudits"!

Pour mieux comprendre la vie en Egypte au temps de Moise, il convient de remonter quelques décennies auparavant, en pleine décadence de la XVII ème dynastie. L'impressionnante liste de rois que Manéthon énumère, comprenait ceux de tous les roitelets qui tinrent un gouvernement dans un ou plusieurs nomes, sous leur seule autorité, dan une Egypte déchirée.

Il y avait tout d'abord les chefs "collaborateurs", encore assez puissants pour sauvegarder leur propre patrimoine; puis les adorateurs du Bélier-Amon, ceux de Set; enfin, ceux qui, envers et contre tout continuaient de vénérer Ptah, ceux d'Osiris. C'est donc dans la confusion qu'eurent lieu les règlements de compte qui achevèrent cette XVIII ème dynastie, où le chaos ne fut évité qu'à l'ultime seconde.

La lutte d'un Apépi, ou Apophis, contre un "collaborateur" des Hyksos vaincus, et ce à propos d'un hippopotame et l'acharnement des troupes sur le corps du chef en est le témoignage le plus flagrant! Si dans cette guerre aussi acharnée que sanguinaire, Apépi n'eut pas le dernier mot, ce fut par Kamenset ou  Kamose ou Kamès, son jeune fils plébiscité comme chef des armées que les hordes sémites furent poursuivies jusque devant leur citadelle-capitale des Avaris. Les textes racontent les hauts faits d'arme, le nombre de mains coupées aux immondes...Et le jeune chef des armées et roi mourut dans une embuscade.

Ce ne fut qu'avec la succession du jeune Nek-Iâmet, le descendant de Kek-Bet, la Nephtys des grecs, donc avec celui qui était né d'une "étoile", que la situation évolua de la façon la plus favorable pour ce Deuxième-Coeur qui en avait grandement besoin. Ce fut pourquoi Iâmer, phonétisé Ahmès par les grecs, et Amosis par Manéthon, fut considéré comme le premier pharaon de la XVIII ème dynastie (le 7ème jour du mois de Choiak de l'an 1580 avant notre ère).


Moise sauvé des eaux (Nicolas Poussin)

C) Moise. Le plus important, et qui n'est pas écrit dans cette chronologie manéthonienne, est que cette même année naquit une "enveloppe charnelle" du sexe masculin, qui n'eut aucune appellation connue pour sceller l'entrée de sa "parcelle divine" dans ce corps. Trois mois plus tard, le nom de Moses lui sera donné par la belle et jeune Thermoutis qui l'avait trouvé dans les roseaux proches de la plage du palais d'été, là où elle se baignait avec ses suivantes.Elle était la fille aînée de l'ancien pharaon, et la soeur aînée de du même père, sinon de la même mère de ce Iâmet ou Amosis. Mais comme elle était stérile, elle n'avait pas été mariée avec lui, faute de pouvoir assurer la succession pharaonique. Cet évènement eut lieu dans l'indifférence générale, la plupart des puissants du royaume étaient sur les champs de bataille en compagnie d'Amosis et la la divine épouse royale, Néfertari, attendait son premier enfant.

Laissons un instant la vie de Moses pour retracer son environnement futur, car entre sa naissance et sa fuite dans le désert du Sinaî, 4 pharaons se succédèrent: Amosis (-1580 à 1555), Aménophis 1er (-1555 à -1532), Thoutmôsis 1er (- 1532 à -1520), Thoutmôsis II (- 1520 à -1500). Quelques mois avant la naissance de Moïse, Amosis accéda à la royauté en en épousant Néfertari, la "Belle Compagne" ( à ne pas confondre avec Néfertititii, l'épouse d'Akhénaton). Ce jeune mais fougueux 171e pharaon inspira un grand espoir pour tous les citoyens du pays. Son nom, "né de l'étoile", était un appel à la neutralité entre ceux de Soleil et ceux de Ptah pour achever de bouter hors d'Egypte les Hyksos, ces envahisseurs impies.

Le malheur, ou le bonheur selon que l'on se place dans le contexte israélite ou égyptien, voulut qu'Aménophis n'eut aucun enfant. Cela déchaîna contre Moise la toute-puissance des prêtres d'Amon qui ne voulaient en aucun cas d'un pharaon élevé dans la vénération de Ptah. Aussi organisèrent-ils un traquenard afin de le discréditer honteusement auprès de la faction du peuple fidèle envers la princesse Thermoutis et son fils adoptif. La réussite fut totale et Moise dut s'enfuir. N'étant pas mort dans l'odieux attentat où il était impliqué, il put prendre la tournure d'esprit nécessaire à l'exode de son peuple et en devenir le législateur terrestre, tel que Dieu l'avait voulu. Il devint le rebelle classique en entrant en lutte, d'abord clandestine, contre ceux du Bélier.

Après la mort d'Aménophis, le sceptre fut donné à un demi-frère éloigné, qui était entièrement sous la volonté des prêtres d'Amon, à Thèbes, sous le nom de Thoutmôsis 1er "fils de Théta", donc de Thot, ce qui laissait entendre qu'il était destiné à revenir aux traditions ancestrales. La vie de ce Thoutmôsis 1er a été décrite précédemment, ainsi l'affection qu'il porta à sa fille Hatchespout et les démêlés de celle-ci avec son frère qui devient Thoutmôsis II  à la mort de son père.

Ce fut pendant cette période trouble que Moise revint sur la terre d'Egypte. Ses pourparlers avec les chefs de familles d'Israël passèrent inaperçus ou jugés sans importance. Le pharaon avait d'autres préoccupations avec les plaies qui s'abattaient les unes après les autres sur le pays et et avec l'éducation de son fils dans la Maison-de-Vie du temple d'Amon à Thèbes. Quand il eut 16 ans, il le désigna comme cogérant en opprobre contre Amenset, toujours reine-consort. La violente colère qui secoua la reine commanda sans doute la suite des évènements, le prince héritier rendant l'âme à ce moment-là. Car Moïse, préparant le départ de son peuple, juifs et Egyptiens confondus, était reçu en audience ultime par Thoutmôsis II, déjà vaincu par le sort et par Amenset. Le reine intervenait par conseillers interposés à sa solde. Elle pressa son époux de se débarrasser des importuns qu'elle accusait de mettre le pays à feu et à sang. Puis le roi cédant, elle lui insuffla l'idée de les poursuivre et de les exterminer. La partie était facile à jouer pour la reine, car en plus des juifs, une partie de la population s'enfuyait en leur compagnie: celle des partisans du monothéisme de Ptah. Ils refusaient de se plier à la volonté du pharaon et d'Amon, et devaient être jugés comme impies d'une même rébellion! Il s'agissait d'un crime de lèse-majesté qui ne pouvait rester impuni.Comme c'était la dernière chance pour la future Hatchespout de détenir le sceptre, elle fomenta la mort de son époux qui mourut bien cette année là en 1500, tout juste avant notre ère chrétienne, en traversant la mer Rouge.

Les années qui suivirent furent confuses. Un jeune prince né d'une concubine, soutenu par les prêtres se fit nommer roi en tant que Thoutmôsis III. Il céda le pouvoir à Amenset, qui devint alors le "pharaon". Puis il le reprit après une révolte de palais et la mort de Hatchespout, fomentée par lui. De là également le martelage concernant le règne de Thoutmôsis II par Hatchespout afin d'effacer les traces de sa fin tragique en mer Rouge.



d) La grande hypothèse 9) L'ère du Bélier: Moïse le Rebelle. compléments sur Moise


Ce sera l'objet du prochain article, qu'on peut introduire comme suit.

Ainsi, Slosman a reconstitué la vie de Moîse avec l'aide des faits historiques troublés de ce temps et des écrits contenus dans le deuxième livre de l'Ancien Testament, désigné selon l'antique coutume juive par le mot: Chémot, ou "les noms"  que les auteurs grecs ont rendu par Exodos. Les textes bibliques , recueillis, oralement, ont été mis par écrit environ quatre siècles après la mort de Moîse par les prêtres lévites, les plus fidèles à l'esprit mosaîque. Mais la crainte d'en laisser perdre quelque bribe véridique vitale, a conduit les rédacteurs du texte définitif à y inclure certains récits en double, ou des variantes sujettes à caution, d'autant plus que cela se passe quelque mille ans après Moïse, au Ve siècle avant Christ.! C'est pourquoi ce fond spirituel du monothéisme, qui remonte à la nuit des temps, doit être lu au travers des pensées qui animaient les prêtre juifs du VIe et Ve siècle, correspondant à la déportation en Babylonie, à l'exil et au retour avec la reconstruction du Temple de Jérusalem. Il est impensable que ces méditations à l'étranger n'aient pas influencé la rédaction du texte d'un exode vieux d'un millénaire, qui rappelait étrangement l'aveuglement et la décadence d'un autre peuple primitivement élu du même Dieu, dont l'origine égyptienne remontait aux temps les plus reculés.


16:21 Écrit par pascal dans la grande hypothèse | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : moïse, bélier, thoutmôsis ii, flavius josèphe, amon-râ | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook