13/10/2011

La grande hypothèse 6) "La résurrection de Ptah à Dendérah"

La grande hypothèse 6) "La résurrection de Ptah à Dendérah"

 

C'était an 7492 avant notre ère, en Lion




 

 

 

La constellation du lion


La Bible est présente  parmi les grands mythes de l'humanité, mais le mythe de l'Atlantide représente beaucoup pour moi.

Je l'ai découvert en lisant les livres d'Albert Slosman, la grande hypothèse, le trilogie des origines (le grand cataclysme - les survivants de l'Atlantide - ...et Dieu ressuscita à Dendhéra), la vie extraordinaire de Pythagore, Moîse l'Egyptien. Dix livres étaient prévus après Moîse, mais cette série a été interrompue par la mort de Slosman en 1981. Le dernier livre que Slosman avait prévu devait s'intituler l'Eternité n'appartient qu'à Dieu.

Dans les autres publications, on trouve l'astronomie selon les Egyptiens, le livre de l'au-delà de la vie et le zodiaque de Dendhéra.


Ma lecture de "La grande hypothèse" va porter surtout sur le grand cataclysme qui est sans doute une autre façon de voir le Déluge de la Bible. Je crois que tous les grands mythes de l'humanité parlent de ce qui a dû être une catastrophe naturelle que la terre aurait subi il y a 14000 ans selon Slosman. Les 3 grandes pyramides d'Egypte et le Sphinx seraient selon lui un témoignage des survivants de ce évènement à l'adresse des générations futures et un avertissement qui a un écho particulier aujourd'hui où on parle de plus en plus de fin du monde . L'émission de la chaîne 4 (apocalypse en 2012) est significative à cet égard.


De "la grande hypothèse", le Figaro écrivait alors: la "construction qui s'accomplît devant nous est peut être un des évènements de notre temps". Et Slosman le définissait ainsi: "c'était en définitive une histoire du monothéisme des origines à la fin du monde que j'étais en train d'écrire, en voulant démontrer que le Dieu des chrétiens était le même que le Créateur originel. L'éternel était Yahvé, mais aussi Ptah. Dieu était celui de Jésus, de Moise, d'Abraham mais aussi d'Osiris. Et ce Dieu Un avait déjà été l'unique créateur de la Création, celui qui inspira la Loi à ses créatures! A chaque ère céleste correspondait un Fils de Dieu, un Messie".

 

"C'est une Histoire du monothéisme des origines à la fin du monde que j'étais en train d'écrire, en voulant démontrer que le Dieu des chrétiens était le même que le Créateur originel. L'Eternel était Yahvé mais aussi Ptah. Dieu était celui de Jésus, de Moise, d'Abraham, mais aussi d'Osiris. Et ce Dieu Un avait déjà été l'unique Créateur de la Création, celui qui inspira la Loi à ses créatures. A chaque être céleste correspondait un Fils de Dieu, un Messie". Albert Slosman

Sommaire de mes messages:

1)   Le hasard existe t-il?

2)   Le destin s'écrit-il aussi?

3)   Le grand cataclysme.

4)   L'âme Atlante n'est pas perdue.

5)   Les rescapés de l'Ahâ Men Ptah.

6)   La résurrection de Ptah à Dendérah, .

7)   A la découverte du grand labyrinthe, le Cercle d'or.

8)   A la découverte de Dendérah, l'ère du Taureau

9)   L'ère du Bélier: Moïse le rebelle et Dieu oublia l'Egypte (Cambyse le fou).

10) L'ère des Poissons: Jésus le Christ.

11) L'éternité n'appartient qu'à Dieu - Pour notre temps.



La grande hypothèse: 6)   La résurrection de Ptah à Dendérah.

exergue:

"Personne ne prétend que qu'une statue ou un tableau ne peut être créé sans sculpteur ou peintre.; et cette création n'aurait pas de créateur?... Garde-toi, mon fils de priver l'oeuvre de son ouvrier. Donne plutôt à Dieu le nom qui lui convient le mieux; appelle -le le Père de toutes choses. Hermes Trismégiste (Livre 1, chap. V).

Du nombre des ruines, la plus merveilleuse est Tentyris. Elle a 180  fenêtres et le soleil y pénètre chaque matin par une différente jusqu'à ce qu'il arrive à la dernière; après, il retourne en sens contraire pour faire le même voyage. El-Markrisi (Description de l'Egypte, 1468).

 

Le grand cataclysme eut lieu le 27 juillet 9792 avant notre ère, et cette date est certaine grâce à la carte du ciel gravé au plafond d'une salle du temple de Dendérah, plus connue sous le nom de "zodiaque", dès le moment de sa découverte par les savants lors de la campagne d'Egypte par Napoléon. Les rescapés ont accosté à Ta Mana, au Maroc et ont fondé leur survie sur la mémoire de cette catastrophe afin d'avertir les générations futures qu'un tel malheur pourrait à nouveau survenir, faute d'obéir au Créateur de toutes choses. Après une errance de quelques 5 000 ans, et des luttes fratricides entre les partisans d'Ousir, le descendant de l'Aîné de l'Ahâ-Men-Ptah et, Seth, son frère Rebelle, ces multitudes venaient d'aboutir sur le plateau qui dominait au loin cette immense boucle du fleuve et à l'intérieur de laquelle croissait une si verdoyante oasis. Cet exode ne fait-il pas penser à celui du peuple juif hors d'Egypte quelque 5 000ans plus tard, fondant une nouvelle religion? Ce miracle  devint le signe de l'Alliance avec Ptah: ce serait Dendérah!

Denderah le temple

d'Or serait rebâti scrupuleusement, méthodiquement, selon les plans recalculés d'après les positions planétaires débutant lors de la prochaine conjonction Soleil-Sirius. Ainsi, il remplacerait celui qui existait il y a des millénaires près de de la capitale d'Ahâ-Men-Ptah.

 

 

Le lieu Saint prit le nom de Ta-Nout-Râ-Ptah afin de le placer sous la protection de Dieu et de celle qui avait servi à mettre au monde son "Aîné". Ce serait un immense bloc rond de deux étages, d'un rayon de 7200 coudées (3772,8 m). Il comprendra l'articulation globale de la voûte céleste, avec ses rouages, ses mécanismes, sa géométrie et donc ses calculs combinatoire précis. Dans l'observatoire miniaturisé qui se construisait par ailleurs, sur la terrasse du grand temple, une voûte semblable se retrouvait pour avertir les générations à venir du Grand Cataclysme qui avait obligé les survivants à la colère divine à s'expatrier dans ce "Deuxième-Coeur". C'était un planisphère appelé maintenant "le Zodiaque de Dendérah" dont le symbolisme figuratif du Lion est le centre de l'interprétation qui en fournira la clé. Le grand Cataclysme eut lieu durant la présence du Soleil devant la constellation du Lion. Il fut d'une telle violence que la terre pivota sur son axe, et que le globe solaire qui avançait dans le ciel ne le fit plus, mais rétrograda, c'est à dire qu'il parut reculer alors qu'en étant fixe, c'était simplement la terre qui avait changé de rotation dans l'espace. (C'est l'explication que donne Slosman, mais sa validité est-elle nécessaire pour que les faits racontés ne soient pas vrais? Je crois qu'on a ici la source de la plupart des grands mythes de l'humanité dont la Bible). Mais le phénomène que retinrent les survivants de cette colère divine fut que le soleil ne se levait plus à l'ouest, mais à l'est et qu'il se couchait sur leur pays englouti depuis ce jour-là. Il y eut donc un phénomène de fin d'un monde suivi d'un recommencement: une nouvelle création dans un espace-temps en perpétuel redevenir. La ronde céleste ne sera pas un cercle parfait, mais une spirale. C'est ce que présente en premier le planisphère de Dendérah, visible au musée du Louvre.

La première gravure est celle d'un lion sur une "mandjit" (la barque salvatrice), la douzième étant le Cancer. La "mandjit" est symbolisée par le serpent de l'ancienne multitude impie et portant sur sa queue recourbée, agrippée à ses poils, l'image d'une petite femme figurant les cadets issus des survivants du

cataclysme. Il s'agit d'Iset, la mère d'Horus, l'Aîné générateur de tous les futurs rescapés du deuxième Coeur.

Vient ensuite Nout, la Reine-Vierge qui donna naissance à ousit et justifia ainsi son intronisation sous le patronyme de la constellation de la Vierge. Elle tient l'épi de blé dans ses mains, symbolisant ainsi le germe divin  qu'elle porte en elle et qui la suit déjà comme une ombre, sous une forma humaine à la tête de taureau. Le croissant du couchant, celui des bienheureux endormis, est sur sa tête, et il tient dans la main gauche le bâton à face de chacal, symbole de Set l'assassin soumis en dernier ressort à son aîné.

Le troisième dessin représente la Balance de la justice divine.Elle seule peut peser les actes de chacun en toute équité. Grâce à elle, durant deux millénaires, il n'y eut pratiquement aucune guerre, chaque conflit se réglant durant le mois consacré à la balance; devant une pierre consacrée à cet effet, et portant une balance d'or, autour de laquelle étaient assis 22 juges.

Le Scorpion, qui lui fait suite, doit son nom au dernier roi Nar-Mer qui permit l'unification des deux clans fratricides.

Le Sagittaire, un monstre moitié animal, moitié homme, prêt à décocher une flèche de son arc,symbolise pour l'éternité l'avertissement divin contre les adorateurs du Soleil, les descendants de Set l'assassin, sans aucune foi, et leur désobéissance envers la Loi du Seigneur Tout-Puissant de l'Eternité.

Le Capricorne lui fait suite couché, mais sur le point de se remettre debout comme on peut le voir au port de sa tête et à la tension d'une des pattes prenant appui. Sur son dos se tient Horus figuré avec sa tête d'épervier présentant en vainqueur le bâton qu'il tient, insigne de sa victoire sur son oncle Set.

L'homme en marche derrière, incline un vase des ses deux mains et on voit l'eau s'écouler en dents de scie d'un vase: c'est le verse-eau (la constellation du verseau). Les Maîtres de la Mesure et du Nombre symbolisent cette présentation avec l'image du Créateur ouvrant les écluses du ciel, soit pour noyer sa Création sous un second cataclysme, soit pour amener un âge d'or accessible à tous les survivants. Quels seront ceux-ci? Les descendants d'Ousir ou ceux de Set?

Les deux poissons parfaitement identiques qui viennent sur la planisphère reliés ensemble, reliés par un cordon, mais séparés par le corps, par un idéogramme hiéroglyphique représentant trois lignes brisées (l'emblème du déluge), donnent une importance à la révélation:  ceux qui auront respecté la Connaissance de la Loi auront la vie sauve, qu'ils soient descendants d'ousir ou suivants de Set.

Le Bélier, le signe des usurpateurs adorateurs du soleil, symbole d'Amon l'exécré dont Thèbes fut la capitale durant près de deux millénaires, est représenté regardant en arrière, dans le sens opposé à sa marche historique, c'est à dire regardant vers l'orient et non du côté de l'Ahâ-Men-Ptah et des aînés, et les deux hommes représentés sous son corps n'arriveront pas à lui faire surmonter les innombrables difficultés restantes.

Le Taureau qui caracole à sa suite, tourne nettement sa tête vers l'orient, présentant de cette façon la concavité de ses cornes vers la couchant où reposent les Aînés de l'Ahâ-Men-Ptah. Ce taureau céleste est des plus animés, semblant s'élancer vers le nord et hors du cercle spirale des Douze comme s'il était de tous les mondes vivants et au-delà.

Pour les Gémeaux, les Maîtres chargés du symbolisme ont présenté ici un tableau de quatre personnages dont les deux principaux se tiennent par la main, et sont Ousir et son épouse Iset. Les jumeaux, eux, sont relégués au bas de la gravure du Bélier. Il faut voir dans substitution une volonté inébranlable de rappeler la honte des fratricides qui a duré près de cinq millénaires avant de parvenir sur la terre de la seconde patrie.

Enfin apparaît le Cancer juste au-dessus du Lion. Il faut savoir que la première figuration de cette constellation était un scarabée, qui par la suite est devenu un crabe. Ce n'est qu'à l'époque gréco-romaine qu'il a pris la nom de Cancer.

Dans l'espace inscrit par les Douze, se trouvent un grand nombre de figures.


Représentation de Ptah.

Dans l'espace inscrit par les Douze se trouvent un grand nombre de figures. Le personnage central, un très gros animal, en partie crocodile, en partie hippopotame, que les égyptologues ont qualifiés de "typhonien" car il symbolise le plus paisible, mais aussi le plus dangereux des dieux: Dieu lui-même, Ptah l'unique. Il est dessiné tenant un coutelas, celui-là même qui a servi à Seth (figuration vengeresse des graveurs, bien humains eux?).Car dans sa bienfaisante harmonie Ptah n'avait en vue qu'un équilibre terrestre total pour ses créatures. Et c'est ce que précise la figure centrale. Deux autres séries circulaires complètent la description des Douze pour lui assurer une date précise avec Sep'ti notre Sirius, l'équivalent d'Orion de la Grande Ourse, et leur position respective calculée avec l'aide de l'un des 36 décans décomposés au bas de la série. Quand au grand cercle extérieur, il est supporté par quatre groupes d'hommes à tête d'épervier, symbolisant les descendants des quatre fils d'Horus. Au milieu de chacun des intervalles d'un groupe à l'autre, Isis,debout, soutient le médaillon. L'explication en langue sacrée se lit le long de ses jambes, sur plusieurs lignes verticales. Slosman note une anecdote: "...pour éviter durant son transport en France, un poids supplémentaire important, M.le Lorrain avait découpé le planisphère, laissant sur place la figuration géante de Nout, donnant la direction astronomique du monument par ses mains tendues.Il a également scié dans les zigzags... prétextant que cela n'avait aucune importance". La forme originelle est donnée en page 108 de "la grande hypothèse".

Ainsi, on peut comprendre la signification de la ligne brisée en "zigzag": hiéroglyphiquement c'est un mouvement d'eau. Trois lignes indiquent une crue pareille à celle du Nil avec de très hautes eaux. Cinq lignes brisés annoncent un déluge d'eau.  Huit ou neuf lignes en "zigzag" décrivent une grande catastrophe par l'eau: le Grand Cataclysme. qui ensevelit le Coeur-Aîné, Ahâ-Men-Pta, tel que cela est décrit dans la carte du ciel à Dendérah. Cette représentation en signe d'avertissement destinée aux générations futures est la sixième d'un original.

Toute la boule du Nil, orientée nord-sud  servait de base à la préparation de la gigantesque construction du fameux temple d'Hator (Isis) qui dura 72 ans, deux générations de prêtres, d'architectes et d'ouvriers unis dans un même élan, pour uns seule cause.L'axe est-ouest, unissant les deux horizons saints, celui qui reliait le Passé de l'Occident à l'Eternité de l'Orient, étirait ses mille coudées (25,152 km) de Voie divine au milieu des superstructures apparentes du complexe géant de cette Maison d'Univers. Un première structure formée d'immenses dalles servit de plafond, fut recouverte et disparut dans la nuit des chambres de "Combinaisons-Mathématiques-Nocturnes", que la lune superviserait. Chacun des aspects astraux occupant une pièce différente sous le sol, reliée à la suivante par un couloir, changeant et mouvant selon les heures et les jours. Des souterrains étant autant de trappes et d'attrapes pour ceux qui n'en n'observaient les strictes lois mathématiques.

Tout au nord du complexe, le périmètre que formerait le Lac sacré apparaissait déjà. Le formerait la perspective qui boucherait l'horizon occcidental, et serait presque aussi important que le Cercle d'Or. Il redonnait un aspect antique de la civilisation antérieure, tout en permettant de domestiquer les eaux du grand fleuve et d'irriguer les terres par temps de sécheresse. Tous ces travaux avaient été rendus possibles par la renaissance de l'écriture sacrée.

Recréée d'après la tradition originelle, elle réapparaissait sous sa forme imagée, plus près de son Créateur. Elle serait réintroduite officiellement lors de l'entrée du Soleil en Taureau, peu après la conjonction Soleil-Sirius. Le Fils étant devenu Taureau céleste, il était normal que l'usage de la hiéroglyphique commence à ce moment précis, et par la gravure des textes vitaux.

Tous s'imprégneront de la connaissance de cette Loi sanctionnée par les arrêts de Dieu, traduite par delà tous les idéogrammes en un récit contemporain. Les Aînés et leur peuple devenu impie ont tous été noyés , engloutis sous la surface des eaux, par ce Créateur tout-puissant qui fut animé d'une juste colère farouche contre les coeurs de ses créatures terrestres qui ne battaient plus que pour faire le mal. Ptah s'en est pris aux enveloppes charnelles,mais non aux parcelles divines. Les âmes sont allées au Royaume des Bienheureux, car elles n'avaient point été conçues pour un tel malheur.Les coeurs, qui ne sont que des organes de chair devraient être faits pour battre à l'unisson les uns avec les autres dans un même sens irréversible et rythmer le déroulement de la marche de la Création suivant l'écoulement du temps pendant la durée de la vie sur la Terre. Comme le coeur d'un animal, d'un bélier, d'une gazelle ou d'un taureau, s'ils battent plus vite un jour ou l'autre, c'est sous l'effet d'une joie subite, ou sous l'impulsion d'une terreur. Alors, en quoi diffère l'homme de l'animal? En la vitalisation des coeurs par les esprits, car l'être humain possède la pensée, donc une âme, qui est seule capable de lui permettre la survie céleste. Et là aussi, il devra y avoir une renaissance des Âmes, pour les rappeler à leurs devoirs. Lorsqu'une enveloppe charnelle parvient à son terme et que le coeur s'arrête alors de battre le rythme de la vie, une âme peut permettre qu'elle se fraye un chemin vers la Royaume des Rachetés; et encore, suivant des rites bien précis et des conditions de passage plus rigoureuses. Vivre selon les Commandements de la Loi du Créateur, permet de franchir sans dommages la frontière de l'Au-Delà de la vie terrestre. Les Aînés nous en ont légué la Connaissance et au travers de ce savoir incommensurable, ils sont en liaison avec les Âmes actuelles. Il y a un lien tangible qui s'est créé par-delà les deux terres: l'engloutie, et celle-ci qui sera bientôt Ath-Kâ-Ptah, le Deuxième coeur! C'est pour cela qu'il faudra appliquer avec la plus grande rigueur tous les préceptes de cet enseignement, en n'y changeant aucune des Saintes paroles. Le Cercle d'Or en sera le garant éternel, parce que impérissable.

La salle d'études où les textes primordiaux furent enseignés pendant les travaux titanesques qui durèrent près de deux siècles, jusqu'au jour de l'entrée du Soleil dans la constellation du Taureau, s'agrandit au fil des décennies, afin de pouvoir contenir tous les religieux destinés à devenir les Maîtres de la Mesure et du Nombre. La porte en bois de sycomore épais insonorisait totalement la pièce. Sur un linteau rectangulaire étaient gravées les trois scènes primordiales de la renaissance des survivants du "Premier-Coeur-de-Dieu" dont les "mandjit, les barques sacrées tenaient le premier plan. La Triade divine était ainsi à l'honneur pour son abnégation qui avait permis la renaissance de la multitude, ce qui consacrerait l'inauguration du Cercle d'Or.

Le Cercle, entièrement tapissé d'or entourait les corps des bâtiments principaux, les emprisonnant comme le faisait la Ceinture céleste des douze constellations concentrant les influx rayonnants des douze "Coeurs", ces étoiles "fixes" qui régnaient en créant les combinaisons-Mathématiques-divines", unissant ainsi le ciel à la terre.Et les textes répétaient sans cesse, reprenant les mêmes avertissements: "Seule cette Alliance avec l'Eternel, scellée par l'unification, assurera une vie universellement bonne et paisible. Car le bonheur et la perfection des créatures d'ici-bas sont nécessaires au Créateur pour assurer, lors de la fin de l'enveloppe charnelle sur son lieu de vie terrestre, le passage de sa parcelle divine au-delà de la frontière invisible mais bien réelle, vers le Royaume des Bienheureux de l'Amenta. L'homme des générations futures continuera de douter de sa propre origine, s'il ne prend pas dores et déjà toutes les précautions indispensables pour se maintenir dans la réalité intangible des dogmes et des commandements exigés pour conserver l'harmonie voulue par la Loi de la Création créée par l'Eternel. Le lien unique qui maintient si fragilement vivante sur cette Terre l'humanité ne subsistera qu'à cette seule mai vitale condition céleste:

Car Dieu nourrit le Ciel de son Rayonnement;Car le Ciel se nourrit à son tour des Douze;Car les Douze nourrissent les Parcelles divines;Car les Âmes de l'Ouest furent celles accordées à l'Humanité.

Cette inscription, à l'origine dans la crypte ouest se trouve maintenant à l'entrée de la crypte nord-est actuelle par suite du mouvement équinoxial rétrogade d'un degré tous les 72 ans.

 

A cette époque, un accès direct par des couloirs reliait le temple au cercle d'Or, il était bien plus fastueux que la sixième reconstruction actuelle, où rien ne le relie plus actuellement au monument primitif que le mythe appelle désormais "le Grand Labyrinthe". La beauté du temple primitif s'imagine à partir de celui qui est encore visible aujourd'hui. Consacré à la Bonne Mère de Dieu, il apparaissait alors dans sa plénitude sacrée, le Saint des Saints originel, la primordialité de Ptah, Seigneur Tout-Puissant. Les six piliers circulaires de l'entrée principale, d'un diamètre triple de celui d'un être humain, étaient surmontés d'une figure de la Reine-Vierge, protectrice de ce haut lieu de l'observation du ciel et des combinaisons qui y pullulaient. L'imposante masse laissait seulement pénétrer la clarté solaire par des ouvertures judicieusement calculées afin que ses rayons fassent ressortir l'éblouissante blancheur des tuniques des prêtres en marche vers le Saint des Saints. Ces reflets éclairaient les parois des couloirs sombres dans l'entrée de l'escalier du Couchant menant vers la haute terrasse de l'observatoire près duquel était gravé l'avertissement terrible: celui du jour de l'anéantissement de l'Ahâ-Men-Ptah. La prévoyance sur les évènements à venir attestait la capacité de calcul des aspects géométriques des aspects géométriques de la Loi de ces maîtres. Ce ne sont ni des visions ni des "prophéties" à phrases symboliques dont l'hermétisme permet toutes les interprétations, mais des calculs utilisant les configurations célestes que la hiéroglyphique appelle les Combinaisons-Mathématiques-Divines. L'âme doit se gouverner elle-mêmes seule avec la connaissance du futur et s'auto-gérer dans les limites du bien, éthique prônée par le aînés contenue dans des limites précises voulues par Ptah. Ainsi, la Parcelle divine, affermie par le côté maléfique des évènements prévisibles, pouvait faire évoluer les faits dans le bon sens, car les arrêts du destin ne sont pas immuables et la Loi qui a créé l'Alliance entre le Créateur et ses créatures rend la chose possible. L'axiome: "le destin dirige mais point n'oblige" a été repris par les "mages" chaldéens et babyloniens qui ont vu dans l'astronomie selon les Egyptiens une belle affaire lucrative. Ainsi naquit l'astrologie! Mais elle n'avait plus rien à voir avec les Combinaisons-Mathématiques-Divines.

Dans le Cercle d'Or, aucun obstacle n'est imposé au libre choix des Parcelles divines de revenir en toute humilité dans la voie étroite mais nécessaire qu'il aura quitté un temps pour aller s'égarer sur une route trop aventureuse. Si les actions inférieures de l'homme changent par un désordre de l'ordre préétabli, bien qu'elles prennent du ciel les causes de leur changement, la liberté acquise dans le vie terrestre permet de rétablir une totale harmonie avant toutefois que le déséquilibre n'ait bouleversé toute tentative de rétablir l'ordre. le tempérament de chaque être doit évoluer dans le bon sens puisqu'il est reconnu dès la naissance par des données caractéristiques. Il en va de même pour les attentions célestes du Tout-Puissant dont les causes et les principes naturels reçoivent les influx des Douze: les minéraux, les végétaux, les animaux et tout ce qui vit en général. De toutes les maladies dont ils sont assujettis par une certaine nécessité, les remèdes de nos docteurs doivent les guérir. Tout est dans l'Un qu'est Ptah. La partie du tout qui concerne les enveloppes charnelles est la Ceinture des Douze (constellations), la zone céleste centrale qui emprisonne notre Soleil, les Sept Errantes et notre Terre avec douze ensembles stellaires reliés les uns aux autres en une large ceinture. Ce sont les Douze dont Dieu se sert pour envoyer sur Terre l'infinité des Parcelles qui la peuplent, seconde après seconde, toutes les enveloppes charnelles.

Afin de faciliter l'étude des Combinaisons-Mathématiques-Divines, les rendre compréhensibles et permettre de retenir facilement tous les termes de cette mécanique céleste, les premiers Maîtres de la Mesure et du Nombre, ceux qui avaient dans leurs seuls esprits toutes les données de l'univers, l'écriture n'ayant pas été rétablie à leur époque, durent trouver des noms et des images facilement repérables. Le premier jour de leur arrivée à Ta-Merit, ils virent le signe de la promesse de Dieu dans le Grand Fleuve illuminé par la blancheur laiteuse du Fleuve céleste qui le dominait d'où ce nom de Hapy contraction de Ahâ et de Ptah. C'était donc le patronyme de remerciement au Fils aîné, Ousir, pour son double bienfait, le signe céleste et l'eau terrestre. Le nom générique de ce fleuve céleste devait être aussi celui de la protectrice d'Ousir, celle qui l'avait enfantée: la Reine Vierge Nout, bénie soit-elle. Et le Fils étant devenu le Taureau Céleste, sa mère devint la Vache céleste, Maître des Douze. La narration de la vie de Geb et de Nout, ainsi les naissances de Set, D'Isis, de Nek-Beth sont autant de merveilles qui s'expliquent très bien si l'on admet la Toute-Puissance de Dieu.Les rapports que l'Eternel entretenait avec son peuple en Ahâ-Men-Ptah étaient d'un rare privilège. Ils se justifiaient par l'amour du Créateur pour ses créatures reliées à lui par les Parcelles divines. Le Mal, qui avait triomphé permit ensuite la régénération de l'humanité par la rédemption du genre humain avec Osiris. Tous ces Maîtres antiques n'ont pas connu nos hésitations, nos tergiversations, nos contestations, car ils avaient vécu ce qu'ils racontaient, sans chercher à convaincre qui que ce soit. Si les Aînés ont perdu leur Eden, il ne faut y voir qu'un triomphe momentané du Mal, afin de mieux le combattre ensuite. Il tente hélas de renaître ensuite sous de multiples formes hypocrites et il faut le combattre de toutes les façons. Tous les Maîtres antiques ont essayé de d'expliquer et de concilier ce douloureux phénomène avec le Bien. Si tout est Dieu, tout devrait être bon, mais une des créatures humaines a été sollicitée par le Mal: Set! La jalousie et l'envie l'ont emporté sur la la Loi divine. L'Homme était créé pour vivre heureux, innocent et libre en ahâ-Men-Ptah. Set a abusé gravement de cette liberté en attentant à la vie d'Osiris et de son fils Horus. Il a tout perdu, mais avec la possibilité de se racheter en une deuxième et ultime chance.  L'aide apportée par la Dame du Ciel, Nout, ne fait pas plus injure à la résurrection de son Fils Ousir, que la mort de son autre fils set ne fait injure à la divinité. En glorifiant sa sagesse, elle a attisé la miséricorde de Ptah. Les deux frères de la même mère n'ont agit qu'en temps qu'instruments de la puissance éternelle du Créateur sur la Terre. C'est pourquoi la Parole peut être double alors que la Loi est unique. Seule une élite peut y avoir accès après être passée par des initiations bien délicates! Le nombre d'initiés n'augmentera pas au fil des ans, car la Connaissance est semblable à une boisson très forte absorbée trop rapidement: elle brouille l'entendement. L'adepte se croit l'égal d'un faux dieu, peu de créatures résistent au vertige procuré par un Savoir immense. C'est pourquoi les grands Sages des antiques temps de la Triade Divine ont adopté cette forme pour transmettre la Loi: par des symboles, des nombres et des paraboles pour que le commun des mortels ne puisse y avoir accès.

Ainsi, la finalité de cette construction  d'un Cercle d'Or à une échelle inhumaine est de rendre palpable la Loi, qui règle les révolutions astrales en un gigantesque mouvement combinatoire calculable et prévisible dont le centre n'est autre que le Créateur. Quand apparaîtra -t-il dans toute sa splendeur, car le Mal rend aveugle, et le "Noir" continue d'obscurcir les Âmes.


Prochain chapitre: quand le "Grand Labyrinthe" sera redevenu le Cercle d'Or...






04/10/2011

La grande hypothèse 3): "Le grand cataclysme."

La grande hypothèse 3): "Le grand cataclysme."

 

 

 

 




La Bible est présente  en permanence, parmi les grands mythes de l'humanité, mais le mythe de l'Atlantide représente beaucoup pour moi.

Je l'ai découvert en lisant les livres d'Albert Slosman, la grande hypothèse, le trilogie des origines (le grand cataclysme - les survivants de l'Atlantide - ...et Dieu rescussita à Dendhéra), la vie extraordinaire de Pythagore, Moîse l'Egyptien. Dix livres étaient prévus après Moîse, mais cette série a été interrompue par la mort de Slosman en 1981. Le dernier livre que Slosman avait prévu devait s'intituler l'Eternité n'appartient qu'à Dieu.

Dans les autres publications, on trouve l'astronomie selon les Egyptiens, le livre de l'au-delà de la vie et le zodiaque de Dendhera.

 

Les ouvrages d'Albert Slosman sont la base de ma réflexion, mais j'ai découvert les écrits d'Anton Parks.  qui parlent de ce même mythe...

 

La Bible est présente  parmi les grands mythes de l'humanité, mais le mythe de l'Atlantide représente beaucoup pour moi.

Dans les autres publications, on trouve l'astronomie selon les Egyptiens, le livre de l'au-delà de la vie et le zodiaque de Dendhéra.


Ma lecture de "La grande hypothèse" va porter surtout sur le grand cataclysme qui est sans doute une autre façon de voir le Déluge de la Bible. Je crois que tous les grands mythes de l'humanité parlent de ce qui a dû être une catastrophe naturelle que la terre aurait subi il y a 14000 ans selon Slosman. Les 3 grandes pyramides d'Egypte et le Sphinx seraient selon lui un témoignage des survivants de ce évênement à l'adresse des générations futures et un avertissement qui a un écho particulier aujourd'hui où on parle de plus en plus de fin du monde . L'émission de la chaîne 4 (apocalypse en 2012) est significative à cet égard.

 

De "la grande hypothèse", le Figaro écrivait alors: la "construction qui s'acomplit devant nous est peut être un des évênements de notre temps". Et Slosman le définissait ainsi: "c'était en définitive une histoire du monothéisme des origines à la fin du monde que j'étais en train d'écrire, en voulant démontrer que le Dieu des chrétiens était le même que le Créateur originel. L'éternel était Yahvé, mais aussi Ptah. Dieu était celui de Jésus, de Moîse, d'Abraham mais aussi d'Osiris. Et ce Dieu Un avait déjà été l'unique créateur de la Création, celui qui inspira la Loi à ses créatures! A chaque ère céleste correspondait un Fils de Dieu, un Messie".

 

"C'est une Histoire du monothéisme des origines à la fin du monde que j'étais en train d'écrire, en voulant démontrer que le Dieu des chrétiens était le même que le Créateur originel. L'Eternel était Yahvé mais aussi Ptah. Dieu était celui de Jésus, de Moîse, d'Abraham, mais aussi d'Osiris. Et ce Dieu Un avait déjà été l'unique Créateur de la Création, celui qui inspira la Loi à ses créatures. A chaque être céleste correspondait un Fils de Dieu, un Messie". Albert Slosman

 

 

 

 

 

 

 

3) LE GRAND CATACLYSME

En exergue:

"Il traitait de l'exploit le plus grand, et qui eût justement mérité d'être le plus illustre de tous ceux que cette cité ai jamais accomplis. Mais par l'effet du temps et de la mort des acteurs, le récit n'est pas venu jusqu'à nous".                               Platon (Le Critias).

"Peut-être avez-vous entendu prononcé le nom d'Atlas, et celui de la race qui descendit de lui en nombreuses générations? C'est, dit-on aussi, de lui que descendirent les nombreuses familles qui composèrent notre race. Hélas! ce fut jadis une nation heureuse et chérie de dieux aussi longtemps qu'elle honora le ciel. Jérôme Frascator (Siphilidis, chant III).


"L'histoire du monothéisme" qui est l'objet de "la grande hypothèse", fait état d'un continent englouti à la suite d'un bouleversement cataclysmique. Quoi de plus normal que d'appeler cette terre "Atlantide", en français, tout comme Platon l'avait fait à la suite du sage Solon qu'il tentait de traduire en prose. Comme on l'a vu dans les premiers articles à propos de l'histoire de Slosman, ce dernier a sa propre lecture des hiéroglyphes, qu'il estime (et moi aussi) aussi juste que le "charabia" incompréhensible sur ce sujet de l'interprétation sacrée des textes, de la plupart des Egyptologues.


Sommaire de mes messages:

1)   Le hasard existe t-il?

2)   Le destin s'écrit-il aussi?

3)   Le grand cataclysme.

4)   L'âme Atlante n'est pas perdue.

5)   Les rescapés de l'Ahâ Men Ptah.

6)   La résurrection de Ptah à Dendérah.

7)   A la découverte du grand labyrinthe, le Cercle d'Or.

8)   A la découverte de Dendérah, l'ère du Taureau

9)   L'ère du Bélier: Moïse le rebelle et Dieu oublia l'Egypte (Cambyse le fou).

10) L'ère des Poissons: Jésus le Christ.

11) L'éternité n'appartient qu'à Dieu - Pour notre temps.


 



en savoir plus:

 

Ptah (eden-saga)

 Son nom hiéroglyphique : Ahâ-Men-Ptah ou "Aîné-Couché-de-Dieu". Ce nom a été contracté dans le livre appelé improprement "livre des morts" en Amenta. Il a cependant conservé sa signification originelle , celui de "Pays des Morts", "Pays des Bienheureux", "Pays de l'Au-delà". Ce pays était représentatif de l'Eden terrestre décrit par la Bible. Les monarques successifs furent traditionnellement les Ptah-Ahâ ce qui veut dire en hiéroglyphique "Aîné de Dieu". En effet tous descendaient en droite ligne du premier Fils de Dieu, donc de l'Aîné. Si nous phonétisons en français, Ahâ se lit Ahan qui, devenu Adam, reste l'Aîné. Ptah s'écrit aussi Phtah et dans une phonétisation grecque, où pi devient phi, Phtah Ahan devient Pharaon. Et "l'Aîné" de Dieu" devient "Fils de dieu". Ainsi après le cataclysme, l'Ahâ-Men-Ptah  ("Ainé-Couché-de-Dieu") est devenu pour les rescapés Ath-Kâ-Ptah (Deuxième-Coeur-de-Dieu") et en phonétisation grecque: Aegyptos, soit Egypte en français. Les coptes sont-ils les derniers descendants de cettre race illustre? Vont-ils révéler le fameux cercle dOr dont Slosman dit qu'il dout être dévoilé en 2016?

Ce fut donc l'Eden originel où vivaient les Fils de la Lumière, ou Enfants de Dieu. L'Origine est l'Origine de chacun de nous, de tous, de tout: du ciel et de la terre, de leurs contenants et de leurs contenus! Que nous soyons athées ou croyants, nos pensées, au moins une fois se sont dirigées vers cette Origine, commune, unique, et son Créateur, qu'il soit appelé Dieu ou hasard (comme pourrait le décréter celui qui aurait vécu une partie de sa vie sans aborder l'autre). Et qui serait plus habilité pour parler de cette Origine que ceux-là même qui la vécurent et la racontèrent à leurs descendances en la gravant pour l'Eternité dans la pierre?...Ces textes dont les plus anciens se perdent dans la nuit des temps étaient déjà gravés sur les édifices religieux après le cataclysme bien avant que la hiéroglyphique ne reprenne son droit sacré. Tous concordent en une seule glorification, celle de Ptah, ou Dieu. Et tous s'achèvent en une forme de signal avertisseur, pour tenter d'éviter aux générations futures le renouvellement d'un grand cataclysme.

La métaphysique, surprenante par sa clarté, tant liturgique que théologique qui se dégage de cette connaissance prédynastique, fait dire que leurs auteurs représentaient une civilisation supérieure. Arrivée là par suite d'un exode, elle descendait d'un peuple infiniment plus antique ayant vécu sur une mère patrie disparue, mais où l'humanité vivait heureuse. Et les survivants de cet ailleurs voulurent graver dans la pierre impérissable leurs malheurs passés, afi de mieux convaincre ceux qui leur succéderaient des conséquences que leur désobéissance entraînerait immanquablement. Cette notion de divinité nécessitait un cycle de pensées abstraites dominantes et déterminantes, formé d'une longue addition d'observations, de réflexions et de méditations sur de nombreux millénaires. Ce qui explique en un certain sens, que le jour où fut atteint le maximum de spiritualité, une certaine forme d'inertie s'instaura sur toute chose et tout acte de la vie quotidiennement répétés. Les hautes pensées antiques qui relient l'âme à son Dieu furent submergées dès cet instant et cédèrent la place à un esprit purement raisonneur et des plus matérialistes. (C'est ainsi , dit Slosman, que je traduis les textes hiéroglyphiques).

Pour bien comprendre ce peuple, il faut se replonger dans la signification primitive de leur spiritualité et dans une analyse rétrospective de leur psychologie. Songeons qu'aujourd'hui, bien des gens sont obsédés et étreints par l'angoisse (arrivée de l'an 2000 il y a quelque temps, peur de la fin d'un temps ou de la fin du monde...). Pourquoi ne pas admettre que ces ancêtre ayant vécu, eux, un Grand Cataclysme, n'avertissent pas, par tous les moyens en leur possession les générations de "cadets" à naître.

Tout un peuple a vécu, bien des millénaires avant nous, un temps prévu et prédit pour arriver, sil ne revenait pas à une meilleure façon spirituelle de vivre. Tous les textes annoncent pratiquement les mêmes formules liturgiques. Slosman a choisi ceux gravés à Dendérah et groupés dans ce qui aurait dû être "l'Evangile selon les Egyptiens" s'il avait paru, consacré à la spiritualité primitive. Il l'a aussi appelée théologie tentyrique, de Tentyris, phonétisation grecque de Dendérah. Elle fait pendant à celle développée pour le culte d'Amon, le dieu solaire.Ce site est un temple, dont l'actuel est la sixième reconstruction d'après les plans originaux. Les autres sont encore enfouies sous le sable (les cherche-t-on?). cela rappelle étrangement les différentes constructions deTroie. C'est, d'après Slosman, à cet endroit précis que les arrières petits-fils des rescapés de l'exode du Grand Cataclysme parvinrent en premier après avoir parcouru des milliers de km depuis le Maroc, à travers le Sahara sans doute. (j'y vois des similitudes avec le fuite d'Egypte et l'exode des Juifs des millénaires plus tard).

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Voici le récit:

"Au commencement, ces paroles enseignèrent les ancêtres,  ces Bienheureux de la Terre première: Ahâ-Men-Ptah. Ils y vivaient pareillement aux Images du Coeur-Aimé, le Coeur-Aîné. Ainsi furent les premières paroles: - Je suis le Très-Haut, le Premier, le Créateur du Ciel et de la Terre, je suis le modeleur des enveloppes charnelles et le Pourvoyeur des Parcelles divines. J'ai placé le Soleil sur un nouvel horizon en signe de bienveillance et en gage d'Alliance. J'ai fait s'élever l'Astre du Jour sur l'horizon de mon Coeur; mais pour que cela soit, j'ai institué la Loi de la Création qui agit sur les Parcelles de mon Coeur afin de les animer dans celles de mes créatures. Et cela fut".

L'éternel est Dieu et il est à l'origine du tout. Il transmet non seulement la vie, mais son mode de vie par une prédétermination. Elle permettra de choisir entre les notions de bien et de mal et prédestinera les cycles de la terre jusque ce que le mal soit éliminé, peut-être avec les créatures qui en sont la cause. Ces rouages de la mécaniques céleste portent le nom imagé de "Combinaisons-Mathématiques-Divines". Ce sont les moteurs principaux, qui représentent les figures géométriques et les calculs mathématiques des mouvements célestes, ceux "des lumières errantes" par rapport aux "lumineuses fixes". De ces combinaisons, qui dépendent d'une seule loi formant l'univers, l'harmonie cosmique se réalise. Elles forment la base fondamentale de l'action céleste sur les Parcelles Divines,ces âmes insufflées par Dieu aux enveloppes charnelles humaines par l'entremise des "Douze" qui sont les Douze Soleils des douze constellations équatoriales célestes. Leurs radiations arrivent sur terre pour former la trame du canevas des douze souffles célestes (les Douze), qui frapperont le cortex du nouveau-né pour imprimer dans son cerveau la Parcelle divine, ou l'âme pensante humaine, essentiellement différente pour chacun grâce à deux principes:

A) Les Douze, en parvenant sur terre, ont une position propre instantanée. Elles formeront les "Combinaisons-Mathématiques"  qui seront l'assignation d'une prédétermination native dans une destinée globale prévue par le Créateur pour ses créatures.

B) Ces Douze Souffles, qui forment l'équateur céleste, sont appelées "la Ceinture" par la suite. De cette"Ceinture" émergent quatre Aînés qui sont les Quatre Souffles arrivant par les points cardinaux: Les Maîtres, dont les quatre Fils d'Horus sont les personnifications. Ce sont eux qui impriment le schéma vivant principal de l'âme.

 

Ce fut ce préambule scolastique et sacré que les pontifes qui se sont succédé durant des millénaires dans "la Maison-de-Vie" attenante au "Temple-de-la-Dame-du-Ciel" à Dendérah, ont enseigné parcimonieusement aux seuls grands-prêtres. Cette école, dont l'origine remonte à l'arrivée des premiers rescapés en Egypte après une longue période d'exode, est authentifiée par les textes et les sépultures mises au jour sous la colline des Pontifes à moins de trois km du temple. Là "reposent" les "Sages parmi les Sages", les Bienheureux ayant eu connaissance de la Volonté divine. L'un d'eux enseignait sous un Maître de la IIè dynastie, 4000ans avant notre ère,  un autre sous Khoufou, le fameux Chéops. Le scribe royal de ce dernier pharaon signale que le temple fut reconstruit par son maître suivant les données retrouvées dans les fondations originales, écrites sur des rouleaux de cuir de gazelle par les suivants d'Horus, c'est à dire par les Aînés eux-mêmes, bien avant que le roi de la 1ère dynastie ne montât sur le trône. Ce fut donc par ces descendants directs que fut transmise la Loi divine, dont "les Combinaisons-Mathématiques" devaient permettre aux humains de se diriger eux-mêmes dans la Justice et la Bonté.

Pour bien comprendre, il faut maintenant remonter bien avant cette seconde patrie, quelque 20000ans auparavant. Les ancêtres écrivaient:

"Je suis moi, né de lui-même pour devenir le Créateur des Images qui lui seront semblables après la sortie du Chaos. Elles sont les contenants des Parcelles divines qui feront d'elles, éternellement, les Bienheureux du Soleil levant s'ils conservent la stricte obéissance de ma Loi. Car je suis le Passé d'Hier qui prépare l'Avenir du Soleil grâce aux Douze."

Pour les sages antiques, comme on l'a vu, ces influences formaient le fil conducteur divin personnalisant chaque âme, qui était calculable exactement, puisque le canevas de base était reproduit suivant les mêmes coordonnées que celles qui avaient impressionné le cortex. L'âme humaine pouvait ainsi être en perpétuelle liaison avec l'âme céleste, si elle ne rompait pas elle-même l'accord préétabli dès la naissance. (Cela me rappelle étrangement le principe d'inséparabilité et de non-localisation de la physique quantique).

Ainsi, cette phrase indiquant: "Je suis le Passé qui prépare l'avenir", est également une forme d'ultimatum qu'il ne convenait pas de prendre à la légère. Les Pontifes d'Ahâ-Men-Ptah avaient fort bien délimité le problème en cernant les pouvoirs directs qu'ils accordaient aux diverses solutions combinatoires, ayant remonté fort loin dans le passé, pour étayer solidement leurs observations. D'où cette accumulation de précisions sur le pouvoir des Douze.

 

Remontons donc à une époque antérieure de 10 000 ans au Grand Cataclysme, du 25è millénaire avant notre ère. Le climat d'Ahâ-Men-Ptah était bien plus tempéré qu'aujourd'hui en son extrême nord. D'épaisses forêts recouvraient cette partie du territoire où la glace n'apparaissait pas encore. La trilogie Platonicienne donne bien des détails. Une luxuriante végétation croissait toute l'année, habitée de paisibles humais vivant dans des clairières aménagées en villages, mais aussi de grands singes d'un type disparu et ressemblant par la taille aux gorilles actuels, mais au faciès non "épaté".  Il y avait là aussi d'énormes mammouths végétariens et paisibles et des rhinocéros à quatre doigts, les acérothériums. (trouvés sur ce site d'Albi) et quelques vieux spécimens d'un gigantisme révolu et en voie de disparition. Tout au sud du continent, la nature avait étalé ses trésors les plus précieux, avec des montagnes et des plaines fertiles, d'où sortait tout ce qui peut faire les délices d'une humanité tranquille! Ces vastes étendues, propices au peuplement et à la méditation d'une race ne demandant qu'à s'élever vers son Créateur, bénéficiaient en retour, d'une abondance sans égale.

De véritables villes s'étaient édifiées, les murs étaient faits de tronc d'arbres à peine équarris, la boue séchée comblait les trous et des feuillages secs assuraient l'étanchéité du toit. Mais Ahâ-Men-Ptah eut à subir un premier bouleversement, volcanique qui forma la mer du Nord, taillant d'innombrables brèches jusqu'à l'Islande actuelle. Il y eut une période de glaciacion, accumulant les glaces en une calotte polaire. La Sibérie, région alors assez tempérée, vit "brûler" sa verdoyante végétation et anéantir les mastodontes qui n'advient pu fuir à temps.

 

Après cet avertissement, et à partir de cette date, l'histoire d'Ahâ-Men-Ptah commença réellement, la chronologie se servant de ce bouleversement que la mémoire humaine a entériné comme tel pour marquer les annales d'un début caractéristique.  Les érudits comprenaient de mieux en mieux les mouvements et les combinaisons célestes ainsi que les phénomènes bénéfiques et maléfiques qui en résultaient. Une méthode graphique fut instituée, ils observèrent attentivement et notèrent la marche des planètes, du Soleil, de la Lune, leurs figurations et leurs configurations, ainsi que celles aux formes plus géométriques des douze constellations de l'écliptique équatorial céleste, et celles encore plus lointaines (?) d'Orion et de Sirius, aux particularités singulières. Les répercussions des "Combinaisons" sur terre en découlèrent, tant en ce qui concernait le comportement des hommes que l'évolution de la nature.

A la suite du mini-cataclysme, la vie s'était regroupée plus au sud. Les villages se reformèrent, les cabanes de troncs d'arbres furent remplacées par des huttes bien plus confortables, en brique crue et résistant à la poussée animale que le bouleversement avait entraînée vers cette zone plus hospitalière. Les ours, les cerfs, les éléphants, sans parler des loups pullulèrent soudain. Un autre quadrupède apparut, qui devint rapidement la plus noble conquête de l'homme, le cheval, ce qui donna l'idée de domestiquer d'autres races: les rennes, les élans, les gloutons et les boeufs musqués. Pour la chasse, les silex de jet disparurent pour céder la place aux arcs et aux flèches qui furent vite dotés de pointes métallique aiguisées sur le silex. Car le fer avait été trouvé à même le sol, amenant la recherche de matériaux semblables. Ainsi, l'hématite devint véritablement le fer. Elle provenait d'une mine à l'extrême sud, au bord de la mer. La découverte d'autres minerais et minéraux et leur utilisation rationnelle changea complètement la physionomie de la vie des habitants. Un nouvel âge commença avec le façonnage d'outils pour tailler les pierres et les assembler, comme l'habitude avait été prise de le faire avec les briques. Puis l'idée vint de construire des édifices religieux monumentaux afin que Dieu s'y plaise et vienne et vienne lui-même y trouver abri, tout au moins en esprit.

 

Une tranche de 50 siècles s'écoula ainsi, paisiblement parmi la population, surtout celle qui vivait à la campagne. Pour elle, les intentions de la divinité étaient évidentes: toutes ses libéralités étaient étalées sous leurs pas! Il y a juste à se baisser pour récolter et en profiter. Chacun y puise selon ses besoins et sans s'inquiéter si un autre en prend plus que lui!

Durant ces longs siècles, cette nation douce ignora la haine, la guerre, la vengeance, le mépris. Elle exprimait sa joie par les fêtes populaires, où les danses et les chants s'exprimaient au mieux. A ce moment béni, naquit le premier Ahâ, l'Aîné, l'Adam. Comment? les textes ne le disent point, probablement parce que cela était encore loin du cataclysme, qui lui, fit l'objet de tous les rapports circonstanciés ainsi que des causes qui le déclenchèrent. Mais il est presque certain que l'histoire du couple royal de cette terre Edénique, Nout et Geb, était, en ce qui concerne la façon dont fut concu le dernier Ahâ, Ousir ou Osiris, le reflet exact de la naissance du premier Adam.

La prospérité régnant de plus en plus, il n'y avait rien de plus à apprendre aux hommes pour qu'ils se servent de leur intelligence et se forgent une âme à l'image de Dieu. Les céréales et les cultures y foisonnaient. Les métaux du sol, cuivre, plomb étaient puisés à ciel ouvert, l'étain et l'antimoine dans des galeries à ras de terre, le fer, l'argent et l'or étaient exploités à plus grande profondeur. Les pierres fines étaient déjà recherchées par les femmes et artistiquement taillées. Les pierres dites "précieuses", ne l'étaient pas pour leur valeur financière, mais pour leur pouvoir bénéfique: elles étaient porteuses d'influx émanant, pour chacune de ces douze pierres, d'un des douze soleils des constellations zodiacales dont elles seules captaient les émanations, les respirations. Enfin, il y avait certains minéraux rares, fort recherchés pour leurs propriétés symboliques, telle l'aurichalcite aux reflets verdâtres chatoyants, au sein desquels rougeoyait le "Brasier Ardent", le symbole d'Ath-Mer, où se renouvelait l'éternelle jouvence du coeur.

Les nombreuses forêts fournissaient toutes les sortes de bois nécessaires à la vie en société. Charpentiers et menuisiers, ébénistes et artistes utilisaient les bois durs et les essences rares, les transformant en meubles délicats de forme, ou en galères et embarcations de toutes catégories. Seul le sycomore, du type érable était formellement interdit, sauf après un rituel de bénédictions très strict.  Il était l'arbre sacré, l'An-Aubi, qu'uniquement un prêtre toujours pur pouvait approcher. Celui-ci devait en outre lui "oter la vie", après un rituel fort complexe, afin d'en extraire le "coeur" dans toute sa longueur, et en façonner les seize Tan-Auhi (les Tau, ou les Croix-de-Vie, appelées aussi "croix-ansées". Les possesseurs de ces "tabous" personnifiant le Vie étaient doués des bienfaits du Dieu Tout-Puissant. Un territoire spécial était consacré à la pousse du sycomore. Cet enclos s'appelait le Nahi et seul l'Ahâ en titre, toujours le Fils, en dehors des prêtre purs, pouvait y accéder pour y dialoguer en tête à tête avec son Père.

 

La situation se dégrada petit à petit jusqu'à ce que naisse celui  qui deviendrait le dernier souverain avant le Grand Cataclysme!

Ce fut Geb, avant dernier Ahâ de cet Eden. Son histoire, par son étrangeté, rappelle fortement celle de la Bible à deux reprises. La première concerne Eve, punie de sa cutiosité en croquant la pomme, et la seconde, Marie engendrée par Dieu, puisque Nout, l'épouse de Geb, fut dotée de son fils Ousir dans des conditions analogues. Lorsque le Pontife fixa la date du mariage de Geb et Nout, il ne restait que 51 ans à la terre d'Ahâ-Men-Ptah pour subsister au-dessus de la mer! Mais la veille du jour prévu, Nout devant devant l'enclos du sycomore sacré. Curieuse, et pensant que son titre d'épouse du Fils la mettrait à l'abri de représailles, la princesse y pénétra seule, "pour voir". Un peu lasse et étourdie par sa fugue, Nout s'assit contre l'écorce du sycomore. Les textes et les annales racontent:

"La princesse Nout appuya un peu sa chevelure contre l'écorce du magnifique tronc, si vieux et si acceuillant. Du même coup, sa tète reposa contre l'arbre, et toute entière, corps et âme, elle connut instantanément la paix avec le monde extérieur; ses yeux se fermèrent sans qu'elle s'en rende compte! Sombrant dans un sommeil irréel, Nout n'eut pas le temps d'analyser ce qui se produisait, car son étonnement se changea en frayeur lorsqu'une clarté aveuglante, irradiante, l'enveloppa toute, la pénétrant de toutes parts à la fois. Ayant l'impression de se consumer, l'effroi le plus intense se saisit d'elle, mais elle ne put ouvrir la bouche pour hurler! Elle se réduisait en cendres, se liquéfiait, tout en vivant malgré elle le jour le plus radieux que la terre eut connu depuis son origine! Malgré le calme qui curieusement l'habitait, elle tenta d'ouvrir les paupières; elle ne pouvait même pas remuer les cils. Affolée d'être paralysée, elle se sentit sombrer dans l'inconscience, lorsqu'une voix au fond d'elle même, très ferme, mais infiniment rassurante, lui dit  "distinctement": "Mon Fils Ousir est désormais dans ton sein; ne crains rien à ce propos, car tu es fille de mon premier enfant: tu es celle que j'ai choisie pour m'aider à sauver encore une fois les hommes malgré eux! Ousir sera le signe de ma Puissance et de ma Bonté. Toi, Nout, tu en seras la mère vénérée.; Tu apprendras à Ousir, par les paroles que tu prononceras, que mon coeur est en lui, et que mon âme sera toujours avec la sienne pour qu'il exerce son pouvoir souverain... Ainsi soit-il fait!."

Geb, entre temps, était prévenu par Dieu d'avoir à épouser malgré tout Nout, et d'attendre qu'Ousir soit né pour concevoir un autre fils, qui lui, serait né de la terre, et qui devrait s'appeler Ousit. Ainsi naquit l'aîné Ousir, puis sept mois plus tard, Ousit, le cadet. L'un était fils de Dieu, et l'autre, fils de Geb. D'où l'antagonisme lorsqu'Ousir  fut déclaré roi, successeur de Geb, alors que la vrai fils du souverain était Ousit, dont le nom dans la rébellion qui s'ensuivit  devint Sit, Seth pour le Grecs.  Puis naquirent les jumelles Nek-Bet et Iset, autrement dit Nephtis et Isis. Cette dernière épousa par amour Ousir, les augures annonçant que le Fils qui leur naîtrait serait le générateur de la nouvelle multitude issue des rescapés du Grand Cataclysme. L'enfant s'appela Hor ou Horus.

 

Ce fut peu avant que ce dernier prenne la succession de son père, qu'Ousit attaqua la capitale d'Ahâ-Men-Ptah avec ses troupes rebelles, déclenchant ainsi le processus de l'engloutissement du continent, car Ousir ayant été apparemment tué  coups de lance par Ousit, la colère de Dieu se déchaîna sur les créatures et sa Création.

embaumer les corps!

Ce matin là, l'astre du jour sembla absent du ciel...Tout comme le ciel lui-même, car un épais brouillard, de clarté diffuse et rougeâtre, oppressant par son épaisseur, étouffait tout! Il absorbait les bruits, la clarté du jour et de l'air, ce qui rendait la respiration difficile. Une odeur amère et piquante, semblable au natrum qui embaumait le corps de morts, flottait et faisait trembler tous les vivants. Dans la capitale, chacun sut que le moment était bien venu de régler ses comptes avec Dieu. Le sacrilège de la nuit allait trouver sa punition divine. La panique fut pratiquement indescriptible, les annales le narrent de long en large. Une grande partie de la population valide courut vers la Palais royal chercher un refuge auprès du "Maître" à qui tout était possible. Les pauvres gens ne se souvenaient même plus qu'ils se moquaient encore ouvertement la veille de celui dont ils recherchaient la protection, et qui tentait quelques plus tôt de les décider à hâter des préparatifs d'exode. Les temps étaient accomplis. Dans sa toute-puissance, le Dieu de l'éternité allait punir ses créatures des innombrables pêchers qu'elles avaient commis, et lui, qui n'avait pas su les en empêcher, subirait le même sort. Des craquements sinistres montèrent des profondeurs, faisant trembler les pieds, puis le corps entier! Les pleurs, les cris de pitié, les hurlements, l'angoisse de toute une foule qui tentait d'implorer ce qu'elle avait bafoué et renié semblèrent suprêmement vains. Geb survint à ce moment, las et fourbu, mais tentant de faire acte de présence en l'absence de son fils, le Maître vers qui le peuple se tournait pour attendre un secours. Des clameurs s'élevèrent car il apparaissait de nouveau comme un Fils de Dieu. Mais il ne se sentait plus de taille à reprendre une autorité qui n'était plus la sienne, mais uniquement celle d'un dieu en colère. Pourtant ce moment si tragique avait été prédit si souvent et si longuement mûri avant son accomplissement.

pirogue de papyrus

Dans la rade, des milliers de barques  "mandjits", réputées insubmersibles, avaient été stockées et renfermaient un équipement complet de survie. Le vieux roi ordonna que les portes soient grandes ouvertes et que les militaires prennent position pour que les départs aient lieu dans le meilleur ordre possible. Le peuple, lui, descendait en se bousculant, en courant, traînant à sa suite un bric-à-brac invraisemblable d'ustensiles! Des volcans calmés depuis des millénaires se trouvèrent soudain pris de contractions. La pression des feux souterrrains devint telle qu'ils lancèrent haut dans le ciel une véritable pluie de terre pulvérulente s'agglomérant au brouillard et retombant jusque sur Ath-Mer. Une pluis solidifiée s'abattit sur la foule en marche vers les ports, écrasant les uns, assommant les autres; et l'enfer se déchaîna partout. Ce fut une ruée vers la rade, chacun abandonnant tout ce qu'il avait de précieux, Sur le port, une peur animale balaya tout sentiment humain; les militaires, résistant difficilement à leur propre angoisse, furent soudain renversés, écrasés, foulés aux pieds par une horde prenant d'assaut les frêles embarcations de papyrus, tressées extrêmement serré, puis enduites de résine et enfin de bitume pour les rendre imputrescibles et indestructibles. La terreur qui les tenaillait, et l'horreur de l'évènement incroyable qui se produisait firent perdre à cette horde toute notion de sécurité. Au lieu de ne monter qu'à dix personnes, les fuyards prirent les premières ""mandjits" d'assaut en se battant mortellement. Si bien que la première flottille sombra avant de partir avec tous ses occupants. Les volcans crachèrent alors la colère divine, recouvrant de lave les villages avoisinants. Les habitants, terrorisés, qui s'étaient calfeutrés dans leurs maisons, furent ensevelis sois un fleuve incandescent. Les montagnes ne résistèrent plus aux secousses imprimées au sol, des flancs se déchirèrent de toutes parts, d'autres éclatèrent et se volatilisèrent. Le tumulte atteignit son paroxysme, ce n'étaient plus quelques milliers, mais des centaines de mille que la terreur paniquait, qui se pressaient, se débattaient, s'entre-tuaient, plus aucun soldat n'assurant la sauvegarde des embarcations. Une poussée irrésistible se produisit, qui jeta les premiers rangs dans l'eau, les "mandjits" du bord ayant coulé de leur trop-plein de passagers. Les autres réussirent à vaincre la marée humaine et et embarquèrent loin du goulet d'étranglement afin de pas couler leurs frêles esquifs avant de détacher les amarres.

 

C'était la fin de tous et de tout! La capitale et le continent tout entier s'affaissèrent rapidement sous l'eau!...

Ce fut le 27 juillet 9792 avant notre ère, et cette date est certaine grâce à la carte du ciel gravée au plafond d'une salle du temple de Dendérah, plus connu sous le nom de "zodiaque", dès le moment de sa découverte par les savants qui accompagnaient le Général Desaix lors de la campagned'Egypte, déclenchée par Bonaparte.

 

A suivre le prochain article: "L'âme Atlante n'est pas perdue".

 

 

 

 

09:40 Écrit par pascal dans la grande hypothèse | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : atlante, ptah, dendérah, aha-men-ptah, ousir, nout, mandjit | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook