19/10/2011

La grande hypothèse 9) Partie 2: Et Dieu oublia l'Egypte (Cambyse le fou).

 

La grande hypothèse 9) Partie 2: Et Dieu oublia l'Egypte (Cambyse le fou).

La partie 1 a traité:  L'ère du Bélier -Moïse le Rebelle.



le taureau Apis




a) Préambule:

La Bible est présente  parmi les grands mythes de l'humanité, mais le mythe de l'Atlantide représente beaucoup pour moi.

Je l'ai découvert en lisant les livres d'Albert Slosman, la grande hypothèse, le trilogie des origines (le grand cataclysme - les survivants de l'Atlantide - ...et Dieu ressuscita à Dendhéra), la vie extraordinairede Pythagore, Moîse l'Egyptien. Dix livres étaient prévus après Moîse, mais cette série a été interrompue par la mort de Slosman en 1981. Le dernier livre que Slosman avait prévu devait s'intituler l'Eternité n'appartient qu'à Dieu.

Dans les autres publications, on trouve l'astronomie selon les Egyptiens, le livre de l'au-delà de la vie et le zodiaque de Dendhera.


Ma lecture de "La grande hypothèse" va porter surtout sur le grand cataclysme qui est sans doute une autre façon de voir le Déluge de la Bible. Je crois que tous les grands mythes de l'humanité parlent de ce qui a dû être une catastrophe naturelle que la terre aurait subi il y a 14000 ans selon Slosman. Les 3 grandes pyramides d'Egypte et le Sphinx seraient selon lui un témoignage des survivants de ce évènement à l'adresse des générations futures et un avertissement qui a un écho particulier aujourd'hui où on parle de plus en plus de fin du monde . L'émission de la chaîne 4 (apocalypse en 2012) est significative à cet égard.


De "la grande hypothèse", le Figaro écrivait alors: la "construction qui s'accomplît devant nous est peut être un des évènements de notre temps". Et Slosman le définissait ainsi: "c'était en définitive une histoire du monothéisme des origines à la fin du monde que j'étais en train d'écrire, en voulant démontrer que le Dieu des chrétiens était le même que le Créateur originel. L'éternel était Yahvé, mais aussi Ptah. Dieu était celui de Jésus, de Moise, d'Abraham mais aussi d'Osiris. Et ce Dieu Un avait déjà été l'unique créateur de la Création, celui qui inspira la Loi à ses créatures! A chaque ère céleste correspondait un Fils de Dieu, un Messie".


"C'est une Histoire du monothéisme des origines à la fin du monde que j'étais en train d'écrire, en voulant démontrer que le Dieu des chrétiens était le même que le Créateur originel. L'Eternel était Yahvé mais aussi Ptah. Dieu était celui de Jésus, de Moise, d'Abraham, mais aussi d'Osiris. Et ce Dieu Un avait déjà été l'unique Créateur de la Création, celui qui inspira la Loi à ses créatures. A chaque être céleste correspondait un Fils de Dieu, un Messie". Albert Slosman

Sommaire de mes messages:

1)   Le hasard existe t-il?

2)   Le destin s'écrit-il aussi?

3)   Le grand cataclysme.

4)   L'âme Atlante n'est pas perdue.

5)   Les rescapés de l'Ahâ Men Ptah.

6)   La résurrection de Ptah à Dendérah.

7)   A la découverte du grand labyrinthe, le cercle d'or.

8)   A la découverte de Dendérah, l'ère du Taureau

9)   L'ère du Bélier: Moïse le rebelle et Dieu oublia l'Egypte (Cambyse le fou).

10) L'ère des Poissons: Jésus le Christ.

11) L'éternité n'appartient qu'à Dieu - Pour notre temps.


b) Contenu de l'article.

Partie 2: Et Dieu oublia l'Egypte (Cambyse le fou).



A peine le dernier quart de navigation solaire le long du "Grand Fleuve Céleste"  en Bélier fut-il commencé, qu'Israël et l'Egypte perdirent leurs identité dans le même temps! Les Hébreux furent déportés en Babylonie, et les Perses transférèrent 500 000 prisonniers égyptiens vers leur pays, où très peu arrivèrent vivants. Ainsi, les défenseurs de l'ère du Bélier furent balayés de leurs deux mères patries. Moîse  et Akhénaton n'avaient pas réalisé leur rêve d'un monothéisme défenseur des droits de chaque humain à vivre dans la paix de Dieu sur Terre.  Les cinq siècles restant à accomplir jusqu'à l'entrée du Soleil dans la constellation des Poissons virent un énorme brassage de population dans ce Proche-Orient au courant de toutes les prophéties devant s'accomplir avant l'ère nouvelle. Chaque pays faisait tout pour influer sur les évènements pour qu'ils tournent en faveur du plus fort ou du plus malin. Le troisième livre de Manéthon qui énonce les noms et titres des 66 derniers pharaons présente une division remarquable des dynasties. Les "hauts faits" ayant marqué le règne de Cambyse nous sont connus par le récit d'Hérodote dans son Voyage en Egypte.

L'impiété s'implantant de plus en plus et une nouvelle idolâtrie introduite par les Grecs appelés en renfort par le pharaon Amosis amenèrent les Perses à agir rapidement. C'est pourquoi, les temps s'accomplissant, Dieu oublia l'Egypte pour punir tout ce méchant monde! Les Perses, avec Zoroastre, leurs Mages et leurs Prophètes, connaissaient l'attente anxieuse dans laquelle vivaient les égyptiens. Ceux-ci savaient leur fin inéluctable! Les Combinaisons-Mathématiques-Divines en avaient décidé ainsi! Comme dans les temps les plus reculés d'Ahâ-Men-Ptah, les Maîtres de la Mesure et du Nombre l'avaient assuré. Les Perses, de leur côté, le reconnaissaient formellement. Leurs prêtres profitèrent de l'occasion d'un Cambyse, un esprit faible dans un corps malade, dont la violence des idées l'emportait dans son désir de tout soumettre à sa volonté pour l'influencer vers une guerre sainte. Or, il y avait une certitude que les égyptiens se laisseraient tuer sur place plutôt que de se défendre devant la fatalité... Et l'armée de Cambyse fonça vers la conquête des zoolâtres en une guerre sainte destinée à anéantir le Taureau Apis!

Car les Mages persans étaient certains que si Amon-Râ arrivait à la fin de son ère du Bélier, il n'en n"allait pas de même de ceux qui vénéraient le Dieu-Un, cet Osiris qui leur faisait peur! Il leur fallait détruire cette entité s'ils voulaient conserver en Perse leur puissance religieuse. Mais aucun des "Mages" n'avait prévu que Cambyse deviendrait complètement fou, et ferait en définitive échouer ce pourquoi il était venu en Egypte. Pythagore (dont les lectures ont permis à Slosman de mieux connaître cette époque), était en 525 avant J.-C.Christ à Dendérah, année de l'invasion persane. Le Grand Sage fut fait prisonnier et amené en Perse en position privilégiée car il était grec, donc en paix avec les envahisseurs. Sa qualité de Sage possesseur de toute la Connaissance antique le protégea efficacement. Voir Le 1er tome de "la vie extraordinaire de Pythagore" (1979) et le "Biblion" (livre des Lois Morales et Politiques de l'époque) de A. Slosman Le le 2ème tome n'a pu paraître car l'Ayatollah Khomeiy était retourné en Iran et il était impossible de se rendre sur place.

 

Revenons sur les bords du delta du Nil, là où habitait Amosis peu avant qu'il ne meure et que Psammétique prenne sa place pour six mois seulement , tué d'horrible façon, des mains même de Cambyse. Nous sommes ici sous la XXVI ème dynastie, dite "Saîte", comprenant 9 pharaons de 702 à 725 de notre ère.


Phararon N°    Nom GRECS            Durée         Datation      Fait marquant du règne.

de règne

XXVI ème dynastie.

234                   Ouahibripasem        54 ans        664-610 Rénovateur de l'antique religion de Ptah

235                   Nékao II                     15 ans         609-595

236                   Neferibrepsem         18 ans         594-588      Psammétique II

237                   Hâibria                      19 ans         588-569      Apriés en grec.

238                   Khnou-Iâmet             44 ans         569-525      Amosis en grec.

239                   Ankhrepsem             6 mois         525              Fut étranglé par Cambyse


XXVII ème dynastie

240                   Cambyse                 1an et demi 525-523     Termina fou, perdu dans le désert

241                   Darius 1er                37 ans         523-486

242                   Xerxès 1er               20 ans         486-466

243                   Artaxersès               41 ans         466-425

244                   Darius2è                  19 ans         425-405


Sans remonter au temps des Raméssides, les annales montrent que que l'implantation Hellène dans la delta du Nil débuta sous Houahibrêpsem, ou Psammétique 1er, qui détint le sceptre de 664 à 610 avant notre ère, soit plus d'un demi siècle! Ce roitelet avait de graves problèmes pour se maintenir à son poste. Un jour, il fut prévenu de l'accostage inopiné d'un groupe d'Ioniens venant "explorer" les terres, ce qui ne s'était encore jamais vu! ceux-ci aidèrent Psammétique à asseoir son autorité et à la grandir.en luttant à son côté pour conquérir le Sceptre de souverain, puis à le conserver durant plus de 50 ans d'un règne où le renouveau fut à l'honneur.Des concessions furent accordées aux Ioniens, puis à des Cariens, à des Samiens et à des Milésiens arrivés en masse avec leurs familles pour défendre la pharaon, puis commercer entre l'Egypte et les cités de la grande Gréce. Pour les Grecs, le plus important fut la découverte de cette civilisation bien plus antique que la leur! Ce fut en ce temps-là que Solo, le Sage des Sages, pénétra en Haute-Egypte où il vécut dans une oasis à l'ouest de Thèbes, chez des Samiens. Il y apprit la hiéroglyphique en 4 ans. C'est à cet érudit que nous devons la première étude sur Ahâ-Men-Ptah, qu'un siècle et demi plus tard, Platon devait reprendre sous le nom d'Atlantide! Psammétique fut non seulement un fin diplomate et un commerçant avisé, mais également un rénovateur des us et coutumes des Aînés de son antiquité. Il y eut une formidable renaissance des arts et un retour aux canons spirituels des IIIe et IVe dynasties! On y vit revivre les formes les plus anciennes de l'écriture hiéroglyphique qui remirent à l'honneur les services divins de Ptah et les lithurgies tombées dans l'oubli, dont profitèrent surtout les étrangers. Jusqu'à Ahâ-Iabra, le prédécesseur d'Amosis, qui avait un corps d'élite de soldats grecs de 30 000 hommes, il en fut ainsi. Ce règne est fort connu, car la Bible le retranscrit par Ophra et les Grecs par Apriès. En effet, en 586, Sédécias, roi de Juda lui demanda d'envoyer son armée pour combattre Nabuchodonosor en Syrie. Mais ce fut un grave échec, car des deux côtés se trouvaient des mercenaires grecs. Quand l'armée se retira, Jérusalem fut prise et mise à sac. Le prophète Jérémie était parti avec les troupes d'Apriès et il resta en Egypte dans la forteresse de Tachpanès.Cela nous vaut un des plus beaux passages bibliques où il tourne en dérision l'Egypte dont il ne restera plus une pierre sur l'autre qu'une adoration à la "génisse" par des taureaux grecs.

Et en effet, ce qui devait se produire un jour survint: les Lybiens demandèrent de l'aide à Apriès contre les Doriens de Cyrène. Les troupes grecques appelées à la rescousse tombèrent dans une embuscade et furent massacrés par leurs frères Doriens. D'où une véritable émeute entre mercenaires. Apriès envoya son général, Amosis pour traiter avec les rebelles. Il était célèbre pour son ivrognerie et ses manières déplaisantes. Lorsque les rebelles offrirent de faire de lui le pharaon, s'il ralliait leur cause avec le restant de l'armée, il accepta et prit la direction des opérations.  En quelques semaines Amosis déposait Apriès et se faisait couronner pharaon! Deux ans plus tard, Apriés s'évadait mais ses partisans furent écrasés et il fut assassiné sur le bateau dans lequel il tentait de s'enfuir. Amosis restait le seul maître et in devint un véritable tyran qui s'attacha à correspondre et à entretenir des relations de bon voisinage avec tous les petits potentats grecs. Tel Polycrate, le tyran de Samos, qui lui envoya Pythagore pour l'initier à la sagesse antique. Tel Thalès de Milet, avec qui il eut de cordiales relations. Il fut perspicace, en rassemblant tous les grecs dans une même ville: Naucratis, où ils eurent le droit de s'administrer par eux-mêmes et de construire des temples pour honorer leurs dieux. En fait, son long règne, près de 50 ans fut très prospère pour l'Egypte qui retrouvait un esprit nationaliste. La ferveur religieuse était délibérément laissée de côté par ce pharaon qui aimait le bon vin, la bonne chère et ses concubines. Les prêtres n'avaient l'entrée au Palais Royal de Saïs, et Amosis ne tenait aucun compte des prophéties à propos de l'ère du Bélier et de la fin de l'Egypte. Pourtant Amosis aurait dû écouter les prophéties car, durant son règne, Cyrus le Grand vainquit Babylone et toute l'Asie Mineure avant de pénétrer en Egypte. En 527, Cyrus envoya des ambassadeurs à Saîs pour proposer un "traité de bon voisinage". Amosis, fou de rage, les fit assassiner sans même les recevoir. Aussi, lorsque deux ans plus tard, après la mort d'Amosis et de Cyrus, leurs successeurs en viendront aux mains, les plus terribles outrages seront commis.


Cambyse  déclara le guerre à Psammétique en 525, aussi bien par surprise que pour agir selon les configurations célestes bénéfiques prédites par les Mages. Une seule bataille décida du sort de l'Egypte, car le jeune pharaon n'avait pas du tout la carrure militaire d'Amosis. Les Perses traversèrent le Delta sans coup férir pour pénétrer à Memphis et à Saîs. Les troupes dévastèrent Memphis. L'affront commis contre les ambassadeurs perses deux années auparavant par Amosis ne pouvait être effacé que par le sang, et la vengeance allait être terrible!

Lorsque le Palais Royal avait été inverti, toute la famille pharaonique avait été amenée à Memphis pour y attendre les décisions de Cambyse. Là se trouvaient déjà les familles princières et la haute noblesse égyptienne. Toutes les femmes et jeunes fille, quelque soit leur âge, avaient été données aux soldats victorieux. Quand aux 2000 hommes, ils avaient été tous attachés les uns aux autres par le cou, à peine libres de d'assurer leur respiration, pour ne pas mourir asphyxiés ou étranglés. Ils avaient attendu, ainsi harnachés, parqués durant 4 jours, que Cambyse se décide à les faire comparaître devant lui. Cela se passa dans la grande cour du temple d'Ath-Kâ-Ptah, toujours autant abhorré de Cambyse. Il avait fait sortir le trône du pontife, et c'est avec un reniflement de dégoût qu'il vint s'y asseoir lorsque les 2000 hommes puant dans leurs immondices furent agenouillés en l'attente de la sentence. Au pied du trône, étalés de tout leur corps, Psammétique, son épouse, son fils et ses trois filles, tous dénudés entièrement, attendaient dans l'angoisse et dans l'impossibilité de se retourner pour voir ce qui se passait, étant allongés depuis plusieurs heures dans cette position, avant même l'arrivée des 2000 hommes enchaînés par le cou les uns aux autres! Pour parvenir à son siège, Cambyse piétina sauvagement le corps du pharaon et de sa progéniture, puis li leur donna l'ordre de se redresser et de s'agenouiller. Ce qu'ils firent, à l'exception de Ladicée, l'épouse de Psammétique, qui s'évanouit en retombant sur le sol. Le pharaon et son fils, à genoux, durent regarder leurs 2000 plus fidèles compagnons passer au fil de l'épée, avant d'avoir la tête tranchée! Il fallut cinq heures pour que cesse la boucherie!...

Mais Cambyse n'était pas satisfait; il fit trancher la tête du fils du roi, qui retomba dans une véritable mer de sang. Après quoi, il redescendit de son siège en ricanant et il souleva Psammétique par les cheveux, jusqu'à ce qu'il fut à sa hauteur, avant de le lâcher d'un geste vif et de l'attraper par le cou pour l'étrangler de ses doigts puissants. Ce fut ce moment que choisit la douce Ladicée pour reprendre conscience. Elle poussa de tels hurlements qu'elle en devint manifestement folle. Excédé, Cambyse lui enfonça son poignard dans le sein gauche afin de ne plus l'entendre. Cette mort valut sans doute mieux pour elle, car ses filles furent données en pâture aux trois chefs des armées qui les emportèrent sur leurs épaules ...

A partir de ce jour, les folies de Cambyse allèrent crescendo. Hérodote raconte sa seconde exaction quelques semaines plus tard. La cour du temple avait été nettoyée et , ô surprise, un taureau répondant aux normes de la divinité céleste avait enfin été trouvé pour remplacer celui mort depuis 26 mois et dont la mort avait été rendue responsable des atrocités commises , plus aucun protecteur en Ath-Kâ-Ptah ne veillant sus ses créatures. Les prêtres tombèrent en adoration devant le nouvel Apis, résurrection vivante d'Osiris, qui allait tous les sauver du désastre. Hérodote raconte avec force détails dans son livre deuxième, les atrocités qui s'ensuivirent (page 217 de "la grande hypothèse"). Cette folie fut suivie par beaucoup d'autres. Mais une idée fixe prenait corps dans l'esprit fêlé du roi de Perses: "s'il venait à mourir, qu'adviendrait-t-il de lui?" Il ne croyait plus dans la valeur des Mages ni de leurs dieux. Par contre, il avait pu se rendre compte de la foi des prêtres égyptiens qui se laissaient tous pourfendre sans crier ni se défendre, en priant simplement leur Dieu Osiris.

Son dépit de ne pas connaître le grand secret ne dura point, car il apprit que le grand temple de ce Dieu de l'Egypte était au sud du pays, et non au nord, près de Thèbes. Il prit une nouvelle fois la tête de ses troupes et se conduisit en envahisseur omnipotent, mettant Thèbes à feu et à sang, détruisant, pillant, volant et violant tout ce qui se présentait. Il criait et riait en un délire incessant: "cassez-moi tous ces béliers! fini le temps des béliers! C'est la taureau Apis qui est le Dieu! je veux honorer Osiris dans son Royaume...".

Ce fut pendant que le roi des Perses était à Dendérah que Pythagore était fait prisonnier devant Thèbes. Voici un résumé de la scène, décrite dans "la vie extraordinaire de Pythagore" de Slosman,  totalement exacte dans son contexte: dialogue entre le chirurgien perse et le sage grec Pythagore.

"Phytagore, blessé et évanoui, se réveille.

-Ma faiblesse devrait me dispenser en ce moment d'un dialogue, toi qui dois être médecin érudit. Puis-je m'enquérir à mon tour de l'endroit où je suis, et qui tu es?

-Je suis Naboniram, le deuxième médecin de notre roi, Cambyse; je suis celui qui coupe les membres... ou les rafistole selon les cas et le grade des blessés! L'anatomie et les os du squelette sont mon domaine. Ton esclave ayant assez hurlé que tu étais grec, pour être entendu non seulement de la troupe, mais des chefs de nos armées, que tu as été amené sous ma tente avec une bonne escorte.  Tu avais la jambe cassée à mi-cuisse, et la cassure était bien nette. Tu étais sans connaissance, mais ton coeur battait normalement, c'est ce qui m'a permis d'utiliser une technique que j'avais apprise d'un médecin arrivé d'Asie.

-Tu as beaucoup de chance Pythagoras! Tu as toujours ta jambe et tu remarcheras bientôt... N'ayant pas à craindre que tu remues et t'agites, j'ai coupé les chairs et remis très exactement les deux morceaux d'os l'un s'emboîtant dans l'autre.Après quoi, j'ai placé et maintenu deux lamelles d'or fin à la cassure. Puis j'ai refermé les chairs sur le tout en plaçant tout autour un matelas d'herbes spéciales pour éviter toute inflammation. Enfin, deux planches maintiennent ta jambe totalement immobile, car un tissu blanc entoure le tout solidement...

-Quand je disais que tu avais eu beaucoup de chance, c'était aussi pour l'or! Car ici, à Thèbes, il y en avait tellement et tellement partout, que personne n'a élevé la plus petite protestation lorsque j'ai prélevé ces deux lamelles en or d'un pagne d'un dieu-bélier...

-Et comme dans ta cuisse, tu as de l'or d'un dieu, tu as la chance de devenir toi-même un dieu!... Tu es "Pitagoras Cuisse d'Or!..." Ce sera ton nom en langue perse durant ton séjour dans notre pays.

-En Perse?

-Eh oui, Pitagoras Cuisse d'Or,! J'ai été chargé de te recoudre afin que tu puisses rejoindre nos savants dans un premier temps à Ectabane, où se trouve un observatoire du ciel...

-Je suis donc prisonnier, malgré l'amitié que vous portez aux grecs?

-Euh non, étranger. Tu seras notre invité d'honneur durant quelque temps. Pas notre prisonnier! Les égyptiens, eux, en troupeaux enchaînés, sont partis à pied, à travers le désert brûlant, par centaines de milliers. Toi, tu iras en Perse avec nous, assis sur un âne, ou sur un chariot, lorsque ta jambe sera libérée de son pansement.

Mais cela ne laisse pas entrevoir la réalité, car déjà les médecins ont un statut différent. Il n'en n'allait pas de même avec les soldats.

Le jeune prêtre qui avait sauvé Pythagore lui raconta plus tard ce qui s'était passé à Thèbes. Cela dépassait en horreur tout ce qui a été raconté jusqu'à présent.


l'armée de Cambyse

Revenons maintenant à Cambyse, qui, dans le même temps, avec une petite troupe "d'élite" à sa dévotion, parvenait devant devant le pylône d'entrée du temple d'Isis à Dendérah. Le collège des prêtres était déjà rassemblé dans la grande cour, à l'entrée de la salle hypostyle, sans montrer apparemment la moindre crainte. Voici, résumé, ce qui se passa:

Quelque peu désarçonné par ce calme et ce silence ambiant, Cambyse trépigna d'impatience , après avoir fixé le sourire d'Isis qui se reflétait de pilier en pilier, semblant le narguer. Il interpella le pontife Khan-Fé , dans sa longue tunique blanche, en une violente diatribe:

-Je suis désormais le roi de ce pays. Tout m'appartient, même le titre de Per-Ahâ. C'est pourquoi je veux que tu me conduises là où réside Osiris, ton Dieu. Je veux lui parler!

Le pontife réprima un sourire de dédain avant de répondre en langue persane:

-Tu es bien le maître d'Ath-Kâ-Ptah, Cambyse; mais Osiris n'est perceptible que par ceux qui ont un coeur pur...

Cambyse trépigna de plus belle.

-Eh bien, quoi! n'ai-je pas un coeur pur?

Le pontife ne répondant pas à cette question aberrante, le roi des perses s'approcha...

-J'ai détruit les temples du Soleil à Thèbes et j'ai amassé leur or à mon profit. Mais je veux bien en remettre une partie à ton Dieu en gage de bonne foi....

-Tu peux abattre nos temples, tuer nos prêtres, mais tu n'obligeras jamais Osiris à à te parler. Ou alors, crains sa colère, car elle sera à la mesure de de tes fautes, qui sont impardonnables!

Cambyse leva le poing vers le visage du pontife qui ne recula pas d'un millimètre. La bave aux lèvres, il se retint à temps. Il baffouilla:

-Conduis-moi, conduis-moi vers ton Dieu... vite, avant que je ne t'écrase!

-Soit Cambyse, mais tu n'es pas préparé pour cette rencontre.

Le pontife se retourna pour entrer dans le temple. Les grands-prêtres ouvrirent un passage pour le laisser passer. Cambyse suivit précipitamment, accompagné d'une vingtaine de soldats. Mais parvenu devant le petit escalier descendant vers la crypte de la résurrection d'Osiris, le pontife s'arrêta pour faire signe aux militaires de ne pas aller plus loin. Ceux-ci s'arrêtèrent, manifestement satisfaits de ne pas descendre vers l'inconnu qui les remplissait d'effroi. Un prêtre tendit à son chef religieux une torchère embrasée et les deux hommes descendirent pendant que la voix du pontife résonnait étrangement.:

-Tu veux voir le lieu où demeure le Fils-Aîné de Dieu: nous y allons! Il y a 12 cryptes comme celle-ci, tout autour du temple. Chacune personnifie les douze "Coeurs" du ciel, qui forment la grande ceinture qui régit toutes les Combinaisons-Divines.La demeure d'Osiris est celle de l'Âme du Monde, car chacune des Parcelles de cette âme est implantée dans les corps humains à leur naissance. Tout au long de leur marche dans le couloir, les formes gravées semblaient prendre vie sous les reflets changeants de la lueur des flammes. Cambyse sentit une sueur froide lui étreindre le dos, mais il voulut aller jusqu'au bout afin de parvenir à la vie éternelle. Il était devenu le pharaon, donc l'égal d'Osiris: il ne devait pas avoir peur! Peur de quoi?...

-Eh quoi, est-ce là ton Dieu? Mais il est mort!...

-Il était mort, mais il est ressuscité. Son épouse et sa soeur ont rappelé sa Parcelle Divine du centre de l'Âme du Monde, pour juger les vivants et les morts!

-Je ne te crois pas pontife! Ceci est une histoire pour faire peur au peuple et le pressurer pour vous engraisser tous. Qu'il me juge en chair et en os, s'il est ressuscité!...

-Regarde Cambyse, regarde avec tes yeux ouverts, si ton esprit reste fermé. Tu veux parler à Osiris: le voici! Agenouille-toi et demande pardon pour toutes les horreurs que tu as commises. Si tu ne meurs pas foudroyé et si ton âme n'es pas réduite en cendres sans espoir de renaître dans l'Au-delà de la vie terrestre, alors c'est moi qui périrai, car Osiris ne peut tolérer de pareilles infamies! a Agenouille-toi, Cambyse, et attends la mort éternelle!

Le roi éleva ses deux mains, comme pour éloigner la vision du mur et il cria:

-Non! Non! Ramène-moi au soleil! Le soleil, vite, vite...Je brûle, je brûle!...

Le pontife repoussa d'un geste de mépris le roi qui s'agrippait à son bras, enflammant ainsi sa tunique sans s'en apercevoir:

-Arrière Cambyse, je t'avais prévenu! Retournons à l'air libre, mais il est trop tard pour sauver ton âme.


La vengeance de Cambyse fut terrible. Il fit tuer tous les prêtres et détruire le temple qui ne fut reconstruit que trois siècles plus tard sous les Ptolémées.Le roi des perses poursuivit de sa folie tous les lieux de culte en Egypte. Ce fut devant le Sérapéum de Saqqarah qu'il devint totalement fou! La chronique raconte qu'après avoir ordonné la destruction de tous les sarcophages contenant les corps des taureaux momifiés, puis de les entasser et les brûler, il ôta soudain son casque, son bouclier et se précipita en hurlant dans le désert en criant qu'il brûlait!... Ce fut ainsi que le fou sanguinaire disparut de l'histoire. Si les 64 taureaux Apis furent sauvés, il ne restait plus grand-chose de la spiritualité de l'antique Ath-Kâ-Ptah.


Pourtant, durant l'occupation gréco-romaine qui suivit celle des Perses  et avant l'entrée du Soleil dans la constellation des Poissons, le grand Alexandre, tombé amoureux de l'Egypte, commença la restauration des lieux du culte. Mais ce fut un ultime sursaut. Les véritables monothéistes s'assemblèrent en une population spirituelle différente, qui garda le patronyme de "Coeur-de-Dieu": Kâ-Ptah, qui devint Koptos en grec et copte en français.

Leur signe de ralliement fut un poisson gravé sur un scarabée  dans l'oeil d'Isis, pour tromper ceux qui voulaient leur perte en les empêchant de se réunir. Avec l'entrée dans l'ère des Poissons, le Messie apparut. Et le poisson devint le symbole des premiers chrétiens.








 







16/10/2011

la grande hypothèse 8) A la découverte de Dendérah, l'ère du Taureau en Ath-Kâ-Ptah. Partie 1

8) A la découverte de Dendérah, l'ère du Taureau en Ath-Kâ-Ptah. Partie 1


Le Taureau céleste . 'Europe)



La Bible est présente  parmi les grands mythes de l'humanité, mais le mythe de l'Atlantide représente beaucoup pour moi.

Je l'ai découvert en lisant les livres d'Albert Slosman, la grande hypothèse, le trilogie des origines (le grand cataclysme - les survivants de l'Atlantide - ...et Dieu ressuscita à Dendhéra), la vie extraordinairede Pythagore, Moîse l'Egyptien. Dix livres étaient prévus après Moîse, mais cette série a été interrompue par la mort de Slosman en 1981. Le dernier livre que Slosman avait prévu devait s'intituler l'Eternité n'appartient qu'à Dieu.

Dans les autres publications, on trouve l'astronomie selon les Egyptiens, le livre de l'au-delà de la vie et le zodiaque de Dendhera.


Ma lecture de "La grande hypothèse" va porter surtout sur le grand cataclysme qui est sans doute une autre façon de voir le Déluge de la Bible. Je crois que tous les grands mythes de l'humanité parlent de ce qui a dû être une catastrophe naturelle que la terre aurait subi il y a 14000 ans selon Slosman. Les 3 grandes pyramides d'Egypte et le Sphinx seraient selon lui un témoignage des survivants de ce évènement à l'adresse des générations futures et un avertissement qui a un écho particulier aujourd'hui où on parle de plus en plus de fin du monde . L'émission de la chaîne 4 (apocalypse en 2012) est significative à cet égard.

 

De "la grande hypothèse", le Figaro écrivait alors: la "construction qui s'accomplît devant nous est peut être un des évènements de notre temps". Et Slosman le définissait ainsi: "c'était en définitive une histoire du monothéisme des origines à la fin du monde que j'étais en train d'écrire, en voulant démontrer que le Dieu des chrétiens était le même que le Créateur originel. L'éternel était Yahvé, mais aussi Ptah. Dieu était celui de Jésus, de Moise, d'Abraham mais aussi d'Osiris. Et ce Dieu Un avait déjà été l'unique créateur de la Création, celui qui inspira la Loi à ses créatures! A chaque ère céleste correspondait un Fils de Dieu, un Messie".

 

"C'est une Histoire du monothéisme des origines à la fin du monde que j'étais en train d'écrire, en voulant démontrer que le Dieu des chrétiens était le même que le Créateur originel. L'Eternel était Yahvé mais aussi Ptah. Dieu était celui de Jésus, de Moise, d'Abraham, mais aussi d'Osiris. Et ce Dieu Un avait déjà été l'unique Créateur de la Création, celui qui inspira la Loi à ses créatures. A chaque être céleste correspondait un Fils de Dieu, un Messie". Albert Slosman

Sommaire de mes messages:

1)   Le hasard existe t-il?

2)   Le destin s'écrit-il aussi?

3)   Le grand cataclysme.

4)   L'âme Atlante n'est pas perdue.

5)   Les rescapés de l'Ahâ Men Ptah.

6)   La résurrection de Ptah à Dendérah.

7)   A la découverte du grand labyrinthe, le cercle d'or.

8)   A la découverte de Dendérah, l'ère du Taureau

9)   L'ère du Bélier: Moïse le rebelle et Dieu oublia l'Egypte (Cambyse le fou).

10) L'ère des Poissons: Jésus le Christ.

11) L'éternité n'appartient qu'à Dieu - Pour notre temps.


A la découverte de Dendérah, l'ère du taureau en Ath-Kâ-Ptah, partie 1).

Notes préliminaires.:

"Il est  temps de na plus étudier seulement pour eux-mêmes ces renseignements enlevés au hasard des tombeaux ou à un temple, mais de rechercher la raison de leurs présences, la place relative qu'ils occupent, le lien qui les réunit entre eux; en mot d'analyser la pensée qui a composé les monuments qui les renferme. L. de Rochemonteix Rapport au ministère de l'Instruction publique, mai 1878)."

"Dendérah! Ce nom évoque chez tous ceux qui on fait le pèlerinage classique de l'Egypte en felouque sur le Nil la première vision réelle de la beauté la plus pure et la plus antique qu'ils aient eu d'un temple égyptien. Gaston. Maspéro (Extrait d'une lettre du 27 juin 1900)"

 

 

Ruines et paysages d

Ruines et paysages d'Égypte / G. Maspero
Source: Bibliothèque nationale de France

 

Dendérah est le pivot central de  l'"histoire du monothéisme",

1) Le temple actuel est la sixième reconstruction de l'édifice originel, qui remonte aux "suivants d'Horus", donc aux rois prédynastiques.

2) Ce temple avait la seule école enseignant l'astronomie dédoublée dans une "Double-Maison-de-Vie": l'une pour le jour, l'autre pour la nuit.

3) Son Planisphère, ou "Zodiaque", reste le monument le plus controversé découvert en Egypte, depuis que des mises à jour archéologiques sont faites.

4) Les Combinaisons-Mathématiques-Divines gravées sur les parois du temple content l'histoire d'un peuple originel dirigé par Osiris, Horus et Isis, la Triade Divine, dont justement le Zodiaque est la justification, puisqu'il représente le carte du ciel le jour du Grand Cataclysme qui eut lieu il y a 12 000 ans environ.

Il faut comprendre l'originalité incontestable de ce monument qui ressort de toutes ses murailles, toutes ses galeries, ses colonnes, ses plafonds, ses escaliers intérieurs couverts d'inscriptions hiéroglyphiques, de ses cryptes souterraines ou cachées dans les épaisseurs du sol lui-même et enfin de ses chambres initiatiques nichées dans la terrasse supérieure, tout comme de la planisphère devenue Zodiaque qui en est l'élément dominant. L'entrée dans ce temple s'effectue après la traversée d'une vaste esplanade entourée d'un haut mur d'enceinte, percé en son centre sud par un portique impressionnant.

En préliminaire , un détail détail majeur  a dénigré l'antériorité de la construction du portique sud  et a déclenché l'imbroglio sur l'origine des constructeurs de l'ensemble de Dendérah: l'inscription dédicatoire de écrite en grec, définit son époque:

"Pour la conservation de l'empereur César, fils du Dieu César, Jupiter libérateur, Auguste, Publius Octavus étant préfet, Marcus Claudius Postumius étant épistratège, Triphon étant stratège, les habitants de la métropole et du nome ont élevé ce propylone à Isis, déesse très grande , et aux dieux adorés dans le même temple, la XXXIème année de César du mois de Toth, le jour d'Auguste."

Ainsi, Auguste César, ayant approuvé la construction de la sixième reconstruction du temple, a décidé d'y participer à sa façon pour se concilier les bonnes grâces d'Isis: Il fit construire le portique Sud et y fit mettre sa marque. D'ailleurs, tous les empereurs agirent de même, de façon plus ou moins détournée, à Dendérah. Dans la grande salle on trouve les cartouches d'Auguste, de Tibère, de Caligula, de Claude, de Néron et jusqu'à Cléopâtre qui se fit représenter sus la forme d'Isis, mais avec son portrait à elle.

Plusieurs faits essentiels sot à enregistrer:

-Neuf seulement des douze cryptes découvertes étaient gravées de hiéroglyphes.

-Des sondages dans les fondations ont démontré que des pierres gravées ou sculptées antérieurement pour construire des temples plus anciens démolis avaient été utilisées pour assurer la solidité des soubassements. A l'intérieur de l'édifice actuel, on trouve des pierres massives en grès provenant de la construction remontant à la XIIème dynastie, c'est à dire de deux millénaires auparavant. En d'autres endroits, des figurations présentent des rois de la VIème dynastie apportant des offrandes à Hator. De même pour Thoutmosis III qui apportait son tribut d'or à la Triade Divine.

-Comme en ce qui concerne l'orientation du Temple lui-même, alors que cet édifice consacré à Isis, et que sa "Maison-de-Vie" enseignait l'astronomie et les "Combinaisons-Mathématiques-Divines", l'orientation du bâtiment ne correspondait avec les données inscrites sur les murs (c'est ce que disaient et écrivaient les spécialistes des fouilles). En effet, l'axe longitudinal du grand temple incline de 16 degrés vers l'est du nord vrai, alors que les textes hiéroglyphiques ne sont pas en accord avec cette ligne, puisque dans la grand-chambre, elle y est gravée comme étant au nord, celle-ci étant plein ouest.

-La deuxième chose incompréhensible (pour Slosman et pour moi), est l'ignorance de ceux chargés de décrypter les textes. Ils n'ont fait qu'émettre des hypothèses sans queue ni tête afin d'expliquer le "manque d'intelligence" des architectes et des promoteurs de l'antiquité. Pourtant l'explication logique est parfaitement compréhensible par le phénomène de "précession des équinoxes", qui fait rétrograder la terre dans son axe dans l'espace. Le recul de Dendérah par au nord vrai a été de 50" d'arc par an, soit d'un degré tous les 72 ans, donc de 16+90= 106°. Donc cette date est facile à retrouver puisque: 106°x72 ans = 7 632 ans. Si on retire 2 100 ans environ jusqu'à la dédicace de Ptolémée III, on obtient une antériorité de 5 532 ans. Or, on a retrouvé des documents entreposés au musée du Caire et faisant état du roi Khoufou qui avait ordonné la troisième reconstruction de Dendhéra, en fournissant à son architecte royal des plans écrits sur peau de gazelle remontant "aux suivants d'Horus".



Parmi tous les travaux écrits sur le sujet, on peut noter l'étonnant travail de Jean Baptiste Biot, intitulé"Recherches sur plusieurs points de l'astronomie égyptienne", appliquées aux monuments astronomiques trouvés en Egypte.Il parut en 1823 et fit l'effet d'une bombe, car son auteur n'était pas un farfelu inconnu! Avec ces éléments,et l'esprit un peu en ébullition et quelque peu abasourdi par tout ce qu'il voyait, et la belle physionomie d'Isis dont le fameux sourire paisible était reproduit sur les 24 piliers, Slosman fie là la première connaissance de la Triade divine: Osiris, Isis et leur fils Horus. Isis était honorée ici, à Dendérah, alors que deux autres édifices proches, adoraient Osiris à Esné et Horus à Edfou. La Désse-Mère aux mille noms, Isis, recevait les reliques de son époux et de son fils lors des grandes fêtes religieuses, faisant de Dendérah le temple initiatique le plus sacré de tous. Son guide lui montrait dans une salle la scène consacrée à la résurrection d'Osiris renaissant pour enseignant les générations à venir.

 

Même si niait toute antiquité à ce temple, sa construction remontait au minimum à un siècle avant la naissance de Jésus! Or, il y avait là tout un symbolisme gravé en hiéroglyphique de la Sainte Trinité et de la résurrection du Christ... sans parler du symbole de la croix inhérent à la croix ansée pharaonique ou croix-de-vie. Comme Slosman (qui le dit en page 164), je bute sur des traductions hiéroglyphiques absurdes et il m'est impossible de croire à ce polythéisme idolâtrique, décrit avec un luxe de détails grotesques, comme pour appuyer la sauvagerie de ce peuple pharaonique, dont aucun auteur ne nie cependant la grandeurs des constructions. Je vais suivre les deux cheminements parallèles qu'à alors suivis Slosman. Le premier concerne les textes se rapportant à l'adoration et à la vénération de tout un peuple envers Ptah, dont Ousir (Osiris), était le Fils. L'autre avait Râ ou Amon-Râ, pour promoteur de la nature, cela étant rapporté par les Scribes des descendants de Sith (Seth). Ousir et les demi-frères d'une même mère; Nout, mais de deux pères différents, Ptah et Geb. Pour pénétrer plus en avant dans les textes originaux, Slosman a consulté les principaux dictionnaires hiéroglyphiques, ainsi que la grammaire de Champollion (ouvrages quasiment impossibles à trouver dans le commerce) pour permettre de démarrer dans une voie logique. Puis, par un "hasard" miraculeux (?), en parlant de ses travaux à des ecclésiastiques, l'un d'eux lui indiqua le centre Culturel "les Fontaines"  à Chantilly, qui recevait les chercheurs et l'accueillerait volontiers. Il fut accepté et se rendit compte de la chance qu'il avait eue! Mais était-ce simplement une coïncidence? Non seulement les livres indispensables étaient là à sa portée, mais également il y avait un exemplaire complet de la"Description de l'Egypte", un monumental ouvrage effectué par la Commission scientifique de Bonaparte. Il y avait également bien des ouvrages concernant Dendérah et Champollion, dont "Les Lettres inédites de Champollion le Jeune à son frère", publiées par le Marquis de Brière en 1842, et qui démontrent que le grand savant ne devint un génie qu'à partir de 17 ans quand il s'intéressa à l'archéologie orientale. Dans cette atmosphère propice à la spiritualité et à la méditation, la surprise fut grande, car aucun des cinq ouvrages sérieux n'accordaient la même signification à un idéogramme identique. Dans le Dictionnaire allemand de Brugsch notamment en 3 volumes (2 en anglais, un en français et un autre en allemand), on trouve qu'en consultant un idéogramme indiquant la couleur noire par exemple, il figurait la rouge dans un autre ou la verte dans le troisième, et encore, tous trois parlaient de la même couleur, ce qui n'était pas le cas pour d'autres hiéroglyphes. Il fallait donc repartir dans un autre sens. Il s'aperçut avec stupeur que notre savant français était mort jeune, laissant ses travaux inachevés; ils furent édités par son frère qui prit le nom de Champollion-Figeac à cet effet.  Certains archéologues s'emparèrent alors des résultats pour se lancer dans une science qu'ils ne maîtrisaient aucunement. Plusieurs savants et sommités de cette époque tiraient la sonnette d'alarme. Monseigneur Affre, archevêque de Paris, écrivit une lettre à l'Académie pour attirer l'attention de ses honorés membres sur la façon dont "certains orientalistes utilisaient les travaux du regretté Champollion pour créer une science à laquelle personne ne comprendrait rien et uniquement d'obtenir des chaires d'égyptologie à 5 000 livres par an." Dans le même temps et en termes plus diplomatiques, M. Alexis de Goulianov écrit en 1839 dans son livre: "les éléments de de la langue sacrée des égyptiens", "le vague où le savant français M. Champollion a laissé les éléments de sa doctrine a dû, nécessairement , jeter les archéologues dans le champ des hypothèses plus ou moins arbitraires et les autoriser à substituer leur opinion aux données équivoques du fondateur de la théorie". En réalité, personne n'avait rien compris à la conception première de l'écriture idéographique de ce langage divin de l'Origine. Champollion était près d'y parvenir lorsqu'il mourut prématurément.Reprenons l'historique avec le processus qui l'amena à créer son "alphabet des lettres phonétiques hiéroglyphiques."

La pierre de Rosette, trouvée par les soldats du génie de Bonaparte était écrite en trois langues: en grec, en démotique ou langue populaire égyptienne antique, et en hiéroglyphique, le langage sacré des prêtres pharaoniques. Dans la partie grecque, le nom de ptolémée était répété à trois reprises, dans trois ensembles idéographiques enfermés dans un ovale, ce qui donna à Champollion l'idée de croire que le contenu de ces cartouches signifiait "PTOLEMEE."  Consultant des centaines de de copies de documents, le savant tomba sur ceux de Cléopâtre, provenant d'une obélisque bilingue de de philae. Partant de cette similitude, Champollion composa un alphabet. Ici se situe l'erreur, car il ne s'agit que d'une phonétisation approximative qui n'a rien à voir avec l'écriture elle-même. C'est ce que pressentait Slosman et cette alphabétisation abusive ne se retrouve pas dans les dictionnaires. Et, nouvelle coïncidence (?), un japonais arriva au centre des pères Jésuites.Son érudition était telle que la discussion fut amenée sur une énigme hiéroglyphique pour laquelle les idéogrammes pouvait venir en aide. L'exemple pris est très simple, mais il permet de comprendre puisqu'il s'agit de la traduction du nouveau testament en japonais. Qu'il ait été traduit dans cette langue à partir de n'importe quelle autre langue importe peu, puisque les noms et prénoms n'ont aucun comparatif dans ces langues.Lorsqu'il s'est agi de traduire le prénom de la Sainte Vierge: "Marie" ou "Maria" non seulement aucune concordance dans la phonétique japonaise n'existait, mais de plus, le son "r" ne pouvait être rendu, ou écrit, puisque son écriture n'existe pas. Il fallut donc utiliser un subterfuge linguistique et effectuer un assemblage hiéroglyphique des plus précaires et incompréhensible en japonais, pour obtenir "Maria"! Trois caractères phonétisèrent une consonance verbale sensiblement identique, dans une même catégorie de sons: "MA-LI-YA", donc Malia le plus approchant phonétiquement de Maria (voir les caractères page 167).Mais ces trois hiéroglyphes ne veulent en aucun cas signifier Malia en japonais, car ces trois signes ne peuvent s'accrocher les uns aux autres! En effet, cet assemblage hétéroclite vient uniquement phonétiser un nom étranger qui doit être lu tout haut ou bien prononcé tout bas, comme pour soi-même.Et sa prononciation n'a pas plus d'importance que que sa signification réelle. Le seul but est d'en faire un son approchant lorsque un étranger est susceptible d'écouter d'une oreille attentive. En dehors de cela, que signifiaient ces idéogrammes japonais?...

"MA" = JASPE.

"LI" = BENEFICE.

"YA" = DEUXIEME.

Ces trois sons caractéristiques d'un prénom étranger, phonétisant la Vierge de Nazareth, la Mère de Jésus, "Maria", ne peuvent strictement qu'imiter, en japonais, les sons européens pour assurer la continuité de la lecture du textes sacré! Cela ne veut rien dire d'autre qu'un ensemble inexprimable autrement, et surtout pas "Marie" puisque les trois hiéroglyphiques , en japonais, accolés les uns aux autres, ne signifient rien. Pour la petite histoire, cette phonétisation a déjà été utilisée pour désigner le nom d'un tyran sanguinaire du XIIème siècle. C'est pourquoi une traduction hiéroglyphique fondée uniquement sur l'alphabet issu des principes émis par Champollion en partant des sons de remplacement utilisés dans les cartouches royaux et impériaux gréco-romains ne peut vouloir dire quelque chose de sensé. Ce serait exactement comme si, de nos jours, nous voudrions écrire en latin des mots à sens inconnu il y a 2 000 ans: pommes frites, électronique ou antenne de télévision! Seule une imagerie suggestive permettrait de retransmettre au travers de n'importe quelle époque un sens, intraduisible autrement! Ce travail effectué par Champollion, juste avant sa mort prématurée n'eut certainement pas la conclusion logique qu'il aurait dû avoir. S'il avait vécu ne serait-ce que quelques mois supplémentaires, la "traduction des cartouches" se serait véritablement transformée en travail solide et durable, car il avait  à sa disposition une masse de documents originaux, hélas aujourd'hui disparus qu'il avait vus tout au long du Nil.

Pour repartir à la conquête d'une explication logique du sens des textes gravés, il fallait donc suivre une nouvelle voie: celle des auteurs antiques ayant traité de hiéroglyphique: HorappolonChérémon, le moine Tzétzés, aristote le père Kircher, Clément d'Alexandrie et nombres d'érudits des premiers siècle. Chérémon, qui fut le compilateur du savoir par la hiéroglyphique, fut le premier à rendre publics des éléments de ce qu'il appelait la Langue Sacrée des Egyptiens". Il savait de quoi il parlait, puisqu'il était non seulement l'un des hiérogrammates les plus assidu à la fameuse bibliothèque d'Alexandrie, bien avant que Jules César, jaloux, ne donne l'ordre de la brûler.Il était, en plus, "le gardien-préservateur" de la "Tradition Originelle", celle écrite sur les manuscrits en peau, et qui était précieusement conservée en la bibliothèque du Sérapéum d'Alexandrie.

serapeum de saqqarah

Elle ne se trouvait pas dans le quartier du Bruchium, qui a été brulé, mais dans le Rhacotis où aucune maison ne fut touchée par le désastre. Malheureusement, seules quelques bribes éparses de la traduction grecque de ce document nous sont parvenues, relatées par des auteurs latins tels que le moine Byzantin Tzétzés, dans son livre Aegytiaca. C'est regrettable, car ce travail resta unique dans les annales de l'histoire. Car il ne faut pas compter parmi les travaux sérieux celui effectué par Horapollon, au Vème siècle dans son traité "Hiéroglyphica", rejeté par tous les érudits dès sa parution.

Dans le langage hiéroglyphique des Egyptiens, les figures géométriques élémentaires étaient les formes réduites de tout ce qui existe sur terre, ou non. Elles représentaient les prototypes de des choses significatives par leur essence. La croyance était que ces éléments formaient la base des formes primitives de la Création, exprimant la Parole pour toute chose mesurable, comme le Nombre exprimait n'importe quelle quantité. L'angle fut un bras recourbé, figuration qui exprimait le serviteur; il devint, par extension, et sous d'autres formes figuratives une expression soulignant l'infériorité, ou tout au contraire la Puissance divine comme instrument de vengeance. On trouve une analogie pour bien des mots français entre des figures géométriques et des nombres pour exprimer des idées d'un tout autre ordre: tels circulation, circonvenir, circonspect; et aussi tort, traverser, incliner. Ces termes sont des mots abstractifs s'exprimant à l'aide de hiéroglyphes et ils se traduisent mieux par la simple lecture dessinée. Il en va de même pour oeil, bras, main, jambe et tous les organes humains. Les animaux, les phénomènes de la nature sont aussi source d'une quantité de hiéroglyphes compréhensibles. Ils formaient les principes universels des choses et des êtres. Aujourd'hui,on utilise de plus en plus cette forme tels le code de la route ou tous les codes et signes qui se créent en permanence. Un exemple frappant est celui du "Traité de philosophie selon les Egyptiens" attribué selon les spécialistes à Aristote":

"Je vais considérer l'universel ou l'intellectuel, selon l'esprit de ceux qui ont enseigné, par des figures mystérieuses et des notes difficiles à exprimer; or, penser, c'est former des images. La pensée de l'homme est variable, suivant la nature des objets spirituels et célestes ou bien terrestre dont elle prend les formes, devenant presque le même qu'eux. Si les formes, dans nôtre âme, n'étaient pas semblables à celles des choses, nous ne connaîtrions pas ces choses en vérité, puisque la vérité d'une chose est la chose elle-même. Mais ce sont les vraies formes invariables, intellectuelles, que l'homme doit s'efforcer d'atteindre, afin de leur assimiler ses pensées et son âme, l'élevant par ce seul moyen vers son origine."

Les Egyptiens, ayant connu les formes spirituelles, s'expliquaient par une doctrine intellectuelle et supérieure aux méthodes humaines. Ils gravaient ces conceptions sublimes par des figures ornant les pierres des murs des temples. Ils en usaient de même pour les sciences et pour les arts, afin d'indiquer que l'esprit immatériel avait tout créé d'après les modèles particuliers de chaque être".

C'est cette élévation de l'âme, par l'étude des causes premières , qui fut le but recherché par ceux qui tentèrent l'Initiation dans les "Maisons-de-Vie"  de l'Egypte. S'il y eut peu d'élus, beaucoup tentèrent l'expérience et en retirèrent une grande sagesse. Ils y apprirent à employer ces images propres à démontrer la valeur des idées et à formuler les plus hautes pensées, bien mieux que ne pouvait le faire la langue populaire. Ces figures expliquent comment l'homme mesure le monde d'après les textes sacrés. Elles existent ces formes élémentaires qui ont leur moule dans les choses et qui retracent ces moules. Et c'est en vain qu'on cherchera une langue universelle des signes, avant d'avoir saisi ces éléments; comme en vain on eut recherché un alphabet avant d'avoir analysé les sons que les caractères représentent. Ces images curieuses et étranges ne pouvaient qu'être porteuses d'un message céleste celui de la science Divine. Sa signification symbolique ne pouvait être que mystique et initiatique, nul n'en doutait. Les hiéroglyphes ont donc une base idéographique, hautement spirituelle et à cause de cette raison majeure, ces signes ne sont pas compréhensibles du peuple. Et ce qui signifie , en seconde raison et en toute logique, qu'il existait une écriture populaire autre qui se lisait à haute voix et qui était donc parlée. Elle fut appelée plus tard le langage démotique, ce qui laisse à supposer que la hiéroglyphique n'était qu'un langage écrit, destiné à la conservation de la Tradition Originelle.

Clément d'Alexandrie, au IIIème siècle, tenta de remettre cette écriture en usage afin que cette iconographie ne se perde pas. Il la tria et la classa par ordre dans ses stromates. Ce sera le seul apport de valeur depuis Chéméron, qui fut conservé dans le texte grec. En voici une traduction française du chapitre 4, au livre 5 des stromates, due à M. Letronne, que Champollion reprendra pour convaincre ses détracteurs et en extrapoler arbitrairement les parties qui lui convenaient, laissant dans l'ombre celles qui le gênait:

"ceux qui, parmi les Egyptiens, recevaient de l'instruction, apprenaient avant tout un genre de lettres égyptiennes appelé épistolographique; en second lieu l'hiératique dont se servaient les hiérogrammates et enfin la hiéroglyphique. La hiéroglyphique était de deux genres: l'un, cyriologique, employait les premières lettres alphabétiques, l'autre n'était que symbolique. La méthode symbolique se subdivise en plusieurs espèces: l'une représente tous les objets par imitation; l'autre les exprime de façon tropique, soit figurée; la troisième les exprime entièrement en allégories par certaines énigmes."

C'est la méthode décrite  par Clément d'Alexandrie qui a permis à Slosman d'orienter vers sa solution le décryptage complet de Dendérah. On lit dans dans la traduction de M. Letronne: "cette tournure, en utilisant la première lettre, était souvent employée par le grand Platon qui l'avait ramenée d'Egypte. On l'y retrouve dans son Politique, dans Le Sophiste, et à une vingtaine de reprises dans le Thééthète, où cette articulation "première" était la même: "son primitif", "élément primaire", "première lettre"... La réalité de ces dires quand à cette première lettre se trouve gravée sur les murs du temple de la Dame du Ciel de Dendérah notamment dans le texte si touchant par sa ferveur appelé "La Prière d'Isis". Elle a obtenu de Dieu le retour à la vie de son mari, par sa prière d'intercession. Elle est plus connue du nom fallacieux que lui ont donné les Egyptologues: "les lithanies d'Athor". Or Isis est la mère d'Horus et non une autre déesse. Sur cette gravure, les titres de la Dame du Ciel sont bien rangés en groupes, mais ils ont la particularité de définir chaque titre de groupe par la même image, donc par la même première lettre. Cette concordance n'est pas sans importance, car elle se trouve tout au long de dédale de pièces dédié à la Dame du Ciel! Il y a trop de subtilité dans ces figuratifs pour qu'il ne soit pas indiscutable qu'un système d'allitérations préside à la compréhension de la hiéroglyphique. Chaque mot ou presque commence par la même première lettre pour fournir l'alphabet complet. Une telle organisation apporte, en plus la signification de certaines consonances divines ce qui expliquerait le terme "anaglyphe" avancé par Clément d'Alexandrie, et qui signifie: hiéroglyphe à double sens.

Il faut aussi se souvenir que les "Stromates" forment un ouvrage qui traite de la foi chrétienne, et que juste avant ce chapitre sur la hiéroglyphique, ce Père de l'Eglise parlait de la différence entre l'ordre de la foi et celui qui nourrissait la science. Le premier est strict et indépendant, alors qu'au second s'attachaient des mystères aux dogmes sacrés, qui, pour les antiques égyptiens, n'étaient que des objets de foi et surtout un moyen d'exprimer sa pensée. Exprimé par la Parole et le Verbe, il devient en hiéroglyphique: le mouvement, la forme, la géométrie, les mathématiques, LE NOMBRE!...

Slosman tourna ses recherches vers les papyrus mathématiques dont il avait entrevu l'importance en préparant sa thèse sur Pythagore et il put retranscrire les deux tiers des idéogrammes de calcul dans leur contexte hiéroglyphique épistolaire. Il devait détailler plus tout cela dans la série de ses livres:

D) LA TETRALOGIE DU SAVOIR.

1) l'Astronomie selon les Egyptiens (non paru).

2) Les Mathématiques selon les Egyptiens (non paru).

3) La Médecine selon les Egyptiens (non paru).

4) L'Evangile selon les Egyptiens (non paru).


Sa mort prématurée ne l'

a pas permis, mais les premiers livres dont "la grande hypothèse" sont un résultat important de sa traduction de l'écriture hiéroglyphique.


Fin de la partie 1 de ce message: 8) à la découverte de Dendérah).

La partie 2 paraîtra dans dans dans un autre message: La grande hypothèse 8) A la découverte de Dendérah, l'ère du Taureau en Ath-Kâ-Ptah, partie 2.

 

13/10/2011

La grande hypothèse 6) "La résurrection de Ptah à Dendérah"

La grande hypothèse 6) "La résurrection de Ptah à Dendérah"

 

C'était an 7492 avant notre ère, en Lion




 

 

 

La constellation du lion


La Bible est présente  parmi les grands mythes de l'humanité, mais le mythe de l'Atlantide représente beaucoup pour moi.

Je l'ai découvert en lisant les livres d'Albert Slosman, la grande hypothèse, le trilogie des origines (le grand cataclysme - les survivants de l'Atlantide - ...et Dieu ressuscita à Dendhéra), la vie extraordinaire de Pythagore, Moîse l'Egyptien. Dix livres étaient prévus après Moîse, mais cette série a été interrompue par la mort de Slosman en 1981. Le dernier livre que Slosman avait prévu devait s'intituler l'Eternité n'appartient qu'à Dieu.

Dans les autres publications, on trouve l'astronomie selon les Egyptiens, le livre de l'au-delà de la vie et le zodiaque de Dendhéra.


Ma lecture de "La grande hypothèse" va porter surtout sur le grand cataclysme qui est sans doute une autre façon de voir le Déluge de la Bible. Je crois que tous les grands mythes de l'humanité parlent de ce qui a dû être une catastrophe naturelle que la terre aurait subi il y a 14000 ans selon Slosman. Les 3 grandes pyramides d'Egypte et le Sphinx seraient selon lui un témoignage des survivants de ce évènement à l'adresse des générations futures et un avertissement qui a un écho particulier aujourd'hui où on parle de plus en plus de fin du monde . L'émission de la chaîne 4 (apocalypse en 2012) est significative à cet égard.


De "la grande hypothèse", le Figaro écrivait alors: la "construction qui s'accomplît devant nous est peut être un des évènements de notre temps". Et Slosman le définissait ainsi: "c'était en définitive une histoire du monothéisme des origines à la fin du monde que j'étais en train d'écrire, en voulant démontrer que le Dieu des chrétiens était le même que le Créateur originel. L'éternel était Yahvé, mais aussi Ptah. Dieu était celui de Jésus, de Moise, d'Abraham mais aussi d'Osiris. Et ce Dieu Un avait déjà été l'unique créateur de la Création, celui qui inspira la Loi à ses créatures! A chaque ère céleste correspondait un Fils de Dieu, un Messie".

 

"C'est une Histoire du monothéisme des origines à la fin du monde que j'étais en train d'écrire, en voulant démontrer que le Dieu des chrétiens était le même que le Créateur originel. L'Eternel était Yahvé mais aussi Ptah. Dieu était celui de Jésus, de Moise, d'Abraham, mais aussi d'Osiris. Et ce Dieu Un avait déjà été l'unique Créateur de la Création, celui qui inspira la Loi à ses créatures. A chaque être céleste correspondait un Fils de Dieu, un Messie". Albert Slosman

Sommaire de mes messages:

1)   Le hasard existe t-il?

2)   Le destin s'écrit-il aussi?

3)   Le grand cataclysme.

4)   L'âme Atlante n'est pas perdue.

5)   Les rescapés de l'Ahâ Men Ptah.

6)   La résurrection de Ptah à Dendérah, .

7)   A la découverte du grand labyrinthe, le Cercle d'or.

8)   A la découverte de Dendérah, l'ère du Taureau

9)   L'ère du Bélier: Moïse le rebelle et Dieu oublia l'Egypte (Cambyse le fou).

10) L'ère des Poissons: Jésus le Christ.

11) L'éternité n'appartient qu'à Dieu - Pour notre temps.



La grande hypothèse: 6)   La résurrection de Ptah à Dendérah.

exergue:

"Personne ne prétend que qu'une statue ou un tableau ne peut être créé sans sculpteur ou peintre.; et cette création n'aurait pas de créateur?... Garde-toi, mon fils de priver l'oeuvre de son ouvrier. Donne plutôt à Dieu le nom qui lui convient le mieux; appelle -le le Père de toutes choses. Hermes Trismégiste (Livre 1, chap. V).

Du nombre des ruines, la plus merveilleuse est Tentyris. Elle a 180  fenêtres et le soleil y pénètre chaque matin par une différente jusqu'à ce qu'il arrive à la dernière; après, il retourne en sens contraire pour faire le même voyage. El-Markrisi (Description de l'Egypte, 1468).

 

Le grand cataclysme eut lieu le 27 juillet 9792 avant notre ère, et cette date est certaine grâce à la carte du ciel gravé au plafond d'une salle du temple de Dendérah, plus connue sous le nom de "zodiaque", dès le moment de sa découverte par les savants lors de la campagne d'Egypte par Napoléon. Les rescapés ont accosté à Ta Mana, au Maroc et ont fondé leur survie sur la mémoire de cette catastrophe afin d'avertir les générations futures qu'un tel malheur pourrait à nouveau survenir, faute d'obéir au Créateur de toutes choses. Après une errance de quelques 5 000 ans, et des luttes fratricides entre les partisans d'Ousir, le descendant de l'Aîné de l'Ahâ-Men-Ptah et, Seth, son frère Rebelle, ces multitudes venaient d'aboutir sur le plateau qui dominait au loin cette immense boucle du fleuve et à l'intérieur de laquelle croissait une si verdoyante oasis. Cet exode ne fait-il pas penser à celui du peuple juif hors d'Egypte quelque 5 000ans plus tard, fondant une nouvelle religion? Ce miracle  devint le signe de l'Alliance avec Ptah: ce serait Dendérah!

Denderah le temple

d'Or serait rebâti scrupuleusement, méthodiquement, selon les plans recalculés d'après les positions planétaires débutant lors de la prochaine conjonction Soleil-Sirius. Ainsi, il remplacerait celui qui existait il y a des millénaires près de de la capitale d'Ahâ-Men-Ptah.

 

 

Le lieu Saint prit le nom de Ta-Nout-Râ-Ptah afin de le placer sous la protection de Dieu et de celle qui avait servi à mettre au monde son "Aîné". Ce serait un immense bloc rond de deux étages, d'un rayon de 7200 coudées (3772,8 m). Il comprendra l'articulation globale de la voûte céleste, avec ses rouages, ses mécanismes, sa géométrie et donc ses calculs combinatoire précis. Dans l'observatoire miniaturisé qui se construisait par ailleurs, sur la terrasse du grand temple, une voûte semblable se retrouvait pour avertir les générations à venir du Grand Cataclysme qui avait obligé les survivants à la colère divine à s'expatrier dans ce "Deuxième-Coeur". C'était un planisphère appelé maintenant "le Zodiaque de Dendérah" dont le symbolisme figuratif du Lion est le centre de l'interprétation qui en fournira la clé. Le grand Cataclysme eut lieu durant la présence du Soleil devant la constellation du Lion. Il fut d'une telle violence que la terre pivota sur son axe, et que le globe solaire qui avançait dans le ciel ne le fit plus, mais rétrograda, c'est à dire qu'il parut reculer alors qu'en étant fixe, c'était simplement la terre qui avait changé de rotation dans l'espace. (C'est l'explication que donne Slosman, mais sa validité est-elle nécessaire pour que les faits racontés ne soient pas vrais? Je crois qu'on a ici la source de la plupart des grands mythes de l'humanité dont la Bible). Mais le phénomène que retinrent les survivants de cette colère divine fut que le soleil ne se levait plus à l'ouest, mais à l'est et qu'il se couchait sur leur pays englouti depuis ce jour-là. Il y eut donc un phénomène de fin d'un monde suivi d'un recommencement: une nouvelle création dans un espace-temps en perpétuel redevenir. La ronde céleste ne sera pas un cercle parfait, mais une spirale. C'est ce que présente en premier le planisphère de Dendérah, visible au musée du Louvre.

La première gravure est celle d'un lion sur une "mandjit" (la barque salvatrice), la douzième étant le Cancer. La "mandjit" est symbolisée par le serpent de l'ancienne multitude impie et portant sur sa queue recourbée, agrippée à ses poils, l'image d'une petite femme figurant les cadets issus des survivants du

cataclysme. Il s'agit d'Iset, la mère d'Horus, l'Aîné générateur de tous les futurs rescapés du deuxième Coeur.

Vient ensuite Nout, la Reine-Vierge qui donna naissance à ousit et justifia ainsi son intronisation sous le patronyme de la constellation de la Vierge. Elle tient l'épi de blé dans ses mains, symbolisant ainsi le germe divin  qu'elle porte en elle et qui la suit déjà comme une ombre, sous une forma humaine à la tête de taureau. Le croissant du couchant, celui des bienheureux endormis, est sur sa tête, et il tient dans la main gauche le bâton à face de chacal, symbole de Set l'assassin soumis en dernier ressort à son aîné.

Le troisième dessin représente la Balance de la justice divine.Elle seule peut peser les actes de chacun en toute équité. Grâce à elle, durant deux millénaires, il n'y eut pratiquement aucune guerre, chaque conflit se réglant durant le mois consacré à la balance; devant une pierre consacrée à cet effet, et portant une balance d'or, autour de laquelle étaient assis 22 juges.

Le Scorpion, qui lui fait suite, doit son nom au dernier roi Nar-Mer qui permit l'unification des deux clans fratricides.

Le Sagittaire, un monstre moitié animal, moitié homme, prêt à décocher une flèche de son arc,symbolise pour l'éternité l'avertissement divin contre les adorateurs du Soleil, les descendants de Set l'assassin, sans aucune foi, et leur désobéissance envers la Loi du Seigneur Tout-Puissant de l'Eternité.

Le Capricorne lui fait suite couché, mais sur le point de se remettre debout comme on peut le voir au port de sa tête et à la tension d'une des pattes prenant appui. Sur son dos se tient Horus figuré avec sa tête d'épervier présentant en vainqueur le bâton qu'il tient, insigne de sa victoire sur son oncle Set.

L'homme en marche derrière, incline un vase des ses deux mains et on voit l'eau s'écouler en dents de scie d'un vase: c'est le verse-eau (la constellation du verseau). Les Maîtres de la Mesure et du Nombre symbolisent cette présentation avec l'image du Créateur ouvrant les écluses du ciel, soit pour noyer sa Création sous un second cataclysme, soit pour amener un âge d'or accessible à tous les survivants. Quels seront ceux-ci? Les descendants d'Ousir ou ceux de Set?

Les deux poissons parfaitement identiques qui viennent sur la planisphère reliés ensemble, reliés par un cordon, mais séparés par le corps, par un idéogramme hiéroglyphique représentant trois lignes brisées (l'emblème du déluge), donnent une importance à la révélation:  ceux qui auront respecté la Connaissance de la Loi auront la vie sauve, qu'ils soient descendants d'ousir ou suivants de Set.

Le Bélier, le signe des usurpateurs adorateurs du soleil, symbole d'Amon l'exécré dont Thèbes fut la capitale durant près de deux millénaires, est représenté regardant en arrière, dans le sens opposé à sa marche historique, c'est à dire regardant vers l'orient et non du côté de l'Ahâ-Men-Ptah et des aînés, et les deux hommes représentés sous son corps n'arriveront pas à lui faire surmonter les innombrables difficultés restantes.

Le Taureau qui caracole à sa suite, tourne nettement sa tête vers l'orient, présentant de cette façon la concavité de ses cornes vers la couchant où reposent les Aînés de l'Ahâ-Men-Ptah. Ce taureau céleste est des plus animés, semblant s'élancer vers le nord et hors du cercle spirale des Douze comme s'il était de tous les mondes vivants et au-delà.

Pour les Gémeaux, les Maîtres chargés du symbolisme ont présenté ici un tableau de quatre personnages dont les deux principaux se tiennent par la main, et sont Ousir et son épouse Iset. Les jumeaux, eux, sont relégués au bas de la gravure du Bélier. Il faut voir dans substitution une volonté inébranlable de rappeler la honte des fratricides qui a duré près de cinq millénaires avant de parvenir sur la terre de la seconde patrie.

Enfin apparaît le Cancer juste au-dessus du Lion. Il faut savoir que la première figuration de cette constellation était un scarabée, qui par la suite est devenu un crabe. Ce n'est qu'à l'époque gréco-romaine qu'il a pris la nom de Cancer.

Dans l'espace inscrit par les Douze, se trouvent un grand nombre de figures.


Représentation de Ptah.

Dans l'espace inscrit par les Douze se trouvent un grand nombre de figures. Le personnage central, un très gros animal, en partie crocodile, en partie hippopotame, que les égyptologues ont qualifiés de "typhonien" car il symbolise le plus paisible, mais aussi le plus dangereux des dieux: Dieu lui-même, Ptah l'unique. Il est dessiné tenant un coutelas, celui-là même qui a servi à Seth (figuration vengeresse des graveurs, bien humains eux?).Car dans sa bienfaisante harmonie Ptah n'avait en vue qu'un équilibre terrestre total pour ses créatures. Et c'est ce que précise la figure centrale. Deux autres séries circulaires complètent la description des Douze pour lui assurer une date précise avec Sep'ti notre Sirius, l'équivalent d'Orion de la Grande Ourse, et leur position respective calculée avec l'aide de l'un des 36 décans décomposés au bas de la série. Quand au grand cercle extérieur, il est supporté par quatre groupes d'hommes à tête d'épervier, symbolisant les descendants des quatre fils d'Horus. Au milieu de chacun des intervalles d'un groupe à l'autre, Isis,debout, soutient le médaillon. L'explication en langue sacrée se lit le long de ses jambes, sur plusieurs lignes verticales. Slosman note une anecdote: "...pour éviter durant son transport en France, un poids supplémentaire important, M.le Lorrain avait découpé le planisphère, laissant sur place la figuration géante de Nout, donnant la direction astronomique du monument par ses mains tendues.Il a également scié dans les zigzags... prétextant que cela n'avait aucune importance". La forme originelle est donnée en page 108 de "la grande hypothèse".

Ainsi, on peut comprendre la signification de la ligne brisée en "zigzag": hiéroglyphiquement c'est un mouvement d'eau. Trois lignes indiquent une crue pareille à celle du Nil avec de très hautes eaux. Cinq lignes brisés annoncent un déluge d'eau.  Huit ou neuf lignes en "zigzag" décrivent une grande catastrophe par l'eau: le Grand Cataclysme. qui ensevelit le Coeur-Aîné, Ahâ-Men-Pta, tel que cela est décrit dans la carte du ciel à Dendérah. Cette représentation en signe d'avertissement destinée aux générations futures est la sixième d'un original.

Toute la boule du Nil, orientée nord-sud  servait de base à la préparation de la gigantesque construction du fameux temple d'Hator (Isis) qui dura 72 ans, deux générations de prêtres, d'architectes et d'ouvriers unis dans un même élan, pour uns seule cause.L'axe est-ouest, unissant les deux horizons saints, celui qui reliait le Passé de l'Occident à l'Eternité de l'Orient, étirait ses mille coudées (25,152 km) de Voie divine au milieu des superstructures apparentes du complexe géant de cette Maison d'Univers. Un première structure formée d'immenses dalles servit de plafond, fut recouverte et disparut dans la nuit des chambres de "Combinaisons-Mathématiques-Nocturnes", que la lune superviserait. Chacun des aspects astraux occupant une pièce différente sous le sol, reliée à la suivante par un couloir, changeant et mouvant selon les heures et les jours. Des souterrains étant autant de trappes et d'attrapes pour ceux qui n'en n'observaient les strictes lois mathématiques.

Tout au nord du complexe, le périmètre que formerait le Lac sacré apparaissait déjà. Le formerait la perspective qui boucherait l'horizon occcidental, et serait presque aussi important que le Cercle d'Or. Il redonnait un aspect antique de la civilisation antérieure, tout en permettant de domestiquer les eaux du grand fleuve et d'irriguer les terres par temps de sécheresse. Tous ces travaux avaient été rendus possibles par la renaissance de l'écriture sacrée.

Recréée d'après la tradition originelle, elle réapparaissait sous sa forme imagée, plus près de son Créateur. Elle serait réintroduite officiellement lors de l'entrée du Soleil en Taureau, peu après la conjonction Soleil-Sirius. Le Fils étant devenu Taureau céleste, il était normal que l'usage de la hiéroglyphique commence à ce moment précis, et par la gravure des textes vitaux.

Tous s'imprégneront de la connaissance de cette Loi sanctionnée par les arrêts de Dieu, traduite par delà tous les idéogrammes en un récit contemporain. Les Aînés et leur peuple devenu impie ont tous été noyés , engloutis sous la surface des eaux, par ce Créateur tout-puissant qui fut animé d'une juste colère farouche contre les coeurs de ses créatures terrestres qui ne battaient plus que pour faire le mal. Ptah s'en est pris aux enveloppes charnelles,mais non aux parcelles divines. Les âmes sont allées au Royaume des Bienheureux, car elles n'avaient point été conçues pour un tel malheur.Les coeurs, qui ne sont que des organes de chair devraient être faits pour battre à l'unisson les uns avec les autres dans un même sens irréversible et rythmer le déroulement de la marche de la Création suivant l'écoulement du temps pendant la durée de la vie sur la Terre. Comme le coeur d'un animal, d'un bélier, d'une gazelle ou d'un taureau, s'ils battent plus vite un jour ou l'autre, c'est sous l'effet d'une joie subite, ou sous l'impulsion d'une terreur. Alors, en quoi diffère l'homme de l'animal? En la vitalisation des coeurs par les esprits, car l'être humain possède la pensée, donc une âme, qui est seule capable de lui permettre la survie céleste. Et là aussi, il devra y avoir une renaissance des Âmes, pour les rappeler à leurs devoirs. Lorsqu'une enveloppe charnelle parvient à son terme et que le coeur s'arrête alors de battre le rythme de la vie, une âme peut permettre qu'elle se fraye un chemin vers la Royaume des Rachetés; et encore, suivant des rites bien précis et des conditions de passage plus rigoureuses. Vivre selon les Commandements de la Loi du Créateur, permet de franchir sans dommages la frontière de l'Au-Delà de la vie terrestre. Les Aînés nous en ont légué la Connaissance et au travers de ce savoir incommensurable, ils sont en liaison avec les Âmes actuelles. Il y a un lien tangible qui s'est créé par-delà les deux terres: l'engloutie, et celle-ci qui sera bientôt Ath-Kâ-Ptah, le Deuxième coeur! C'est pour cela qu'il faudra appliquer avec la plus grande rigueur tous les préceptes de cet enseignement, en n'y changeant aucune des Saintes paroles. Le Cercle d'Or en sera le garant éternel, parce que impérissable.

La salle d'études où les textes primordiaux furent enseignés pendant les travaux titanesques qui durèrent près de deux siècles, jusqu'au jour de l'entrée du Soleil dans la constellation du Taureau, s'agrandit au fil des décennies, afin de pouvoir contenir tous les religieux destinés à devenir les Maîtres de la Mesure et du Nombre. La porte en bois de sycomore épais insonorisait totalement la pièce. Sur un linteau rectangulaire étaient gravées les trois scènes primordiales de la renaissance des survivants du "Premier-Coeur-de-Dieu" dont les "mandjit, les barques sacrées tenaient le premier plan. La Triade divine était ainsi à l'honneur pour son abnégation qui avait permis la renaissance de la multitude, ce qui consacrerait l'inauguration du Cercle d'Or.

Le Cercle, entièrement tapissé d'or entourait les corps des bâtiments principaux, les emprisonnant comme le faisait la Ceinture céleste des douze constellations concentrant les influx rayonnants des douze "Coeurs", ces étoiles "fixes" qui régnaient en créant les combinaisons-Mathématiques-divines", unissant ainsi le ciel à la terre.Et les textes répétaient sans cesse, reprenant les mêmes avertissements: "Seule cette Alliance avec l'Eternel, scellée par l'unification, assurera une vie universellement bonne et paisible. Car le bonheur et la perfection des créatures d'ici-bas sont nécessaires au Créateur pour assurer, lors de la fin de l'enveloppe charnelle sur son lieu de vie terrestre, le passage de sa parcelle divine au-delà de la frontière invisible mais bien réelle, vers le Royaume des Bienheureux de l'Amenta. L'homme des générations futures continuera de douter de sa propre origine, s'il ne prend pas dores et déjà toutes les précautions indispensables pour se maintenir dans la réalité intangible des dogmes et des commandements exigés pour conserver l'harmonie voulue par la Loi de la Création créée par l'Eternel. Le lien unique qui maintient si fragilement vivante sur cette Terre l'humanité ne subsistera qu'à cette seule mai vitale condition céleste:

Car Dieu nourrit le Ciel de son Rayonnement;Car le Ciel se nourrit à son tour des Douze;Car les Douze nourrissent les Parcelles divines;Car les Âmes de l'Ouest furent celles accordées à l'Humanité.

Cette inscription, à l'origine dans la crypte ouest se trouve maintenant à l'entrée de la crypte nord-est actuelle par suite du mouvement équinoxial rétrogade d'un degré tous les 72 ans.

 

A cette époque, un accès direct par des couloirs reliait le temple au cercle d'Or, il était bien plus fastueux que la sixième reconstruction actuelle, où rien ne le relie plus actuellement au monument primitif que le mythe appelle désormais "le Grand Labyrinthe". La beauté du temple primitif s'imagine à partir de celui qui est encore visible aujourd'hui. Consacré à la Bonne Mère de Dieu, il apparaissait alors dans sa plénitude sacrée, le Saint des Saints originel, la primordialité de Ptah, Seigneur Tout-Puissant. Les six piliers circulaires de l'entrée principale, d'un diamètre triple de celui d'un être humain, étaient surmontés d'une figure de la Reine-Vierge, protectrice de ce haut lieu de l'observation du ciel et des combinaisons qui y pullulaient. L'imposante masse laissait seulement pénétrer la clarté solaire par des ouvertures judicieusement calculées afin que ses rayons fassent ressortir l'éblouissante blancheur des tuniques des prêtres en marche vers le Saint des Saints. Ces reflets éclairaient les parois des couloirs sombres dans l'entrée de l'escalier du Couchant menant vers la haute terrasse de l'observatoire près duquel était gravé l'avertissement terrible: celui du jour de l'anéantissement de l'Ahâ-Men-Ptah. La prévoyance sur les évènements à venir attestait la capacité de calcul des aspects géométriques des aspects géométriques de la Loi de ces maîtres. Ce ne sont ni des visions ni des "prophéties" à phrases symboliques dont l'hermétisme permet toutes les interprétations, mais des calculs utilisant les configurations célestes que la hiéroglyphique appelle les Combinaisons-Mathématiques-Divines. L'âme doit se gouverner elle-mêmes seule avec la connaissance du futur et s'auto-gérer dans les limites du bien, éthique prônée par le aînés contenue dans des limites précises voulues par Ptah. Ainsi, la Parcelle divine, affermie par le côté maléfique des évènements prévisibles, pouvait faire évoluer les faits dans le bon sens, car les arrêts du destin ne sont pas immuables et la Loi qui a créé l'Alliance entre le Créateur et ses créatures rend la chose possible. L'axiome: "le destin dirige mais point n'oblige" a été repris par les "mages" chaldéens et babyloniens qui ont vu dans l'astronomie selon les Egyptiens une belle affaire lucrative. Ainsi naquit l'astrologie! Mais elle n'avait plus rien à voir avec les Combinaisons-Mathématiques-Divines.

Dans le Cercle d'Or, aucun obstacle n'est imposé au libre choix des Parcelles divines de revenir en toute humilité dans la voie étroite mais nécessaire qu'il aura quitté un temps pour aller s'égarer sur une route trop aventureuse. Si les actions inférieures de l'homme changent par un désordre de l'ordre préétabli, bien qu'elles prennent du ciel les causes de leur changement, la liberté acquise dans le vie terrestre permet de rétablir une totale harmonie avant toutefois que le déséquilibre n'ait bouleversé toute tentative de rétablir l'ordre. le tempérament de chaque être doit évoluer dans le bon sens puisqu'il est reconnu dès la naissance par des données caractéristiques. Il en va de même pour les attentions célestes du Tout-Puissant dont les causes et les principes naturels reçoivent les influx des Douze: les minéraux, les végétaux, les animaux et tout ce qui vit en général. De toutes les maladies dont ils sont assujettis par une certaine nécessité, les remèdes de nos docteurs doivent les guérir. Tout est dans l'Un qu'est Ptah. La partie du tout qui concerne les enveloppes charnelles est la Ceinture des Douze (constellations), la zone céleste centrale qui emprisonne notre Soleil, les Sept Errantes et notre Terre avec douze ensembles stellaires reliés les uns aux autres en une large ceinture. Ce sont les Douze dont Dieu se sert pour envoyer sur Terre l'infinité des Parcelles qui la peuplent, seconde après seconde, toutes les enveloppes charnelles.

Afin de faciliter l'étude des Combinaisons-Mathématiques-Divines, les rendre compréhensibles et permettre de retenir facilement tous les termes de cette mécanique céleste, les premiers Maîtres de la Mesure et du Nombre, ceux qui avaient dans leurs seuls esprits toutes les données de l'univers, l'écriture n'ayant pas été rétablie à leur époque, durent trouver des noms et des images facilement repérables. Le premier jour de leur arrivée à Ta-Merit, ils virent le signe de la promesse de Dieu dans le Grand Fleuve illuminé par la blancheur laiteuse du Fleuve céleste qui le dominait d'où ce nom de Hapy contraction de Ahâ et de Ptah. C'était donc le patronyme de remerciement au Fils aîné, Ousir, pour son double bienfait, le signe céleste et l'eau terrestre. Le nom générique de ce fleuve céleste devait être aussi celui de la protectrice d'Ousir, celle qui l'avait enfantée: la Reine Vierge Nout, bénie soit-elle. Et le Fils étant devenu le Taureau Céleste, sa mère devint la Vache céleste, Maître des Douze. La narration de la vie de Geb et de Nout, ainsi les naissances de Set, D'Isis, de Nek-Beth sont autant de merveilles qui s'expliquent très bien si l'on admet la Toute-Puissance de Dieu.Les rapports que l'Eternel entretenait avec son peuple en Ahâ-Men-Ptah étaient d'un rare privilège. Ils se justifiaient par l'amour du Créateur pour ses créatures reliées à lui par les Parcelles divines. Le Mal, qui avait triomphé permit ensuite la régénération de l'humanité par la rédemption du genre humain avec Osiris. Tous ces Maîtres antiques n'ont pas connu nos hésitations, nos tergiversations, nos contestations, car ils avaient vécu ce qu'ils racontaient, sans chercher à convaincre qui que ce soit. Si les Aînés ont perdu leur Eden, il ne faut y voir qu'un triomphe momentané du Mal, afin de mieux le combattre ensuite. Il tente hélas de renaître ensuite sous de multiples formes hypocrites et il faut le combattre de toutes les façons. Tous les Maîtres antiques ont essayé de d'expliquer et de concilier ce douloureux phénomène avec le Bien. Si tout est Dieu, tout devrait être bon, mais une des créatures humaines a été sollicitée par le Mal: Set! La jalousie et l'envie l'ont emporté sur la la Loi divine. L'Homme était créé pour vivre heureux, innocent et libre en ahâ-Men-Ptah. Set a abusé gravement de cette liberté en attentant à la vie d'Osiris et de son fils Horus. Il a tout perdu, mais avec la possibilité de se racheter en une deuxième et ultime chance.  L'aide apportée par la Dame du Ciel, Nout, ne fait pas plus injure à la résurrection de son Fils Ousir, que la mort de son autre fils set ne fait injure à la divinité. En glorifiant sa sagesse, elle a attisé la miséricorde de Ptah. Les deux frères de la même mère n'ont agit qu'en temps qu'instruments de la puissance éternelle du Créateur sur la Terre. C'est pourquoi la Parole peut être double alors que la Loi est unique. Seule une élite peut y avoir accès après être passée par des initiations bien délicates! Le nombre d'initiés n'augmentera pas au fil des ans, car la Connaissance est semblable à une boisson très forte absorbée trop rapidement: elle brouille l'entendement. L'adepte se croit l'égal d'un faux dieu, peu de créatures résistent au vertige procuré par un Savoir immense. C'est pourquoi les grands Sages des antiques temps de la Triade Divine ont adopté cette forme pour transmettre la Loi: par des symboles, des nombres et des paraboles pour que le commun des mortels ne puisse y avoir accès.

Ainsi, la finalité de cette construction  d'un Cercle d'Or à une échelle inhumaine est de rendre palpable la Loi, qui règle les révolutions astrales en un gigantesque mouvement combinatoire calculable et prévisible dont le centre n'est autre que le Créateur. Quand apparaîtra -t-il dans toute sa splendeur, car le Mal rend aveugle, et le "Noir" continue d'obscurcir les Âmes.


Prochain chapitre: quand le "Grand Labyrinthe" sera redevenu le Cercle d'Or...






04/10/2011

La grande hypothèse 3): "Le grand cataclysme."

La grande hypothèse 3): "Le grand cataclysme."

 

 

 

 




La Bible est présente  en permanence, parmi les grands mythes de l'humanité, mais le mythe de l'Atlantide représente beaucoup pour moi.

Je l'ai découvert en lisant les livres d'Albert Slosman, la grande hypothèse, le trilogie des origines (le grand cataclysme - les survivants de l'Atlantide - ...et Dieu rescussita à Dendhéra), la vie extraordinaire de Pythagore, Moîse l'Egyptien. Dix livres étaient prévus après Moîse, mais cette série a été interrompue par la mort de Slosman en 1981. Le dernier livre que Slosman avait prévu devait s'intituler l'Eternité n'appartient qu'à Dieu.

Dans les autres publications, on trouve l'astronomie selon les Egyptiens, le livre de l'au-delà de la vie et le zodiaque de Dendhera.

 

Les ouvrages d'Albert Slosman sont la base de ma réflexion, mais j'ai découvert les écrits d'Anton Parks.  qui parlent de ce même mythe...

 

La Bible est présente  parmi les grands mythes de l'humanité, mais le mythe de l'Atlantide représente beaucoup pour moi.

Dans les autres publications, on trouve l'astronomie selon les Egyptiens, le livre de l'au-delà de la vie et le zodiaque de Dendhéra.


Ma lecture de "La grande hypothèse" va porter surtout sur le grand cataclysme qui est sans doute une autre façon de voir le Déluge de la Bible. Je crois que tous les grands mythes de l'humanité parlent de ce qui a dû être une catastrophe naturelle que la terre aurait subi il y a 14000 ans selon Slosman. Les 3 grandes pyramides d'Egypte et le Sphinx seraient selon lui un témoignage des survivants de ce évênement à l'adresse des générations futures et un avertissement qui a un écho particulier aujourd'hui où on parle de plus en plus de fin du monde . L'émission de la chaîne 4 (apocalypse en 2012) est significative à cet égard.

 

De "la grande hypothèse", le Figaro écrivait alors: la "construction qui s'acomplit devant nous est peut être un des évênements de notre temps". Et Slosman le définissait ainsi: "c'était en définitive une histoire du monothéisme des origines à la fin du monde que j'étais en train d'écrire, en voulant démontrer que le Dieu des chrétiens était le même que le Créateur originel. L'éternel était Yahvé, mais aussi Ptah. Dieu était celui de Jésus, de Moîse, d'Abraham mais aussi d'Osiris. Et ce Dieu Un avait déjà été l'unique créateur de la Création, celui qui inspira la Loi à ses créatures! A chaque ère céleste correspondait un Fils de Dieu, un Messie".

 

"C'est une Histoire du monothéisme des origines à la fin du monde que j'étais en train d'écrire, en voulant démontrer que le Dieu des chrétiens était le même que le Créateur originel. L'Eternel était Yahvé mais aussi Ptah. Dieu était celui de Jésus, de Moîse, d'Abraham, mais aussi d'Osiris. Et ce Dieu Un avait déjà été l'unique Créateur de la Création, celui qui inspira la Loi à ses créatures. A chaque être céleste correspondait un Fils de Dieu, un Messie". Albert Slosman

 

 

 

 

 

 

 

3) LE GRAND CATACLYSME

En exergue:

"Il traitait de l'exploit le plus grand, et qui eût justement mérité d'être le plus illustre de tous ceux que cette cité ai jamais accomplis. Mais par l'effet du temps et de la mort des acteurs, le récit n'est pas venu jusqu'à nous".                               Platon (Le Critias).

"Peut-être avez-vous entendu prononcé le nom d'Atlas, et celui de la race qui descendit de lui en nombreuses générations? C'est, dit-on aussi, de lui que descendirent les nombreuses familles qui composèrent notre race. Hélas! ce fut jadis une nation heureuse et chérie de dieux aussi longtemps qu'elle honora le ciel. Jérôme Frascator (Siphilidis, chant III).


"L'histoire du monothéisme" qui est l'objet de "la grande hypothèse", fait état d'un continent englouti à la suite d'un bouleversement cataclysmique. Quoi de plus normal que d'appeler cette terre "Atlantide", en français, tout comme Platon l'avait fait à la suite du sage Solon qu'il tentait de traduire en prose. Comme on l'a vu dans les premiers articles à propos de l'histoire de Slosman, ce dernier a sa propre lecture des hiéroglyphes, qu'il estime (et moi aussi) aussi juste que le "charabia" incompréhensible sur ce sujet de l'interprétation sacrée des textes, de la plupart des Egyptologues.


Sommaire de mes messages:

1)   Le hasard existe t-il?

2)   Le destin s'écrit-il aussi?

3)   Le grand cataclysme.

4)   L'âme Atlante n'est pas perdue.

5)   Les rescapés de l'Ahâ Men Ptah.

6)   La résurrection de Ptah à Dendérah.

7)   A la découverte du grand labyrinthe, le Cercle d'Or.

8)   A la découverte de Dendérah, l'ère du Taureau

9)   L'ère du Bélier: Moïse le rebelle et Dieu oublia l'Egypte (Cambyse le fou).

10) L'ère des Poissons: Jésus le Christ.

11) L'éternité n'appartient qu'à Dieu - Pour notre temps.


 



en savoir plus:

 

Ptah (eden-saga)

 Son nom hiéroglyphique : Ahâ-Men-Ptah ou "Aîné-Couché-de-Dieu". Ce nom a été contracté dans le livre appelé improprement "livre des morts" en Amenta. Il a cependant conservé sa signification originelle , celui de "Pays des Morts", "Pays des Bienheureux", "Pays de l'Au-delà". Ce pays était représentatif de l'Eden terrestre décrit par la Bible. Les monarques successifs furent traditionnellement les Ptah-Ahâ ce qui veut dire en hiéroglyphique "Aîné de Dieu". En effet tous descendaient en droite ligne du premier Fils de Dieu, donc de l'Aîné. Si nous phonétisons en français, Ahâ se lit Ahan qui, devenu Adam, reste l'Aîné. Ptah s'écrit aussi Phtah et dans une phonétisation grecque, où pi devient phi, Phtah Ahan devient Pharaon. Et "l'Aîné" de Dieu" devient "Fils de dieu". Ainsi après le cataclysme, l'Ahâ-Men-Ptah  ("Ainé-Couché-de-Dieu") est devenu pour les rescapés Ath-Kâ-Ptah (Deuxième-Coeur-de-Dieu") et en phonétisation grecque: Aegyptos, soit Egypte en français. Les coptes sont-ils les derniers descendants de cettre race illustre? Vont-ils révéler le fameux cercle dOr dont Slosman dit qu'il dout être dévoilé en 2016?

Ce fut donc l'Eden originel où vivaient les Fils de la Lumière, ou Enfants de Dieu. L'Origine est l'Origine de chacun de nous, de tous, de tout: du ciel et de la terre, de leurs contenants et de leurs contenus! Que nous soyons athées ou croyants, nos pensées, au moins une fois se sont dirigées vers cette Origine, commune, unique, et son Créateur, qu'il soit appelé Dieu ou hasard (comme pourrait le décréter celui qui aurait vécu une partie de sa vie sans aborder l'autre). Et qui serait plus habilité pour parler de cette Origine que ceux-là même qui la vécurent et la racontèrent à leurs descendances en la gravant pour l'Eternité dans la pierre?...Ces textes dont les plus anciens se perdent dans la nuit des temps étaient déjà gravés sur les édifices religieux après le cataclysme bien avant que la hiéroglyphique ne reprenne son droit sacré. Tous concordent en une seule glorification, celle de Ptah, ou Dieu. Et tous s'achèvent en une forme de signal avertisseur, pour tenter d'éviter aux générations futures le renouvellement d'un grand cataclysme.

La métaphysique, surprenante par sa clarté, tant liturgique que théologique qui se dégage de cette connaissance prédynastique, fait dire que leurs auteurs représentaient une civilisation supérieure. Arrivée là par suite d'un exode, elle descendait d'un peuple infiniment plus antique ayant vécu sur une mère patrie disparue, mais où l'humanité vivait heureuse. Et les survivants de cet ailleurs voulurent graver dans la pierre impérissable leurs malheurs passés, afi de mieux convaincre ceux qui leur succéderaient des conséquences que leur désobéissance entraînerait immanquablement. Cette notion de divinité nécessitait un cycle de pensées abstraites dominantes et déterminantes, formé d'une longue addition d'observations, de réflexions et de méditations sur de nombreux millénaires. Ce qui explique en un certain sens, que le jour où fut atteint le maximum de spiritualité, une certaine forme d'inertie s'instaura sur toute chose et tout acte de la vie quotidiennement répétés. Les hautes pensées antiques qui relient l'âme à son Dieu furent submergées dès cet instant et cédèrent la place à un esprit purement raisonneur et des plus matérialistes. (C'est ainsi , dit Slosman, que je traduis les textes hiéroglyphiques).

Pour bien comprendre ce peuple, il faut se replonger dans la signification primitive de leur spiritualité et dans une analyse rétrospective de leur psychologie. Songeons qu'aujourd'hui, bien des gens sont obsédés et étreints par l'angoisse (arrivée de l'an 2000 il y a quelque temps, peur de la fin d'un temps ou de la fin du monde...). Pourquoi ne pas admettre que ces ancêtre ayant vécu, eux, un Grand Cataclysme, n'avertissent pas, par tous les moyens en leur possession les générations de "cadets" à naître.

Tout un peuple a vécu, bien des millénaires avant nous, un temps prévu et prédit pour arriver, sil ne revenait pas à une meilleure façon spirituelle de vivre. Tous les textes annoncent pratiquement les mêmes formules liturgiques. Slosman a choisi ceux gravés à Dendérah et groupés dans ce qui aurait dû être "l'Evangile selon les Egyptiens" s'il avait paru, consacré à la spiritualité primitive. Il l'a aussi appelée théologie tentyrique, de Tentyris, phonétisation grecque de Dendérah. Elle fait pendant à celle développée pour le culte d'Amon, le dieu solaire.Ce site est un temple, dont l'actuel est la sixième reconstruction d'après les plans originaux. Les autres sont encore enfouies sous le sable (les cherche-t-on?). cela rappelle étrangement les différentes constructions deTroie. C'est, d'après Slosman, à cet endroit précis que les arrières petits-fils des rescapés de l'exode du Grand Cataclysme parvinrent en premier après avoir parcouru des milliers de km depuis le Maroc, à travers le Sahara sans doute. (j'y vois des similitudes avec le fuite d'Egypte et l'exode des Juifs des millénaires plus tard).

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Voici le récit:

"Au commencement, ces paroles enseignèrent les ancêtres,  ces Bienheureux de la Terre première: Ahâ-Men-Ptah. Ils y vivaient pareillement aux Images du Coeur-Aimé, le Coeur-Aîné. Ainsi furent les premières paroles: - Je suis le Très-Haut, le Premier, le Créateur du Ciel et de la Terre, je suis le modeleur des enveloppes charnelles et le Pourvoyeur des Parcelles divines. J'ai placé le Soleil sur un nouvel horizon en signe de bienveillance et en gage d'Alliance. J'ai fait s'élever l'Astre du Jour sur l'horizon de mon Coeur; mais pour que cela soit, j'ai institué la Loi de la Création qui agit sur les Parcelles de mon Coeur afin de les animer dans celles de mes créatures. Et cela fut".

L'éternel est Dieu et il est à l'origine du tout. Il transmet non seulement la vie, mais son mode de vie par une prédétermination. Elle permettra de choisir entre les notions de bien et de mal et prédestinera les cycles de la terre jusque ce que le mal soit éliminé, peut-être avec les créatures qui en sont la cause. Ces rouages de la mécaniques céleste portent le nom imagé de "Combinaisons-Mathématiques-Divines". Ce sont les moteurs principaux, qui représentent les figures géométriques et les calculs mathématiques des mouvements célestes, ceux "des lumières errantes" par rapport aux "lumineuses fixes". De ces combinaisons, qui dépendent d'une seule loi formant l'univers, l'harmonie cosmique se réalise. Elles forment la base fondamentale de l'action céleste sur les Parcelles Divines,ces âmes insufflées par Dieu aux enveloppes charnelles humaines par l'entremise des "Douze" qui sont les Douze Soleils des douze constellations équatoriales célestes. Leurs radiations arrivent sur terre pour former la trame du canevas des douze souffles célestes (les Douze), qui frapperont le cortex du nouveau-né pour imprimer dans son cerveau la Parcelle divine, ou l'âme pensante humaine, essentiellement différente pour chacun grâce à deux principes:

A) Les Douze, en parvenant sur terre, ont une position propre instantanée. Elles formeront les "Combinaisons-Mathématiques"  qui seront l'assignation d'une prédétermination native dans une destinée globale prévue par le Créateur pour ses créatures.

B) Ces Douze Souffles, qui forment l'équateur céleste, sont appelées "la Ceinture" par la suite. De cette"Ceinture" émergent quatre Aînés qui sont les Quatre Souffles arrivant par les points cardinaux: Les Maîtres, dont les quatre Fils d'Horus sont les personnifications. Ce sont eux qui impriment le schéma vivant principal de l'âme.

 

Ce fut ce préambule scolastique et sacré que les pontifes qui se sont succédé durant des millénaires dans "la Maison-de-Vie" attenante au "Temple-de-la-Dame-du-Ciel" à Dendérah, ont enseigné parcimonieusement aux seuls grands-prêtres. Cette école, dont l'origine remonte à l'arrivée des premiers rescapés en Egypte après une longue période d'exode, est authentifiée par les textes et les sépultures mises au jour sous la colline des Pontifes à moins de trois km du temple. Là "reposent" les "Sages parmi les Sages", les Bienheureux ayant eu connaissance de la Volonté divine. L'un d'eux enseignait sous un Maître de la IIè dynastie, 4000ans avant notre ère,  un autre sous Khoufou, le fameux Chéops. Le scribe royal de ce dernier pharaon signale que le temple fut reconstruit par son maître suivant les données retrouvées dans les fondations originales, écrites sur des rouleaux de cuir de gazelle par les suivants d'Horus, c'est à dire par les Aînés eux-mêmes, bien avant que le roi de la 1ère dynastie ne montât sur le trône. Ce fut donc par ces descendants directs que fut transmise la Loi divine, dont "les Combinaisons-Mathématiques" devaient permettre aux humains de se diriger eux-mêmes dans la Justice et la Bonté.

Pour bien comprendre, il faut maintenant remonter bien avant cette seconde patrie, quelque 20000ans auparavant. Les ancêtres écrivaient:

"Je suis moi, né de lui-même pour devenir le Créateur des Images qui lui seront semblables après la sortie du Chaos. Elles sont les contenants des Parcelles divines qui feront d'elles, éternellement, les Bienheureux du Soleil levant s'ils conservent la stricte obéissance de ma Loi. Car je suis le Passé d'Hier qui prépare l'Avenir du Soleil grâce aux Douze."

Pour les sages antiques, comme on l'a vu, ces influences formaient le fil conducteur divin personnalisant chaque âme, qui était calculable exactement, puisque le canevas de base était reproduit suivant les mêmes coordonnées que celles qui avaient impressionné le cortex. L'âme humaine pouvait ainsi être en perpétuelle liaison avec l'âme céleste, si elle ne rompait pas elle-même l'accord préétabli dès la naissance. (Cela me rappelle étrangement le principe d'inséparabilité et de non-localisation de la physique quantique).

Ainsi, cette phrase indiquant: "Je suis le Passé qui prépare l'avenir", est également une forme d'ultimatum qu'il ne convenait pas de prendre à la légère. Les Pontifes d'Ahâ-Men-Ptah avaient fort bien délimité le problème en cernant les pouvoirs directs qu'ils accordaient aux diverses solutions combinatoires, ayant remonté fort loin dans le passé, pour étayer solidement leurs observations. D'où cette accumulation de précisions sur le pouvoir des Douze.

 

Remontons donc à une époque antérieure de 10 000 ans au Grand Cataclysme, du 25è millénaire avant notre ère. Le climat d'Ahâ-Men-Ptah était bien plus tempéré qu'aujourd'hui en son extrême nord. D'épaisses forêts recouvraient cette partie du territoire où la glace n'apparaissait pas encore. La trilogie Platonicienne donne bien des détails. Une luxuriante végétation croissait toute l'année, habitée de paisibles humais vivant dans des clairières aménagées en villages, mais aussi de grands singes d'un type disparu et ressemblant par la taille aux gorilles actuels, mais au faciès non "épaté".  Il y avait là aussi d'énormes mammouths végétariens et paisibles et des rhinocéros à quatre doigts, les acérothériums. (trouvés sur ce site d'Albi) et quelques vieux spécimens d'un gigantisme révolu et en voie de disparition. Tout au sud du continent, la nature avait étalé ses trésors les plus précieux, avec des montagnes et des plaines fertiles, d'où sortait tout ce qui peut faire les délices d'une humanité tranquille! Ces vastes étendues, propices au peuplement et à la méditation d'une race ne demandant qu'à s'élever vers son Créateur, bénéficiaient en retour, d'une abondance sans égale.

De véritables villes s'étaient édifiées, les murs étaient faits de tronc d'arbres à peine équarris, la boue séchée comblait les trous et des feuillages secs assuraient l'étanchéité du toit. Mais Ahâ-Men-Ptah eut à subir un premier bouleversement, volcanique qui forma la mer du Nord, taillant d'innombrables brèches jusqu'à l'Islande actuelle. Il y eut une période de glaciacion, accumulant les glaces en une calotte polaire. La Sibérie, région alors assez tempérée, vit "brûler" sa verdoyante végétation et anéantir les mastodontes qui n'advient pu fuir à temps.

 

Après cet avertissement, et à partir de cette date, l'histoire d'Ahâ-Men-Ptah commença réellement, la chronologie se servant de ce bouleversement que la mémoire humaine a entériné comme tel pour marquer les annales d'un début caractéristique.  Les érudits comprenaient de mieux en mieux les mouvements et les combinaisons célestes ainsi que les phénomènes bénéfiques et maléfiques qui en résultaient. Une méthode graphique fut instituée, ils observèrent attentivement et notèrent la marche des planètes, du Soleil, de la Lune, leurs figurations et leurs configurations, ainsi que celles aux formes plus géométriques des douze constellations de l'écliptique équatorial céleste, et celles encore plus lointaines (?) d'Orion et de Sirius, aux particularités singulières. Les répercussions des "Combinaisons" sur terre en découlèrent, tant en ce qui concernait le comportement des hommes que l'évolution de la nature.

A la suite du mini-cataclysme, la vie s'était regroupée plus au sud. Les villages se reformèrent, les cabanes de troncs d'arbres furent remplacées par des huttes bien plus confortables, en brique crue et résistant à la poussée animale que le bouleversement avait entraînée vers cette zone plus hospitalière. Les ours, les cerfs, les éléphants, sans parler des loups pullulèrent soudain. Un autre quadrupède apparut, qui devint rapidement la plus noble conquête de l'homme, le cheval, ce qui donna l'idée de domestiquer d'autres races: les rennes, les élans, les gloutons et les boeufs musqués. Pour la chasse, les silex de jet disparurent pour céder la place aux arcs et aux flèches qui furent vite dotés de pointes métallique aiguisées sur le silex. Car le fer avait été trouvé à même le sol, amenant la recherche de matériaux semblables. Ainsi, l'hématite devint véritablement le fer. Elle provenait d'une mine à l'extrême sud, au bord de la mer. La découverte d'autres minerais et minéraux et leur utilisation rationnelle changea complètement la physionomie de la vie des habitants. Un nouvel âge commença avec le façonnage d'outils pour tailler les pierres et les assembler, comme l'habitude avait été prise de le faire avec les briques. Puis l'idée vint de construire des édifices religieux monumentaux afin que Dieu s'y plaise et vienne et vienne lui-même y trouver abri, tout au moins en esprit.

 

Une tranche de 50 siècles s'écoula ainsi, paisiblement parmi la population, surtout celle qui vivait à la campagne. Pour elle, les intentions de la divinité étaient évidentes: toutes ses libéralités étaient étalées sous leurs pas! Il y a juste à se baisser pour récolter et en profiter. Chacun y puise selon ses besoins et sans s'inquiéter si un autre en prend plus que lui!

Durant ces longs siècles, cette nation douce ignora la haine, la guerre, la vengeance, le mépris. Elle exprimait sa joie par les fêtes populaires, où les danses et les chants s'exprimaient au mieux. A ce moment béni, naquit le premier Ahâ, l'Aîné, l'Adam. Comment? les textes ne le disent point, probablement parce que cela était encore loin du cataclysme, qui lui, fit l'objet de tous les rapports circonstanciés ainsi que des causes qui le déclenchèrent. Mais il est presque certain que l'histoire du couple royal de cette terre Edénique, Nout et Geb, était, en ce qui concerne la façon dont fut concu le dernier Ahâ, Ousir ou Osiris, le reflet exact de la naissance du premier Adam.

La prospérité régnant de plus en plus, il n'y avait rien de plus à apprendre aux hommes pour qu'ils se servent de leur intelligence et se forgent une âme à l'image de Dieu. Les céréales et les cultures y foisonnaient. Les métaux du sol, cuivre, plomb étaient puisés à ciel ouvert, l'étain et l'antimoine dans des galeries à ras de terre, le fer, l'argent et l'or étaient exploités à plus grande profondeur. Les pierres fines étaient déjà recherchées par les femmes et artistiquement taillées. Les pierres dites "précieuses", ne l'étaient pas pour leur valeur financière, mais pour leur pouvoir bénéfique: elles étaient porteuses d'influx émanant, pour chacune de ces douze pierres, d'un des douze soleils des constellations zodiacales dont elles seules captaient les émanations, les respirations. Enfin, il y avait certains minéraux rares, fort recherchés pour leurs propriétés symboliques, telle l'aurichalcite aux reflets verdâtres chatoyants, au sein desquels rougeoyait le "Brasier Ardent", le symbole d'Ath-Mer, où se renouvelait l'éternelle jouvence du coeur.

Les nombreuses forêts fournissaient toutes les sortes de bois nécessaires à la vie en société. Charpentiers et menuisiers, ébénistes et artistes utilisaient les bois durs et les essences rares, les transformant en meubles délicats de forme, ou en galères et embarcations de toutes catégories. Seul le sycomore, du type érable était formellement interdit, sauf après un rituel de bénédictions très strict.  Il était l'arbre sacré, l'An-Aubi, qu'uniquement un prêtre toujours pur pouvait approcher. Celui-ci devait en outre lui "oter la vie", après un rituel fort complexe, afin d'en extraire le "coeur" dans toute sa longueur, et en façonner les seize Tan-Auhi (les Tau, ou les Croix-de-Vie, appelées aussi "croix-ansées". Les possesseurs de ces "tabous" personnifiant le Vie étaient doués des bienfaits du Dieu Tout-Puissant. Un territoire spécial était consacré à la pousse du sycomore. Cet enclos s'appelait le Nahi et seul l'Ahâ en titre, toujours le Fils, en dehors des prêtre purs, pouvait y accéder pour y dialoguer en tête à tête avec son Père.

 

La situation se dégrada petit à petit jusqu'à ce que naisse celui  qui deviendrait le dernier souverain avant le Grand Cataclysme!

Ce fut Geb, avant dernier Ahâ de cet Eden. Son histoire, par son étrangeté, rappelle fortement celle de la Bible à deux reprises. La première concerne Eve, punie de sa cutiosité en croquant la pomme, et la seconde, Marie engendrée par Dieu, puisque Nout, l'épouse de Geb, fut dotée de son fils Ousir dans des conditions analogues. Lorsque le Pontife fixa la date du mariage de Geb et Nout, il ne restait que 51 ans à la terre d'Ahâ-Men-Ptah pour subsister au-dessus de la mer! Mais la veille du jour prévu, Nout devant devant l'enclos du sycomore sacré. Curieuse, et pensant que son titre d'épouse du Fils la mettrait à l'abri de représailles, la princesse y pénétra seule, "pour voir". Un peu lasse et étourdie par sa fugue, Nout s'assit contre l'écorce du sycomore. Les textes et les annales racontent:

"La princesse Nout appuya un peu sa chevelure contre l'écorce du magnifique tronc, si vieux et si acceuillant. Du même coup, sa tète reposa contre l'arbre, et toute entière, corps et âme, elle connut instantanément la paix avec le monde extérieur; ses yeux se fermèrent sans qu'elle s'en rende compte! Sombrant dans un sommeil irréel, Nout n'eut pas le temps d'analyser ce qui se produisait, car son étonnement se changea en frayeur lorsqu'une clarté aveuglante, irradiante, l'enveloppa toute, la pénétrant de toutes parts à la fois. Ayant l'impression de se consumer, l'effroi le plus intense se saisit d'elle, mais elle ne put ouvrir la bouche pour hurler! Elle se réduisait en cendres, se liquéfiait, tout en vivant malgré elle le jour le plus radieux que la terre eut connu depuis son origine! Malgré le calme qui curieusement l'habitait, elle tenta d'ouvrir les paupières; elle ne pouvait même pas remuer les cils. Affolée d'être paralysée, elle se sentit sombrer dans l'inconscience, lorsqu'une voix au fond d'elle même, très ferme, mais infiniment rassurante, lui dit  "distinctement": "Mon Fils Ousir est désormais dans ton sein; ne crains rien à ce propos, car tu es fille de mon premier enfant: tu es celle que j'ai choisie pour m'aider à sauver encore une fois les hommes malgré eux! Ousir sera le signe de ma Puissance et de ma Bonté. Toi, Nout, tu en seras la mère vénérée.; Tu apprendras à Ousir, par les paroles que tu prononceras, que mon coeur est en lui, et que mon âme sera toujours avec la sienne pour qu'il exerce son pouvoir souverain... Ainsi soit-il fait!."

Geb, entre temps, était prévenu par Dieu d'avoir à épouser malgré tout Nout, et d'attendre qu'Ousir soit né pour concevoir un autre fils, qui lui, serait né de la terre, et qui devrait s'appeler Ousit. Ainsi naquit l'aîné Ousir, puis sept mois plus tard, Ousit, le cadet. L'un était fils de Dieu, et l'autre, fils de Geb. D'où l'antagonisme lorsqu'Ousir  fut déclaré roi, successeur de Geb, alors que la vrai fils du souverain était Ousit, dont le nom dans la rébellion qui s'ensuivit  devint Sit, Seth pour le Grecs.  Puis naquirent les jumelles Nek-Bet et Iset, autrement dit Nephtis et Isis. Cette dernière épousa par amour Ousir, les augures annonçant que le Fils qui leur naîtrait serait le générateur de la nouvelle multitude issue des rescapés du Grand Cataclysme. L'enfant s'appela Hor ou Horus.

 

Ce fut peu avant que ce dernier prenne la succession de son père, qu'Ousit attaqua la capitale d'Ahâ-Men-Ptah avec ses troupes rebelles, déclenchant ainsi le processus de l'engloutissement du continent, car Ousir ayant été apparemment tué  coups de lance par Ousit, la colère de Dieu se déchaîna sur les créatures et sa Création.

embaumer les corps!

Ce matin là, l'astre du jour sembla absent du ciel...Tout comme le ciel lui-même, car un épais brouillard, de clarté diffuse et rougeâtre, oppressant par son épaisseur, étouffait tout! Il absorbait les bruits, la clarté du jour et de l'air, ce qui rendait la respiration difficile. Une odeur amère et piquante, semblable au natrum qui embaumait le corps de morts, flottait et faisait trembler tous les vivants. Dans la capitale, chacun sut que le moment était bien venu de régler ses comptes avec Dieu. Le sacrilège de la nuit allait trouver sa punition divine. La panique fut pratiquement indescriptible, les annales le narrent de long en large. Une grande partie de la population valide courut vers la Palais royal chercher un refuge auprès du "Maître" à qui tout était possible. Les pauvres gens ne se souvenaient même plus qu'ils se moquaient encore ouvertement la veille de celui dont ils recherchaient la protection, et qui tentait quelques plus tôt de les décider à hâter des préparatifs d'exode. Les temps étaient accomplis. Dans sa toute-puissance, le Dieu de l'éternité allait punir ses créatures des innombrables pêchers qu'elles avaient commis, et lui, qui n'avait pas su les en empêcher, subirait le même sort. Des craquements sinistres montèrent des profondeurs, faisant trembler les pieds, puis le corps entier! Les pleurs, les cris de pitié, les hurlements, l'angoisse de toute une foule qui tentait d'implorer ce qu'elle avait bafoué et renié semblèrent suprêmement vains. Geb survint à ce moment, las et fourbu, mais tentant de faire acte de présence en l'absence de son fils, le Maître vers qui le peuple se tournait pour attendre un secours. Des clameurs s'élevèrent car il apparaissait de nouveau comme un Fils de Dieu. Mais il ne se sentait plus de taille à reprendre une autorité qui n'était plus la sienne, mais uniquement celle d'un dieu en colère. Pourtant ce moment si tragique avait été prédit si souvent et si longuement mûri avant son accomplissement.

pirogue de papyrus

Dans la rade, des milliers de barques  "mandjits", réputées insubmersibles, avaient été stockées et renfermaient un équipement complet de survie. Le vieux roi ordonna que les portes soient grandes ouvertes et que les militaires prennent position pour que les départs aient lieu dans le meilleur ordre possible. Le peuple, lui, descendait en se bousculant, en courant, traînant à sa suite un bric-à-brac invraisemblable d'ustensiles! Des volcans calmés depuis des millénaires se trouvèrent soudain pris de contractions. La pression des feux souterrrains devint telle qu'ils lancèrent haut dans le ciel une véritable pluie de terre pulvérulente s'agglomérant au brouillard et retombant jusque sur Ath-Mer. Une pluis solidifiée s'abattit sur la foule en marche vers les ports, écrasant les uns, assommant les autres; et l'enfer se déchaîna partout. Ce fut une ruée vers la rade, chacun abandonnant tout ce qu'il avait de précieux, Sur le port, une peur animale balaya tout sentiment humain; les militaires, résistant difficilement à leur propre angoisse, furent soudain renversés, écrasés, foulés aux pieds par une horde prenant d'assaut les frêles embarcations de papyrus, tressées extrêmement serré, puis enduites de résine et enfin de bitume pour les rendre imputrescibles et indestructibles. La terreur qui les tenaillait, et l'horreur de l'évènement incroyable qui se produisait firent perdre à cette horde toute notion de sécurité. Au lieu de ne monter qu'à dix personnes, les fuyards prirent les premières ""mandjits" d'assaut en se battant mortellement. Si bien que la première flottille sombra avant de partir avec tous ses occupants. Les volcans crachèrent alors la colère divine, recouvrant de lave les villages avoisinants. Les habitants, terrorisés, qui s'étaient calfeutrés dans leurs maisons, furent ensevelis sois un fleuve incandescent. Les montagnes ne résistèrent plus aux secousses imprimées au sol, des flancs se déchirèrent de toutes parts, d'autres éclatèrent et se volatilisèrent. Le tumulte atteignit son paroxysme, ce n'étaient plus quelques milliers, mais des centaines de mille que la terreur paniquait, qui se pressaient, se débattaient, s'entre-tuaient, plus aucun soldat n'assurant la sauvegarde des embarcations. Une poussée irrésistible se produisit, qui jeta les premiers rangs dans l'eau, les "mandjits" du bord ayant coulé de leur trop-plein de passagers. Les autres réussirent à vaincre la marée humaine et et embarquèrent loin du goulet d'étranglement afin de pas couler leurs frêles esquifs avant de détacher les amarres.

 

C'était la fin de tous et de tout! La capitale et le continent tout entier s'affaissèrent rapidement sous l'eau!...

Ce fut le 27 juillet 9792 avant notre ère, et cette date est certaine grâce à la carte du ciel gravée au plafond d'une salle du temple de Dendérah, plus connu sous le nom de "zodiaque", dès le moment de sa découverte par les savants qui accompagnaient le Général Desaix lors de la campagned'Egypte, déclenchée par Bonaparte.

 

A suivre le prochain article: "L'âme Atlante n'est pas perdue".

 

 

 

 

09:40 Écrit par pascal dans la grande hypothèse | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : atlante, ptah, dendérah, aha-men-ptah, ousir, nout, mandjit | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook