26/03/2016

The Reference Frame: L' équation Bogdanov

 

The Reference Frame: L' équation Bogdanov

 

Après avoir écrit mes articles sur "ma lecture" des livres des frères Bogdanov "Au commencement du temps" et "Le visage de Dieu", je rappelle que lors de la "cabale" contre les Bogdanov, l'affaire Bogdanovun scientifique a pris au sérieux les hypothèses des Bogdanov, Lubos MOTL à qui je dédie ce modeste article. Nous le verrons au chapitre 3,

 

L' équation Bogdanov par luboš motl   aux Presses de la renaissance,

(The Bogdanov Equation: the Secret of the Origin of the Universe?)

Le secret de l'origine de l'Univers?

Table of contents:

Introduction

  1. The great mystery of the origin
  • Towards the Big Bang
  • The mystery of the zero point
  1. A brief history of physics
  • Is there a center somewhere?
  • The apple and the Moon
  • Heat, entropy, information
  • Information theory
  • Liquids and fields
  • Relativity and quantum mechanics
  • Wave mechanics
  • The uncertainty principle
  • Relativity
  • General relativity
  • Black holes and expansion
  • Putting fields and quanta together

  1. The last dream of Einstein
  • Quantum gravity: a modern puzzle par excellence
  • Gravitational singularities
  • Quantum gravity: open questions
  1. Strings and membranes at the Planck scale
  • What to do?
  • Problems with the "atoms of space"
  • Additional problems
  • Black hole entropy
  • All roads lead to string theory
  • The birth of string theory
  • The first superstring revolution
  • The second superstring revolution
  • The last decade
  • Holography
  • Matrix theory
  • Landscape
  1. The Bogdanov methods to solve the puzzle
  • Fluctuations at the Planck scale
  • Topological field theory
  • Chern-Simons theory
  • Fluctuations of time at the Planck scale?
  • New subtleties near the time zero
  • Quantum groups and noncommutative geometry
  • Space, time, temperature, and complex signatures
  • Real and imaginary time
  • Quantum foam
  • Symmetries and conservation laws
  • Supersymmetry and supergravity
  • Possible repercussions of the fluctuations in the telescopes
  • Bogdanovs' tale about creation: summary
  1. Strange adventures of the Bogdanov twins
  • Unexpected thesis defenses
  • A brief history of their adventures
  • How physicists evaluate ideas
  • Groupthink vs individual appraisal of science
  1. Tomorrow and beyond
  • Three realities
  • Cosmological code
  • Complex and imaginary time
  • The moment zero and information
  • A homework for experts

Conclusions

Glossary

Bibliography

Index


Unfortunately, I can't write more here, for example the equation itself and whether it is correct. The reader will hopefully understand. ;-) 

 

 

 

 


Avant de parler de l'équation Bogdanov je rappelle au chapitre 1) ma lecture du livre des frères Bognanov "le visage de Dieu" Au chapitre 2) Je parlerai de l'affaire Boganov qui a tant défrayé la chronique.  Au chapitre 3)  Il sera question de l'équation Bogdanov qui est le titre de cet article. Puis au chapitre 4) Je parlerai du CODE SECRET de l'UNIVERS d'Igor et Grichka BOGDANOV. Et enfin j'évoquerai au chapitre  5) le nouveau livre des Bogdanov: 3 mn pour comprendre la grande théorie du big bang.

 

Le visage de dieu article 3) Un aperçu de ma lecture du livre des frères Bogdanov "Le visage de Dieu:   http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2010/11/levisage-d... 

 

Voir aussi dans mon blog l'article 4-9) rubrique "au commencement du temps",  qui est le dernier de ma série d'articles donnant ma lecture du livre des frères Bogdanov "au commencement du temps":  http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2012/06/au-commenc...

 

1) Le visage de Dieu. 

1-1) Dans cet article Le visage de Dieu article 3), j'avais écrit en 11/2011: G. Smoot, le "père" du satellite Cobe (Cosmic back back ground explorer), a déclaré dans la la salle de presse où il présentait ses résultats au grand public, "...pour des esprits religieux, c'est comme voir le visage de Dieu"

Même si depuis cette phrase, il s'est prudemment "réservé", cette phrase résonne toujours en moi. Les réactions à ce genre de phrases sont souvent brutales, comme le montre "l'affaire Bogdanov" que j'évoque dans un article spécifique. Les esprits s'échauffent vite dès qu'on prononce le mot Dieu. D'un côté, les esprits "scientifiques" revendiquent la vérité d'une communauté dont les résultats ont fait leur preuve. Elle s'exprime avec juste raison certes, mais on voit maintenant les limites et les dérives possibles et avérées de la science. De l'autre les détracteurs, dont les raisons sont souvent justifiées, mais qui ne voient plus que par ces raisons, ce qui conduit souvent au dogmatisme et à l'intolérance. 


1-2) Dans "Dieu et la science" (Avec Jean Guitton), les Bogdanov avaient écrit : "il est possible d'appréhender l'univers comme un message exprimé dans un code secret, sorte de hiéroglyphe cosmique, qu'on commence juste à décrypter. Il semble inscrit dans la trame de l'univers primordial, où l'avenir de tout ce qui est semble déjà crypté dans la première lumière. Cela veut peut-être dire que l'origine profonde de la trame cosmologique pourrait se situer ailleurs que dans le monde physique. L'univers repose bien sur des lois physiques, mais leur origine semble curieusement située en-dehors de notre réalité, antérieure au big bang lui-mêmePaul Davies a dit en 2001: "Les lois de la physique n'existent aucunement dans l'Espace et dans la temps. Comme les mathématiques, elles ont une existence abstraite, elles décrivent le monde, mais elles ne sont pas dedans. Mais cela ne signifie pas que les lois sont nées avec l'univers. Si tel était le cas, si l'univers et les lois étaient issues de rien, on ne pourrait y recourir pour expliquer l'origine.Nous devons admettre qu'elles ont un caractère abstrait, intemporel, éternel".

La cosmologie est au confluent de la physique, de la métaphysique et de la philosophie. Quand la recherche approche de la question ultime de notre existence, les frontières entre elles deviennent inévitablement floues. Si l'ADN cosmique existe bel et bien, alors il faudra sans doute le chercher à l'origine, dans le tout premier instant qui a marqué la préhistoire du monde, bien avant le big bang. Là se trouve peut-être, dans la singularité initiale, codifié le scénario cosmologique au coeur de temps  imaginaire et du zéro.


1-3Les constantes universelles, le hasard, la création?

Le cosmonaute russe Poliakov écrit en 1998: "Nous savons que la nature est décrite par la meilleure des mathématique possibles, parce que Dieu l'a crée. C'est peut-être pour cela que le coeur d'une rose ou un magnifique coucher de soleil donnent parfois la sensation furtive qu'un ordre, une intelligence insaisissable et bienveillante est bel et bien là...mais l'instant d'après, cette certitude s'évanouit". A. Einstein a confié à P. Dirac, lui aussi troublé par l'ajustement des constantes universelles, que les valeurs de celles-ci n'étaient pas distribuées au hasard et sans doute poussé par cette conviction il a dit: "je veux savoir comment Dieu a créé le monde. Je ne suis pas intéressé par tel ou tel phénomène, je veux connaître la pensée de Dieu, le reste n'est que détail".

"Est- ce un hasard?", c'est le dernier mot choisi par S. Hawking pour clore sa "brève histoire du temps". Il se demande entre autre pourquoi l'univers existe. Sa réponse a de quoi surprendre: "Si nous trouvons la réponse à cette question, ce sera le triomphe ultime de la raison humaine. A ce moment nous connaîtrons la "pensée de Dieu". Cela pourrait bien devenir l'horizon de la recherche scientifique au 21ème siècle, comme l'affirme F. Dyson à J. Peeble à Prince town: "Le défi est bien de lire la pensée de Dieu afin de savoir pourquoi l'univers existe, pourquoi il est tel qu'il est, pourquoi y a t-il quelque chose plutôt que rien, pourquoi le monde a-t-il été créé"?

  1. Plancka aussi déclaré: "Toute la matière trouve son origine et existe seulement en vertu d'une force...nous devons supposer derrière cette force l'existence d'un esprit conscient et intelligent!" et si on suit S. Hawking, peut-être même la présence d'un être "responsable des lois de la physique avant le big bang". R. Penrose précise: "C'est une création à partir de rien. L'apparition à partir de rien de notre univers". D'où l'enthousiasme de G. Smoot face à l'éclair primordial: "c'est vraiment remonter en arrière jusqu'à la création, regarder l'apparition de l'espace et du temps, de l'univers et de tout ce qu'il y a dedans, mais aussi de voir l'empreinte de celui qui a fait tout ça". La science de l'information commence à nous dire que le monde de l'énergie et de matière repose sur un autre monde invisible mais déterminant, celui de l'information; un peu comme le monde du vivant obéit au code génétique. Est ce que désigne G. Smoot lorsqu'il lance à propos de l'univers: "Son évolution est inscrite dans ses débuts, une sorte d'ADN cosmique si on veut".


1-4) Le temps, l'espace et la matière auraient bel et bien eu un commencement. C'est ce que dut admettre Einstein après la découverte de Hubble de l'expansion de l'univers, Einstein dut admettre les idées de G. Lemaître et de A. Friedmann. Sans le vouloir, voilà qu'il emboîte le pas du vénérable Saint Augustin qui a eu l'intuition d'écrire un jour au cours de la longue nuit du Moyen-âge: "l'univers n'est pas né dans le temps, mais avec le temps". D'où l'idée encore fortement ancrée que s'il existe une ère avant la création de l'espace, du temps et de la matière avant le big bang, celle-ci ne relève plus de la science, mais de la quête métaphysique, voire mystique. Quelles sont les limites de la science et de la métaphysique? G. Gamow, dans "la création de l'univers" propose d'appeler cette ère mystérieuse "l'ère de Saint Augustin (voir dans l'article)". Et en 1951, Pie XII a déclaré: "Il semble que la science d'aujourd'hui, remontant d'un trait des millions de siècles, ait réussi à se faire le témoin de ce "Fiat Lux" de lumière et de radiations, tandis que les particules des éléments chimiques se séparaient, et s'assemblaient en millions de galaxies...Ainsi, la Création a eu lieu dans le temps donc il y a eu un Créateur, donc Dieu existe".

En 1965, Penzias et Wilson découvrent (par hasard?) le "reste", la trace du big bang, le rayonnement fossile. Wilson a une préférence marquée pour l'idée d'un plan conçu par une force extérieure: "Il y a certainement eu quelque chose qui a réglé le tout. A coup sûr, si vous êtes religieux, je ne vois pas de meilleure théorie  de l'origine cosmique susceptible de répondre à la genèse". Quant à Penzias (et plus tard Smoot), il finit par voir au coeur de rayonnement fossile "quelque chose" et l'astronomie nous conduit vers un événement unique, un univers créé à partir de rien, avec juste "le délicat équilibre nécessaire à l'apparition de la vie, un univers qui obéit à un "plan sous-jacent" (presque surnaturel?)...Pour être cohérent avec nos observations, nous devons comprendre que non seulement il y a eu création de matière, mais aussi création de l'espace et du temps. Les meilleures données dont nous disposons sont exactement ce que j'aurais pu prédire si je n'avais rien lu d'autre que les 5 livres de Moîse, les Psaumes et la Bible. Le big bang a été un instant de brusque création à partir de rien".

L'astronome Allan Sandage, un des plus influents de la deuxième moitié du 20ème siècle est un exemple typique de cette difficulté à penser les débuts de l'univers sous forme d'un point. D'origine juive, il se convertit au christianisme à l'âge de 60 ans. Quand on lui demande si on peut être à la fois scientifique et chrétien, il répond haut et fort: "Oui, le monde est trop complexe dans toutes ses composantes et ses connexions pour être simplement le fruit du hasard...Pourtant, c'est tellement étrange! Cela ne peut pas ne pas être vrai". 


Où en sommes nous aujourd'hui? Les résistances restent encore fortes. Pour A. Linde, "expliquer cette singularité initiale, où et quand tout a commencé, reste aujourd'hui le plus intraitable problème de la cosmologie moderne". Mais tranche Lee Smolin, à quoi bon s'obstiner, il n' y a jamais eu de singularité initiale. "Un monstre tapi dans le ciel", grince Joseph. Silk et "répugnant"! gronde en écho Derek Raine, astronome à Leicester

Pourtant, la singularité initiale résulte d'une démonstration mathématique des plus sérieuses, voir les théorèmes de singularité de R. Penrose et S. Hawking (1977).


Pourquoi tant de passions? de rejets? Sans doute parce qu'il contraint à un choix impossible: un univers sans cause d'un côté, et de l'autre ce vers quoi G. Smoot a attiré l'attention: "le visage de Dieu"."

 

Liens: 

http://www.lefigaro.fr/sciences-technologies/2010/09/06/0... («L'univers est né sans Dieu» : Hawking crée la polémique)

http://www.larecherche.fr/savoirs/dossier/big-bang-01-01-... (Par Paul Davies: Dans la mesure où le temps et l'espace n'ont vu le jour qu'avec le Big Bang, la question de savoir ce qui s'est passé avant n'a, pour les cosmologistes, aucun sens. Mais pourquoi le temps et l'espace sont-ils brusquement apparus ? Et d'où les lois de la physique proviennent-elles ?)

http://www.babelio.com/auteur/Stephen-Hawking/11047/citat... (Sephen Hawking, citations)

http://www.lexpressiondz.com/chroniques/analyses_du_profe... (CE QU'A RÉVÉLÉ LE SATELLITE PLANCK SUR LA CRÉATION DE L'UNIVERS
Miracle ou hasard?)

Le visage de dieu     George Fitzgerald Smoot        Jim Peebles (cosmologiste)  James Peebles (cosmologiste)

 

2) L'affaire Bogdanov.

La publication du livre le"visage de Dieu" par les frères Bogdanov a conduit à une polémique qui focalise le débat sur les deux frères, qui est apparu comme "l'affaire Bogdanov dont j'ai longuement parlé dans l'article l'affaire Bogdanov de mon blog.

On y oublie ce que pourrait signifier profondément "le visage de Dieu" pour une confrontation"science-non science", comme dans l'affaire Sokal. On focalise sur deux personnes un débat entre ceux qui pensent  que seules les "normes" de la vérité scientifiques sont acceptables pour expliquer les choses, et ceux qui pensent que la vérité n'est pas que scientifique. Le probème n'est pas aussi simple. Certes la communauté scientifique a acquis au cours d'une longue lutte contre l'ignorance qui aliène les hommes un réussite certaine dans ses résultats et a amené tous les progrès technologiques qu'on constate. Elle a donc des raisons de se méfier de la superstition, des méthodes douteuses qui conduisent souvent à croire qu'on a tout compris, et alors on tombe facilement dans le dogme ou la secte. Mais certains scientifiques constatent aujourd'hui que le certitudes scientifiques et les miracles de la technologie aboutissent  souvent à des excès qui pourront peut-être apocalyptiques dans l'avenir? Ils se posent des questions sur les limites de la connaissance

La cosmologie et la physique quantique ne peuvent pas encore expliquer la singularité initiale, le big-bang et son pourquoi? Pour éviter un créateur et la Création, on parle de mondes multiples et contrairement au modèle standard actuel il est possible que l'Univers ait existé de toute éternité. Même la théorie de cordes pose problème si on se réfère à des scientifiques tels que Lee Smolin pour qui "rien ne va plus en plus en physique". On est en droit de se demander si l'approche des Bogdanov ne peut pas conduire à une découverte majeure. L'univers observable est dans l'espace et le temps "réel". Il est un fait qu'on y est immergé. On pense alors que le réel ne peut être que ce qui est observable, pensable par une démarche "scientifique" qui a fait ses preuves. Mais S. Hawking n'a-il pas parlé de temps imaginaire. Pourquoi les Bogdanov délireraient-ils en mettant la question de l'origine dans l'information et en proposant l'image de CD dont le démarrage serait la création de l'espace-temps et l'actualisation de l'information. Les mystères sont à peine entr'ouverts. Alors, alors que le mystère subsiste et que les théories invérifiables se multiplient pourquoi la réponse des Bogdanov ne pourrait-elle fournir une intuition pour une piste de recherche qui ouvrirait une voie possible. En fait, nous le verrons au chapitre 4,  un scientifique a pris au sérieux les hypothèses des Bogdanov, Lubos MOTLMais les rejets sont les plus nombreux.

Ainsi, dans Paris Match, en novembre 2010  Les BOGDANOV expliquent: Voici les premiers instants de l’univers mais la réplique est fulgurante dans Le visage de dieu des bogdanov décrypté:  

 Le dernier livre des jumeaux fantastiques de la TV, les frères Bogdanov tient les têtes de gondoles en librairie. Faut-il donc, encore une fois, se les coltiner ? Rien que l'idée me fatigue. Et puis, je viens de cotiser à la critique du mélange entre science et religion avec le bouquin de Stephen Hawking The Grand Design. Mais inutile de se tourmenter, grâce à des scientifiques et des collègues qui ont déjà fait tout le boulot. Donc, merci à eux, et voici les liens pour s'amuser ou récupérer les arguments permettant de dire à son voisin de table «achètes pas, tu perds ton temps et ton argent"

Les liens fournis en fin de ce chapitre 3 montrent la violence contre les Bogdanov. Est-ce dû au fait que leur hypothèse laisse la place pour une création? C'est ce qu'ils affirment ans le site lelalibre.be:

"C’était en 2003, mais les deux frères continuent à dénoncer l’ attitude de leurs "confrères" qui leur reconnaissent un sens aigu du business mais aucune rigueur scientifique : "On attaque nos thèses, parce qu’on attaque nos idées . Chaque fois qu’une idée nouvelle est introduite en sciences, elle est attaquée. Dans ces travaux , on a été les premiers à étudier une zone strictement interdite par la science, l’avant Big Bang." Ils assument le mélange entre physique et métaphysique"La science est très réticente à poser des questions de fond . Elle n’ose pas tirer les conclusions de ses recherches." D’autres leur reprochent leur créationnisme - qu’ils réfutent - et sa variation subtile, le dessein intelligent. Ce qu’ils réfutent avec bien moins de vigueur : "l’Univers ne peut pas naître par hasard. Il fallait un programme rigoureux pour encadrer cela. Que le hasard gouverne tout, cette idée est enracinée chez les scientifiques !"

En novembre 2011 j'ai fait un commentaire dans le blog berneri.blogspot.fr sur l'article "Les Bogdanov et les médias":
pascal (moi) a dit…Un simple questionnement de ma part. Vous avez lu le livre? sans haine? Pour des antis-sarkosiens je vous trouve aussi intolérants que vos adversaires. Je ne comprend pas ces attitudes des deux côtés de la polémique. S'agit-il d'une guerre pour la connaissance de l'univers?
Berneri a dit…Non, je n'ai pas lu le livre. Mais les commentaires de Sylvestre Huet, et de nombreux physiciens (dont les liens peuvent être trouvés sur le blog de Sylvestre Huet que j'ai lié dans ma note) me suffisent. Je n'ai pas de commentaire spécial à faire sur leur thèse, si ce n'est que lorsqu'ils disent que la CADA a invalidé le rapport du CoNRS qui démonte leurs thèses, ils disent, une fois de plus, n'importe quoi : la décision de la CADA se base sur des considérations légales (à savoir qu'un rapport citant nommément une personne peut lui être communiqué mais ne peut être rendu public) et pas scientifiques. La CADA n'a d'ailleurs aucune compétence dans ce dernier domaine.
Enfin, mon antisarkozysme : j'en suis, pourquoi en faire mystère ? Mais ma référence à la "Sarkozie", ici, se voulait plus une pique contre des journalistes qui ont tendance à jeter l'esprit critique au vestiaire dès qu'ils s'entretiennent avec des personnalités.
Enfin, les faits scientifiques ne sont pas des opinions dont on pourrait débattre comme de n'importe quelle opinion politique. À cet égard, le verdict des physiciens sur les travaux des frères Bogdanov est clair et du reste assez unanime : leurs résultats ne reposent sur aucune base solide.Enfin, une critique extensive du livre peut être trouvée ici, cependant : http://www2.iap.fr/users/riazuelo/fpc/bog/lvdd/lvdd.php
pascal a dit… Merci pour votre réponse. Elle a un ton qui me plait assez, elle est très claire. Je vais lire attentivement le dossier que vous avez eu l'amabilité de me joindre. Je suis pas pro-Bogdanov, mais je m'intéresse aux "limites de la Connaissance" (Référence à Hervé zwirn). Je pense que la science est à l'orée de découvertes majeures et que ce que disent les Bogdanov n'est pas dénué de sens. Lee Smolin n'a -t-il pas écrit: "rien ne va plus en physique". Les années qui viennent nous réservent certainement des surprises.
Je n'a aucune prétention, je ne dis pas "je pense scientifiquement" mais je suis fasciné par les mystères de la nature, je manifeste mon questionnement. Pour moi comme pour de plus en plus de personnes, je pense que l'univers n'est pas que "le fruit du hasard". Dire le contraire revient aussi à une croyance. Le dogme serait d'affirmer posséder le vérité.
Berneri a dit…"Pour moi comme pour de plus en plus de personnes, je pense que l'univers n'est pas que "le fruit du hasard". Dire le contraire revient aussi à une croyance. Le dogme serait d'affirmer posséder le vérité."
En sciences, quand on fait une hypothèse elle doit être basée sur des hypothèses. Il ne s'agit pas d'être dogmatique, mais au contraire de confronter son savoir à la réalité. En l'espèce, les cosmologistes ne peuvent savoir ce qu'il y a avant le Big Bang, et donc tout ce que disent les Bogdanov, pour en revenir à ces deux-là, n'est que pure spéculation. Si on reste dans le domaine des spéculations, justement, la théorie des cordes telle qu'exposée par Stephen Hawking dans son dernier livre postule que, pratiquement, une infinité d'univers pourrait exister et que donc, dans cette optique, le notre serait effectivement dû au hasard.
À mon humble avis, on ne peut affirmer l'un ou l'autre d'un point de vue scientifique : on ne sait tout simplement pas. Maintenant, si j'applique le rasoir d'Occam (l'explication la plus simple a le plus de chances d'être correcte), j'aurais tendance à pencher pour la seconde hypothèse (sans être affirmatif, cependant).
pascal a dit…Ok. je continue néanmoins ma réflexion dans mon blog, le rasoir d'Occam, il coupe. Et si au-delà de la coupure?... Zirn m'inspire aussi, qu'est ce que la connaissance? y -a t-il des limites, et au delà?
On arrive au paradoxe de l'existence de dieu, que beaucoup on si bien décrit, dont Kant. Nos deux avis semblent contradictoires, mais je réfléchis au votre, il me questionne aussi.
Ravi de vous connaître, j'inscrit votre blog parmi ceux que je suis. On aura peut-être l'ocasion d'échanger?

Liens:

Le visage de Dieu

http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2010/09/le-mystere... (L'affaire Bogdanov)

http://www.parismatch.com/Actu/Environnement/Bogdanov-Voi... (LES BOGDANOV EXPLIQUENT Voici les premiers instants de l’univers)

http://www.jp-petit.org/nouv_f/Bogdanoff.html (Bogdanoff contre Riazuelo21 avril 2012: de Jean-Pierre Petit à  Igor et Grichka Je suis prêt à témoigner en votre faveur)

http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2010/09/le-mystere... (L'affaire Bogdanov)

https://mbasic.facebook.com/notes/patrice-hernu/la-th%C3%... (Analyse de la thèse des bogdanov par Patrice Hernu)

http://sciences.blogs.liberation.fr/files/daniel_sternhei... (MISE AU POINT SUR «L’AFFAIRE BOGDANOFF» PAR DANIEL STERNHEIMER, DIRECTEUR DE RECHERCHE AU CNRS)

http://quantumfuture.net/quantum_future/bogdanovs.htm (The Bogdanov Affair)

http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2010/09/le-visag... (LE VISAGE DE DIEU DES BOGDANOV DÉCRYPTÉ)

http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2010/10/un-docum... (UN DOCUMENT ACCABLANT POUR LES BOGDANOV)

http://alasource.blogs.nouvelobs.com/archive/2010/09/26/l... (L'imposture Bogdanov)

 http://www.marianne2.fr/REVELATIONS-Le-rapport-du-CNRS-qu...)Nous étions en train d’écrire cet article quand la bonne nouvelle est tombée ! Le rapport du CNRS sur les thèses des Bogdanov est enfin, et partiellement rendu publique par Marianne ( http://www.marianne2.fr/REVELATIONS-Le-rapport-du-CNRS-qu...)

https://antifalsace.wordpress.com/2010/10/18/le-visage-de... (Le visage de dieu)

http://www2.iap.fr/users/riazuelo/index.php (A. Riazuelo)

http://www.lemonde.fr/sciences/article/2015/07/06/les-bog... (les Bogdanov perdent un procès contre le CNRS à qui ils réclamaient 1,2 million d’euros)

http://archive.is/WilNB 'Avant le big bang MANIPULATIONS ET MENSONGES DU BON DOCTEUR RIAZUELO)http://sciences.blogs.liberation.fr/files/rapport_cnrs_bo... (Rapport des sections 01 et 02 du comité national du CNRS sur 2 thèses -novembre 2003)

http://www.liberation.fr/auteur/1879-sylvestre-huet (Sylvestre Huet, auteur de "libération")

wikipedia.org -Sylvestre Huet

 

3) L'équation bogdanov:

Un scientifique a pourtant pris au sérieux les hypothèses des Bogdanov, Lubos MOTL, ce qui est exprimé dans le site http://delaportedominique.free.fr/download/PI_Equation.pdf (Presses de la renaissance): 

"Le Professeur  Lubos MOTL, l’un des physiciens les plus réputés de la théorie des cordes et ancien professeur à Harvard s’est penché sur les travaux des frères Bogdanov. Science fiction ou véritable découverte scientifique, le professeur Lubos Motl tranche:

Les Bogdanov auraient-ils percé le secret de l’origine de l’Univers ? Est-ce que deux personnalités de la télévision peuvent prétendre résoudre l’une des questions les plus ardues de la physique moderne ? Telles sont les questions auxquelles répond Lubos Motl et en particulier, il souligne qu’Igor et Grichka Bogdanov ont peut-être découvert que de même qu’il existe un code génétique à l’origine des êtres vivants, il pourrait exister un « code mathématique » à l’origine de l’Univers tout entier. En fin de compte, Igor et Grichka Bogdanov ont peut-être réussi, à force d’acharnement et de passion, à lever un coin du voile qui entoure l’une des énigmes les plus fascinantes de la cosmologie moderne : celle du commencement du temps, de l’espace et de la matière.

Pour la première fois un expert, ancien professeur à l’Université de Harvard répond à cette question : Quel est le contenu des recherches des Bogdanov ? Après avoir lu attentivement leurs travaux, le Pr Motl a fini par conclure que les Bogdanov proposent « rien de moins qu’une théorie alternative à la gravité quantique. » space et de la matière."

"Lubos Motl, jeune professeur de physique théorique, est l’un des chercheurs les plus réputés en théorie des cordes. Il a été admis dans la prestigieuse Société des Chercheurs de Harvard (2001-2004), l’un des cercles de recherche les plus fermés au monde. Il est l’auteur d’un article considéré aujourd’hui comme fondateur de la théorie matricielle des cordes. Très présent sur Internet, son blog « the Reference Frame » est devenu l’un des blogs scientifiques les plus célèbres sur la planète. Il a signé des articles avec les plus grands physiciens théoriciens d’aujourd’hui. (Cumrun Vafa, Andrew Strominger, Robbert Dijkgraaf etc…) parmi lesquels « Higher-order corrections to masscharge relation of extremal black holes” ou encore “Matrix string theory, contact terms and superstring field theory.” 

On peut retrouver l'équation bogadnov dans le site de Motl "The Reference Frame: L' équation Bogdanov": Le secret de l'origine de l'Univers? (The Bogdanov Equation: the Secret of the Origin of the Universe?)

 

"Existait-il " quelque chose " avant le big bang ? Telle est la question que se sont posée Igor et Grichka Bogdanov. Pour la première fois, un des plus grands spécialistes du sujet, le Pr Lubos Motl, analyse et confirme.En 2002, les frères Bogdanov déclenchent une tempête dans le monde scientifique en publiant six articles sur l'origine de l'Univers. Des articles parus dans les meilleures revues de physique théorique, notamment la prestigieuse Annals of Physics dont les experts ont conclu que les Bogdanov apportaient des solutions nouvelles aux problèmes de l'origine du temps et de l'espace en dessous de l'échelle de Planck, avant le big bang. Dans les laboratoires, les discussions s'enflamment. Les Bogdanov sont-ils de véritables chercheurs ou bien s'agit-il d'un canular ? Un expert, ancien professeur de l'Université de Harvard, a analysé en profondeur leurs travaux. Il nous livre ses conclusions dans cet ouvrage : les Bogdanov proposent rien de moins qu'une théorie alternative à la gravité quantique. De même qu'il existe un code génétique à l'origine des êtres vivants, il pourrait ainsi exister un " code mathématique " à l'origine de l'Univers tout entier."

Liens:

http://www.amazon.fr/L%C3%A9quation-Bogdanov-Lubos-MOTL/d...  (L'équation Bogdanov : Le secret de l'origine de l'Univers ?)

Lubos MOTL (Auteur), Grichka BOGDANOV (Introduction), Igor BOGDANOV (Introduction)

Cumrun VafaAndrew Strominger, Robbert Dijkgraaf  Gerard 't Hooft

 

4) Le code secret de l'univers.

 

(Le CODE SECRET de l'UNIVERS d'Igor et Grichka BOGDANOV) :  http://www.inclassablesmathematiques.fr/archive/2015/12/1...

Voici ci-dessous le texte que j'aime beaucoup de ce site par Edith Edwige Universitaire retraitée qui donne un bon résumé de ce livre (Le CODE SECRET de l'UNIVERS d'Igor et Grichka BOGDANOV)

"Les jumeaux médiatiques aux visages d'extra-terrestres, l'un docteur en maths l'autre en physique, vous accompagnent avec talent dans ce texte, sur un itinéraire jalonné de villes universitaires renommées, par ordre alphabétique:Bâle, Berlin, Cambridge, Copenhague, Göttingen, Graz, Londres, Münich, Paris, Princeton, St Petersbourg, Zürich, ...Vous y croiserez familièrement des matheux ou physiciens théoriciens prestigieux:Bernoulli, Bohr, Boltzmann, Einstein, Erdös, Euler, Feynmann, Friedmann, Gauss, Gödel, Hadamard, Hardy, Hilbert, Hurwicz, Huyghens, Julia, Klein, Landauer, Leibniz, Lemaître, Mach, Mandelbrot, Maxwell, Neumann, Planck, Polya, Ramanujan, Shannon, Weyl, Wiener, ...Ce livre est trop délicat à résumer, alors je vous donne simplement quelques titres de  chapitres éloquents:
les atomes numériques - la clef de l'infini - le premier fragment du code - le code de l'ordre - le code des fleurs - le code du zéro - la formule magique - des êtres mathématiques derrière la matière - la théorie de l'information - les nombres premiers au fond du ciel - un million de dollars pour la fonction Zeta - ...
Pour le dernier chapitre cité, il s'agit du prix CLAY  décidé en l'an 2000, relatif à la fameuse "hypothèse de Riemann"Il n'est toujours pas attribué ! Etes-vous candidat ?Mais peut-être préférez-vous viser la glorieuse "médaille FIELDS" , par exemple en obtenant des résultats exceptionnels sur l'extension de la mirifique  fonction Zeta aux quaternions ou même - pourquoi pas - aux octaves de CAYLEY ?Comme il vous plaira ! Bonne chance !
La philosophie du livre:" Oui, l'Univers est un message codé, un code cosmique !Le travail du scientifique est de déchiffrer ce code" "Juste une petite restriction: un peu trop de coquilles dans ce livre mais  elles se corrigent aisément ...(KOSMANEK par Edith Edwige Universitaire retraitée- http://kosmosya.xooit.fr/t224-Publications-scientifiques-...Les chatons combatifs)

 

CHRISTOPHE LABBÉ ET OLIVIA RECASENS commentent dans le point. Le code secret de l'Univers et Big bang. Igor et Grichka Bogdanov en sont convaincus : tout a été programmé.)  http://www.lepoint.fr/societe/le-code-secret-de-l-univers...  

Voici l'article "in extenso" pour permettre d'en partager l'intéressant contenu:

 

"Quand ils ont reçu leur ordre de mission, les deux employés de la compagnie Bell ont fait la moue. On leur demandait de filer au fin fond du New Jersey pour remettre en état une antenne de liaison satellite désaffectée. Et comme si ça ne suffisait pas d'être exilés dans un trou perdu des Etats-Unis, impossible de faire fonctionner cette foutue antenne. Depuis des semaines, Arno Penzias et Robert Wilson écopent d'un énorme bruit parasite. Un souffle électrique qui ne ressemble à rien de connu. Sans le savoir, les deux ingénieurs viennent de capter l'écho du big bang, la fantastique explosion qui a donné naissance à notre Univers. Une découverte qui, quatorze ans plus tard, en 1978, leur vaudra le prix Nobel de physique.

La preuve de l'existence de ce " rayonnement fossile " est le coup de tampon que les astrophysiciens attendaient pour adopter la théorie du big bang. Imaginez. Il y a 13,7 milliards d'années, notre Univers ultrachaud et pas plus grand qu'un atome se serait mis à grossir démesurément et à se refroidir, permettant à la matière de s'organiser jusqu'à faire apparaître la vie. Un scénario qui ne repose sur presque rien - 96 % des ingrédients qui composent l'Univers demeurent mystérieux -, mais qui colle avec les observations des télescopes dans l'infiniment grand et les explorations des accélérateurs de particules dans l'infiniment petit.

En donnant un commencement à notre Univers, le big bang a remis Dieu dans la course. L'Eglise, qui en d'autres temps avait fait brûler Giordano Bruno et condamner Galilée, considère que cette théorie est une " interprétation acceptable de la création biblique ". De quoi faire bondir les scientifiques, qui ne s'encombrent pas d'un créateur pour expliquer de façon cohérente l'origine de l'Univers." Le fait qu'il y ait un commencement n'implique pas forcément l'existence d'une divinité créatrice, avertit Christian Nitschelm, professeur à l'institut d'astronomie de l'Université catholique du Nord, au Chili.La mécanique quantique nous montre qu'à partir de rien il peut parfaitement apparaître quelque chose, le phénomène ayant été vérifié à l'aide de particules élémentaires. L'Univers a ainsi très bien pu naître à partir de ce que les physiciens appellent les fluctuations quantiques du vide. "

Et voilà que dans ce débat débarquent les frères Bogdanov. Les deux jumeaux aux têtes d'extraterrestres sortent, le 26 mai, un livre, " Le visage de Dieu ", dans lequel ils racontent la formidable histoire de l'Univers, version Dan Brown. Leur " Da Vinci Code " à eux est un " code cosmologique ". Une sorte d'ADN recelant toutes les instructions qui ont abouti à la création de notre monde. Pour preuve, selon Igor et Grichka Bogdanov, la quinzaine de lois fondamentales qui orchestrent l'Univers. Des règles tellement précises que, si l'on en change une d'un chouilla, on chamboule tout. Prenez la force de gravitation, qui fait que votre chaise reste collée au sol. Un brin trop forte, planètes et étoiles s'effondrent sur elles-mêmes, un zeste trop faible, la matière n'arrive pas à se cimenter." Impossible d'y voir la main du hasard ! " assurent les deux anciens animateurs de l'émission " Temps X ". Eux y décèlent plutôt un " acharnement suspect de l'Univers à s'organiser vers la vie ". Néocréationnistes, les Bogdanov ? Ils jurent que non. Tout en précisant : " Il y a un immense mystère derrière ces lois que la conception matérialiste de la physique ne peut expliquer. Ce que montrent télescopes et accélérateurs de particules force aujourd'hui à poser la question taboue en science : " Qui a craqué l'allumette du big bang ?" " Un livre qui risque de provoquer des réactions en chaîne chez les cosmologues. Les auteurs ont prévu le bouclier : trois postfaces signées d'éminents scientifiques américains, dont deux Prix Nobel de physique.

EXTRAITS

On a trouvé l'oeuf cosmique !

Smoot avait déposé le dernier mot sur un silence. Lentement il leva la tête pour laisser travailler la phrase. Loin dans la salle, les journalistes semblaient pris d'une légère ivresse. Chacun d'eux était en train de réaliser que ces quelques mots allaient bouleverser le ciel cosmologique de fond en comble : pour la première fois, un satellite nommé Cosmic Background Explorer (Cobe) venait de " photographier " la lumière la plus ancienne jamais émise par l'Univers : âgé de plus de 13 milliards d'années, ce rayonnement archaïque offrait une image saisissante de l'" oeuf cosmique " qui venait à peine de naître. (...) Pris de vertige devant ces images impensables venues du fond de l'espace et du début des temps, ces détails lumineux datant de la création de l'Univers, George Smoot, le " père " de Cobe (...), va lâcher une phrase, un mot que personne n'attendait et qui claque aux oreilles comme un arc électrique dans la salle de presse surchauffée : " Pour les esprits religieux, c'est comme voir le visage de Dieu ! " (...) Un souffle incertain traversa la salle. Puis quelques paroles murmurées de bouche à oreille se firent entendre. A cet instant, tout au fond, une porte s'ouvrit pour se refermer presque aussitôt : deux personnes venaient de quitter la pièce. Smoot remua sur son son siège, vaguement mal à l'aise. (...) Il ne s'agissait que d'une image, une métaphore sans contenu religieux, mais, à cet instant, Smoot pressentait que cette petite phrase lui vaudrait sans doute beaucoup d'ennuis de la part de la communauté scientifique.

Notre Univers est en fuite

Jusqu'alors, l'idée qu'on se faisait de l'Univers était des plus simples, pour ne pas dire naïve. L'Univers ? Il se réduisait à la Voie lactée, voilà tout ! Il ne pouvait exister en tout et pour tout qu'une seule galaxie - la nôtre - et rien d'autre. Or coup de tonnerre : les observations de Hubble et Humason montrent, sans contestation possible, que l'Univers n'est pas fait d'une seule galaxie, mais de millions (peut-être même de milliards) d'autres. Lorsque la découverte est officiellement annoncée, au matin du 1er janvier 1925 (comme en signe de bons voeux), le monde entier est abasourdi. Le cosmos est donc plus grand, bien plus immense que tout ce que l'on croyait jusqu'alors. En cette année 1929, Hubble tient quelque chose d'encore plus bouleversant. (...) Quelque chose d'inouï, auquel personne ne s'attendait. Mais les extraordinaires images spectrales sont sans appel : loin d'être fixes, comme on le pensait, les galaxies se déplacent les unes par rapport aux autres, à des vitesses vertigineuses. Qu'est-ce que cela peut bien vouloir dire ? Ce ne sont pas les galaxies mais l'Univers lui-même, l'Univers tout entier qui est en fuite ! En expansion ! (...) A chaque instant, il se dilate, s'étire vers l'infini.

Le " code Bogdanov "

De même que tous les êtres vivants sont précédés d'une information génétique qui " code " leurs caractères physiques, l'Univers pourrait ainsi être précédé d'une information cosmologique qui, elle aussi, " code " ses caractéristiques et les grandes lois physiques. Comme tous les codes, ce " programme cosmologique primordial " se réduirait à un système d'instructions et de données numériques. (...) Aujourd'hui, 137 millions de siècles après la naissance de l'Univers, la vie est apparue sur un petit monde banal sous la forme de fleurs, de bactéries, de chiens, de paramécies et de rhinocéros, de chênes et d'acariens, d'étoiles de mer et d'êtres humains. Or, malgré cette étonnante diversité, tous ces organismes présentent, au niveau génétique et moléculaire, une remarquable unité de structure et de fonction. Ils portent tous les mêmes acides nucléiques et les mêmes protéines composées des mêmes éléments de base (acides aminés), leurs gènes sont tous des formes de la même molécule d'ADN, le code génétique est le même, les mêmes enzymes interviennent dans des réactions semblables pour tous. (...) Le hasard intervient, bien sûr, mais il existe aussi un mystérieux programme qui contraint et oriente l'évolution vers une complexité croissante.

Un coup monté...

Au fond, la seule question qui compte vraiment, c'est celle-ci : l'Univers est-il apparu par hasard ? Ou s'agit-il, comme aimait à en plaisanter l'astrophysicien Fred Hoyle, d'un " coup monté " ? (...) Il y a aussi peu de chances, comme l'observe le théoricien de la complexité James Gardner, que des systèmes complexes soient apparus par hasard dans l'Univers qu'un Boeing 747 s'assemble spontanément au coeur de la ceinture des astéroïdes à partir des matériaux environnants. Tout semble au contraire avoir été minutieusement préparé, organisé dans le grand théâtre cosmique pour permettre l'apparition, sur la scène de l'Univers, d'une matière ordonnée, puis de la vie, et enfin de la conscience.

Qu'en pense Einstein ?

En 1929, il [Einstein] reçoit un télégramme plutôt inhabituel, signé du rabbin de New York, Herbert S. Goldstein, lui demandant de but en blanc - sur un fond d'inquiétude - s'il croyait en Dieu. L'affaire était sérieuse, car le rabbin avait lui-même été contacté peu de temps auparavant par le cardinal O'Connell, influent prélat de Boston. Très alarmé, l'ecclésiastique menaçait de saisir le Vatican, au motif que la relativité " répandait un doute universel sur Dieu et la Création ". En bref, elle impliquait " l'affreuse apparition de l'athéisme ". En moins de trente mots, soucieux de calmer son interlocuteur, le maître s'empresse alors de renvoyer cette réponse aujourd'hui célèbre : " Je crois au Dieu de Spinoza, révélé dans l'harmonie du monde, mais pas en un Dieu qui se préoccuperait des faits et gestes de chacun. " Il n'en fallait pourtant pas davantage pour que le rabbin Goldstein, aux anges, se mette à répéter à qui voulait l'entendre qu'Einstein, " bien évidemment ", n'était pas athée. Comme ce dernier préférait prudemment garder le silence, il crut même bon d'apporter la touche finale : " La théorie d'Einstein, si elle était poussée jusqu'à sa conclusion logique, pourrait apporter à l'humanité une formule scientifique pour le monothéisme. " Sans doute que le père de la relativité n'en demandait pas tant

Le Vatican et l'origine de l'Univers

La théorie du big bang " est la meilleure solution scientifique pour expliquer la création de l'Univers ". Rond et affable, don José Gabriel Funes, jésuite argentin de 47 ans, dirige la Specola Vaticana, l'observatoire astronomique du Vatican fondé au XVIe siècle à Castel Gandolfo, la résidence d'été des papes. Philosophe, théologien et astronome, le " Monsieur Cosmos " du Vatican tient à préciser qu'il parle en son nom et pas en celui de l'Eglise. Tout en soulignant que le Vatican est " extrêmement attentif aux évolutions de la recherche ". Le Vatican a d'ailleurs ouvert, depuis que la pollution lumineuse a rendu le ciel italien opaque, un second centre de recherche à Tucson, en Arizona, qui collabore avec les meilleurs centres d'astronomie américains.

Ce sont des hommes d'Eglise qui mirent les premiers en cause, à partir du XVe siècle, le système aristotélicien qui fixait la Terre au centre de l'Univers. En 1633, le procès fait à Galilée mit momentanément fin à la perspective d'une laïcisation de la science. Mais c'est un abbé, Georges Lemaître, qui en 1931 pose les bases de la cosmologie moderne et de la théorie du big bang avec ses travaux sur l'atome primitif. Quand en 1951 Pie XII déclare, dans une tentative de concilier la lettre de la Bible aux avancées de la science, que le big bang est le " Fiat lux initial, l'instant où le cosmos est sorti de la main du créateur ", George Lemaître est atterré. Quelques mois plus tard, l'abbé profite d'une audience pontificale pour convaincre le pape de tenir la foi et les sciences sur des plans séparés. Le mariage de raison entre science et foi est-il définitif ?" Oui, selon l'astronome en chef du Vatican,à condition que les chercheurs restent dans leur domaine de compétence. Les scientifiques doivent savoir où se termine la science et où commencent la philosophie et la théologie. " 

La bio de l'Univers

0 seconde : le big bang Explosion primordiale. C'était il y a environ 13,7 milliards d'années, âge estimé de notre Univers à 0,2 milliard d'années près. Température infinie, densité infinie, rayon nul. Des premiers instants inaccessibles aux lois de la physique.

A 0,54 10-43 s Temps de Planck. L'Univers entre en expansion.

Entre 10-43 s et 10-35 s Ere de grande unification.

Vers 10-36 s, la température commence à décroître et l'Univers perd en densité.

Entre 10-35 s et 10-33 s  L'Univers accroît sa taille d'un facteur considérable, au moins 10-26, en un temps excessivement court. Etat purement énergétique.

Entre 10-33 s et 10-12 s Quarks et antiquarks commencent à se former.

Entre 10-12 s et 10-6 s Vers 10-12 s, les quatre grandes forces de la nature (gravitation, électronucléaire...) sont totalement différenciées.

10-6 s à 3 min La température chute. A partir des quarks et antiquarks, les protons (futurs noyaux d'hydrogène), neutrons, antiprotons et antineutrons se forment.

De 3 min à 20 min Nucléosynthèse primordiale : protons et neutrons commencent à réagir entre eux pour donner des hélions (noyau de l'atome d'hélium).

De 3 min à 380 000 ans L'Univers est toujours opaque, en expansion, très chaud et dense, mais sa température et sa densité continuent à décroître, alors que son rayon augmente au rythme de l'expansion. Naissance des " protogalaxies ".

380 000 ans Formation des premiers atomes à partir des électrons libres et des noyaux atomiques. L'Univers devient transparent. Un rayonnement diffus plus ou moins homogène est émis à ce moment et sera observé bien longtemps après sous la forme du rayonnement fossile.

1 million à 2 milliards d'années Premières générations d'étoiles. Elles synthétisent des noyaux atomiques de plus en plus lourds. Les galaxies prennent leurs formes actuelles.

Environ 9 milliards d'années La matière éjectée par des étoiles massives plus anciennes donne naissance à notre système solaire. Les planètes se forment, dont la Terre (il y a 4,56 milliards d'années). Après moins de 1 milliard d'années, la vie monocellulaire apparaît.

Environ 13 milliards d'années Premiers organismes multicellulaires. Puis les animaux : mollusques sans coquille, coraux... voient le jour au début du primaire. 100 millions d'années plus tard, les coquillages se développent, les algues s'adaptent à la vie hors de l'eau : ce sont les premières plantes. 200 millions d'années encore, c'est au tour des créatures terrestres : insectes, amphibiens et reptiles.

Environ 13,7 milliards d'années L'ère des mammifères. L'ancêtre de l'homme apparaît (4 millions d'années avant l'homme moderne). Et l'Univers continue son expansion...


5) Le nouveau livre des Bogdanov: 3 mn pour comprendre la grande théorie du big bang.

 

5-2) Dans on n'est pas couché: 

Par ailleurs, dans on n'est pas couché 31 janvier 2015, Grichka et Igor Bogdanov sont venus faire la promotion de leur livre "3 minutes pour comprendre la grande théorie du Big Bang" préfacé par John Mather.

 

https://www.youtube.com/watch?v=gSid8g3jTBw

 

Commentaire du livre dans amazone.fr:

"Qu'est-ce que le big bang ? Pourquoi a-t-il eu lieu ? D'où vient l'énergie torrentielle qui s'est brutalement déclenchée dans le néant, il y a 13 milliards et 820 millions d'années ? Qu'y avait-il avant ? 

En 3 minutes, grâce aux fantastiques découvertes des toutes dernières années, vous allez revivre les captivantes aventures des hommes qui ont consacré leur vie à la recherche du mystère originel et comprendre enfin ce qui s’est passé au moment du Big Bang.
Comprendre qu’à chaque fois que vous buvez un verre d’eau, vous avalez des particules de matière formées tout juste trois minutes après le Big Bang. Et plus jamais après !
Comprendre comment on a pu photographier le passé lointain de l’Univers, 380 000 ans à peine après sa naissance.
Comprendre par quel miracle, il y a 13,8 milliards d’années, le cosmos tout entier, avec ses milliards de galaxies, n’était pas plus grand qu’un grain de poussière.
Comprendre enfin ce qu’il y avait avant le Big Bang. Avant la création de la matière."

 

Igor et Grichka Bogdanov dans on n'est pas couché 19 mars 2016 sont venus faire la promotion de sont venus présenter leur nouveau spectacle "Big Bang"


5-2) Dans esprit d'actu:

https://www.youtube.com/watch?v=bVLOikuFoEo

 



Igor et Grichka Bogdanov sont les invités de l'Esprit d'actu pour un entretien passionnant sur la création de l'Univers à l'occasion de la parution de leur dernier livre "3 minutes pour comprendre la grande théorie du Big Bang" paru aux éditions Le Courrier du Livre. J'ai déja longuement évoqué ce que les Bogdanov expliquent dans cet entretien dans les articles de mon blog  où je donne ma lecture d'un autre de leurs livre: "Au commencement du temps":

"Et s'il vous était donné de remonter le long de la "ligne d'Univers" en plein cœur de Paris ? d'entendre Edith Piaf chanter du premier étage de la tour Eiffel ? de tomber nez à nez avec Albert Einstein ? de voir circuler d'antiques machines à vapeur sur la place du Trocadéro? de croiser La Fontaine, venu déguster avec son ami Boileau le bon lait de la ferme Magu, à quelques pas de là ? Et reconnaîtriez-vous la place du Trocadéro à l'époque où elle était habitée par des hordes d'hommes préhistoriques ? ou, plus loin encore, lorsque les brontosaures foulaient le sol de l'actuel palais de Chaillot ? Cette histoire est sans doute la plus mystérieuse qui soit. Igor et Grichka Bogdanov nous plongent jusqu'au vertige dans l'abîme du temps et nous montrent comment les choses ont peut-être commencé. Des années durant, ils ont décomposé les grandes équations de la physique, ils ont tâtonné, exploré, proposé. Ils ont suscité des débats enfiévrés. Mais leurs recherches - l'application de nouveaux instruments mathématiques à l'Univers avant le Big Bang - ont débouché sur une nouvelle façon de faire face à la question de l'origine: avant l'apparition du temps et de l'espace tels que nous les connaissons, sans doute y avait-il "quelque chose" plutôt que rien. Une information de nature mathématique qui "oriente" peut-être l'évolution de l'Univers. Un code cosmologique qui ne peut exister que dans le temps imaginaire. Les observations du satellite Planck, lancé en mai 2009, apporteront sans aucun doute des éléments décisifs. Si, comme le suggèrent déjà certaines mesures du satellite WMAP, la forme de l'espace dans lequel nous vivons est bien sphérique, et si l'on parvient à mieux comprendre cette mystérieuse énergie noire dont Igor et Grichka Bogdanov avaient prédit l'existence dès 1992, leur hypothèse pourrait bien être validée: à l'instant zéro, le temps était imaginaire. Et qui sait si cette singularité initiale ne portait pas en elle l'image d'un ordre profond qui, des premières particules jusqu'aux lointains amas de galaxies, allait orienter le cosmos, le réaliser et, finalement, lui donner un sens."

 

"Ma lecture de ce livre m'a amené à rédiger un certain nombre d'articles dont ceux qui sont en rapport avec l'entretien des Bogdanov avec Esprit d'actu sont les suivants:

http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2012/04/au-commencement-du-temps-4-3 la.html#.VvRyU9LhDDd   (Au commencement du temps 4-3) La cinquième dimension)

http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2012/03/au-commenc... (Au commencement du temps 4-2) Le passé peut-il encore exister?)
http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2012/03/au-commenc... (Au commencement du temps 4-1) Comment tout cela est-il possible?)

http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2012/03/au-commenc... (Au commencement du temps 3-11) l'instant zéro)

http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2012/03/au-commenc... (Au commencement du temps 3-10) L'instant zéro...avant le big bang(?))

http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2012/03/au-commenc...  (Au commencement du temps 3-9) L'étincelle du Big Bang (10 puiss-43 secondes après le Big Bang))

http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2012/03/au-commenc...(Au commencement du temps 3-8) La première seconde de l'Univers après le big bang)

http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2012/02/au-commenc...  (vers la toute première lumière (- 5 milliards à -13,7 milliards d'années))

 

 

http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2012/06/au-commenc... (Au commencement du temps 4-9 partie 2) L'Univers information deuxième partie)

http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2012/06/au-commenc... (Au commencement du temps 4-9 partie 1) L'Univers information première partie)

 

 

Cette digression nous permet de revenir au dernier livre des Bogdanov "3 minutes pour comprendre la grande théorie du Big Bang". Il récapitule bien ce que nous avons vu jusqu'à présent dans cet article. La vidéo ci-dessus concernant l'interwiew d'Igor et Grichka Bogdanov par Saïd Branine  d'Esprit d'actu"  (https://www.youtube.com/watch?v=bVLOikuFoEo) a été intitulée "Dieu et la création de l'Univers". voici un résumé de la vidéo vu à ma façon, où on retrouve bien les sujets des articles de mon blog:


Les Bogdanov: La théorie du big bang nous parle de l'origine de notre Univers et de son histoire. Elle a d'abord été calculée par des scientifiques, puis démontrée par l'expérience. Dès 1929, Hubble constate que les galaxies sont en fuite les unes par rapport aux autres et ainsi, il donne un socle expérimental, observationnel à quelque chose qui avait été vu dans les équations en 1922 par Alexander Friedman.qui était un mathématicien et météorologue russe qui lui-même s'est opposé à Einstein qui pensait que l'univers était fixe. S'il le pensait fixe, c'est qu'il le voyait totalement instable dans ses équations et il a rajouté un terme, qui s'appelle la constante cosmologique, ce qui a fixé l'Univers. Donc tout ceci vole en éclats en 1929, avec cette constatation que l'Univers n'est pas fixe. Puis à partir de là, les idées vont s'accélérer. En 1948, Gamow, qui est un élève de Friedmann va trouver et prouver ce qu'on appelle la synthèse des éléments légers, c'est à dire notamment les noyaux d'éléments légers, le big bang chaud, qui naît à ce moment là. Puis en 1964 Penzas et Wilson observent quelque chose dans le ciel qui est un bruit. Ce bruit, c'est l'écho du big bang qui leur a apporté le prix Nobel en 1978 grâce à cette découverte. Et enfin les satellites astronomiques (comme Planck) vont observer cette lumière, cette première lumière qu'on appelle le rayonnement cosmologique qui témoigne ce qu'était l'Univers quand il était bébé, seulement 380 000 ans après sa naissance explosive. Et le premier à avoir observé cette photographie du "fond diffus cosmologique" Georges Fitzgerald Smoot au pu dire: "pour moi, c'est voir comme le visage de Dieu". Mais il a été fortement critiqué par de nombreux scientifiques.

L'animateur Saïd Branine: Dans votre propre thèse sur la théorie du big bang, vous affirmez qu'il n'y a pas de temps avant le big bang mais plutôt une information pure, cette information pure crée de l'énergie qui elle même crée l'Univers. Alors s'il n'y a pas de temps peut-on parler d'un avant-big bang?

Les Bogdanov: En fait la réponse est intuitive. Qu'est-ce que c'est que le big bang? Le big bang c'est un moment "explosif" qui s'est déroulé l y a 13,820 milliard d'années à partir d'une particule élémentaire un milliard de milliard de fois plus petit que le noyau d'atome d'hydrogène. et qui se produit à partir d'un vide primordial. Et cette explosion engendre en trois minutes la formation de tous les noyaux d'atomes d'hydrogène de tout l'Univers, c'est à dire 98% de la masse de l'Univers. Ils ont été fabriqués dans les trois premières minutes de vie de l'Univers et plus jamais après parce que la température est tombée trop bas, en dessous d'un milliard de degrés. alors que au moment du big bang, 3 mn avant, elle était encore de 100 000 milliard de milliards de milliards de degrés. C'est une température inouïe, mais c'est celle qu'il faut pour fabriquer les noyaux d'atomes d'hydrogène. 

La grande question qui se pose est: mais d'où vient cette énergie et qu'est-ce qu'il y avait avant? Comment se déclenche t-elle? Pourquoi se déclenche t-elle, dans le vide? Les Bogdanov se sont posés ces questions  dans leurs deux thèses, l'une en mathématique, l'autre en physique théorique. Ces thèses, comme on l'a vu dans les chapitres précédents, ont fait beaucoup de bruit dans le monde. Les deux frères n'ont certes pas trouvé de réponse, mais des débuts de réponse. En fait dit un des deux frères, la matière naît au moment du big bang mais le big bang n'est pas l'instant zéro. C'est un moment qui est très bref, mais que les physiciens ont mesuré (10 puissance -43 secondes). Mais ce n'est pas l'instant zéro répète t-il, et l'univers lui-même n'est pas l'échelle zéro, (c'est 10 puissance -33 cm). Donc forcément, si ce n'est pas l'instant zéro, il y a quelque chose avant ce big bang (livre des bogdanov) et cette chose, ce n'est plus de la matière, puisque la matière naît au moment du big bang, c'est quelque chose d'immatériel. Et qu'est-ce qui est immatériel et qui en même temps peut guider l'évolution de la matière, c'est ce qu'on appelle de l'information. Autrement dit, l'Univers avant d'être matière-énergie au moment du big bang, est pure information, et cette information existe à l'instant et à l'échelle zéro de l'Univers.

Puis l'interview porte sur le principe anthropique inventé par Brandon Carter et sur le réglage extraordinairement fin de l'Univers. Ce réglage semble reposer sur un scénario, scénario qui aurait pris naissance avant le big bang et qui s'exprime physiquement au moment du big bang, moment où il passe de l'état numérique ou état informationnel, à un état physique. Et à ce moment là, on voit que la séquence des événements conduit jusqu'à un Univers complexe, dans lequel nous vivons aujourd'hui (complexe parce qu'il y a des êtres vivants et conscients d'eux-mêmes). Dans cet Univers-là, il y en a certainement d'autres, tout cela correspond à un ordre si vertigineusement réglé que rien n'y est laissé au hasard. Autrement dit, le scénario cosmologique repose sur ce réglage d'une extraordinaire précision, qu'on voit dans les grandes constantes, comme la constante de structure fine, qui règle les comportements du rayonnement électromagnétique ou dans la constante de gravitation, dans la constante cosmologique, dans les nombres pur, les nombres Univers, le nombre PI,  qui est extraordinairement bien réglé lui aussi (aucun chiffre n'y apparaît au hasard, le nombre PI est réglé lui-aussi). Un autre nombre Univers est le la constante de ChampernowneCe nombre est étonnamment simple à construire: en base 10il est formé de 0, d'une virgule et ensuite de la suite des nombres entiers. Ce qui nous donne 0,1234567891011... C'est un nombre univers dans lequel nous pouvons retrouver notre date de naissance, notre première dissertation, le livre que nous tenons dans la main, la Bible ou les oeuvres complètes de Victor Hugo. Il contient absolument tout ce qui existe dans l'Univers.

Tout cela amène à s'interroger sur les raisons de cet ordre. Le principe anthropique est né de cette idée que l'Univers contient "d'une certaine façon" un projet, l'émergence de la vie, de la conscience et peut-être de l'intelligence et de l'esprit. (voir aussi les autres articles de mon blog catégorie "notre existence a t-elle un sens" 17) Epilogue: Résumé de la démarche où Paul Davies écrit:

 

Paul Davies à la fin de son célèbre ouvrage "L'esprit de Dieu" a écrit: "Je ne puis croire que notre existence dans cet Univers soit un simple caprice du destin, un accident de l'histoire, un incident fortuit dans le grand drame cosmique. L'espèce physique homo ne représente peut-être rien, mais l'existence de l'esprit dans un organisme sur une planète dans l'Univers est sûrement un fait d'une signification fondamentale. L'Univers a engendré la conscience de soi à travers les êtres humains. Ce ne peut être un détail anodin ou une production marginale de forces absurdes et dépourvues de finalité. Notre présence ici a un sens réel.

L'animateur Saïd Branine: La physique quantique, elle, accorde une large place au hasard, notamment avec le principe d'incertitude de Heisenberg. Comment vous, les frères Bogdanov, vous conciliez cela.

Les Bogdanov: En fait, la question de savoir si c'est de la même incertitude dont on parle aujourd'hui par rapport à celle qui était présente dans le discours et la "tête" des physiciens d'il y a 50 ans ou d'avantage lorsque le principe d'incertitude a été découvert par Heisenberg. Ce principe "désigne toute inégalité mathématique affirmant qu'il existe une limite fondamentale à la précision avec laquelle on peut connaître simultanément deux propriétés physiques d'une même particule ; ces deux variables dites complémentaires peuvent être sa position et sa quantité de mouvement". L'inégalité formelle reliant l'écart type de la positionσx et l'écart type de la quantité de mouvement est σp  .. , étant la constante de Planck. Le principe d'incertitude implique que lorsqu'on observe une particule élémentaire, par exemple, on peut observer soit sa position, soit sa quantité de mouvement (sa vitesse = masse x vitesse), mais pas les deux en même temps. Une des conséquences, c'est qu'il n'est pas possible de parler de trajectoire pour une particule quantique.

Ce que proposent les Bogdanov, c'est de remplacer cette incertitude par un autre concept, qui vient d'ailleurs des mathématiques, notamment du mathématicien Kurt Gödel, (compagnon d'Einstein dans les années 1930 à Princetown). Ce que dit le théorème de Gödel:

"Nous avons vu que la notion de « démontrabilité » est toujours relative à un système d’axiomes. Cela veut dire qu’une certaine affirmation mathématique peut très bien être démontrable avec un système, mais pas avec un autre ! Ce dont ont voulu s’assurer Hilbert et sa bande au début du XXème siècle, c’est qu’il était possible de construire un système d’axiomes parfait, tel que toutes les propositions mathématiques vraies y soient démontrables. Un tel système serait dit « complet ».
Et c’est précisément cet espoir que Gödel a ruiné : il a démontré que dès que l’on veut faire au minimum de l’arithmétique des nombres entiers, quel que soit le système d’axiomes qu’on utilise, il existera toujours des énoncés vrais mais indémontrables. On dit que ces énoncés sont indécidables.
Cela signifie qu’il n’existe pas de système d’axiomes complet, et c’est pour cela que l’on appelle ce théorème, le théorème d’incomplétude.
Pour reprendre l’analogie avec l’échafaudage, on peut y mettre autant de piliers qu’on veut, il existera toujours des fenêtres de l’immeuble qu’on ne pourra pas atteindre !"
Et c’est précisément cet espoir que Gödel a ruiné : il a démontré que dès que l’on veut faire au minimum de l’arithmétique des nombres entiers, quel que soit le système d’axiomes qu’on utilise, il existera toujours des énoncés vrais mais indémontrables. On dit que ces énoncés sont indécidables.Cela signifie qu’il n’existe pas de système d’axiomes complet, et c’est pour cela que l’on appelle ce théorème, le théorème d’incomplétude.Pour reprendre l’analogie avec l’échafaudage, on peut y mettre autant de piliers qu’on veut, il existera toujours des fenêtres de l’immeuble qu’on ne pourra pas atteindre !"

Les Bogdanov, en utilisant ces résultats peuvent dire: "Gödel a démontré que dans tout système, il y a toujours de l'inconnaissable, il y a toujours de l'incomplétude, c'est à dire que la cause qui a permis à ce système soit d'exister, soit d'évoluer, cette cause, ou ces causes,  peuvent être renvoyées à l'extérieur même de ce système. Et quand on applique cette idée d'incomplétude à l'Univers et au comportement des particules élémentaires. on en est conduit à cette conclusion, c'est qu'il existe dans l'Univers un principe d'incomplétude: nous ne connaissons pas les "déterminants fondamentaux" qui guident le comportement des particules élémentaires. Cela ne veut pas dire que le système est incertain et gouverné par le hasard, cela veut simplement dire que nous ne connaissons pas une certain nombres de "déterminants", de facteurs essentiels qui guident le comportement du système et qui sont à l'extérieur de ce système et pire, qui sont à l'extérieur de l'espace-temps. En fait, il existe des données qui guident le comportement des choses, des événements visibles dans l'espace-temps et cependant ces déterminants sont à l'extérieur de l'espace-temps. Ils surgissent dans l'espace-temps sous la forme de ces phénomènes, phénomènes qui ont évidemment la qualité d'être entourés d'un certain flou. Mais ce flou, c'est ce qu'on appelle flou quantique, il ne relève que d'une connaissance "de notre point de vue"  incomplète de ce système, parce que précisément, le système n'est pas connaissable, dans la mesure où ces déterminants sont à l'extérieur de l'espace-temps. "

L'animateur Saïd BranineDernière question: Dieu revient souvent dans le titre de vos ouvrages, comme Dieu et la science, mais de quel Dieu est-ce que vous parlez? Est-ce un Dieu horloger au sens voltairien du terme ou plutôt un Dieu qui se rapproche du Dieu monothéiste.

Les Bogdanov: Ce serait plutôt un Dieu qui se rapproche de la vision voltairienne. Pourquoi? Parce que c'est la première cause, la cause ultime, et qui se déduit par un raisonnement et l'observation de la nature, du scénario qui est cohérent, et ce scénario cohérent renvoie forcément à quelque chose qui à l'origine, l'est tout autant. Lorsqu'en 1936, Einstein répond à un jeune enfant qui lui pose la question: "Maitre, croyez-vous en Dieu"? "Einstein lui dit: je ne peux pas te répondre tout de suite, mais donnes moi ton adresse, je vais te répondre…"

et une semaine plus tard, l’enfant reçut une réponse.Dans sa réponse, il dit à l'enfant: "Tous ceux qui sont sérieusement impliqués dans la science finiront par comprendre un jour qu'un esprit se manifeste dans les lois de l'Univers, un esprit infiniment supérieur à celui de l'homme". Finalement, on se retrouve renvoyés à cette idée: l'Univers n'est pas né par hasard. A partir du moment où on accepte cette idée, et il faut du courage pour l'accepter, parce que la science nous pousserait plutôt vers la conclusion inverse (l'univers serait chaotique, ou il existerait des Univers parallèles, ce qui n'est pas scientifique), mais quand on accepte cette idée, alors  on est dans l'obligation de concevoir qu'à l'origine il existe quelque chose, quelque chose dont on ne dira pas que c'est Dieu!, mais en tout cas, c'est quelque chose qui est à l'origine de cette émergence profondément ordonnée, profondément organisée. Ce quelque chose correspond à l'idée selon laquelle si on applique le théorème de Gödel, découvert en 1931,  qui nous dit que tout système logique est nécessairement incomplet, et si on l'applique à l'Univers tout entier, et si nous disons: l'Univers est un système logique, alors la conséquence est que ce système logique est nécessairement incomplet. 

Sa cause se trouve  nécessairement à l'extérieur de lui et de plus, elle est d'une nature profondément différente, opposée à lui. Et puisque l'Univers est matériel et temporel, cela signifie que sa cause est immatérielle et intemporelle. Et là on est tout près de ce qu'en métaphysique on appelle l'esprit.      

La difficulté provient du fait qu'on est dans le monde visible de l'espace-temps et qu'on cherche dans cet espace-temps ou dans les système discursif qui nous permet de penser. De façon imagée cela revient au défi qui demande: par neuf points disposés en carrés, comment faire pour les relier par 4 segments sans lever le crayon ? C'est pour cela que la science stricte doit être associée à ce que les Bogdanov nomment l'esprit et l'intuition ou l'inconscient universel en fait partie. La méthode scientifique désigne l'ensemble des canons guidant ou devant guider le processus de production des connaissances scientifiques, qu'il s'agisse d'observations, d'expériences, de raisonnements, ou de calculs théoriquesLa pratique scientifique ou pragmatique est l’ensemble des procédés, y compris techniques, qui permettent de conduire une expérience réglée, destinée à mettre en rapport la théorie et les faits. Le réel n'est pas que ce l'on peut voir, démontrer scientifiquement, qui est reproductible, et ce que disent les Bogdanov, c'est que les théorèmes d'incomplétude de Gödel pourraient faire émerger un nouveau paradigme de connaissances qui nous permettrait de de mieux appréhender la physique quantique qui, si elle marche à merveille et permet d'agir sur le monde de façon de plus en plus sophistiquée, reste incompatible avec la relativité générale, même avec l'approche par la gravité quantique qui ne donne pas encore de solution. Est-on arrivé aux limites de la connaissance humaine comme l'évoque Hervé Zwirn?. 

La voie est donc réouverte à une nouvelle compréhension où la science, la foi et la spiritualité se complètent sans s'exclure dans la violence qu'on constate de nos jours. La dualité onde-corpuscule pourrait sans doute être mieux appréhendée et le débat Bohr-Einstein qu'on estime enfin tranché serait vu sous un angle nouveau?


Voir aussi: sortir du cadre   défi mathématiques

La science est elle reproductible ? Entre théorie des expériences, faits et statistique   (https://fr.wikipedia.org/wiki/Reproductibilit%C3%A9)L'esprit (ou Dieu?) selon les frères Bogdanov: http://cortecs.org/materiel/preuve-de-lexistence-de-dieu-...

Liens:

Les articles de mon blog catégorie "au commencement du temps".

http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2012/06/au-commenc... (Au commencement du temps 4-9 partie 2) L'Univers information deuxième partie)

http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2012/06/au-commenc... (Au commencement du temps 4-9 partie 1) L'Univers information première partie)

http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2012/04/au-commencement-du-temps-4-3 la.html#.VvRyU9LhDDd   (Au commencement du temps 4-3) La cinquième dimension)

http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2012/03/au-commenc... (Au commencement du temps 4-2) Le passé peut-il encore exister?)
http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2012/03/au-commenc... (Au commencement du temps 4-1) Comment tout cela est-il possible?)

http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2012/03/au-commenc... (Au commencement du temps 3-11) l'instant zéro)

http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2012/03/au-commenc... (Au commencement du temps 3-10) L'instant zéro...avant le big bang(?))

http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2012/03/au-commenc...  (Au commencement du temps 3-9) L'étincelle du Big Bang (10 puissance-43 secondes après le Big Bang))

http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2012/03/au-commenc...(Au commencement du temps 3-8) La première seconde de l'Univers après le big bang)

http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2012/02/au-commenc...  (vers la toute première lumière (- 5 milliards à -13,7 milliards d'années))

 

Les articles de mon blog catégorie "notre existence a t-elle un sens?"

Notre existence a t-elle un sens? 17) Epilogue

http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2013/11/16-3-notre... (16-3) Notre existence a-t-elle un sens 16-3) Conclusion du livre existence a-t-elle un sens")

http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2013/10/16-2-notre... (Notre existence a-t-elle un sens? 16-2) Conclusion du livre "notre existence a-t-elle un sens" partie 2)

http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2013/09/notre-exis...  (Notre existence a t-elle un sens? 16-1) Conclusion du livre "notre existence a-t-elle un sens" partie 1)

http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2013/09/notre-exis... (Notre existence a t-elle un sens? 15) Une voie rationnelle vers le monde de l'esprit?)


Autres liens: https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-00001502/document (FLUCTUATIONS QUANTIQUES DE LA SIGNATURE DE LA METRIQUE A L’ECHELLE DE PLANCK: thèse GRICHKA BOGDANOFF)

https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-00001503v1/document (ETAT TOPOLOGIQUE DE L’ESPACE TEMPS A ECHELLE 0 -Thèse IGOR BOGDANOFF)


http://www.directmatin.fr/culture/2013-06-19/les-freres-b... (Les frères Bogdanov : "Révélations avant le Big Bang")

http://information.tv5monde.com/info/l-univers-ne-commenc... (L'univers ne commence pas avec le Big Bang : entretien avec Etienne Klein)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Pr%C3%A9_Big_Bang (Le pré-big bang)

http://www.pourlascience.fr/ewb_pages/a/article-l-univers... (L'Univers avant le Big Bang L'application de la théorie des cordes à la cosmologie suggère que le Big Bang ne constitue pas le début de l'Univers, mais l'aboutissement d'un état cosmique antérieur. Gabriele Veneziano)

http://espace-temps.blogs.nouvelobs.com/archive/2013/10/2... (Qu'y avait t-il avant l'Univers?)

http://cosmosgate.free.fr/?page=avantbigbang (Avant le big bang Qu'y avait il avant le big bang ? Que faisait Dieu avant de créer le monde ? Ces questions philosophique sont entrain de passer du côté de la science :

A en croire la cosmologie quantique des univers jailliraient de "rien" . D'autre part l'inflation nous fait accepter l'idée d'univers multiples)

http://www.science-foi.org/questions/q24.shtml (Dieu le plus grand scientifique. l'Univers avant le big bang)

 

http://chronique-libre.com/2011/12/23/221-le-visage-de-di... (Le visage de Dieu)

http://www.astrosurf.com/luxorion/cosmos-bigbang4.htm (Le big bang)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_l%27Univers (Histoire de l'Univers)

http://www.physique.univ-paris-diderot.fr/DEPAES/DEPAES_n... (Nucléo-synthèse primordiale)

http://www.cnrs.fr/publications/imagesdelaphysique/couv-P... (Nucléo-synthèse primordiale)

http://www.lefigaro.fr/sciences/2011/02/19/01008-20110219... Dieu et la science: y a-t-il un grand architecte dans l'Univers? Non, répond le célèbre astrophysicien Stephen Hawking)

http://www.astronomes.com/le-big-bang/constante-fondament... (Le réglage des constantes fondamentales)

http://villemin.gerard.free.fr/aScience/PhyNucle/Nconstan... (Constantes Ultimes de l'univers)

http://www.astrosurf.com/luxorion/principe-anthropique.htm (Le principe anthropique)

http://villemin.gerard.free.fr/Wwwgvmm/Type/Univers.htm (Les nombres Univers)

http://www.drgoulu.com/2010/06/04/nombres-univers/#.VvVf8... 5les nombres Univers par Dr Goulu)

https://sciencetonnante.wordpress.com/2010/11/05/tout-est... (Tout est dans Pi, un nombre Univers)

http://poesieetautres.unblog.fr/2015/03/02/peut-on-savoir... (Peut on savoir quelles sont les limites de la connaissance scientifique?)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9or%C3%A8mes_d%27inc... (Théorèmes d'incomplétude de Gödel)

https://blogs.mediapart.fr/marc-tertre/blog/091112/goedel... (Gödel, le génie, la folie, la vie)

http://www.philisto.fr/article-4-la-philosophie-de-kurt-g...

https://sciencetonnante.wordpress.com/2013/01/14/le-theor... (Les théorèmes d'incomplétude de Gödel  Peut-on tout démontrer en mathématiques ?)

http://www.jutier.net/contenu/kgodel.htm (Énoncé simplifié du théorème d'incomplétude :Dans toute branche des mathématiques suffisamment complexe (par exemple l'arithmétique), il existe une infinité de faits vrais qu'il est impossible de prouver en utilisant la branche des mathématiques en question. Bien évidement le théorème tel qu'il a été écrit par Gödel est plus précis, de même que la preuve qu'il en a donné. L'idée de cette preuve est néanmoins accessible, et nous en donnons plus loin une esquisse)

http://villemin.gerard.free.fr/Wwwgvmm/Logique/Incompl.htm (INCOHÉRENCE & INCOMPLÉTUDE , les deux théorèmes d'incomplétude:

l n'y a aucun moyen de générer toutes les vérités au sujet des nombres.

    Une affirmation ne peut pas être vraie et fausse en même temps. Comment résoudre ce typeparadoxe?

    Quelle que soit la méthode, il existera toujours au moins une assertion non prouvée.

    Pour s'en sortir, il faut sortir du système lui-même, se mettre en méta-position, en vision externe.

    Quelle que soit la formalisation cohérente d'une arithmétique, il existera des vérités non décidables dans cette arithmétique.

    Une arithmétique est trop faible pour pouvoir prouver sa propreconsistance.

    Même en forgeant une arithmétique qui rend décidables les assertions non-décidables d'une autre arithmétique, on retrouvera d'autres assertions non-décidables.

    L'assertion "cette arithmétique est cohérente" ne peut pas être prouvée, quelle que soit l'arithmétique choisie.

 

 Avant le big bang: 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Avant_le_Big_Bang (avant le big bang par les bogdanov)

http://www.parismatch.com/Actu/Environnement/Bogdanov-Voi... (LES BOGDANOV EXPLIQUENTVOICI LES PREMIERS INSTANTS DE L’UNIVERS)

 

http://www.futura-sciences.com/magazines/espace/infos/act.../(Si l’on en croit le grand mathématicien et physicien Roger Penrose, ainsi quel’astrophysicien et cosmologiste Vahe G. Gurzadyan Des preuves d'un avant Big Bang dans le rayonnement fossile ?)

http://www.larecherche.fr/savoirs/dossier-special/astres-... (ASTRES À la recherche du temps zéro dossier spécial - par Jean-Pierre Luminet)

 

http://cosmosgate.free.fr/?page=avantbigbang (avant le big bang)

http://www.larecherche.fr/savoirs/dossier/big-bang-01-01-... (Avant le Big Bang

expliquer et comprendre - par Paul Davies)

http://www.pourlascience.fr/ewb_pages/a/article-l-univers... (L'Univers avant le Big Bang L'application de la théorie des cordes à la cosmologie suggère que le Big Bang ne constitue pas le début de l'Univers, mais l'aboutissement d'un état cosmique antérieur)

 

http://www.atlantico.fr/decryptage/big-bang-theorie-qui-p... (Big Bang, la théorie qui pourrait tout changer : ce ne serait pas l’origine de l’univers)

http://planete.gaia.free.fr/astronomie/cosmologie/avant.b... (Qu'y avait t-il avant le big bang?)

 

 

19:13 Écrit par pascal dans bogdanov-le visage de dieu | Lien permanent | Commentaires (1) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

19/06/2012

4-9 partie 2) Au commencement du temps 4-9) L'Univers information deuxième partie


Au commencement du temps 4-9) L'Univers information deuxième partie

communcaprice.blogspot.fr -l'univers comme immense simulation informatique


images.math.cnrs.fr -visualisation calabi yau


 

images.math.cnrs.fr -structure quarck-gluons

 

 

 

Dans tous les articles de la rubrique "au commencement du temps", je souhaite approfondir ma réflexion sur "le visage de Dieu" écrit par les frères Bogdanov et celle de mon article dans mon blog de reflexions à travers le livre de Igor et Grichka Bogdanov: "Au commencement du temps".

Dans les articles précédents, j'ai fait un retour en arrière dans le passé jusqu'à l'instant zéro. ces articles m'ont permis de faire un saut dans l'histoire via les blogs et le articles que je déniche sur la toile, d'affiner mes connaissance sur la science et la recherche de l'Origine. Je trouve plaisir et jubilation à partager. Ces articles sont "ma lecture"  du livre des frères Bogdanov.


Mes articles déjà parus dans cette rubrique:

1) Rappel:

après avoir remonté le temps à l'envers vers le passé depuis 2009, nous sommes arrivés à l'instant zéro dans l'article 3-11).

"Au voisinage du mur de Planck et à fortiori avant, ces lois, dans le meilleur des cas, se transforment, et au pire, s'effondrent. La singularité garde tout son mystère. Les physiciens n'ont pas la moindre idée (actuellement) de ce qu'elle est.

Pour Etienne Klein, on ne peut expliquer l'Origine de quelque chose en invoquant autre chose. On n'exprime l'être que par l'être et pas par du devenir. Si on dit qu'à l'Origine il y avait déjà ceci ou quelque chose, on n'explique pas l'Origine, sauf à invoquer que la chose a toujours été là, donc qu'il n'y a pas d'Origine. En fait, pour lui, la science ne peut dire que deux choses:

a) Il n'est pas prouvé que l'Univers a eu une Origine, qui serait le transit qui fait passer de l'absence de toute chose à au moins une chose.

b) Il n'est pas prouvé que l'Univers n'a pas d'Origine.

C'est donc, comme la question de Dieu (si on se réfère à des philosophes comme Kant), du domaine de l'indécidable au sens de Gödel.

Dans un tel contexte, l'approche mathématique proposée par les frères Bogdanov ne peut-elle pas fournir des indications dont on peut tirer des hypothèses nouvelles et peut-être déplacer les lignes de nos connaissances? "En prenant toutefois cette approche pour ce qu'elle est et rien d'autre: une hypothèse dont l'essence mathématique correspond à la nature mathématique de "l'objet" que nous cherchons à comprendre, la singularité initiale de l'espace-temps. En tout cas, elle me permet une réflexion concernant la science, la philosophie, l'épistémologie et un réflexions sur moi-même, ce que j'appelle le "soi", mon "intérieur" invisible par opposition au visible...Et je trouve ça plutôt jubilatoire..."

Nous nous sommes d'abord demandés au chapitre 4-1): comment tout cela est-il possible? et au chapitre 4-2): "le passé peut-il encore exister"?.

Nous avons ensuite  examiné les traces que nous pouvons aujourd'hui retrouver de ce instant primordial.

a) Nous avons d'abord pénétré au chapitre 4-3: dans la cinquième dimensionEn effet, Depuis Einstein, nous avons pris l'habitude de notre espace-temps quotidien à quatre dimensions, trois dimensions d'espace et une dimension de temps. Sur l'axe temporel, c'est le temps linéaire que l'on connait dans ce monde. Et la cinquième dimension?  Nous avons vu dans l'article 3-10) l'instant zéro, qu'on peut imaginer que l'immense force de gravitation qui règne à l'âge de Planck finit par faire basculer cette droite, qui pivote alors de 90° dans le plan complexe. Elle devient non plus réelle, mais imaginaire pure. C'est ce qui a pu se passer pour le temps, avant le Big Bang.

b) Une deuxième trace se trouve dans le feu du Big Bang lui-même.

c) Dans le chapitre  4-5) l'Univers est-il rond?, nous avons cherché une autre trace dans la forme de l'Univers, et d) dans le chapitre 4-6, dans les profondeurs mystérieuses, vaguement inquiétantes de l'énergie noire.

e) Au chapitre 4-7) l'étrange expérience d'Aspect, nous avons fait connaissance avec la non-localité. Ce dont les Bogdanov ne se doutaient en  assistant à cette expérience, à l'institut d'optique de l'université d'Orsay en 1981, c'est qu'elle allait leur fournir un indice expérimental fort de l'existence du temps imaginaire à l'échelle infinitésimale et (curieusement) donner en partie raison à Einstein.

f) En poursuivant notre notre recherche...Après l'énergie noire, un indice d'une trace de l'instant primordial se trouve au fond d'un trou noir.


2) Au commencement du temps 4-9) l'Univers information - première partie nous a amené à cette réflexion: Avant de répondre à la question "est-il raisonnable et pensable de considérer que l'Univers est né d'un prodigieux flot d'information qui aurait trouvé sa source dans le zéro?", nous avons d'abord pénétré dans l'étrangeté du monde qui nous entoure. plongeons maintenant dans cet Univers information et mathématique, en rejoignant en cela Max Tegmark. Nous nous dirigerons ainsi vers les questions: existe-t-il un code initial? Une information initiale et finale? Dans l'article cité (au commencement du temps 4-9) l'Univers information - première partie), nous avons commencé le voyage avec Leibniz.

 

3) Leibniz et le mystère de l'origine (l'équation Bogdanov?).

myartyshow.wordpress.com -les mathématiques artistiques

Répondre à la question "qu'y a t-il au commencement du temps", c'est aller jusqu'au pourquoi des choses et jusqu'à  l'interrogation vertigineuse formulée par Leibniz au XVIIè siècle: pourquoi y a t-il quelque chose plutôt que rien? Pour la formuler telle quelle, il faut penser cette question  à la fois en philosophe et en mathématicien. C'est bien le cas de Leibniz, ce penseur, bibliothécaire du Duc de Brunswick durant près d'un demi siècle, diplomate et homme de loi, auteur des discours de métaphysique et créateur du calcul infinitésimal, du mot "topologie" et du symbole d'intégration en forme de S allongé

Ici les frères Bogdanov notent dans leur livre "au commencement du temps" une parenthèse amusante ouverte par le théoricien Lubos Motl. En 2008, dans "l'équation Bogdanov?", il signale que depuis peu, existe une "généalogie" de mathématiciens, grâce au "Mathematics Genealogy Project", dépendant de l'université du Dakota et de la Société américaine de mathématique. La filiation des frères Bogdanov, via leur directeur de thèseMoshe Flato, remonte vers l'académicien André Lichnerowicz (l'un des promoteurs de la théorie des ensembles), puis vers Lagrange, (père du "lagrangien" utilisé par tous les physiciens du monde), Alexander Euler (directeur de thèse de Lagrange et découvreur de l'identité d'Euler, considérée comme la plus belle formule de toutes les mathématiques) et ainsi de suite jusqu'à Leibniz lui-même!


4) De la relativité au calcul binaire.

Au-delà de l'anecdote, il y a dans cette filiation (du point de vue scientifique), quelque chose de curieusement "juste" qui va dans le sens de ces articles "au commencement du temps", pour deux raisons.

a) En premier lieu, Leibniz s'est fortement opposé à l'idée de temps absolu de Newton, en incroyable précurseur, comme s'il avait "vu" la relativité deux siècles en avance. On sait que dans l’histoire du calcul infinitésimal, le procès de Newton contre Leibniz est resté célèbre. Newton et Leibniz avaient trouvé l’art de lever les indéterminations dans le calcul des tangentes ou dérivées. Mais Newton a publié tard (son procès intervient en 1713, presque 30 ans après les publications de Leibniz: 1684 et 1686) et, surtout, Newton n’a ni l’algorithme différentio-intégral fondé sur l’idée que les choses sont constituées de petits éléments, ni l’approche arithmétique nécessaire à des différentielles conçues comme « petites différences finies ». Mais ici, c'est le débat concernant le fait de savoir si l'espace et le temps sont absolus, ou relationnels dont il est question. Il commença avec un débat entre Samuel Clarke et Gottfried Wilhelm von Leibniz dans leurs fameuses correspondance. Argumentant contre la position absolutiste, Leibniz offre plusieurs expériences de pensée visant à montrer que l'affirmation de l'existence de faits comme la localisation absolue, ou la vitesse absolue mènerait à des contradictions. Ces arguments s'appuient fortement sur deux principes fondamentaux de la philosophie de Leibniz : le principe de raison suffisante et l'identité des indiscernables:

"Le principe de raison suffisante pose que pour chaque fait, il y a une raison suffisante pour expliquer pourquoi c'est ce fait qui se produit et pas un autre. Le principe d'identité affirme qu'il n'y a aucune manière de séparer deux entités dès lors qu'elles sont une seule et même chose.Par exemple, Leibniz nous demande d'imaginer deux univers situés dans l'espace absolu. La seule différence entre eux est que le second est placé cinq pieds sur la gauche du premier, ce qui est possible si l'espace absolu existe. Une telle situation, cependant, n'est pas possible selon Leibniz, car si elles l'étaient :

  1. un univers qui serait positionné dans l'espace absolu n'aurait pas de raison suffisante, car il aurait très bien pu se trouver autre part, contredisant ainsi le principe de raison suffisante, et
  2. il pourrait exister deux univers distincts qui seraient totalement indiscernables, contredisant ainsi l'identité des indiscernables"


Par ailleurs, Leibniz  a écrit: "Je considère l'espace est quelque chose de tout à fait relatif, tout comme le temps" et "je ne crois pas qu'il y ait aucun espace sans matière" ce qui revient à dire que pour lui, il n'existe pas non plus de temps sans matière. Cette idée est dans le droit fil de la relativité et cela a des conséquences sur le problème du commencement du temps, problème central de mes articles.


b) La deuxième raison , sans doute la plus importante est est le fait que Leibniz soit le découvreur du calcul binaire.

baumanrarebooks.com -explication de l'arithmétique binaire

arrimage.ca -la théodicée

En 1700Leibniz fonde à Berlin une académie qui ne sera inaugurée qu’en 1711. En 1710, il publie ses Essais de Théodicée, résultats de discussions avec le philosophe Pierre Bayle et chose incroyable, dans un compte-rendu de l'académie des sciences daté de 1703, on trouve un article prophétiquement intitulé  "explication de l'arithmétique binaire, qui se sert des seules caractères 0 et 1". Un quart de millénaire avant la naissance de l'informatique, on y sent passer le souffle du futur.On peut ainsi lire dans baumanrarebooks.com -explications de l'arithmétique binaire"it was Leibniz who anticipated the main requirement of modern computer science by being the first to work out the properties of the binary system (Carpenter, Notable Mathematicians, 312)". Selon les frères Bogdanov, "Le philosophe était intrigué et profondément perplexe devant ces deux seuls chiffres le 0 et le 1 à la base d'une arithmétique nouvelle. Entrevoyant, comme une lueur de l'avenir, la silhouette incertaine des supercalculateurs dans la nuit du XVIIè siècle, on le voit au fil des paragraphes s'interroger longuement sur les applications possibles de ce calcul binaire, s'émerveillant de la facilité d'un tel procédé pour tout calculer: non seulement des chiffres mais aussi des choses!"


liens: ads.ccsd.cnrs.fr/docs -explication de l'arithmétique binaire qui se sert des seuls caractères 0 et 1

http://www.academie-sciences.fr/activite/cr.htm

http://fr.wikipedia.org/wiki/Acad%C3%A9mie_des_sciences_(...

5minutesparjour.fr -Explication de l'arithmétique binaire, qui se sert des seuls caractères 0 & 1, (?).

paperblog.fr -Explication de l'arithmétique binaire: Un texte prophétique de Gottfried Wilhelm von Leibniz


wikipedia.org -le système binaire

laurentbloch.org -L’arithmétique binaire, par Leibniz


apprendre-en-ligne.net -Cryptographis moderne et querelle newton-leibniz

fr.wikipedia.org -Philosophie_de_l'espace_et_du_temps

soaziglebihan.org -L'espace absolu de Newton julie-patris.univ-cezanne.fr -histoire du concept d'espace

membres.multimania.fr -Le temps est-il en nous ou hors de nous ?

lmpt.univ-tours.fr -Physique du temps / temps de la physique I :

forums.futura-sciences.com -leibniz, l'espace et le temps


5) Vers l'Univers information.


jeanzin.fr -le monde de l'information


le nombre de chaitin

a) le réel?

En regardant l'album de photos de famille sur mon ordinateur, les images parlent d'elles-même: plusieurs de mes amis sont présents, je les reconnais ici et là, dans tel ou tel groupe. Je m'amuse sur des détails comme la couleur du chapeau de ma belle-mère, le jour de mon mariage, dont j'ai scanné la photo. Or ça, c'est ce que je vois à l'écran. Mais cette scène banale, si simple à interpréter, va devenir incompréhensible si je la réduis à ce qu'elle est réellement, une suite: 01100010001101100011100000011...et ceci des dizaines de milliers de fois. Comment puis-je établir le moindre rapport entre cette suite de 0 et de 1 et la couleur du chapeau de ma belle-mère. La réalité n'est donc pas ce qui paraît sur l'écran. La substance ultime de ce que j'interprète m'est totalement inaccessible.

b) l'essence des objets?

Mais ce qui est vrai pour cette image l'est pour la réalité toute entière. L'essence profonde des objets qui nous entourent nous échappe. De quoi sont-ils faits? On croit le savoir: il y a une table, du tissu, du bois...Nous savons(?) que ces matériaux se décomposent en molécules, qui elles-mêmes, se décomposent en atomes. "Au-dessous" des atomes, il y a des particules élémentaires, des électrons, des protons, des neutrons...Et ce que nous pouvons "voir" à ce niveau, c'est surtout du "vide". Le premier niveau, le tissu est  incroyablement loin. Pourtant, les atomes à la base du tissu sont de la même nature que ceux qui composent le bois, le métal etc. Ce qui, à notre échelle, dans notre monde ordinaire, représente une chaise cohérente, n'est plus qu'un essaim de particules tourbillonnant dans tous les sens, essaim auquel nous ne comprenons plus rien et dont on est bien incapable de dire qu'il forme une chaise. La seule chose qui compte, nous dit la physique, ce sont les interactions entre particules. Et  à ce niveau profond de la réalité, nous allons retrouver les 0 et les 1nous disent les théoriciens de la physique numérique.

c) théorie de l'information et l'Univers.

La première pierre, c'est le tout début d'une théorie qui, avec l'émergence des ordinateurs et de l'intelligence artificielle, allait changer pour toujours la face du monde: la théorie de l'information. En même temps, nous sommes ramenés vers le commencement du temps. Voyons comment avec le mathématicien Grégory Chaitin, père du vertigineux "nombre de Chaitin", et qui tient Leibniz pour son premier maître. Enthousiaste, il écrit:"Dans les bits 0 et 1, Leibniz pressentait véritablement une puissance combinatoire capable de donner naissance à l'Univers tout entier". Même la revue nature, dans un article de 2004 a pu titrer: "ces bits qui constituent l'Univers". Dans l'article, on peut lire: "De quoi est constitué l'Univers? Un nombre croissant de scientifiques pressentent que l'information doit être un élément de réponse particulièrement clef. Certains vont même jusqu'à imaginer que des concepts dérivés de l'information pourraient finir par fusionner avec les notions traditionnelles de particules, de champs et de forces, voire de s'y substituer".

www.siam.org/news -it from bit

Jonh Wheeler a lancé une formule légendaire "it from bit", qui marque le point de départ d'un mouvement conceptuel qui paraît maintenant irréversible. Pour lui, "It from bit symbolise l'idée que chaque élément du monde physique a un fondement (un fondement très profond dans la plupart des cas), correspondant à une source immatérielle. ce que nous appelons réalité provient, en dernière instance, des questions "oui" ou "non".

Les idées et les interrogations de Lubos Motl vont dans cette nouvelle direction. Pour lui, "peut-être que la forme la plus fondamentale de l'existence se situe hors de l'espace. Elle repose plutôt sur différentes formes d'information qui n'admettent pas une interprétation géométrique simple" (voir l'équation Bogdanov). Alors le "fond" de la réalité ne serait pas fait d'atomes et de particules élémentaires, mais de bits et de qubits?


liens: information

claude-tresmontant.com -tout dans l'univers est lumière et information

wikipedia.org -Claude Tresmontant (Foi, raison et science)

fr.wikipedia.org -Théorie de l'information

yann-ollivier.org -La théorie de l'information: l'origine de l'entropie

interstices.info -Théories et théorie de l’information

labri.fr/perso/duchon -théorie de l'information

perso.telecom-paristech.fr -Communications Numériques et Théorie de l’Information

wikipedia.org -physique numérique (théorique)

chaitin hwww.cs.auckland.ac -complexité, logique et hasard_entretien avec Grégory Chaitin

olivier-4.blogs.nouvelobs.com -voir: 1-1-4 de l'efficacité des mathématiques à toutes les échelles du réel

futura-sciences.com. -Qu'est-ce que l'émergence ?

hwww.cs.auckland.ac -complexité, logique et hasard_entretien avec Grégory Chaitin

it from bit

.wikipedia.org -John Wheeler bigear.org -wheeler_ du big bang au big crunch

en.wikipedia.org -Digital physics

scienceforums.net -It from bit? Does John Wheeler was right?

suif.stanford.edu -John Wheeler and the "It from Bit" (reality might not be wholly physical?

rudyrucker.com/blog - wheeler: perhaps the universe emerges from digital computations.

jeanzin.fr -le monde de l'information

siam.org/news -The New Physics of Information: From "Cogito ergo sum" to "It from bit"

essence des objets: messagesdelanature -trinh-xuan-thuan (un regard sur l'Univers)

science-univers.qc.ca/cosmologie -La cause première substantielle de l'univers: l'énergie universelle

radio-canada.ca -le tao de la physique et l'essence des objets

discronia.com -epiontic-foreword (existence and knowledge (or information) are deeply related)

 

6) Bits et qubits d'information.





lacienciamola.blogspot.es -les informations peuvent être stockées dans un atome


a) Les nouvelles idées sur l'information commencent à s'implanter. Une nouvelle communauté de chercheurs s'est regroupée autour de Seth LLoydStephen WolframCharles BennettDavid Deutsch (son livre: l'étoffe de la réalité. Il est aussi darwiniste "fort, comme Dawkins), Peter Shor et beaucoup d'autres. On retrouve chez eux l'hypothèse avancée par Leibniz trois siècles plus tôt: le fond de la réalité, son étoffe première, n'est pas composé de particules matérielles mais d'information. David Deutsch, professeur de physique à l'université d'Oxford, lauréat du prix Dirac, a été le premier à fournir un algorithme complet de calcul quantique, à l'origine des premiers ordinateurs quantiques.


commentaire: A noter l'ultra matérialisme de L'Étoffe de la réalité (The Fabric of Reality en anglais) est un ouvrage grand public du physicien britannique David Deutsch, où il présente quatre mécanismes de base comme présidant à la construction du monde réel, aussi bien que de notre connaissance progressive de celui-ci :


Le mot préféré de Deutsch (à partir de la formule de Wheeler, est "it from qubit". A ses yeux, la substance de la réalité n'a rien de matériel, mais se réduit à un nuage binaire fait de 0 et de 1: "La séquence infinie de zéros et de un dans son expansion binaire (une quantité infinie d'information observable), se trouve présente dans n'importe quel objet habituel" (dans Science and Ultimate Reality: Quantum Theory, Cosmology and Complexity -2003). Les 0 et les 1 sont, comme on l'a vu, la "matière première" des qubits, les unités d'information quantique qui existent dans l'infiniment petit, ce qui permet à Deutsch de conclure, sûr de lui: "le monde est fait de qubits".


b) Ce point de vue est partagé par presque tous les membres de "l'école informationnelle".

Il débouche sur la résolution de la très ancienne question, soulevée cinq siècles avant J.-C par les philosophes grecs, notamment Zénon d'Elée avec son célèbre paradoxe d'Achille et la tortue: la réalité est-elle discrète ou continue? Pour les fondateurs de la théorie de l'information quantique, le réel (parce qu'il est constitué de qubits), est à la fois discret et continu. Cela permet de résoudre l'une des impasses sur laquelle butait la physique numérique. Mais, cette description, sans doute valide à l'échelle des phénomènes quantiques, a t-elle atteint  le fond ultime de la réalité? N'y a t-il pas encore quelque chose qui existe à l'échelle zéro de l'espace-temps, que nous avons entrevu lors de notre plongée vers l'origine du temps? C'est ce que pensent les frères Bogdanov.

liens: automatesintelligents.com -David Deutsch et L'étoffe de la réalité

lacienciamola.blogspot.es -les informations peuvent être stockées dans un atome

fr.wikipedia.org -WolframAlpha (outil de calcul en langage naturel)

fr.wikipedia.org -Mathematica (logiciel propriétaire de calcul formel édité par Wolfram)

fr.wikipedia.org -Algorithme de Shor

fr.wikipedia.org -Calcul quantique

fr.wikipedia.org -catégorie: théorie de l'information quantique

fdier.free.fr -Une cosmologie quantique par la théorie de l'information

fr.wikipedia.org -théorie de l'information quantique dieuexiste.com -la théorie quantique de l'information

perimeterinstitute.ca -Théorie de l'information quantique _chercheurs

r.wikipedia.org -Alan Turing

 

cunimb.com -Information quantique, oscillations et psychisme

 

 

7) L'échelle zéro.

souriez la fin de l'univers: dans un gogol d'années

Ici se situe la redoutable singularité de Friedmann, ce point marquant, en temps imaginaire pur, l'origine de tout ce qui est, comme nous l'avons vu dans Au commencement du temps 3-11) l'instant zéro. Il pourrait "encoder", sous une forme mathématique, la totalité des informations qui ont donné naissance à notre Univers. Or, cette quantité d'information n'est pas infinie. Sir Arthur Eddington, avait calculé certains "grands nombres" caractérisant notre réalité: d'après un de ses calculs, le nombre de noyaux atomiques dans l'Univers serait 136 x 2256 = 1,57 1079 (136 étant l'inverse de la constante de structure fine selon lui). Mais si les constituants ultimes de la réalité ne sont pas les particules de matière, alors, de quoi s'agit-il? Ce sont en fait les "unités d'information", les bits, comme nous venons de le voir. Nous avons déjà évoqué le chiffre du "total universel" des bits d'information dans l'article Au commencement du temps 2) en voiture vers l'origine: Seth Lloyd, professeur de génie mécanique au Massachusetts Institute of Technology et spécialiste de mécanique quantique, est connu pour avoir établi la limite de Lloyd, qui majore le nombre de bits d'information traités par l'univers depuis le Big Bang. Cette limite est estimée par ses calculs à 10 puissance120 bits.

Ce chiffre paraît relativement petit? oui et non! c'est le plus grand nombre qui ait un sens du point de vue physique. Il est supérieur aux nombre de particules composant l'Univers. En revanche, il est ridiculement petit, presque inexistant, face aux très grands nombres calculés par les mathématiciens, nombres qui donnent le vertige. Partons par exemple du "gogol", qui a donné son nom à "google", le moteur de recherche inventé en 1938, et qui vaut 10 puissance 100, nombre encore plus petit que le nombre de bits calculé par Lloyd. L'ascension commence avec le "googleplex" défini comme (10 puissance  gogol), soit ((10 puissance 10) puissance 100). Ce nombre est tellement grand, que, s'il fallait l'écrire en entier, à la vitesse de 3 chiffres/seconde, il faudrait 100 mille milliards de milliards, de milliards de milliards de milliards de milliards de milliards de milliards de milliards de milliards d'années, c'est à dire des milliards de milliards de fois plus de temps qu'il ne s'en n'est écoulé depuis le commencement du temps. Et pour le stocker avec tous ses chiffres dans un ordinateur, il faudrait une mémoire de la taille de l'Univers! C'est impressionnant.


liens: fr.wikipedia.org -équations de Friedmann

astrofiles.net -singularité initiale (big bang)

 

8) Les nombres univers.

 

drgoulu.com -nombres univers

a) les nombres Univers.

Si le fond de l'Univers est de nature "digitale", quelles sont les entités numériques capables d'accueillir, en théorie, toute la complexité de l'Univers? Ce sont ces nombres inouïs, dont les étranges propriétés bouleversent nos intuitions, ce que les mathématiciens appellent depuis quelques années les "nombres univers".

Les nombres univers sont des nombres réels dans lesquels on peut trouver n'importe quelle succession de chiffres de longueur finie. Ils jouissent de la caractéristique suivante : la suite des chiffres qui les composent contient toutes les séquences possibles. Mais on ne peut (bien sûr?) pas en tirer une quelconque information: ce serait aussi efficace que de générer une succession aléatoire de lettres et de réessayer jusqu'à obtenir le livre que l'on cherche, et cela suppose de le connaître déjà lettre par lettre.

Un nombre univers est une version plus faible du concept de nombre normal : tout nombre normal est aussi un nombre univers, mais la réciproque est fausse. (Dans un nombre normal, chaque séquence apparaît une infinité de fois et selon une statistique équirépartie ; dans un nombre univers, on ne garantit que l'existence d'au moins une occurrence de chaque séquence, et aucune propriété statistique sur leurs fréquences relatives.)

où le mathématicien se "noie" dans un nombre univers

b) Pour un nombre univers, en un lieu donné de la suite, notre numéro de téléphone y figure! Mais aussi tout ce qui peut exister. Nous pouvons y retrouver, si on le code en binaire, le journal qu'on a lu ce matin au petit-déjeuner sans une seule erreur. En cherchant bien, nous finirons aussi par en extraire toutes les cantates de Bach, le code génétique de notre chien ou encore tous les ouvrages de la bibliothèque nationale! Le nombre PI est un nombre Univers (même si on n'est pas tout à fait sûr, il en a pratiquement toutes les propriétés). En 1998, deux mathématiciens, Kanada et Takabashi, ont démontré que la suite dont nous nous servons tous les jours, "0123456789", se retrouve telle quelle, dans l'ordre, à la 17 387 594 880è décimale de PI, soit plus de 17 milliards de chiffres derrière la virgule! On peut ainsi retrouver dans PI la première photo que j'ai prise de de mes enfants , le portrait de la Joconde, la planète Jupiter, la galaxie d'Andromède...en bref L'Univers entier. Mais, comme on l'a vu, on ne peut en tirer une information "efficace", nous allons voir au chapitre suivant ce que .veulent dire ces nombres

Examinons d'abord le nombre Univers le plus simple à construire, le plus typique de tous: le nombre de Champernowne.

liens: nicolaslambert.free.fr -Où le mathématicien se noie dans un nombre-univers

http://fr.wikipedia.org/wiki/Nombre_univers

villemin.gerard.free.fr -nombres types, nombres univers

http://drgoulu.com/2010/06/04/nombres-univers/

pmoon.perso.neuf.fr -le nombre PI et les nombres Univers

vivrevouivre.over-blog.com -Tout est Nombre" et les nombres sous-tendent les formes qui se déploient à partir du Point Central Originel

blogs.univ-poitiers.fr -nombre univers

 

9) Le nombre Univers de Champernowne.


ztfnews.wordpress.com -la constante de champernowne

David Champernowne était un mathématicien et économiste anglais, professeur aux universités d'Oxford puis de Cambridge. En 1933, alors qu'il était étudiant à Cambridge, il a eu l'idée, surprenante de simplicité, de construire ce nombre très particulier, qui est une constante, la constante de ChampernowneCe nombre est étonnamment simple à construire: en base 10il est formé de 0, d'une virgule et ensuite de la suite des nombres entiers. Ce qui nous donne 0,1234567891011... C'est un nombre univers dans lequel nous pouvons retrouver notre date de naissance, notre première dissertation, le livre que nous tenons dans la main, la Bible ou les oeuvres complètes de Victor Hugo. Il contient absolument tout ce qui existe dans l'Univers.

Si maintenant, nous écrivons notre constante de Champernowne en base 2, le début s'écrit: 0,1101110010111...Nous avons donc, en principe, de quoi écrire en langage binaire le grand nombre 10120 correspondant, comme nous l'avons vu avec Seth Lloyd, au nombre de bits d'information de l'Univers entier. Mais, question ultime, où chercher ce grand nombre? Au chapitre 8), nous avons vu qu'on ne peut pas tirer une quelconque information d'un nombre Univers. Mais le voyage que nous avons effectué au cours de mes articles donne un début de réponse: avant le Big Bang, au moment où le temps était encore imaginaire pur.

liens: fr.wikipedia.org -Constante de Champernowne

wikipedia.org -Nombre normal

bibmath.net -Constante de Champernowne

ztfnews.wordpress.com -la-constante-de-champernowne

fr.wikipedia.org -La Bibliothèque de Babel


10) Avant le Big Bang.

oksanaetgil.skyrock.com -Avant le big bang

 

Dans l'infiniment petit,il apparaît raisonnable de penser que, lorsque la physique quantique domine tous les phénomènes, les bits habituels d'information, ceux qu'on retrouve à notre échelle de tous les jours, sont remplacés par des qubits. Au delà du mur de Planck, avant le Big Bang, le pré-Univers (selon le point de vue David Deutsch), est "fait de "qubits". Ce sont ainsi eux qui règlent les fluctuations entre le temps réel et le temps imaginaire. Mais si la plupart des théoriciens s'arrêtent à ce stade, les frères Bogdanov pensent que les qubits ne constituent pas les entités d'information ultimes. Pourquoi? Parce que le niveau quantique, bien qu'essentiel pour comprendre l'Univers, n'en constitue pas la trame fondamentale. Il y a encore autre chose de plus bas, "au-dessous". Où donc?


lienstechno-science.net -le mur de Planck

fr.wikipedia.org -l'ére de Planck

automatesintelligents.com -L'étoffe de la réalité selon deutsch

automatesintelligents.com -l'Univers anthropique selon susskind

astrofiles.net/big -Singularité initiale : Première partie

11) Les bits de l'instant zéro.

Plaçons nous maintenant au niveau de réalité qui est supposé ici être le plus fondamental: le point zéro de l'espace-temps. Pour en donner une image, il correspond au sommet du cône de lumière cosmologique, très en dessous de l'échelle de Planck. C'est un point mathématique dont l'existence a été prédite par le modèle standard: la singularité initiale. Elle n'est en fait accessible à aucun calcul physique. Il faut essayer de l'atteindre par les mathématiques et des instruments algébriques. A l'abri derrière des murs infinis de température, de courbure, de densité..., cette entité mathématique n'a en tant que point mathématique, aucun contenu physique. Son essence profonde est donc abstraite.

Comme nous l'avons vu à plusieurs reprises, cet objet mathématique peut être comparé à une information et plus précisément à une sorte de code. Nous avons vu aussi que Wolfram ou LLoyd pensent que l'Univers est comparable à un gigantesque ordinateur. Notre voyage nous a aussi appris que ce point correspond à ce qu'en physique mathématique on appelle un instanton singulier de taille zéro" (voir mon article Au commencement du temps 3-11) l'instant zéro). La principale propriété de cet objet d'une grande richesse est de posséder un contenu topologique invariant, c'est à dire une information. Alors, à quoi pourrait ressembler cette information initiale?


12) Un code initial?

monblogdereflexions.blog.tdg.ch -le groupe ensemble vide

Le point zéro n'étant pas un objet physique, il ne relève pas (comme les phénomènes qui se situent entre l'échelle zéro et l'échelle de Planck) des lois et des contraintes quantiques. C'est alors un objet classique. A l'échelle zéro, le contenu en information se mesure en bits et muni d'une "loi" adéquate, ce zéro peut engendrer tous les nombres, et à partir de là, toutes les choses imaginables. Pour les Bogdanov, il est ainsi possible, à partir de zéro, d'assister à un véritable "Big Bang" numérique. Comment? en utilisant la théorie des ensembles et c'est ce qu'a fait le grand Von Neumann: Selon la définition donnée par John von Neumann dans les années 1920, l'ensemble des nombres entiers naturels ℕ a pour éléments 0 = Ø, 1 = {Ø} = {0}, 2 = {Ø, {Ø}} = {0, 1},..., « successeur de n » = {0, 1, 2, ..., n}, etc., le successeur de n étant noté < […]

La première étape consiste donc à partir de l'ensemble vide qui ne contient rien, puis en deuxième étape, on place cet ensemble dans un autre ensemble vide. Et miracle(?), nous avons engendré un élément  et donc "créé" le chiffre 1 à partir du zéro. On fait ainsi surgir tous les nombre possibles: les entiers, les relatifs, les algébriques, les transcendants, les imaginaires etc. On peut ainsi fabriquer les espaces multiples à 2, 3, 4...dimensions et bien d'autres choses. Il n'y a en théorie aucune limite à ce qu'il est possible d'engendrer!

En conclusion, les frères Bogdanov proposent l'existence à l'origine d'une information initiale portée par un algorithme (une loi simple d'engendrement), dont la structure est essentiellement numérique, la base adoptée étant, comme pour les calculs informatiques, la base binaire entrevue par Leibniz.


fr.wikipedia.org -Architecture de von Neumann

wikipedia.org -Théorie des ensembles

xavier.sallantin -L'Interaction entre le Nombre et le Compte

universalis.fr -Notion mathématique de nombre

hatem.com -la genèse des nombres ledifice.net -Les Nombres en Franc-Maçonnerie

fondationjeanpiaget -la genèse du nombre gilles.costantini -cours sur les nombres complexes

www.math93.com/nbsremarquables

sd-2.archive-host.com -Genèse du nombre élémentaire

wikipedia.org -Axiome de l'ensemble vide ilemaths.ne/forum -ensemble contenant l'ensemble vide

 

13) Information initiale et finale.

a) La singularité initiale porte donc une seule information: l'information initiale. En effet, comme le temps réel n'existe pas encore, il n'y a aucune complexité à cet instant zéro. L'information finale est donc nulle. Cette singularité initiale peut être considérée comme l'objet le plus simple de notre univers.

Comment peut-on expliciter l'information initiale? C'est l'entropie du pré-Univers à l'échelle zéro qui peut en suggérer l'existence et la quantité. Cette entropie, le désordre de l'Univers, doit être considérée comme nulle, ce qui a deux conséquences. En premier lieu, un système caractérisé par une entropie nulle ne peut exister en temps réel. Le point zéro ne peut donc exister qu'en temps imaginaire pur. La deuxième conséquence est que l'information initiale portée par le point zéro est nécessairement infinie (l'entropie est l'inverse de l'information).

[Dans wikipedia, on trouve:En thermodynamique, l'entropie est une fonction d'état introduite en 18651 par Rudolf Clausius dans le cadre du deuxième principe de la thermodynamique, d'après les travaux de Sadi Carnot2. Clausius a montré que le rapport Q/T (où Q est la quantité de chaleur échangée par un système à la température T) correspond, en thermodynamique classique, à la variation d'une fonction d’état qu'il a appelée entropie, S et dont l'unité est le joule par kelvin (J/K). elle peut être interprétée comme la mesure du degré de désordre d'un système au niveau microscopique.

Dans jeanzin.fr on peut lire: L'information c'est le contraire de l'entropie]

b) En conséquence, l'information initiale déroule une infinité de bits, infiniment plus que que les 10 puissance 120 bits nécessaires pour "construire" l'Univers (voir le chapitre 7). Elle pourrait correspondre l'existence de ce que Lloyd, Deutsch, Wolfram, Bennet et d'autres appellent un programme. A quoi pourrait ressembler un tel code? Impossible de le dire, on peut seulement en suggérer l'existence et quelque unes de ses caractéristiques telles qu'on peut les supposer.

Pour la première, il devrait s'agir d'une structure numérique, voire digitale. A partir de là, il est plausible de d'imaginer à l'échelle zéro l'existence d'un invariant, en fait d'une constante. C'est le cas de la constante de ChampernowneEn continuant dans cette voie, on peut construire un algorithme permettant de générer le nombre univers de Champernowne en binaire. Nous touchons alors à la dernière étape: à partir de zéro et d'un algorithme simple, il est possible d'engendrer en base binaire un nombre univers la plus simple, le nombre de ChampernowneCe nombre, comme nous l'avons vu, contient toutes les suites numériques (les suites digitales) possibles et imaginables.

c) C'est comme le pensait Leibniz, un nombre plus vaste que l'Univers. Ainsi, "dans ce temps imaginaire, ce temps de la première aube, le nombre univers le plus simple pourrait bien contenir la complexité la plus haute que l'esprit humain puisse entrevoir. Peut-être est-ce dans ce sens qu'il faut comprendre  ces mots que Jonh Wheeler répétait souvent vers la fin de sa vie: "A présent, je pense que tout, absolument tout dans l'Univers, se résout, finalement, à de l'information"." (Jonh Wheeler dans Geons, Black Holes, and Quantum Foam).

liens: fr.wikipedia.org -Entropie de Shannon::quantité d'information contenue par une source d'information

wikipedia.org -Entropie

techno-science.net -entropie jeanzin.fr -L'entropie, l'énergie et l'information

jeanzin.fr -de l'entropie à l'écologie

wikipedia.org -Entropie d'un corps pur: nulle à la température de 0 K

wikipedia.org -Entropie métrique: nvariant fondamental des systèmes dynamiques mesurés

cream.epfl.ch -Entropie et probabilités

.astrosurf.com -L'entropie de l'Univers (II) appeldeshauteurs.net -L’ENTROPIE, C’EST LA MORT !

futura-sciences.com -du corps noir au trou noir

labri.fr -théorie de l'information


14) Nous voici à la fin de mes articles

dans la rubrique "au commencement du temps".


Pour conclure cette série d'articles, on vient de le voir, La singularité initiale porte donc une seule information: l'information initiale. Le point zéro ne peut exister qu'en temps imaginaire pur. La conséquence est que l'information initiale portée par le point zéro est nécessairement infinie.

Si nous suivons Jonh Wheeler, tout, absolument tout dans l'Univers, se résout, finalement, à de l'information. Je rajoute maintenant deux éléments qui vont orienter mes réflexions pour de futurs articles.

a) Mon article récent "Equation du tout et ...information"

b) Un article de Mario Cosentino (http://fdier.free.fr/UniversQuantique.pdf): Une cosmologie quantique par la théorie de l'information: Comment notre Univers se comporte comme un gigantesque  ordinateur  calculateur programmé par les  paramètres  fondamentaux  de  la  physique

c) Un article du blog dieuexiste.com: Le fameux Max Tegmark, dont j'ai généreusement parlé dans le post précédent, a proposé le schéma suivant dans son article.

 

multivers-ao

space.mit.edu/home/tegmark -Welcome to my universes!

 

Autres Liens:

images.math.cnrs.fr -J J Colonna: Quelques remarques personnelles concernant la nature des Mathématiques

ddata.over-blog.com: -is “the theory of everything” merely the ultimate ensemble theory?

dieuexiste.com -le richesse de l'univers trouve son explication en dieu

communcaprice.blogspot.fr -l'univers comme immense simulation informatique

people.uncw.edu/hermanr -materials cours

myartyshow.wordpress.com -tatiana-plakhova-les-mathmatiques-artistiques

samefacts.com -science-and-its-methods/celestial-spheres

god-does-not-play-dice.net -big bang, cosmologie inflationniste... (voir max tegmark)

 

luth.obspm.fr/~luthier/nottale -RELATIVITÉ, ÊTRE ET NE PAS ÊTRE L. Nottale

motls.blogspot.fr -théorie des matrices, une nouvelle alterantive à la seconde quantification

 

fdier.free.fr/UniversQuantique.pdf - une cosmologie quantique par la théorie de l'information

wikipedia.org -/Principe holographique et information

techno-science.net -cosmologie de l'information: pour une nouvelle modélisation de l'univers informationnel par Daniel Parrochia

claude-tresmontant.com -tout dans l'Univers est lumière et information

diatala.org -saviez vous que votre ADN est relié à l'univers

 

syti.net/Hologramme -modèle métaphysique global pour décrire l'univers

syti.net/Ummo -le modèle ummite de l'univers

hubertelie.com -physique quantique_univers-total

marcopoloimaginaire.com -au-delà les deux infinis. le serpent qui se mord la queue

pansemiotique.com -L'éternel retour: à l'identique ou pas? cosmogenèses de MARTIN BOJOWALD

 

claude-tresmontant.com -les-resultats-de-la-methode-deductive-2-haeckel

xavier.sallantin.pagesperso-orange.fr -À la découverte du génome de l'Univers

 

hubertelie.com -Théorie physique des ensembles, nouvelle Science de la Matière

 

22:12 Écrit par pascal dans bogdanov-le visage de dieu | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

14/06/2012

4-9 partie 1) Au commencement du temps 4-9) L'Univers information première partie


Au commencement du temps 4-9) L'Univers information

première partie

 

hubertelie.com -physique quantique_univers-total

 

Dans tous les articles de la rubrique "au commencement du temps", je souhaite approfondir ma réflexion sur "le visage de Dieu" écrit par les frères Bogdanov et celle de mon article dans mon blog de reflexions à travers le livre de Igor et Grichka Bogdanov: "Au commencement du temps".

Dans les articles précédents, j'ai fait un retour en arrière dans le passé jusqu'à l'instant zéro. ces articles m'ont permis de faire un saut dans l'histoire via les blogs et le articles que je déniche sur la toile, d'affiner mes connaissance sur la science et la recherche de l'Origine. Je trouve plaisir et jubilation à partager. Ces articles sont "ma lecture"  du livre des frères Bogdanov.


Mes articles déjà parus dans cette rubrique:

1) Après avoir remonté le temps à l'envers vers le passé depuis 2009, nous sommes arrivés à l'instant zéro dans l'article 3-11).

"Au voisinage du mur de Planck et à fortiori avant, ces lois, dans le meilleur des cas, se transforment, et au pire, s'effondrent. La singularité garde tout son mystère. Les physiciens n'ont pas la moindre idée (actuellement) de ce qu'elle est.

Pour Etienne Klein, on ne peut expliquer l'Origine de quelque chose en invoquant autre chose. On n'exprime l'être que par l'être et pas par du devenir. Si on dit qu'à l'Origine il y avait déjà ceci ou quelque chose, on n'explique pas l'Origine, sauf à invoquer que la chose a toujours été là, donc qu'il n'y a pas d'Origine. En fait, pour lui, la science ne peut dire que deux choses:

a) Il n'est pas prouvé que l'Univers a eu une Origine, qui serait le transit qui fait passer de l'absence de toute chose à au moins une chose.

b) Il n'est pas prouvé que l'Univers n'a pas d'Origine.

C'est donc, comme la question de Dieu (si on se réfère à des philosophes comme Kant), du domaine de l'indécidable au sens de Gödel.

Dans un tel contexte, l'approche mathématique proposée par les frères Bogdanov ne peut-elle pas fournir des indications dont on peut tirer des hypothèses nouvelles et peut-être déplacer les lignes de nos connaissances? "En prenant toutefois cette approche pour ce qu'elle est et rien d'autre: une hypothèse dont l'essence mathématique correspond à la nature mathématique de "l'objet" que nous cherchons à comprendre, la singularité initiale de l'espace-temps. En tout cas, elle me permet une réflexion concernant la science, la philosophie, l'épistémologie et un réflexions sur moi-même, ce que j'appelle le "soi", mon "intérieur" invisible par opposition au visible...Et je trouve ça plutôt jubilatoire..."

Nous nous sommes d'abord demandés au chapitre 4-1): comment tout cela est-il possible? et au chapitre 4-2): "le passé peut-il encore exister"?.

Nous avons ensuite  examiné les traces que nous pouvons aujourd'hui retrouver de ce instant primordial.

a) Nous avons d'abord pénétré au chapitre 4-3: dans la cinquième dimensionEn effet, Depuis Einstein, nous avons pris l'habitude de notre espace-temps quotidien à quatre dimensions, trois dimensions d'espace et une dimension de temps. Sur l'axe temporel, c'est le temps linéaire que l'on connait dans ce monde. Et la cinquième dimension?  Nous avons vu dans l'article 3-10) l'instant zéro, qu'on peut imaginer que l'immense force de gravitation qui règne à l'âge de Planck finit par faire basculer cette droite, qui pivote alors de 90° dans le plan complexe. Elle devient non plus réelle, mais imaginaire pure. C'est ce qui a pu se passer pour le temps, avant le Big Bang.

b) Une deuxième trace se trouve dans le feu du Big Bang lui-même.

c) Dans le chapitre  4-5) l'Univers est-il rond?, nous avons cherché une autre trace dans la forme de l'Univers, et d) dans le chapitre 4-6, dans les profondeurs mystérieuses, vaguement inquiétantes de l'énergie noire.

e) Au chapitre 4-7) l'étrange expérience d'Aspect, nous avons fait connaissance avec la non-localité. Ce dont les Bogdanov ne se doutaient en  assistant à cette expérience, à l'institut d'optique de l'université d'Orsay en 1981, c'est qu'elle allait leur fournir un indice expérimental fort de l'existence du temps imaginaire à l'échelle infinitésimale et (curieusement) donner en partie raison à Einstein.

f) En poursuivant notre notre recherche...Après l'énergie noire, un indice d'une trace de l'instant primordial se trouve au fond d'un trou noir.


2)  La quête. (dailymotion.com -voyage dans l'espace-temps l'équation du tout?)

Notre quête du commencement du temps  et "La recherche de l'ombre portée par la cinquième dimension dans notre réalité s'achève." Nous avons rencontré à de nombreuses reprises le concept d'information. Il se retrouve aux deux bouts de la chaîne du temps: là où il commence, au coeur de la singularité initiale, et là où il s'achève, dans le "piège" de la singularité finale. Dans les deux cas, c'est là où il devient imaginaire. Nous conclurons cette quête du commencement du temps par un dernier article, celui de l'Univers information. Qu'allons y trouver de nouveau?

Comme la plupart des interrogations touchant à l'essence même des choses, au sens caché de notre existence, celles-ci semblent "comme reflétées, portées et déjà présentes au sein de la question unique, l'une des plus fascinantes de toutes: le temps a-t-il eu un commencement?" Et ce commencement ressemble-t-il à ce que nous avons vu au cours de nos articles, dont le dernier, Au commencement du temps 4-8) Au fond d'un trou noir? Est-il raisonnable et pensable de considérer, (avec les frères Bogdanov), que l'Univers est né d'un prodigieux flot d'information qui aurait trouvé sa source dans le zéro?


3) L'étrangeté du monde qui nous entoure.


 

les quatre forces de la nature

a) La réponse à cette question passe, pour commencer, par l'étrangeté du monde qui nous entoure. Tout ce que nous voyons semble aller de soi. Mais le monde si banal renvoie à un profond mystère. Pourquoi les objets ont-ils les formes que nous voyons, qu'est-ce qui fait qu'ils ressemblent à ce qu'ils sont? Pour quelle raison le monde est-il stable dans l'espace et le temps et dans le temps? Commençons par prendre conscience des forces sensibles à notre échelle. La première force, qui fait que si je lâche un objet, il tombe à terre, est la force de gravitation. Mais derrière les scènes de la vie quotidienne et les divers objets qui nous environnent, se dissimulent des forces fondamentales. En fait, il n'existe en tout et pour tout que quatre forces dans la nature. Elles expliquent à la fois le comportement des atomes et celui des étoiles, la désintégration des particules élémentaires ou la course des galaxies dans l'immensité de l'Univers. Certains pensent qu'il existe peut-être une cinquième force responsable de l'accélération accélérée de l'Univers, mais pour le moment il s'agit d'hypothèses (voir mon article: Au commencement du temps 4-8) au fond d'un trou noir).


 

sur-la-toile.com -Augmenter-l-inertie-et-puis-la-gravite

b) Supposons que que l'une des forces, la gravitation par exemple, pour une raison inconnue, cesse d'être active (Et si le soleil disparaissait?). (La gravitation est le phénomène d'interaction physique qui cause l'attraction réciproque des corps massifs entre eux, sous l'effet de leur masse. Il s'observe au quotidien en raison de l'attraction terrestre qui nous retient au sol, qui se nomme la gravité et qui est responsable de plusieurs manifestations naturelles : les marées, l'orbite des planètes autour du Soleil, la sphéricité de la plupart des corps célestes en sont quelques exemples. D'une manière plus générale, la structure à grande échelle de l'univers est déterminée par la gravitation.) Peut-on imaginer la scène?Tout d'abord, rien ne se passe, mais très vite, le premières anomalies apparaissent. Les piétons, qui marchaient avec nonchalance sans se soucier du poids de leur corps, quittent le sol, projetés vers le haut par leur dernier pas. Au moment où nous portons une tasse de thé à nos lèvres, le liquide se transforme en boule flottante au-dessus, si surpris par l'évènement, nous le lâchons. Les objets dérivent mollement dans l'air, les personnes présentes ont bien tenté de se lever, mais ils ont été brutalement projetés au plafond. Et à chaque seconde, la scène s'aggrave davantage. Le fleuve voisin se transforme en une myriade de bulles qui s'envolent doucement, en même temps que les péniches...Jusque là, c'est plutôt cocasse, mais des conséquences catastrophiques viennent assombrir le "spectacle". quelques heures plus tard, nous sommes condamnés à mort par asphyxie. En effet, libérée de l'attraction terrestre, l'atmosphère de notre planète va finir par se disperser dans l'espace. Non  seulement nous ne pouvons plus respirer, sans cette couche protectrice, les rares survivants sont exposés aux effets nocifs du rayonnement solaire. Mais même en supposant qu'on puisse se protéger de toutes ces catastrophes, nous ne pouvons pas échapper à un sort plus terrible encore: la mort par le froid dans le vide spatial. En effet la Terre est en train de s'éloigner du soleil pour s'enfoncer dans le grand vide où règne une température de - 273° en dessous de zéro. "Imaginez-vous place du Trocadéro, plongé dans une obscurité sinistre, le soleil ayant disparu parmi les milliards d'étoiles. Un dernier coup d'oeil vers le ciel nous révélerait que les galaxies elles-même sont en train de se défaire, tandis que des centaines de milliards d'étoiles se dispersent sans espoir au sein de l'immensité". (forum.planete-astronomie.com -que se passerait-t-il si le soleil disparaissait d'un coup?)


liens:

laviedesidees.fr -fiction? Un monde sans temps ni espace (Carlo Rovelli)

membres.multimania.fr -Du big bang aux galaxies, les quatre interactions fondamentales

linternaute.com -les 4 forces fondamentales et l'unification

jmmasuy.net -les 4 forces de l'Univers

astrosurf.com/omega-astro -notions/forces_fondamentales

fr.wikipedia.org/wiki -Interaction élémentaire

windows2universe.org -les 4 forces de l'univers

labotp.org -la Gravitation universelle astronoo.com -l'univers d'Einstein

agoravox.fr -newton s'est trompé, la gravitation n’existe pas et c’est une immense révolution !

 

c) Mais qu'en est-il des trois autres forces?


 

 

Commençons par la force électromagnétique que nous côtoyons à chaque instant. Dans la vie courante, on a du mal à s'imaginer que celle-ci s'applique à bien d'autre phénomènes que la lumière ou l'électricité. Et si on se pose la question "qu'y a t-il de commun entre un fer à repasser, un rayon de soleil et la laisse d'un chien?" On  a en général du mal à découvrir que la réponse à cette charade est: la force électromagnétique, qui permet de rendre compte des phénomènes électriques et magnétiques. Pour en comprendre les manifestations il suffit de se poser des questions simples comme qu'est-ce que la lumière?pourquoi un rayon de soleil est-il chaud?pourquoi les aimants attirent-t-ils le fer? Ce sont toutes des manifestations différentes de la seule force électromagnétique. Si nous pouvons écouter de la musique à la radio sur notre téléphone portable ou regarder les films sur l'écran de notre télévision, c'est que les informations sonores ou visuelles sont transportées par "quelque chose" qu'il qu'il nous est impossible de voir de sentir ou de toucher par des ondes électromagnétiques. Le rayonnement électromagnétique désigne une forme de transfert d'énergie. La décomposition de ce rayonnement selon ses différentes composantes en termes de fréquence (ou période), d'énergie des photons ou encore de longueur d’onde associée, constitue son spectre,


Or au-delà des couleurs, tous les objets qui nous entourent dépendent, eux-aussi de la force électromagnétique. Elle leur permet de conserver une forme stable dans l'espace et dans le temps. Les atomes composant la matière sont liés entre eux par l'échange incessant de certains électrons (de charge négative), qui subissent l'attraction des noyaux (de charge positive). C'est bien cette force électromagnétique qui assure la cohésion de la matière solide et qui s'oppose à la dissolution pure et simple de tous ces objets. la force électromagnétique est portée par les photons.

Mais que se passerait-il si elle venait à disparaître subitement? Cette fois, nous serions confrontés à des conséquences encore plus épouvantables que dans le cas de la gravitation: tous les objets se dissocieraient en quelques instants. En effet, si on supprimait l'attraction entre les noyaux de charge positive et les électrons de charge négative, tout l'édifice moléculaire se dissoudrait. Rappelons que notre corps est composé d'environ 70% d'eau, une molécule d'eau étant formée de deux atomes d'hydrogène pour un atome d'oxygène.  Les atomes d'oxygène iraient se mêler à l'air ambiant, tandis que les atomes d'hydrogène, plus légers, s'envoleraient vers la haute atmosphère. Seuls les éléments plus lourds, comme le fer, le carbone ou le calcium tomberaient sur le "sol" pour former un monticule de poussière, ultime vestige minéral de ce qui, quelques instants auparavant était encore un être humain. En somme, la cohésion des objets de notre monde dépend de la force électromagnétique. Sans elle, le visage de notre Univers serait méconnaissable et la vie n'aurait jamais pu y apparaître.


liens: fr.wikipedia.org - Force_de_Lorentz (électromagnétique)

techno-science.net -force électromagnétique

molwick.com/fr -champ électromagnétique

reflexiences.com -la force électromagnétique

intelligence.xooit.com -La pollution électromagnétique

astro-canada.ca -qu'est-ce que la lumière? sadechaf.eu -qu'est-ce que la lumière UV

sitedesciences.free -qu'est-ce que la lumière blanche? gaudry.be/lumiere -Qu'est-ce que la lumière ?

tpe-ndb.site11 -Qu'est ce que la lumière

phy6.org/stargaze -Les rayons du soleil et la Terre

audience.cerma.archi -Les aspects lumineux et énergétiques du soleil

lamap.fr -Pourquoi l'aimant attire-t-il le fer et pas d'autres matériaux ?

rfi.fr -Pourquoi les aimants attirent les métaux sciences-faciles.com -le champ magnétique

.intellego.fr -Interactions et cohésion de la matière

membres.multimania.fr -c’est l’interaction électromagnétique qui assure donc cohésion de la matière solide


d) Examinons maintenant les deux dernières forces fondamentales: la force nucléaire faible et la force nucléaire forte. L'une et l'autre jouent un rôle tout aussi fondamental dans l'équilibre de la nature. Leur disparition aurait là encore, des conséquences terribles. Si nous supprimions la force "dite" faible, le scénario serait aussi désastreux que dans les précédents. Nous assisterions, impuissants à l'extinction pure et simple du soleil. Pourquoi? Parce que la fusion thermonucléaire à l'origine de son rayonnement repose sur les interactions nucléaires faibles  sans lesquelles une paire de protons ne pourrait se transformer en une paire proton-neutron pour émettre un antiélectron et un neutrino (L'interaction faible (aussi appelée force faible et parfois force nucléaire faible) est l'une des quatre interactions fondamentales de la nature, les trois autres étant les interactions électromagnétique, forte et gravitationnelle. Elle est responsable de la désintégration radioactive de particules subatomiques et est à l'origine de la fusion nucléaire dans les étoiles. Elle affecte toutes les catégories de fermions connues, à commencer par les électrons, les quarks et les neutrinos). L'ensemble du processus thermonucléaire serait remis en cause et le soleil ne serait plus cette source énergétique indispensable à l'apparition et développement de la vie sur Terre.

Et enfin, quid de l'interaction nucléaire forte? (L'interaction forte, ou force forte (appelée parfois force de couleur), avec l'interaction électromagnétique, et l'interaction faible, parfait le modèle standard. Rappelons, que la toute première des interactions observées dans l'histoire, l'interaction gravitationnelle, ajoute sa contribution dans la Grande unification des quatre interactions fondamentales. Seuls les quarks et les antiquarks sont affectés par cette force forte qui est portée par des bosons appelées gluons). Elle est un peu comparable à une sorte de "colle" qui assure la cohésion du noyau atomique, en maintenant les protons et les neutrons (composés de quarks), étroitement associés les uns aux autres. On peut imaginer ce qui se produirait si son effet cessait brutalement. Les protons, de charge positive, se repousseraient violemment avant de se dissocier à leur tour en particules infinitésimales. Tout dans l'Univers, serait transformé en vapeur de "quarks" ultimes constituants du proton (et du neutron).


www2.cnrs.fr -Les quarks étranges, fugitifs constituants des proton

liens: fr.wikipedia.org -interaction_faible cerimes.fr -l'interaction faible

universalis.fr/encyclopedie -interaction-nucleaire-faible

www.laradioactivite.com -Trois forces en action dans le noyau et leur hiérarchie.

fr.wikipedia.org -Interaction_forte cerimes.fr/e_doc -forces/forte

fr.wikipedia.org -Force nucléaire (force forte résiduelle, pour la distinguer de l'interaction forte)

fr.wikipedia.org -Physique des particules

fr.wikipedia.org -Quark mindblowingphysics.pbworks.com -Quarks

universetoday.com -qu'est-ce qu'un quark? (différence entre étoile à neutrons et étoile à quarks)

cnrs.fr -Les quarks étranges, fugitifs constituants des protons

en.wikipedia.org -Quark-gluon plasma

zmescience.com -plasma quark-gluon: le L H C crée des mini big bangs et une température incroyable


e) Qu'est-ce que la réalité?

 

Dans la vie courante, la réalité nous apparaît sous une forme tangible. Nous pensons que les objets sont composés de particules à propos desquels nous supposons, intuitivement qu'il s'agit de petits grains de matière. Mais nous avons vu qu'en même temps, lorsque nous lâchons l'objet, la réalité se manifeste sous une autre forme, immatérielle: la force de gravitation, qui agit sur la matière et sur ses particules. Pour parler des forces, il nous faut revenir au modèle standard de la physique et évoquer la distinction fondamentale entre deux types de particules. La première est constituée de particules apparemment "matérielles" comme l'électron, le proton ou le neutrino. Dans l'opinion commune, elles sont le plus souvent imaginées comme de minuscules grains de sable ou de poussière. Les particules de cette famille sont des "fermions. Elles interagissent entre elles par l'intermédiaire de certaines forces. Ces forces sont elle-même la manifestation d'autres particules dont nous ne soupçonnons pas l'existence, invisibles avec les moyens classiques d'observation. C'est en appliquant aux autres forces les idées qui avaient si bien réussi dans l'électrodynamique quantique et qui leur avait permis d'expliquer l'interaction électromagnétique, que les chercheurs ont ainsi postulé l'existence d'une deuxième famille de particules, vecteurs de ces forces. Ce sont les particules de champ, regroupées sous le nom générique de "bosons de jauge". De ce point de vue, les fermions, les particules de matière, échangent entre elles d'autres particules, les bosons de jauge, qui jouent un rôle de liaison ou de messagers. Ce sont ces échanges permanents qui donnent leur réalité concrète aux champs. Leur rôle pourrait être comparé à celui du ballon dans une équipe de rugby: c'est en circulant d'un joueur à un autre qu'il assure la cohésion de l'équipe toute entière.

 

Cependant, ces explications et cet exemple simple du ballon ne permet pas d'éviter une question fondamentale: quelle est, au niveau le plus profond des phénomènes, l'essence même de la réalité? Qu'y a-t-il "en dessous" du monde des particules et à quoi obéissent-elles? Dans le cas de l'équipe de rugby, ce n'est pas seulement le ballon qui assure la cohésion de l'équipe, c'est aussi les règles du jeu auxquelles obéissent les joueurs. De la même manière, existe-t-il des règles, un code sous-jacent à la réalité? Il ne suffit pas d'énoncer  l'existence des lois physiques pour expliquer leur raison d'être et leur essence profonde. Jonh Wheeler a comparé l'Univers à un système de traitement d'informations duquel émergerait, à un niveau de réalité manifeste, l'illusion d'un monde matériel. Cette information fondamentale pourrait-elle exister en temps imaginaire, à l'instant zéro qui précède le Big Bang? Va-t-on rejoindre les idées de Max Tegmark et l'hypothèse d'un Univers "mathématique" que j'ai évoquées dans mon article "équation du tout et information".


liens: en.wikipedia.org -John Archibald Wheeler

fr.wikipedia.org -Modèle standard (physique des particules)

villemin.gerard.free -particules du modèle standard

voyage.in2p3.fr -modèle standard guydoyen.fr -le-modele-standard-de-la-physique-des-particules

public.web.cern.ch -Modèle standard futura-sciences.com -Physique : la saga des particules


4) Leibniz et le mystère de l'origine (l'équation Bogdanov?).

LEIBNIZ et le principe de raison suffisante:

Maintenant il faut s'élever à la Métaphysique, en nous servant du grand principe peu employé communément, qui porte que rien ne se fait sans une raison suffisante, c'est-à-dire que rien n'arrive sans qu'il soit possible à celui qui connaîtrait assez les choses, de rendre une raison qui suffise pour déterminer pourquoi il en est ainsi, et non pas autrement. Ce principe posé, la première question qu'on a droit de faire, sera pourquoi il y a quelque chose plutôt que rien. Car le rien est plus simple et plus facile que quelque chose. De plus, supposé que des choses doivent exister, il faut qu'on puisse rendre raison pourquoi elles doivent exister ainsi, et non autrement. Or, cette raison suffisante ne se saurait trouver sans la suite des choses contingentes. Ainsi, il faut que la raison suffisante, qui n'ait plus besoin d'une autre raison, soit hors de cette suite des choses contingentes, et se trouve dans une substance qui en soit la cause, et qui soit un être nécessaire, portant la raison de son existence avec soi. Autrement on n'aurait pas encore une raison suffisante, où l'on puisse finir. Et cette dernière raison des choses est appelée Dieu. LEIBNIZ

 

Leibniz

Répondre à la question "qu'y a t-il au commencement du temps", c'est aller jusqu'au pourquoi des choses et jusqu'à  l'interrogation vertigineuse formulée par Leibniz au XVIIè sièclepourquoi y a t-il quelque chose plutôt que rien? A la fin de cette quête au cours de mes articles, je prends conscience que c'est la question la plus importante de ma vie. En fait, je l'ai découverte à l'âge de dix ans à Jumilhac dans le village de mon enfance en m'ouvrant sur l'émerveillement vis à vis de la nature. Pour la formuler telle quelle, il faut penser cette question  à la fois en philosophe et en mathématicien. C'est bien le cas de Leibniz, ce penseur, bibliothécaire du Duc de Brunswick durant près d'un demi siècle, diplomate et homme de loi, auteur des discours de métaphysique et créateur du calcul infinitésimal, du mot "topologie" et du symbole d'intégration en forme de S allongé: int_{x in I}f(x), mathrm dx,! ,.

Ici les frères Bogdanov notent dans leur livre "au commencement du temps" une parenthèse amusante ouverte par le théoricien Lubos Motl. En 2008, dans "l'équation Bogdanov?", il signale que depuis peu, existe une "généalogie" de mathématiciens, grâce au "Mathematics Genealogy Project", dépendant de l'université du Dakota et de la Société américaine de mathématique. La filiation des frères Bogdanov, via leur directeur de thèseMoshe Flato, remonte vers l'académicien André Lichnerowicz (l'un des promoteurs de la théorie des ensembles), puis vers Lagrange, (père du "lagrangien" utilisé par tous les physiciens du monde), Alexander Euler (directeur de thèse de Lagrange et découvreur de l'identité d'Euler, considérée comme la plus belle formule de toutes les mathématiques) et ainsi de suite jusqu'à Leibniz lui-même!

thestrangeworld.wordpress.com -crop-circle et identité d'Euler

liens: btinternet.com -Gottfried Leibniz Monadologie sos.philosophie.free.fr -leibniz

 

atmoc.fr/resources/Milliere -Pourquoi y a t-il quelque chose plutôt que rien??

dialogus2.org -dialogue Heidegger-Mme Bergeron (pourquoi y a t-il quelque chose plutôt que rien)°

ac-nice.fr/philo -Leibniz-Discours les-bayards.com -Le discours de métaphysique Leibniz

chatlibre.blog.lemonde.fr -Pourquoi y a-t-il quelque chose, plutôt que rien ?

philippe-solal.over-blog.com -pourquoi y a t-i quelque chose plutôt que rien?

 

presses-renaissance.fr -Le grand mystère de l’Origine

.hatem.com/temp -POURQUOI L'ESPACE POURQUOI LE TEMPS

/luth.obspm.fr -Laurent nottale: relativité, être, ne pas être

lescalier.wordpress.com -Si Dieu existe, pourquoi ne se fait-il donc pas connaître plus clairement?

genealogy.ams.org -mathematics genealogy project

 

5) Fin de la première partie de cet article.

Avant de répondre à la question "est-il raisonnable et pensable de considérer que l'Univers est né d'un prodigieux flot d'information qui aurait trouvé sa source dans le zéro?", nous avons d'abord pénétré dans l'étrangeté du monde qui nous entoure.  Dans le prochain article, nous plongerons dans cet Univers information et rejoindre et mathématique, en rejoignant en cela Max TegmarkNous nous dirigerons vers les questions: existe-t-il un code initial? Une information initiale et finale?


Mes liens pour les articles "au commencement du temps"

19:54 Écrit par pascal dans bogdanov-le visage de dieu | Lien permanent | Commentaires (4) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

07/06/2012

Equation du tout...et information

Equation du tout...et information


youtube.com -physique quantique et spiritualité

 

 

 

 

Le voyage des enfants du Big Bang nous entraîne vers les questions fondamentales de l'homme (comment fonctionne l'Univers) et nous partons alors à la recherche de l'équation du tout. Mais quel espoir pour nous de déchiffrer l'Univers et finalement découvrir l'esprit de Dieu (pour citer une expression de Hawking)?

Comme nous le voyons dans la vidéo (Voyage dans l'espace-temps: L'équation du tout), tout commence avec jere Jenkins et Ephraïm Fischback qui découvrent que les lois de la physique immuable pouvaient être modifiées à l'occasion d'observations sur une éruption solaire. Avec Fishback, nous faisons connaissance avec une physique non-conventionnelle l'énergie noire dans findarticles.com.


2)  Le monde est-il réel? Anton Zeilinger et les applications de la non-localité.

 

strange-univers.over-blog.com -Le temps n'existe pas

IAnton Zeilinger est physicien autrichien, né le 20 mai 1945 à Ried im Innkreis. Il est connu pour ses travaux de téléportation quantique. ll a été spécialement connu pour son expérience de téléportation quantique à Innsbruck et à Vienne. Celui-ci est surnommé « Mr. Beam ». En outre, il travaille sur l'application de la physique quantique, particulièrement dans les nouveaux domaines de l'information quantique et de la cryptographie quantique. Ses intérêts principaux restent cependant les fondements de la physique quantique et ses implications dans la compréhension de la vie de tous les jours, qui repose sur notre expérience.

A Innsbruck, il est membre d'honneur des sociétés d'étudiants « A.V. Austria Innsbruck » et « Teutonia ». En octobre1997, il participe en tant que conférencier à une des représentations de Mind and Life Institute sur le thème « The New Physics and Cosmology ».

liens sur la non localité.

astrosurf.com -le paradoxe epr wikipedia.org -Paradoxe_EPR

non-localité principe de séparabilité

Anton Zellinger téléportation information quantique.

video.google.fr -l'intrication quantique

outre-vie.forumactif.com -la principe de non localité (la conscience)

philoscience.over-blog.com -/non-localite (Entretien avec Michel Gondran et Jean-Paul Baquiast

www.unige -non localité l'approche EPR2

molaire1.perso.sfr -EPR ou la tranmission de pensée?

rustyjames.canalblog.com -la lumière corrélée, les photons qui informent

exobiologie.info -non séparabilité quantique et atemporalité

strange-univers.over-blog.com -Le_temps_nexiste_pas


3) Yves Couder et le "réalisme" en physique quantique.

"...Dans l'expérience des deux fentes, nous pouvons modifier le comportement de la réalité simplement en l'observant. Cela voudrait-il dire que la réalité n'existe pas?

La réponse moderne à cette question, c'est que le chemin pris par le photon ne fait pas partie de la réalité..."

 

*Yves Couder travaille au Laboratoire Matière et Systèmes complexes de l’Université Paris Diderot. Après une formation en physique de la matière condensée, il s’est orienté vers la physique non-linéaire sous ses aspects divers ; chaos spatio-temporel, turbulence en 2 et 3 dimensions et morphogénèse. Dans ce dernier domaine il s’est intéressé aux formes résultant de la croissance soit dans divers systèmes physiques, soit en biologie végétale. Ses travaux récents sont consacrés à la dualité onde-particule à l’échelle macroscopique. http://www.msc.univ-paris-diderot.fr/Groupesderecherche/d...

*dualité onde-particule à l’échelle macroscopique lps.u-psud.fr -Yves COUDER Un cas de dualité onde-particule à échelle macroscopique:

La physique à l’échelle quantique est dominée par la dualité onde-particule, une caractéristique généralement considérée comme n’ayant pas d’équivalent en physique macroscopique. Nous avons montré qu’une goutte rebondissant sur une surface liquide vibrant verticalement peut devenir auto-propulsée par son interaction avec l’onde de surface qu’elle excite. A travers la présentation de plusieurs expériences sur cet objet dual, nous pouvons nous poser une question centrale : comment une onde étendue dans l’espace peut-elle avoir une dynamique commune avec une goutte localisée ? On trouve que dans tous les cas où son onde est divisée (par diffraction, interférence ou effet tunnel), la trajectoire de la goutte parait aléatoire lors d’une expérience unique mais se révèle déterministe dans la statistique de réalisations répétées. La troncation de l’onde génère donc une incertitude du mouvement de la goutte. Ce système où une particule est guidée par une onde se distingue des modèles théoriques d’ondes pilotes par le fait que tous les points récemment visités par le marcheur restent des sources d’ondes. La structure du champ d’onde forme donc une "mémoire" du chemin antérieur parcouru par la goutte. Un effet remarquable de cette mémoire de chemin est observé lorsque le marcheur a un mouvement orbital : le rayon de l’orbite mesurée ne peut prendre que des valeurs quantifiées. Les limites dans lesquelles ces résultats peuvent être comparés à ceux habituellement observés à l’échelle quantique seront discutées.

* La nature de la réalité: Cet article propose une vision "réaliste" du réel qui reprend les idées de Louis de Broglie et David Bohm. Peut-on en déduire que les "objets quantiques" sont réels au sens classique d'objet???...http://tomroud.owni.fr/2011/05/30/la-nature-de-la-realite

Ce qu’il y a d’étonnant dans la mécanique quantique est qu’elle donne une vision fondamentalement incertaine du monde. Les particules quantiques se comportent tantôt comme une onde, tantôt comme une particule, une observation ne donne pas un résultat déterminé, mais probabiliste. L'école de pensée, dite de Copenhague, a fini par s’imposer.

Einstein (parmi d’autres) n’accepta jamais cette interpétation. Il propose avec Podolsky et Rosen un argument en 1935, appelé “paradoxe EPR”, visant à réfuter l’interprétation de Copenhague, théorie dite “non-locale”.

Dans les années 60, John Bell propose une formulation mathématique de ce paradoxe EPR, les “inégalités de Bell”, ouvrant la voie à des tests expérimentaux du paradoxe, réalisés in fine pour la première fois par Alain Aspect, qui montre effectivement que la mécanique quantique les viole(10 000 fois plus vite que la lumière) .

Or certains physiciens, et pas des moindre, ont continué à travailler sur des théories qui, contrairement à l’interprétation de Copenhague, ont le bon goût d’être déterministes et non probabilistes : De Broglie et Bohm ont ainsi développé une théorie dite de l’onde porteuse ou onde guide.

Transportons-nous maintenant au début des années 2000. Changeons de domaine : place à la physique de la matière dite “molle”, place à cet élément étrange et commun … l’eau.

Grâce aux progrès dans l’acquisition des images, on peut filmer en temps réel ce qui se passe lorsqu’une goutte d’eau tombe sur une surface libre. On observe alors un phénomène tout à fait fascinant dû à la tension de surface (la même propriété physique à l’origine des effets de capilarité) : lorsqu’une goutte tombe sur une surface d’eau, elle va pouvoir “rebondir” plusieurs fois sur celle-ci. Au moment des rebonds, elle va en plus créer une petite onde autour d’elle. Au bout du compte, l’énergie se dissipe, la goutte se stabilise à la surface avant de fusionner avec celle-ci. Dans cette petite expérience très simple, notez qu’on a deux ingrédients intéressants : une “particule” (la goutte), et une onde (créée par la goutte qui tombe), l’onde étant bien sûr en interaction avec la particule via les lois de la mécanique des fluides. On n’est pas très loin de l’image de Bohm-De Broglie, le seul “problème” étant la dissipation d’énergie qui entraîne la stabilisation de la goutte et sa fusion avec la surface.

Dans cette petite expérience très simple, notez qu’on a deux ingrédients intéressants : une “particule” (la goutte), et une onde (créée par la goutte qui tombe), l’onde étant bien sûr en interaction avec la particule via les lois de la mécanique des fluides. On n’est pas très loin de l’image de Bohm-De Broglie, le seul “problème” étant la dissipation d’énergie qui entraîne la stabilisation de la goutte et sa fusion avec la surface.

La solution paraît rétrospectivement simple : et si on injectait de l’énergie dans le système ?

C’est l’idée qu’ont eu Yves Couder (de l’université Paris VII) et son équipe : en faisant “vibrer” la surface d’eau – ou plutôt l’ huile de silicone pour des raisons pratiques, on peut arriver à entretenir le rebond de la goutte, qui sautille ad vitam aeternam, générant une onde dans sur la surface de l’eau. Mieux, en ajustant un peu les paramètres, on peut arriver à ce que l’onde soit déphasée par rapport au rebond de la goutte, ce qui a pour conséquence de transformer la goutte rebondissante en goutte voyageuse, “marcheur” allant bien droit. L’onde générée par le rebond est ainsi transformée en “onde porteuse”, un peu comme dans la théorie de Bohm-De Broglie ! Encore mieux : si on commence à mettre plusieurs gouttes ensemble, non seulement celles-ci bougent, mais elle vont pouvoir interagir via l’onde se propageant à la surface de l’eau...

Feynman a dit un jour que cette expérience est un “phénomène impossible, absolument impossible à expliquer de façon classique et qui est au fondement même de la mécanique quantique”. On peut donc affirmer aujourd’hui que Feynman avait tort sur le premier point. L’expérience de Couder explique le paradoxe quantique suivant : on peut envoyer une seule goutte qui passe par une seule fente tout en ayant des interférences sur l’écran.

 

 

4) Antony Valentini, un "hérétique de la physique quantique".


Pour lui, "La physique s'est égarée dans les années 20 lorsqu'elle a adopté le principe d'incertitude quantique selon lequel rien n'existe tant que nous l'observons pas."


Quand la réalité est réelle!

a) Valentini a travaillé sur une extension de l'interprétation causale de la théorie quantique . Cette interprétation avait été proposée en termes conceptuels en 1927 par Louis de Broglie , redécouverte indépendamment par David Bohm, qui lui apporta une forme complète et systématique en 1952, puis elle a été étendue par Bohm et Hiley . Soulignant la contribution de Broglie, Valentini s'est toujours attache à l'interprétation causale de la mécanique quantique qui sous-tend son travail en tant que " de Broglie-Bohm théorie ", selon laquelle "les particules sont de particules et des ondes, tout le temps...Il existe une onde qui guide en permanence les particules, il s'agit d'une onde pilote. En théorie quantique il existe une onde de probabilité, c'est un objet quantique qui prédit la probabilité de trouver un électron par exemple, à n'importe quel endroit dans l'espace. La théorie de l'onde pilote traite cette onde comme un objet réel. Selon la théorie de louis de Broglie, les ondes pilotes existent aussi dans des dimensions cachées, au-delà des trois que nous connaissons. Si cette affirmation est correcte, alors, contrairement à la théorie adoptée par la physique, les objets quantiques obéissent aux mêmes règles que les objets plus grands. Ils n'existent pas dans deux endroits différents, ils appartiennent simplement au monde réel...

b) Dans une interwew de Valentini, Jill Neimark écrit: "What is so unusual about Antony Valentini? Just this: he's resurrected a theory that undoes the central tenet of quantum mechanics, and gives relativity theory a good punt to left field as well. The theory follows quantum math, but at the same time allows for new possibilities beyond conventional quantum mechanics. It's a theory that says there is indeed an objective reality behind the things we observe—that quantum uncertainty is not fundamental. And that somewhere, somehow, time is universal—not relative. Goodbye, ghostly probabilities, with their strange propensity for collapsing into real things while apparently sort of holding back and remaining always a bit coy and ghostly ... hello, hidden variables that are objective. And Antony's particular twist on the theory suggests a new explanation for the uniformity of the early universe—where, he suggests, quantum law might not have applied, where stuff could interact faster than the speed of light—and where those interactions were actually visible".

c) Dans l'article de futura-sciences.com "La mécanique quantique est-elle fausse ? Un test avec l'inflation", l'auteur écrit: "Il devenait urgent de proposer des moyens de trancher entre l’interprétation orthodoxe et les interprétations déterministes, comme celle de Bohm. C’est ce que parvient à faire d’un point de vue théorique John Bell. Il montra que toutes les théories déterministes à variables cachées possibles, mais locales, prédisaient certains résultats en désaccord avec la mécanique quantique lorsqu’on les appliquait à une situations dite EPR". Une expérience réalisée en 1982 par Alain Aspect montra effectivement que les théories à variables cachées dite locales étaient nécessairement fausses. La mécanique quantique était-elle alors vraie ? Pas obligatoirement. La théorie de Bohm-de Broglie est justement une théorie non-locale...

Antony Valentini du Perimeter Institute pense aujourd’hui qu’il est possible de départager ces deux interprétations en étudiant les fameuses fluctuations du rayonnement fossile. Pour cela, il admet que la théorie de l’inflation est correcte. Il suit alors la même ligne d’idée que des chercheurs comme Brian Greene qui ont proposé de se servir du caractère de « super microscope » de l’inflation pour sonder des distances extrêmement courtes à la recherche de signatures d’une nouvelle physique en rapport avec la gravitation quantique.


d) Une nouvelle définition de la fonction d'onde?

fonction d'onde

Voici bien un titre à sensation dans sciencesetavenir.fr:

Plus qu’un outil mathématique et statistique, la fonction d’onde serait un objet physique bien réel, affirme un trio de théoriciens.

L’interprétation de Copenhague serait erronée? En effet, Le débat sur la façon de comprendre la fonction d'onde remonte aux années 1920. Dans «l'interprétation de Copenhague» lancée par le physicien danois Niels Bohr, la fonction d'onde est considérée comme un outil de calcul qui reflète ce que nous pouvons connaître du monde, plutôt que la réalité physique.

Pour les trois physiciens, dirigés par Matthieu Pusey de l'Imperial College de Londres, cette interprétation est erronée et la fonction d’onde représente la réalité physique.
Ils fondent leur explication sur un autre phénomène quantique : l’intrication. Quand deux particules sont intriquées on ne peut plus ensuite modifier l’état de l’une de ces deux particules sans modifier l’autre, quelle que soit la distance qui les sépare. Les trois scientifiques présentent un théorème montrant que si la fonction d'onde était un outil purement statistique, alors même les particules non liées se comporteraient ainsi. Ce qui est très improbable, les chercheurs en concluent que la fonction d'onde doit être un objet physique bien réel.
C'est un
Un «séisme» physique qui s'il est validé modifiera certainement notre vision du réel.

liens: futura-sciences.com -La mécanique quantique est-elle fausse ? Un test avec l'inflation

sciencesetavenir.fr -Mécanique quantique : nouvelle définition de la fonction d'onde

academie-francaise.ffr -Louis de Broglie immortel

fr.wikipedia.org -Louis- de Broglie

 

5) Peter shaver: De la la gravité quantique à la conscience et aux neurosciences.

Peter shaver -patrimoine cosmique


L'un des grands mystères est: comment l'infiniment grand et l'infiniment petit cohabitent-t-ils dans notre monde?


Deux théories décrivent le comportement de la matière. La théorie de la relativité qui s'applique à l'infiniment grand et la théorie quantique qui s'applique à l'infiniment petit. Elles sont remarquablement vérifiées dans leurs domaines "normaux" d'application, mais,  pour le moment, elles ne peuvent être conciliées dans des domaines extrêmes comment par exemple dans les trous noirs ou à l'approche du big bang. Le mystère tout entier se résume à la loi de la gravité. Cette loi domine notre monde et nous la comprenons assez bien grâce newton et Einstein. Mais les physiciens n'ont aucune idée du rôle qu'elle joue dans l'Univers quantique ou de l'influence qu'elle peut avoir sur l'espace-temps. Si nous parvenons à résoudre cette énigme, nous saurons s'il est possible de remonter le temps ou de voyager à travers un trou de ver.

Peter Shaver qui explore les frontières de la physique, s'attaque maintenant à la gravité quantique. Comment réconcilier la gravité et la physique quantique? On peut procéder de plusieurs manières. Ou la mécanique quantique est la plus forte et elle l'emporte, et la loi de la gravité doit être modifiée  en conséquence, ou la mécanique quantique doit être modifiée et la loi de gravité reste la même que dans la théorie de la relativité d'Einstein.

Peter Shaver pense que la clé est l'observation des changements d'échelle entre les couches supérieures de la nature où la gravité a une influence et les couches inférieures de la physique quantique.

La structure de la nature est organisée en couches successives qui se multiplient au fur et à mesure qu'on plonge en profondeur et que la vue d'ensemble du système devient plus nette. La nature serait semblable à un site archéologique qu'on découvre lentement, couche après couche. pour l'instant, nous ne sommes capables de révéler qu'une petite partie d'une unique vérité, immense et complexe....Si on observe l'espace et le temps à une échelle beaucoup plus petite que celle de notre observation courante, Il est possible que le temps et l'espace changent d'échelle différemment. Cela pourrait être la pièce manquante de la gravité quantique. Peter Shaver pense que si on les observe à des échelles suffisamment petites, l'espace et le temps s'étendent à des vitesses différentes, jusqu'à finalement se séparer. On peut l'imaginer en observant la déchirure d'une feuille de papier. Peter pense que la déchirure de l'espace et du temps est la raison pour laquelle les étranges règles de la mécanique quantique sont nées...

*En savoir plus sur Peter Shaver. De la gravité quantique aux neurosciences et à la conscience: *"Peter Shaver a obtenu un doctorat en astrophysique à l'Université de Sydney, en Australie, et a passé la majeure partie de sa carrière en tant que chercheur principal à l'Observatoire européen austral (ESO), basé à Munich. Il est l'auteur ou le coauteur de plus de 250 articles scientifiques, et édité six livres sur l'astronomie et l'astrophysique". En savoir plus...

*Peter Shaver est l'auteur du nouveau livre " - Patrimoine Cosmic Evolution du Big Bang à la vie consciente. Dans un article de la revue cosmosmagazine.com, on peut retenir en résumé que "chez Chaver, le lecteur est conduit vers la crainte et l'émerveillement. Dans son dernier chapitre, «Pourquoi devrions-nous être capables de comprendre l'univers du tout, l'auteur "revient sur terre". Il s'installe dans une voix "virtuose" et s'interroge sur un mystère: l'outil le plus efficace dont nous disposons pour sonder cet univers (et autres) sont les mathématiques, un produit de notre cerveau de singe". Est-ce que ce cerveau de singe découvrira d'autres univers? Shaver en doute, mais conclut: «... la science semble toujours avoir un moyen de surprendre."

*Interwiew avec Peter Shaver dans springer.com : As my career was in astrophysics, it is no wonder that the biggest surprises for me were in the life sciences. One concerned the nature of life – the fact that life is based on ‘information’ (while 98 percent of our atoms are replaced each year, it is the information, encoded in our DNA, that persists, defines us and gives us our lifelong sense of identity and continuity). And that this basis of life is common from bacteria to us – there is one single family of life.

The other surprise had to do with the counter-intuitive nature of consciousness. Is it really caused by the firing of neurons in the brain? It quickly became clear that an understanding of consciousness required some knowledge of cognition and its evolution. The fact that complex innate behaviour is based ultimately on the physical genome was relevant. The modern consensus view in science is that consciousness itself is purely a function of the material brain. It is now clear that consciousness, which had long been considered to be one of the great mysteries of science, is rapidly becoming less of a mystery as neuroscience progresses.

*On peut aussi trouver un commentaire intéressant dans le Communiqué de presse thespaceshow.wordpress.com: "1. cognosium - January 25, 2012

After urging many to listen to this show I was rather disappointed that the focus upon the main subject matter of the book was marred by fairly protracted excursions into irrelevancies such as theological considerations and the politics of science funding.
This is unfortunate because the broad evolutionary characteristic derived from the “big picture” which a multidisciplinary view of the sciences provides is an issue worthy of much greater public attention. As well as portraying a quite fascinating scenario it may well prove of importance to our everyday lives.
It is also the subject of my own writings. My recent “The Goldilocks Effect: What Has Serendipity Ever Done For Us?” largely parallels the subject matter of Peter Shaver’s book, although presented in a much more informal way. It is a free download in e-book formats from the “Unusual Perspectives” website
"

Voir aussi: cosmobranche.free -ÉVOLUTION L' UNIVERS, LA VIE, LA CONSCIENCE...

 

liens: fr.wikipedia.org/wiki -Gravité quantique

Gravitation quantique à boucles et théorie du rebond

cosmologie quantique: luxorion. -cosmologie quantique

 

6) Les particules caméléon et l'énergie noire.

Les particules caméléon par Amanda Weltman.

 

 

 

particule caméléon

a) Tout d'abord faisons connaissance avec deux chercheurs dont les travaux on abouti à la découverte de ces particules.

*physics.upenn -Justin KhouryMes intérêts de recherche se situent à l'interface de la physique des particules et la cosmologie. Thèmes de recherche:  matière noire, particules caméléons et symmetron, développement de nouvelles théories de l'univers primitif, alternatives au paradigme inflationniste, comme l'Univers ekpyrotique, dans lequel les graines de la formation des structures sont générées dans une longue phase de contraction lente avant le big bang.

*fairlady.com -amanda weltman (cosmologiste): Amanda Weltman a contribué aux études de cosmologie des cordes. Elle est est maître de conférences au Département de mathématiques et de Mathématiques Appliquées membre du centre astrophysique, cosmologie et gravité, Université de Cape Town. Elle travaille dans les domaines de transition de la cosmologie des cordes qui étudient des moyens physiques pour tester la théorie des cordes dans le cadre de la cosmologie.

In this book we study the problem of moduli stabilisation in a cosmological context of string theory.


podcastscience.fm/dossiers -l'énergie noire

b) l'idée: futura-sciences.com explique cette idée proposée par Justin Khoury et Amanda Weltman en 2003, simple mais subtile. Rappelons que l’énergie noire ne semble se manifester qu’à des distances énormes, au niveau des amas de galaxies, et qu’elle accélère l’expansion de l’Univers. Elle se comporte donc comme une sorte d’anti-gravité. On peut raisonnablement se demander si ses effets ne sont pas perceptibles à l'échelle du système solaire, dont on rendrait compte par des extensions de la théorie de la relativité générale comme celles faisant intervenir un champ scalaire. Malheureusement, il y a des bornes issues des observations dans le système solaire et avec les pulsars binaires émettant des ondes gravitationnelles qui contraignent fortement l’existence d’un champ scalaire associé à la gravitation.

Certaines des théories avec champ scalaire induisent aussi des modifications dans le temps et dans l’espace de la constante de structure fine, la constante de couplage intervenant dans les processus électromagnétique décrit par la QED. Il y a eu quelques annonces suggérant des valeurs différentes de cette constante au début de l’histoire de l’Univers maisToutefois, de la même façon qu’il a fallu se rendre compte que les neutrinospouvaient osciller et changer de masse, il se pourrait que la masse et la constante de couplage avec la matière, la gravitation et le champ électromagnétique d’une particule décrite par un champ scalaire, dépendent de la densité de matière du lieu où elle interagit. jusqu’à présent, les observations réalisées par exemple au niveau des quasars restent non concluantes.

Toutefois, de la même façon qu’il a fallu se rendre compte que les neutrinos pouvaient osciller et changer de masse, il se pourrait que la masse et la constante de couplage avec la matière, la gravitation et le champ électromagnétique d’une particule décrite par un champ scalaire, dépendent de la densité de matière du lieu où elle interagit.

Des photons peuvent-ils devenir des camélons ? Selon Khoury et Weltman, on pourrait imaginer que la particule soit massive et avec un couplage très faible au niveau du système solaire et des galaxies, mais au contraire légère et avec un couplage fort au niveau des amas de galaxies, là où la densité de matière est beaucoup plus faible. Ceci permettrait alors de réconcilier les observations. S’adaptant selon son environnement, une telle particule a donc tout naturellement été nommée une particule caméléon.

Bien sûr, cette explication, de prime abord, évoque fortement un épicycle à la Ptolémée. Mais elle ne l'est guère plus que l’introduction de l’oscillation des neutrinos pour expliquer le problème du déficit en neutrinos solaire ou bien la découverte de la liberté asymptotique des quarks. Là aussi, une valeur différente de la constante de couplage en fonction de la distance entre quarks sert à expliquer pourquoi on n’observe jamais de quarks isolés.

Mais il y a mieux ! En effet, les équations proposées par Khoury et Weltman décrivent un champ scalaire qui ressemble beaucoup à un autre invoqué pour résoudre la problème de la matière noire, en l'occurrence l'axion.

On peut alors imaginer de tester la théorie avec les expériences en cours portant sur la recherche de l’axion. Cela vient d’être fait par un groupe de chercheurs travaillant au Fermilab et dirigé par Aaron Chou, en collaboration avec Amanda Weltman.

L’expérience réalisée dans le cadre de la collaboration GammeV n’a pour le moment rien donné d’autre que de poser des bornes à la masse de ces particules caméléons. Mais les chercheurs pensent pouvoir améliorer la sensibilité du dispositif.

c) Pour jean-paul baquiast dans admiroutes.asso.fr, la cinquième force associée aux particules caméléon (qui se manifesterait ainsi dans l'énergie noire), dépendrait de la densité de matière les entourant. Cette masse serait faible sur Terre où la densité de matière ordinaire est très élevée, ce qui les rendrait non inobservables, du moins difficilement observables, mais elle serait forte dans l'espace cosmologique. On objectera que l'agent proposé pour la 5e force semble un peu ad hoc, c'est-à-dire avoir été défini pour répondre à la question posée. Ainsi, pour trouver l'auteur introuvable d'un crime commis dans l'obscurité, la police ferait l'hypothèse que ce crime aurait été commis par une personne habillée de noir.

La portée d'une force dépend de la masse des particules créant le champ associée. Plus légère est la particule, plus grande est la portée de la force. Les champs électromagnétiques produisent des photons dépourvus de masse, la portée de la force électromagnétique est donc quasi infinie. Au contraire les particules transmettant les forces nucléaires sont très lourdes. La portée de la force ne dépasse pas les frontières de l'atome.

Il n'est donc pas aberrant d'imaginer une particule dont la masse serait inversement proportionnelle à la densité de matière l'environnant. Il en serait de même du champ de force en découlant. Dans l'espace, en l'absence d'autres masses, la masse de la particule Caméléon, quasi inobservable sur Terre, serait multipliée par quelques 10 puissance 20. Ces particules pourraient alors produire, sous forme d'énergie, des forces très puissantes s'exerçant sur des millions d'années-lumière de distance.

d) La masse des neutrinos? press.web.cern: Les chercheurs de l’expérience OPERA au laboratoire du Gran Sasso (Italie) de l’INFN1 ont annoncé ce jour la première observation directe d’une particule tau dans un faisceau de neutrinos du muon envoyé par le CERN2 à travers l’écorce terrestre, à 730 km de distance (OPERA (acronyme de l'anglais Oscillation Project with Emulsion-tRacking Apparatus) est une expérience internationale de physique des particules, destinée à observer et étudier le phénomène d'oscillation de neutrinos. Elle utilise un faisceau de neutrinos muoniques à haute intensité et à haute énergie produit par le Super Proton Synchrotron (SPS) du CERN àGenève et dirigé vers un détecteur souterrain installé au Laboratori Nazionali del Gran Sasso (en) (LNGS), en Italie, à environ730 km de distance. Les expériences ont commencé en été 2006).

L’observation d’oscillations du neutrino, en refermant un chapitre de la connaissance de la nature des neutrinos, ouvre la voie à une nouvelle physique. Selon les théories sur lesquelles s’appuient les physiciens pour expliquer le comportement des particules fondamentales – ce qu’on appelle le modèle standard - les neutrinos ne possèdent pas de masse. Or, pour qu'ils puissent osciller, les neutrinos doivent avoir une masse ; il doit donc manquer quelque chose dans le modèle standard.

e) Pour conclure ce chapitre. Consulter l'autre article de mon blog Au commencement du temps 4-6) le secret de l'énergie noire


7) Max Tegmark et l'hypothèse d'un Univers "mathématique".

a) Qui est Max Tegmark? c'est un "unusual" cosmologiste d'origine suédoise actuellement en poste au Massachusetts Institute of Technology. Il aime la nature et les longues promenades qui aident à réfléchir.

Il est à la base de nombreux projets d'étude du fond diffus cosmologique comme COBE,WMAP ou Sloan Digital Sky Survey. Il est aussi l'auteur de l'hypothèse de l'univers mathématique (en)1, une théorie du Tout dont le postulat est tout objet mathématique a une existence physique qui s'inscrit dans sa démarche de catégorisation des différentes théories de multivers.

On peut lire dans discovermagazine.com: "Cosmologists are not your run-of-the-mill thinkers, and Max Tegmark is not your run-of-the-mill cosmologist. Throughout his career, Tegmark has made important contributions to problems such as measuring dark matter in the cosmos and understanding how light from the early universe informs models of the Big Bang. But unlike most other physicists, who stay within the confines of the latest theories and measurements, the Swedish-born Tegmark has a night job. In a series of papers that have caught the attention of physicists and philosophers around the world, he explores not what the laws of nature say but why there are any laws at all.

According to Tegmark, “there is only mathematics; that is all that exists.” In his theory, the mathematical universe hypothesis, he updates quantum physics and cosmology with the concept of many parallel universes inhabiting multiple levels of space and time. By posing his hypothesis at the crossroads of philosophy and physics, Tegmark is harking back to the ancient Greeks with the oldest of the old questions: What is real?

Tegmark has pursued this work despite some risk to his career. It took four tries before he could get an early version of the mathematical universe hypothesis published, and when the article finally appeared, an older colleague warned that his “crackpot ideas” could damage his reputation. But propelled by optimism and passion, he pushed on".

news.bbc.co.uk/2/hi/science/nature -fonds cosmologique primordial

web.mit.edu/physics -Max Tegmark space.mit.edu -tegmark

Welcome to my universes! Here you can follow my adventures and misadventures as cosmologist and diaperologist, and share my fascination for both respectable and crazy science. Please feel free to email me if something resonates with you - you might make my day! Just beware that my inbox often resembles a black hole, so please don't take it personally if I'm too swamped to write back. You can also join my science mailing list.

Unless you're one of my scientific colleagues (and perhaps then too...), you'll find most of my articles rather boring to read since they're so technical. On this page, I've therefore collected some movies, articles, etc. from popular media that tie in with my work. They are generally more fun than my own articles for two reasons: because I haven't written them and because they explain things without bogging you down with equations and technical science jargon.

TV Documentaries

 

 

b) Avec "les enfants du big bang", Nous sommes à la recherche de l'équation suprême, de la théorie ultime qui expliquera les mécanismes de l'Univers et révolutionnera la vie sur Terre.

Pour Max Tegmark, "les équations n'expliquent pas l'Univers, elles sont l'Univers et nous vivons tous à l'intérieur d'équations." Il est persuadé que l'équation ultime existe et que sa solution est l'Univers. "Nous pouvons voir l'équation du tout partout, et nous en faisons tous partie."

"Les physiciens ont été en mesure de décrire les équations qui décrivent si parfaitement notre monde tout simplement parce qu'elles exposent très parfaitement les vraies mathématiques, c'est à dire notre réalité. Les équations sont une porte ouverte sur l'Univers et celui-ci n'est que mathématiques pures. Au premier regard, l'Univers n'a rien à voir avec les mathématiques, il n'y a pas de chiffres géants dans le ciel, mais en y regardant de plus près on y distingue des motifs et das formes mathématiques tout autour de nous." Par exemple, un jet d'eau dessine une parabole qui a une équation très simple y = x2. Cette forme mathématique est présente dans la nature à un niveau fondamental puisqu'elle décrit la force de gravité de n'importe quel objet (peu importe la matière dont il est fait). Il y a 400 ans, Galilée écrivait que l'Univers est un immense livre écrit en langage mathématique, mais cette réalité est encore plus cruciale aujourd'hui, car nous avons décelé de nombreuses irrégularités mathématiques, nous avons découvert  la mécanique quantique, la théorie de la relativité, et la position moderne quant à la théorie moléculaire est celle  des particules. Je pense que la réponse à la question: pourquoi les mathématiques décrivent aussi bien la nature mérite une explication. Lorsque nous regardons l'Univers qui nous entoure, nous apercevons des formes partout..."

Nous découvrons partout des motifs, des régularités, et même des nombres, depuis les dimensions de notre espace-temps, jusqu'aux constantes fondamentales qui sont si bien réglées et dont une variation infime ne permettrait pas l'existence de l'Univers tel que nous le connaissons ni la vie sur notre Terre. Non seulement ces nombres existent, mais sont essentiels pour comprendre l'essence même de note réalité.

Nous revenons donc à un concept assez perturbant, soutenu par la théorie actuelle de la mécanique quantique. Dans les couches "inférieures de la réalité, rien n'est solide, seule l'information existe, en d'autres mots, il existe des nombres qui soutiennent un système de règles que nous ne comprenons pas encore. Les seules propriétés qu'a un électron, ce sont des nombres (SPIN ou charge)... au final, il n'y a rien du tout, excepté des nombres et...les mathématiques". Les mathématiques sont peut-être la seule et unique vérité, mais au vu de nos limites et de l'immensité et l'étrangeté de l'Univers, il paraît impossible de résoudre ce problème. pourra-t-on jamais savoir comment l'Univers fonctionne? "Il n'existe aucune garantie de trouver cette ultime équation, mais je pense qu'on a toutes nos chances...La seule garantie de ne pas échouer complètement, c'est de ne pas essayer. Si j'ai tort et que l'Univers n'a rien d'intrinsèquement mathématique, alors la physique est condamnée à disparaître, nous rencontrerons un obstacle impossible à franchir. Mais si j'ai raison, alors l'avenir est plein de possibilités..." dit Max Tegmark.


Alors, ainsi que nous le trouvons en conclusion de la vidéo "les enfants du big bang -théorie du tout", nous apercevrons peut-être l'Esprit de Dieu!


http://video.google.fr/videoplay?docid=-113118402290800825


 

Pourquoi notre Univers a-t-il un réglage aussi fin?

Liens:

doublecause.net -Trinh Xuan Thuan: la convergence entre science et spiritualité

news.bbc.co.uk/2/hi/science/nature -fonds cosmologique primordial

endgametime.wordpress.com -deanne: the-awakening-quantum-mechanics-of-the-human-brain-and-consciousness

Les constantes fondamentales et le réglage fin. fr.wikipedia.org -Constante fondamentale

feynman.phy.ulaval.ca -unités et constantes fondamentales

astronomes.com -le réglage des constantes fondamentales

podcastscience.fm -les constantes fondamentales de l'univers

asmp.fr/travaux/gpw/philosc/rapport -le principe anthropique et le réglage des constantes fondamentales

rue89.com -les frères bogdanov sont ils créationnistes? (leur thèse est proche "du dessein intelligent"

lefigaro.fr -jean staune: l'hypothèse d'un créateur est scientifique

elisabrune.com/pdf -GriffeDivine: Si les propriétés de l'univers avaient été un tant soit peu différentes, la vie ne serait jamais apparue

 

8) épilogue.

Dans mes articles Au commencement du temps je donne "ma lecture" du livre des frères Bogdanov.  Leur approche du Big Bang les amène à faire l'hypothèse qu'à "l'instant zéro", le temps est "imaginaire pur", c'est dire information. Le chapitre 5) De l'énergie à l'information est particulièrement explicite. Il débute par cette mise en exergue: "A la lumière de ces analogies, le « Tout est information » mérite d’être étudié de plus près. Cette théorie s ’appuie sur l’idée qu’à la base de tout ce qui existe, il y a une information abstraite capable de s’exprimer en un nombre infini de formes et qui demande à être connue. A cette fin, elle doit se transformer : elle se condense jusqu’à l’état de probabilité. Le nombre infini de formes devient un nombre fini, mais néanmoins considérable, de probabilités qui elles-mêmes engendrent un petit nombre de virtualités lesquelles, à leur tour, donnent lieu à la réalité telle que nous la connaissons".

Nous sommes très proches des affirmations de Max Tegmark. Cela m'amène à confirmer la rédaction d'un dernier article "Au commencement du temps 4-9) L'Univers information. J'y développerai aussi les idées dérivées du "platonisme". fr.wikipedia.org -Platonisme_(doctrine_philosophique)

 

10:17 Écrit par pascal dans bogdanov-le visage de dieu | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

29/05/2012

4-8) Au commencement du temps 4-8) Au fond d'un trou noir

Au commencement du temps 4-8)

Au fond d'un trou noir

 

 

 

 

 

Les trous noirs

 

 

Dans tous les articles de la rubrique "au commencement du temps", je souhaite approfondir ma réflexion sur "le visage de Dieu" écrit par les frères Bogdanov et celle de mon article dans mon blog de reflexions à travers le livre de Igor et Grichka Bogdanov: "Au commencement du temps".

Dans les articles précédents, j'ai fait un retour en arrière dans le passé jusqu'à l'instant zéro. ces articles m'ont permis de faire un saut dans l'histoire via les blogs et le articles que je déniche sur la toile, d'affiner mes connaissance sur la science et la recherche de l'Origine. Je trouve plaisir et jubilation à partager. Ces articles sont "ma lecture"  du livre des frères Bogdanov.


Mes articles déjà parus dans cette rubrique:

1) Après avoir remonté le temps à l'envers vers le passé depuis 2009, nous sommes arrivés à l'instant zéro dans l'article 3-11).

"Au voisinage du mur de Planck et à fortiori avant, ces lois, dans le meilleur des cas, se transforment, et au pire, s'effondrent. La singularité garde tout son mystère. Les physiciens n'ont pas la moindre idée (actuellement) de ce qu'elle est.

Pour Etienne Klein, on ne peut expliquer l'Origine de quelque chose en invoquant autre chose. On n'exprime l'être que par l'être et pas par du devenir. Si on dit qu'à l'Origine il y avait déjà ceci ou quelque chose, on n'explique pas l'Origine, sauf à invoquer que la chose a toujours été là, donc qu'il n'y a pas d'Origine. En fait, pour lui, la science ne peut dire que deux choses:

a) Il n'est pas prouvé que l'Univers a eu une Origine, qui serait le transit qui fait passer de l'absence de toute chose à au moins une chose.

b) Il n'est pas prouvé que l'Univers n'a pas d'Origine.

C'est donc, comme la question de Dieu (si on se réfère à des philosophes comme Kant), du domaine de l'indécidable au sens de Gödel.

Dans un tel contexte, l'approche mathématique proposée par les frères Bogdanov ne peut-elle pas fournir des indications dont on peut tirer des hypothèses nouvelles et peut-être déplacer les lignes de nos connaissances? "En prenant toutefois cette approche pour ce qu'elle est et rien d'autre: une hypothèse dont l'essence mathématique correspond à la nature mathématique de "l'objet" que nous cherchons à comprendre, la singularité initiale de l'espace-temps. En tout cas, elle me permet une réflexion concernant la science, la philosophie, l'épistémologie et un réflexions sur moi-même, ce que j'appelle le "soi", mon "intérieur" invisible par opposition au visible...Et je trouve ça plutôt jubilatoire..."

 

Nous nous sommes d'abord demandés au chapitre 4-1): comment tout cela est-il possible? et au chapitre 4-2): "le passé peut-il encore exister"?.

Nous avons ensuite  examiné les traces que nous pouvons aujourd'hui retrouver de ce instant primordial.

a) Nous avons d'abord pénétré au chapitre 4-3: dans la cinquième dimensionEn effet, Depuis Einstein, nous avons pris l'habitude de notre espace-temps quotidien à quatre dimensions, trois dimensions d'espace et une dimension de temps. Sur l'axe temporel, c'est le temps linéaire que l'on connait dans ce monde. Et la cinquième dimension?  Nous avons vu dans l'article 3-10) l'instant zéro, qu'on peut imaginer que l'immense force de gravitation qui règne à l'âge de Planck finit par faire basculer cette droite, qui pivote alors de 90° dans le plan complexe. Elle devient non plus réelle, mais imaginaire pure. C'est ce qui a pu se passer pour le temps, avant le Big Bang.

b) Une deuxième trace se trouve dans le feu du Big Bang lui-même.

c) Dans le chapitre  4-5) l'Univers est-il rond?, nous avons cherché une autre trace dans la forme de l'Univers, et d) dans le chapitre 4-6, dans les profondeurs mystérieuses, vaguement inquiétantes de l'énergie noire.

e) Au chapitre 4-7) l'étrange expérience d'Aspect, nous avons fait connaissance avec la non-localité. Ce dont les Bogdanov ne se doutaient en  assistant à cette expérience, à l'institut d'optique de l'université d'Orsay en 1981, c'est qu'elle allait leur fournir un indice expérimental fort de l'existence du temps imaginaire à l'échelle infinitésimale et (curieusement) donner en partie raison à Einstein.


2) Poursuivons maintenant notre recherche...Après l'énergie noire, un indice d'une trace de l'instant primordial se trouve au fond d'un trou noir.


fr.wikipedia.org -Trou noir



Préparons nous  à l'aventure, la plus mystérieuse qui puisse nous arriver. Je donne ici ma lecture du récit des frères Bogdanov dans leur livre "au commencement du temps" (Au fond d'un trou noir), telle qu'un astrophysicien américain leur aurait en aurait livré en détails. Il ne s'agit que d'une histoire mais elle est tout à fait vraisemblable, tout autant que les hypothèses calculées par les physiciens qui explorent les trous noirs à l'aide de leurs équations (Schwarzschild, BekensteinChandrasekhar, Hawking...). La chose qui nous attend est bien réelle. Elle se tient tapie au centre de la voie lactée, à 27 000 années-lumière de notre système solaire, soit 243 millions de milliards de kilomètres.


3) Départ: dans le vide interstellaire.


futura-sciences.com -Hubble dévoile le centre de la voie lactée.

 

futura-sciences.com -Hubble dévoile le centre de la voie lactée.


astro2009.futura-sciences.com -un-trou-noir-a-lorigine-dune-galaxie



 

Nous sommes dans le vide interstellaire en plein centre de notre galaxie, au milieu d'un immense champ stellaire (les étoiles y chantent leur histoire). Nous sommes confortablement installés dans un petit vaisseau de l'espace semblable à une bulle transparente à deux places. Notre chien Pasco nous accompagne, tranquillement assis dans le siège passager, comme dans une voiture. Il n'est pas attaché pour qu'il puisse "sortir" et se dégourdir les pattes en faisant le tour du vaisseau, suspendu dans le vide. Pour cela, nous lui avons fait enfiler son scaphandre de protection.

Pour le moment, nous glissons mollement dans l'infini en contemplant le merveilleux panorama cosmique, dans une région très dense en gaz, en poussières et en étoiles. "Par milliards, dispersées dans la noirceur glacée, en poudre d'argent, elles rayonnent froidement dans l'infini, sous nos pieds, à droite, à gauche, au-dessus de votre tête. Partout. Et vous voyez tout à travers votre bulle. Jusqu'aux confins de l'Univers. Votre compagnon de route jappe joyeusement devant ce spectacle grandiose."

C'est alors que quelque chose de fantastique se produit, un cataclysme juste en face de nous.

Une étoile mourante est en train de brûler ses dernières réserves. Dix fois plus grosses que notre soleil, elle va s'effondrer sur elle-même en quelques minutes à peine. En raison de la densité grandissante, la force de gravitation devient très vite fantastique, distordant tous les résidus matériels de l'étoile. Bientôt, il ne reste plus rien de l'énorme soleil qui était là une heure plus tôt, si ce n'est la masse de l'astre effondré et sont fantastique champ gravitationnel. Et même à cette distance, notre petit vaisseau spatial est ballotté de toutes parts, comme frappé par des vagues invisibles.

 

 

 

 

liens: trous noirs: larousse.fr/encyclopedie -trou noir

cordis.europa.eu -étoile s'étant transformé en supernova et est tombée dans un trou noir

futura-sciences.com -hubble-devoile-le-centre-de-la-voie-lactee

larecherche.fr -les supernovae

http://fr.wikipedia.org/wiki/Trou_noir_stellaire

 

sur-la-toile.com -Un-trou-noir-qui-devore-une-etoile-en-live

cieletespace.fr -Le satellite Swift a observé la chute d'une étoile dans un trou noir.

webastro.net/forum -absorption par un trou noir

 

cosmovisions.com -les étoiles meurent aussi

sur-la-toile.com _les-confessions-d-une-etoile-mourante (taille du soleil)

cidehom.com -"Nébuleuse du Crâne" une étoile qui ressemblait autrefois au Soleil

cosmobranche.free trou_noir techno-science.net/forum -trou noir: définition-explications

cordis.europa.eu -étoile s'étant transformé en supernova et est tombée dans un trou noir

hastro2009.futura-sciences.com -un-trou-noir-a-lorigine-dune-galaxie

planetastronomy.com -conférence sur les trous noirs et l'énergie sombre par Jean Pierre LUMINET

llr.in2p3.fr -le trou noir par Thierry Lombry (.pdf)

ondes gravitationnelles: wikipedia.org -Onde_gravitationnelle sciencesetavenir.fr -ondes-gravitationnelles, l'étau se resserre

publication.lal -thèse sur la détection des ondes gravitationnelles

wikipedia.org- l'interféromètre virgo (détection des ondes gravitationnelles)

ego-gw.it/virgo -l'interféromètre virgo

en.wikipedia.org -l'interféromètre ligo

cerimes.fr VIDEO: les-ondes-gravitationnelles-et-leur-detection

cnrs.fr/mysteres-univers -VIDEO: le mystère des ondes gravitationnelles

videos.tf1.fr -a-la-recherche-des-ondes-gravitationnelles

 

 

 

 

 

 

 

 

trous noirs et ondes gravitationnelles

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

redresseur.de.torts.over-blog -les-ondes-gravitationnelles-et-les-vagues

 

les vagues

 

 

 

4) Face au trou noir.


 

 

 

 

 


fr.wikipedia.org -Trou_noir

fr.wikipedia.org -Trou_noir:  Image simulée d’un trou noir stellaire situé à quelques dizaines de kilomètres d’un observateur (à 9 fois le rayon du trou noir) et dont l’image se dessine sur la voûte céleste dans la direction du Grand Nuage de Magellan. L’image de celui-ci apparaît dédoublée sous la forme de deux arcs de cercle, en raison de l’effet de lentille gravitationnelle fort. La Voie lactée qui apparaît en haut de l’image est également fortement distordue, au point que certaines constellations sont difficiles à reconnaître, comme la Croix du Sud (au niveau de l’étoile orange lumineuse, Gacrux, en haut à gauche de l’image) dont la forme de croix caractéristique est méconnaissable. Une étoile relativement peu lumineuse (HD 49359, magnitude apparente de 7,5) est située presque exactement derrière le trou noir. Elle apparaît ainsi sous la forme d’une image double, dont la luminosité apparente est extraordinairement amplifiée, d’un facteur d’environ 4 500, pour atteindre une magnitude apparente de -1,7. Les deux images de cette étoile, ainsi que les deux images du Grand Nuage sont situées sur une zone circulaire entourant le trou noir, appelée anneau d’Einstein.

 

Approchons nous de l'endroit où s'est produit le cataclysme. "Alors qu'ailleurs tout est immobilité pure, nous venons de déboucher ici au-dessus d'une région très bizarre. Nous voyons une sorte d'anneau phosphorescent, fait de gaz et de débris multicolores de matière. Cette immense couronne de poussière stellaire tourne lentement à la périphérie et de plus en plus vite à mesure qu'on approche du centre. Mais au milieu, vous ne voyez plus rien. Rien qu'un trou immense sans fond et d'une noirceur indescriptible."

Ce trou noir s'est formé la semaine passée, en moins d'un quart d'heure (En général, lorsqu'une étoile commence à s'effondrer sur elle-même, le processus se déroule à une vitesse hallucinante, quelques minutes à peine). Et il est très petit, tout juste cinq kilomètres d'un bord à l'autre. Sa masse représente environ deux fois celle de notre soleil. Derrière lui, les constellations et l'image du nuage de Magellan sont déformées comme par une sorte de loupe.

 

Propriétés des trous noirs (wikipedia): Par ailleurs, les trous noirs sont étonnants en ce qu’ils sont décrits par un très petit nombre de paramètres. En effet, leur description, dans l’univers dans lequel nous vivons, ne dépend que de trois paramètres : la masse, la charge électrique et le moment cinétique. Tous les autres paramètres du trou noir (par exemple sa taille ou sa forme) sont fixés par ceux-là. Par comparaison, la description d’une planète fait intervenir des centaines de paramètres (composition chimique, différenciation de ses éléments, convection, atmosphère, etc.). La raison pour laquelle un trou noir n’est décrit que par ces trois paramètres est connue depuis 1967 : c’est le théorème de calvitie démontré par Werner Israel. Celui-ci explique que les seules interactions fondamentales à longue portée étant lagravitation et l’électromagnétisme, les seules propriétés mesurables des trous noirs sont données par les paramètres décrivant ces interactions, à savoir la masse, le moment cinétique et la charge électrique.

Pour un trou noir, la masse et la charge électrique sont des propriétés habituelles que décrit la physique classique (c’est-à-dire non-relativiste) : le trou noir possède un champ gravitationnel proportionnel à sa masse et un champ électrique proportionnel à sa charge. L’influence du moment cinétique est par contre spécifique à la relativité générale. Celle-là stipule en effet qu’un corps en rotation va avoir tendance à « entraîner » l’espace-temps dans son voisinage. Ce phénomène, non encore observé à l’heure actuelle dans le système solaire en raison de son extrême faiblesse pour des astres non compacts, est connu sous le nom d’effet Lense-Thirring (aussi appeléframe dragging, en anglais)Note 3. Il prend une amplitude considérable au voisinage d’un trou noir en rotation, au point qu’un observateur situé dans son voisinage immédiat serait inévitablement entraîné dans le sens de rotation du trou noir. La région où ceci se produit est appelée ergorégion.

La masse d’un trou noir galactique correspond en général à environ un millième de la masse de la matière présente dans le bulbe central5.

 

Mais notre chien n'aime pas ce qu'il aperçoit sous ses pattes. Ses poils se hérissent, il montre ses dents eyt se met à grogner dérangé ce qu'il ressent comme une terrible menace. Alors qu'il s'agite sur son siège, se débat, il aboie furieusement et d'un seul bond il nous échappe et se jette contre la portière et l'ouvre d'un coup de patte en appuyant sur un bouton. Un masque à oxygène tombe automatiquement sur notre visage et l'air de l'habitacle est violemment chassé dans le vide. Le chien est expulsé comme un bouchon de champagne. Puis la porte se referme automatiquement, la cabine redevient étanche et se remplit d'air à nouveau. Mais Pasco est déjà très loin...


5) En chute vers le trou noir.

Au lieu de flotter dans l'espace, comme c'est le cas dans le vide interstellaire, le chien dégringole à toute vitesse dans le puits au dessous de lui. Nous pouvons encore entendre ses aboiements dans le casque. Nous pouvons aussi l'appeler et le son de notre voix le calme pour quelques instants.

Le trou noir l'a absorbé et ne nous le rendra plus. Maintenant, chaque poil, chaque atome, chaque particule élémentaire sont soumis à la formidable attraction qui règne dans le trou. A partir de là, les rayons lumineux commencent à à devenir "instables". Certains photons vont parvenir à s'échapper et remonter vers l'extérieur, mais d'autres vont tomber dans le trou noir. A ce stade, notre chien pourrait encore faire machine arrière et s'éloigner du gouffre.


6)Vers l'horizon des évènements.



astrosurf.com/luxorion -relativité générale et horizon d'un trou noir

horizon?: Un trou noir de Schwarzschild est, d'abord et avant tout, caractérisé par l'existence d'un Horizon : c'est la surface sphérique dont même la lumière ne peut sortir et en-deçà de laquelle même cette dernière est inexorablement entraînée vers la singularité centrale.


Mais il n'y a rien à faire, Pasco est livré à lui-même. Il tourne comme une toupie et ses hurlements reprennent de plus belle. C'est alors que sans même s'en rendre compte, il franchit une deuxième limite que les physiciens appellent "l'horizon des évènements". Elle marque la séparation entre l'intérieur du trou noir et le reste de l'Univers. Une fois franchie cette limite, il est absolument impossible de revenir en arrière! A partir de maintenant, il va couler inexorablement dans les entrailles du monstre cosmique. C'est en fait un immense tourbillon gravitationnel, un siphon d'une puissance inouïe, qui engloutit et détruit tout ce qu'il avale, jusqu'aux structures même de l'espace et du temps.


liens: www.techno-science.net -un trou noir, son horizon des événements et... un éléphant

nrumiano.free.fr -à l'intérieur d'un trou noir, horizon

wikipedia.org -Horizon_(trou_noir)

planetastronomy.com -conférence sur les trous noirs et l'énergie sombre par Jean Pierre LUMINET

astrosurf.com/luxorion -topologie d'un trou noir en rotation

futura-sciences.com -Un trou noir de Schwarzschild est caractérisé par l'existence d'un Horizon

stargate-40.skyrock.com -L-horizon-des-evenements-d-un-vortex

area51blog.wordpress.com -Les trous noirs sont-ils des passages vers d’autres Univers ?

 

7) dans la gorge du trou noir.



 

ledevoir.com/culture :voyage-guide-dans-la-galaxie (être réduit en spaghetti au fond d'un trou noir?)

Maintenant, autour du chien, le paysage devient de plus en plus étrange. S'il regarde vers le haut, celui-ci lui apparaît déformé, comme étiré dans le sens de la chute. Au loin, les constellations brillent de plus en plus faiblement et à chaque seconde, le cosmos tout entier semble se tordre davantage. Très vite, le trou noir courbe l'espace à tel point qu'il devient possible à notre chien de voir sa propre queue. La lumière reflétée par l'arrière est courbée et renvoyée en sens inverse comme, comme dans un miroir.

Vers le bas, sous ses pattes, que voit donc le chien? Seulement le noir, une image effrayante du néant à l'intérieur du néant. Au bout de cette incroyable aventure, nous allons découvrir, tout au fond du trou noir, quelque chose de totalement inattendu, un phénomène que longtemps les physiciens ne pouvaient imaginer.


 

8) Depuis l'extérieur.

Revenons à notre bulle spatiale maintenant stabilisée au-dessus de l'horizon. Nous pouvons encore voir Pasco dans le lointain. En agrandissant l'image à l'aide d'une caméra d'observation, nous constatons que le chien ne bouge plus. Ses aboiements se sont transformés en une sorte de grondement sourd qui arrivent dans la cabine au ralenti. Gueule grande ouverte, la langue pendante, il est figé sous nos yeux comme s'il n'avait pas encore franchi l'horizon. Pourquoi? A l'intérieur du trou noir, le temps s'écoule bien lentement qu'au-dehors  en raison  des énormes forces de marée gravitationnelles. Les rayons lumineux mettent de plus en plus de temps pour nous atteindre l'extérieur.

 

blog Le temps gelé: L'approche du trou noir commence de façon tout à fait raisonnable : la marche de l'horloge du vaisseau ne diffère pas de celle de l'observateur, l'espace n'est quasiment pas déformé et la lumière (visible ou onde radio) émise par le vaisseau paraît tout à fait normale. Pour l'instant, tout va bien. Au fur et à mesure que vous approchez de l'horizon, la force de marée se manifeste plus sensiblement ; pas d'inquiétude puisque le trou noir choisi est extrêmement massif. Par contre, à cause de la déformation de l'espace-temps induite par la présence du trou noir, l'observateur constate que l'horloge du vaisseau ralentit par rapport à la sienne. Il note aussi que la lumière reçue du vaisseau est plus rouge (sa longueur d'onde est plus grande, son énergie plus petite) et nettement plus faible qu'elle ne l'était au début. La trame spatio-temporelle commence à être sensiblement déformée par la présence du trou noir ; la lumière paye en énergie l'effort qu'elle doit fournir pour s'extraire du puit creusé par la présence du monstre. A bord du vaisseau, tout semble aller comme d'habitude. Vous vous retournez vers la caméra, saluez solennellement votre ami juste au moment où le vaisseau franchit (sans espoir de retour !) l'horizon des événements. Pour vous, rien de spécial ne se produit au cours de cette traversée ; la frontière du trou noir n'a rien de « magique ». Que constate l'observateur extérieur ? Il ne vous voit jamais franchir l'horizon ! Le vaisseau s'en rapproche de plus en plus sans jamais l'atteindre. Pour vérifier s'il n'a pas rêvé, l'observateur décide de visionner l'ensemble du film enregistré. Au début, celui-ci se déroule normalement. A mesure que le vaisseau se rapproche de l'horizon, le film ralentit ; l'intervalle de temps qui sépare la réception de deux images consécutives est de plus en plus grand. La dilatation du temps est telle que les images se succèdent, pratiquement identiques, vous montrant éternellement figé dans la position de salut adoptée au moment de la traversée de l'horizon. De plus, à cause du rougissement de la lumière et de la diminution de l'intensité, les images reçues deviennent rapidement trop faibles pour être captées. Pour le spectateur, toute la partie du voyage se déroulant à l'intérieur du trou noir est perdue. L'image transmise par le vaisseau juste au moment de la traversée de l'horizon ne sera reçu qu'au bout d'un temps infini et aucune des images suivantes ne peut franchir les limites du trou noir. L'image de l'horizon du trou noir n'arrivera qu'au bout d'un temps infini, dans le futur de l'observateur extérieur.

 

blog.belial.fr -Voyage au coeur d'un trou noir

 

forces de gravitation dans les trous noirs: wikipedia.org -force de marée

techno-science.net -des Univers entiers à l'intérieur des trous noirs ?

astronomes.com -L’espace-temps autour et dans un trou noir

futura-sciences.com -des-crepes-stellaires-a-lorigine-de-certains-sursauts-gamma

sites.google.com -force de marée et trou noir

llr.in2p3.fr -le trou noir par Thierry Lombry (.pdf)

techno-science.net -La force de marée: conséquence du gradient gravitationnel

secret-realite.net -Kip Thorne: Trous noirs et distorsions du temps

astronomia.fr -Les forces de marée forces fictives (différence de ressenti d’un champ gravitationnel)

hal.archives-ouvertes.fr -relativité générale pour débutants

Avec Hawking: l'évaporation des trous noirs. nrumiano.free.fr -thermodynamique du trou noir

astrosurf.com/luxorion -l'évaporation des trous noirs

traqueur-stellaire.net -des-moteurs-a-trous-noirs-pour-vaisseaux-spatiaux?

 

9) A l'intérieur du gouffre gravitationnel.

Mais que se passe-t-il pour notre chien? Une fois franchi l'horizon, l'espace et le temps sont inversés. L'espace "s'écoule" inexorablement vers la singularité finale, sans qu'il soit plus jamais possible de revenir en arrière et le temps ralentit, mais à chaque instant la situation se complique. Le corps de Pasco commence à se déformer et à prendre d'effroyables proportions. La gravité s'exerce plus fortement sur sa tête que sur sa queue, moins massive. Il commence à s'étirer et s'allonger tel un élastique, jusqu'à mesurer un km du museau à la queue, puis bien davantage à mesure qu'il s'enfonce pour bientôt atteindre le million de km. Le temps quant à lui, a perdu toute signification: une seconde dure un an, puis un siècle, puis un million d'années. Il ralentit de plus en plus.


 

A l'intérieur du monstre: L'intérieur d'un trou noir est vide : toute sa masse est théoriquement enfermée en son centre, dans une singularité mathématique de volume nul ! Cette situation, dans laquelle la densité centrale tend vers l'infini, pose d'ailleurs un vrai casse-tête, encore non résolu, à la physique moderne. Explorons plutôt la région qui l'entoure. Celle-ci « bouge » car sa géométrie s'effondre vers le centre. Conséquence : il est impossible de rester immobile à l'intérieur d'un trou noir, les seules trajectoires permises sont inéluctablement focalisées vers le centre de l'astre - on parle, pour qualifier l'intérieur d'un trou noir, d'espace-temps « à l'envers ». Dans l'espace-temps habituel, nous avons l'habitude de nous déplacer dans n'importe quelle direction spatiale, à volonté (d'accord, pour aller vers le haut c'est nettement moins facile, mais c'est possible). Par contre, le temps, lui, s'écoule inexorablement du passé vers le futur : c'est une coordonnée directrice. A l'intérieur d'un trou noir, les rôles sont inversés ; c'est la distance au centre du trou noir qui devient la coordonnée directrice. L'espace devient « inexorable », à la place du temps, dans la mesure où toute matière est condamnée à voir diminuer sa distance au centre. Cette situation n'est pas sans rappeler l'excellent roman de Christopher Priest, Le Monde inverti, qui commence ainsi : « J'avais atteint l'âge de mille kilomètres ». Mais attention, ce n'est pas parce que la coordonnée temporelle change de statut à l'intérieur du trou noir que l'on peut y remonter le temps et y violer la causalité ! Cette coordonnée ne représente plus un temps physique, le seul temps ayant un sens étant le temps propre, mesuré par l'horloge en chute libre avec vous vers le centre du trou noir. Or, le temps propre ne dépend plus que de la coordonnée de distance, augmentant quand celle-ci diminue. Donc, tout comme à l'extérieur, le temps d'un voyageur en chute libre continue à s'écouler vers le futur. La différence notable est que ce futur à une fin programmée : la singularité au centre du trou noir. Un intervalle de temps propre fini s'écoule entre le franchissement de l'horizon et le moment où le voyageur est pulvérisé dans la singularité centrale, quelle que soit la puissance des moteurs de son vaisseau, la vitesse ou la direction de sa navigation. Ce répit est d'autant plus long que le trou noir est massif. Pour un trou noir de dix masses solaires, il n'est que d'un dix millième de seconde, mais pour un trou noir géant tapis au cœur d'une galaxie, l'exploration peut durer une heure…

A mesure que "la gorge du siphon noir" se referme, notre chien est transformé en un nuage moléculaire puis en un brume d'atomes et de particules élémentaires. Enfin, ce qui n'est déjà plus de la matière finit par atteindre un troisième horizon, l'horizon de Planck, la plus petite portion d'espace physique qui puisse exister. Ainsi, sur cette ultime frontière de ce qui reste de la réalité physique, le rayon du trou noir est passé d'une distance de quelques dizaines de km à l'horizon à 10-33 cm. C'est la frontière ultime de la science à l'heure actuelle, aucun physicien au monde ne peut dire ce qui se passe au fond d'un trou noir. On ne peut donc émettre que des hypothèses. Pourquoi ne pas partager celle des frères Bogdanov?


10) L'arrêt du temps au fond du trou noir.

L'idée fut soumise en 1995 à Gerard't Hooft de l'université d'Utrecht, inventeur du nom de cet objet théorique au coeur des travaux de thèse des deux frères sur l'origine de l'Univers: l'instanton. Il a aussi écrit plusieurs articles sur les trous noirs quantiques (un trou noir devient nécessairement quantique lorsque son rayon devient infime et atteint l'échelle de Planck). La proposition émise à l'époque consistait à considérer que le temps (tel que nous le connaissons), s'arrête à la longueur de Planck. Depuis, l'accord semble se faire pour dire que passé cette limite, le temps et l'espace n'ont plus aucun sens. Alors, par quoi le remplacer?


instantons, monopôles:

 

11) Fluctuations quantiques du temps.

 


Il se passe un peu la même chose au fond d'un trou noir à  l'origine de l'Univers. Nous pouvons alors nous rappeler l'article Au commencement du temps 3-10) avant le big bang. L'astre effondré devient quantique, l'espace et le temps se déforment, deviennent flous et commencent à fluctuer. Le signe de la coordonnée de temps pourrait se mettre à osciller et à changer et l'axe du temps finir par basculer et devenir imaginaire pur au sens mathématique du terme. La "signature" de la métrique d'espace-temps, qui, dans le monde dans lequel nous vivons est lorentzienne, de la forme +++-, devient alors "euclidienne" et prend la forme ++++. Dans ce cas, le temps cesse alors de s'écouler et se "fige" au fond du trou noir après avoir fluctué sous forme de temps complexe, somme du temps réel et de temps imaginaire (on peut le représenter par un mélange, une "superposition" entre la signe + et le signe +, avec une signature pouvant se mettre sous la forme +++ +/-).

 

 

12) Le temps imaginaire au fond du trou noir.

Une fois passées les turbulences quantiques à l'échelle de Planck, nous atteignons la singularité finale. Comme la singularité initiale, il s'agit d'un "simple point mathématique tapi au fond d'un terrifiant siphon gravitationnel. Au voisinage de ce point, les tensions gravitationnelles sont extrêmes. Tout comme pour la singularité initiale au temps zéro, le temps devient imaginaire pur sur la singularité finale du trou noir. En effet, en raison de la fantastique courbure qui règne au fond du monstre cosmique, un fois franchie l'étape des fluctuations quantiques, la courbure achève (toujours selon les frères Bogdanov), de faire basculer définitivement le temps en direction de l'axe imaginaire.

Si c'est le cas, il en résulte une conséquence extraordinaire. En effet, à lasuite à Hawking, la plupart des physiciens pensent que l'information des objets engloutis par le trou noir "survit" à cet engloutissement. En 1974 Stephen Hawking réussit à démontrer qu'en raison d'effets de mécanique quantique, les trous noirs rayonnaient. La forme de ce rayonnement est exactement celle d'un corps noir, c'est-à-dire d'un objet à l'équilibre thermique. De plus, Hawking calcula la température de ce rayonnement, qui se trouvait proportionnelle à la gravité de surface, comme suggéré par l'analogie thermodynamique déjà mentionnée. Ainsi, connaissant la valeur de la température,Hawking put proposer que les trous noirs possédaient une entropie, s'exprimant en termes de leur surface A par la formule:

, où kB est la constante de Boltzmann et la constante de Planck réduite.

Cela nous fournit une mesure de l'information cachée derrière l'horizon des évènements. Notre chien n'est finalement pas détruit, son information survit bel et bien.

Or, nous avons déjà vu (Au commencement du temps 3-10) l'instant zéro et Au commencement du temps 4-3) la cinquième dimension), que l'information ne peut être encodée qu'en temps imaginaire et non pas en temps réel. Cela permet de suggérer l'idée d'une conservation de l'information par le trou noir et que celle-ci est conservée sur la singularité finale, là où le temps est imaginaire. Pourquoi alors ne pas considérer que c'est un indice fort (un de plus) en faveur de l'existence du temps imaginaire, de la cinquième dimension?


liens: fr.wikipedia.org/wiki -Entropie_des_trous_noirs

futura-sciences.com -du corps noir au trou noir (entropie d'un trou noir)

 

 

 

13) Conclusion de cet article.

Nous pouvons rappeler ici que le physicien théoricien expert en théorie des cordes Costas Kounnas avait souligné l'intérêt d'une application possible de l'idée de fluctuation du temps des frères Bogdanov dans les trous noirs. Le 26 janvier 2000, il écrivait dans son rapport sur l'une des thèses après soutenance: "Partant de la métrique du trou noir linéarisée de la théorie d'Einstein, qui est valide pour un potentiel de gravitation petit, M. Bogdanov propose une modification adéquate de la gravitation quantique telle que la solution linéarisée devienne une solution exacte de la théorie modifiée aux confins des métriques euclidienne et Lorentzienne." Il avait déjà écrit en 1999: "A mon avis, le travail de thèse de M. G. Bogdanov est d'un grand intérêt, exposant des idées nouvelles qui ont des implications de physique fondamentale en cosmologie et dans de nombreux autres phénomènes gravitationnel tels que les trous noirs."

"La recherche de l'ombre portée par la cinquième dimension dans notre réalité s'achève." Nous avons rencontré à de nombreuses reprises le concept d'information. Il se retrouve aux deux bouts de la chaîne du temps: là où il commence, au coeur de la singularité initiale, et là où il s'achève, dans le "piège" de la singularité finale. Dans les deux cas, c'est là où il devient imaginaire. Nous conclurons cette quête du commencement du temps par un dernier article, celui de l'Univers information. Qu'allons y trouver de nouveau?

 

 

matiere.temps.lumiere.over-blog.com -trou noir et synthèse sur la création de l'Univers

 

Mes liens pour-les-articles -au commencement du temps


15/05/2012

4-7) Au commencement du temps 4-7) l'étrange expérience d'Aspect.



4-7) Au commencement du temps 4-7) l'étrange expérience d'Aspect.

cerimes.fr: Des objections d'Einstein aux photons jumeaux : une nouvelle révolution quantique ?

Dans tous les articles de la rubrique "au commencement du temps", je souhaite approfondir ma réflexion sur "le visage de Dieu" écrit par les frères Bogdanov et celle de mon article dans mon blog de reflexions à travers le livre de Igor et Grichka Bogdanov: "Au commencement du temps".

Dans les articles précédents, j'ai fait un retour en arrière dans le passé jusqu'à l'instant zéro. ces articles m'ont permis de faire un saut dans l'histoire via les blogs et le articles que je déniche sur la toile, d'affiner mes connaissance sur la science et la recherche de l'Origine. Je trouve plaisir et jubilation à partager. Ces articles sont "ma lecture"  du livre des frères Bogdanov.


Mes articles déjà parus dans cette rubrique:

Au commencement du temps 4-2) Le passé peut-il encore exister?


1) Après avoir remonté le temps à l'envers vers le passé depuis 2009, nous sommes arrivés à l'instant zéro dans l'article 3-11).

"Au voisinage du mur de Planck et à fortiori avant, ces lois, dans le meilleur des cas, se transforment, et au pire, s'effondrent. La singularité garde tout son mystère. Les physiciens n'ont pas la moindre idée (actuellement) de ce qu'elle est.

Pour Etienne Klein, on ne peut expliquer l'Origine de quelque chose en invoquant autre chose. On n'exprime l'être que par l'être et pas par du devenir. Si on dit qu'à l'Origine il y avait déjà ceci ou quelque chose, on n'explique pas l'Origine, sauf à invoquer que la chose a toujours été là, donc qu'il n'y a pas d'Origine. En fait, pour lui, la science ne peut dire que deux choses:

a) Il n'est pas prouvé que l'Univers a eu une Origine, qui serait le transit qui fait passer de l'absence de toute chose à au moins une chose.

b) Il n'est pas prouvé que l'Univers n'a pas d'Origine.

C'est donc, comme la question de Dieu (si on se réfère à des philosophes comme Kant), du domaine de l'indécidable au sens de Gödel.

Dans un tel contexte, l'approche mathématique proposée par les frères Bogdanov ne peut-elle pas fournir des indications dont on peut tirer des hypothèses nouvelles et peut-être déplacer les lignes de nos connaissances? "En prenant toutefois cette approche pour ce qu'elle est et rien d'autre: une hypothèse dont l'essence mathématique correspond à la nature mathématique de "l'objet" que nous cherchons à comprendre, la singularité initiale de l'espace-temps. En tout cas, elle me permet une réflexion concernant la science, la philosophie, l'épistémologie et un réflexions sur moi-même, ce que j'appelle le "soi", mon "intérieur" invisible par opposition au visible...Et je trouve ça plutôt jubilatoire..."



Nous nous sommes d'abord demandés au chapitre 4-1): comment tout cela est-il possible? et au chapitre 4-2): "le passé peut-il encore exister"?.

Nous avons ensuite  examiné les traces que nous pouvons aujourd'hui retrouver de ce instant primordial.

Nous avons d'abord pénétré au chapitre 4-3: dans la cinquième dimensionEn effet, Depuis Einstein, nous avons pris l'habitude de notre espace-temps quotidien à quatre dimensions, trois dimensions d'espace et une dimension de temps. Sur l'axe temporel, c'est le temps linéaire que l'on connait dans ce monde. Et la cinquième dimension?  Nous avons vu dans l'article 3-10) l'instant zéro, qu'on peut imaginer que l'immense force de gravitation qui règne à l'âge de Planck finit par faire basculer cette droite, qui pivote alors de 90° dans le plan complexe. Elle devient non plus réelle, mais imaginaire pure. C'est ce qui a pu se passer pour le temps, avant le Big Bang.

Une deuxième trace se trouve dans le feu du Big Bang lui-même.

Dans le chapitre  4-5) l'Univers est-il rond?, nous avons cherché une autre trace dans la forme de l'Univers, et dans le chapitre 4-6, dans les profondeurs mystérieuses, vaguement inquiétantes de l'énergie noire.


2) Une visite à l'institut d'optique de l'université d'Orsay en 1981.

Ce jour-là, les frères Bogdanov se trouvaient à l'université d'Orsay, au fond du laboratoire d'un jeune physicien encore inconnu, Alain Aspect. "Perpétuellement accoutré d'une blouse très blanche, le visage barré d'une moustache sévère, il s'apprêtait à réaliser pour nous - pour "temps   X" - une nouvelle série d'expériences avec son étrange "machine".


Le paradoxe EPR et l’expérience d’Aspect

L’on sait que la physique quantique, contrairement à la physique classique, veut que dans le monde microscopique il soit impossible de connaître simultanément plusieurs propriétés d’une particule (principe d’incertitude de Heinsenberg) Tout ce qu’on peut déterminer, ce sont les probabilités statistiques de mesurer chaque propriété.

Albert Einstein s'est opposé toute sa vie à cette idée, refusant de croire qu’une théorie fondamentale ait recours aux probabilités. Il a donc essayé de concevoir des expériences de pensée afin de montrer à Niels Bohr – l’un des premiers quanticiens - qu’il avait tort. Il a donc imaginé, avec deux autres physiciens, Podolsky et Rosen une expérience qui devait contredire les théories quantiques.Ainsi, en 1935, Einstein, Podolsky et Rosen (EPR), émettent l’idée d’états quantiques dits « intriqués », dans lesquels on suppose que des particules sont corrélées indépendamment de la distance qui les sépare. L’exemple connu est celui des deux photons

qui sont émis ensemble puis séparés. En exerçant un champ magnétique sur l’un, cela entraîne la polarisation de l’autre. Ainsi, ce qui advient à l’un advient à l’autre avec une simultanéité parfaite. En d’autres termes, si je mesure les propriétés d'une des deux particules, je peux connaître automatiquement les propriétés de sa « jumelle éloignée », ce qui implique que « l’influence » constatée dans l’expérience EPR se propagerait plus vite que la lumière, ce qui est en contradiction avec la théorie de la relativité restreinte d’Einstein.A l’époque, Einstein, Podolsky et Rosen concluent que la théorie quantique est incomplète et ne peut expliquer la « réalité ».


"A première vue, la machine n'était qu'un appareillage comme beaucoup d'autres en sciences: des câbles de différentes couleurs, des bobinages cuivrés, des lentilles en réseau. Et pourtant...nous ne le savions encore, mais sous nos yeux allait se dérouler l'une des expériences les plus importantes de la physique." Cette prouesse allait faire le tour du monde et faire valoir à son auteur la gloire et les récompenses: la médaille albert Einstein,
le prix wolf...

Ce dont les Bogdanov ne se doutaient pas non plus, c'est que l'étrange expérience d'Aspect allaient leur fournir un indice expérimental fort de l'existence du temps imaginaire à l'échelle infinitésimale et (curieusement) donner en partie raison à Einstein.


liens: physinfo.org/Info_Quantique -EPR: Déterminisme ou probabilisme, réalisme ou positivisme ?

 

cerimes.fr(vidéo) -alain aspect: une-nouvelle-revolution-quantique

polytechnique.edu -coup-de-foudre-pour-alain-aspect (polytechnique)

sciencesetavenir.fr -la-lumiere-stoppee-et-recreee (12-06-2008)

leblogdekali.blogs -le paradoxe EPR et l'expérience d'aspect

futura-sciences.com -un-tour-de-magie-quantique-dans-le-passe-avec-des-photons-intriques

laser50ans-bretagne.fr -à la lumière du laser

rts.ch/video -interview-de-alain-aspect-physicien

www2.cnrs.fr/jourrnal -Alain Aspect Un éclaireur dans la lumière

futura-sciences.com -aprés la médaille d’or du CNRS en 2005, le-prix-wolf-recompense-alain-aspect

ifraf.org -alain aspect lauréat de la médaille Albert-Einstein

science.gouv.fr -alain aspect dans la portail de la science

letemps.cf -L'homme qui donna tort à Einstein

colloquefairecorps.wizboosite.com -intrication et désintrication

franceculture.fr (vidéo): -le jeudi 3 février 2011 avec la présence d'alain aspect

info.france2.fr -alain aspect (sans-physique-quantique-pas-d-ordinateurs)

videotheque.cnrs.fr -alain aspect

ch.hubert.pagesperso -expérience d'aspect (simple)

fr.wikipedia.org - expérience de pensée: Chat deSchrödinger

wikipedia.org -Olivier_Costa_de_Beauregard

 

3) La machine d'Aspect.


3-1) Les expériences: Alain Aspect a donc montré quelque chose d'ahurissant pour 1981, que deux photons, qui défie les lois de la physique: deux photons, apparemment séparés par une grande distance (ici 12 m, mais elle peut être beaucoup plus longue), ne le sont jamais et continuent d'interagir malgré l'espace qui les sépare, comme s'ils échangeaient instantanément des informations. Comme si pour eux, ni le temps ni l'espace n'avaient d'existence. Et pourtant...


Dans Wikipédia on lit: a) L'intrication quantique est un phénomène qui a été pour la première fois mis en évidence par Erwin Schrödinger en 19351.

 

La mécanique quantique stipule que deux systèmes quantiques différents (deux particules par exemple) ayant interagi, ou ayant une origine commune, ne peuvent pas être considérés comme deux systèmes indépendants. Dans le formalisme quantique, si le premier système possède un état |psirangle et le second un état |phirangle, alors le système intriqué résultant est représenté par une superposition quantique du produit tensoriel de ces deux états : |psirangle|phirangle. Dans cette notation, il apparaît nettement que l'éloignement physique des deux systèmes ne joue aucun rôle dans l'état d'intrication (car il n'apparaît aucune variable de position). L'état quantique intriqué reste identique — toutes choses étant égales par ailleurs — quel que soit l'éloignement des deux systèmes.

Par conséquent, si une opération de mesure est effectuée sur ce système quantique intriqué, alors cette opération est valable pour les deux systèmes composant l'intricat : les résultats des mesures des deux systèmes sont corrél

b) Ce résultat a profondément choqué Albert Einstein qui avait une vision réaliste locale de la physique. Cette vision mène à la conclusion que si l'acte de mesure influe sur les deux systèmes, c'est qu'il existe alors une influence se propageant d'un système à l'autre, à une vitesse ne pouvant excèder celle de la lumière. Or le formalisme quantique prévoit que l'influence de l'acte de mesure sur les deux composantes d'un système intriqué est instantané, quel que soit l'éloignement des deux composantes.

Toujours en 1935, Albert EinsteinBoris Podolsky, et Nathan Rosen (E.P.R.) ont alors imaginé une expérience de pensée qui, si on estimait que les états intriqués existent réellement, mène à un paradoxe : soit une influence se déplace plus vite que la lumière (non-causalité), soit la physique quantique est incomplète. Aucun des deux termes de l'alternative n'était acceptable à l'époque, d'où le paradoxe.

Ce paradoxe était d'une grande importance historique, mais n'a pas eu de retentissement immédiat. Seul Niels Bohr a pris au sérieux l'objection apportée par ce paradoxe, et a tenté d'y répondre. Mais cette réponse était d'ordre qualitatif, et rien ne permettait de trancher de manière indubitable entre les deux points de vues. Ainsi, la réalité de l'intrication restait alors une question de point de vue sans support expérimental direct, l'expérience EPR n'étant pas réalisable (à cette époque) en pratique.

En effet, deux obstacles majeurs s'opposaient à la réalisation de cette expérience : d'une part les moyens techniques de l'époque étaient insuffisants, mais aussi (et surtout) il n'y avait apparemment aucun moyen de mesurer directement (par des critères quantitatifs) les effets EPR.

c) Les choses sont restées à peu près en l'état jusqu'en 1964. Le physicien irlandais John Stewart Bell publia alors un article dans lequel il mit en évidence des effets quantitatifs et mesurables des expériences de type EPR. Ce sont les fameuses inégalités de Bell. Ces inégalités sont des relations quantitatives que doivent vérifier les corrélations de mesures entre systèmes qui respectent totalement la causalité relativiste. Si ces inégalités sont violées, alors il faut admettre des influences instantanées à distance.

 

Ces inégalités permettaient de lever un des deux obstacles à la réalisation d'expériences EPR. Mais en 1964, les moyens techniques étaient toujours insuffisants pour mettre en place concrètement ce type d'expérience.

d) La réalisation d'expériences EPR a commencé à être techniquement envisageable à partir de 1969, un article ayant été publié montrant la faisabilité d'une expérience...

3-2) Le problème avec ces expériences était notamment une source de particules intriquées peu fiable et à faible débit, ce qui nécessitait des temps d'expériences s'étendant sur plusieurs jours en continu. Or, il est excessivement difficile de maintenir des conditions expérimentales constantes et maîtrisées sur un temps aussi long, surtout avec des expériences aussi délicates.

 

En 1980, il manquait donc encore une expérience décisive vérifiant la réalité de l'état d'intrication quantique, sur la base de la violation des inégalités de Bell.

Alain Aspect a spécifié son expérience pour qu'elle puisse être la plus décisive possible, c'est-à-dire :

  • Elle doit avoir une excellente source de particules intriquées, afin d'avoir un temps d'expérience court, et une violation la plus nette possible des inégalités de Bell.
  • Elle doit mettre en évidence non seulement qu'il existe des corrélations de mesure, mais aussi que ces corrélations sont bien dues à un effet quantique (et par conséquent à une influence instantanée), et non à un effet classique qui se propagerait à une vitesse inférieure ou égale à celle de la lumière entre les deux particules.
  • Le schéma expérimental doit être le plus proche possible du schéma utilisé par John Bell pour démontrer ses inégalités, afin que l'accord entre les résultats mesurés et prédits soit le plus significatif possible.


La suite fait maintenant partie du patrimoine scientifique. Alain Aspect a donné des explications en public au cours d'une Conférence donnée à l'IAP le 2 mai 2007.

 

4) l'inséparabilité quantique

 

 

 

 

 

L’avenir de l’énergie solaire propre pourrait bien dépendre de la capacité des scientifiques à percer les mystères de la photosynthèse

 


Ainsi Aspect était arrivé à mettre sur un plan expérimental l'expérience de pensée EPR qu'on pouvait penser à priori seulement imaginer "spéculation théorique" et de l'ordre des réflexions métaphysiques expérience qui n'aurait pu être conçue sans Jonh Bell. En 1981, les frères Bogdanov rencontraient au CERN Jonh Bell, proche de Roman Jackiw, l'un des examinateurs de leur thèse. Bell et Jackiw sont devenus célèbres pour avoir découvert en 1969 la fameuse "anomalie de Bell-Jackiw", à la base du modèle standard des particules élémentaires. Cinq ans plus tôt, bell avait achevé la construction de son édifice théorique bourré d'équations compliquées, les inégalités de Bell. Bell avait pour objectif de réfuter le point de vue d'Einstein à propos du paradoxe EPR, conçu pour "épingler" une propriété nouvelle de la théorie quantique dont le coup d'envoi avait été lancé en 1927, lors du grand congrès de Solvay sous l'égide de Niels Bohr. Einstein, qui avait souvent des discussions houleuses avec Bohr, trouvait beaucoup de choses contestables dans cette théorie malgré le fait qu'il en avait lui-aussi été à l'origine. En particulier, que veut dire "non-séparabilité? Que deux particules issues d'une même source ne puissent pas être séparées quelque soit leur distance apparente, Einstein jugeait cette conclusion inadmissible, elle conduisait inévitablement à la disparition du temps et de l'espace.



liens: video.google.fr/videoplay -intrication quantique

owl-spip.ch -non-séparabilité et inégalités de Bell http://www.wolfram.com/cdf-player/

aflb.ensmp.fr -Non sŽparabilitŽ et réŽtrocausation OLIVIER. COSTA DE BEAUREGARD

molaire1.perso.sfr.fr -non séparabilité quantique

forums.futura-sciences.com -non-separabilite

chaouqi.net -la-non-separabilite

astronomes.com -le paradoxe epr et la non-séparabilité

gerp.free.fr -non séparabilité et parapsychologie

universalis.fr -separabilite-et-non-separabilite (le débat einstein-bohr)

www.science-et-magie.com -la survie et inséparabilité

charlatans.info -confusion quantique

rmitte.free.fr/science -et le réel alors?

leplus.nouvelobs.com -du-quantique-au-classique-que-percevons-nous-reellement-du-monde

ungraindesable.blogspot.fr -l'émergence

http://espritscience.blogspot.fr/2010/01/forme-et-interpr...

www.beebac.com -L'intrication quantique, ou le rêve de la communication instantanée

humanosphere.info (vidéo) -le-cheveu-que-vous-avez-perdu-il-y-a-20-ans-interagit-encore-en-temps-reel

hypnose-psy.com -hypno création quantique


5) Les variables cachées?


Einstein était persuadé qu'il devait exister ce qu'il appelait des "variables cachées" dans la nature qu'il suffisait de connaître pour venir à bout de ce problème embarrassant de communication instantanée.  Et du même coup retrouver le comportement déterministe de la nature. La réponse de Bell, un demi-siècle plus tard, très subtile, a montré que l'existence de "variables cachées" entrait en contradiction avec la mécanique quantique. Bernard d'Espagnat savait que le "théorème de Bell" pouvait être vérifié expérimentalement. Et c'est ce qui l'a poussé à confier à Alain Aspect la responsabilité de mener et de réussir de manière éclatante,comme nous l'avons vu, la fameuse expérience (D'Espagnat fut directeur du Laboratoire de physique théorique et des particules élémentaires à l'Université Paris-Sud 11 à Orsay (1980-1987). Il a en particulier contribué à éclaircir les enjeux théoriques des expériences d’Alain Aspect sur le paradoxe EPR).


Mais, comment la comprendre? Les physiciens sont parvenus à se mettre d'accord sur les résultats et leur interprétation, mais ont-ils vraiment saisi la signification profonde de ce mystérieux phénomène de non-localité?


 

liens: fr.wikipedia.org -variable cachée

forums.futura-sciences.com -variables-cachees-non-locales

fr.wikipedia.org/wiki Théorie_de_De_Broglie-Bohm (à variables cachées)

forums.futura-sciences.com -epr, Aspect, non-localité et variable cachée

techno-science.net -paradoxe EPR et intrication (interprétations)

 


6) De la non-localité au temps imaginaire...


hypno création quantique (et temps imaginaire?)

 

strange-univers.over-blog.com -Le temps n'existe pas?

 


 

*Dés 1978, les deux physiciens théoriciens Jonh F. Clauser et Abner Shimony résumaient l'état d'esprit de l'époque: "L'on peut maintenant affirmer avec une confiance raisonnable que, soit la thèse du réalisme, soit l'idée de localité doit être abandonnée. Quel que soit le choix, il va changer radicalement nos conceptions de l'espace-temps?"


*Où en est-on actuellement? ...

Avec technoscience.net: Toutefois, si ces expériences impliquent que l'on renonce à l'une des trois hypothèses (on s'est décidé pour la localité), elle ne permettent nullement la transmission d'un signal plus vite que la lumière (sans quoi d'ailleurs soit la causalité, soit la relativité serait violée).

Un enthousiasme encombrant

Un colloque organisé de façon hâtive à Cordoue — non par des physiciens, bien que plusieurs fussent invités — fut l'occasion pour un certain nombre de " parapsychologues " ou spécialistes des " sciences occultes " de se réclamer de cette expérience pour alléguer de la possibilité théorique de phénomènes comme télépathie, télékinésie et autres, au milieu de physiciens qui ne pouvaient démentir. Cette excitation explicable sans doute par la nouveauté du propos se calma par la suite, et l'effet EPR fait aujourd'hui partie du quotidien de la physique.

Des conclusions plus sereines

Les points établis par cette expérience sont les suivants
  • Les inégalités de Bell sont violées (ce qui implique que l'hypothèse de localité est fausse) ;
  • Il n'existe donc pas de variables cachées locales (c’est-à-dire attachées aux particules) contrairement à ce qu'espérait Einstein (en revanche, l'expérience n'exclut pas les théories à variables cachées non-locales) ;
  • Si on veut conserver l'hypothèse d'une limite à la vitesse de transmission d'une information (c, vitesse de la lumière), il faut admettre que deux particules créées conjointement, même géographiquement séparées, peuvent continuer à se comporter comme un système unique (non-localité).

Finalement le principe de causalité reste valable, mais on ne peut considérer les destins des deux particules comme des événements distincts, ayant ou non un rapport de cause à effet.

Interprétation romanesque

Le chercheur Etienne Klein donne une métaphore très touchante de l'effet EPR: Deux coeurs qui ont interagi dans le passé ne peuvent plus être considérés de la même manière que s'ils ne s'étaient jamais rencontrés. Marqués à jamais par leur rencontre, ils forment un tout inséparable. Si cette interprétation n'améliore pas forcément la compréhension physique du phénomène, elle brise le mythe selon lequel les scientifiques sont dépourvus de sentiments.


*Curieusement, ne peut-on retrouver ici Einstein, qui a raison d'affirmer que l'inséparabilité quantique viole les contraintes habituelles de l'espace-temps. Mais que se passe-t-il lorsque le temps de notre Univers devient imaginaire? En temps imaginaire, il n'existe plus d'échelle, plus aucune distance mesurable. Dans un tel espace, avec une telle métrique, les points ne sont plus séparés de manière définie et les particules élémentaires (apparemment séparées dans le temps réel), ne le sont plus. Une autre manière de "résoudre" le paradoxe EPR? Voir les objets à l'échelle quantique comme liés par une sorte "d'effet tunnel" en temps imaginaire? On reste cependant sur une relation non-locale entre les phénomènes pouvant être parfaitement être localisés et identifiés dans l'espace-temps.


liens: techno-science.net -le temps pourrait devenir une dimension d'espace

 

lejournaldudruide.blogspot.fr -les-theories-pre-espace-temps

strange-univers.over-blog.com -Le_temps_nexiste_pas

fr.wikipedia.org -Topologie

forum.orange.fr -einstein et la mécanique quantique...

forums.futura-sciences.com -variables-cachees-non-locales

 

7) La vision d'Einstein.


a) A propos du concept de non-localité qui avait tant chagriné Einstein, les frères Bogdanov pensent qu'avec ses fameuses variables cachées, Einstein avait en tête des variables "non locales". Or, c'est justement ce qu'apporte le temps imaginaire, qui apparaît comme une variable cachée (en 1935 personne n'avait en effet la moindre idée de ce que pouvait être un temps imaginaire). Surtout, elle est non locale, par construction en fait, en raison de sa nature topologique. Si c'est la cas, il pourrait y avoir une "réhabilitation" des variables cachées d'Einstein, après sa fameuse erreur de la constante cosmologique, dont on a vu qu'elle est aujourd'hui partiellement résorbée par les évènements récents qui entourent l'énergie noire. Et cela pourrait amener une fascinante confirmation de l'existence d'une dimension de temps imaginaire à l'échelle de Planck.


b)  La notion de non-localité s'inscrit dans une famille de phénomènes généraux appelée "effet tunnel""L'effet tunnel désigne la propriété que possède un objet quantique de franchir une barrière de potentiel même si son énergie est inférieure à l'énergie minimale requise pour franchir cette barrière. C'est un effet purement quantique, qui ne peut pas s'expliquer par la mécanique classique. Pour une telle particule, la fonction d'onde, dont le carré du module représente la densité de probabilité de présence, ne s'annule pas au niveau de la barrière, mais s'atténue à l'intérieur de la barrière, pratiquement exponentiellement pour une barrière assez large. Si, à la sortie de la barrière de potentiel, la particule possède une probabilité de présence non nulle, elle peut traverser cette barrière. Cette probabilité dépend des états accessibles de part et d'autre de la barrière ainsi que de son extension spatiale".

Lors de mesures fines, les expérimentateurs ont constaté que le franchissement de l'obstacle ne prend aucun temps, il est instantané.

 

"Si, au niveau mathématique l'évaluation de l'effet tunnel peut parfois être simple, l'interprétation que l'on cherche à donner aux solutions révèle le fossé qui sépare la mécanique classique, domaine du point matériel suivant une trajectoire définie dans l'espace-temps, de la mécanique quantique où la notion de trajectoire simple disparaît au profit de tout un ensemble de trajectoires possibles, dont des trajectoires où le temps apparaît complexe ou imaginaire pur... où les vitesses deviennent imaginaires.

On notera à ce propos que la durée de traversée tunnel d'une particule à travers une barrière quantique a été, et est encore, le sujet d'âpres discussionsDes études assez nombreuses dans le domaine électromagnétique ou photonique ont révélé l'apparition de ce que l'on peut interpréter comme des vitesses supraluminiques, respectant toutefois la relativité restreinte : il s'agit du phénomène connu sous le nom d'effet Hartman".

Complément: Effet Hartman

Lors de la traversée par effet tunnel il peut s'avérer que le sommet du paquet d'ondes, associé à une particule, apparaisse franchir la barrière de potentiel à une vitesse supérieure à la vitesse de la lumière. L'effet Hartman, ainsi nommé parce que d'abord décrit parThomas E. Hartman1 en 1962, est associé à une très faible transmittivité que montre la barrière tunnel. Pour les particules de masse non nulle, il est assez souvent caché ou pollué par le filtrage haute fréquence que constitue la barrière, due à la grande dispersion de la transmittivité.

Une étude théorique, ou numérique, révèle facilement que le temps de traversée tunnel (défini par le seul moyen du suivi du sommet du paquet d'onde) devient indépendant de l'épaisseur de la barrière, menant à une vitesse supraluminique. L'analyse théorique relie le phénomène au suivi du sommet du paquet, obtenu par la méthode de la phase stationnaire appliquée sur le paquet d'onde incident et le paquet d'onde transmis.

Le phénomène existe aussi lorsque l'on traite la particule quantique d'une façon relativiste, ou que l'on travaille directement sur desphotons2. C'est d'ailleurs sur ceux-ci que les premières manifestations expérimentales ont été observées. D'autres cas sont à citer à propos de signaux électromagnétiques sur des lignes.

La relativité restreinte n'est pas violée, en ce sens que l'information portée par ces paquets d'ondes ne peut se déplacer plus vite que la vitesse de la lumière : ce n'est pas le sommet du paquet qui est la signature de l'information.

Les physiciens ne mettent pas en doute l'effet Hartman, mais plutôt l'interprétation du phénomène comme la définition d'un temps de traversée tunnel.


c) Interprétation des frères Bogdanov: "plutôt que de parler de vitesse infinie, (ou imaginaire, comme disent certains), nous pensons qu'il est plus naturel de considérer ici que le temps de déplacement de la particule est devenu imaginaire", et ce ne sont pas les seuls. Des physiciens mathématiciens (tels le  russe Youri Manin), pensent en effet que l'effet tunnel est une preuve expérimentale de l'existence du temps imaginaire au niveau le plus profond de la réalité. Voici ce que Youri Manin en dit: "Un exemple standard consiste à interpréter l'effet tunnel de la mécanique quantique en terme d'évolution classique du système en temps imaginaire" (dans "Mathematics as Metaphor").


Dans le Cours de mécanique quantique avancé, on peut lire: "l'intégrale de chemin permet de retrouver par des méthodes plus intuitives le nombre d'approximations semi-classiques. Par exemple, on déduit de l'approximation semi-classique de l'opérateur d'évolution [19] des estimations semi-classiques des amplitudes de diffusion [22], comme des approximations pour le spectre du hamiltonien [13]. Sa version en temps imaginaire (Feynman-Kac) permet d'étudier l'effet tunnel dans l'approximation semi-classique[17]. L'intégrale de chemin est alors dominée par des solutions de type instantons [4] et le calcul de leurs contributions implique l'introduction de coordonnées collectives [12]. Le comportement aux grands ordres de la théorie des perturbations autour de l'approximation harmonique est obtenu par un calcul analogue a celui de l'effet tunnel [16]."


De même, Dans techno-sciences.net :"Si, au niveau mathématique l'évaluation de l'effet tunnel peut parfois être simple, l'interprétation que l'on cherche à donner aux solutions révèle le fossé qui sépare la mécanique classique, domaine du point matériel suivant une trajectoiredéfinie dans l'espace-temps, de la mécanique quantique où la notion de trajectoire simple disparaît au profit de tout un ensemble de trajectoires possibles, dont des trajectoires où le temps apparaît complexe ou imaginaire pur... où les vitesses deviennent imaginaires."


liens: lerepairedessciences.fr -effet tunnel

fr.wikipedia.org -Nanotechnologie (effet tunnel...)

numilog.com -Cours de mécanique quantique avancée (Magistère Interuniversitaire de Physique)

techno-science.net -effet tunnel

numilog.com -Cours de mécanique quantique avancé (Magistere Interuniversitaire de Physique)


d) Qui sont ces mathématiciens?

Youri Manin est Professeur à l'institut Max Planck de Bonn, dont il a été longtemps le directeur, président du comité de la médaille Fields, il est l'un de ceux qui ont apporté une contribution essentielle à la construction des groupes quantiques. Il a aussi été la directeur de thèse de Vladimir Drinfield, mathématicien surdoué, médaille d'or aux Olympiades internationales de Bucarest en 1969, puis médaille Fields pour ses découvertes dans la domaine des groupes quantiques, dont il a inventé le nom dans un article fondateur "Quantum Groups" en 1985:

 

Détail intéressant noté dans wikipedia, il est également un expert des instantons, ces mystérieux "objets" qui pourraient exister en temps imaginaire que nous avons évoqué dans des articles précédents.

 

Complément à ce paragraphe.

Dans wikipedia on trouve: Drinfeld's work connected algebraic geometry over finite fields with number theory, especially the theory of automorphic forms, through the notions of elliptic module and the theory of the geometric Langlands correspondence. Drinfeld introduced the notion of a quantum group (independently discovered by Michio Jimbo at the same time) and made important contributions to mathematical physics, including the ADHM construction of instantons, algebraic formalism of the Quantum inverse scattering method, and the Drinfeld–Sokolov reduction in the theory of solitons. He was awarded the Fields Medal in 1990.


Inna Lukyanenko explique ce qu'est un groupe quantique: "The term "Quantum Group" is due to V. Drinfeld and it refers to special Hopf algebras, which are the non-trivial deformations ("quantizations") of the enveloping Hopf algebras of semisimple Lie algebras or of the algebras of regular functions on the corresponding algebraic groups. These objects first appeared in physics, namely in the theory of quantum integrable systems, in the 1980's, and were later formalized independently by Vladimir Drinfeld and Michio Jimbo. In this talk I will explain the main idea of deformation and introduce the simplest and historically the first example of a Quantum Group."


 

en.wikipedia.org -Quantum_affine_algebra

futura-sciences.com -Un test de la gravitation quantique à boucles et des supercordes avec Fermi ?



8) Conclusion de cet article.

Les expériences d'Aspect, (et leurs nombreuses variantes), dont celles du physicien autrichien Anton Zeilinger ont été à l'honneur en 2009 puisque celui qui en a été l'initiateur, Bernard d'Espagnat a reçu l'une des plus hautes distinctions existant pour un physicien: le prix Templeton. Anton Zeilinger "a été spécialement connu pour son expérience de téléportation quantique à Innsbruck et à Vienne. Celui-ci est surnommé « Mr. Beam ». En outre, il travaille sur l'application de la physique quantique, particulièrement dans les nouveaux domaines de l'information quantique et de la cryptographie quantique."

Les frères Bogdanov ayant retrouvé Bernard D'Espagnat chez lui en mars 2009, ce dernier a longuement parlé de l'expérience d'Aspect qu'il avait conçue dans les années 1970 avec Jonh Bell. Ils lui ont confié que selon eux, la corrélation instantanée entre particules élémentaires avait lieu "hors de l'espace-temps", dans le "temps imaginaire" et que la réussite des expériences de ce type constitue un indice en faveur de l'existence d'un temps imaginaire (au sens mathématique), qui aurait précédé le temps réel, celui dans lequel nous vivons. Et, plus bouleversant pour l'esprit, il existe un lien profond, en train d'émerger, entre la "téléportation quantique" et les nouvelles approches de la théorie de l'information. l'une et l'autre impliquent l'existence du temps imaginaire. Ce qui renvoie à la question de l'origine du temps.


Avant de quitter ce domaine de la non-localité, rappelons l'interprétation de Olivier Costa de Beauregard (qui a proposé le principe d’une causalité rétrograde et y greffe la correspondance avec la psychokynèse) et dont wikipedia dit: "Pour ces phénomènes de corrélation entre particules ayant été soumises à une interaction (Cf. inégalités de Bell, paradoxe EPR, intrication, etc.), il propose une interprétation alternative à celle de non-localité énoncée par Bernard d'Espagnat.

Pour Costa de Beauregard, les phénomènes parapsychologiques tels que la psychokinèse, la télépathie et la précognition trouvaient leur explication dans son principe de la causalité rétrograde, le seul permettant de penser le paradoxe EPR et de rendre compte des diverses variantes de l'expérience d'Aspect, d'après lui. Il a révélé en privé les implications parapsychologiques de la causalité rétrograde en physique quantique en 1951 à Princeton et a graduellement dévoilé ses opinions sur le sujet, jusqu'au Colloque de Cordoue, où il figurait, avec JosephsonBohm et Capra, parmi les physiciens qui estimaient que la parapsychologie ne contredisait pas la physique1. Quand il s’avisa d’une analogie possible entre la psychokinèse et les états corrélés en mécanique quantique, il essaya de prouver qu’elle en était une réalisation expérimentale, et s’est lancé, avec son habituel enthousiasme, dans la vérification expérimentale de la parapsychologie 2. Il fut un des membres de la Fondation Odier de psycho-physique.Il a proposé une hypothèse partielle des transmutations biologiques à faible énergie3, basée sur les réactions protons-neutrinos, à l'instigation de Corentin Louis Kervran 2."


Maintenant, dans le prochain article, toujours en compagnie des frères Bogdanov, nous allons rechercher une nouvelle trace du temps imaginaire, cette fois au fond d'un trou noir.


 

Avant de quitter l'étrange expérience d'Aspect, j'ai vu: elpti.skyrock.com

Enlevements ... temoignage ... OVNI ... Il serait tempsde réagir ...

http://elpti.skyrock.com/20.html

 

fermaton.over-blog.com -A propos de l'effet tunnel: THEOREME_DE_LESPRIT_ET_DE_LAMOUR_DIVIN


 

 

fr.wikipedia.org -Causalité (physique)

michel.bitbol.pagesperso-orange.fr -Interieur_du_Monde

 


 

14:49 Écrit par pascal dans bogdanov-le visage de dieu | Lien permanent | Commentaires (1) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

09/05/2012

4-6) Au commencement du temps 4-6) Le secret de l'énergie noire...


Au commencement du temps 4-6) Le secret de l'énergie noire...

énergie noire futura science

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans tous les articles de la rubrique "au commencement du temps", je souhaite approfondir ma réflexion sur "le visage de Dieu" écrit par les frères Bogdanov et celle de mon article dans mon blog de reflexions à travers le livre de Igor et Grichka Bogdanov: "Au commencement du temps".

Dans les articles précédents, j'ai fait un retour en arrière dans le passé jusqu'à l'instant zéro. ces articles m'ont permis de faire un saut dans l'histoire via les blogs et le articles que je déniche sur la toile, d'affiner mes connaissance sur la science et la recherche de l'Origine. Je trouve plaisir et jubilation à partager. Ces articles sont "ma lecture"  du livre des frères Bogdanov.


Mes articles déjà parus dans cette rubrique:

Au commencement du temps 4-2) Le passé peut-il encore exister?


1) Après avoir remonté le temps à l'envers vers le passé depuis 2009, nous sommes arrivés à l'instant zéro dans l'article 3-11).

"Au voisinage du mur de Planck et à fortiori avant, ces lois, dans le meilleur des cas, se transforment, et au pire, s'effondrent. La singularité garde tout son mystère. Les physiciens n'ont pas la moindre idée (actuellement) de ce qu'elle est.

Pour Etienne Klein, on ne peut expliquer l'Origine de quelque chose en invoquant autre chose. On n'exprime l'être que par l'être et pas par du devenir. Si on dit qu'à l'Origine il y avait déjà ceci ou quelque chose, on n'explique pas l'Origine, sauf à invoquer que la chose a toujours été là, donc qu'il n'y a pas d'Origine. En fait, pour lui, la science ne peut dire que deux choses:

a) Il n'est pas prouvé que l'Univers a eu une Origine, qui serait le transit qui fait passer de l'absence de toute chose à au moins une chose.

b) Il n'est pas prouvé que l'Univers n'a pas d'Origine.

C'est donc, comme la question de Dieu (si on se réfère à des philosophes comme Kant), du domaine de l'indécidable au sens de Gödel.

Dans un tel contexte, l'approche mathématique proposée par les frères Bogdanov ne peut-elle pas fournir des indications dont on peut tirer des hypothèses nouvelles et peut-être déplacer les lignes de nos connaissances? "En prenant toutefois cette approche pour ce qu'elle est et rien d'autre: une hypothèse dont l'essence mathématique correspond à la nature mathématique de "l'objet" que nous cherchons à comprendre, la singularité initiale de l'espace-temps. En tout cas, elle me permet une réflexion concernant la science, la philosophie, l'épistémologie et un réflexions sur moi-même, ce que j'appelle le "soi", mon "intérieur" invisible par opposition au visible...Et je trouve ça plutôt jubilatoire..."



Nous nous sommes d'abord demandés au chapitre 4-1): comment tout cela est-il possible? et au chapitre 4-2): "le passé peut-il encore exister"?.

Nous avons ensuite  examiné les traces que nous pouvons aujourd'hui retrouver de ce instant primordial.

Nous avons d'abord pénétré au chapitre 4-3: dans la cinquième dimensionEn effet, Depuis Einstein, nous avons pris l'habitude de notre espace-temps quotidien à quatre dimensions, trois dimensions d'espace et une dimension de temps. Sur l'axe temporel, c'est le temps linéaire que l'on connait dans ce monde. Et la cinquième dimension?  Nous avons vu dans l'article 3-10) qu'on peut imaginer que l'immense force de gravitation qui règne à l'âge de Planck finit par faire basculer cette droite, qui pivote alors de 90° dans le plan complexe. Elle devient non plus réelle, mais imaginaire pure. C'est ce qui a pu se passer pour le temps, avant le Big Bang.

Une deuxième trace se trouve dans le feu du Big Bang lui-même.

Dans le chapitre  4-5) l'Univers est-il rond? nous avons cherché une autre trace dans la forme de l'Univers.

Aujourd'hui, nous chercherons une nouvelle trace dans les profondeurs mystérieuses, vaguement inquiétantes de l'énergie noire.


2) L'hypothèse de l'accélération de l'expansion de l'Univers.

le LHC

Effectuons un retour en 1997 dans ce laboratoire qu'est le CERN, à Genève, dans la division théorie, où onze ans plus tard, sera mis en service le plus grand accélérateur de particules au monde:  le LHC. Les frères Bogdanov s'entretiennent avec le physicien italien Gabriele Veneziano (Veneziano a développé la théorie des cordes et l'a étendue à la cosmologie des cordes (vidéo)) sur un sujet mystérieux et difficile à admette à l'époque mais qui s'est progressivement imposé au fil des années dans le cadre de leurs travaux de thèse sur l'origine de l'Univers, "avant" le Big Bang: selon les calculs, non seulement l'expansion de l'espace-temps ne s'achèverait jamais, mais elle irait en s'accélérant. En 1997, cette idée n'éveilla guère l'enthousiasme des théoriciens du CERN. Pendant plus d'un an cette hypothèse n'eut donc aucun écho.

liens: grindaizer.blogspot.fr -grenoble-le-lhc-et-le-reste

blogg.org/blog -gabriele veneziano


3) Les supernovae lointaines.

Mais en octobre1998, une nouvelle fracassante fait le tour des laboratoires astronomiques du monde entier et la une des journaux, parmi lesquels la revue Nature, qui titre en gros caractères: "la révolution de l'année". Pourquoi tant d'agitation? La lumière émise par certaines de ces étoiles lointaines en train d'exploser montre qu'elles se situent bien plus loin que que ce que l'on croyait. La solution s'impose alors très vite, ahurissante: l'expansion de l'Univers est en train de s'accélérer. Comme propulsés par une force invisible dans le vide grandissant, étoiles et constellations s'éloignent irréversiblement les unes des autres et s'écartent de plus en plus, sans jamais revenir en arrière. Jusqu'à l'infini et que, dans un avenir immensément lointain, le ciel devienne noir pour toujours.

Et, l'année suivante, le 26 juin 1999, les deux frères furent autorisés à présenter leur "prédiction", encore très mal acceptée par certains membres du jury, lors de leur soutenance de thèse. Il devenait alors possible d'apporter une réponse à cette question, l'une des plus troublantes qui aient hanté l'homme: le temps a-t-il eu un commencement?


4) Le grand mystère.

Star wars épisode VII

 

 

 

 

 


Avant de répondre, examinons ce phénomène très mystérieux.

*L’énergie noire est une forme hypothétique d’énergie qui remplirait tout notre Univers et qui a été indirectement mise en évidence par diverses observations astrophysiques, notammentl’accélération de l’expansion de l’Univers.

L’Univers est non seulement dans une phase d’expansion, mais aussi dans une expansion qui s’accélère.

Du fait de sa nature répulsive, l’énergie noire a tendance à accélérer l’expansion de l’Univers, plutôt que la ralentir, comme le fait la matière normale par effet attractif gravitationnel.

Une façon intuitive de visualiser l’expansion de l’Univers est de prendre l’analogie d’une toile élastique que l’on étire dans toutes les directions:

Si l’on dessine des motifs sur la toile, alors ceux-ci vont grossir en même temps qu’ils semblent s’éloigner les uns des autres lorsque l’on étire la toile.

Par contre, si au lieu de dessiner des motifs on colle sur la toile un objet rigide (une pièce de monnaie par exemple), alors, en étirant la toile, on va éloigner les objets les uns des autres, mais cette fois ils vont garder une taille constante.

C’est un processus de ce type qui est à l’œuvre avec l’expansion de l’Univers.

L’expansion de l’Univers ne signifie pas que les objets astrophysiques voient leur taille varier.

Ce n’est que leur distance mutuelle qui varie au cours du temps, et ce uniquement pour des objets suffisamment éloignés.

Historique: Historiquement, la seule forme d’énergie (hypothétique) se comportant comme de l’énergie noire était la constante cosmologique, proposée dans un autre contexte par Albert Einstein en 1916.

En 1916, date à laquelle l’expansion de l’univers n’était pas connue, Albert Einstein considérait que l’Univers devait être statique, aussi lui fallait-il introduire une nouvelle force s’opposant à la force de gravitation, afin d’expliquer pourquoi l’Univers ne s’effondrait pas sur lui-même sous sa propre force d’attraction gravitationnelle.

Le candidat idéal qui fut trouvé est la constante cosmologique Λ, qui permettait de contrebalancer l’effet attractif de la force gravitationnelle.

La constante cosmologique est un paramètre rajouté par Einstein à ses équations de la relativité générale, dans le but de rendre sa théorie compatible avec l’idée qu’il y avait alors un Univers statique.

La constante cosmologique représente une densité d’énergie constante qui remplit l’espace de façon homogène.

Elle introduit une sorte d’énergie (un champ scalaire constant) présente en tout point du continuum spatio-temporel, qui, avec un choix convenable de signe et de valeur, peut s’opposer à la gravité et modifier le profil d’évolution de la taille de l’Univers.

En 1929, Edwin Hubble observe un décalage vers le rouge (redshift) des galaxies qui témoignerait d’un Univers en expansion.

La Loi d’Hubble énonce que les galaxies s’éloignent les unes des autres à une vitesse approximativement proportionnelle à leur distance.

Autrement dit, plus une galaxie est loin de nous, plus elle semble s’éloigner rapidement.

Cette loi ne concerne bien évidemment que la partie de l’Univers accessible aux observations (Univers observable).

L’extrapolation de la loi de Hubble sur des distances plus grandes est possible, mais uniquement si l’Univers demeure homogène et isotrope sur de plus grandes distances (ses propriétés ne changent pas).

C’est le principe cosmologique qui dit que l’Univers est:

homogène: l’Univers est invariant quand on se déplace dedans, son apparence générale ne dépend pas de la position de l’observateur.

isotrope: l’Univers est invariant quand on regarde dans différentes directions, son aspect ne dépend pas de la direction dans laquelle on l’observe.

La conséquence immédiate de la loi de Hubble et de l’expansion de l’Univers est que celui-ci était par le passé plus dense et donc plus chaud, et de là découle le modèle du Big Bang.

Il semblerait que, deux ans avant Hubble, Georges Lemaître avait prédit l’existence de cette loi…un nouvel exemple de la loi de Stigler.

Suite à la découverte de Hubble, Albert Einstein revient sur l’introduction de la constante cosmologique, la qualifiant de « plus grande bêtise de sa vie. »

Il est alors revenu à son équation originelle (où la constante cosmologique Λ ne figure pas), jugée plus conforme avec les observations de l’époque.

Un temps abandonnée par la cosmologie, cette constante cosmologique a été récemment remise au goût du jour après la découverte dans les années 1990 de l’accélération de l’expansion de l’Univers (mis en évidence par des mesures sur des supernovae, le fond diffus cosmologique, lentilles gravitationnelles…), et on a vu apparaître un regain d’intérêt pour cette constante cosmologique.

Elle décrirait une force ou énergie, encore hypothétique, qui accélèrerait l’expansion de l’Univers, appelée énergie sombre (ou énergie noire).

Elle demeure compatible avec l’ensemble de la théorie de la relativité générale.

Dans le cadre de la théorie d’Albert Einstein, lorsque qu’on cherche à construire un modèle cosmologique, un univers dynamique est bien plus naturel qu’un univers statique.

Elle permet donc de s’appuyer sur les lois de la Relativité Générale pour définir une sorte d’énergie invisible qui se comporte contre la force de gravitation et qui accélère l’expansion de l’Univers.

L’énergie noire se comporterait ainsi comme une force gravitationnelle répulsive.


Certains y on vu une nouvelle force de l'Univers, la cinquième après les quatre autres déjà connues. D'où le nom qu'on lui attribue parfois: la quintessence. Pour d'autres, elle a quelque chose de vaguement inquiétant, comme un "mauvais côté de la force" et lui ont donné un nom évocateur, qui pourrait servir de titre au mythique épisode VII de "Star Wars" l'énergie sombre.


L'énergie noire reste un mystère total. Son origine et son contenu sont totalement inconnus.

*Dans wikipedia.fr on trouve: En cosmologie, l'énergie sombre, ou énergie noire (dark energy en anglais) est une forme d'énergie inconnue en laboratoire emplissant tout l'Univers et dotée d'une pression négative, qui la fait se comporter comme une force gravitationnelle répulsive. L'énergie sombre est indirectement mise en évidence par diverses observations astrophysiques, notamment l'accélération de l'expansion de l'univers.L'énergie sombre est, en termes de densité d'énergie, la composante majeure de l'univers. Elle représente 65 % à 80 % de la densité d'énergie totale de l'univers (72 % d'après le site de la NASA1). En 2012, sa nature reste un mystère. Le terme d'énergie sombre est un terme générique qui englobe tout phénomène physique imitant une forme d'énergie à pression suffisamment négative.


*La découverte imprévue de l’expansion accélérée de l’univers en 1998 a nécessité de reconsidérer une vieille énigme de la physique et de la cosmologie, remontant aux travaux d’Einstein : celle de laconstante cosmologique.

Étroitement liée à la notion d’énergie du vide quantique, l'expansion accélérée impliquerait que plus de 70 % du contenu de l’univers est sous forme d’une énergie inconnue. Face à cette énergie inconnue, celle équivalent à la masse de la matière composant les étoiles et les cellules de notre corps apparaît comme une quantité presque négligeable. Cette énergie mystérieuse, signalant peut-être une nouvelle physique au-delà du modèle standard, a reçu le nom d’« énergie noire » (Dark energy en anglais).

Plusieurs explications théoriques ont été proposées à son sujet et ce dossier a pour but de passer en revue certaines d’entre elles, parmi les plus prometteuses. Pour cela, Futura-Sciences a interviewé l’un des grands spécialistes français de ces théories, Philippe Brax, qui a bien voulu nous faire bénéficier de ses lumières en répondant à nos questions.

En somme, tout le monde s'accorde aujourd'hui à dire que l'énergie noire est une sorte de "pression négative", une "énergie fantôme ayant des points communs avec la célèbre constante cosmologique introduite par Einstein en 1916, avant qu'il la récuse comme étant "la plus grande erreur de sa vie".

liens: sciences.blogs.liberation.fr -l'univers qui accélère vaut le nobel

futura-sciences.com/fr -définition d'accélération de l'expansion de l'univers

wikipedia.org -Accélération_de_l'expansion_de_l'Univers

clearharmony.net -l'expansion accélérée de l'univers ébranle le fondations de la physique


fr.wikipedia.org -énergie sombre

podcastscience.fm -dossiers énergie noire

boulesteix.blog.lemonde.fr -l'énergie noire

astro2009.futura-sciences.com -une-particule-cameleon-pour-expliquer-lenergie-noire

agoravox.fr -l'énergie noire contrôle les amas de galaxies

edelweiss2.in2p3.fr -expérience pour détecter les wimps

futura-sciences.com/fr -matiere-noire-des-milliards-de-wimps-traverseraient-notre-corps-chaque-seconde

futura-sciences.com/fr -nouvelle lumiere sur l'énergie noire grâce aux cépheides

lsst.in2p3.fr/Science-LSST -l'énergie noire (télescope LLST)

amp2005.blog.lemonde -énergie noire, nouvelles particules

cavainc.blogspot.frsciences-astronomie -qu"appelle-t-on énergie sombre?

astronomienfolie.free.fr -expansion_univers_acceleration

lal.in2p3.fr -l'énergie noire (laboratoire de l'accélérateur linéaire)

planetastronomy.com -énergie noire

rsfblog.canalblog.com -nouvelles des galaxies

jp-petit.org/science -énergie noire: dossier CNRS

fin-du-monde.org -matière noire (vidéo)

science-cosmique.net -le modèle cosmologique

cosmosgate.free.fr -matière noire

http://irfu.cea.fr -énergie noire (service d'astrophysique laboratoire AIM)

cerimes.fr -energie-noire-et-matiere-noire (vidéo IAP)

apc.univ (astoparticules et cosmologie) -l'énergie noire

hal.in2p3.fr/docs -These_AGorecki (modèle standard cosmologique et énergie noire)

 

etudiant-scientific.forumactif.com -expansion-de-l-espace-temps

wikipedia.org/wiki -Expansion_de_l'Univers

 

techno-science.net -le temps pourrait devenir une dimension d'espace

 

5) Le dilaton et le temps imaginaire.


Après cette vision récente de l'Univers, revenons en 1998. Ce que les frère Bogdanov soutenaient à leurs interlocuteurs parmi lesquels se trouvait Gabriele Veneziano, c'était leur idée sur la possibilité qu'une fluctuation de la signature de la métrique implique nécessairement la présence dans les équations d'une nouvelle force. Il devait s'agir de ce qu'on appelle en physique théorique un "champ scalaire", présent dès la phase "quantique" de l'espace-temps, avant le Big Bang. Ce champ devait être profondément associé à la fluctuation quantique temporelle de l'Univers à ce moment-là. Une fois le Big Bang déclenché, il devait se détacher de la métrique et donc, d'abord "dilater" l'espace-temps, puis "accélérer" son expansion. Or, en physique, il existe un champ, dit "scalaire" qui ressemble un peu à ce phénomène, on l'appelle dilaton, le dilaton qui  selon certaines hypothèses de la théorie des cordes, serait apparu dès l'instant de planck. Comme l'écrit l'astrophysicien Andrew Taylor en 2008 ("in the dark universe") :"une origine possible de l'énergie noire est qu'elle pourrait être causée par des fluctuations du vide."

Selon certains théoriciens, le dilaton pourrait provenir de ce qui est appelé "une réduction dimensionnelle", c'est à dire ce qui se passe lorsqu'une des dimensions d'espace-temps disparaît. Considérons alors qu'à l'instant zéro, le temps est soumis à une telle réduction, au point de ne plus apparaître dans les équations. Comme le physicien théoricien Costas Kounnas l'a fait remarquer aux Bogdanov, , il n'y a alors pas d'autre choix que de remplacer la dimension réduite par du temps par le dilaton complexe, un champ ayant une partie réelle et une partie imaginaire pure. Et... la dilaton complexe transforme (inévitablement?) la quatrième coordonnée, le temps, en une coordonnée de temps imaginaire pur.


 

liens:

champs: fr.wikipedia.org -Champ_scalaire

aalem.free.fr -CHAMPS-DE-VECTEURS

perso.ens-lyon.fr/francois.delduc -champ scalaire quantifié

futura-sciences.com -la physique des champs scalaires (l'univers-inflationnaire)

fr.wikipedia.org/wiki/Théorie du champ unifié de Heim (pas très connue ni diffusée)

dilaton: wikipedia.org -Dilaton

indico.in2p3.fr -tous noirs dans les théories (maxwell-einstein-dilaton)

ncatlab.org -dilaton

arxiv.org -dilaton au LHC

answers.com -dilaton wordnik.com -dilaton

http://arxiv.org -le dilaton et la gravité modifiée

io9.com -dilaton prd.aps.org -au LHC,Le dilaton, un boson pseudo-Nambu-Goldstone

scribd.com -la théorie des cordes (alexandre depire) Le-dilaton

hal.archives-ouvertes -dilaton

fr.wikipedia.org -Réduction_dimensionnelle

 

 

6) Conclusion.

non localité quantique




http://www.astrosurf.com/luxorion/quantique-teleportation...


 



L'énergie noire, si son existence est confirmée semble être à l'origine de l'accélération de l'espace-temps. C'est un fort indice expérimental d'une nouvelle "trace" de l'existence d'un temps autre, un temps imaginaire avant le Big Bang.  Dans l'article suivant, "l'étrange expérience d'Aspect" nous examinerons les questions que pose la "non localité" et leur interprétation comme nouvelle trace du temps imaginaire.





Mes liens pour les articles "au commencement du temps"

 


Autres lienshttp://catalogue.polytechnique.fr/Files/p_PrincCosmo.pdf

tel.archives-ouvertes.fr -théorie des cordes: configurations dépendantes du temps (these)

22:30 Écrit par pascal dans bogdanov-le visage de dieu | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

08/05/2012

4-5) Au commencement du temps 4-5) L'Univers est-il rond?


 




 

 

 


Au commencement du temps 4-5) L'Univers est-il rond?


Dans tous les articles de la rubrique "au commencement du temps", je souhaite approfondir ma réflexion sur "le visage de Dieu" écrit par les frère Bogdanov et celle de mon article dans mon blog de reflexions à travers le livre de Igor et Grichka Bogdanov: "Au commencement du temps".

Dans les articles précédents, j'ai fait un retour en arrière dans le passé jusqu'à l'instant zéro. ces articles m'ont permis de faire un saut dans l'histoire via les blogs et le articles que je déniche sur la toile, d'affiner mes connaissance sur la science et la recherche de l'Origine. Je trouve plaisir et jubilation à partager. Ces articles sont "ma lecture"  du livre des frères Bogdanov.


Mes articles déjà parus dans cette rubrique:

Au commencement du temps 4-2) Le passé peut-il encore exister?


1) Après avoir remonté le temps à l'envers vers le passé depuis 2009, nous sommes arrivés à l'instant zéro dans l'article 3-11).

"Au voisinage du mur de Planck et à fortiori avant, ces lois, dans le meilleur des cas, se transforment, et au pire, s'effondrent. La singularité garde tout son mystère. Les physiciens n'ont pas la moindre idée (actuellement) de ce qu'elle est.

Pour Etienne Klein, on ne peut expliquer l'Origine de quelque chose en invoquant autre chose. On n'exprime l'être que par l'être et pas par du devenir. Si on dit qu'à l'Origine il y avait déjà ceci ou quelque chose, on n'explique pas l'Origine, sauf à invoquer que la chose a toujours été là, donc qu'il n'y a pas d'Origine. En fait, pour lui, la science ne peut dire que deux choses:

a) Il n'est pas prouvé que l'Univers a eu une Origine, qui serait le transit qui fait passer de l'absence de toute chose à au moins une chose.

b) Il n'est pas prouvé que l'Univers n'a pas d'Origine.

C'est donc, comme la question de Dieu (si on se réfère à des philosophes comme Kant), du domaine de l'indécidable au sens de Gödel.

Dans un tel contexte, l'approche mathématique proposée par les frères Bogdanov ne peut-elle pas fournir des indications dont on peut tirer des hypothèses nouvelles et peut-être déplacer les lignes de nos connaissances? "En prenant toutefois cette approche pour ce qu'elle est et rien d'autre: une hypothèse dont l'essence mathématique correspond à la nature mathématique de "l'objet" que nous cherchons à comprendre, la singularité initiale de l'espace-temps. En tout cas, elle me permet une réflexion concernant la science, la philosophie, l'épistémologie et un réflexions sur moi-même, ce que j'appelle le "soi", mon "intérieur" invisible par opposition au visible...Et je trouve ça plutôt jubilatoire..."

 


Nous nous sommes d'abord demandés au chapitre 4-1): comment tout cela est-il possible? et au chapitre 4-2): "le passé peut-il encore exister"?.

Puis nous avons pénétré au chapitre 4-3: dans la cinquième dimensionEn effet, Depuis Einstein, nous avons pris l'habitude de notre espace-temps quotidien à quatre dimensions, trois dimensions d'espace et une dimension de temps. Sur l'axe temporel, c'est le temps linéaire que l'on connait dans ce monde. Et la cinquième dimension?  Nous avons vu dans l'article 3-10) qu'on peut imaginer que l'immense force de gravitation qui règne à l'âge de Planck finit par faire basculer cette droite, qui pivote alors de 90° dans le plan complexe. Elle devient non plus réelle, mais imaginaire pure. C'est ce qui a pu se passer pour le temps, avant le Big Bang. Nous allons découvrir que c'est elle la cinquième dimension, le temps imaginaire.

L'histoire d'une cinquième dimension peut être localisée à partir de juillet 1938, alors qu'Einstein, en compagnie de Peter Bergmann, vient de publier une important article dans lequel il écrit: "Nous allons montrer qu'il est possible d'assigner une réalité à la cinquième dimension sans entrer en contradiction avec les caractéristiques à quatre dimensions du continuum physique". Dans les chapitres qui suivent, nous allons essayer de découvrir la nature de cette cinquième dimension afin de comprendre ce qu'elle est, et comment les scientifiques l'utilisent dans leurs calculs. Car, peut-être bien que la cinquième dimension du temps imaginaire a précédé celle du temps réel.

Et enfin nous avons trouvé dans mon article 4-4): une première trace dans le feu du big bang.


2) La forme de l'univers.

 

 

 

 

 

 


Une autre trace du big bang est à rechercher dans la forme de l'Univers, dans la courbure de l'espace. Dans mon article 4-1) comment tout cela est-il possible?, nous avons noté qu'après COBE lancé le 18 novembre 1989, les données du satellite d'observation du fonds cosmologique WMAP ont fait l'objet d'un dépouillement complet en mars 2006. Elles ont  fait apparaître que notre espace physique à 3 dimensions semble plat, mais pourrait être doté d'une courbure très légèrement (marginalement disent les experts) positive: Presque plat...

 

Dans l’article de 2003, Jean-Pierre Luminet et ses collègues faisaient remarquer que le spectre de la courbe de puissance du rayonnement de fond diffus concernant les fluctuations de température était anormalement faible au niveau des contributions dites quadrupolaires et octupolaires, c'est-à-dire pour les grandes échelles spatiales de fluctuations de température. Bien qu’il faille tenir compte des incertitudes des mesures, ce manque de contributions aux grandes échelles dans le rayonnement fossile s’expliquait plus naturellement par un Univers de taille finie que de taille infinie. Si les observations de WMap étaient compatibles avec un Univers plat, elles étaient aussi légèrement favorables à un Univers fini de courbure positive.


Planck Surveyor a semble-t-il confirmé ces résultats; donnera-il des informations plus précises sur la courbure de l'Univers? Pour le moment, il semble donc que l'espace à trois dimensions, celui dans lequel nous vivons, pourrait avoir une courbure "marginalement" positive. Ce qui veut dire qu'il pourrait ressembler à quelque chose de sphérique, la forme la plus simple des objets à courbure positive, comme nous le verrons dans le chapitre 4. Ce fait est très important, car si l'Univers peut être rond, cela peut permettre d'y trouver une nouvelle trace du temps imaginaire.


3) Quelle est donc la forme de l'Univers? A quoi ressemble-t-il?

 

hypersphères

Pour la première fois, la science, ou plus exactement nos moyens d'observation, nous permettent d'entrevoir une réponse. Mais, d'abord, que veut dire voir à quoi il ressemble? Nous vivons "dans" un espace-temps à 4 dimensions, 3 directions d'espace et 1 direction e temps. C'est sans y penser que nous visualisons un objet à 3 dimensions, (une chaise, un chien, notre voiture). Mais, avec une dimension de plus, tout change: il est impossible de nous représenter une sphère à 3 dimensions. Ce qu'on peut voir, c'est une sphère à 2 dimensions, par exemple un ballon de football, mais pas à 3 dimensions. De même, il nous est impossible de nous représenter l'univers dans son ensemble, puisque nous ne pouvons l'observer que depuis son intérieur, où nous sommes. De même que l'ombre d'une sphère sur un plan est un disque, l'ombre d'une sphère tridimensionnelle sur un hyperplan (plus précisément, sa projection orthogonale hyperplane) est une boule de dimension 3. Par contre, ses sections par des hyperplans sont des sphères.

Alors, comment "voir" à quoi il ressemble? Jusqu'à maintenant, pour presque tous les astrophysiciens, l'espace à 3 dimensions dans lequel nous vivons est "plat". Cela signifie que si nous partons droit devant nous, nous ne reviendrons jamais à notre point de départ. Pourtant, et je vais suivre sur ce point les frères Bogdanov, qui pensent que les choses ne se passent pas comme cela. En effet, aucune observation irréfutable ne permet de trancher en faveur de cette solution. Au contraire, depuis 2006, comme nous venons de le voir, depuis 2006, les données fournies par les satellites astronomiques font pencher la balance vers un espace à trois dimensions légèrement courbé.

Mais qu'il soit plat ou courbe, il existe de nombreuses solutions possibles pour un espace à trois dimensions. Sa forme, ou sa topologie, pourrait être celle d'un cylindre, ou une forme ressemblant à celle d'un pneu de voiture (un tore). Pour un petit groupe de physiciens français, le choix s'est porté vers ce qu'en géométrie, on appelle un solide platonicien à douze faces ou "dodécahedron". Cet objet compliqué semble aujourd'hui disqualifié.

 

liens: http://fr.wikipedia.org/wiki/Topologie_de_l'Univers

http://fr.wikipedia.org/wiki/Topologie

l'univers hypertore par jean-pierre luminet

luth2.obspm.fr/~luminet - l'univers est-t-il chiffonné?

images.math.cnrs.fr qu'est-ce qu'une variété

sphère tridimensionnelle

obspm.fr/actual/ forme de l'univers

dodécahédron


4) L'Univers est-il rond?

A l'échelle de l'Univers, il semble probable que le principe de simplicité domine. Par conséquent, parmi toutes les formes possibles et imaginables, il a dû adopter la plus simple. Et c'est la sphère. Mais attention, pas la simple sphère à deux dimensions comme un simple ballon, mais la sphère à trois dimensions que nous ne pouvons pas voir de l'extérieur et qui, par conséquent, échappe à toute représentation.

Somme-nous certains que c'est la forme la plus simple? En 1904Henri Poincaré avait annoncé ce résultat dans une des conjecture les plus célèbres de toute l'histoire des mathématiques: la conjecture de Poincaré. Elle a fait partie des sept problèmes du millénaire sélectionnés par la fondation Clay au début des années 2000.

Elle fut énoncée ainsi par Poincaré: « Soit une variété compacte V simplement connexe, à 3 dimensions, sans bord. Alors V est homéomorphe à une hypersphère de dimension 3. ». Poincaré ajouta, avec beaucoup de clairvoyance, un commentaire : « mais cette question nous entraînerait trop loin »

 

médaille fields

La résolution de la conjecture de Poincaré est due au mathématicien russe Grigori Perelman. Il a fallu plus de deux ans aux meilleurs experts pour s'assurer de la validité de son impressionnante démonstration. Esprit d'une originalité extrême, son résultat sur la conjecture de Poincaré a été officiellement reconnu par la communauté mathématique qui lui a décerné la médaille Fields le 22 août 2006 lors du congrès international des mathématiciens et par l'Institut de mathématiques Clay qui lui a décerné le prix du millénaire le 18 mars 2010.
Perelman a refusé la médaille Fields (voir 2,3,4) et le prix Clay (5). Il avait déjà refusé le prix de la Société Mathématique Européenne en 1996
.

Mais aujourd'hui le "théorème de Poincaré-Perelman" est pleinement reconnu: en trois dimensions, la sphère tridimensionnelle est l'objet le plus simple qui soit.

Les travaux des frères Bogdanov sur l'Univers primordial, commencés en 1991, partaient de l'idée que l'espace à trois dimensions devait avoir la forme la plu simple possible: celle d'une sphère. Or, à cette époque, la conjecture de Poincaré n'était pas encore démontrée. Pourquoi alors ne pas adopter cette formule: "tout comme la Terre est ronde, l'Univers est rond lui aussi".

liens: pi314159.wordpress.com -grigori perelman démontre la conjecture de poincaré

uclouvain.be -perelman et la conjecture de poincaré: la résolution d'un problème centenaire

http://fr.wikipedia.org/wiki/Conjecture_de_Poincar%C3%A9

http://fr.wikipedia.org/wiki/3-sph%C3%A8re

http://www.mathcurve.com/surfaces/S3/s3.shtml

http://www.tigres-volants.org/Thias/JavaSphere.html

http://www.lesoir-echos.com/mathematiques-le-prix-du-mill...

http://fr.wikipedia.org/wiki/Topologie_de_l'Univers

http://fr.wikipedia.org/wiki/Topologie

variétés et espaces:

l'univers hypertore luth2.obspm.fr/~luminet - l'univers est-t-il chiffonné?

 

5) Une sphère à trois dimensions.

hypersphère d'un point de vue artistique

Revenons à l'image du ballon de football. C'est une surface à deux dimensions, à ne pas confondre avec une boule Soit O un point de l’espace. On appelle sphère de centre O et de rayon R l’ensemble de tous les points de l’espace qui sont situés à une distance R du point O. On appelle boule de centre O et de rayon R l’ensemble de tous les points de l’espace qui sont situés à une distance du point O inférieure ou égale à R: Sphère et boule

Dans notre cas, la sphère-Univers a trois dimensions, c'est ce que les mathématiciens appellent une hyper-sphère. Si nous ne pouvons pas visualiser cette sphère, c'est parce que nous vivons non pas "sur", mais "dans" cette surface à trois dimensions, à l'intérieur de celle-ci. Mais le ballon, possède bien un intérieur, c'est la troisième dimension, qui au sens strict, ne fait pas partie de la sphère. De même, notre sphère-Univers possède un intérieur qui existe dans la quatrième dimension: c'est le temps. D'un point de vue topologique, la droite du temps se trouve à l'intérieur de la sphère Univers, qui rappelons le n'a pas d'extérieur. C'est pourquoi, à chaque instant, l'Univers, dont le rayon, qui correspond au temps, change d'échelle.

A travers cet Univers rond, nous découvrirons dans un prochain chapitre la trace dont nous avons déjà parlé, celle du temps imaginaire. Mais l'idée de représenter l'espace ordinaire par une sphère à trois dimensions a-t-elle une chance d'être vraie?

sphère

fr.wikipedia.org -N-sphère groups.csail.mit.edu/mac/users -hypersphère d'un point de vue artistique

memos/memoespaceland -sphère et boule


6) L'observation d'une courbure très faible, mais positive.


Dans l'article précédent, nous avons évoqué le fait que toutes les observations, notamment celles des satellites COBE, WMAP et plus récemment de Planck Surveyor, suggèrent fortement que l'Univers est en équilibre thermodynamique très tôt dans son histoire  et à fortiori à l'échelle de Planck ainsi que l'analyse des traces observées par WMAP (Le rapport spergel): 20 mars 2006. Ce jour là est publié le fameux rapport Spergel, cosigné par vingt-deux experts. Il s'agit des résultats de l'analyse portant sur les données de WMAP.

 

[*David Spergel: publications

*larecherche.fr: questions à David Spergel.

*lambda.gsfc.nasa.gov -données sur le CMB (cosmologic mocrowave background)]


Une Conférence et Point Presse sur le dernières données (mars 2008) du satellite WMAP après 5 années en orbite (WMAP 5), s'est tenue le Vendredi 11 Avril  2008 a 14h à l'Observatoire de Paris, Salle du Conseil du bâtiment Perrault (bâtiment historique) par le professeur David N. Spergel (du Team WMAP, Université de Princeton) ainsi que des spécialistes mondiaux du sujet présents à cette rencontre.

· L'univers est baigné dans un flux énorme de neutrinos. (un bloc de Plomb de la taille du système solaire arriverait à peine à arrêter un seul neutrinos parmi les milliards qui nous traverse à chaque instant!)· La matière noire doit être non baryonique et interagit très peu avec les atomes et le rayonnement.

· La mesure de la densité de la matière noire par WMAP impose des contraintes importantes sur le modèle de matière noire avec super symétrie.

· La détermination précise des densités dans l'Univers (par rapport à la densité critique : correspond à la densité d'énergie que l'on doit avoir dans un univers homogène et isotrope en expansion pour que sa courbure spatiale soit nulle) est maintenant possible; on a testé la cohérence entre les densités WMAP et celles provenant des abondances de Deutérium. Soit 72,1% pour l'énergie noire et 23,3% pour la matière noire. Matière baryonique (atomes) : 4,6% et moins de 1% de neutrinos.

· Détermination précise de la constante de Hubble : 70,1 km/s par Mpc +/- 1,3· Détermination précise de l'age de l'Univers : 13,73 Milliards d'années (Ga) +/- 0,12. La recombinaison (CMB) s'est produit 375.900 ans +/- 3.100 après le Big Bang. À cette époque l'Univers était composé de la façon suivante : 10% de neutrinos, 12% d'atomes; 63% de matière noire (dark matter); 15% de photons et l'énergie noire (dark energy) était négligeable.· Détermination précise de la température du bruit de fond : 2,725K.

 

Aujourd'hui, en raison de la formidable expansion de l'Univers, la courbure est certes extrêmement faible, mais "presque plat, ce n'est pas pareil que "totalement" plat. Les mesures disent que la courbure existe et qu'elle est "marginalement " positive. Si nous marchions droit devant nous et assez vite pour dépasser l'expansion, au terme d'un immense parcours, nous devrions finir par revenir à notre point de départ.

Commentaires sur: a) Presque plat... Dans l’article de 2003 , Jean-Pierre Luminet et ses collègues faisaient remarquer que le spectre de la courbe de puissance du rayonnement de fond diffus concernant les fluctuations de température était anormalement faible au niveau des contributions dites quadrupolaires et octupolaires, c'est-à-dire pour les grandes échelles spatiales de fluctuations de température. Bien qu’il faille tenir compte des incertitudes des mesures, ce manque de contributions aux grandes échelles dans le rayonnement fossile s’expliquait plus naturellement par un Univers de taille finie que de taille infinie. Si les observations de WMap étaient compatibles avec un Univers plat, elles étaient aussi légèrement favorables à un Univers fini de courbure positive.

b) topologie de l’Univers. fr.wikipedia.org/wiki/Univers: Une importante question de cosmologie qui reste sans réponse est la topologie de l’Univers.

Est-ce que l’Univers est « plat »? C’est-à-dire : est-ce que le théorème de Pythagore pour les triangles droits est valide à de plus grandes échelles ? Actuellement, la plupart des cosmologues pensent que l’Univers observable est (presque) plat, juste comme la Terre est (presque) plate.

Est-ce que l’Univers est simplement connexe ? Selon le modèle standard du Big Bang, l’Univers n’a aucune frontière spatiale, mais peut néanmoins être de taille finie.

 

Une majorité d'astrophysiciens a du mal a admettre que l'Univers n'est pas absolument plat, comme le leur a souligné le physicien théoricien George Francis- Rayner Ellisécrivent les frères Bogdanov. Ce dernier s'est intéressé de très près au changement possible du signe de la quatrième coordonnée de la métrique et à l'émergence d'un temps imaginaire en régime de forte gravité. Il a été corédacteur avec Stephen Hawking d'un ouvrage sur l'espace-temps à grande échelle qui contient entre autres, les fameux théorèmes de singularité développés avec Roger Penrose. A la question des Bogdanov (les données recueillies par WMAP débouchent-elles réellement sur une courbure positive pour l'espace à trois dimensions?), il avait répondu le 17 septembre 2004: "oui c'est correct - quoique beaucoup de gens résistent à cela".


Cette prédiction des deux frères avait été émise dès 1991: nous vivons dans une sphère à trois dimensions dont le rayon grandit constamment. Ceux qui partagent ce point de vue sont plutôt des mathématiciens, tel l'algébriste anglais Shan Majid, de l'université de Londres (et membre du jury de l'une des thèses des Bogdanov). En 2008, il a publié un ouvrage où, aux côtés d'Alain Connes, roger Penrose et d'autres, il effectue une solide approche mathématique de l'espace-temps au moment du Big Bang. Il écrit en 2008: "Ainsi, pour chaque point de la sphère quantique S3 il existe quatre directions dans lesquelles vous pouvez vous déplacer. [...] Je prétend que la direction supplémentaire pourrait être interprétée comme étant le temps (dans space and timequantum spacetime and physical reality)." et à propos de l'Univers à grande échelle:"A chaque instant il doit vraiment être vu comme une sphère à trois dimensions."


Des raisons théoriques profondes ont conduit les frères Bogdanov vers l'hypothèse d'un Univers rond. En particulier, dans notre espace ordinaire, les physiciens détectent des grandes symétries, décrites par le groupe des rotations à trois dimensions. Ce groupe appelé SO(3) est topologiquement une sphère. A son propos, Shan Majid précise: "La première chose à dire est que lorsqu'un groupe de symétrie continu comme SO(3) est considéré en tant qu'espace, alors il possède une courbure."

 

Note sur la symétrie en physique: En physique la notion de symétrie, appelée aussi invariance, renvoie à la possibilité de considérer un même système physique selon plusieurs points de vues distincts en termes de description mais équivalents quant aux prédictions effectuées sur son évolution.

Le statut de la notion de symétrie a beaucoup évolué. D'abord reconnue comme propriété des systèmes physiques, elle a ensuite été utilisée comme méthode théorique de génération de nouvelles solutions des équations qui gouvernent l'évolution de ces systèmes (d'où l'introduction du concept de groupe de Lie) et enfin depuis la deuxième moitié du xxe siècle la notion de symétrie prend une importance encore plus fondamentale puisque depuis cette époque, une théorie quantique est toujours définie principalement par la symétrie qui la sous-tend.

Symétrie en physique classique: On présente ici les différents contextes de la physique classique où la notion de symétrie est particulièrement importante. On présente la notion d'isotropie, appelée encore symétrie de rotation, ou encore d'homogénéité qui est liée à l'invariance par translation dans l'espace.-tend. 
Symétrie et conservation: Théorème de Noether (physique). Le théorème de Noether établit que pour toute quantité conservée il existe une symétrie sous-jacente de la théorie.

Types de symétrie: *Symétrie discrète: lorsque l'ensemble des opérations de transformation autorisées constitue un ensemble fini. Par exemple les cristaux possèdent...un groupe de symétrie discret appelé groupe cristallographique. D'autres symétries discrètes sont importantes en mécanique quantique: il s'agit des symétries de conjugaison de charge, de parité et d'inversion du temps qui permettent d'exprimer le théorème CPT affirmant que toute théorie quantique doit être invariante sous le produit de ces trois symétries.
*Symétrie continue: De façon intuitive, une symétrie est dite continue lorsque les paramètres qui la déterminent varient de façon continue. C'est le cas de la symétrie de rotation qui est associée au groupe de rotations dans l'espace par exemple. Ce dernier est paramétrisé par les trois angles d'Euler qui varient en effet de façon continue.
La structure mathématique qui sous-tend la description des symétries continues est la théorie des groupes de Lie dont le groupe des rotations est un exemple.
Symétrie globale.
*Une symétrie est globale, on dit encore rigide, si on effectue la même transformation en tous les points du système pour aboutir à une configuration équivalente. Par exemple la loi universelle de la gravitation de Newton qui s'exerce entre deux corps est inchangée lorsqu'on effectue une rotation ou une translation identique sur les deux corps. On dit donc que la loi de la gravitation universelle est invariante sous les transformations globales de rotation et de translation.
Symétrie locale.
Il arrive parfois qu'une théorie admette une symétrie bien plus grande et autorise à effectuer des transformations différentes en chaque point de l'espace. Lorsque ce phénomène se produit, on parle alors de symétrie locale.
Le premier cas connu de symétrie locale est celui de l'électromagnétisme. En effet les équations de Maxwell sont inchangées lorsqu'on change simultanément le potentiel électrique par la dérivée par rapport au temps d'une fonction arbitraire et qu'on change le potentiel vecteurpar le gradient de cette même fonction. Si cette fonction varie selon le temps et l'espace alors en chaque point on effectue bien une transformation différente. Pourtant les équations restent inchangées et les conclusions physiques restent les mêmes. La fonction arbitraire servant à construire ces transformations paramétrise le groupe de symétrie locale de l'électromagnétisme qui est notée mathématiquement .
Dans le cas qu'on vient de voir, la symétrie utilisée agissait sur les champs de la théorie, il s'agissait donc d'une symétrie interne et dans ce cas on parle d'invariance de jauge. L'électromagnétisme est donc un exemple de théorie de jauge.
Si on a affaire à une symétrie d'espace-temps, comme le cas des translations par exemple, les choses sont un peu plus compliquées d'un point de vue technique. Si la théorie est telle que cette symétrie est en plus locale, elle possède alors l'invariance par reparamétrisation de l'espace-temps, on parle encore de covariance générale, et il s'agit alors de la relativité générale. La loi universelle de la gravitation est invariante sous les transformations globales de translation mais pas locales. La relativité générale peut donc être vue comme l'extension de la gravité newtonienne pour laquelle on a agrandi l'ensemble des transformations sous lesquelles elle est invariante.
Les deux cas que nous avons vus correspondaient à des groupes de symétrie discrets. Un cas plus exotique est celui de la construction d'orbifolds en théorie des cordes qui permet de construire des exemples de symétrie locale pour une symétrie discrète.


liens: topologie et univers:mth.uct.ac.za/ george ellis/cv

mth.uct.ac.za/ réflexions sur Quantum_Gravity

ledifice.net/7045-3.html -Arkadiusz Jadczyk et la théorie de bogdanov

http://arkadiusz-jadczyk.org/index.html http://www.mth.uct.ac.za/~ellis/nature.pdf

futura-sciences.com/fr -jean-pierre-luminet-commente-les-dernieres-observations

topologie de l’Univers.

fr.wikipedia.org/wiki/Topologie_de_l'Univers

fr.wikipedia.org/wiki/Topologie

l'univers hypertore par jean-pierre luminet

luth2.obspm.fr/~luminet - l'univers est-t-il chiffonné?

images.math.cnrs.fr qu'est-ce qu'une variété

sphère tridimensionnelle

obspm.fr/actual/ forme de l'univers

 

impan.pl -Noncommutative theory for mirror quantum spheres

wikipedia.org- Sphère de bloch

 

 

scientifiques: maths.qmul.ac.uk -majid: Quantum_Algebras

arkadiusz-jadczyk.org

alainconnes.org -site web

motls.blogspot.fr -le blog de motl (article de strominger: black-holes-harmonic-oscillators...)

 

Groupes: .fyma.ucl.ac.be -théorie des groupes

fr.wikipedia.org/wiki -Groupe_de_symétrie

fr.wikipedia.org -Groupe_orthogonal

fr.wikipedia.org -symétries (physique)

halshs.archives-ouvertes.fr -Groupes de Lie – groupes SO(3) et SU(2

http://www.latroika.com -groupes de rotation et espaces projectifs

eljjdx.canalblog.com -un peu de topologie pour tout le monde

techno-science.net -groupes de lie

th.u-psud.fr -structure fondamentale de la matière...groupes de lie

 

7) De la courbure de l'Univers au temps imaginaire.

Le fait que l'espace à trois dimensions soit peut-être une sphère tridimensionnelle implique qu'il est possible qu'avant le Big Bang, le temps ait pu être imaginaire. En effet, tout comme une sphère à deux dimensions est le bord d'un espace qui en compte trois, la sphère à trois dimensions est le bord d'un espace à quatre dimensions. Un espace possible est en fait l'espace-temps qui est le notre. Dans cet espace, la droite du temps a une certaine orientation à l'intérieur de la sphère. Mais on peut envisager d'autres orientations pour cette droite comme nous l'avons déjà vu dans des articles précédents: si nous faisons pivoter cette droite temporelle d'un angle droit dans le plan complexe, le temps réel devient alors temps imaginaire! Dans un langage plus "topologique", selon les frère Bogdanov, la sphère à trois dimensions est à la fois le bord de l'espace-temps ordinaire mais aussi de l'instanton gravitationnel, la boule à quatre dimensions qui représente l'espace-temps imaginaire.

Comme on l'a découvert au cours des articles précédents, ce temps imaginaire n'avait  une "existence effective" qu'avant le Big Bang (en conservant la notion communément admise du temps et en s'aventurant dans le no-man's land hypothétique, mais combien passionnant).

Mais tout ce que nous avons vu représente, à grande échelle, une trace de ce temps imaginaire qui existait sans doute lorsque le diamètre de la sphère à trois dimensions qui matérialise le bord de notre Univers ne mesurait que la longueur de Planck (ell_P = 1,616 252times 10^{-35} m.) Et ce temps-là a existé, c'était le temps de Planck.


8) épilogue.

Pour la première fois, nous pouvons accéder à une représentation plus "fidèle" de l'Univers dans lequel nous vivons et de sa forme grâce aux satellites d'observation COBE, WMAPPlanck Surveyor et aux outils d'observation tels que le télescope spatial HUBBLE. Et s'il est validé que l'Univers est bien rond, nous aurons un indice supplémentaire du fait que, avant le Big Bang, le temps réel et le temps imaginaire coexistaient au sein d'un temps plus global, le temps complexe, non ordonné sur le plan causal.

Après les premiers indices, "la cinquième dimension","dans le feu du Big Bang", nous venons de découvrir "l'Univers est-il rond?" mais il existe d'autres et d'autres indices de ce temps archaïque qui a précédé le notre. Dans le prochain article, nous allons chercher dans les profondeurs mystérieuses et inquiétantes de l'énergie noire.


 


20:10 Écrit par pascal dans bogdanov-le visage de dieu | Lien permanent | Commentaires (1) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

25/04/2012

4-4) Au commencement du temps 4-4) Une première trace dans le feu du Big bang

 

 

 

 

Au commencement du temps 4-4) Une première trace dans le feu du Big bang


 

 

Dans tous les articles de la rubrique "au commencement du temps", je souhaite approfondir ma réflexion sur "le visage de Dieu" écrit par les frère Bogdanov et celle de mon article dans mon blog de reflexions à travers le livre de Igor et Grichka Bogdanov: "Au commencement du temps".

Dans les articles précédents, j'ai fait un retour en arrière dans le passé jusqu'à l'instant zéro. ces articles m'ont permis de faire un saut dans l'histoire via les blogs et le articles que je déniche sur la toile, d'affiner mes connaissance sur la science et la recherche de l'Origine. Je trouve plaisir et jubilation à partager. Ces articles sont "ma lecture"  du livre des frères Bogdanov.


Mes articles déjà parus dans cette rubrique:

Au commencement du temps 4-2) Le passé peut-il encore exister?


1) Après avoir remonté le temps à l'envers vers le passé depuis 2009, nous sommes arrivés à l'instant zéro dans l'article 3-11).

"Au voisinage du mur de Planck et à fortiori avant, ces lois, dans le meilleur des cas, se transforment, et au pire, s'effondrent. La singularité garde tout son mystère. Les physiciens n'ont pas la moindre idée (actuellement) de ce qu'elle est.

Pour Etienne Klein, on ne peut expliquer l'Origine de quelque chose en invoquant autre chose. On n'exprime l'être que par l'être et pas par du devenir. Si on dit qu'à l'Origine il y avait déjà ceci ou quelque chose, on n'explique pas l'Origine, sauf à invoquer que la chose a toujours été là, donc qu'il n'y a pas d'Origine. En fait, pour lui, la science ne peut dire que deux choses:

a) Il n'est pas prouvé que l'Univers a eu une Origine, qui serait le transit qui fait passer de l'absence de toute chose à au moins une chose.

b) Il n'est pas prouvé que l'Univers n'a pas d'Origine.

C'est donc, comme la question de Dieu (si on se réfère à des philosophes comme Kant), du domaine de l'indécidable au sens de Gödel.

Dans un tel contexte, l'approche mathématique proposée par les frères Bogdanov ne peut-elle pas fournir des indications dont on peut tirer des hypothèses nouvelles et peut-être déplacer les lignes de nos connaissances? "En prenant toutefois cette approche pour ce qu'elle est et rien d'autre: une hypothèse dont l'essence mathématique correspond à la nature mathématique de "l'objet" que nous cherchons à comprendre, la singularité initiale de l'espace-temps. En tout cas, elle me permet une réflexion concernant la science, la philosophie, l'épistémologie et un réflexions sur moi-même, ce que j'appelle le "soi", mon "intérieur" invisible par opposition au visible...Et je trouve ça plutôt jubilatoire..."

 

Tout ceci a-t-il laissé des traces?

Jusqu'à maintenant, et dans l'article précédent, La cinquième dimension, nous avons progressivement vu apparaître un lien entre la temps imaginaire et l'instant zéro. Mais la notion de temps imaginaire recouvre-t-elle un réalité? Parmi les indices de son existence au commencement du temps, une des premières "traces" (trace renvoie bien à l'idée de reliques), serait le fait que, tout juste avant le Big Bang, l'espace-temps était en équilibre thermodynamique. Commençons donc par retourner vers le brasier primordial!


 

2) Sur les pas de Boltzmann.

 

ludwig boltzmann

wikipedia.org: Ludwig_Boltzmann:

"En 1902 Boltzmann est revenu à Vienne à sa chaise de la physique théorique qui n'avait pas été remplie entre temps. En plus de son enseignement dans la physique mathématique, Boltzmann a été donné le cours de la philosophie du mach à enseigner. Ses conférences de philosophie sont rapidement devenues célèbres avec les assistances étant bientôt trop grandes pour le plus grand hall de conférence disponible. En fait en raison de la renommée de ces conférences Boltzmann a été invité au palais de Franz Josef".


Automne 1902. Boltzmann donne sa première conférence générale à l'université de Vienne, sa ville natale, capitale de l'empire d'Autriche. Il ignore alors (et il l'ignorera toute sa vie), que ses travaux allaient un jour, en fait cent ans plus tard, permettre de trouver des traces de ce temps qui fut imaginaire, à l'aube des temps. Il fait montre d'une extraordinaire maîtrise des mathématiques, bien supérieure à celle de de ses interlocuteurs. Sa discipline: la "thermodynamique". Peu nombreux sont ceux, qui, en ce temps là, savent vraiment de quoi il s'agit. Mais ce jour de 1902, ce n'est pas de la physique sont venus écouter ceux qui sont venus se presser sur les gradins ceux qui sont venus l'écouter en masse, mais... de la philosophie naturelle. Pas de formules ou d'équations incompréhensibles... Soudain, un thème retient le souffle de tous, thème que peu de scientifiques osaient aborder à cette époque: le temps et son commencement. Ce qu'il dit est si révolutionnaire, si fascinant que l'Empereur François-Joseph lui-même convie le savant à dîner au palais impérial comme le note Wikipedia.

 

3) Qu'a donc découvert Boltzmann? Une clef pour percer le secret de l'origine.


Sans elle, toutes nos tentatives pour explorer l'Univers avant le Big Bang auraient échoué. Un des chemins inattendus de cette exploration passe peut-être par un physicien théoricien de l'université américaine de Californie, du nom de Tom Banks, le directeur de thèse de Lubos Motl. Il s'est intéressé de près aux travaux de Boltzmann et a élucidé de manière convaincante la fameuse de Botzmann-Penrose: pourquoi les conditions initiales en cosmologie impliquent-elles une très basse entropie, donc un désordre minimal, alors que dans le feu primordial on pourrait penser le contraire? Tom Banks montre qu'il y a plusieurs raisons à cela dont une à garder en tête: l'Univers naissant était dans un état spécial, révolu aujourd'hui, qu'on appelle équilibre thermodynamique. La température était partout la même, à peu de choses près. Cet état contient la trace, le dernier vestige visible de l'existence du temps imaginaire au moment même du Big Bang.

 

Revenons à Boltzmann avant d'approfondir le secret de cet équilibre thermique. Peu à peu, en cette année 1902, son équilibre commence à vaciller, tellement les enjeux sont importants. Les mystères qu'il a libérés le hantent. Ses ennemis dont Ernst Mach, sont décidés à l'empêcher de parler, et même de penser. Il a déjà fait une tentative de suicide* à Leipzig en 1901. A partir de 1903, il va lentement faire naufrage dans une dépression dont il ne pourra jamais sortir. il se pend lors de vacances familiales à Duino près de Trieste le 5 septembre 1906, à l'âge de 62 ans. Outre ses troubles de santé, il souffrait fréquemment de dépression* en raison des oppositions les plus vives qu'il rencontra, surtout dans le monde germanique, en tant que partisan déclaré de l’atomisme, pour lequel il a lutté jusqu’à la fin et qu'il considéra comme la meilleure description qui puisse être donnée, à ce moment, des phénomènes. La tombe de Boltzmann au Zentralfriedhof comporte une équation inscrite au-dessus de la statue du physicien, à savoir S = k ln ω, qui exprime l'entropie S en fonction du nombre ω des états d’énergie équiprobables possibles, avec k la constante de Boltzmann. Pour Einstein, il s'agit de la formule la plus importante de toute la science. Elle contient effectivement l'un des secrets les plus brûlants de notre Univers.


4) L'équilibre thermique de l'Univers primordial.


le fond cosmologique primordial (CMB)


Fournissons de l'énergie à une masse d'eau, sa température s'élève. Ainsi pourrons nous profiter d'un bain chaud. S'il est trop chaud, nous faisons couler de l'eau froide et quelques secondes plus tard, le bain devient tiède et partout à la même température. Pour la physique il atteint un équilibre thermodynamique. Au moment du Big Bang, l'espace-temps était "à l'équilibre". Sa température, très élevée, (environ  200 mille milliards de milliards de milliards de degrés), contre environ 3 degrés aujourd'hui, était partout la même. À cette très haute température, la densité d'énergie est telle qu'aucune structure ne peut survivre, qu'il s'agisse d'une galaxie, d'un atome ou d'un noyau atomique. L'univers est alors un fluide quasi-homogène de rayonnement et de matière (quarks et leptons) en équilibre thermodynamique.

S'il est en équilibre thermique à l'échelle de Planck, l'Univers, à l'aube du Big Bang, se trouve dans un état physique très spécial, l'état KMS.


5) De l'équilibre thermique au mystérieux état KMS.

 

 

 

 

 

Trois savants ont jeté les bases physiques de cette théorieKubo, Martin et Schwinger.

Dans la mécanique quantique et la théorie quantique des champs, la propriété d'un système en équilibre thermique peut être décrite par un objet mathématique appelé état Kubo-Martin-Schwinger ou plus simplement état KMS : un état satisfaisant la condition KMS.
Kubo établit les premières bases en 1957, Martin et Schwinger utilisèrent cet état pour définir des fonctions de Green thermodynamiques en 1959.

Marinus Winnink, physicien mathématicien de l'université de Groningue, fut l'un des trois chercheurs qui, en 1967, sont parvenus à traduire en langage mathématique ce qu'est la théorie KMS.

Pour simplifier, l'état KMS relie l'état d'équilibre d'un système (par exemple de l'eau en train de bouillir dans une casserole) à son évolution.  L'eau est globalement en ébullition et donc en équilibre. Tant qu'il y aura de l'eau dans la casserole, rien ne changera. Mais, en même temps, l'eau est en évolution, des vaguelettes se forment, des creux apparaissent et disparaissent à chaque instant. L'eau est à la fois en équilibre, globalement dans toute la casserole et en évolution, localement, d'une bulle à l'autre.


Si on en revient au Big Bang, La condition KMS met en rapport l’évolution dans le temps, caractérisée par une métrique lorentzienne de signature (+++-), et l’état d’équilibre, nécessairement non évolutif, hors du temps et soumis à une métrique euclidienne de signature (++++). Le signe + affectant ici la quatrième dimension signifie que le temps est « imaginaire » (au sens mathématique). En effet, une dimension spatiale peut être conçue comme une dimension temporelle imaginaire : le système est « donné », sans référence à un temps réel qui s’écoule.

Pour ce système, le temps est à la fois réel (il évolue à l'intérieur de certaines frontières) et imaginaire (c'est ce qui fait que le système est en équilibre). Il devient donc complexe.


C'est ce qu'observe le physicien Roman Jackiw dans dans un rapport sur une des thèses des Bogdanov: "L'auteur [...] suggère que cette époque inaccessible est gouvernée par une théorie    topologique des champs thermiques soumise à la condition de périodicité KMS":

III RAPPORT DE THÈSE

par le professeur Roman JACKlW
Département de physique théorique
Massachusetts lnstitute of Technology (MIT)
11 avril 2002

L'auteur propose une solution nouvelle et spéculative au problème de la Singularité Initiale qui précède le Big Bang, problème qu'il est impossible d'analyser dans le cadre conventionnel de la théorie des champs. Igor Bogdanov fait donc l'hypothèse selon laquelle cette (inaccessible) époque est gouvernée par la théorie topologique des champs thermiques qui satisfait à la condition de périodicité KMS. Dans le but de rendre ses idées plus concrètes, l'auteur fait plusieurs propositions inattendues mais toujours techniques qui reflètent avec vigueur l'originalité de sa pensée. Le champ considéré ici est celui de la théorie de supergravité N = 2. Avant le temps de Planck, l'espace-temps est soumis à un état de superposition quantique entre la composante lorentzienne et la composante minkowskienne. Un instanton euclidien singulier gouverne la singularité initiale tandis que la composante lorentzienne devient dominante à l'échelle de Planck et au-delà.
Cette thèse établit le phénomène fascinant qui suit. En effet, selon les approches conventionnelles appliquées à un système dynamique à haute température (e.g.la théorie des champs), il est admis qu'une direction genre temps est perdue; et dans un tel contexte, il nous est alors demandé d'analyser la dynamique du système qui se trouve réduit à 3 dimensions d'espace. Par exemple, la théorie physique de Yang et Mills devient une théorie euclidienne de jauge à 3 dimensions tandis que le terme de Chern-Simons (introduit en physique par moi-même et mes collaborateurs) entre alors en application.
Or ici, l'idée non conventionnelle introduite par Bogdanov est qu'à haute température, le système Yang - Mills fluctue dans la quatrième dimension supprimée, prenant alternativement une valeur genre temps et/ou genre espace. En d'autres termes, la surface spatiale à 3 dimensions a donc deux extensions possibles à l'intérieur desquelles on observe une fluctuation: l'espace-temps physique lorentzien usuel à (3 + 1) dimensions fluctue avec un espace euclidien à 4 dimensions.
Ce travail requiert encore d'autres développements avant qu'il puisse représenter une solution complète au problème qu'il pose. Cependant, la thèse et les publications scientifiques représentent d'ores et déjà une excellente introduction à ces idées et peuvent donner un essor très utile aux futures recherches qui se feront, dans ce domaine, à la suite de Igor Bogdanov.
En conséquence, je recommande que Igor Bogdanov soit élevé au grade de Docteur en Physique Théorique.
Professeur Roman Jackiw
Département de physique théorique
Massachusetts Institute of Technology (MIT)

Autre avis, celui de l'ingénieur informaticien Peter WoitCelui-ci est viscéralement opposé aux développements actuels de la physique théorique, aux théories des cordes aussi bien qu'aux idées des Bogdanov. Et pourtant, il a fini par accepter l'hypothèse de l'espace-temps KMS: "on peut accepter que "l'espace-temps doit être considéré comme soumis à la condition KMS à l'échelle de Planck" est une idée scientifiquement valable, qui mérite publication".
Cette hypothèse, après avoir été analysée et évaluée par des experts referees a été publiée dans plusieurs journaux scientifiques dont Annals of physics. Même Alain Connes,
médaille Fields, (à voir: géométrie non commutative), qui a critiqué l'approche des frères Bogdanov, a publié en 2009 un article dans l'ouvrage de Majid, On space and Time: "Au-dessus d'une certaine énergie, l'idée même d'espace-temps disparaît [...]. Et la notion clef est celle de l'état KMS".


6) Etats KMS, fluctuations du temps et traces obvservées.


 

 

 

COBE

 

WMAP

 

Planck


Toutes les observations, notamment celles des satellites COBEWMAP et plus récemment de Planck Surveyor, suggèrent fortement que l'Univers est en équilibre thermodynamique très tôt dans son histoire et et à fortiori à l'échelle de Planck, puisque plus on remonte vers le Big Bang, plus l'équilibre global s'accroît. Comme "équilibre thermodynamique" veut dire "état KMS", on a de bonnes raisons de penser que l'Univers naissant était bien dans l'état KMS au moment du Big Bang, juste avant l'expansion.


La conséquence est que le temps était nécessairement complexe, il devait fluctuer entre entre la direction réelle et une direction imaginaire (voir l'article précédent: Au commencement du temps 4-3) La cinquième dimension). L'Univers en état KMS, dans sa phase fluctuante à 5 dimensions, reliait l'équilibre du système (l'espace euclidien à 4 dimensions) à son évolution (l'espace-temps à 4 dimensions). C'est encore une nouvelle formulation de de la correspondance ADS/CFT que nous avons examinée au chapitre précédent:

"En théorie des cordes, la correspondance AdS/CFT est une conjecture célèbre qui affirme l'équivalence entre une théorie gravitationnelle, à savoir la théorie des cordes au voisinage de l'horizon de certainstrous noirs et une théorie non-gravitationnelle, la théorie de Yang-Mills dans sa version supersymétrique. Elle a été formulée précisément pour la première fois par Juan Maldacena en 1997 puis clarifiée peu après par Edward Witten en 1998. Cette conjecture est la réalisation la plus réussie du principe holographique, une idée spéculative à propos de la gravité quantique, proposée à l'origine par Gerard 't Hooft puis améliorée et mise en avant par Leonard Susskind.

La correspondance AdS/CFT a entraîné une très intense activité d'une part dans sa vérification et d'autre part dans la recherche d'autres équivalences entre théories de cordes et théories de jauges. Il n'existe cependant pas encore de démonstration directe de sa validité".

 


Le rapport spergel

Conférence de presse à la salle du conseil de l'observatoire

Les traces observées par WMAP : 20 mars 2006. Ce jour là est publié le fameux rapport Spergel, cosigné par vingt-deux experts. Il s'agit des résultats de l'analyse portant sur les données de WMAP.

*David Spergel: publications

*larecherche.fr: questions à David Spergel.

*lambda.gsfc.nasa.gov -données sur le CMB (cosmologic mocrowave background)


Une Conférence et Point Presse sur le dernières données (mars 2008) du satellite WMAP après 5 années en orbite (WMAP 5), s'est tenue le Vendredi 11 Avril  2008 a 14h à l'Observatoire de Paris, Salle du Conseil du bâtiment Perrault (bâtiment historique) par le professeur David N. Spergel (du Team WMAP, Université de Princeton) ainsi que des spécialistes mondiaux du sujet présents à cette rencontre.

· L'univers est baigné dans un flux énorme de neutrinos. (un bloc de Plomb de la taille du système solaire arriverait à peine à arrêter un seul neutrinos parmi les milliards qui nous traverse à chaque instant!)· La matière noire doit être non baryonique et interagit très peu avec les atomes et le rayonnement.

· La mesure de la densité de la matière noire par WMAP impose des contraintes importantes sur le modèle de matière noire avec super symétrie.

· La détermination précise des densités dans l'Univers (par rapport à la densité critique : correspond à la densité d'énergie que l'on doit avoir dans un univers homogène et isotrope en expansion pour que sa courbure spatiale soit nulle) est maintenant possible; on a testé la cohérence entre les densités WMAP et celles provenant des abondances de Deutérium. Soit 72,1% pour l'énergie noire et 23,3% pour la matière noire. Matière baryonique (atomes) : 4,6% et moins de 1% de neutrinos.

· Détermination précise de la constante de Hubble : 70,1 km/s par Mpc +/- 1,3· Détermination précise de l'age de l'Univers : 13,73 Milliards d'années (Ga) +/- 0,12. La recombinaison (CMB) s'est produit 375.900 ans +/- 3.100 après le Big Bang. À cette époque l'Univers était composé de la façon suivante : 10% de neutrinos, 12% d'atomes; 63% de matière noire (dark matter); 15% de photons et l'énergie noire (dark energy) était négligeable.· Détermination précise de la température du bruit de fond : 2,725K.

Ainsi, 380 000ans après le Big Bang, l'Univers présentait encore un grande homogénéité et isotropie, témoignage de l'incroyable équilibre thermodynamique qui régnait encore plus tôt et au moment du Big Bang où l'espace-temps était probablement en état KMS. Ce qui signifie que le temps pouvait y être par conséquent complexe.

7) Conclusion de ce chapitre.


Finalement, la première trace du temps imaginaire se trouve au fond du ciel. Mais ce n'est que la première. La seconde, nous allons aller la chercher au chapitre suivant dans quelque chose d'inattendu: la forme de l'Univers.

L'Univers a-t-il une forme?







Mes liens pour les articles "Au commencement du temps"

Autres liens:

forum-metaphysique.com -La condition KMS

apc.univ-paris7.fr -la théorie du big bang

kuleuven.be/~christ -espace-temps thermodynamique

jcboulay.free.fr/astro _univers primordial



blogs.discovermagazine.com -tom-banks_on probability and quantum mechanics

scholarpedia.org -la flèche du temps et l'entropie _et Boltzmann's entropy

conditions initiales et cosmologie holographique (boltzmann-penrose)

arxiv.org -tom banks (Entropy and Initial Conditions in Cosmology)


wikipedia.org boltzmann théorème H et irréversibilité

smf.emath.fr -conference-bnf-2010

wikipedia.org -Entropie

learnedrussian.com -biographie de ludwig-boltzmann

philosophiascientiae -information statistique et complexité algorithmique

ipst.u-strasbg.fr cours de thermodynamique

wikipedia.org -théorie_ergodique

21:33 Écrit par pascal dans bogdanov-le visage de dieu | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

09/04/2012

4-3) Au commencement du temps 4-3) La cinquième dimension

 


Au commencement du temps 4-3) La cinquième dimension




La machine à explorer le temps


Dans tous les articles de la rubrique "au commencement du temps", je souhaite approfondir ma réflexion sur "le visage de Dieu" écrit par les frère Bogdanov et celle de mon article dans mon blog de reflexions à travers le livre de Igor et Grichka Bogdanov: "Au commencement du temps".

Dans les articles précédents, j'ai fait un retour en arrière dans le passé jusqu'à l'instant zéro. ces articles m'ont permis de faire un saut dans l'histoire via les blogs et le articles que je déniche sur la toile, d'affiner mes connaissance sur la science et la recherche de l'Origine. Je trouve plaisir et jubilation à partager. Ces articles sont "ma lecture"  du livre des frères Bogdanov.


Mes articles déjà parus dans cette rubrique:

Au commencement du temps 4-2) Le passé peut-il encore exister?





1) Après avoir remonté le temps à l'envers vers le passé depuis 2009, nous sommes arrivés à l'instant zéro dans l'article 3-11).

"Au voisinage du mur de Planck et à fortiori avant, ces lois, dans le meilleur des cas, se transforment, et au pire, s'effondrent. La singularité garde tout son mystère. Les physiciens n'ont pas la moindre idée (actuellement) de ce qu'elle est.

Pour Etienne Klein, on ne peut expliquer l'Origine de quelque chose en invoquant autre chose. On n'exprime l'être que par l'être et pas par du devenir. Si on dit qu'à l'Origine il y avait déjà ceci ou quelque chose, on n'explique pas l'Origine, sauf à invoquer que la chose a toujours été là, donc qu'il n'y a pas d'Origine. En fait, pour lui, la science ne peut dire que deux choses:

a) Il n'est pas prouvé que l'Univers a eu une Origine, qui serait le transit qui fait passer de l'absence de toute chose à au moins une chose.

b) Il n'est pas prouvé que l'Univers n'a pas d'Origine.

C'est donc, comme la question de Dieu (si on se réfère à des philosophes comme Kant), du domaine de l'indécidable au sens de Gödel.

Dans un tel contexte, l'approche mathématique proposée par les frères Bogdanov ne peut-elle pas fournir des indications dont on peut tirer des hypothèses nouvelles et peut-être déplacer les lignes de nos connaissances? "En prenant toutefois cette approche pour ce qu'elle est et rien d'autre: une hypothèse dont l'essence mathématique correspond à la nature mathématique de "l'objet" que nous cherchons à comprendre, la singularité initiale de l'espace-temps. En tout cas, elle me permet une réflexion concernant la science, la philosophie, l'épistémologie et un réflexions sur moi-même, ce que j'appelle le "soi", mon "intérieur" invisible par opposition au visible...Et je trouve ça plutôt jubilatoire..."

 

 

Jusqu'à la première seconde, les physiciens sont pratiquement tous d'accord. Mais lorsqu'on arrive à l'instant du Big Bang et plus encore avant,  les choses se compliquent brutalement. Shan Majid (les frères Bogdanov ont préparé leurs thèses sous son contrôle), dans son ouvrage On Space and Time, a publié un article du philosophe Michael Heller, membre de l'Académie pontificale de théologie. Heller y avoue sa grande perplexité face au mur de Planck: "Nombre de théoriciens pensent qu'à l'échelle de Planck l'espace-temps ordinaire se dissout en quelque chose de plus fondamental, que les évènements ponctuels disparaissent et que la relation entre ce qui est "local" et ce qui est "global" est remplacé par un nouveau cadre structural" (M. Heller, "When physics meets metaphysics").



Quel est donc ce nouveau cadre? Il n'existe pas vraiment de réponse. Depuis des dizaines d'années, les théories de pointe (théories de la gravité quantique, théories des cordes), n'ont pas encore apporté de réponse. Alors? Le temps se met-il vraiment à fluctuer avant le Big Bang? Devient-il imaginaire à l'instant zéro?.



 

2) Bienvenue dans la cinquième dimension!


Depuis Einstein, nous avons pris l'habitude de notre espace-temps quotidien à quatre dimensions, trois dimensions d'espace et une dimension de temps. Sur l'axe temporel, c'est le temps linéaire que l'on connait dans ce monde. Et la cinquième dimension?  Nous avons vu dans l'article 3-10) qu'on peut imaginer que l'immense force de gravitation qui règne à l'âge de Planck finit par faire basculer cette droite, qui pivote alors de 90° dans le plan complexe. Elle devient non plus réelle, mais imaginaire pure. C'est ce qui a pu se passer pour le temps, avant le Big Bang. Nous allons découvrir que c'est elle la cinquième dimension, le temps imaginaire.

L'histoire d'une cinquième dimension peut être localisée à partir de juillet 1938, alors qu'Einstein, en compagnie de Peter Bergmann, vient de publier une important article dans lequel il écrit: "Nous allons montrer qu'il est possible d'assigner une réalité à la cinquième dimension sans entrer en contradiction avec les caractéristiques à quatre dimensions du continuum physique".

Dans les chapitres qui suivent, nous allons essayer de découvrir la nature de cette cinquième dimension afin de comprendre ce qu'elle est, et comment les scientifiques l'utilisent dans leurs calculs. Car, peut-être bien que la cinquième dimension du temps imaginaire a précédé celle du temps réel.


3) A la découverte de la quatrième dimension.




Qu'est-ce qu'une dimension? Combien notre univers a-t-il de dimensions?

Pour faire simple, dans notre espace quotidien, c'est le nombre de directions indépendantes les unes des autres le long desquelles il est possible de se déplacer. La pièce dans laquelle je suis a un sol et des murs. En faisant un pas en direction de la porte, je viens de me déplacer dans la première dimension. Un quart de tour à gauche ou à droite et me voilà dans la seconde dimension. Je sors et je prends l'escalier et d'un seul coup je passe dans la troisième dimension, perpendiculaire au deux autres. Nous sommes dans un espace à trois dimensions qu'on peut représenter mathématiquement et alors on peut parler de la dimension d'un espace vectoriel. Mais on peut aller au-delà des trois dimensions de notre espace quotidien.


éclipse de soleil de 1999

Avant la révolution scientifique des années1900, parler de "quatrième dimension" était un idée folle et inconcevable pour un "homme de la rue", et même pour les hommes de science. On peut citer l'exemple de Jonh Wallis, l'un des fondateurs de la Royal Society de Londres, l'inventeur du "huit couché", (infty), symbolisant aujourd'hui l'infini dans le monde entier.  Le répétait souvent, à qui voulait l'entendre, que la quatrième dimension était une "absurdité", un "monstre de la nature, plus impossible encore qu'une chimère ou un centaure". A l'époque, les savants pensaient l'Univers selon l'image forgé par Newton avec un espace à trois dimensions. Le temps newtonien était un absolu qui n'avait rien à voir avec une dimension. Un siècle plus tard, on entendit pourtant la voix courageuse de D'Alembert, qui avec une admirable intuition a osé écrire dans sa célèbre encyclopédie à la rubrique "dimension": « Un homme d’esprit de ma connaissance croit qu’on pourrait cependant regarder la durée comme une quatrième dimension ». Cela a déclenché la fureur des académies et la condamnation de son ouvrage par le pape Clément XIII. Les choses en étaient là au début du XXè siècle. Même le grand Eddington, lui qui avait pourtant apporté la preuve expérimentale, lors de l'éclipse totale de soleil à sur l'île de Principe en 1919, que la théorie de la relativité générale était juste, n'a pas  hésité à écrire: "Quelque soit le succès de la théorie de l'Univers à quatre dimensions, il est difficile de ne pas entendre une voix intérieure qui murmure: "Au fond de toi-même, tu sais que la quatrième dimension est une absurdité". "

 

Avant qu'Einstein n'ait introduit la théorie de la relativité et l'espace-temps à quatre dimensions, le grand écrivain anglais Herbert George Wells a pu écrire en 1895, dans son roman aujourd'hui mythique "La machine à explorer le temps": "Tout corps réel doit s'étendre dans quatre directions. Il doit avoir Longueur, Largeur, Épaisseur, et... Durée. Mais par une infirmité naturelle de la chair, nous inclinons à négliger ce fait. Il y a en réalité quatre dimension: trois que nous appelons les trois plans de l'Espace, et une quatrième: le Temps".


la machine à explorer le temps

Nous savons depuis notre plus tendre enfance que nous baignons dans les trois dimensions d'espace, nous nous y déplaçons librement mais avec des limitations et des contraintes auxquelles nous sommes habitués. Mais dans le temps, les choses se passent différemment. Le "voyage" existe, mais il est à sens unique, sans (qu'à première vue) nous puissions agir sur sa vitesse ou sa direction. Impossible d'accélérer ou de revenir en arrière. Apparemment! Mais qu'en est-il "réellement"?


4) Réalités et mystères de la quatrième dimension.


a) Un des premiers mystères: la lumière et les grains de lumière, les photons. Pour un photon, le temps ne s'écoule pas! Quelque soit la distance qu'il traverse, le photon part et arrive à son point de destination en "même temps". Depuis le Big Bang, il ne s'est pas écoulé une seule seconde.

En guise d'illustration, j'aime bien ce dialogue:

"Cher ami, Il me fait plaisir de continuer notre échange sur la vitesse relative des photons. Je pense qu'en guise de conclusion de cet échange, on pourrait dire que pour un photon, tout l'univers est ramené en une galette d'épaisseur nulle (contraction maximum). Il parcourt donc toute sa trajectoire en un temps nul. Mais pour lui sa trajectoire est ramenée à un point, et donc il ne se déplace pas. En fait il ne va ni à une vitesse infinie ni à une vitesse nulle, il "est" simplement dans un univers à deux dimensions d'espace qu'il ne peut pas explorer, et aucune dimension de temps. Donc pour lui la notion de vitesse n'a pas de sens.

Albert Einstein".


b) Une autre façon d'aborder le mystère est celle de Richard Feynmanprix Nobel de physique, l'un des théoriciens et pédagogues les plus influents du XXè siècle. En 1949, il publie un article retentissant sur l'antimatière dans lequel on peut lire: "Dans cette solution, les "états d'énergie négative" apparaissent sous une forme qui peut être décrite comme des ondes dans l'espace-temps voyageant en arrière dans le temps, loin du potentiel externe". Cette affirmation a de quoi ébranler. D'ailleurs, Feynman est revenu sur ses propos, déclarant qu'il s'agissait d'un "effet" purement mathématique (voir conspirovniscience.com -lecoursdutemps 2) le cours du temps selon Feynman).


"montre molle" (salvador dali)

c) Dans les théories de la relativité restreinte et générale, Einstein a aussi montré que le temps est "élastique". Il se contracte avec le mouvement, c'est le phénomène de ralentissement des horloges. Si nous courons, le temps passe moins vite que si nous restons immobile et, autre bizarrerie, nous vieillissons un peu moins vite si nous habitons au rez de chaussée que notre voisin qui vit au dernier étage. Bien sûr, dans les cas cités, les différences sont infinitésimales. Et ce n'est pas que de la pure théorie:

*La différence entre les temps indiqués par des horloges au sommet et au pied d'un immeuble  a été mesurée expérimentalement et existe bel et bien.

*On a observé que les particules instables se désintègrent plus lentement du point de vue de l'observateur lorsqu'elles se meuvent à grande vitesse par rapport à celui-ci, notamment dans les accélérateurs de particules.

*Un autre cas observé de dilatation temporelle est le décalage entre horloges atomiques au sol et en vol dans un avion. L'expérience réelle d'horloges embarquées en avion est une version réalisable, et souvent réalisée, de l'expérience des jumeaux, laquelle exploite l'effet de ralentissement des horloges en mouvement.

*La théorie prévoit aussi que si nous décidons d'atterrir à la surface d'une étoile à neutrons, le temps s'écoulera deux fois moins vite "là-bas" que sur terre.


d) De nos jours, nous commençons peu à peu à être familiarisés à ces phénomènes de distorsion temporelle et à leur explication par la relativité générale (en gros, l'écoulement du temps dans un lieu est dépendant de la force de gravitation qui s'y exerce. Plus elle est élevée, plus le temps ralentit. Et vice versa). Mais il y a plus troublant encore. En 1937, un jeune physicien néerlandais, Willem Jacob Van Stockum, stupéfie ses collègues en publiant un article très inhabituel. Il y publiait une des premières solutions exactes de la relativité générale, qui en fait, débouchait sur l'existence possible de "courbes du genre temps fermées". C'est un des phénomènes les plus curieux de la relativité. En substance, cela signifie que la "ligne d'Univers" d'une particule (sa trajectoire dans l'espace-temps), ou celle de n'importe quel autre objet, s'est refermée sur elle-même. Dans un tel cas, l'objet en question finit inéluctablement par revenir à son point de départ, non seulement dans l'espace, mais aussi dans le temps. Autrement dit, il retourne dans son propre passé.

Einstein et Gödel côte à côte

Cette hypothèse a été prise au sérieux, à tel point qu'en 1949, le mathématicien autrichien Kurt Gödel propose un curieux modèle d'Univers dérivé des équations de la relativité générale. Cette solution possède plusieurs propriétés remarquables. "Elle décrit un univers en rotation, c'est-à-dire un univers qui possède une direction privilégiée que l'on peut localement assimiler à un axe de rotation. Par ailleurs, la structure de l'espace-temps permet l'existence de courbes de genre temps refermées sur elles-mêmes. Ces travaux sont à l'origine de la recherche d'un plus grand nombre de solutions exactes aux équations d'Einstein". Les trajectoires de cette géométrie extrême sont inconcevables dans notre univers: le voyage dans le passé y devient alors possible! Il est à noter que l'article était en principe destiné à honorer Einstein, les deux hommes étaient liés par une amitié légendaire. Chaque matin, les deux savants partaient côte à côte vers l'Institut des sciences avancées de Princeton et chaque soir, c'est ensemble qu'ils en revenaient. Sur la fin de sa vie, Einstein avait confié au grand économiste théoricien Oskar Morgenstein, inventeur de la théorie des jeux et aussi ami de Gödel, que s'il continuait d'aller chaque jour à son bureau, c'était surtout pour avoir le plaisir de bavarder (en allemand) avec Gödel. Ils discutaient sur un sujet presque unique qui les absorbait jusqu'à l'obsession, la nature profonde du temps et en particulier de l'article de Gödel, qu'Einstein avait salué tout en rejetant ses conclusions.


e) Et pour aller plus loin, ne serait-il pas possible de d'aller au-delà, dans un inaccessible envers de la réalité, jusqu'à être de plain-pied dans une cinquième dimension de l'espace, perpendiculaire aux trois autres en même temps?


5) La cinquième dimension.

http://erenouvelle.nous-les-dieux.org/newsroch.htm

passage d'un éveillé dans la cinquième dimension

Où chercher la cinquième dimension? Dans notre monde habituel et visible, l'exploration se limitera pour toujours (?) aux trois dimensions d'espace qui nous entourent et au temps que nous vivons. Pourquoi une telle limite? Parce que, nous sommes des êtres à trois dimensions "immergés dans un espace tridimensionnel et nous ne pouvons voir avec   nos yeux que des objets en trois dimensions.

En revanche, si nous vivions dans quatre dimensions d'espace, nous pourrions voir le monde en quatre dimensions, un genre de "stéréovision".


Que dit la physique?

a) Référons-nous à l'une des théories (admise par les physiciens) qui propose une unification des forces de la nature. Il s'agit de la théorie pentadimensionnelle de Jordan-Thiry. C'est à Theodor Kaluza que remonte la première idée d'une telle théorie. Elle a été reprise par Oskar Klein. Ce mathématicien et ce physicien montrent alors, au début des années 1920, que l'unification (?) entre la gravité et la force électromagnétique ne peut être véritablement réalisée que dans une cinquième dimension. Cette idée à rebours de toutes nos intuitions a été finalement adoptée avec enthousiasme par Einstein dans sa recherche d'une théorie du champ unifié. Nous avons déjà vu au chapitre 2) que Peter Bergmann a même écrit en 1938: "il est possible d'assigner une réalité à la cinquième dimension sans entrer en contradiction avec les caractéristiques à quatre dimensions du continuum physique".


b) Aujourd'hui, à propos de la théorie de Kaluza-Klein, on trouve dans wikipedia.org:

"Nous vivons apparemment dans un univers à 4 dimensions spatio-temporelles. Cette théorie réfute cela : nous vivrions, en fait, dans un univers comportant un nombre plus élevé de dimensions. Au départ, la théorie avançait l'existence de 5 dimensions d'espace-temps. La 5e dimension serait une dimension enroulée en cercle. Cette nouvelle dimension est invisible à nos yeux, sa taille vaut la longueur de Planck, c'est-à-dire 10-33 cm. Il nous est impossible de nous mouvoir en elle, vu notre taille énorme en comparaison.
Ensuite, la théorie des cordes, puis la théorie M, s'inspirèrent des idées de cette théorie. Les équations de la théorie des cordes n'ont de sens que si les cordes évoluent dans un univers muni de 10 dimensions spatio-temporelles. Dans ce cas, l'enroulement des dimensions se fait alors en une forme plus complexe qu'est l'espace de Calabi-Yauvariété ayant des extensions dans 6 dimensions".

De fait, dans les approches physiques actuelles où il est question de temps imaginaire, ce dernier constitue une cinquième dimension. En effet, ce temps est équivalent à une coordonnée d'espace (ce qu'elle était dans le modèle de Kaluza-Klein, même si elle est enroulée dans une dimmension très petite). wikipedia.org/wiki le présente ainsi: "Le temps imaginaire est difficile à visualiser. Si l'on imagine le «temps ordinaire» comme une ligne horizontale entre «passé» dans un sens et «futur» dans l'autre,  un temps imaginaire serait perpendiculaire à cette ligne comme  les nombres imaginaires sont perpendiculaires aux nombres réels dans le plan complexe".


http://www.radcliffe.edu/print/about/quarterly/w06_update...

c) Si elle existe, cette cinquième dimension pourrait expliquer l'énorme différence entre la force de gravitation et les trois autres forces. Cela semble être l'avis de deux théoriciens américains dont le modèle d'Univers à cinq dimensions a fait couler beaucoup d'encre: Lisa Randall, du MIT, et Raman Sundrum, de l'université Jonh Hopkins. Pour Lisa Randall, "Dans notre théorie, il existe trois dimensions d'espace et une dimension de temps que nous pouvons voir; mais il existe en plus une dimension supplémentaire d'espace, que nous ne voyons pas. Nous ne sommes pas sensibles à cette cinquième dimension" (I talk a lot about why we might have such an extra dimension and why we wouldn't see it directly even if it exists in my older book Warped Passages and my newer one Knocking on Heaven's Door, which covers both the physics itself and the scientific underpinnings of the way scientists think. The reason the model Raman and I developed is relevant to the neutrino measurement is that it's a lot simpler to violate symmetries in a way that is compatible with all other measurement if there's an extra dimension. In fact physicists have constructed just such a model of spacetime that obeys all the known physical laws. So if faster than light travel happens, it could be very exciting for Raman and me).

A propos de Lisa Randall, on trouve dans time.com/time/specials:

"Far from posing idle brain teasers, her research might solve one of physics' great mysteries—namely, why gravity is so weak in contrast to electromagnetism and other forces. (Note how a small magnet can pluck up a paper clip despite the gravitational pull of the entire planet.) After doing some mind-blowing math, she thinks the warped geometry of space-time could mean gravity is weak here and strong elsewhere".

A voir aussi interwiew de Lisa Randall http://bigthink.com/lisarandall et thedailyshow.com

Mais au-delà de la cinquième dimension, il est possible d'aller encore plus loin et relier la notion de temps imaginaire à celle d'information.



6) Le principe holographique.


"C'est un pas sans doute délicat", disent les frères Bogdanov, "mais les retombées promettent d'être fantastiques". L'hypothèse de départ (des Bogdanov) est l'existence d'un "pré-Univers" à cinq dimensions à l'échelle de Planck et l'existence d'un bord à notre espace-temps sous la forme d'uns sphère à trois dimensions. Notre Univers ayant quatre dimensions, son bord en a une de moins, les trois dimensions d'espace. Gerard't Hooft a adopté une démarche un peu différente. Au début des années 1990, il a élaboré, avec, un peu plus tard le concours du théoricien des cordes Leonard Susskind, le principe aujourd'hui célèbre sous le nom de "principe holographique". Depuis 1997, il est repris suite à une percée théorique effectuée par un jeune physicien d'origine argentine, Juan Maldacena.








Cette approche rappelle le mythe de la caverne proposé par Platon dans "La République": la réalité pourrait n'être rien d'autre que des ombres projetées. Le principe repose sur l'idée que les évènements physiques qui se déroulent dans l'espace-temps à quatre dimensions dans lequel nous vivons ne sont que la projection des phénomènes qui se déroulent dans un Univers à cinq dimensions. Notre Univers ne serait que "l'hologramme" de cet espace à cinq dimensions et pour en "voir" les phénomènes, nous devons entrer dans la cinquième dimension. Pour prendre une image, quand nous regardons sur un écran des scènes filmées en trois dimensions, celles-ci n'y apparaissent qu'en deux dimensions, la troisième n'étant qu'une illusion. Les deux dimensions contiennent toutes les informations qui suscitent l'illusion d'un monde à trois dimensions. De même, un hologramme à deux dimensions encode les informations correspondant à l'objet réel à trois dimensions et l'hologramme à quatre dimensions qu'est l'espace-temps encode toute l'information qui détermine la structure et l'évolution de l'espace à cinq dimensions. C'est un peu comme si toute l'information qui caractérise la pièce dans laquelle je me trouve était localisée sur les murs (surface à deux dimensions).

Cette idée étonnante est discutée dans le cadre de ce qu'on appelle en théorie des cordes "la théorie M" ou encore la "correspondance "ADS/CFTdémontrée par Juan Maldacena.


En théorie des cordes, la correspondance AdS/CFT est une conjecture célèbre qui affirme l'équivalence entre une théorie gravitationnelle, à savoir la théorie des cordes au voisinage de l'horizon de certainstrous noirs et une théorie non-gravitationnelle, la théorie de Yang-Mills dans sa version supersymétrique. Elle a été formulée précisément pour la première fois par Juan Maldacena en 1997 puis clarifiée peu après par Edward Witten en 1998. Cette conjecture est la réalisation la plus réussie du principe holographique, une idée spéculative à propos de la gravité quantique, proposée à l'origine par Gerard 't Hooft puis améliorée et mise en avant par Leonard Susskind.

La correspondance AdS/CFT a entraîné une très intense activité d'une part dans sa vérification et d'autre part dans la recherche d'autres équivalences entre théories de cordes et théories de jauges. Il n'existe cependant pas encore de démonstration directe de sa validité.


 




Cette théorie a donc acquis une grande crédibilité après qu'en 1998 Edward Witten en ait construit une formulation mathématique rigoureuse.

Que veut dire ADS/CFT? Commençons par ADS. Ces sont les initiales de l'expression "anti-de Sitter" du nom de l'astronome et mathématicien néerlandais Willem de Sitter. Fasciné par la relativité générale, il a travaillé avec Einstein et dès 1917, il a tiré des équations une solution connue sous le nom de "espace de Sitter". Dans un espace anti-de Sitter, aux dimensions d'espace 3 dimensions dans notre Univers), il faut rajouter deux dimensions de temps, c'est ce qui est essentiel pour la suite..

Passons maintenant à CFT, qui veut dire "conformal Field Theory" ou "théorie conforme des champs". Il s'agit d'une théorie des champs, sans gravitation, en quatre dimensions.


La correspondance ADS/CFT établit une dualité entre entre un espace à 5 dimensions (la partie ADS) et l'espace-temps à 4 dimensions (la partie CFT). On retrouve l'idée des frères Bogdanov émise en 1991 sur l'existence d'une correspondance entre notre espace-temps à 4 dimensions et et, "au-dessus", un espace à 5 dimensions, à la différence importante près que notre espace à 5 dimensions est de type "De Sitter" (DS) et non "anti-de Sitter" (ADS). Cela veut dire que la dimension supplémentaire est une dimension d'espace et non une dimension temporelle comme pour le modèle ADS, ce qui donne un Univers à 4 dimensions d'espace et 1 dimension de temps. Cela entraîne en fait une nouvelle correspondance entre un Univers à 5 dimensions dont le temps fluctue entre le temps réel (dimension temporelle) et le temps imaginaire (dimension spatiale), et deux bords possibles à 4 dimensions. Le premier est l'espace-temps ordinaire (3 dimensions d'espace et une dimension de temps) et le deuxième est à 4 dimensions spatiales, l'instanton. (Le formalisme d'intégrale de chemin implique que lorsque l'on cherche des solutions de type instanton il est nécessaire de changer la signature de la coordonnée temporelle. On appelle ce procédé la rotation de Wick. Ainsi les instantons gravitationnels ne sont pas des métriques avec la signature lorentzienne usuelle +++- (3 dimensions d'espace et 1 dimension temps) mais plutôt euclidienne (4 dimensions de genre espace) ++++. Un instanton est donc une métrique euclidienne).

L'instanton à 4 dimensions encoderait toute l'information qui va déterminer le contenu et l'évolution de l'espace à 5 dimensions (celui qui peut-être (?) existait entre l'instant zéro et l'instant de Planck). L'application du principe holographique semble aller dans le sens de ce point de vue. Lubos Motl l'aurait même encouragée: "Votre idée de considérer la correspondance ADS/CFT en différentes signatures est clairement légitime et sous-étudiée. Différentes continuations des espaces ADS impliquent des topologies différentes sur le bord et en particulier, cette différence porte sur le caractère du bord, spécialement si l'on transforme en une dimension temporelle l'une des coordonnées normalement spatiale".


7) Théorie topologique des champs.

C'est l'instrument adopté par les frères Bogdanov pour décrire l'espace-temps euclidien à 4 dimensions, pseudo espace-temps dont le temps est imaginaire (Cependant, leur thèse a fait l'objet de beaucoup de critiques concernant la valeur scientifique à l'instar de http://membres.multimania.fr/casar/Les%20Bogdanof.htm). Regardons donc ce qu'il disent à propos de la théorie topologique des champs, outil construit à partir de 1998 par Edward Witten et plusieurs physiciens théoriciens, experts en théorie des cordes pour la plupart.


Pour l'essentiel, la théorie topologique des champs remplace les grandeurs physiques (naturellement variables), par des grandeurs invariantes, que l'on appelle des "invariants topologiques" et auxquels on associe généralement des nombres entiers (la topologie est l'étude des déformations spatiales par des transformations continues sans arrachages ni recollement des structures). A l'échelle zéro, tous les "champs" (température, courbure...), deviennent infinis. Il convient donc de décrire la singularité initiale, le point zéro à l'aide de chose qui ne varient pas, des "invariants mathématiques". C'est ainsi que dans le cadre de la théorie topologique, a pu être décelé, à l'origine du temps réel, l'existence d'un "indice topologique", qui a été appelé "invariant de singularité". C'est essentiellement un "nombre", une constante numérique qui dans l'hypothèse "Bogdanov", pourrait contenir le secret du codage de l'information à l'instant zéro.


8) Tout ceci a-t-il laissé des traces?

Ce sera l'objet du prochain article:"une première trace dans le feu du Big Bang".

Jusqu'à maintenant, nous avons progressivement vu apparaître un lien entre la temps imaginaire et l'instant zéro. Mais la notion de temps imaginaire recouvre-t-elle un réalité? Parmi les indices de son existence au commencement du temps, les premières "traces" (trace renvoie bien à l'idée de reliques), serait le fait que, tout juste avant le Big Bang, l'espace-temps était en équilibre thermodynamique. Commençons donc par retourner vers le brasier primordial!



Quelques liens spécifiques à cet article:

staff.science -hooft (prix nobel 1999 pour force électrofaible))

staff.science - blob hooft (comment devenir un bon physicien théoricien)

plus.maths.org _illusory-universe (avec maldacena)

sciexplorer.blogspot.fr _holographic-universe (hogan)

echelledejacob.blogspot -l'univers-est-un-hologramme.html


instanton

forums.futura-sciences.com -instantons-monopoles

wikipedia.org -Instanton

wikipedia.org -Instanton

 

théorie des cordes

wikipedia.org Théorie_M

wikipedia.org -Théorie_des_cordes

astrosurf.com/luxorion -"théorie du tout" 11dimensions.htm

wikipedia.org -Correspondance_AdS/CFT

 

théorie topologique des champs

htwikipedia.org -théorie_conforme_des_champs

tel.archives-ouvertes -théorie topologique des champs (thèse)

membres.multimania.fr -Les Bogdanof (examen critique)

liris.cnrs.fr/gdamiand -invariants topologiques

sma.epfl.ch -Invariants topologiques

 

relativité générale

rwikipedia.org -Correspondance_AdS/CFT (Univers_anti_de_Sitter)

wikipedia.org -Espace_anti_de_Sitter

fr.wikipedia.org -Espace_de_Sitter

 

principe holographique et univers holographique

frastronomy.blogspot.fr -le-principe-holographique

echelledejacob.blogspot.fr -lunivers-est-un-hologramme

sciexplorer.blogspot.fr _holographic-universe (hogan)

astro.fnal.gov/people -Hogan _et le bruit holographique

plus.maths.org _illusory-universe (avec maldacena)


relativité générale et boucles temporelles

futura-sciences.com -singularites-trou-de-ver-et-voyage-spatio-temporel

Frank Tipler

fr.wikipedia.org -Univers deGödel

hwikipedia.org -Causalité_(physique)

http://wikipedia.qwika.com/en2fr/Time_travel

http://fr.wikipedia.org/wiki/Voyage_dans_le_temps

wikipedia.qwika.com -employer de trous de ver?

strangepaths.com -boucles temporelles

forums.futura-sciences.com -cylindre-de-tipler-mythe-réalité

societe-perillos.com -voyage_temps

scribd.com -Machine-Explorer-a-Explorer-Le-Temps


dimensions

membres.multimania.fr -la cinquième dimension (esprit_de sciences_physiques)

arte.tv/fr -théorie des cordes et le cinquième dimension

iramis.cea.fr -cordes et supercordes ou le rêve d'einstein

fr.wikipedia.org -Théorie_de_Kaluza-Klein

aicardi.fr/Web1 -d'einstein à witten

forums.futura-sciences.com -cinquieme-dimension-de-kaluza-klein

www.lygeros.org -bergmann, einstein et la cinquième dimension

forum.planete-astronomie.com -geometrie-de-l-univers-a-11-dimensions

archive.numdam.org -géométrie à n dimensions, théorèmes

fr.wikipedia.org/wiki/Dimension_d'un_espace_vectoriel

don-et-compassion.com -le temps est la quatrième dimension

kosmos.chez-alice.fr -la quatrième dimension

fr.wikipedia.org -paradoxes et expériences de pensée

http://en.wikipedia.org/wiki/Unified_field_theory

lacleducoeur.org -la cinquième dimension

erenouvelle.nous-les-dieux.org -la cinquième dimension


variétés et espaces:

Métrique:

en.wikipedia.org -Wick_rotation

forums.futura-sciences.com -temps complexe

cspweb.forumpro.fr -contestation des bogdanov, temps-complexe

lejournaldudruide.blogspot.com -théorie pré espace temps et temps imaginaire

science-univers.qc.ca -l'origine de l'espace et du temps

mathematique.coursgratuits.net -calcul-tensoriel/metrique-et-signature

fr.wikipedia.org- métrique_de_Schwarzschild ludowalsh.com - métrique et Espace_Minkowski

encyclo.voila.fr -métrique_de_Friedmann-Lemaaî-Robertson-Walker

Bogdanov: état topologique espace-temps à l'insatnt zéro: ++++

forums.futura-sciences.com -lumiere-metrique-euclidienne?l

 

 

nombres complexes

 

Mes liens pour les articles "au commencement du temps"

pythacli.chez-alice.fr univers/premiereseconde

mathonautes.free -géométrie à 11 dimensions pour comprendre la genèse


15:02 Écrit par pascal dans bogdanov-le visage de dieu | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

30/03/2012

4-2) Au commencement du temps 4-2) Le passé peut-il encore exister?

 

 

 

 


Dans tous les articles de la rubrique "au commencement du temps", je souhaite approfondir ma réflexion sur "le visage de Dieu" écrit par les frère Bogdanov et celle de mon article dans mon blog de reflexions à travers le livre de Igor et Grichka Bogdanov: "Au commencement du temps".

Dans les articles précédents, j'ai fait un retour en arrière dans le passé jusqu'à l'instant zéro. ces articles m'ont permis de faire un saut dans l'histoire via les blogs et le articles que je déniche sur la toile, d'affiner mes connaissance sur la science et la recherche de l'Origine. Je trouve plaisir et jubilation à partager. Ces articles sont "ma lecture"  du livre des frères Bogdanov.


Mes articles déjà parus dans cette rubrique:

 

 

1) Dans les articles précédents, après avoir remonté le temps, à l'envers vers le passé depuis 2009, nous sommes arrivés à l'instant zéro.

"Au voisinage du mur de Planck et à fortiori avant, ces lois, dans le meilleur des cas, se transforment, et au pire, s'effondrent. Le singularité garde tout son mystère. Les physiciens n'ont pas la moindre idée (actuellement) de ce qu'elle est.

Pour Etienne Klein, on ne peut expliquer l'Origine de quelque chose en invoquant autre chose. On n'exprime l'être que par l'être et pas par du devenir. Si on dit qu'à l'Origine il y avait déjà ceci ou quelque chose, on n'explique pas l'Origine, sauf à invoquer que la chose a toujours été là, donc qu'il n'y a pas d'Origine. En fait, pour lui, la science ne peut dire que deux choses:

a) Il n'est pas prouvé que l'Univers a eu une Origine, qui serait le transit qui fait passer de l'absence de toute chose à au moins une chose.

b) Il n'est pas prouvé que l'Univers n'a pas d'Origine.

C'est donc, comme la question de Dieu (si on se réfère à des philosophes comme Kant), du domaine de l'indécidable au sens de Gödel.

Dans un tel contexte, l'approche mathématique proposée par les frères Bogdanov ne peut-elle pas fournir des indications dont on peut tirer des hypothèses nouvelles et peut-être déplacer les lignes de nos connaissances? "En prenant toutefois cette approche pour ce qu'elle est et rien d'autre: une hypothèse dont l'essence mathématique correspond à la nature mathématique de "l'objet" que nous cherchons à comprendre, la singularité initiale de l'espace-temps. En tout cas, elle me permet une réflexion concernant la science, la philosophie, l'épistémologie et un réflexions sur moi-même, ce que j'appelle le "soi", mon "intérieur" invisible par opposition au visible...Et je trouve ça plutôt jubilatoire..."


Le voyage est terminé, mais la fascination reste. Je poursuis ma lecture en compagnie des frères Bogdanov pour donner dans cet article et le prochains, "ma lecture" de leurs réflexions , analyses, commentaires et les impacts de cette vision de la plongée vers l'instant zéro (qu'ils viennent de présenter dans cette première partie de leur livre: "au commencement du temps").


Après cette étourdissante plongée dans le passé, le lecteur doit avoir certainement de nombreuses questions et interrogations: comment tout cela est-il possible? Ces choses ont pu apparaître irréelles ou complètement folles. La science, la physique théorique et les mathématiques sont-elles vraiment aussi éloignées de la réalité de tous les jours que ce qu'on pu lire par endroits, est-ce que ces hypothèses ahurissantes, cette prétendue fluctuation du temps, ces invraisemblables "instantons", cette idée finalement insensée d'un temps imaginaire au temps zéro, est-ce que tout cela a une chance d'être vrai?

Pour ma part, je pense que l'hypothèse est osée et qu'il faut bien réfléchir aux difficultés que présente Etienne Klein.

 

Qu'en est-t-il de l'Univers à l'instant zéro? Y a-t-il un rapport avec le commencement du temps?

La réponse viendra dans un prochain article, mais le lien avec le temps imaginaire est important.


La toute première réponse,  nous allons la chercher "sur le terrain". Nous revenons de la nuit

des temps après ce voyage fantastique. Posons nous la question presque naïve: est-ce que tout

nous avons découvert "là-bas" dans les brumes du passé, pourrait encore exister aujourd'hui sur

un autre plan? Ces évènements dont nous avons été témoins, tout cela s'est-il dissipé dans le

néant? Ou bien est-ce encore présent "quelque part" dans un ailleurs que nous ne pouvons pas

atteindre, mais qui, toutefois existerait bel et bien?


 


2) Le passé?

Le cône de lumière de la relativité restreinte:

 


 

Le passédes millions de siècles, Des milliards d'évènements, d'une portée immense, ou insignifiants. La naissance de notre soleil il y a près de 5 milliard d'années. Mais aussi, ma naissance. Le moment où j'ai décidé de partager ma lecture de ce livre et une infinité d'autres choses. Un infinité "d'évènements" comme on les nomme dans la théorie de la relativité. Tous ces évènements sont situés à l'intérieur d'un "cône de lumière cosmologique", un immense cône dont l'enveloppe est apparue avec le mur de Planck, mais dont le sommet, perdu dans les "brumes" qui régnaient derrière le mur de Planck, se confond avec la singularité initiale. La théorie de la relativité nous le dit: l'histoire de tous les évènements se déroule selon les "lignes d'Univers" à l'intérieur du cône. Mais, dans ce cas, jusqu'à quel point tous les évènements visibles long des lignes d'Univers existent-ils encore? Une seconde vient de s'écouler, puis une autre, et une autre encore... Le moment qui précède l'instant présent recule lentement, s'enfonce dans la passé de plus en plus loin. Ce moment ne reviendra jamais plus. Mais alors, où est-il donc maintenant?


2) Le passé existe-t-il encore? Le futur existe-t-il déjà?


passé, présent, futur, lequel choisir?


Les physiciens semblent penser que tous les temps (passé, présent, futur), coexistent au sein d'une réalité temporelle unifiée, qui s'étend, comme un paysage dans l'espace), comme le dit Paul Davies dans sont livre "Comment construire une machine à explorer le temps".

Depuis la théorie de la relativité d'Albert Einstein, nous savons que le temps est élastique, et les physiciens étudient aujourd'hui très sérieusement la possibilité de construire une machine à explorer le temps. Avec beaucoup d'humour, Paul Davies explique que pour visiter le futur, il suffit d'une navette spatiale capable de se déplacer à une vitesse proche de celle de la lumière. Quant au voyage dans le passé, le mieux serait de dénicher un trou de ver que l'on pourrait traverser. Mais si le voyage dans le temps est réellement possible, dans ce cas, pourquoi les touristes du futur n'affluent-ils pas chez nous ?


Cette idée, très troublante, peut heurter le bon sens. Comment le passé et le futur pourraient-ils donc exister en même temps que le présent?

Einstein lui-même a fini de se persuader, vers la fin de sa vie, que le temps était une illusion et que les évènements du passé ne disparaissaient jamais, qu'ils continuaient d'être là. Après la disparition de son ancien camarade à l'Ecole polytechnique de Zurich, le physicien Michelangelo Besso, "voici ce qu'il écrivit": "Pour nous, physiciens dans l'âme, la distinction entre le passé, le présent et le futur, ne garde que la valeur d'une illusion, si tenace soit-elle".


Déjà, en 1952, dans son merveilleux petit ouvrage intitulé La Relativité, Il avait abordé la même idée: "Puisque dans cette structure à quatre dimensions (l'espace-temps), il n'existe plus de section qui représente objectivement le présent, les notions de passé et de futur, sans être totalement disqualifiées, deviennent toutefois moins claires. Par conséquent, il apparaît plus naturel de penser la réalité physique comme un tout existant en quatre dimensions plutôt que sous la forme d'un objet à trois dimensions soumis à une évolution, comme cela a été le cas jusqu'ici".


L'idée des frères Bogdanov est de dire: "Comme un tout? peut-être bien. Mais à condition de d'appréhender ce tout non pas en temps réel mais dans un temps autre: le temps imaginaire. Dans ce cas, parfaitement maîtrisable du point mathématique, nous sommes conduits à une saisir saisie purement topologique du temps, ce qui nous permet de le "voir" dans sa totalité. Et d'imaginer de possibles déplacements d'un point à un autre de cette totalité euclidienne où tous les évènements du temps (qu'ils soient présents ou à venir), coexistent bel et bien, comme des lieux-dits sur une carte géographique? Simplement, puisque nous décrivons le paysage en temps imaginaire, au lieu d'être des évènements séparés par du temps réel, nous avons cette fois affaire à des "pseudo-évènements" séparés par des distances dans l'espace".

C'est le sens et la puissance qu'on peut dégager d'une nouvelle approche développée par Edgar Witten depuis 1988 dans la théorie topologique des champs (extrait: Les théories topologiques ont été introduites par Witten il y a une vingtaine d'années et possèdent un lien très étroit avec les mathématiques : leurs observables sont des invariants topologiques de la variété d'espace-temps étudiée. Dans ce mémoire, nous nous intéressons en premier lieu à une théorie de Yang-Mills topologique).

Dans wikipedia, on trouve: "Le mot «topologie» vient de la contraction des noms grecs topos et logos qui signifient respectivement « lieu » et « étude ». Elle signifie l'« étude du lieu » et s’intéresse donc à définir ce qu’est un lieu (appelé aussi « espace ») et quelles peuvent en être les propriétés. La topologie s’intéresse plus précisément aux espaces topologiques et aux applications qui les lient, dites « continues ». Elle permet de classer ces espaces, notamment les nœuds, entre autres par leur dimension et elle s’intéresse aussi à leurs déformations. Les espaces métriques ainsi que les espaces vectoriels normés sont des exemples d’espaces topologiques".

Une propriété topologique est une propriété possédée par une structure qui est préservée dans toutes les transformations continues de cette structure. Partant d'un tore, on le retrouvera après diverses manipulations topologiques.

La topologie est indépendante des déformations, la topologie d'un objet ne change pas avec le temps.  En généralisant cette propriété, la théorie topologique des champs a permis aux Bogdanov "d'entrevoir un début de solution pour l'origine de l'espace-temps": Si la singularité initiale ne change pas avec le temps, elle peut être décrite (dans le cadre de la théorie topologique des champs (voir celles de type Witten: Une autre moyen de garantir les conditions caractérisant une théorie topologique est de partir d’une action classique qui est un invariant topologique de la variété d’espace-temps considérée.Contrairement à une théorie de type Schwarz, l’action classique est définie comme l’intégrale sur une variété de dimension d’une dérivée totale... L’exemple le plus simple d’une théorie de type Witten est la théorie de Yang-Mills) grâce à un invariant, un "indice" en langage mathématique, qu'ils ont appelé "l'indice de singularité" (« La singularité est dangereuse en tout. » Fénelon, Lettre à l’Académie).


Il devient alors possible d'accéder à une lecture topologique des évènements, qui cessent d'être des évènements, mais qui deviennent des points en temps imaginaire (dans le forum, on trouve:Le débat est en effet ouvert : Hawking, Gell-Mann, Gibbons et d'autres pensent que le temps réel peut vraiment devenir imaginaire dans certaines situations décrites par la gravitation quantique). Dans ses écrits Einstein avait souvent dit que le temps est une illusion. Le physicien théoricien Thibault Damour, membre de l'Académie des sciences, professeur à l'Institut des hautes études scientifiques parvient à la même conclusion dans un ouvrage qui lui est consacré: si Einstein m'était conté. Il y énonce que la seule interprétation possible est la suivante: "Le temps n'existe pas". Dans un entretien réalisé en juillet 2003, il va même encore plus loin (Sud-Ouest, 29 décembre 2005): "le message aujourd'hui oublié de la théorie d'Einstein, c'est que le temps est une illusion, si tenace soit-elle. Croire que l'Univers a 13 milliards d'années, qu'il y a un passé, un présent et un futur, n'est pas confirmé par la structure mathématique de la théorie d'Einstein. Celle-ci nous dit qu'il faut voir les choses dans l'espace-temps qui est un bloc. Si les gens comprennent ce message de la physique moderne, ils pourront avoir une conception différente de leur vie".

J'ai relevé aussi dans psycho-energie.fr (propos sur-l'univers par Thibault Damour):

"Q? pourra-t-on, un jour, voyager dans le temps ?

TD :Tout à fait. Sur le plan conceptuel, on sait que c'est possible : l'espace­-temps d'Einstein permet de faire des sauts dans l'avenir. Je pourrais très bien, sur le papier, grimper dans une fusée, voyager à grande vitesse, et revenir : quand je sortirais, une heure plus tard à ma montre, il se serait écoulé X milliers ou millions d'années sur Terre. Evidemment, c'est difficile à croire, car si vous pensez sérieusement qu'il est possible de sauter quasi instantanément de 2010 jusqu'en 2070 (ou 20700, ou ... ), cela veut dire que 2070 (ou 20700 ... ) existe déjà !  Ce qui implique que le futur coexiste avec le présent. Maintenant, si vous me demandez : peut-on effectuer ce voyage, pratiquement ? La réponse est non (*). Parce que l'énergie brûlée pour le faire coûterait trop cher : il faudrait sans doute transformer toute la Terre en carburant, peut-être même la masse des planètes qui nous entourent. Mais peu importe : le fait que ce voyage est possible en principe me paraît plus important que sa réalité technologique".


Alors, dans ce droit fil des convictions d'Einstein, ne peut-on pas envisager de suivre les frères Bogdanov et concevoir comment les évènements cités dans tous les articles qui ont précédé -"notre marchande de journaux, la visite de la tour Eiffel par la princesses Margaret dans les années cinquante, la visite de l'Exposition universelle de 1900 par Edison, tout comme, bien plus loin  dans le gouffre du temps, l'ahurissante présence des dinosaures sur la colline du Trocadéro..."- comment tout cela, donc est "encore là, existant bel et bien dans les brumes du passé.


3) Le problème de Fermi.

Maintenant, examinons un autre aspect de cette question: "sentir" la persistance des choses du passé!

 

 

 

 

lacosmo.com -le rayonnement fossile.

L'époque la plus lointaine, le big bang se manifeste à nous lorsque nous allumons notre poste de télévision. Comment? Environ un photon sur dix qui scintille sur l'écran lorsqu'il n'y a pas d'image a été émis durant l'immense flash originel. Après s'être séparés des particules de matière, 380 000 ans plus tard, ces photons du commencement ont continué leur course  pendant plus de 13 milliards d'années avant d'atterrir sur l'écran.

Un autre exemple de persistance? Chaque fois que nous avalons un verre d'eau, nous ingurgitons des noyaux d'atomes d'hydrogène qui ont été fabriqués durant les trois premières minutes de l'Univers, alors qu'il n'y en n'a pas eu après.


Enrico Fermiprix Nobel de physique 1938 fut tracassé par un phénomène "casse-tête" connu aujourd'hui sous le nom de "théorème du dernier souffle de César". Fermi aimait par dessus tout donner à ses élèves des problèmes paradoxaux, nécessitant peu de calculs mais une bonne dose de réflexion. Ce théorème est un calcul, plutôt stupéfiant, apportant le "preuve" que nous inspirons tous au moins une particule d'air expirée par César au moment de son assassinat par Brutus!

Le physicien anglais James Jeans, qui semble-t-il, fut le premier à proposer ce problème dans son Introduction à la théorie cinétique des gaz en 1940 l'a présenté ainsi:
«On sait qu’un homme inspire environ 400 cm3 d’air à chaque respiration, et donc un seul 
souffle d’air respiré doit contenir environ 10puissance22 molécules. La totalité de l’atmosphère terrestre contient environ 10puissance44 molécules. Ainsi une molécule est dans le même rapport avec un souffle d’air respiré que ce dernier avec toute l’atmosphère terrestre. Si nous supposons que le dernier souffle de, disons, Jules César s’est complètement dispersé à l’heure actuelle dans l’atmosphère, alors il y a des chances que chacun d’entre nous inhale une molécule de ce souffle à chaque inspiration. Les poumons humains contiennent environ 2000 cm3 d’air si bien qu’il y a des chances pour qu’il y ait dans les poumons de chacun d’entre nous environ cinq molécules du dernier souffle de Jules César. »

Jeans précisait: "Il y a des chances pour qu'il ait dans les poumons de chacun d'entre nous environ cinq molécules du dernier souffle de Jules César" et Fermi soulignait même, preuve mathématique à l'appui, qu'à chaque instant nous respirions des atomes qui étaient passés par les narines des tyrannosaures, 100 millions d'années plus tôt.


 

A propos de ce théorème, lerepairedessciences.fr fait remarquer que "le problème fondam