15.05.2012
Au commencement du temps 4-7) l'étrange expérience d'Aspect.
4-7) Au commencement du temps 4-7) l'étrange expérience d'Aspect.
cerimes.fr: Des objections d'Einstein aux photons jumeaux : une nouvelle révolution quantique ?
Dans tous les articles de la rubrique "au commencement du temps", je souhaite approfondir ma réflexion sur "le visage de Dieu" écrit par les frères Bogdanov et celle de mon article dans mon blog de reflexions à travers le livre de Igor et Grichka Bogdanov: "Au commencement du temps".
Dans les articles précédents, j'ai fait un retour en arrière dans le passé jusqu'à l'instant zéro. ces articles m'ont permis de faire un saut dans l'histoire via les blogs et le articles que je déniche sur la toile, d'affiner mes connaissance sur la science et la recherche de l'Origine. Je trouve plaisir et jubilation à partager. Ces articles sont "ma lecture" du livre des frères Bogdanov.
Mes articles déjà parus dans cette rubrique:
Au-commencement du temps 3-2) 1979-1830 le film de l'univers vu à l'envers - étape 2
Au commencement du temps 3-3) Des figuiers Romains au Trocadéro: étape 3
Au commencement du temps -3-4) dans l'abime du temps (-15000 à -65 millions-d-années)
Au commencement du temps 3-5) des araignées géantes sur la colline de chaillot (-80 à 500 millions d'années)Au commencement du temps 3-6) paris au fond de l'océan (530 millions à 3,5 milliards d'années)
monblogdereflexions: l'affaire Bogdanov un de mes premiers articles
Au commencement du temps 4-1) comment tout cela est-il possible?
Au commencement du temps 4-2) Le passé peut-il encore exister?
Au commencement du temps 4-3) La cinquième dimension
Au commencement du temps 4-4) une première trace dans le feu du big bang
1) Après avoir remonté le temps à l'envers vers le passé depuis 2009, nous sommes arrivés à l'instant zéro dans l'article 3-11).
"Au voisinage du mur de Planck et à fortiori avant, ces lois, dans le meilleur des cas, se transforment, et au pire, s'effondrent. La singularité garde tout son mystère. Les physiciens n'ont pas la moindre idée (actuellement) de ce qu'elle est.
Pour Etienne Klein, on ne peut expliquer l'Origine de quelque chose en invoquant autre chose. On n'exprime l'être que par l'être et pas par du devenir. Si on dit qu'à l'Origine il y avait déjà ceci ou quelque chose, on n'explique pas l'Origine, sauf à invoquer que la chose a toujours été là, donc qu'il n'y a pas d'Origine. En fait, pour lui, la science ne peut dire que deux choses:
a) Il n'est pas prouvé que l'Univers a eu une Origine, qui serait le transit qui fait passer de l'absence de toute chose à au moins une chose.
b) Il n'est pas prouvé que l'Univers n'a pas d'Origine.
C'est donc, comme la question de Dieu (si on se réfère à des philosophes comme Kant), du domaine de l'indécidable au sens de Gödel.
Dans un tel contexte, l'approche mathématique proposée par les frères Bogdanov ne peut-elle pas fournir des indications dont on peut tirer des hypothèses nouvelles et peut-être déplacer les lignes de nos connaissances? "En prenant toutefois cette approche pour ce qu'elle est et rien d'autre: une hypothèse dont l'essence mathématique correspond à la nature mathématique de "l'objet" que nous cherchons à comprendre, la singularité initiale de l'espace-temps. En tout cas, elle me permet une réflexion concernant la science, la philosophie, l'épistémologie et un réflexions sur moi-même, ce que j'appelle le "soi", mon "intérieur" invisible par opposition au visible...Et je trouve ça plutôt jubilatoire..."
Nous nous sommes d'abord demandés au chapitre 4-1): comment tout cela est-il possible? et au chapitre 4-2): "le passé peut-il encore exister"?.
Nous avons ensuite examiné les traces que nous pouvons aujourd'hui retrouver de ce instant primordial.
Nous avons d'abord pénétré au chapitre 4-3: dans la cinquième dimension! En effet, Depuis Einstein, nous avons pris l'habitude de notre espace-temps quotidien à quatre dimensions, trois dimensions d'espace et une dimension de temps. Sur l'axe temporel, c'est le temps linéaire que l'on connait dans ce monde. Et la cinquième dimension? Nous avons vu dans l'article 3-10) l'instant zéro, qu'on peut imaginer que l'immense force de gravitation qui règne à l'âge de Planck finit par faire basculer cette droite, qui pivote alors de 90° dans le plan complexe. Elle devient non plus réelle, mais imaginaire pure. C'est ce qui a pu se passer pour le temps, avant le Big Bang.
Une deuxième trace se trouve dans le feu du Big Bang lui-même.
Dans le chapitre 4-5) l'Univers est-il rond?, nous avons cherché une autre trace dans la forme de l'Univers, et dans le chapitre 4-6, dans les profondeurs mystérieuses, vaguement inquiétantes de l'énergie noire.
2) Une visite à l'institut d'optique de l'université d'Orsay en 1981.
Ce jour-là, les frères Bogdanov se trouvaient à l'université d'Orsay, au fond du laboratoire d'un jeune physicien encore inconnu, Alain Aspect. "Perpétuellement accoutré d'une blouse très blanche, le visage barré d'une moustache sévère, il s'apprêtait à réaliser pour nous - pour "temps X" - une nouvelle série d'expériences avec son étrange "machine".
Le paradoxe EPR et l’expérience d’Aspect
L’on sait que la physique quantique, contrairement à la physique classique, veut que dans le monde microscopique il soit impossible de connaître simultanément plusieurs propriétés d’une particule (principe d’incertitude de Heinsenberg) Tout ce qu’on peut déterminer, ce sont les probabilités statistiques de mesurer chaque propriété.
Albert Einstein s'est opposé toute sa vie à cette idée, refusant de croire qu’une théorie fondamentale ait recours aux probabilités. Il a donc essayé de concevoir des expériences de pensée afin de montrer à Niels Bohr – l’un des premiers quanticiens - qu’il avait tort. Il a donc imaginé, avec deux autres physiciens, Podolsky et Rosen une expérience qui devait contredire les théories quantiques.Ainsi, en 1935, Einstein, Podolsky et Rosen (EPR), émettent l’idée d’états quantiques dits « intriqués », dans lesquels on suppose que des particules sont corrélées indépendamment de la distance qui les sépare. L’exemple connu est celui des deux photons
qui sont émis ensemble puis séparés. En exerçant un champ magnétique sur l’un, cela entraîne la polarisation de l’autre. Ainsi, ce qui advient à l’un advient à l’autre avec une simultanéité parfaite. En d’autres termes, si je mesure les propriétés d'une des deux particules, je peux connaître automatiquement les propriétés de sa « jumelle éloignée », ce qui implique que « l’influence » constatée dans l’expérience EPR se propagerait plus vite que la lumière, ce qui est en contradiction avec la théorie de la relativité restreinte d’Einstein.A l’époque, Einstein, Podolsky et Rosen concluent que la théorie quantique est incomplète et ne peut expliquer la « réalité ».

"A première vue, la machine n'était qu'un appareillage comme beaucoup d'autres en sciences: des câbles de différentes couleurs, des bobinages cuivrés, des lentilles en réseau. Et pourtant...nous ne le savions encore, mais sous nos yeux allait se dérouler l'une des expériences les plus importantes de la physique." Cette prouesse allait faire le tour du monde et faire valoir à son auteur la gloire et les récompenses: la médaille albert Einstein,
le prix wolf...
Ce dont les Bogdanov ne se doutaient pas non plus, c'est que l'étrange expérience d'Aspect allaient leur fournir un indice expérimental fort de l'existence du temps imaginaire à l'échelle infinitésimale et (curieusement) donner en partie raison à Einstein.
liens: physinfo.org/Info_Quantique -EPR: Déterminisme ou probabilisme, réalisme ou positivisme ?
cerimes.fr(vidéo) -alain aspect: une-nouvelle-revolution-quantique
polytechnique.edu -coup-de-foudre-pour-alain-aspect (polytechnique)
sciencesetavenir.fr -la-lumiere-stoppee-et-recreee (12-06-2008)
leblogdekali.blogs -le paradoxe EPR et l'expérience d'aspect
futura-sciences.com -un-tour-de-magie-quantique-dans-le-passe-avec-des-photons-intriques
laser50ans-bretagne.fr -à la lumière du laser
rts.ch/video -interview-de-alain-aspect-physicien
www2.cnrs.fr/jourrnal -Alain Aspect Un éclaireur dans la lumière
futura-sciences.com -aprés la médaille d’or du CNRS en 2005, le-prix-wolf-recompense-alain-aspect
ifraf.org -alain aspect lauréat de la médaille Albert-Einstein
science.gouv.fr -alain aspect dans la portail de la science
letemps.cf -L'homme qui donna tort à Einstein
colloquefairecorps.wizboosite.com -intrication et désintrication
franceculture.fr (vidéo): -le jeudi 3 février 2011 avec la présence d'alain aspect
info.france2.fr -alain aspect (sans-physique-quantique-pas-d-ordinateurs)
videotheque.cnrs.fr -alain aspect
ch.hubert.pagesperso -expérience d'aspect (simple)
fr.wikipedia.org - expérience de pensée: Chat deSchrödinger
wikipedia.org -Olivier_Costa_de_Beauregard
3) La machine d'Aspect.
3-1) Les expériences: Alain Aspect a donc montré quelque chose d'ahurissant pour 1981, que deux photons, qui défie les lois de la physique: deux photons, apparemment séparés par une grande distance (ici 12 m, mais elle peut être beaucoup plus longue), ne le sont jamais et continuent d'interagir malgré l'espace qui les sépare, comme s'ils échangeaient instantanément des informations. Comme si pour eux, ni le temps ni l'espace n'avaient d'existence. Et pourtant...
Dans Wikipédia on lit: a) L'intrication quantique est un phénomène qui a été pour la première fois mis en évidence par Erwin Schrödinger en 19351.
La mécanique quantique stipule que deux systèmes quantiques différents (deux particules par exemple) ayant interagi, ou ayant une origine commune, ne peuvent pas être considérés comme deux systèmes indépendants. Dans le formalisme quantique, si le premier système possède un état
et le second un état
, alors le système intriqué résultant est représenté par une superposition quantique du produit tensoriel de ces deux états :
. Dans cette notation, il apparaît nettement que l'éloignement physique des deux systèmes ne joue aucun rôle dans l'état d'intrication (car il n'apparaît aucune variable de position). L'état quantique intriqué reste identique — toutes choses étant égales par ailleurs — quel que soit l'éloignement des deux systèmes.
Par conséquent, si une opération de mesure est effectuée sur ce système quantique intriqué, alors cette opération est valable pour les deux systèmes composant l'intricat : les résultats des mesures des deux systèmes sont corrél
b) Ce résultat a profondément choqué Albert Einstein qui avait une vision réaliste locale de la physique. Cette vision mène à la conclusion que si l'acte de mesure influe sur les deux systèmes, c'est qu'il existe alors une influence se propageant d'un système à l'autre, à une vitesse ne pouvant excèder celle de la lumière. Or le formalisme quantique prévoit que l'influence de l'acte de mesure sur les deux composantes d'un système intriqué est instantané, quel que soit l'éloignement des deux composantes.
Toujours en 1935, Albert Einstein, Boris Podolsky, et Nathan Rosen (E.P.R.) ont alors imaginé une expérience de pensée qui, si on estimait que les états intriqués existent réellement, mène à un paradoxe : soit une influence se déplace plus vite que la lumière (non-causalité), soit la physique quantique est incomplète. Aucun des deux termes de l'alternative n'était acceptable à l'époque, d'où le paradoxe.
Ce paradoxe était d'une grande importance historique, mais n'a pas eu de retentissement immédiat. Seul Niels Bohr a pris au sérieux l'objection apportée par ce paradoxe, et a tenté d'y répondre. Mais cette réponse était d'ordre qualitatif, et rien ne permettait de trancher de manière indubitable entre les deux points de vues. Ainsi, la réalité de l'intrication restait alors une question de point de vue sans support expérimental direct, l'expérience EPR n'étant pas réalisable (à cette époque) en pratique.
En effet, deux obstacles majeurs s'opposaient à la réalisation de cette expérience : d'une part les moyens techniques de l'époque étaient insuffisants, mais aussi (et surtout) il n'y avait apparemment aucun moyen de mesurer directement (par des critères quantitatifs) les effets EPR.
c) Les choses sont restées à peu près en l'état jusqu'en 1964. Le physicien irlandais John Stewart Bell publia alors un article dans lequel il mit en évidence des effets quantitatifs et mesurables des expériences de type EPR. Ce sont les fameuses inégalités de Bell. Ces inégalités sont des relations quantitatives que doivent vérifier les corrélations de mesures entre systèmes qui respectent totalement la causalité relativiste. Si ces inégalités sont violées, alors il faut admettre des influences instantanées à distance.
Ces inégalités permettaient de lever un des deux obstacles à la réalisation d'expériences EPR. Mais en 1964, les moyens techniques étaient toujours insuffisants pour mettre en place concrètement ce type d'expérience.
d) La réalisation d'expériences EPR a commencé à être techniquement envisageable à partir de 1969, un article ayant été publié montrant la faisabilité d'une expérience...
3-2) Le problème avec ces expériences était notamment une source de particules intriquées peu fiable et à faible débit, ce qui nécessitait des temps d'expériences s'étendant sur plusieurs jours en continu. Or, il est excessivement difficile de maintenir des conditions expérimentales constantes et maîtrisées sur un temps aussi long, surtout avec des expériences aussi délicates.
En 1980, il manquait donc encore une expérience décisive vérifiant la réalité de l'état d'intrication quantique, sur la base de la violation des inégalités de Bell.
Alain Aspect a spécifié son expérience pour qu'elle puisse être la plus décisive possible, c'est-à-dire :
- Elle doit avoir une excellente source de particules intriquées, afin d'avoir un temps d'expérience court, et une violation la plus nette possible des inégalités de Bell.
- Elle doit mettre en évidence non seulement qu'il existe des corrélations de mesure, mais aussi que ces corrélations sont bien dues à un effet quantique (et par conséquent à une influence instantanée), et non à un effet classique qui se propagerait à une vitesse inférieure ou égale à celle de la lumière entre les deux particules.
- Le schéma expérimental doit être le plus proche possible du schéma utilisé par John Bell pour démontrer ses inégalités, afin que l'accord entre les résultats mesurés et prédits soit le plus significatif possible.
La suite fait maintenant partie du patrimoine scientifique. Alain Aspect a donné des explications en public au cours d'une Conférence donnée à l'IAP le 2 mai 2007.
4) l'inséparabilité quantique
Ainsi Aspect était arrivé à mettre sur un plan expérimental l'expérience de pensée EPR qu'on pouvait penser à priori seulement imaginer "spéculation théorique" et de l'ordre des réflexions métaphysiques expérience qui n'aurait pu être conçue sans Jonh Bell. En 1981, les frères Bogdanov rencontraient au CERN Jonh Bell, proche de Roman Jackiw, l'un des examinateurs de leur thèse. Bell et Jackiw sont devenus célèbres pour avoir découvert en 1969 la fameuse "anomalie de Bell-Jackiw", à la base du modèle standard des particules élémentaires. Cinq ans plus tôt, bell avait achevé la construction de son édifice théorique bourré d'équations compliquées, les inégalités de Bell. Bell avait pour objectif de réfuter le point de vue d'Einstein à propos du paradoxe EPR, conçu pour "épingler" une propriété nouvelle de la théorie quantique dont le coup d'envoi avait été lancé en 1927, lors du grand congrès de Solvay sous l'égide de Niels Bohr. Einstein, qui avait souvent des discussions houleuses avec Bohr, trouvait beaucoup de choses contestables dans cette théorie malgré le fait qu'il en avait lui-aussi été à l'origine. En particulier, que veut dire "non-séparabilité? Que deux particules issues d'une même source ne puissent pas être séparées quelque soit leur distance apparente, Einstein jugeait cette conclusion inadmissible, elle conduisait inévitablement à la disparition du temps et de l'espace.

liens: video.google.fr/videoplay -intrication quantique
owl-spip.ch -non-séparabilité et inégalités de Bell http://www.wolfram.com/cdf-player/
aflb.ensmp.fr -Non sparabilit et rétrocausation OLIVIER. COSTA DE BEAUREGARD
molaire1.perso.sfr.fr -non séparabilité quantique
forums.futura-sciences.com -non-separabilite
chaouqi.net -la-non-separabilite
astronomes.com -le paradoxe epr et la non-séparabilité
gerp.free.fr -non séparabilité et parapsychologie
universalis.fr -separabilite-et-non-separabilite (le débat einstein-bohr)
www.science-et-magie.com -la survie et inséparabilité
charlatans.info -confusion quantique
rmitte.free.fr/science -et le réel alors?
leplus.nouvelobs.com -du-quantique-au-classique-que-percevons-nous-reellement-du-monde
ungraindesable.blogspot.fr -l'émergence
http://espritscience.blogspot.fr/2010/01/forme-et-interpr...
www.beebac.com -L'intrication quantique, ou le rêve de la communication instantanée
hypnose-psy.com -hypno création quantique
5) Les variables cachées?
Einstein était persuadé qu'il devait exister ce qu'il appelait des "variables cachées" dans la nature qu'il suffisait de connaître pour venir à bout de ce problème embarrassant de communication instantanée. Et du même coup retrouver le comportement déterministe de la nature. La réponse de Bell, un demi-siècle plus tard, très subtile, a montré que l'existence de "variables cachées" entrait en contradiction avec la mécanique quantique. Bernard d'Espagnat savait que le "théorème de Bell" pouvait être vérifié expérimentalement. Et c'est ce qui l'a poussé à confier à Alain Aspect la responsabilité de mener et de réussir de manière éclatante,comme nous l'avons vu, la fameuse expérience (D'Espagnat fut directeur du Laboratoire de physique théorique et des particules élémentaires à l'Université Paris-Sud 11 à Orsay (1980-1987). Il a en particulier contribué à éclaircir les enjeux théoriques des expériences d’Alain Aspect sur le paradoxe EPR).
Mais, comment la comprendre? Les physiciens sont parvenus à se mettre d'accord sur les résultats et leur interprétation, mais ont-ils vraiment saisi la signification profonde de ce mystérieux phénomène de non-localité?
liens: fr.wikipedia.org -variable cachée
forums.futura-sciences.com -variables-cachees-non-locales
fr.wikipedia.org/wiki Théorie_de_De_Broglie-Bohm (à variables cachées)
forums.futura-sciences.com -epr, Aspect, non-localité et variable cachée
techno-science.net -paradoxe EPR et intrication (interprétations)
6) De la non-localité au temps imaginaire...
| hypno création quantique (et temps imaginaire?)
|
*Dés 1978, les deux physiciens théoriciens Jonh F. Clauser et Abner Shimony résumaient l'état d'esprit de l'époque: "L'on peut maintenant affirmer avec une confiance raisonnable que, soit la thèse du réalisme, soit l'idée de localité doit être abandonnée. Quel que soit le choix, il va changer radicalement nos conceptions de l'espace-temps?"
*Où en est-on actuellement? ...
Avec technoscience.net: Toutefois, si ces expériences impliquent que l'on renonce à l'une des trois hypothèses (on s'est décidé pour la localité), elle ne permettent nullement la transmission d'un signal plus vite que la lumière (sans quoi d'ailleurs soit la causalité, soit la relativité serait violée).
Un enthousiasme encombrant
Un colloque organisé de façon hâtive à Cordoue — non par des physiciens, bien que plusieurs fussent invités — fut l'occasion pour un certain nombre de " parapsychologues " ou spécialistes des " sciences occultes " de se réclamer de cette expérience pour alléguer de la possibilité théorique de phénomènes comme télépathie, télékinésie et autres, au milieu de physiciens qui ne pouvaient démentir. Cette excitation explicable sans doute par la nouveauté du propos se calma par la suite, et l'effet EPR fait aujourd'hui partie du quotidien de la physique.
Des conclusions plus sereines
- Les points établis par cette expérience sont les suivants
- Les inégalités de Bell sont violées (ce qui implique que l'hypothèse de localité est fausse) ;
- Il n'existe donc pas de variables cachées locales (c’est-à-dire attachées aux particules) contrairement à ce qu'espérait Einstein (en revanche, l'expérience n'exclut pas les théories à variables cachées non-locales) ;
- Si on veut conserver l'hypothèse d'une limite à la vitesse de transmission d'une information (c, vitesse de la lumière), il faut admettre que deux particules créées conjointement, même géographiquement séparées, peuvent continuer à se comporter comme un système unique (non-localité).
Finalement le principe de causalité reste valable, mais on ne peut considérer les destins des deux particules comme des événements distincts, ayant ou non un rapport de cause à effet.
Interprétation romanesque
Le chercheur Etienne Klein donne une métaphore très touchante de l'effet EPR: Deux coeurs qui ont interagi dans le passé ne peuvent plus être considérés de la même manière que s'ils ne s'étaient jamais rencontrés. Marqués à jamais par leur rencontre, ils forment un tout inséparable. Si cette interprétation n'améliore pas forcément la compréhension physique du phénomène, elle brise le mythe selon lequel les scientifiques sont dépourvus de sentiments.
*Curieusement, ne peut-on retrouver ici Einstein, qui a raison d'affirmer que l'inséparabilité quantique viole les contraintes habituelles de l'espace-temps. Mais que se passe-t-il lorsque le temps de notre Univers devient imaginaire? En temps imaginaire, il n'existe plus d'échelle, plus aucune distance mesurable. Dans un tel espace, avec une telle métrique, les points ne sont plus séparés de manière définie et les particules élémentaires (apparemment séparées dans le temps réel), ne le sont plus. Une autre manière de "résoudre" le paradoxe EPR? Voir les objets à l'échelle quantique comme liés par une sorte "d'effet tunnel" en temps imaginaire? On reste cependant sur une relation non-locale entre les phénomènes pouvant être parfaitement être localisés et identifiés dans l'espace-temps.
liens: techno-science.net -le temps pourrait devenir une dimension d'espace
lejournaldudruide.blogspot.fr -les-theories-pre-espace-temps
strange-univers.over-blog.com -Le_temps_nexiste_pas
forum.orange.fr -einstein et la mécanique quantique...
forums.futura-sciences.com -variables-cachees-non-locales
7) La vision d'Einstein.
a) A propos du concept de non-localité qui avait tant chagriné Einstein, les frères Bogdanov pensent qu'avec ses fameuses variables cachées, Einstein avait en tête des variables "non locales". Or, c'est justement ce qu'apporte le temps imaginaire, qui apparaît comme une variable cachée (en 1935 personne n'avait en effet la moindre idée de ce que pouvait être un temps imaginaire). Surtout, elle est non locale, par construction en fait, en raison de sa nature topologique. Si c'est la cas, il pourrait y avoir une "réhabilitation" des variables cachées d'Einstein, après sa fameuse erreur de la constante cosmologique, dont on a vu qu'elle est aujourd'hui partiellement résorbée par les évènements récents qui entourent l'énergie noire. Et cela pourrait amener une fascinante confirmation de l'existence d'une dimension de temps imaginaire à l'échelle de Planck.
b) La notion de non-localité s'inscrit dans une famille de phénomènes généraux appelée "effet tunnel". "L'effet tunnel désigne la propriété que possède un objet quantique de franchir une barrière de potentiel même si son énergie est inférieure à l'énergie minimale requise pour franchir cette barrière. C'est un effet purement quantique, qui ne peut pas s'expliquer par la mécanique classique. Pour une telle particule, la fonction d'onde, dont le carré du module représente la densité de probabilité de présence, ne s'annule pas au niveau de la barrière, mais s'atténue à l'intérieur de la barrière, pratiquement exponentiellement pour une barrière assez large. Si, à la sortie de la barrière de potentiel, la particule possède une probabilité de présence non nulle, elle peut traverser cette barrière. Cette probabilité dépend des états accessibles de part et d'autre de la barrière ainsi que de son extension spatiale".

Lors de mesures fines, les expérimentateurs ont constaté que le franchissement de l'obstacle ne prend aucun temps, il est instantané.
"Si, au niveau mathématique l'évaluation de l'effet tunnel peut parfois être simple, l'interprétation que l'on cherche à donner aux solutions révèle le fossé qui sépare la mécanique classique, domaine du point matériel suivant une trajectoire définie dans l'espace-temps, de la mécanique quantique où la notion de trajectoire simple disparaît au profit de tout un ensemble de trajectoires possibles, dont des trajectoires où le temps apparaît complexe ou imaginaire pur... où les vitesses deviennent imaginaires.
On notera à ce propos que la durée de traversée tunnel d'une particule à travers une barrière quantique a été, et est encore, le sujet d'âpres discussions. Des études assez nombreuses dans le domaine électromagnétique ou photonique ont révélé l'apparition de ce que l'on peut interpréter comme des vitesses supraluminiques, respectant toutefois la relativité restreinte : il s'agit du phénomène connu sous le nom d'effet Hartman".
Complément: Effet Hartman
Lors de la traversée par effet tunnel il peut s'avérer que le sommet du paquet d'ondes, associé à une particule, apparaisse franchir la barrière de potentiel à une vitesse supérieure à la vitesse de la lumière. L'effet Hartman, ainsi nommé parce que d'abord décrit parThomas E. Hartman1 en 1962, est associé à une très faible transmittivité que montre la barrière tunnel. Pour les particules de masse non nulle, il est assez souvent caché ou pollué par le filtrage haute fréquence que constitue la barrière, due à la grande dispersion de la transmittivité.
Une étude théorique, ou numérique, révèle facilement que le temps de traversée tunnel (défini par le seul moyen du suivi du sommet du paquet d'onde) devient indépendant de l'épaisseur de la barrière, menant à une vitesse supraluminique. L'analyse théorique relie le phénomène au suivi du sommet du paquet, obtenu par la méthode de la phase stationnaire appliquée sur le paquet d'onde incident et le paquet d'onde transmis.
Le phénomène existe aussi lorsque l'on traite la particule quantique d'une façon relativiste, ou que l'on travaille directement sur desphotons2. C'est d'ailleurs sur ceux-ci que les premières manifestations expérimentales ont été observées. D'autres cas sont à citer à propos de signaux électromagnétiques sur des lignes.
La relativité restreinte n'est pas violée, en ce sens que l'information portée par ces paquets d'ondes ne peut se déplacer plus vite que la vitesse de la lumière : ce n'est pas le sommet du paquet qui est la signature de l'information.
Les physiciens ne mettent pas en doute l'effet Hartman, mais plutôt l'interprétation du phénomène comme la définition d'un temps de traversée tunnel.
c) Interprétation des frères Bogdanov: "plutôt que de parler de vitesse infinie, (ou imaginaire, comme disent certains), nous pensons qu'il est plus naturel de considérer ici que le temps de déplacement de la particule est devenu imaginaire", et ce ne sont pas les seuls. Des physiciens mathématiciens (tels le russe Youri Manin), pensent en effet que l'effet tunnel est une preuve expérimentale de l'existence du temps imaginaire au niveau le plus profond de la réalité. Voici ce que Youri Manin en dit: "Un exemple standard consiste à interpréter l'effet tunnel de la mécanique quantique en terme d'évolution classique du système en temps imaginaire" (dans "Mathematics as Metaphor").
Dans le Cours de mécanique quantique avancé, on peut lire: "l'intégrale de chemin permet de retrouver par des méthodes plus intuitives le nombre d'approximations semi-classiques. Par exemple, on déduit de l'approximation semi-classique de l'opérateur d'évolution [19] des estimations semi-classiques des amplitudes de diffusion [22], comme des approximations pour le spectre du hamiltonien [13]. Sa version en temps imaginaire (Feynman-Kac) permet d'étudier l'effet tunnel dans l'approximation semi-classique[17]. L'intégrale de chemin est alors dominée par des solutions de type instantons [4] et le calcul de leurs contributions implique l'introduction de coordonnées collectives [12]. Le comportement aux grands ordres de la théorie des perturbations autour de l'approximation harmonique est obtenu par un calcul analogue a celui de l'effet tunnel [16]."
De même, Dans techno-sciences.net :"Si, au niveau mathématique l'évaluation de l'effet tunnel peut parfois être simple, l'interprétation que l'on cherche à donner aux solutions révèle le fossé qui sépare la mécanique classique, domaine du point matériel suivant une trajectoiredéfinie dans l'espace-temps, de la mécanique quantique où la notion de trajectoire simple disparaît au profit de tout un ensemble de trajectoires possibles, dont des trajectoires où le temps apparaît complexe ou imaginaire pur... où les vitesses deviennent imaginaires."
liens: lerepairedessciences.fr -effet tunnel
fr.wikipedia.org -Nanotechnologie (effet tunnel...)
numilog.com -Cours de mécanique quantique avancée (Magistère Interuniversitaire de Physique)
techno-science.net -effet tunnel
numilog.com -Cours de mécanique quantique avancé (Magistere Interuniversitaire de Physique)
d) Qui sont ces mathématiciens?
Youri Manin est Professeur à l'institut Max Planck de Bonn, dont il a été longtemps le directeur, président du comité de la médaille Fields, il est l'un de ceux qui ont apporté une contribution essentielle à la construction des groupes quantiques. Il a aussi été la directeur de thèse de Vladimir Drinfield, mathématicien surdoué, médaille d'or aux Olympiades internationales de Bucarest en 1969, puis médaille Fields pour ses découvertes dans la domaine des groupes quantiques, dont il a inventé le nom dans un article fondateur "Quantum Groups" en 1985:
Détail intéressant noté dans wikipedia, il est également un expert des instantons, ces mystérieux "objets" qui pourraient exister en temps imaginaire que nous avons évoqué dans des articles précédents.
Complément à ce paragraphe.
Dans wikipedia on trouve: Drinfeld's work connected algebraic geometry over finite fields with number theory, especially the theory of automorphic forms, through the notions of elliptic module and the theory of the geometric Langlands correspondence. Drinfeld introduced the notion of a quantum group (independently discovered by Michio Jimbo at the same time) and made important contributions to mathematical physics, including the ADHM construction of instantons, algebraic formalism of the Quantum inverse scattering method, and the Drinfeld–Sokolov reduction in the theory of solitons. He was awarded the Fields Medal in 1990.
Inna Lukyanenko explique ce qu'est un groupe quantique: "The term "Quantum Group" is due to V. Drinfeld and it refers to special Hopf algebras, which are the non-trivial deformations ("quantizations") of the enveloping Hopf algebras of semisimple Lie algebras or of the algebras of regular functions on the corresponding algebraic groups. These objects first appeared in physics, namely in the theory of quantum integrable systems, in the 1980's, and were later formalized independently by Vladimir Drinfeld and Michio Jimbo. In this talk I will explain the main idea of deformation and introduce the simplest and historically the first example of a Quantum Group."
groupes quantiques:
vimeo.com -qu'est-ce qu'un groupe quantique?
les-mathematiques.net -les groupes quantiques
Groupe_quantique wikipedia.org -théorie quantique_des_champs
univ-reims.fr -algèbre, groupes quantiques et théorie des représentations
en.wikipedia.org -Quantum_affine_algebra
futura-sciences.com -Un test de la gravitation quantique à boucles et des supercordes avec Fermi ?
8) Conclusion de cet article.
Les expériences d'Aspect, (et leurs nombreuses variantes), dont celles du physicien autrichien Anton Zeilinger ont été à l'honneur en 2009 puisque celui qui en a été l'initiateur, Bernard d'Espagnat a reçu l'une des plus hautes distinctions existant pour un physicien: le prix Templeton. Anton Zeilinger "a été spécialement connu pour son expérience de téléportation quantique à Innsbruck et à Vienne. Celui-ci est surnommé « Mr. Beam ». En outre, il travaille sur l'application de la physique quantique, particulièrement dans les nouveaux domaines de l'information quantique et de la cryptographie quantique."
Les frères Bogdanov ayant retrouvé Bernard D'Espagnat chez lui en mars 2009, ce dernier a longuement parlé de l'expérience d'Aspect qu'il avait conçue dans les années 1970 avec Jonh Bell. Ils lui ont confié que selon eux, la corrélation instantanée entre particules élémentaires avait lieu "hors de l'espace-temps", dans le "temps imaginaire" et que la réussite des expériences de ce type constitue un indice en faveur de l'existence d'un temps imaginaire (au sens mathématique), qui aurait précédé le temps réel, celui dans lequel nous vivons. Et, plus bouleversant pour l'esprit, il existe un lien profond, en train d'émerger, entre la "téléportation quantique" et les nouvelles approches de la théorie de l'information. l'une et l'autre impliquent l'existence du temps imaginaire. Ce qui renvoie à la question de l'origine du temps.
Avant de quitter ce domaine de la non-localité, rappelons l'interprétation de Olivier Costa de Beauregard (qui a proposé le principe d’une causalité rétrograde et y greffe la correspondance avec la psychokynèse) et dont wikipedia dit: "Pour ces phénomènes de corrélation entre particules ayant été soumises à une interaction (Cf. inégalités de Bell, paradoxe EPR, intrication, etc.), il propose une interprétation alternative à celle de non-localité énoncée par Bernard d'Espagnat.
Pour Costa de Beauregard, les phénomènes parapsychologiques tels que la psychokinèse, la télépathie et la précognition trouvaient leur explication dans son principe de la causalité rétrograde, le seul permettant de penser le paradoxe EPR et de rendre compte des diverses variantes de l'expérience d'Aspect, d'après lui. Il a révélé en privé les implications parapsychologiques de la causalité rétrograde en physique quantique en 1951 à Princeton et a graduellement dévoilé ses opinions sur le sujet, jusqu'au Colloque de Cordoue, où il figurait, avec Josephson, Bohm et Capra, parmi les physiciens qui estimaient que la parapsychologie ne contredisait pas la physique1. Quand il s’avisa d’une analogie possible entre la psychokinèse et les états corrélés en mécanique quantique, il essaya de prouver qu’elle en était une réalisation expérimentale, et s’est lancé, avec son habituel enthousiasme, dans la vérification expérimentale de la parapsychologie 2. Il fut un des membres de la Fondation Odier de psycho-physique.Il a proposé une hypothèse partielle des transmutations biologiques à faible énergie3, basée sur les réactions protons-neutrinos, à l'instigation de Corentin Louis Kervran 2."
Maintenant, dans le prochain article, toujours en compagnie des frères Bogdanov, nous allons rechercher une nouvelle trace du temps imaginaire, cette fois au fond d'un trou noir.
Avant de quitter l'étrange expérience d'Aspect, j'ai vu: elpti.skyrock.com
|
|
| fermaton.over-blog.com -A propos de l'effet tunnel: THEOREME_DE_LESPRIT_ET_DE_LAMOUR_DIVIN |
fr.wikipedia.org -Causalité (physique)
michel.bitbol.pagesperso-orange.fr -Interieur_du_Monde
14:49 Ecrit par pascal dans bogdanov-le visage de dieu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook
09.05.2012
Au commencement du temps 4-6) Le secret de l'énergie noire...
Au commencement du temps 4-6) Le secret de l'énergie noire...
| énergie noire futura science |
Dans tous les articles de la rubrique "au commencement du temps", je souhaite approfondir ma réflexion sur "le visage de Dieu" écrit par les frères Bogdanov et celle de mon article dans mon blog de reflexions à travers le livre de Igor et Grichka Bogdanov: "Au commencement du temps".
Dans les articles précédents, j'ai fait un retour en arrière dans le passé jusqu'à l'instant zéro. ces articles m'ont permis de faire un saut dans l'histoire via les blogs et le articles que je déniche sur la toile, d'affiner mes connaissance sur la science et la recherche de l'Origine. Je trouve plaisir et jubilation à partager. Ces articles sont "ma lecture" du livre des frères Bogdanov.
Mes articles déjà parus dans cette rubrique:
Au-commencement du temps 3-2) 1979-1830 le film de l'univers vu à l'envers - étape 2
Au commencement du temps 3-3) Des figuiers Romains au Trocadéro: étape 3
Au commencement du temps -3-4) dans l'abime du temps (-15000 à -65 millions-d-années)
Au commencement du temps 3-5) des araignées géantes sur la colline de chaillot (-80 à 500 millions d'années)Au commencement du temps 3-6) paris au fond de l'océan (530 millions à 3,5 milliards d'années)
monblogdereflexions: l'affaire Bogdanov un de mes premiers articles
Au commencement du temps 4-1) comment tout cela est-il possible?
Au commencement du temps 4-2) Le passé peut-il encore exister?
Au commencement du temps 4-3) La cinquième dimension
Au commencement du temps 4-4) une première trace dans le feu du big bang
Au commencement du temps 4-5) l'univers est-t-il rond?
1) Après avoir remonté le temps à l'envers vers le passé depuis 2009, nous sommes arrivés à l'instant zéro dans l'article 3-11).
"Au voisinage du mur de Planck et à fortiori avant, ces lois, dans le meilleur des cas, se transforment, et au pire, s'effondrent. La singularité garde tout son mystère. Les physiciens n'ont pas la moindre idée (actuellement) de ce qu'elle est.
Pour Etienne Klein, on ne peut expliquer l'Origine de quelque chose en invoquant autre chose. On n'exprime l'être que par l'être et pas par du devenir. Si on dit qu'à l'Origine il y avait déjà ceci ou quelque chose, on n'explique pas l'Origine, sauf à invoquer que la chose a toujours été là, donc qu'il n'y a pas d'Origine. En fait, pour lui, la science ne peut dire que deux choses:
a) Il n'est pas prouvé que l'Univers a eu une Origine, qui serait le transit qui fait passer de l'absence de toute chose à au moins une chose.
b) Il n'est pas prouvé que l'Univers n'a pas d'Origine.
C'est donc, comme la question de Dieu (si on se réfère à des philosophes comme Kant), du domaine de l'indécidable au sens de Gödel.
Dans un tel contexte, l'approche mathématique proposée par les frères Bogdanov ne peut-elle pas fournir des indications dont on peut tirer des hypothèses nouvelles et peut-être déplacer les lignes de nos connaissances? "En prenant toutefois cette approche pour ce qu'elle est et rien d'autre: une hypothèse dont l'essence mathématique correspond à la nature mathématique de "l'objet" que nous cherchons à comprendre, la singularité initiale de l'espace-temps. En tout cas, elle me permet une réflexion concernant la science, la philosophie, l'épistémologie et un réflexions sur moi-même, ce que j'appelle le "soi", mon "intérieur" invisible par opposition au visible...Et je trouve ça plutôt jubilatoire..."
Nous nous sommes d'abord demandés au chapitre 4-1): comment tout cela est-il possible? et au chapitre 4-2): "le passé peut-il encore exister"?.
Nous avons ensuite examiné les traces que nous pouvons aujourd'hui retrouver de ce instant primordial.
Nous avons d'abord pénétré au chapitre 4-3: dans la cinquième dimension! En effet, Depuis Einstein, nous avons pris l'habitude de notre espace-temps quotidien à quatre dimensions, trois dimensions d'espace et une dimension de temps. Sur l'axe temporel, c'est le temps linéaire que l'on connait dans ce monde. Et la cinquième dimension? Nous avons vu dans l'article 3-10) qu'on peut imaginer que l'immense force de gravitation qui règne à l'âge de Planck finit par faire basculer cette droite, qui pivote alors de 90° dans le plan complexe. Elle devient non plus réelle, mais imaginaire pure. C'est ce qui a pu se passer pour le temps, avant le Big Bang.
Une deuxième trace se trouve dans le feu du Big Bang lui-même.
Dans le chapitre 4-5) l'Univers est-il rond? nous avons cherché une autre trace dans la forme de l'Univers.
Aujourd'hui, nous chercherons une nouvelle trace dans les profondeurs mystérieuses, vaguement inquiétantes de l'énergie noire.
2) L'hypothèse de l'accélération de l'expansion de l'Univers.
| le LHC |
Effectuons un retour en 1997 dans ce laboratoire qu'est le CERN, à Genève, dans la division théorie, où onze ans plus tard, sera mis en service le plus grand accélérateur de particules au monde: le LHC. Les frères Bogdanov s'entretiennent avec le physicien italien Gabriele Veneziano (Veneziano a développé la théorie des cordes et l'a étendue à la cosmologie des cordes (vidéo)) sur un sujet mystérieux et difficile à admette à l'époque mais qui s'est progressivement imposé au fil des années dans le cadre de leurs travaux de thèse sur l'origine de l'Univers, "avant" le Big Bang: selon les calculs, non seulement l'expansion de l'espace-temps ne s'achèverait jamais, mais elle irait en s'accélérant. En 1997, cette idée n'éveilla guère l'enthousiasme des théoriciens du CERN. Pendant plus d'un an cette hypothèse n'eut donc aucun écho.
liens: grindaizer.blogspot.fr -grenoble-le-lhc-et-le-reste
blogg.org/blog -gabriele veneziano
3) Les supernovae lointaines.
Mais en octobre1998, une nouvelle fracassante fait le tour des laboratoires astronomiques du monde entier et la une des journaux, parmi lesquels la revue Nature, qui titre en gros caractères: "la révolution de l'année". Pourquoi tant d'agitation? La lumière émise par certaines de ces étoiles lointaines en train d'exploser montre qu'elles se situent bien plus loin que que ce que l'on croyait. La solution s'impose alors très vite, ahurissante: l'expansion de l'Univers est en train de s'accélérer. Comme propulsés par une force invisible dans le vide grandissant, étoiles et constellations s'éloignent irréversiblement les unes des autres et s'écartent de plus en plus, sans jamais revenir en arrière. Jusqu'à l'infini et que, dans un avenir immensément lointain, le ciel devienne noir pour toujours.
Et, l'année suivante, le 26 juin 1999, les deux frères furent autorisés à présenter leur "prédiction", encore très mal acceptée par certains membres du jury, lors de leur soutenance de thèse. Il devenait alors possible d'apporter une réponse à cette question, l'une des plus troublantes qui aient hanté l'homme: le temps a-t-il eu un commencement?
4) Le grand mystère.
| Star wars épisode VII |
Avant de répondre, examinons ce phénomène très mystérieux.
*L’énergie noire est une forme hypothétique d’énergie qui remplirait tout notre Univers et qui a été indirectement mise en évidence par diverses observations astrophysiques, notammentl’accélération de l’expansion de l’Univers.
L’Univers est non seulement dans une phase d’expansion, mais aussi dans une expansion qui s’accélère.
Du fait de sa nature répulsive, l’énergie noire a tendance à accélérer l’expansion de l’Univers, plutôt que la ralentir, comme le fait la matière normale par effet attractif gravitationnel.
Une façon intuitive de visualiser l’expansion de l’Univers est de prendre l’analogie d’une toile élastique que l’on étire dans toutes les directions:
Si l’on dessine des motifs sur la toile, alors ceux-ci vont grossir en même temps qu’ils semblent s’éloigner les uns des autres lorsque l’on étire la toile.
Par contre, si au lieu de dessiner des motifs on colle sur la toile un objet rigide (une pièce de monnaie par exemple), alors, en étirant la toile, on va éloigner les objets les uns des autres, mais cette fois ils vont garder une taille constante.
C’est un processus de ce type qui est à l’œuvre avec l’expansion de l’Univers.
L’expansion de l’Univers ne signifie pas que les objets astrophysiques voient leur taille varier.
Ce n’est que leur distance mutuelle qui varie au cours du temps, et ce uniquement pour des objets suffisamment éloignés.
Historique: Historiquement, la seule forme d’énergie (hypothétique) se comportant comme de l’énergie noire était la constante cosmologique, proposée dans un autre contexte par Albert Einstein en 1916.
En 1916, date à laquelle l’expansion de l’univers n’était pas connue, Albert Einstein considérait que l’Univers devait être statique, aussi lui fallait-il introduire une nouvelle force s’opposant à la force de gravitation, afin d’expliquer pourquoi l’Univers ne s’effondrait pas sur lui-même sous sa propre force d’attraction gravitationnelle.
Le candidat idéal qui fut trouvé est la constante cosmologique Λ, qui permettait de contrebalancer l’effet attractif de la force gravitationnelle.
La constante cosmologique est un paramètre rajouté par Einstein à ses équations de la relativité générale, dans le but de rendre sa théorie compatible avec l’idée qu’il y avait alors un Univers statique.
La constante cosmologique représente une densité d’énergie constante qui remplit l’espace de façon homogène.
Elle introduit une sorte d’énergie (un champ scalaire constant) présente en tout point du continuum spatio-temporel, qui, avec un choix convenable de signe et de valeur, peut s’opposer à la gravité et modifier le profil d’évolution de la taille de l’Univers.
En 1929, Edwin Hubble observe un décalage vers le rouge (redshift) des galaxies qui témoignerait d’un Univers en expansion.
La Loi d’Hubble énonce que les galaxies s’éloignent les unes des autres à une vitesse approximativement proportionnelle à leur distance.
Autrement dit, plus une galaxie est loin de nous, plus elle semble s’éloigner rapidement.
Cette loi ne concerne bien évidemment que la partie de l’Univers accessible aux observations (Univers observable).
L’extrapolation de la loi de Hubble sur des distances plus grandes est possible, mais uniquement si l’Univers demeure homogène et isotrope sur de plus grandes distances (ses propriétés ne changent pas).
C’est le principe cosmologique qui dit que l’Univers est:
homogène: l’Univers est invariant quand on se déplace dedans, son apparence générale ne dépend pas de la position de l’observateur.
isotrope: l’Univers est invariant quand on regarde dans différentes directions, son aspect ne dépend pas de la direction dans laquelle on l’observe.
La conséquence immédiate de la loi de Hubble et de l’expansion de l’Univers est que celui-ci était par le passé plus dense et donc plus chaud, et de là découle le modèle du Big Bang.
Il semblerait que, deux ans avant Hubble, Georges Lemaître avait prédit l’existence de cette loi…un nouvel exemple de la loi de Stigler.
Suite à la découverte de Hubble, Albert Einstein revient sur l’introduction de la constante cosmologique, la qualifiant de « plus grande bêtise de sa vie. »
Il est alors revenu à son équation originelle (où la constante cosmologique Λ ne figure pas), jugée plus conforme avec les observations de l’époque.
Un temps abandonnée par la cosmologie, cette constante cosmologique a été récemment remise au goût du jour après la découverte dans les années 1990 de l’accélération de l’expansion de l’Univers (mis en évidence par des mesures sur des supernovae, le fond diffus cosmologique, lentilles gravitationnelles…), et on a vu apparaître un regain d’intérêt pour cette constante cosmologique.
Elle décrirait une force ou énergie, encore hypothétique, qui accélèrerait l’expansion de l’Univers, appelée énergie sombre (ou énergie noire).
Elle demeure compatible avec l’ensemble de la théorie de la relativité générale.
Dans le cadre de la théorie d’Albert Einstein, lorsque qu’on cherche à construire un modèle cosmologique, un univers dynamique est bien plus naturel qu’un univers statique.
Elle permet donc de s’appuyer sur les lois de la Relativité Générale pour définir une sorte d’énergie invisible qui se comporte contre la force de gravitation et qui accélère l’expansion de l’Univers.
L’énergie noire se comporterait ainsi comme une force gravitationnelle répulsive.
Certains y on vu une nouvelle force de l'Univers, la cinquième après les quatre autres déjà connues. D'où le nom qu'on lui attribue parfois: la quintessence. Pour d'autres, elle a quelque chose de vaguement inquiétant, comme un "mauvais côté de la force" et lui ont donné un nom évocateur, qui pourrait servir de titre au mythique épisode VII de "Star Wars" l'énergie sombre.
L'énergie noire reste un mystère total. Son origine et son contenu sont totalement inconnus.
*Dans wikipedia.fr on trouve: En cosmologie, l'énergie sombre, ou énergie noire (dark energy en anglais) est une forme d'énergie inconnue en laboratoire emplissant tout l'Univers et dotée d'une pression négative, qui la fait se comporter comme une force gravitationnelle répulsive. L'énergie sombre est indirectement mise en évidence par diverses observations astrophysiques, notamment l'accélération de l'expansion de l'univers.L'énergie sombre est, en termes de densité d'énergie, la composante majeure de l'univers. Elle représente 65 % à 80 % de la densité d'énergie totale de l'univers (72 % d'après le site de la NASA1). En 2012, sa nature reste un mystère. Le terme d'énergie sombre est un terme générique qui englobe tout phénomène physique imitant une forme d'énergie à pression suffisamment négative.
*La découverte imprévue de l’expansion accélérée de l’univers en 1998 a nécessité de reconsidérer une vieille énigme de la physique et de la cosmologie, remontant aux travaux d’Einstein : celle de laconstante cosmologique.
Étroitement liée à la notion d’énergie du vide quantique, l'expansion accélérée impliquerait que plus de 70 % du contenu de l’univers est sous forme d’une énergie inconnue. Face à cette énergie inconnue, celle équivalent à la masse de la matière composant les étoiles et les cellules de notre corps apparaît comme une quantité presque négligeable. Cette énergie mystérieuse, signalant peut-être une nouvelle physique au-delà du modèle standard, a reçu le nom d’« énergie noire » (Dark energy en anglais).
Plusieurs explications théoriques ont été proposées à son sujet et ce dossier a pour but de passer en revue certaines d’entre elles, parmi les plus prometteuses. Pour cela, Futura-Sciences a interviewé l’un des grands spécialistes français de ces théories, Philippe Brax, qui a bien voulu nous faire bénéficier de ses lumières en répondant à nos questions.
En somme, tout le monde s'accorde aujourd'hui à dire que l'énergie noire est une sorte de "pression négative", une "énergie fantôme ayant des points communs avec la célèbre constante cosmologique introduite par Einstein en 1916, avant qu'il la récuse comme étant "la plus grande erreur de sa vie".
liens: sciences.blogs.liberation.fr -l'univers qui accélère vaut le nobel
futura-sciences.com/fr -définition d'accélération de l'expansion de l'univers
wikipedia.org -Accélération_de_l'expansion_de_l'Univers
clearharmony.net -l'expansion accélérée de l'univers ébranle le fondations de la physique
fr.wikipedia.org -énergie sombre
podcastscience.fm -dossiers énergie noire
boulesteix.blog.lemonde.fr -l'énergie noire
astro2009.futura-sciences.com -une-particule-cameleon-pour-expliquer-lenergie-noire
agoravox.fr -l'énergie noire contrôle les amas de galaxies
edelweiss2.in2p3.fr -expérience pour détecter les wimps
futura-sciences.com/fr -nouvelle lumiere sur l'énergie noire grâce aux cépheides
lsst.in2p3.fr/Science-LSST -l'énergie noire (télescope LLST)
amp2005.blog.lemonde -énergie noire, nouvelles particules
cavainc.blogspot.frsciences-astronomie -qu"appelle-t-on énergie sombre?
astronomienfolie.free.fr -expansion_univers_acceleration
lal.in2p3.fr -l'énergie noire (laboratoire de l'accélérateur linéaire)
planetastronomy.com -énergie noire
rsfblog.canalblog.com -nouvelles des galaxies
jp-petit.org/science -énergie noire: dossier CNRS
fin-du-monde.org -matière noire (vidéo)
science-cosmique.net -le modèle cosmologique
cosmosgate.free.fr -matière noire
http://irfu.cea.fr -énergie noire (service d'astrophysique laboratoire AIM)
cerimes.fr -energie-noire-et-matiere-noire (vidéo IAP)
apc.univ (astoparticules et cosmologie) -l'énergie noire
hal.in2p3.fr/docs -These_AGorecki (modèle standard cosmologique et énergie noire)
etudiant-scientific.forumactif.com -expansion-de-l-espace-temps
wikipedia.org/wiki -Expansion_de_l'Univers
techno-science.net -le temps pourrait devenir une dimension d'espace
5) Le dilaton et le temps imaginaire.
Après cette vision récente de l'Univers, revenons en 1998. Ce que les frère Bogdanov soutenaient à leurs interlocuteurs parmi lesquels se trouvait Gabriele Veneziano, c'était leur idée sur la possibilité qu'une fluctuation de la signature de la métrique implique nécessairement la présence dans les équations d'une nouvelle force. Il devait s'agir de ce qu'on appelle en physique théorique un "champ scalaire", présent dès la phase "quantique" de l'espace-temps, avant le Big Bang. Ce champ devait être profondément associé à la fluctuation quantique temporelle de l'Univers à ce moment-là. Une fois le Big Bang déclenché, il devait se détacher de la métrique et donc, d'abord "dilater" l'espace-temps, puis "accélérer" son expansion. Or, en physique, il existe un champ, dit "scalaire" qui ressemble un peu à ce phénomène, on l'appelle dilaton, le dilaton qui selon certaines hypothèses de la théorie des cordes, serait apparu dès l'instant de planck. Comme l'écrit l'astrophysicien Andrew Taylor en 2008 ("in the dark universe") :"une origine possible de l'énergie noire est qu'elle pourrait être causée par des fluctuations du vide."
Selon certains théoriciens, le dilaton pourrait provenir de ce qui est appelé "une réduction dimensionnelle", c'est à dire ce qui se passe lorsqu'une des dimensions d'espace-temps disparaît. Considérons alors qu'à l'instant zéro, le temps est soumis à une telle réduction, au point de ne plus apparaître dans les équations. Comme le physicien théoricien Costas Kounnas l'a fait remarquer aux Bogdanov, , il n'y a alors pas d'autre choix que de remplacer la dimension réduite par du temps par le dilaton complexe, un champ ayant une partie réelle et une partie imaginaire pure. Et... la dilaton complexe transforme (inévitablement?) la quatrième coordonnée, le temps, en une coordonnée de temps imaginaire pur.
liens:
champs: fr.wikipedia.org -Champ_scalaire
aalem.free.fr -CHAMPS-DE-VECTEURS
perso.ens-lyon.fr/francois.delduc -champ scalaire quantifié
futura-sciences.com -la physique des champs scalaires (l'univers-inflationnaire)
fr.wikipedia.org/wiki/Théorie du champ unifié de Heim (pas très connue ni diffusée)
dilaton: wikipedia.org -Dilaton
indico.in2p3.fr -tous noirs dans les théories (maxwell-einstein-dilaton)
answers.com -dilaton wordnik.com -dilaton
http://arxiv.org -le dilaton et la gravité modifiée
io9.com -dilaton prd.aps.org -au LHC,Le dilaton, un boson pseudo-Nambu-Goldstone
scribd.com -la théorie des cordes (alexandre depire) Le-dilaton
hal.archives-ouvertes -dilaton
fr.wikipedia.org -Réduction_dimensionnelle
6) Conclusion.
| non localité quantique |
| http://www.astrosurf.com/luxorion/quantique-teleportation... |
L'énergie noire, si son existence est confirmée semble être à l'origine de l'accélération de l'espace-temps. C'est un fort indice expérimental d'une nouvelle "trace" de l'existence d'un temps autre, un temps imaginaire avant le Big Bang. Dans l'article suivant, "l'étrange expérience d'Aspect" nous examinerons les questions que pose la "non localité" et leur interprétation comme nouvelle trace du temps imaginaire.
Mes liens pour les articles "au commencement du temps"
Autres liens: http://catalogue.polytechnique.fr/Files/p_PrincCosmo.pdf
tel.archives-ouvertes.fr -théorie des cordes: configurations dépendantes du temps (these)
22:30 Ecrit par pascal dans bogdanov-le visage de dieu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook
08.05.2012
Au commencement du temps 4-5) L'Univers est-il rond?
Au commencement du temps 4-5) L'Univers est-il rond?
Dans tous les articles de la rubrique "au commencement du temps", je souhaite approfondir ma réflexion sur "le visage de Dieu" écrit par les frère Bogdanov et celle de mon article dans mon blog de reflexions à travers le livre de Igor et Grichka Bogdanov: "Au commencement du temps".
Dans les articles précédents, j'ai fait un retour en arrière dans le passé jusqu'à l'instant zéro. ces articles m'ont permis de faire un saut dans l'histoire via les blogs et le articles que je déniche sur la toile, d'affiner mes connaissance sur la science et la recherche de l'Origine. Je trouve plaisir et jubilation à partager. Ces articles sont "ma lecture" du livre des frères Bogdanov.
Mes articles déjà parus dans cette rubrique:
Au-commencement du temps 3-2) 1979-1830 le film de l'univers vu à l'envers - étape 2
Au commencement du temps 3-3) Des figuiers Romains au Trocadéro: étape 3
Au commencement du temps -3-4) dans l'abime du temps (-15000 à -65 millions-d-années)
Au commencement du temps 3-5) des araignées géantes sur la colline de chaillot (-80 à 500 millions d'années)Au commencement du temps 3-6) paris au fond de l'océan (530 millions à 3,5 milliards d'années)
monblogdereflexions: l'affaire Bogdanov un de mes premiers articles
Au commencement du temps 4-1) comment tout cela est-il possible?
Au commencement du temps 4-2) Le passé peut-il encore exister?
Au commencement du temps 4-3) La cinquième dimension
Au commencement du temps 4-4) une première trace dans le feu du big bang
1) Après avoir remonté le temps à l'envers vers le passé depuis 2009, nous sommes arrivés à l'instant zéro dans l'article 3-11).
"Au voisinage du mur de Planck et à fortiori avant, ces lois, dans le meilleur des cas, se transforment, et au pire, s'effondrent. La singularité garde tout son mystère. Les physiciens n'ont pas la moindre idée (actuellement) de ce qu'elle est.
Pour Etienne Klein, on ne peut expliquer l'Origine de quelque chose en invoquant autre chose. On n'exprime l'être que par l'être et pas par du devenir. Si on dit qu'à l'Origine il y avait déjà ceci ou quelque chose, on n'explique pas l'Origine, sauf à invoquer que la chose a toujours été là, donc qu'il n'y a pas d'Origine. En fait, pour lui, la science ne peut dire que deux choses:
a) Il n'est pas prouvé que l'Univers a eu une Origine, qui serait le transit qui fait passer de l'absence de toute chose à au moins une chose.
b) Il n'est pas prouvé que l'Univers n'a pas d'Origine.
C'est donc, comme la question de Dieu (si on se réfère à des philosophes comme Kant), du domaine de l'indécidable au sens de Gödel.
Dans un tel contexte, l'approche mathématique proposée par les frères Bogdanov ne peut-elle pas fournir des indications dont on peut tirer des hypothèses nouvelles et peut-être déplacer les lignes de nos connaissances? "En prenant toutefois cette approche pour ce qu'elle est et rien d'autre: une hypothèse dont l'essence mathématique correspond à la nature mathématique de "l'objet" que nous cherchons à comprendre, la singularité initiale de l'espace-temps. En tout cas, elle me permet une réflexion concernant la science, la philosophie, l'épistémologie et un réflexions sur moi-même, ce que j'appelle le "soi", mon "intérieur" invisible par opposition au visible...Et je trouve ça plutôt jubilatoire..."
Nous nous sommes d'abord demandés au chapitre 4-1): comment tout cela est-il possible? et au chapitre 4-2): "le passé peut-il encore exister"?.
Puis nous avons pénétré au chapitre 4-3: dans la cinquième dimension! En effet, Depuis Einstein, nous avons pris l'habitude de notre espace-temps quotidien à quatre dimensions, trois dimensions d'espace et une dimension de temps. Sur l'axe temporel, c'est le temps linéaire que l'on connait dans ce monde. Et la cinquième dimension? Nous avons vu dans l'article 3-10) qu'on peut imaginer que l'immense force de gravitation qui règne à l'âge de Planck finit par faire basculer cette droite, qui pivote alors de 90° dans le plan complexe. Elle devient non plus réelle, mais imaginaire pure. C'est ce qui a pu se passer pour le temps, avant le Big Bang. Nous allons découvrir que c'est elle la cinquième dimension, le temps imaginaire.
L'histoire d'une cinquième dimension peut être localisée à partir de juillet 1938, alors qu'Einstein, en compagnie de Peter Bergmann, vient de publier une important article dans lequel il écrit: "Nous allons montrer qu'il est possible d'assigner une réalité à la cinquième dimension sans entrer en contradiction avec les caractéristiques à quatre dimensions du continuum physique". Dans les chapitres qui suivent, nous allons essayer de découvrir la nature de cette cinquième dimension afin de comprendre ce qu'elle est, et comment les scientifiques l'utilisent dans leurs calculs. Car, peut-être bien que la cinquième dimension du temps imaginaire a précédé celle du temps réel.
Et enfin nous avons trouvé dans mon article 4-4): une première trace dans le feu du big bang.
2) La forme de l'univers.
Une autre trace du big bang est à rechercher dans la forme de l'Univers, dans la courbure de l'espace. Dans mon article 4-1) comment tout cela est-il possible?, nous avons noté qu'après COBE lancé le 18 novembre 1989, les données du satellite d'observation du fonds cosmologique WMAP ont fait l'objet d'un dépouillement complet en mars 2006. Elles ont fait apparaître que notre espace physique à 3 dimensions semble plat, mais pourrait être doté d'une courbure très légèrement (marginalement disent les experts) positive: Presque plat...
Dans l’article de 2003, Jean-Pierre Luminet et ses collègues faisaient remarquer que le spectre de la courbe de puissance du rayonnement de fond diffus concernant les fluctuations de température était anormalement faible au niveau des contributions dites quadrupolaires et octupolaires, c'est-à-dire pour les grandes échelles spatiales de fluctuations de température. Bien qu’il faille tenir compte des incertitudes des mesures, ce manque de contributions aux grandes échelles dans le rayonnement fossile s’expliquait plus naturellement par un Univers de taille finie que de taille infinie. Si les observations de WMap étaient compatibles avec un Univers plat, elles étaient aussi légèrement favorables à un Univers fini de courbure positive.
Planck Surveyor a semble-t-il confirmé ces résultats; donnera-il des informations plus précises sur la courbure de l'Univers? Pour le moment, il semble donc que l'espace à trois dimensions, celui dans lequel nous vivons, pourrait avoir une courbure "marginalement" positive. Ce qui veut dire qu'il pourrait ressembler à quelque chose de sphérique, la forme la plus simple des objets à courbure positive, comme nous le verrons dans le chapitre 4. Ce fait est très important, car si l'Univers peut être rond, cela peut permettre d'y trouver une nouvelle trace du temps imaginaire.
3) Quelle est donc la forme de l'Univers? A quoi ressemble-t-il?
| hypersphères |
Pour la première fois, la science, ou plus exactement nos moyens d'observation, nous permettent d'entrevoir une réponse. Mais, d'abord, que veut dire voir à quoi il ressemble? Nous vivons "dans" un espace-temps à 4 dimensions, 3 directions d'espace et 1 direction e temps. C'est sans y penser que nous visualisons un objet à 3 dimensions, (une chaise, un chien, notre voiture). Mais, avec une dimension de plus, tout change: il est impossible de nous représenter une sphère à 3 dimensions. Ce qu'on peut voir, c'est une sphère à 2 dimensions, par exemple un ballon de football, mais pas à 3 dimensions. De même, il nous est impossible de nous représenter l'univers dans son ensemble, puisque nous ne pouvons l'observer que depuis son intérieur, où nous sommes. De même que l'ombre d'une sphère sur un plan est un disque, l'ombre d'une sphère tridimensionnelle sur un hyperplan (plus précisément, sa projection orthogonale hyperplane) est une boule de dimension 3. Par contre, ses sections par des hyperplans sont des sphères.
Alors, comment "voir" à quoi il ressemble? Jusqu'à maintenant, pour presque tous les astrophysiciens, l'espace à 3 dimensions dans lequel nous vivons est "plat". Cela signifie que si nous partons droit devant nous, nous ne reviendrons jamais à notre point de départ. Pourtant, et je vais suivre sur ce point les frères Bogdanov, qui pensent que les choses ne se passent pas comme cela. En effet, aucune observation irréfutable ne permet de trancher en faveur de cette solution. Au contraire, depuis 2006, comme nous venons de le voir, depuis 2006, les données fournies par les satellites astronomiques font pencher la balance vers un espace à trois dimensions légèrement courbé.
Mais qu'il soit plat ou courbe, il existe de nombreuses solutions possibles pour un espace à trois dimensions. Sa forme, ou sa topologie, pourrait être celle d'un cylindre, ou une forme ressemblant à celle d'un pneu de voiture (un tore). Pour un petit groupe de physiciens français, le choix s'est porté vers ce qu'en géométrie, on appelle un solide platonicien à douze faces ou "dodécahedron". Cet objet compliqué semble aujourd'hui disqualifié.
liens: http://fr.wikipedia.org/wiki/Topologie_de_l'Univers
http://fr.wikipedia.org/wiki/Topologie
l'univers hypertore par jean-pierre luminet
luth2.obspm.fr/~luminet - l'univers est-t-il chiffonné?
images.math.cnrs.fr qu'est-ce qu'une variété
obspm.fr/actual/ forme de l'univers
| dodécahédron |
4) L'Univers est-il rond?
A l'échelle de l'Univers, il semble probable que le principe de simplicité domine. Par conséquent, parmi toutes les formes possibles et imaginables, il a dû adopter la plus simple. Et c'est la sphère. Mais attention, pas la simple sphère à deux dimensions comme un simple ballon, mais la sphère à trois dimensions que nous ne pouvons pas voir de l'extérieur et qui, par conséquent, échappe à toute représentation.
Somme-nous certains que c'est la forme la plus simple? En 1904, Henri Poincaré avait annoncé ce résultat dans une des conjecture les plus célèbres de toute l'histoire des mathématiques: la conjecture de Poincaré. Elle a fait partie des sept problèmes du millénaire sélectionnés par la fondation Clay au début des années 2000.
Elle fut énoncée ainsi par Poincaré: « Soit une variété compacte V simplement connexe, à 3 dimensions, sans bord. Alors V est homéomorphe à une hypersphère de dimension 3. ». Poincaré ajouta, avec beaucoup de clairvoyance, un commentaire : « mais cette question nous entraînerait trop loin »
| médaille fields |
La résolution de la conjecture de Poincaré est due au mathématicien russe Grigori Perelman. Il a fallu plus de deux ans aux meilleurs experts pour s'assurer de la validité de son impressionnante démonstration. Esprit d'une originalité extrême, son résultat sur la conjecture de Poincaré a été officiellement reconnu par la communauté mathématique qui lui a décerné la médaille Fields le 22 août 2006 lors du congrès international des mathématiciens et par l'Institut de mathématiques Clay qui lui a décerné le prix du millénaire le 18 mars 2010.
Perelman a refusé la médaille Fields (voir 2,3,4) et le prix Clay (5). Il avait déjà refusé le prix de la Société Mathématique Européenne en 1996.
Mais aujourd'hui le "théorème de Poincaré-Perelman" est pleinement reconnu: en trois dimensions, la sphère tridimensionnelle est l'objet le plus simple qui soit.
Les travaux des frères Bogdanov sur l'Univers primordial, commencés en 1991, partaient de l'idée que l'espace à trois dimensions devait avoir la forme la plu simple possible: celle d'une sphère. Or, à cette époque, la conjecture de Poincaré n'était pas encore démontrée. Pourquoi alors ne pas adopter cette formule: "tout comme la Terre est ronde, l'Univers est rond lui aussi".
liens: pi314159.wordpress.com -grigori perelman démontre la conjecture de poincaré
uclouvain.be -perelman et la conjecture de poincaré: la résolution d'un problème centenaire
http://fr.wikipedia.org/wiki/Conjecture_de_Poincar%C3%A9
http://fr.wikipedia.org/wiki/3-sph%C3%A8re
http://www.mathcurve.com/surfaces/S3/s3.shtml
http://www.tigres-volants.org/Thias/JavaSphere.html
http://www.lesoir-echos.com/mathematiques-le-prix-du-mill...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Topologie_de_l'Univers
http://fr.wikipedia.org/wiki/Topologie
variétés et espaces:
l'univers hypertore luth2.obspm.fr/~luminet - l'univers est-t-il chiffonné?
5) Une sphère à trois dimensions.
Revenons à l'image du ballon de football. C'est une surface à deux dimensions, à ne pas confondre avec une boule Soit O un point de l’espace. On appelle sphère de centre O et de rayon R l’ensemble de tous les points de l’espace qui sont situés à une distance R du point O. On appelle boule de centre O et de rayon R l’ensemble de tous les points de l’espace qui sont situés à une distance du point O inférieure ou égale à R: Sphère et boule
Dans notre cas, la sphère-Univers a trois dimensions, c'est ce que les mathématiciens appellent une hyper-sphère. Si nous ne pouvons pas visualiser cette sphère, c'est parce que nous vivons non pas "sur", mais "dans" cette surface à trois dimensions, à l'intérieur de celle-ci. Mais le ballon, possède bien un intérieur, c'est la troisième dimension, qui au sens strict, ne fait pas partie de la sphère. De même, notre sphère-Univers possède un intérieur qui existe dans la quatrième dimension: c'est le temps. D'un point de vue topologique, la droite du temps se trouve à l'intérieur de la sphère Univers, qui rappelons le n'a pas d'extérieur. C'est pourquoi, à chaque instant, l'Univers, dont le rayon, qui correspond au temps, change d'échelle.
A travers cet Univers rond, nous découvrirons dans un prochain chapitre la trace dont nous avons déjà parlé, celle du temps imaginaire. Mais l'idée de représenter l'espace ordinaire par une sphère à trois dimensions a-t-elle une chance d'être vraie?
fr.wikipedia.org -N-sphère groups.csail.mit.edu/mac/users -hypersphère d'un point de vue artistique
memos/memoespaceland -sphère et boule
6) L'observation d'une courbure très faible, mais positive.
Dans l'article précédent, nous avons évoqué le fait que toutes les observations, notamment celles des satellites COBE, WMAP et plus récemment de Planck Surveyor, suggèrent fortement que l'Univers est en équilibre thermodynamique très tôt dans son histoire et à fortiori à l'échelle de Planck ainsi que l'analyse des traces observées par WMAP (Le rapport spergel): 20 mars 2006. Ce jour là est publié le fameux rapport Spergel, cosigné par vingt-deux experts. Il s'agit des résultats de l'analyse portant sur les données de WMAP.
[*David Spergel: publications
*larecherche.fr: questions à David Spergel.
*lambda.gsfc.nasa.gov -données sur le CMB (cosmologic mocrowave background)]
Une Conférence et Point Presse sur le dernières données (mars 2008) du satellite WMAP après 5 années en orbite (WMAP 5), s'est tenue le Vendredi 11 Avril 2008 a 14h à l'Observatoire de Paris, Salle du Conseil du bâtiment Perrault (bâtiment historique) par le professeur David N. Spergel (du Team WMAP, Université de Princeton) ainsi que des spécialistes mondiaux du sujet présents à cette rencontre.
· L'univers est baigné dans un flux énorme de neutrinos. (un bloc de Plomb de la taille du système solaire arriverait à peine à arrêter un seul neutrinos parmi les milliards qui nous traverse à chaque instant!)· La matière noire doit être non baryonique et interagit très peu avec les atomes et le rayonnement.
· La mesure de la densité de la matière noire par WMAP impose des contraintes importantes sur le modèle de matière noire avec super symétrie.
· La détermination précise des densités dans l'Univers (par rapport à la densité critique : correspond à la densité d'énergie que l'on doit avoir dans un univers homogène et isotrope en expansion pour que sa courbure spatiale soit nulle) est maintenant possible; on a testé la cohérence entre les densités WMAP et celles provenant des abondances de Deutérium. Soit 72,1% pour l'énergie noire et 23,3% pour la matière noire. Matière baryonique (atomes) : 4,6% et moins de 1% de neutrinos.
· Détermination précise de la constante de Hubble : 70,1 km/s par Mpc +/- 1,3· Détermination précise de l'age de l'Univers : 13,73 Milliards d'années (Ga) +/- 0,12. La recombinaison (CMB) s'est produit 375.900 ans +/- 3.100 après le Big Bang. À cette époque l'Univers était composé de la façon suivante : 10% de neutrinos, 12% d'atomes; 63% de matière noire (dark matter); 15% de photons et l'énergie noire (dark energy) était négligeable.· Détermination précise de la température du bruit de fond : 2,725K.
Aujourd'hui, en raison de la formidable expansion de l'Univers, la courbure est certes extrêmement faible, mais "presque plat, ce n'est pas pareil que "totalement" plat. Les mesures disent que la courbure existe et qu'elle est "marginalement " positive. Si nous marchions droit devant nous et assez vite pour dépasser l'expansion, au terme d'un immense parcours, nous devrions finir par revenir à notre point de départ.
Commentaires sur: a) Presque plat... Dans l’article de 2003 , Jean-Pierre Luminet et ses collègues faisaient remarquer que le spectre de la courbe de puissance du rayonnement de fond diffus concernant les fluctuations de température était anormalement faible au niveau des contributions dites quadrupolaires et octupolaires, c'est-à-dire pour les grandes échelles spatiales de fluctuations de température. Bien qu’il faille tenir compte des incertitudes des mesures, ce manque de contributions aux grandes échelles dans le rayonnement fossile s’expliquait plus naturellement par un Univers de taille finie que de taille infinie. Si les observations de WMap étaient compatibles avec un Univers plat, elles étaient aussi légèrement favorables à un Univers fini de courbure positive.
b) topologie de l’Univers. fr.wikipedia.org/wiki/Univers: Une importante question de cosmologie qui reste sans réponse est la topologie de l’Univers.
Est-ce que l’Univers est « plat »? C’est-à-dire : est-ce que le théorème de Pythagore pour les triangles droits est valide à de plus grandes échelles ? Actuellement, la plupart des cosmologues pensent que l’Univers observable est (presque) plat, juste comme la Terre est (presque) plate.
Est-ce que l’Univers est simplement connexe ? Selon le modèle standard du Big Bang, l’Univers n’a aucune frontière spatiale, mais peut néanmoins être de taille finie.
Une majorité d'astrophysiciens a du mal a admettre que l'Univers n'est pas absolument plat, comme le leur a souligné le physicien théoricien George Francis- Rayner Ellis, écrivent les frères Bogdanov. Ce dernier s'est intéressé de très près au changement possible du signe de la quatrième coordonnée de la métrique et à l'émergence d'un temps imaginaire en régime de forte gravité. Il a été corédacteur avec Stephen Hawking d'un ouvrage sur l'espace-temps à grande échelle qui contient entre autres, les fameux théorèmes de singularité développés avec Roger Penrose. A la question des Bogdanov (les données recueillies par WMAP débouchent-elles réellement sur une courbure positive pour l'espace à trois dimensions?), il avait répondu le 17 septembre 2004: "oui c'est correct - quoique beaucoup de gens résistent à cela".
Cette prédiction des deux frères avait été émise dès 1991: nous vivons dans une sphère à trois dimensions dont le rayon grandit constamment. Ceux qui partagent ce point de vue sont plutôt des mathématiciens, tel l'algébriste anglais Shan Majid, de l'université de Londres (et membre du jury de l'une des thèses des Bogdanov). En 2008, il a publié un ouvrage où, aux côtés d'Alain Connes, roger Penrose et d'autres, il effectue une solide approche mathématique de l'espace-temps au moment du Big Bang. Il écrit en 2008: "Ainsi, pour chaque point de la sphère quantique S3 il existe quatre directions dans lesquelles vous pouvez vous déplacer. [...] Je prétend que la direction supplémentaire pourrait être interprétée comme étant le temps (dans space and time: quantum spacetime and physical reality)." et à propos de l'Univers à grande échelle:"A chaque instant il doit vraiment être vu comme une sphère à trois dimensions."
Des raisons théoriques profondes ont conduit les frères Bogdanov vers l'hypothèse d'un Univers rond. En particulier, dans notre espace ordinaire, les physiciens détectent des grandes symétries, décrites par le groupe des rotations à trois dimensions. Ce groupe appelé SO(3) est topologiquement une sphère. A son propos, Shan Majid précise: "La première chose à dire est que lorsqu'un groupe de symétrie continu comme SO(3) est considéré en tant qu'espace, alors il possède une courbure."
Note sur la symétrie en physique: En physique la notion de symétrie, appelée aussi invariance, renvoie à la possibilité de considérer un même système physique selon plusieurs points de vues distincts en termes de description mais équivalents quant aux prédictions effectuées sur son évolution.
Le statut de la notion de symétrie a beaucoup évolué. D'abord reconnue comme propriété des systèmes physiques, elle a ensuite été utilisée comme méthode théorique de génération de nouvelles solutions des équations qui gouvernent l'évolution de ces systèmes (d'où l'introduction du concept de groupe de Lie) et enfin depuis la deuxième moitié du xxe siècle la notion de symétrie prend une importance encore plus fondamentale puisque depuis cette époque, une théorie quantique est toujours définie principalement par la symétrie qui la sous-tend.
Symétrie en physique classique: On présente ici les différents contextes de la physique classique où la notion de symétrie est particulièrement importante. On présente la notion d'isotropie, appelée encore symétrie de rotation, ou encore d'homogénéité qui est liée à l'invariance par translation dans l'espace.-tend.
Symétrie et conservation: Théorème de Noether (physique). Le théorème de Noether établit que pour toute quantité conservée il existe une symétrie sous-jacente de la théorie.
Types de symétrie: *Symétrie discrète: lorsque l'ensemble des opérations de transformation autorisées constitue un ensemble fini. Par exemple les cristaux possèdent...un groupe de symétrie discret appelé groupe cristallographique. D'autres symétries discrètes sont importantes en mécanique quantique: il s'agit des symétries de conjugaison de charge, de parité et d'inversion du temps qui permettent d'exprimer le théorème CPT affirmant que toute théorie quantique doit être invariante sous le produit de ces trois symétries.
*Symétrie continue: De façon intuitive, une symétrie est dite continue lorsque les paramètres qui la déterminent varient de façon continue. C'est le cas de la symétrie de rotation qui est associée au groupe de rotations dans l'espace par exemple. Ce dernier est paramétrisé par les trois angles d'Euler qui varient en effet de façon continue.
La structure mathématique qui sous-tend la description des symétries continues est la théorie des groupes de Lie dont le groupe des rotations est un exemple.
Symétrie globale.
*Une symétrie est globale, on dit encore rigide, si on effectue la même transformation en tous les points du système pour aboutir à une configuration équivalente. Par exemple la loi universelle de la gravitation de Newton qui s'exerce entre deux corps est inchangée lorsqu'on effectue une rotation ou une translation identique sur les deux corps. On dit donc que la loi de la gravitation universelle est invariante sous les transformations globales de rotation et de translation.
Symétrie locale.
Il arrive parfois qu'une théorie admette une symétrie bien plus grande et autorise à effectuer des transformations différentes en chaque point de l'espace. Lorsque ce phénomène se produit, on parle alors de symétrie locale.
Le premier cas connu de symétrie locale est celui de l'électromagnétisme. En effet les équations de Maxwell sont inchangées lorsqu'on change simultanément le potentiel électrique par la dérivée par rapport au temps d'une fonction arbitraire et qu'on change le potentiel vecteurpar le gradient de cette même fonction. Si cette fonction varie selon le temps et l'espace alors en chaque point on effectue bien une transformation différente. Pourtant les équations restent inchangées et les conclusions physiques restent les mêmes. La fonction arbitraire servant à construire ces transformations paramétrise le groupe de symétrie locale de l'électromagnétisme qui est notée mathématiquement
.
Dans le cas qu'on vient de voir, la symétrie utilisée agissait sur les champs de la théorie, il s'agissait donc d'une symétrie interne et dans ce cas on parle d'invariance de jauge. L'électromagnétisme est donc un exemple de théorie de jauge.
Si on a affaire à une symétrie d'espace-temps, comme le cas des translations par exemple, les choses sont un peu plus compliquées d'un point de vue technique. Si la théorie est telle que cette symétrie est en plus locale, elle possède alors l'invariance par reparamétrisation de l'espace-temps, on parle encore de covariance générale, et il s'agit alors de la relativité générale. La loi universelle de la gravitation est invariante sous les transformations globales de translation mais pas locales. La relativité générale peut donc être vue comme l'extension de la gravité newtonienne pour laquelle on a agrandi l'ensemble des transformations sous lesquelles elle est invariante.
Les deux cas que nous avons vus correspondaient à des groupes de symétrie discrets. Un cas plus exotique est celui de la construction d'orbifolds en théorie des cordes qui permet de construire des exemples de symétrie locale pour une symétrie discrète.
liens: topologie et univers:mth.uct.ac.za/ george ellis/cv
mth.uct.ac.za/ réflexions sur Quantum_Gravity
ledifice.net/7045-3.html -Arkadiusz Jadczyk et la théorie de bogdanov
http://arkadiusz-jadczyk.org/index.html http://www.mth.uct.ac.za/~ellis/nature.pdf
futura-sciences.com/fr -jean-pierre-luminet-commente-les-dernieres-observations
fr.wikipedia.org/wiki/Topologie_de_l'Univers
fr.wikipedia.org/wiki/Topologie
l'univers hypertore par jean-pierre luminet
luth2.obspm.fr/~luminet - l'univers est-t-il chiffonné?
images.math.cnrs.fr qu'est-ce qu'une variété
obspm.fr/actual/ forme de l'univers
impan.pl -Noncommutative theory for mirror quantum spheres
wikipedia.org- Sphère de bloch
scientifiques: maths.qmul.ac.uk -majid: Quantum_Algebras
motls.blogspot.fr -le blog de motl (article de strominger: black-holes-harmonic-oscillators...)
Groupes: .fyma.ucl.ac.be -théorie des groupes
fr.wikipedia.org/wiki -Groupe_de_symétrie
fr.wikipedia.org -Groupe_orthogonal
fr.wikipedia.org -symétries (physique)
halshs.archives-ouvertes.fr -Groupes de Lie – groupes SO(3) et SU(2
http://www.latroika.com -groupes de rotation et espaces projectifs
eljjdx.canalblog.com -un peu de topologie pour tout le monde
techno-science.net -groupes de lie
th.u-psud.fr -structure fondamentale de la matière...groupes de lie
7) De la courbure de l'Univers au temps imaginaire.
Le fait que l'espace à trois dimensions soit peut-être une sphère tridimensionnelle implique qu'il est possible qu'avant le Big Bang, le temps ait pu être imaginaire. En effet, tout comme une sphère à deux dimensions est le bord d'un espace qui en compte trois, la sphère à trois dimensions est le bord d'un espace à quatre dimensions. Un espace possible est en fait l'espace-temps qui est le notre. Dans cet espace, la droite du temps a une certaine orientation à l'intérieur de la sphère. Mais on peut envisager d'autres orientations pour cette droite comme nous l'avons déjà vu dans des articles précédents: si nous faisons pivoter cette droite temporelle d'un angle droit dans le plan complexe, le temps réel devient alors temps imaginaire! Dans un langage plus "topologique", selon les frère Bogdanov, la sphère à trois dimensions est à la fois le bord de l'espace-temps ordinaire mais aussi de l'instanton gravitationnel, la boule à quatre dimensions qui représente l'espace-temps imaginaire.
Comme on l'a découvert au cours des articles précédents, ce temps imaginaire n'avait une "existence effective" qu'avant le Big Bang (en conservant la notion communément admise du temps et en s'aventurant dans le no-man's land hypothétique, mais combien passionnant).
Mais tout ce que nous avons vu représente, à grande échelle, une trace de ce temps imaginaire qui existait sans doute lorsque le diamètre de la sphère à trois dimensions qui matérialise le bord de notre Univers ne mesurait que la longueur de Planck (
m.) Et ce temps-là a existé, c'était le temps de Planck.
8) épilogue.
Pour la première fois, nous pouvons accéder à une représentation plus "fidèle" de l'Univers dans lequel nous vivons et de sa forme grâce aux satellites d'observation COBE, WMAP, Planck Surveyor et aux outils d'observation tels que le télescope spatial HUBBLE. Et s'il est validé que l'Univers est bien rond, nous aurons un indice supplémentaire du fait que, avant le Big Bang, le temps réel et le temps imaginaire coexistaient au sein d'un temps plus global, le temps complexe, non ordonné sur le plan causal.
Après les premiers indices, "la cinquième dimension","dans le feu du Big Bang", nous venons de découvrir "l'Univers est-il rond?" mais il existe d'autres et d'autres indices de ce temps archaïque qui a précédé le notre. Dans le prochain article, nous allons chercher dans les profondeurs mystérieuses et inquiétantes de l'énergie noire.
20:10 Ecrit par pascal dans bogdanov-le visage de dieu | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
|
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook
25.04.2012
4-4) Au commencement du temps 4-4) Une première trace dans le feu du Big bang
Au commencement du temps 4-4) Une première trace dans le feu du Big bang
Dans tous les articles de la rubrique "au commencement du temps", je souhaite approfondir ma réflexion sur "le visage de Dieu" écrit par les frère Bogdanov et celle de mon article dans mon blog de reflexions à travers le livre de Igor et Grichka Bogdanov: "Au commencement du temps".
Dans les articles précédents, j'ai fait un retour en arrière dans le passé jusqu'à l'instant zéro. ces articles m'ont permis de faire un saut dans l'histoire via les blogs et le articles que je déniche sur la toile, d'affiner mes connaissance sur la science et la recherche de l'Origine. Je trouve plaisir et jubilation à partager. Ces articles sont "ma lecture" du livre des frères Bogdanov.
Mes articles déjà parus dans cette rubrique:
Au-commencement du temps 3-2) 1979-1830 le film de l'univers vu à l'envers - étape 2
Au commencement du temps 3-3) Des figuiers Romains au Trocadéro: étape 3
Au commencement du temps -3-4) dans l'abime du temps (-15000 à -65 millions-d-années)
Au commencement du temps 3-5) des araignées géantes sur la colline de chaillot (-80 à 500 millions d'années)Au commencement du temps 3-6) paris au fond de l'océan (530 millions à 3,5 milliards d'années)
monblogdereflexions: l'affaire Bogdanov un de mes premiers articles
Au commencement du temps 4-1) comment tout cela est-il possible?
Au commencement du temps 4-2) Le passé peut-il encore exister?
1) Après avoir remonté le temps à l'envers vers le passé depuis 2009, nous sommes arrivés à l'instant zéro dans l'article 3-11).
"Au voisinage du mur de Planck et à fortiori avant, ces lois, dans le meilleur des cas, se transforment, et au pire, s'effondrent. La singularité garde tout son mystère. Les physiciens n'ont pas la moindre idée (actuellement) de ce qu'elle est.
Pour Etienne Klein, on ne peut expliquer l'Origine de quelque chose en invoquant autre chose. On n'exprime l'être que par l'être et pas par du devenir. Si on dit qu'à l'Origine il y avait déjà ceci ou quelque chose, on n'explique pas l'Origine, sauf à invoquer que la chose a toujours été là, donc qu'il n'y a pas d'Origine. En fait, pour lui, la science ne peut dire que deux choses:
a) Il n'est pas prouvé que l'Univers a eu une Origine, qui serait le transit qui fait passer de l'absence de toute chose à au moins une chose.
b) Il n'est pas prouvé que l'Univers n'a pas d'Origine.
C'est donc, comme la question de Dieu (si on se réfère à des philosophes comme Kant), du domaine de l'indécidable au sens de Gödel.
Dans un tel contexte, l'approche mathématique proposée par les frères Bogdanov ne peut-elle pas fournir des indications dont on peut tirer des hypothèses nouvelles et peut-être déplacer les lignes de nos connaissances? "En prenant toutefois cette approche pour ce qu'elle est et rien d'autre: une hypothèse dont l'essence mathématique correspond à la nature mathématique de "l'objet" que nous cherchons à comprendre, la singularité initiale de l'espace-temps. En tout cas, elle me permet une réflexion concernant la science, la philosophie, l'épistémologie et un réflexions sur moi-même, ce que j'appelle le "soi", mon "intérieur" invisible par opposition au visible...Et je trouve ça plutôt jubilatoire..."
Tout ceci a-t-il laissé des traces?
Jusqu'à maintenant, et dans l'article précédent, La cinquième dimension, nous avons progressivement vu apparaître un lien entre la temps imaginaire et l'instant zéro. Mais la notion de temps imaginaire recouvre-t-elle un réalité? Parmi les indices de son existence au commencement du temps, une des premières "traces" (trace renvoie bien à l'idée de reliques), serait le fait que, tout juste avant le Big Bang, l'espace-temps était en équilibre thermodynamique. Commençons donc par retourner vers le brasier primordial!
2) Sur les pas de Boltzmann.
wikipedia.org: Ludwig_Boltzmann:
"En 1902 Boltzmann est revenu à Vienne à sa chaise de la physique théorique qui n'avait pas été remplie entre temps. En plus de son enseignement dans la physique mathématique, Boltzmann a été donné le cours de la philosophie du mach à enseigner. Ses conférences de philosophie sont rapidement devenues célèbres avec les assistances étant bientôt trop grandes pour le plus grand hall de conférence disponible. En fait en raison de la renommée de ces conférences Boltzmann a été invité au palais de Franz Josef".
Automne 1902. Boltzmann donne sa première conférence générale à l'université de Vienne, sa ville natale, capitale de l'empire d'Autriche. Il ignore alors (et il l'ignorera toute sa vie), que ses travaux allaient un jour, en fait cent ans plus tard, permettre de trouver des traces de ce temps qui fut imaginaire, à l'aube des temps. Il fait montre d'une extraordinaire maîtrise des mathématiques, bien supérieure à celle de de ses interlocuteurs. Sa discipline: la "thermodynamique". Peu nombreux sont ceux, qui, en ce temps là, savent vraiment de quoi il s'agit. Mais ce jour de 1902, ce n'est pas de la physique sont venus écouter ceux qui sont venus se presser sur les gradins ceux qui sont venus l'écouter en masse, mais... de la philosophie naturelle. Pas de formules ou d'équations incompréhensibles... Soudain, un thème retient le souffle de tous, thème que peu de scientifiques osaient aborder à cette époque: le temps et son commencement. Ce qu'il dit est si révolutionnaire, si fascinant que l'Empereur François-Joseph lui-même convie le savant à dîner au palais impérial comme le note Wikipedia.
3) Qu'a donc découvert Boltzmann? Une clef pour percer le secret de l'origine.
Sans elle, toutes nos tentatives pour explorer l'Univers avant le Big Bang auraient échoué. Un des chemins inattendus de cette exploration passe peut-être par un physicien théoricien de l'université américaine de Californie, du nom de Tom Banks, le directeur de thèse de Lubos Motl. Il s'est intéressé de près aux travaux de Boltzmann et a élucidé de manière convaincante la fameuse de Botzmann-Penrose: pourquoi les conditions initiales en cosmologie impliquent-elles une très basse entropie, donc un désordre minimal, alors que dans le feu primordial on pourrait penser le contraire? Tom Banks montre qu'il y a plusieurs raisons à cela dont une à garder en tête: l'Univers naissant était dans un état spécial, révolu aujourd'hui, qu'on appelle équilibre thermodynamique. La température était partout la même, à peu de choses près. Cet état contient la trace, le dernier vestige visible de l'existence du temps imaginaire au moment même du Big Bang.
Revenons à Boltzmann avant d'approfondir le secret de cet équilibre thermique. Peu à peu, en cette année 1902, son équilibre commence à vaciller, tellement les enjeux sont importants. Les mystères qu'il a libérés le hantent. Ses ennemis dont Ernst Mach, sont décidés à l'empêcher de parler, et même de penser. Il a déjà fait une tentative de suicide* à Leipzig en 1901. A partir de 1903, il va lentement faire naufrage dans une dépression dont il ne pourra jamais sortir. il se pend lors de vacances familiales à Duino près de Trieste le 5 septembre 1906, à l'âge de 62 ans. Outre ses troubles de santé, il souffrait fréquemment de dépression* en raison des oppositions les plus vives qu'il rencontra, surtout dans le monde germanique, en tant que partisan déclaré de l’atomisme, pour lequel il a lutté jusqu’à la fin et qu'il considéra comme la meilleure description qui puisse être donnée, à ce moment, des phénomènes. La tombe de Boltzmann au Zentralfriedhof comporte une équation inscrite au-dessus de la statue du physicien, à savoir S = k ln ω, qui exprime l'entropie S en fonction du nombre ω des états d’énergie équiprobables possibles, avec k la constante de Boltzmann. Pour Einstein, il s'agit de la formule la plus importante de toute la science. Elle contient effectivement l'un des secrets les plus brûlants de notre Univers.
4) L'équilibre thermique de l'Univers primordial.
| le fond cosmologique primordial (CMB) |
Fournissons de l'énergie à une masse d'eau, sa température s'élève. Ainsi pourrons nous profiter d'un bain chaud. S'il est trop chaud, nous faisons couler de l'eau froide et quelques secondes plus tard, le bain devient tiède et partout à la même température. Pour la physique il atteint un équilibre thermodynamique. Au moment du Big Bang, l'espace-temps était "à l'équilibre". Sa température, très élevée, (environ 200 mille milliards de milliards de milliards de degrés), contre environ 3 degrés aujourd'hui, était partout la même. À cette très haute température, la densité d'énergie est telle qu'aucune structure ne peut survivre, qu'il s'agisse d'une galaxie, d'un atome ou d'un noyau atomique. L'univers est alors un fluide quasi-homogène de rayonnement et de matière (quarks et leptons) en équilibre thermodynamique.
S'il est en équilibre thermique à l'échelle de Planck, l'Univers, à l'aube du Big Bang, se trouve dans un état physique très spécial, l'état KMS.
5) De l'équilibre thermique au mystérieux état KMS.
Trois savants ont jeté les bases physiques de cette théorie: Kubo, Martin et Schwinger.
Dans la mécanique quantique et la théorie quantique des champs, la propriété d'un système en équilibre thermique peut être décrite par un objet mathématique appelé état Kubo-Martin-Schwinger ou plus simplement état KMS : un état satisfaisant la condition KMS.
Kubo établit les premières bases en 1957, Martin et Schwinger utilisèrent cet état pour définir des fonctions de Green thermodynamiques en 1959.
Marinus Winnink, physicien mathématicien de l'université de Groningue, fut l'un des trois chercheurs qui, en 1967, sont parvenus à traduire en langage mathématique ce qu'est la théorie KMS.
Pour simplifier, l'état KMS relie l'état d'équilibre d'un système (par exemple de l'eau en train de bouillir dans une casserole) à son évolution. L'eau est globalement en ébullition et donc en équilibre. Tant qu'il y aura de l'eau dans la casserole, rien ne changera. Mais, en même temps, l'eau est en évolution, des vaguelettes se forment, des creux apparaissent et disparaissent à chaque instant. L'eau est à la fois en équilibre, globalement dans toute la casserole et en évolution, localement, d'une bulle à l'autre.
Si on en revient au Big Bang, La condition KMS met en rapport l’évolution dans le temps, caractérisée par une métrique lorentzienne de signature (+++-), et l’état d’équilibre, nécessairement non évolutif, hors du temps et soumis à une métrique euclidienne de signature (++++). Le signe + affectant ici la quatrième dimension signifie que le temps est « imaginaire » (au sens mathématique). En effet, une dimension spatiale peut être conçue comme une dimension temporelle imaginaire : le système est « donné », sans référence à un temps réel qui s’écoule.
Pour ce système, le temps est à la fois réel (il évolue à l'intérieur de certaines frontières) et imaginaire (c'est ce qui fait que le système est en équilibre). Il devient donc complexe.
C'est ce qu'observe le physicien Roman Jackiw dans dans un rapport sur une des thèses des Bogdanov: "L'auteur [...] suggère que cette époque inaccessible est gouvernée par une théorie topologique des champs thermiques soumise à la condition de périodicité KMS":
III RAPPORT DE THÈSE
par le professeur Roman JACKlW
Département de physique théorique
Massachusetts lnstitute of Technology (MIT)
11 avril 2002
L'auteur propose une solution nouvelle et spéculative au problème de la Singularité Initiale qui précède le Big Bang, problème qu'il est impossible d'analyser dans le cadre conventionnel de la théorie des champs. Igor Bogdanov fait donc l'hypothèse selon laquelle cette (inaccessible) époque est gouvernée par la théorie topologique des champs thermiques qui satisfait à la condition de périodicité KMS. Dans le but de rendre ses idées plus concrètes, l'auteur fait plusieurs propositions inattendues mais toujours techniques qui reflètent avec vigueur l'originalité de sa pensée. Le champ considéré ici est celui de la théorie de supergravité N = 2. Avant le temps de Planck, l'espace-temps est soumis à un état de superposition quantique entre la composante lorentzienne et la composante minkowskienne. Un instanton euclidien singulier gouverne la singularité initiale tandis que la composante lorentzienne devient dominante à l'échelle de Planck et au-delà.
Cette thèse établit le phénomène fascinant qui suit. En effet, selon les approches conventionnelles appliquées à un système dynamique à haute température (e.g.la théorie des champs), il est admis qu'une direction genre temps est perdue; et dans un tel contexte, il nous est alors demandé d'analyser la dynamique du système qui se trouve réduit à 3 dimensions d'espace. Par exemple, la théorie physique de Yang et Mills devient une théorie euclidienne de jauge à 3 dimensions tandis que le terme de Chern-Simons (introduit en physique par moi-même et mes collaborateurs) entre alors en application.
Or ici, l'idée non conventionnelle introduite par Bogdanov est qu'à haute température, le système Yang - Mills fluctue dans la quatrième dimension supprimée, prenant alternativement une valeur genre temps et/ou genre espace. En d'autres termes, la surface spatiale à 3 dimensions a donc deux extensions possibles à l'intérieur desquelles on observe une fluctuation: l'espace-temps physique lorentzien usuel à (3 + 1) dimensions fluctue avec un espace euclidien à 4 dimensions.
Ce travail requiert encore d'autres développements avant qu'il puisse représenter une solution complète au problème qu'il pose. Cependant, la thèse et les publications scientifiques représentent d'ores et déjà une excellente introduction à ces idées et peuvent donner un essor très utile aux futures recherches qui se feront, dans ce domaine, à la suite de Igor Bogdanov.
En conséquence, je recommande que Igor Bogdanov soit élevé au grade de Docteur en Physique Théorique.
Professeur Roman Jackiw
Département de physique théorique
Massachusetts Institute of Technology (MIT)
Autre avis, celui de l'ingénieur informaticien Peter Woit. Celui-ci est viscéralement opposé aux développements actuels de la physique théorique, aux théories des cordes aussi bien qu'aux idées des Bogdanov. Et pourtant, il a fini par accepter l'hypothèse de l'espace-temps KMS: "on peut accepter que "l'espace-temps doit être considéré comme soumis à la condition KMS à l'échelle de Planck" est une idée scientifiquement valable, qui mérite publication".
Cette hypothèse, après avoir été analysée et évaluée par des experts referees a été publiée dans plusieurs journaux scientifiques dont Annals of physics. Même Alain Connes, médaille Fields, (à voir: géométrie non commutative), qui a critiqué l'approche des frères Bogdanov, a publié en 2009 un article dans l'ouvrage de Majid, On space and Time: "Au-dessus d'une certaine énergie, l'idée même d'espace-temps disparaît [...]. Et la notion clef est celle de l'état KMS".
6) Etats KMS, fluctuations du temps et traces obvservées.
Toutes les observations, notamment celles des satellites COBE, WMAP et plus récemment de Planck Surveyor, suggèrent fortement que l'Univers est en équilibre thermodynamique très tôt dans son histoire et et à fortiori à l'échelle de Planck, puisque plus on remonte vers le Big Bang, plus l'équilibre global s'accroît. Comme "équilibre thermodynamique" veut dire "état KMS", on a de bonnes raisons de penser que l'Univers naissant était bien dans l'état KMS au moment du Big Bang, juste avant l'expansion.
La conséquence est que le temps était nécessairement complexe, il devait fluctuer entre entre la direction réelle et une direction imaginaire (voir l'article précédent: Au commencement du temps 4-3) La cinquième dimension). L'Univers en état KMS, dans sa phase fluctuante à 5 dimensions, reliait l'équilibre du système (l'espace euclidien à 4 dimensions) à son évolution (l'espace-temps à 4 dimensions). C'est encore une nouvelle formulation de de la correspondance ADS/CFT que nous avons examinée au chapitre précédent:
"En théorie des cordes, la correspondance AdS/CFT est une conjecture célèbre qui affirme l'équivalence entre une théorie gravitationnelle, à savoir la théorie des cordes au voisinage de l'horizon de certainstrous noirs et une théorie non-gravitationnelle, la théorie de Yang-Mills dans sa version supersymétrique. Elle a été formulée précisément pour la première fois par Juan Maldacena en 1997 puis clarifiée peu après par Edward Witten en 1998. Cette conjecture est la réalisation la plus réussie du principe holographique, une idée spéculative à propos de la gravité quantique, proposée à l'origine par Gerard 't Hooft puis améliorée et mise en avant par Leonard Susskind.
La correspondance AdS/CFT a entraîné une très intense activité d'une part dans sa vérification et d'autre part dans la recherche d'autres équivalences entre théories de cordes et théories de jauges. Il n'existe cependant pas encore de démonstration directe de sa validité".
Le rapport spergel
| Conférence de presse à la salle du conseil de l'observatoire |
Les traces observées par WMAP : 20 mars 2006. Ce jour là est publié le fameux rapport Spergel, cosigné par vingt-deux experts. Il s'agit des résultats de l'analyse portant sur les données de WMAP.
*David Spergel: publications
*larecherche.fr: questions à David Spergel.
*lambda.gsfc.nasa.gov -données sur le CMB (cosmologic mocrowave background)
Une Conférence et Point Presse sur le dernières données (mars 2008) du satellite WMAP après 5 années en orbite (WMAP 5), s'est tenue le Vendredi 11 Avril 2008 a 14h à l'Observatoire de Paris, Salle du Conseil du bâtiment Perrault (bâtiment historique) par le professeur David N. Spergel (du Team WMAP, Université de Princeton) ainsi que des spécialistes mondiaux du sujet présents à cette rencontre.
· L'univers est baigné dans un flux énorme de neutrinos. (un bloc de Plomb de la taille du système solaire arriverait à peine à arrêter un seul neutrinos parmi les milliards qui nous traverse à chaque instant!)· La matière noire doit être non baryonique et interagit très peu avec les atomes et le rayonnement.
· La mesure de la densité de la matière noire par WMAP impose des contraintes importantes sur le modèle de matière noire avec super symétrie.
· La détermination précise des densités dans l'Univers (par rapport à la densité critique : correspond à la densité d'énergie que l'on doit avoir dans un univers homogène et isotrope en expansion pour que sa courbure spatiale soit nulle) est maintenant possible; on a testé la cohérence entre les densités WMAP et celles provenant des abondances de Deutérium. Soit 72,1% pour l'énergie noire et 23,3% pour la matière noire. Matière baryonique (atomes) : 4,6% et moins de 1% de neutrinos.
· Détermination précise de la constante de Hubble : 70,1 km/s par Mpc +/- 1,3· Détermination précise de l'age de l'Univers : 13,73 Milliards d'années (Ga) +/- 0,12. La recombinaison (CMB) s'est produit 375.900 ans +/- 3.100 après le Big Bang. À cette époque l'Univers était composé de la façon suivante : 10% de neutrinos, 12% d'atomes; 63% de matière noire (dark matter); 15% de photons et l'énergie noire (dark energy) était négligeable.· Détermination précise de la température du bruit de fond : 2,725K.
Ainsi, 380 000ans après le Big Bang, l'Univers présentait encore un grande homogénéité et isotropie, témoignage de l'incroyable équilibre thermodynamique qui régnait encore plus tôt et au moment du Big Bang où l'espace-temps était probablement en état KMS. Ce qui signifie que le temps pouvait y être par conséquent complexe.
7) Conclusion de ce chapitre.
Finalement, la première trace du temps imaginaire se trouve au fond du ciel. Mais ce n'est que la première. La seconde, nous allons aller la chercher au chapitre suivant dans quelque chose d'inattendu: la forme de l'Univers.
| L'Univers a-t-il une forme? |
Mes liens pour les articles "Au commencement du temps"
Autres liens:
forum-metaphysique.com -La condition KMS
apc.univ-paris7.fr -la théorie du big bang
kuleuven.be/~christ -espace-temps thermodynamique
jcboulay.free.fr/astro _univers primordial
blogs.discovermagazine.com -tom-banks_on probability and quantum mechanics
scholarpedia.org -la flèche du temps et l'entropie _et Boltzmann's entropy
conditions initiales et cosmologie holographique (boltzmann-penrose)
arxiv.org -tom banks (Entropy and Initial Conditions in Cosmology)
wikipedia.org boltzmann théorème H et irréversibilité
smf.emath.fr -conference-bnf-2010
learnedrussian.com -biographie de ludwig-boltzmann
philosophiascientiae -information statistique et complexité algorithmique
21:33 Ecrit par pascal dans bogdanov-le visage de dieu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook
09.04.2012
4-3) Au commencement du temps 4-3) La cinquième dimension
Au commencement du temps 4-3) La cinquième dimension
| La machine à explorer le temps |
Dans tous les articles de la rubrique "au commencement du temps", je souhaite approfondir ma réflexion sur "le visage de Dieu" écrit par les frère Bogdanov et celle de mon article dans mon blog de reflexions à travers le livre de Igor et Grichka Bogdanov: "Au commencement du temps".
Dans les articles précédents, j'ai fait un retour en arrière dans le passé jusqu'à l'instant zéro. ces articles m'ont permis de faire un saut dans l'histoire via les blogs et le articles que je déniche sur la toile, d'affiner mes connaissance sur la science et la recherche de l'Origine. Je trouve plaisir et jubilation à partager. Ces articles sont "ma lecture" du livre des frères Bogdanov.
Mes articles déjà parus dans cette rubrique:
Au-commencement du temps 3-2) 1979-1830 le film de l'univers vu à l'envers - étape 2
Au commencement du temps 3-3) Des figuiers Romains au Trocadéro: étape 3
Au commencement du temps -3-4) dans l'abime du temps (-15000 à -65 millions-d-années)
Au commencement du temps 3-5) des araignées géantes sur la colline de chaillot (-80 à 500 millions d'années)Au commencement du temps 3-6) paris au fond de l'océan (530 millions à 3,5 milliards d'années)
monblogdereflexions: l'affaire Bogdanov un de mes premiers articles
Au commencement du temps 4-1) comment tout cela est-il possible?
Au commencement du temps 4-2) Le passé peut-il encore exister?
1) Après avoir remonté le temps à l'envers vers le passé depuis 2009, nous sommes arrivés à l'instant zéro dans l'article 3-11).
"Au voisinage du mur de Planck et à fortiori avant, ces lois, dans le meilleur des cas, se transforment, et au pire, s'effondrent. La singularité garde tout son mystère. Les physiciens n'ont pas la moindre idée (actuellement) de ce qu'elle est.
Pour Etienne Klein, on ne peut expliquer l'Origine de quelque chose en invoquant autre chose. On n'exprime l'être que par l'être et pas par du devenir. Si on dit qu'à l'Origine il y avait déjà ceci ou quelque chose, on n'explique pas l'Origine, sauf à invoquer que la chose a toujours été là, donc qu'il n'y a pas d'Origine. En fait, pour lui, la science ne peut dire que deux choses:
a) Il n'est pas prouvé que l'Univers a eu une Origine, qui serait le transit qui fait passer de l'absence de toute chose à au moins une chose.
b) Il n'est pas prouvé que l'Univers n'a pas d'Origine.
C'est donc, comme la question de Dieu (si on se réfère à des philosophes comme Kant), du domaine de l'indécidable au sens de Gödel.
Dans un tel contexte, l'approche mathématique proposée par les frères Bogdanov ne peut-elle pas fournir des indications dont on peut tirer des hypothèses nouvelles et peut-être déplacer les lignes de nos connaissances? "En prenant toutefois cette approche pour ce qu'elle est et rien d'autre: une hypothèse dont l'essence mathématique correspond à la nature mathématique de "l'objet" que nous cherchons à comprendre, la singularité initiale de l'espace-temps. En tout cas, elle me permet une réflexion concernant la science, la philosophie, l'épistémologie et un réflexions sur moi-même, ce que j'appelle le "soi", mon "intérieur" invisible par opposition au visible...Et je trouve ça plutôt jubilatoire..."
Jusqu'à la première seconde, les physiciens sont pratiquement tous d'accord. Mais lorsqu'on arrive à l'instant du Big Bang et plus encore avant, les choses se compliquent brutalement. Shan Majid (les frères Bogdanov ont préparé leurs thèses sous son contrôle), dans son ouvrage On Space and Time, a publié un article du philosophe Michael Heller, membre de l'Académie pontificale de théologie. Heller y avoue sa grande perplexité face au mur de Planck: "Nombre de théoriciens pensent qu'à l'échelle de Planck l'espace-temps ordinaire se dissout en quelque chose de plus fondamental, que les évènements ponctuels disparaissent et que la relation entre ce qui est "local" et ce qui est "global" est remplacé par un nouveau cadre structural" (M. Heller, "When physics meets metaphysics").
Quel est donc ce nouveau cadre? Il n'existe pas vraiment de réponse. Depuis des dizaines d'années, les théories de pointe (théories de la gravité quantique, théories des cordes), n'ont pas encore apporté de réponse. Alors? Le temps se met-il vraiment à fluctuer avant le Big Bang? Devient-il imaginaire à l'instant zéro?.
2) Bienvenue dans la cinquième dimension!
Depuis Einstein, nous avons pris l'habitude de notre espace-temps quotidien à quatre dimensions, trois dimensions d'espace et une dimension de temps. Sur l'axe temporel, c'est le temps linéaire que l'on connait dans ce monde. Et la cinquième dimension? Nous avons vu dans l'article 3-10) qu'on peut imaginer que l'immense force de gravitation qui règne à l'âge de Planck finit par faire basculer cette droite, qui pivote alors de 90° dans le plan complexe. Elle devient non plus réelle, mais imaginaire pure. C'est ce qui a pu se passer pour le temps, avant le Big Bang. Nous allons découvrir que c'est elle la cinquième dimension, le temps imaginaire.
L'histoire d'une cinquième dimension peut être localisée à partir de juillet 1938, alors qu'Einstein, en compagnie de Peter Bergmann, vient de publier une important article dans lequel il écrit: "Nous allons montrer qu'il est possible d'assigner une réalité à la cinquième dimension sans entrer en contradiction avec les caractéristiques à quatre dimensions du continuum physique".
Dans les chapitres qui suivent, nous allons essayer de découvrir la nature de cette cinquième dimension afin de comprendre ce qu'elle est, et comment les scientifiques l'utilisent dans leurs calculs. Car, peut-être bien que la cinquième dimension du temps imaginaire a précédé celle du temps réel.
3) A la découverte de la quatrième dimension.
Qu'est-ce qu'une dimension? Combien notre univers a-t-il de dimensions?
Pour faire simple, dans notre espace quotidien, c'est le nombre de directions indépendantes les unes des autres le long desquelles il est possible de se déplacer. La pièce dans laquelle je suis a un sol et des murs. En faisant un pas en direction de la porte, je viens de me déplacer dans la première dimension. Un quart de tour à gauche ou à droite et me voilà dans la seconde dimension. Je sors et je prends l'escalier et d'un seul coup je passe dans la troisième dimension, perpendiculaire au deux autres. Nous sommes dans un espace à trois dimensions qu'on peut représenter mathématiquement et alors on peut parler de la dimension d'un espace vectoriel. Mais on peut aller au-delà des trois dimensions de notre espace quotidien.
| éclipse de soleil de 1999 |
Avant la révolution scientifique des années1900, parler de "quatrième dimension" était un idée folle et inconcevable pour un "homme de la rue", et même pour les hommes de science. On peut citer l'exemple de Jonh Wallis, l'un des fondateurs de la Royal Society de Londres, l'inventeur du "huit couché", (
), symbolisant aujourd'hui l'infini dans le monde entier. Le répétait souvent, à qui voulait l'entendre, que la quatrième dimension était une "absurdité", un "monstre de la nature, plus impossible encore qu'une chimère ou un centaure". A l'époque, les savants pensaient l'Univers selon l'image forgé par Newton avec un espace à trois dimensions. Le temps newtonien était un absolu qui n'avait rien à voir avec une dimension. Un siècle plus tard, on entendit pourtant la voix courageuse de D'Alembert, qui avec une admirable intuition a osé écrire dans sa célèbre encyclopédie à la rubrique "dimension": « Un homme d’esprit de ma connaissance croit qu’on pourrait cependant regarder la durée comme une quatrième dimension ». Cela a déclenché la fureur des académies et la condamnation de son ouvrage par le pape Clément XIII. Les choses en étaient là au début du XXè siècle. Même le grand Eddington, lui qui avait pourtant apporté la preuve expérimentale, lors de l'éclipse totale de soleil à sur l'île de Principe en 1919, que la théorie de la relativité générale était juste, n'a pas hésité à écrire: "Quelque soit le succès de la théorie de l'Univers à quatre dimensions, il est difficile de ne pas entendre une voix intérieure qui murmure: "Au fond de toi-même, tu sais que la quatrième dimension est une absurdité". "
Avant qu'Einstein n'ait introduit la théorie de la relativité et l'espace-temps à quatre dimensions, le grand écrivain anglais Herbert George Wells a pu écrire en 1895, dans son roman aujourd'hui mythique "La machine à explorer le temps": "Tout corps réel doit s'étendre dans quatre directions. Il doit avoir Longueur, Largeur, Épaisseur, et... Durée. Mais par une infirmité naturelle de la chair, nous inclinons à négliger ce fait. Il y a en réalité quatre dimension: trois que nous appelons les trois plans de l'Espace, et une quatrième: le Temps".
| la machine à explorer le temps |
Nous savons depuis notre plus tendre enfance que nous baignons dans les trois dimensions d'espace, nous nous y déplaçons librement mais avec des limitations et des contraintes auxquelles nous sommes habitués. Mais dans le temps, les choses se passent différemment. Le "voyage" existe, mais il est à sens unique, sans (qu'à première vue) nous puissions agir sur sa vitesse ou sa direction. Impossible d'accélérer ou de revenir en arrière. Apparemment! Mais qu'en est-il "réellement"?
4) Réalités et mystères de la quatrième dimension.
a) Un des premiers mystères: la lumière et les grains de lumière, les photons. Pour un photon, le temps ne s'écoule pas! Quelque soit la distance qu'il traverse, le photon part et arrive à son point de destination en "même temps". Depuis le Big Bang, il ne s'est pas écoulé une seule seconde.
En guise d'illustration, j'aime bien ce dialogue:
"Cher ami, Il me fait plaisir de continuer notre échange sur la vitesse relative des photons. Je pense qu'en guise de conclusion de cet échange, on pourrait dire que pour un photon, tout l'univers est ramené en une galette d'épaisseur nulle (contraction maximum). Il parcourt donc toute sa trajectoire en un temps nul. Mais pour lui sa trajectoire est ramenée à un point, et donc il ne se déplace pas. En fait il ne va ni à une vitesse infinie ni à une vitesse nulle, il "est" simplement dans un univers à deux dimensions d'espace qu'il ne peut pas explorer, et aucune dimension de temps. Donc pour lui la notion de vitesse n'a pas de sens.
Albert Einstein".
b) Une autre façon d'aborder le mystère est celle de Richard Feynman, prix Nobel de physique, l'un des théoriciens et pédagogues les plus influents du XXè siècle. En 1949, il publie un article retentissant sur l'antimatière dans lequel on peut lire: "Dans cette solution, les "états d'énergie négative" apparaissent sous une forme qui peut être décrite comme des ondes dans l'espace-temps voyageant en arrière dans le temps, loin du potentiel externe". Cette affirmation a de quoi ébranler. D'ailleurs, Feynman est revenu sur ses propos, déclarant qu'il s'agissait d'un "effet" purement mathématique (voir conspirovniscience.com -lecoursdutemps 2) le cours du temps selon Feynman).
| "montre molle" (salvador dali) |
c) Dans les théories de la relativité restreinte et générale, Einstein a aussi montré que le temps est "élastique". Il se contracte avec le mouvement, c'est le phénomène de ralentissement des horloges. Si nous courons, le temps passe moins vite que si nous restons immobile et, autre bizarrerie, nous vieillissons un peu moins vite si nous habitons au rez de chaussée que notre voisin qui vit au dernier étage. Bien sûr, dans les cas cités, les différences sont infinitésimales. Et ce n'est pas que de la pure théorie:
*La différence entre les temps indiqués par des horloges au sommet et au pied d'un immeuble a été mesurée expérimentalement et existe bel et bien.
*On a observé que les particules instables se désintègrent plus lentement du point de vue de l'observateur lorsqu'elles se meuvent à grande vitesse par rapport à celui-ci, notamment dans les accélérateurs de particules.
*Un autre cas observé de dilatation temporelle est le décalage entre horloges atomiques au sol et en vol dans un avion. L'expérience réelle d'horloges embarquées en avion est une version réalisable, et souvent réalisée, de l'expérience des jumeaux, laquelle exploite l'effet de ralentissement des horloges en mouvement.
*La théorie prévoit aussi que si nous décidons d'atterrir à la surface d'une étoile à neutrons, le temps s'écoulera deux fois moins vite "là-bas" que sur terre.
d) De nos jours, nous commençons peu à peu à être familiarisés à ces phénomènes de distorsion temporelle et à leur explication par la relativité générale (en gros, l'écoulement du temps dans un lieu est dépendant de la force de gravitation qui s'y exerce. Plus elle est élevée, plus le temps ralentit. Et vice versa). Mais il y a plus troublant encore. En 1937, un jeune physicien néerlandais, Willem Jacob Van Stockum, stupéfie ses collègues en publiant un article très inhabituel. Il y publiait une des premières solutions exactes de la relativité générale, qui en fait, débouchait sur l'existence possible de "courbes du genre temps fermées". C'est un des phénomènes les plus curieux de la relativité. En substance, cela signifie que la "ligne d'Univers" d'une particule (sa trajectoire dans l'espace-temps), ou celle de n'importe quel autre objet, s'est refermée sur elle-même. Dans un tel cas, l'objet en question finit inéluctablement par revenir à son point de départ, non seulement dans l'espace, mais aussi dans le temps. Autrement dit, il retourne dans son propre passé.
| Einstein et Gödel côte à côte |
Cette hypothèse a été prise au sérieux, à tel point qu'en 1949, le mathématicien autrichien Kurt Gödel propose un curieux modèle d'Univers dérivé des équations de la relativité générale. Cette solution possède plusieurs propriétés remarquables. "Elle décrit un univers en rotation, c'est-à-dire un univers qui possède une direction privilégiée que l'on peut localement assimiler à un axe de rotation. Par ailleurs, la structure de l'espace-temps permet l'existence de courbes de genre temps refermées sur elles-mêmes. Ces travaux sont à l'origine de la recherche d'un plus grand nombre de solutions exactes aux équations d'Einstein". Les trajectoires de cette géométrie extrême sont inconcevables dans notre univers: le voyage dans le passé y devient alors possible! Il est à noter que l'article était en principe destiné à honorer Einstein, les deux hommes étaient liés par une amitié légendaire. Chaque matin, les deux savants partaient côte à côte vers l'Institut des sciences avancées de Princeton et chaque soir, c'est ensemble qu'ils en revenaient. Sur la fin de sa vie, Einstein avait confié au grand économiste théoricien Oskar Morgenstein, inventeur de la théorie des jeux et aussi ami de Gödel, que s'il continuait d'aller chaque jour à son bureau, c'était surtout pour avoir le plaisir de bavarder (en allemand) avec Gödel. Ils discutaient sur un sujet presque unique qui les absorbait jusqu'à l'obsession, la nature profonde du temps et en particulier de l'article de Gödel, qu'Einstein avait salué tout en rejetant ses conclusions.
e) Et pour aller plus loin, ne serait-il pas possible de d'aller au-delà, dans un inaccessible envers de la réalité, jusqu'à être de plain-pied dans une cinquième dimension de l'espace, perpendiculaire aux trois autres en même temps?
5) La cinquième dimension.
http://erenouvelle.nous-les-dieux.org/newsroch.htm
| passage d'un éveillé dans la cinquième dimension |
Où chercher la cinquième dimension? Dans notre monde habituel et visible, l'exploration se limitera pour toujours (?) aux trois dimensions d'espace qui nous entourent et au temps que nous vivons. Pourquoi une telle limite? Parce que, nous sommes des êtres à trois dimensions "immergés dans un espace tridimensionnel et nous ne pouvons voir avec nos yeux que des objets en trois dimensions.
En revanche, si nous vivions dans quatre dimensions d'espace, nous pourrions voir le monde en quatre dimensions, un genre de "stéréovision".
a) Référons-nous à l'une des théories (admise par les physiciens) qui propose une unification des forces de la nature. Il s'agit de la théorie pentadimensionnelle de Jordan-Thiry. C'est à Theodor Kaluza que remonte la première idée d'une telle théorie. Elle a été reprise par Oskar Klein. Ce mathématicien et ce physicien montrent alors, au début des années 1920, que l'unification (?) entre la gravité et la force électromagnétique ne peut être véritablement réalisée que dans une cinquième dimension. Cette idée à rebours de toutes nos intuitions a été finalement adoptée avec enthousiasme par Einstein dans sa recherche d'une théorie du champ unifié. Nous avons déjà vu au chapitre 2) que Peter Bergmann a même écrit en 1938: "il est possible d'assigner une réalité à la cinquième dimension sans entrer en contradiction avec les caractéristiques à quatre dimensions du continuum physique".
b) Aujourd'hui, à propos de la théorie de Kaluza-Klein, on trouve dans wikipedia.org:
"Nous vivons apparemment dans un univers à 4 dimensions spatio-temporelles. Cette théorie réfute cela : nous vivrions, en fait, dans un univers comportant un nombre plus élevé de dimensions. Au départ, la théorie avançait l'existence de 5 dimensions d'espace-temps. La 5e dimension serait une dimension enroulée en cercle. Cette nouvelle dimension est invisible à nos yeux, sa taille vaut la longueur de Planck, c'est-à-dire 10-33 cm. Il nous est impossible de nous mouvoir en elle, vu notre taille énorme en comparaison.
Ensuite, la théorie des cordes, puis la théorie M, s'inspirèrent des idées de cette théorie. Les équations de la théorie des cordes n'ont de sens que si les cordes évoluent dans un univers muni de 10 dimensions spatio-temporelles. Dans ce cas, l'enroulement des dimensions se fait alors en une forme plus complexe qu'est l'espace de Calabi-Yau, variété ayant des extensions dans 6 dimensions".
De fait, dans les approches physiques actuelles où il est question de temps imaginaire, ce dernier constitue une cinquième dimension. En effet, ce temps est équivalent à une coordonnée d'espace (ce qu'elle était dans le modèle de Kaluza-Klein, même si elle est enroulée dans une dimmension très petite). wikipedia.org/wiki le présente ainsi: "Le temps imaginaire est difficile à visualiser. Si l'on imagine le «temps ordinaire» comme une ligne horizontale entre «passé» dans un sens et «futur» dans l'autre, un temps imaginaire serait perpendiculaire à cette ligne comme les nombres imaginaires sont perpendiculaires aux nombres réels dans le plan complexe".
| http://www.radcliffe.edu/print/about/quarterly/w06_update... |
c) Si elle existe, cette cinquième dimension pourrait expliquer l'énorme différence entre la force de gravitation et les trois autres forces. Cela semble être l'avis de deux théoriciens américains dont le modèle d'Univers à cinq dimensions a fait couler beaucoup d'encre: Lisa Randall, du MIT, et Raman Sundrum, de l'université Jonh Hopkins. Pour Lisa Randall, "Dans notre théorie, il existe trois dimensions d'espace et une dimension de temps que nous pouvons voir; mais il existe en plus une dimension supplémentaire d'espace, que nous ne voyons pas. Nous ne sommes pas sensibles à cette cinquième dimension" (I talk a lot about why we might have such an extra dimension and why we wouldn't see it directly even if it exists in my older book Warped Passages and my newer one Knocking on Heaven's Door, which covers both the physics itself and the scientific underpinnings of the way scientists think. The reason the model Raman and I developed is relevant to the neutrino measurement is that it's a lot simpler to violate symmetries in a way that is compatible with all other measurement if there's an extra dimension. In fact physicists have constructed just such a model of spacetime that obeys all the known physical laws. So if faster than light travel happens, it could be very exciting for Raman and me).
A propos de Lisa Randall, on trouve dans time.com/time/specials:
"Far from posing idle brain teasers, her research might solve one of physics' great mysteries—namely, why gravity is so weak in contrast to electromagnetism and other forces. (Note how a small magnet can pluck up a paper clip despite the gravitational pull of the entire planet.) After doing some mind-blowing math, she thinks the warped geometry of space-time could mean gravity is weak here and strong elsewhere".
A voir aussi interwiew de Lisa Randall http://bigthink.com/lisarandall et thedailyshow.com
Mais au-delà de la cinquième dimension, il est possible d'aller encore plus loin et relier la notion de temps imaginaire à celle d'information.
6) Le principe holographique.
"C'est un pas sans doute délicat", disent les frères Bogdanov, "mais les retombées promettent d'être fantastiques". L'hypothèse de départ (des Bogdanov) est l'existence d'un "pré-Univers" à cinq dimensions à l'échelle de Planck et l'existence d'un bord à notre espace-temps sous la forme d'uns sphère à trois dimensions. Notre Univers ayant quatre dimensions, son bord en a une de moins, les trois dimensions d'espace. Gerard't Hooft a adopté une démarche un peu différente. Au début des années 1990, il a élaboré, avec, un peu plus tard le concours du théoricien des cordes Leonard Susskind, le principe aujourd'hui célèbre sous le nom de "principe holographique". Depuis 1997, il est repris suite à une percée théorique effectuée par un jeune physicien d'origine argentine, Juan Maldacena.
Cette approche rappelle le mythe de la caverne proposé par Platon dans "La République": la réalité pourrait n'être rien d'autre que des ombres projetées. Le principe repose sur l'idée que les évènements physiques qui se déroulent dans l'espace-temps à quatre dimensions dans lequel nous vivons ne sont que la projection des phénomènes qui se déroulent dans un Univers à cinq dimensions. Notre Univers ne serait que "l'hologramme" de cet espace à cinq dimensions et pour en "voir" les phénomènes, nous devons entrer dans la cinquième dimension. Pour prendre une image, quand nous regardons sur un écran des scènes filmées en trois dimensions, celles-ci n'y apparaissent qu'en deux dimensions, la troisième n'étant qu'une illusion. Les deux dimensions contiennent toutes les informations qui suscitent l'illusion d'un monde à trois dimensions. De même, un hologramme à deux dimensions encode les informations correspondant à l'objet réel à trois dimensions et l'hologramme à quatre dimensions qu'est l'espace-temps encode toute l'information qui détermine la structure et l'évolution de l'espace à cinq dimensions. C'est un peu comme si toute l'information qui caractérise la pièce dans laquelle je me trouve était localisée sur les murs (surface à deux dimensions).
Cette idée étonnante est discutée dans le cadre de ce qu'on appelle en théorie des cordes "la théorie M" ou encore la "correspondance "ADS/CFT" démontrée par Juan Maldacena.
En théorie des cordes, la correspondance AdS/CFT est une conjecture célèbre qui affirme l'équivalence entre une théorie gravitationnelle, à savoir la théorie des cordes au voisinage de l'horizon de certainstrous noirs et une théorie non-gravitationnelle, la théorie de Yang-Mills dans sa version supersymétrique. Elle a été formulée précisément pour la première fois par Juan Maldacena en 1997 puis clarifiée peu après par Edward Witten en 1998. Cette conjecture est la réalisation la plus réussie du principe holographique, une idée spéculative à propos de la gravité quantique, proposée à l'origine par Gerard 't Hooft puis améliorée et mise en avant par Leonard Susskind.
La correspondance AdS/CFT a entraîné une très intense activité d'une part dans sa vérification et d'autre part dans la recherche d'autres équivalences entre théories de cordes et théories de jauges. Il n'existe cependant pas encore de démonstration directe de sa validité.
Cette théorie a donc acquis une grande crédibilité après qu'en 1998 Edward Witten en ait construit une formulation mathématique rigoureuse.
Que veut dire ADS/CFT? Commençons par ADS. Ces sont les initiales de l'expression "anti-de Sitter" du nom de l'astronome et mathématicien néerlandais Willem de Sitter. Fasciné par la relativité générale, il a travaillé avec Einstein et dès 1917, il a tiré des équations une solution connue sous le nom de "espace de Sitter". Dans un espace anti-de Sitter, aux dimensions d'espace 3 dimensions dans notre Univers), il faut rajouter deux dimensions de temps, c'est ce qui est essentiel pour la suite..
Passons maintenant à CFT, qui veut dire "conformal Field Theory" ou "théorie conforme des champs". Il s'agit d'une théorie des champs, sans gravitation, en quatre dimensions.
La correspondance ADS/CFT établit une dualité entre entre un espace à 5 dimensions (la partie ADS) et l'espace-temps à 4 dimensions (la partie CFT). On retrouve l'idée des frères Bogdanov émise en 1991 sur l'existence d'une correspondance entre notre espace-temps à 4 dimensions et et, "au-dessus", un espace à 5 dimensions, à la différence importante près que notre espace à 5 dimensions est de type "De Sitter" (DS) et non "anti-de Sitter" (ADS). Cela veut dire que la dimension supplémentaire est une dimension d'espace et non une dimension temporelle comme pour le modèle ADS, ce qui donne un Univers à 4 dimensions d'espace et 1 dimension de temps. Cela entraîne en fait une nouvelle correspondance entre un Univers à 5 dimensions dont le temps fluctue entre le temps réel (dimension temporelle) et le temps imaginaire (dimension spatiale), et deux bords possibles à 4 dimensions. Le premier est l'espace-temps ordinaire (3 dimensions d'espace et une dimension de temps) et le deuxième est à 4 dimensions spatiales, l'instanton. (Le formalisme d'intégrale de chemin implique que lorsque l'on cherche des solutions de type instanton il est nécessaire de changer la signature de la coordonnée temporelle. On appelle ce procédé la rotation de Wick. Ainsi les instantons gravitationnels ne sont pas des métriques avec la signature lorentzienne usuelle
(3 dimensions d'espace et 1 dimension temps) mais plutôt euclidienne (4 dimensions de genre espace)
. Un instanton est donc une métrique euclidienne).
L'instanton à 4 dimensions encoderait toute l'information qui va déterminer le contenu et l'évolution de l'espace à 5 dimensions (celui qui peut-être (?) existait entre l'instant zéro et l'instant de Planck). L'application du principe holographique semble aller dans le sens de ce point de vue. Lubos Motl l'aurait même encouragée: "Votre idée de considérer la correspondance ADS/CFT en différentes signatures est clairement légitime et sous-étudiée. Différentes continuations des espaces ADS impliquent des topologies différentes sur le bord et en particulier, cette différence porte sur le caractère du bord, spécialement si l'on transforme en une dimension temporelle l'une des coordonnées normalement spatiale".
7) Théorie topologique des champs.
C'est l'instrument adopté par les frères Bogdanov pour décrire l'espace-temps euclidien à 4 dimensions, pseudo espace-temps dont le temps est imaginaire (Cependant, leur thèse a fait l'objet de beaucoup de critiques concernant la valeur scientifique à l'instar de http://membres.multimania.fr/casar/Les%20Bogdanof.htm). Regardons donc ce qu'il disent à propos de la théorie topologique des champs, outil construit à partir de 1998 par Edward Witten et plusieurs physiciens théoriciens, experts en théorie des cordes pour la plupart.
Pour l'essentiel, la théorie topologique des champs remplace les grandeurs physiques (naturellement variables), par des grandeurs invariantes, que l'on appelle des "invariants topologiques" et auxquels on associe généralement des nombres entiers (la topologie est l'étude des déformations spatiales par des transformations continues sans arrachages ni recollement des structures). A l'échelle zéro, tous les "champs" (température, courbure...), deviennent infinis. Il convient donc de décrire la singularité initiale, le point zéro à l'aide de chose qui ne varient pas, des "invariants mathématiques". C'est ainsi que dans le cadre de la théorie topologique, a pu être décelé, à l'origine du temps réel, l'existence d'un "indice topologique", qui a été appelé "invariant de singularité". C'est essentiellement un "nombre", une constante numérique qui dans l'hypothèse "Bogdanov", pourrait contenir le secret du codage de l'information à l'instant zéro.
8) Tout ceci a-t-il laissé des traces?
Ce sera l'objet du prochain article:"une première trace dans le feu du Big Bang".
Jusqu'à maintenant, nous avons progressivement vu apparaître un lien entre la temps imaginaire et l'instant zéro. Mais la notion de temps imaginaire recouvre-t-elle un réalité? Parmi les indices de son existence au commencement du temps, les premières "traces" (trace renvoie bien à l'idée de reliques), serait le fait que, tout juste avant le Big Bang, l'espace-temps était en équilibre thermodynamique. Commençons donc par retourner vers le brasier primordial!
Quelques liens spécifiques à cet article:
staff.science -hooft (prix nobel 1999 pour force électrofaible))
staff.science - blob hooft (comment devenir un bon physicien théoricien)
plus.maths.org _illusory-universe (avec maldacena)
sciexplorer.blogspot.fr _holographic-universe (hogan)
echelledejacob.blogspot -l'univers-est-un-hologramme.html
instanton
forums.futura-sciences.com -instantons-monopoles
théorie des cordes
wikipedia.org -Théorie_des_cordes
astrosurf.com/luxorion -"théorie du tout" 11dimensions.htm
wikipedia.org -Correspondance_AdS/CFT
théorie topologique des champs
htwikipedia.org -théorie_conforme_des_champs
tel.archives-ouvertes -théorie topologique des champs (thèse)
membres.multimania.fr -Les Bogdanof (examen critique)
liris.cnrs.fr/gdamiand -invariants topologiques
sma.epfl.ch -Invariants topologiques
relativité générale
rwikipedia.org -Correspondance_AdS/CFT (Univers_anti_de_Sitter)
wikipedia.org -Espace_anti_de_Sitter
fr.wikipedia.org -Espace_de_Sitter
principe holographique et univers holographique
frastronomy.blogspot.fr -le-principe-holographique
echelledejacob.blogspot.fr -lunivers-est-un-hologramme
sciexplorer.blogspot.fr _holographic-universe (hogan)
astro.fnal.gov/people -Hogan _et le bruit holographique
plus.maths.org _illusory-universe (avec maldacena)
relativité générale et boucles temporelles
futura-sciences.com -singularites-trou-de-ver-et-voyage-spatio-temporel
fr.wikipedia.org -Univers deGödel
hwikipedia.org -Causalité_(physique)
http://wikipedia.qwika.com/en2fr/Time_travel
http://fr.wikipedia.org/wiki/Voyage_dans_le_temps
wikipedia.qwika.com -employer de trous de ver?
strangepaths.com -boucles temporelles
forums.futura-sciences.com -cylindre-de-tipler-mythe-réalité
societe-perillos.com -voyage_temps
scribd.com -Machine-Explorer-a-Explorer-Le-Temps
dimensions
membres.multimania.fr -la cinquième dimension (esprit_de sciences_physiques)
arte.tv/fr -théorie des cordes et le cinquième dimension
iramis.cea.fr -cordes et supercordes ou le rêve d'einstein
fr.wikipedia.org -Théorie_de_Kaluza-Klein
aicardi.fr/Web1 -d'einstein à witten
forums.futura-sciences.com -cinquieme-dimension-de-kaluza-klein
www.lygeros.org -bergmann, einstein et la cinquième dimension
forum.planete-astronomie.com -geometrie-de-l-univers-a-11-dimensions
archive.numdam.org -géométrie à n dimensions, théorèmes
fr.wikipedia.org/wiki/Dimension_d'un_espace_vectoriel
don-et-compassion.com -le temps est la quatrième dimension
kosmos.chez-alice.fr -la quatrième dimension
fr.wikipedia.org -paradoxes et expériences de pensée
http://en.wikipedia.org/wiki/Unified_field_theory
lacleducoeur.org -la cinquième dimension
erenouvelle.nous-les-dieux.org -la cinquième dimension
variétés et espaces:
Métrique:
en.wikipedia.org -Wick_rotation
forums.futura-sciences.com -temps complexe
cspweb.forumpro.fr -contestation des bogdanov, temps-complexe
lejournaldudruide.blogspot.com -théorie pré espace temps et temps imaginaire
science-univers.qc.ca -l'origine de l'espace et du temps
mathematique.coursgratuits.net -calcul-tensoriel/metrique-et-signature
fr.wikipedia.org- métrique_de_Schwarzschild ludowalsh.com - métrique et Espace_Minkowski
encyclo.voila.fr -métrique_de_Friedmann-Lemaaî-Robertson-Walker
Bogdanov: état topologique espace-temps à l'insatnt zéro: ++++
forums.futura-sciences.com -lumiere-metrique-euclidienne?l
nombres complexes
Mes liens pour les articles "au commencement du temps"
pythacli.chez-alice.fr univers/premiereseconde
mathonautes.free -géométrie à 11 dimensions pour comprendre la genèse
15:02 Ecrit par pascal dans bogdanov-le visage de dieu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook
30.03.2012
4-2) Au commencement du temps 4-2) Le passé peut-il encore exister?
Dans tous les articles de la rubrique "au commencement du temps", je souhaite approfondir ma réflexion sur "le visage de Dieu" écrit par les frère Bogdanov et celle de mon article dans mon blog de reflexions à travers le livre de Igor et Grichka Bogdanov: "Au commencement du temps".
Dans les articles précédents, j'ai fait un retour en arrière dans le passé jusqu'à l'instant zéro. ces articles m'ont permis de faire un saut dans l'histoire via les blogs et le articles que je déniche sur la toile, d'affiner mes connaissance sur la science et la recherche de l'Origine. Je trouve plaisir et jubilation à partager. Ces articles sont "ma lecture" du livre des frères Bogdanov.
Mes articles déjà parus dans cette rubrique:
Au-commencement du temps 3-2) 1979-1830 le film de l'univers vu à l'envers - étape 2
Au commencement du temps 3-3) Des figuiers Romains au Trocadéro: étape 3
Au commencement du temps -3-4) dans l'abime du temps (-15000 à -65 millions-d-années)
Au commencement du temps 3-5) des araignées géantes sur la colline de chaillot (-80 à 500 millions d'années)Au commencement du temps 3-6) paris au fond de l'océan (530 millions à 3,5 milliards d'années)
monblogdereflexions: l'affaire Bogdanov un de mes premiers articles
Au commencement du temps 4-1) comment tout cela est-il possible?
1) Dans les articles précédents, après avoir remonté le temps, à l'envers vers le passé depuis 2009, nous sommes arrivés à l'instant zéro.
"Au voisinage du mur de Planck et à fortiori avant, ces lois, dans le meilleur des cas, se transforment, et au pire, s'effondrent. Le singularité garde tout son mystère. Les physiciens n'ont pas la moindre idée (actuellement) de ce qu'elle est.
Pour Etienne Klein, on ne peut expliquer l'Origine de quelque chose en invoquant autre chose. On n'exprime l'être que par l'être et pas par du devenir. Si on dit qu'à l'Origine il y avait déjà ceci ou quelque chose, on n'explique pas l'Origine, sauf à invoquer que la chose a toujours été là, donc qu'il n'y a pas d'Origine. En fait, pour lui, la science ne peut dire que deux choses:
a) Il n'est pas prouvé que l'Univers a eu une Origine, qui serait le transit qui fait passer de l'absence de toute chose à au moins une chose.
b) Il n'est pas prouvé que l'Univers n'a pas d'Origine.
C'est donc, comme la question de Dieu (si on se réfère à des philosophes comme Kant), du domaine de l'indécidable au sens de Gödel.
Dans un tel contexte, l'approche mathématique proposée par les frères Bogdanov ne peut-elle pas fournir des indications dont on peut tirer des hypothèses nouvelles et peut-être déplacer les lignes de nos connaissances? "En prenant toutefois cette approche pour ce qu'elle est et rien d'autre: une hypothèse dont l'essence mathématique correspond à la nature mathématique de "l'objet" que nous cherchons à comprendre, la singularité initiale de l'espace-temps. En tout cas, elle me permet une réflexion concernant la science, la philosophie, l'épistémologie et un réflexions sur moi-même, ce que j'appelle le "soi", mon "intérieur" invisible par opposition au visible...Et je trouve ça plutôt jubilatoire..."
Le voyage est terminé, mais la fascination reste. Je poursuis ma lecture en compagnie des frères Bogdanov pour donner dans cet article et le prochains, "ma lecture" de leurs réflexions , analyses, commentaires et les impacts de cette vision de la plongée vers l'instant zéro (qu'ils viennent de présenter dans cette première partie de leur livre: "au commencement du temps").
Après cette étourdissante plongée dans le passé, le lecteur doit avoir certainement de nombreuses questions et interrogations: comment tout cela est-il possible? Ces choses ont pu apparaître irréelles ou complètement folles. La science, la physique théorique et les mathématiques sont-elles vraiment aussi éloignées de la réalité de tous les jours que ce qu'on pu lire par endroits, est-ce que ces hypothèses ahurissantes, cette prétendue fluctuation du temps, ces invraisemblables "instantons", cette idée finalement insensée d'un temps imaginaire au temps zéro, est-ce que tout cela a une chance d'être vrai?
Pour ma part, je pense que l'hypothèse est osée et qu'il faut bien réfléchir aux difficultés que présente Etienne Klein.
Qu'en est-t-il de l'Univers à l'instant zéro? Y a-t-il un rapport avec le commencement du temps?
La réponse viendra dans un prochain article, mais le lien avec le temps imaginaire est important.
La toute première réponse, nous allons la chercher "sur le terrain". Nous revenons de la nuit
des temps après ce voyage fantastique. Posons nous la question presque naïve: est-ce que tout
nous avons découvert "là-bas" dans les brumes du passé, pourrait encore exister aujourd'hui sur
un autre plan? Ces évènements dont nous avons été témoins, tout cela s'est-il dissipé dans le
néant? Ou bien est-ce encore présent "quelque part" dans un ailleurs que nous ne pouvons pas
atteindre, mais qui, toutefois existerait bel et bien?
|
|
2) Le passé?
évolution de l'Univers, la vie, la conscience
L'univers, la matière, l'évolution histoire de l'univers résumée en un an
Le cône de lumière de la relativité restreinte:
Le passé: des millions de siècles, Des milliards d'évènements, d'une portée immense, ou insignifiants. La naissance de notre soleil il y a près de 5 milliard d'années. Mais aussi, ma naissance. Le moment où j'ai décidé de partager ma lecture de ce livre et une infinité d'autres choses. Un infinité "d'évènements" comme on les nomme dans la théorie de la relativité. Tous ces évènements sont situés à l'intérieur d'un "cône de lumière cosmologique", un immense cône dont l'enveloppe est apparue avec le mur de Planck, mais dont le sommet, perdu dans les "brumes" qui régnaient derrière le mur de Planck, se confond avec la singularité initiale. La théorie de la relativité nous le dit: l'histoire de tous les évènements se déroule selon les "lignes d'Univers" à l'intérieur du cône. Mais, dans ce cas, jusqu'à quel point tous les évènements visibles long des lignes d'Univers existent-ils encore? Une seconde vient de s'écouler, puis une autre, et une autre encore... Le moment qui précède l'instant présent recule lentement, s'enfonce dans la passé de plus en plus loin. Ce moment ne reviendra jamais plus. Mais alors, où est-il donc maintenant?
2) Le passé existe-t-il encore? Le futur existe-t-il déjà?
| passé, présent, futur, lequel choisir? |
Les physiciens semblent penser que tous les temps (passé, présent, futur), coexistent au sein d'une réalité temporelle unifiée, qui s'étend, comme un paysage dans l'espace), comme le dit Paul Davies dans sont livre "Comment construire une machine à explorer le temps".
Depuis la théorie de la relativité d'Albert Einstein, nous savons que le temps est élastique, et les physiciens étudient aujourd'hui très sérieusement la possibilité de construire une machine à explorer le temps. Avec beaucoup d'humour, Paul Davies explique que pour visiter le futur, il suffit d'une navette spatiale capable de se déplacer à une vitesse proche de celle de la lumière. Quant au voyage dans le passé, le mieux serait de dénicher un trou de ver que l'on pourrait traverser. Mais si le voyage dans le temps est réellement possible, dans ce cas, pourquoi les touristes du futur n'affluent-ils pas chez nous ?
Cette idée, très troublante, peut heurter le bon sens. Comment le passé et le futur pourraient-ils donc exister en même temps que le présent?
Einstein lui-même a fini de se persuader, vers la fin de sa vie, que le temps était une illusion et que les évènements du passé ne disparaissaient jamais, qu'ils continuaient d'être là. Après la disparition de son ancien camarade à l'Ecole polytechnique de Zurich, le physicien Michelangelo Besso, "voici ce qu'il écrivit": "Pour nous, physiciens dans l'âme, la distinction entre le passé, le présent et le futur, ne garde que la valeur d'une illusion, si tenace soit-elle".
Déjà, en 1952, dans son merveilleux petit ouvrage intitulé La Relativité, Il avait abordé la même idée: "Puisque dans cette structure à quatre dimensions (l'espace-temps), il n'existe plus de section qui représente objectivement le présent, les notions de passé et de futur, sans être totalement disqualifiées, deviennent toutefois moins claires. Par conséquent, il apparaît plus naturel de penser la réalité physique comme un tout existant en quatre dimensions plutôt que sous la forme d'un objet à trois dimensions soumis à une évolution, comme cela a été le cas jusqu'ici".
L'idée des frères Bogdanov est de dire: "Comme un tout? peut-être bien. Mais à condition de d'appréhender ce tout non pas en temps réel mais dans un temps autre: le temps imaginaire. Dans ce cas, parfaitement maîtrisable du point mathématique, nous sommes conduits à une saisir saisie purement topologique du temps, ce qui nous permet de le "voir" dans sa totalité. Et d'imaginer de possibles déplacements d'un point à un autre de cette totalité euclidienne où tous les évènements du temps (qu'ils soient présents ou à venir), coexistent bel et bien, comme des lieux-dits sur une carte géographique? Simplement, puisque nous décrivons le paysage en temps imaginaire, au lieu d'être des évènements séparés par du temps réel, nous avons cette fois affaire à des "pseudo-évènements" séparés par des distances dans l'espace".
C'est le sens et la puissance qu'on peut dégager d'une nouvelle approche développée par Edgar Witten depuis 1988 dans la théorie topologique des champs (extrait: Les théories topologiques ont été introduites par Witten il y a une vingtaine d'années et possèdent un lien très étroit avec les mathématiques : leurs observables sont des invariants topologiques de la variété d'espace-temps étudiée. Dans ce mémoire, nous nous intéressons en premier lieu à une théorie de Yang-Mills topologique).
Dans wikipedia, on trouve: "Le mot «topologie» vient de la contraction des noms grecs topos et logos qui signifient respectivement « lieu » et « étude ». Elle signifie l'« étude du lieu » et s’intéresse donc à définir ce qu’est un lieu (appelé aussi « espace ») et quelles peuvent en être les propriétés. La topologie s’intéresse plus précisément aux espaces topologiques et aux applications qui les lient, dites « continues ». Elle permet de classer ces espaces, notamment les nœuds, entre autres par leur dimension et elle s’intéresse aussi à leurs déformations. Les espaces métriques ainsi que les espaces vectoriels normés sont des exemples d’espaces topologiques".
Une propriété topologique est une propriété possédée par une structure qui est préservée dans toutes les transformations continues de cette structure. Partant d'un tore, on le retrouvera après diverses manipulations topologiques.
La topologie est indépendante des déformations, la topologie d'un objet ne change pas avec le temps. En généralisant cette propriété, la théorie topologique des champs a permis aux Bogdanov "d'entrevoir un début de solution pour l'origine de l'espace-temps": Si la singularité initiale ne change pas avec le temps, elle peut être décrite (dans le cadre de la théorie topologique des champs (voir celles de type Witten: Une autre moyen de garantir les conditions caractérisant une théorie topologique est de partir d’une action classique qui est un invariant topologique de la variété d’espace-temps considérée.Contrairement à une théorie de type Schwarz, l’action classique est définie comme l’intégrale sur une variété de dimension d’une dérivée totale... L’exemple le plus simple d’une théorie de type Witten est la théorie de Yang-Mills) grâce à un invariant, un "indice" en langage mathématique, qu'ils ont appelé "l'indice de singularité" (« La singularité est dangereuse en tout. » Fénelon, Lettre à l’Académie).
Il devient alors possible d'accéder à une lecture topologique des évènements, qui cessent d'être des évènements, mais qui deviennent des points en temps imaginaire (dans le forum, on trouve:Le débat est en effet ouvert : Hawking, Gell-Mann, Gibbons et d'autres pensent que le temps réel peut vraiment devenir imaginaire dans certaines situations décrites par la gravitation quantique). Dans ses écrits Einstein avait souvent dit que le temps est une illusion. Le physicien théoricien Thibault Damour, membre de l'Académie des sciences, professeur à l'Institut des hautes études scientifiques parvient à la même conclusion dans un ouvrage qui lui est consacré: si Einstein m'était conté. Il y énonce que la seule interprétation possible est la suivante: "Le temps n'existe pas". Dans un entretien réalisé en juillet 2003, il va même encore plus loin (Sud-Ouest, 29 décembre 2005): "le message aujourd'hui oublié de la théorie d'Einstein, c'est que le temps est une illusion, si tenace soit-elle. Croire que l'Univers a 13 milliards d'années, qu'il y a un passé, un présent et un futur, n'est pas confirmé par la structure mathématique de la théorie d'Einstein. Celle-ci nous dit qu'il faut voir les choses dans l'espace-temps qui est un bloc. Si les gens comprennent ce message de la physique moderne, ils pourront avoir une conception différente de leur vie".
J'ai relevé aussi dans psycho-energie.fr (propos sur-l'univers par Thibault Damour):
"Q? pourra-t-on, un jour, voyager dans le temps ?
TD :Tout à fait. Sur le plan conceptuel, on sait que c'est possible : l'espace-temps d'Einstein permet de faire des sauts dans l'avenir. Je pourrais très bien, sur le papier, grimper dans une fusée, voyager à grande vitesse, et revenir : quand je sortirais, une heure plus tard à ma montre, il se serait écoulé X milliers ou millions d'années sur Terre. Evidemment, c'est difficile à croire, car si vous pensez sérieusement qu'il est possible de sauter quasi instantanément de 2010 jusqu'en 2070 (ou 20700, ou ... ), cela veut dire que 2070 (ou 20700 ... ) existe déjà ! Ce qui implique que le futur coexiste avec le présent. Maintenant, si vous me demandez : peut-on effectuer ce voyage, pratiquement ? La réponse est non (*). Parce que l'énergie brûlée pour le faire coûterait trop cher : il faudrait sans doute transformer toute la Terre en carburant, peut-être même la masse des planètes qui nous entourent. Mais peu importe : le fait que ce voyage est possible en principe me paraît plus important que sa réalité technologique".
Alors, dans ce droit fil des convictions d'Einstein, ne peut-on pas envisager de suivre les frères Bogdanov et concevoir comment les évènements cités dans tous les articles qui ont précédé -"notre marchande de journaux, la visite de la tour Eiffel par la princesses Margaret dans les années cinquante, la visite de l'Exposition universelle de 1900 par Edison, tout comme, bien plus loin dans le gouffre du temps, l'ahurissante présence des dinosaures sur la colline du Trocadéro..."- comment tout cela, donc est "encore là, existant bel et bien dans les brumes du passé.
3) Le problème de Fermi.
Maintenant, examinons un autre aspect de cette question: "sentir" la persistance des choses du passé!
lacosmo.com -le rayonnement fossile.
L'époque la plus lointaine, le big bang se manifeste à nous lorsque nous allumons notre poste de télévision. Comment? Environ un photon sur dix qui scintille sur l'écran lorsqu'il n'y a pas d'image a été émis durant l'immense flash originel. Après s'être séparés des particules de matière, 380 000 ans plus tard, ces photons du commencement ont continué leur course pendant plus de 13 milliards d'années avant d'atterrir sur l'écran.
Un autre exemple de persistance? Chaque fois que nous avalons un verre d'eau, nous ingurgitons des noyaux d'atomes d'hydrogène qui ont été fabriqués durant les trois premières minutes de l'Univers, alors qu'il n'y en n'a pas eu après.
Enrico Fermi, prix Nobel de physique 1938 fut tracassé par un phénomène "casse-tête" connu aujourd'hui sous le nom de "théorème du dernier souffle de César". Fermi aimait par dessus tout donner à ses élèves des problèmes paradoxaux, nécessitant peu de calculs mais une bonne dose de réflexion. Ce théorème est un calcul, plutôt stupéfiant, apportant le "preuve" que nous inspirons tous au moins une particule d'air expirée par César au moment de son assassinat par Brutus!
Le physicien anglais James Jeans, qui semble-t-il, fut le premier à proposer ce problème dans son Introduction à la théorie cinétique des gaz en 1940 l'a présenté ainsi:
«On sait qu’un homme inspire environ 400 cm3 d’air à chaque respiration, et donc un seul
souffle d’air respiré doit contenir environ 10puissance22 molécules. La totalité de l’atmosphère terrestre contient environ 10puissance44 molécules. Ainsi une molécule est dans le même rapport avec un souffle d’air respiré que ce dernier avec toute l’atmosphère terrestre. Si nous supposons que le dernier souffle de, disons, Jules César s’est complètement dispersé à l’heure actuelle dans l’atmosphère, alors il y a des chances que chacun d’entre nous inhale une molécule de ce souffle à chaque inspiration. Les poumons humains contiennent environ 2000 cm3 d’air si bien qu’il y a des chances pour qu’il y ait dans les poumons de chacun d’entre nous environ cinq molécules du dernier souffle de Jules César. »
Jeans précisait: "Il y a des chances pour qu'il ait dans les poumons de chacun d'entre nous environ cinq molécules du dernier souffle de Jules César" et Fermi soulignait même, preuve mathématique à l'appui, qu'à chaque instant nous respirions des atomes qui étaient passés par les narines des tyrannosaures, 100 millions d'années plus tôt.
A propos de ce théorème, lerepairedessciences.fr fait remarquer que "le problème fondamental est que les molécules expirées par Jules César sont aujourd’hui indiscernables des autres — elles ne sont pas labellisées César — ne serait-ce qu’à cause du phénomène de diffusion. En ce sens, la physique a ici une politique de blanchiment de l’argent sale : il est théoriquement et techniquement impossible de savoir d’où vient l’argent blanchi. Aussi la question de savoir si nous respirons des molécules expirées par Jules César ne ressort qu’à un joli exercice de statistique, mais n’a pas vraiment de sens physique dans la mesure où ces molécules ont depuis longtemps « oublié » qu’elles sont passées par ces poumons... augustes -sans parler du discutable des hypothèses prises".
Cette remarque est certainement incontestable, mais n'empêche que les noyaux d'atomes d'hydrogène sont apparus au cours des trois premières minutes et pas après. César n'est plus physiquement présent dans notre présent, mais a t-il totalement disparu? N'apparaît-t-il pas quand nous l'évoquons dans notre mémoire, dans un temps qu'on pourrait peut-être qualifier ...d'imaginaire? En fait, l'observable épuise-t-il la totalité du réel? Cela rejoint les questions que nous nous sommes posés dans mes articles sur "les limites de la connaissance. Aurons une réponse dans les articles qui vont suivre?
4) Arrivés au terme de ce chapitre, il nous va falloir de nouveau franchir un cap.
Jusqu'à la première seconde, les physiciens sont pratiquement tous d'accord. Mais lorsqu'on arrive à l'instant du Big Bang et plus encore avant, les choses se compliquent brutalement. Shan Majid (les frères Bogdanov ont préparé leurs thèses sous son contrôle), dans son ouvrage On Space and Time, a publié un article du philosophe Michael Heller, membre de l'Académie pontificale de théologie. Heller y avoue sa grande perplexité face au mur de Planck: "Nombre de théoriciens pensent qu'à l'échelle de Planck l'espace-temps ordinaire se dissout en quelque chose de plus fondamental, que les évènements ponctuels disparaissent et que la relation entre ce qui est "local" et ce qui est "global" est remplacé par un nouveau cadre structural" (M. Heller, When physics meets metaphysics).
Quel est donc ce nouveau cadre? Il n'existe pas vraiment de réponse. Depuis des dizaines d'années, les théories de pointe (théories de la gravité quantique, théories des cordes), n'ont pas encore apporté de réponse. Alors? Le temps se met-il vraiment à fluctuer avant le Big Bang? Devient-il imaginaire à l'instant zéro?.
Au cours du prochain article, un nouveau cap sera franchi: la cinquième dimension: la dimension du temps imaginaire.
| fluctuations de l'espace-temps |
Liens concernant les frères Bogdanov:
thèse des frères bogdanov (.pdf)
igor bogdanov: -état topologique de l'espace-temps à l'échelle zéro
cosmobranche.free.fr kewego.fr/video -le visage de dieu
membres.multimania.fr -thèse des bogdanov: manque de rigueur et d'approfondissement?
journal.coherences.com -la transgression des frères bogdanov
scribd.com -Rapport-du-CNRS-sur-les-theses-des-Bogdanoff
amazon.fr -l'équation-Bogdanov-secret-lorigine-lUnivers
choualbox.com -fluctuations quantiques de la signature de la métrique
le blog de Motl: The reference frame (à propos de l'équation bogdanov)
sciences.blogs.liberation.fr -un-curieux-jugement-pour-les-jumeaux-bogdanov
sciences.blogs.liberation.fr -rapport sut l'article bogdanov théorie topologique des champs)
ybmessager.free.fr -enquête, la mystification bogdanov
forum.hardware.fr -mise au point Pr Majid: dernieres-mystification-bogdanov
sergecar.perso.neuf.fr -une certaine conception du temps (liée aux bogdanov)
wolframscience.com -a new kind of science
Mes autres liens pour les articles au commencement du temps
14:28 Ecrit par pascal dans bogdanov-le visage de dieu | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
|
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook
26.03.2012
4-1) Au commencement du temps 4-1) Comment tout cela est-il possible?
Au commencement du temps 4-1) Comment tout cela est-il possible?
Après avoir remonté le temps à l'envers vers le passé depuis 2009 nous sommes arrivés à l'instant zéro à la fin de l'article précédent.
"Au voisinage du mur de Planck et à fortiori avant, ces lois, dans le meilleur des cas, se transforment, et au pire, s'effondrent. Le singularité garde tout son mystère. Les physiciens n'ont pas la moindre idée (actuellement) de ce qu'elle est.
Pour Etienne Klein, on ne peut expliquer l'Origine de quelque chose en invoquant autre chose. On n'exprime l'être que par l'être et pas par du devenir. Si on dit qu'à l'Origine il y avait déjà ceci ou quelque chose, on n'explique pas l'Origine, sauf à invoquer que la chose a toujours été là, donc qu'il n'y a pas d'Origine. En fait, pour lui, la science ne peut dire que deux choses:
a) Il n'est pas prouvé que l'Univers a eu une Origine, qui serait le transit qui fait passer de l'absence de toute chose à au moins une chose.
b) Il n'est pas prouvé que l'Univers n'a pas d'Origine.
C'est donc, comme la question de Dieu (si on se réfère à des philosophes comme Kant), du domaine de l'indécidable au sens de Gödel.
Dans un tel contexte, l'approche mathématique proposée par les frères Bogdanov ne peut-elle pas fournir des indications dont on peut tirer des hypothèses nouvelles et peut-être déplacer les lignes de nos connaissances? "En prenant toutefois cette approche pour ce qu'elle est et rien d'autre: une hypothèse dont l'essence mathématique correspond à la nature mathématique de "l'objet" que nous cherchons à comprendre, la singularité initiale de l'espace-temps. En tout cas, elle me permet une réflexion concernant la science, la philosophie, l'épistémologie et un réflexions sur moi-même, ce que j'appelle le "soi", mon "intérieur" invisible par opposition au visible...Et je trouve ça plutôt jubilatoire..."
Dans tous les articles de la rubrique "au commencement du temps", je souhaite approfondir ma réflexion sur "le visage de Dieu" écrit par les frère Bogdanov et celle de mon article dans mon blog de reflexions à travers le livre de Igor et Grichka Bogdanov: "Au commencement du temps".
Dans les articles précédents, j'ai fait un retour en arrière dans le passé jusqu'à l'instant zéro. ces articles m'ont permis de faire un saut dans l'histoire via les blogs et le articles que je déniche sur la toile, d'affiner mes connaissance sur la science et la recherche de l'Origine. Je trouve plaisir et jubilation à partager.
Mes articles déjà parus dans cette rubrique:
Au-commencement du temps 3-2) 1979-1830 le film de l'univers vu à l'envers - étape 2
Au commencement du temps 3-3) Des figuiers Romains au Trocadéro: étape 3
Au commencement du temps -3-4) dans l'abime du temps (-15000 à -65 millions-d-années)
Au commencement du temps 3-5) des araignées géantes sur la colline de chaillot (-80 à 500 millions d'années)Au commencement du temps 3-6) paris au fond de l'océan (530 millions à 3,5 milliards d'années)
1) Fin de notre voyage vers l'instant zéro (Au commencement du temps 3-11) l'instant zéro).
L'article précédent se terminait ainsi:
"Mais il y a encore un propriété du zéro, peut-être la plus extraordinaire: ce nombre est à la fois réel et imaginaire pur, autrement dit il peut être vu comme un nombre complexe. En effet, il peut s'écrire 0 + 0i. Quelle est la conséquence de ce fait mathématique simple? A l'Origine, le zéro n'est pas un être stable, il a un contenu dynamique lié au faut qu'il fluctue, qu'il oscille entre sa forme réelle et sa forme imaginaire pure. C'est peut-être là l'origine profonde, la plus fondamentale de ce qui a été appelé la fluctuation quantique de la métrique originelle, la fluctuation du temps entre sa forme réelle et sa forme imaginaire pure. Le secret du commencement du temps - l'infini -à partir de zéro.
C'est donc avec cette image-miroir énigmatique, le reflet de l'infini au fond du zéro, que s'achève notre fabuleux voyage, la remontée du temps vers l'Origine. Dans de prochains articles, je vais continuer ma lecture des frères Bogdanov en essayant de les suivre quand ils veulent montrer que ce point singulier n'est pas une illusion, que les torrents de siècles sont existent vraiment et que le face cachée du temps -sa face imaginaire - est aussi vraie que l'autre, sa face visible".
Le voyage est terminé, mais la fascination reste
. Je reste encore en compagnie des frères Bogdanov pour donner dans cet article et le prochains, "ma lecture" de leurs réflexions , analyses, commentaires et les impacts de cette vision de la plongée vers l'instant zéro (qu'ils viennent de présenter dans cette première partie de leur livre: "au commencement du temps").
Après cet étourdissant voyage, disent-ils, le lecteur doit avoir certainement de nombreuses questions et interrogations: ces choses ont pu apparaître irréelles ou complètement folles, la science, la physique théorique et les mathématiques sont-elles vraiment aussi éloignées de la réalité de tous les jours que ce qu'on pu lire par endroits, est-ce que ces hypothèses ahurissantes, cette prétendue fluctuation du temps, ces invraisemblables "instantons", cette idée finalement insensée d'un temps imaginaire au temps zéro, est-ce que tout cela a une chance d'être vrai?
| l'univers vu de l'intérieur |
Pour ma part, je pense que l'hypothèse est osée et qu'il faut bien réfléchir aux difficultés que présente Etienne Klein et que j'ai résumées en exergue au début de cet article. Mais la science s'approche de plus en plus de cet instant zéro , qu'il existe ou non, qu'il y ait des univers multiples ou non,des univers en rebond , ou autre chose? On peut répondre par la prudence ou le doute comme Etienne Klein ou d'autres grands penseurs tels Joël de Rosnay (interwiewé dans "le monde s'est-il créé tout seul?" . Mais ne tombe-ton pas alors dans le paradoxe de Russel et finalement des théorèmes d'incomplétude de Gödel? Nous sommes dans le monde, à l'intérieur de l'Univers (?), voire dans le tout. La question de l'Être suprême, Dieu revient inévitablement qu'on le veuille ou non. Elle est corrélative à la question du sens (voir le livre de Jean Staune, notre existence a-t-elle un sens?)
C'est pour partager ce questionnement que j'ai créé mes blogs et je continue le chemin du questionnement, même s'il n'y a pas de réponse par la science. C'est pour moi une petite flamme qui m'anime depuis toujours et qui m'émerveille depuis que j'ai reçu en cadeau ce livre dans mon petit village d'enfance à l'âge de 9 ou (dix ?) ans: les merveilles de la nature, tout en se précisant de plus en plus. Qu'y a-t-il au bout? Peu importe...
C'est pour cela peut-être que l'hypothèse des frères Bogdanov me fascine. Est-elle plus absurde que toutes les théories évoquées dans ces articles et dans les liens que j'ai notés? En physique des particules, les théories de la super-symétrie, à l'heure actuelle invérifiables, ne vont-elles pas dans le même sens (particules hypothétiques, tout comme l'instanton, nouvelles théories purement mathématiques...)? Alors je continue ma lecture...
Le domaine de la connaissance qui touche à cet instant zéro est presque totalement inconnu. Les ténèbres les plus épaisses, les incertitudes les plus grandes y règnent sans partage. Au fond, un ne sait rien en dire, ce qui explique la prudence d'Etienne Klein. Stephen Hawking peut lancer ce rappel à la réalité: "demander ce qui s'est passé avant le Big Bang revient à chercher un point qui se trouverait à un km au nord du pôle Nord!". Un des blus brillants physiciens de notre époque, Alan Guth, qui a mis au point la célèbre théorie de l'inflation cosmique, répète lui aussi, sur un ton vaguement résigné: "L'instant de la création reste dans les ténèbres". Ces ténèbres, insensibles à la lumière venue du dehors, commencent là où s'arrête brutalement notre réalité physique: sur le mur de Planck, là où nos puissantes théories (la relativité, la mécanique quantique), s'effondrent l'une après l'autre. .
Mais, mesurant l'abîme à franchir, Isabelle Stenger, philosophe des sciences et professeur à l'Université libre de Bruxelles fait remarquer qu'il s'agit peut-être là du "graal de la physique(?)". Auteur avec Ilya Prigogine de plusieurs ouvrages consacrés, entre autres, à la grande question du temps, elle ira, disent les frères Bogdanov, jusqu'à écrire dans un article publié en 2004 dans les annales de l'institut de philosophie de l'université de Bruxelles: "Les frères Bogdanov étaient bel et bien convaincus après tant d'autres qu'ils voyaient se dessiner le graal physico-mathématique dont la quête définit la gravitation quantique."
C'est cette conviction (ou cette illusion?) de frôler quelque chose de brûlant n comme un secret ultime, qui me pousse moi aussi à aller de l'avant au-delà du mur de Planck. Il est vrai que la dimension très mathématique de cette quête jalonnée d'équations et de calculs explique sans doute aussi l'attitude de la majorité des physiciens, pour qui, en l'absence de repères matériels, il est vain, absurde même de s'interroger sur ce qui a pu se passer avant le Big Bang?
3) Vers l'équation B
Nous l'avons vu au cours de ce voyage, à l'approche du Big Bang, la difficulté principale est de concilier les deux théories scientifiques les mieux vérifiées à l'heure actuelle: la gravitation vers l'infiniment grand et la physique quantique vers l'infiniment petit. Cependant, nous avons vu qu'elles entrent en contradiction vers l'instant zéro. La gravitation quantique est une des tentatives d'unification de la physique pour comprendre et décrire l'espace-temps au moment même du Big Bang. Cependant, les problèmes soulevés sont tels que, en dépit de dizaines d'années d'efforts acharnés, l'unification tant convoitée n'existe toujours pas.
C'est ici qu'entre en en scène le jeune théoricien d'origine tchèque Lubos Motl. Qui est Lubos Motl? "Il se présente lui-même comme un "physicien conservateur", ce qu'il est sans aucun doute. Ses commentaires fortement critiques, parfois tranchants, à l'égard des hypothèses ne respectant pas suffisamment le règles de la physique ou des mathématiques le prouvent" (Au milieu d'un concert de louanges très lourdement médiatisé concernant le modèle d'unification de Antony Gareth Lisi, présenté un peu trop vite comme "révolutionnaire", il a été un des seuls à faire entendre une voix contraire avec ces mots énergique, "une énorme farce". cette théorie prétend unifier, avec un groupe de Lie, le groupe de Lorentz de l’espace-temps avec les groupes de Lie des champs de Yang-Mills. Comme le rappelle avec force Lubos Motl, il existe un puissant théorème remontant à la fin des années 1960 et qui interdit justement de faire ce genre de chose : le théorème de Coleman-Mandula). Surdoué, il s'est imposé en remportant avec une facilité déconcertante de nombreux concours mathématiques. Dès 1997, ses premiers articles en font un des pionniers de "la théorie matricielle des cordes". Puis il s'inscrit en thèse à l'université Rutgers, dans le new Jersey. Son directeur de thèse n'est autre que Tom Banks, déjà évoqué avec l'instanton, dont Léonard Susskind, l'un des géants de la théorie des cordes (et auteur de "le paysage cosmique. notre univers en cacherait-il des millions d'autres?) a dit de lui en 2006: "Tom est l'un des penseurs les plus profonds de la physique, d'une étonnante ouverture d'esprit". Une qualité qui lui ouvre les portes de Harvard où il deviendra chercheur à temps plein et professeur assistant en 2004. Bientôt, sa maîtrise de la physique théorique s'impose aux quatre coins de la planète, grâce son blog, The reference frame, l'un des rendez-vous en ligne les plus célèbres dans le monde. Il y démontre une puissance de travail peu commune, une rapidité foudroyante qui donnent le vertige aussi bien à ses supporters qu'à ses adversaires regroupés au sein d'une théorie adverse, la "gravitation quantique à boucles" dont les acteurs sont lee Smolin, Carlo Rovelli, Abhay Ashtekar... Pourquoi à boucles? Parce que l'espace et le temps n'y sont pas continue, comme dans le continuum de la relativité, mais sont constitués de sortes "d'atomes", des boucles.
Lee Smolin, de l'institut Perimeter, John Baez, de l'UniversitéColumbia ou Peter Woit sont ceux qui ont attaqué le plus férocement l'approche de l'avant Big Bang des frères Bogdanov. Y voyaient-ils une menace? Il est vrai que la gravitation quantique à boucles résiste mal aux critique des tenants de la théorie des cordes, l'un des plus engagés dans le combat étant Motl lui-même. Dans cette confrontation, a noter un échange entre lee Smolin et Lubos Motl concernant cette controverse, en 2005: Dear Lubos, Thanks for giving me a chance to reply to your criticisms. En 2007, Motl a fini par asséner une conclusion qui a laissés muets ses adversaires: "toute l'approche de la gravité quantique à boucles nous ramène (ou du moins eux, les adeptes de cette théorie), à l'époque des toutes premières religions primitives".
En 2005, Lubos Motl avait publié un article dans une des ramifications du site de Harvard: "The Bogdanov papers". Il y prenait à contre-pied les contradicteurs des deux frères, avec des arguments construits et très précis et y apportait des réponses claires à certaines questions soulevées par leurs travaux. Puis, en octobre 2005, un deuxième article vint prolonger le premier dont voici un extrait (traduit plus ou moins bien):
Permettez-moi enfin vous présenter mon résumé de la communication.
- Ils veulent résoudre la singularité initiale de l'Univers - une question très difficile
- Ils ouvrent une bonne question de savoir si la signature de l'espace-temps est autorisé à fluctuer
- Ils concluent qu'il peut
- Près de l'origine des temps, ils savent qu'ils sont dans le régime de Planck
- Ils proposent une nouvelle relation entre ce régime de Planck et le "zéro de la balance« régime
- Le régime échelle de zéro est décrite par une théorie topologique des champs
- Ils ont même de définir ce que les observables droit devrait être - et à mon avis, c'est une des lignes de perforation qui montre qu'ils sont soit très intelligent ou quelqu'un les a aidés: les observables sont remplacés par des cycles d'homologie sur l'espace des modules des instantons gravitationnels ; êtes-vous sûr que ce ne sera pas l'explication ingénieuse final du temps d'origine dans le langage géométrique que nous comprendrons en 2030? Je ne sais pas - il se pourrait bien être une extension des idées de mousse quantique de la théorie des cordes topologiques
- Ils montrent un grand nombre de formules - beaucoup d'entre eux étant apparemment correcte des formules de base copié d'ailleurs - la participation des groupes quantiques, lagrangiens deN = 2 , la théorie de supergravité Donaldson, états KMS, la théorie topologique des champs, les différents index comme invariants etc
- Ils remercient les bonnes personnes, y compris C. et S. Kounnas Majid (co-père de groupes quantiques). L'un des accusés de réception qui aurait pu déterminer le sort du papier a été remercié à Edward Witten pour "certains déterminantsconversations "et il apparaît dans la dernière phrase, sinon le papier ne peut pas être classé comme un document théorie des cordes
Lubos Motl a ainsi surpris la communauté de physiciens avec cette affirmation pour le moins imprévue: "les frères Bogdanov proposent quelque chose qui, d'un point de vue spéculatif, a le potentiel pour représenter une alternative à la gravité quantique".
Trois ans plus tard, en 2008, Motl publie un ouvrage entier sur la question de l'origine (l'équation Bogdanov, très critiqué par Fabien Besnard dans "la recherche"). Il y recense les approches existantes, avec, en tête la théorie des cordes et conclut "En dépit des récriminations furieuses de leurs adversaires, et malgré les doutes de beaucoup d'autres, Igor et Grichka ont bel et bien proposé une façon nouvelle de faire face à l'immense question de l'origine". Mais cette nouvelle façon a reçu un accueil plutôt houleux.
| avec Lubos Motl au salon du livre |
4) "L'étrange affaire Bogdanov".
Comment cela a-t-il commencé? 22 octobre 2002, vers 19 heures. Une "explosion numérique" secoue internet. En quelques heures, l'onde de choc atteint le premier newsgroups de physique théorique, le célèbre "Science Physics Research Newsgroup". C'était le point de départ de ce que Lubos Motl a appelé "l'étrange affaire Bogdanov". L'un des participants actifs de ce groupe, le physicien mathématicien Arkadiusz Jadczyk, de l'institut mathématique de Toulouse a décrit ce qu'il a observé: "Tout a commencé par une mystérieuse lettre adressée par un physicien allemand à un certain Ted Newman, célèbre scientifique américain de l'université de pittsburgh, l'un des fondateurs des trous noirs (le célèbre trou noir de Kerr-Newman)". Ces lignes vont mettre le feu aux poudres, et le message du physicien explose en un Big Bang à couper le souffle. Encore en 2008, les répliques du séisme engendré par la publication de ces idées continuent de se faire sentir. Par exemple, ce professeur d'informatique américain, Peter Woit, déjà cité, consacre une chapitre entier à "l'affaire Bogdanov" dans son dernier livre ("même pas fausse! la physique renvoyéee dans ses ...cordes"), prenant pour cible l'édifice construit par les deux frères dans la guerre sans merci qui l'oppose aux tenants de la théorie des cordes (Motl en tête). Les Bogdanov, estimant que Peter Woit "fait partie de la grande majorité de physiciens quelque peu dépassés par les instruments mathématiques que nous avons utilisés" indiquent qu'il avait déjà tenté de se justifier dans une lettre qu'il leur avait adressée le 27 février 2003: "il est certainement possible que vous ayez obtenu des résultats nouveaux et utiles dans les groupes quantiques, mais comprendre rapidement la signification de ce que vous avez écrit et comment cela se raccorde à ce qui est déjà connu requiert une expertise que seule poignée de gens possède dans le monde". Cette position s'explique certainement par une prudence légitime face aux impostures scientifiques telle celle révélée par Sokal et Brikmont par l'affaire Sokal et l'ouvrage impostures intellectuelles.
Trois ans plus tard, continuent les Bogdanov, tout en déclenchant ses tirs contre la théorie des cordes, il était revenu à la charge en avouant son incompréhension totale face au langage mathématique adopté: "Je décidai de regarder d'un peu plus près les deux thèses. Celle de Grichka était un travail quasi impénétrable, dévolu, pour la plus grande part, à l'algèbre quantique, dont je ne suis pas particulièrement expert" (P. Woitdans Même pas fausse...).
Que signifie la puissance de ce flot réactionnel déclenché un peu partout dans le monde?
Ne pourrait-elle pas signifier qu'il y a peut-être "quelque chose" au fond de ces idées? En 2004, une rumeur s'est répandue comme une traînée de poudre: si ces articles étaient incompréhensibles, c'était que les frères Bogdanov avaient monté de toutes pièces une "mystification". Ils écrivent: ..."Pour Isabelle Stenger, cette attitude collective (assez rare en science), était le signe de toute chose": "Ainsi, pourquoi ne pas se demander si la rumeur de mystification n'a pas pris pour cible les frères Bogdanov précisément à cause du caractère innovateur de leurs idées, des idées que "certains" désireraient voir enterrées pour toujours"?
Toujours est-il que cette physique unifiée, fondée sur ces fameuses "idées nouvelles", souvent soutenues dès les années trente par Einstein et Infeld dans " l'évolution des idées en physique", n'existe pas encore. Peut-être est-elle en train d'émerger lentement par exemple chez certains membres de l'école russe de physique théorique comme Vladimir Dzhunushaliev et Ratbay Myrzakulov (Focus on Quantum Gravity Research ou research.kek.jp _hamada )? Leurs conclusions sont-elles comme l'affirment les Bogdanov identiques à la leur: le temps fluctue à l'échelle de Planck?
liens: monblogdereflexions: l'affaire Bogdanov un de mes premiers articles
5) Mais qu'en dit l'expérimentation, critère incontournable de vérification?
Compte tenu de l'existence du redoutable mur de Planck, on pourrait penser (et s'en tenir là) comme la majorité des scientifiques, qu'il sera à jamais impossible de voir quoi que ce soit avant le Big Bang. Au sens strict, c'est vrai, il est impossible d'accéder "en direct" à des phénomènes qui se situeraient avant cette frontière. Cependant, n'est-il pas possible que certains éléments de ce "là-bas" nous soient accessibles par des voies indirectes?
Après COBE lancé le 18 novembre 1989, le satellite d'observation du fonds cosmologique WMAP, bien qu'observant un bain de radiations situé 380 000 ans après le Big Bang, est déjà "descendu" par des voies indirectes à une échelle incroyablement plus petite: 10-18 secondes après le BigBang! C'est encore loin de l'instant de Planck situé lui, à10-43 secondes après le Big Bang. Planck Surveyor lancé le 14 mai 2009 sous l'égide de l'Agence spatiale européenne et de l'Institut d'astrophysique spatiale est bien plus précis et peut déceler d'infimes variations de température, avec la précision d'un cent millième de degré au-dessus de la température du rayonnement cosmologique fossile ( 2,7° au-dessus du zéro absolu). Le responsable scientifique du projet HFI est Jean-Loup Puget, cosmologiste à l'Institut d'astrophysique spatiale (Université Paris-XI, à Orsay). la-mission spatiale planck: un regard sur la lumière la plus ancienne de l'Univers
- En juillet 2010, le satellite Planck envoie sa première image intégrale du ciel avec une vue particulière et inédite de la Voie Lactée12. Ce portrait céleste est riche de 35 millions de pixels13,14.
- Le 11 janvier 2011, une conférence de presse internationale est organisée à Paris par l’Agence spatiale européenne pour présenter une première série de résultats, le satellite ayant collecté depuis 2009 un nombre incroyable de données sur les objets les plus froids de l'Univers : grains tournants (en) à rotation ultra-rapide, découverte de « gaz sombre ». Le satellite est à l’honneur toute cette semaine à la Cité des sciences et de l'industrie15.
L'exploitation de la moisson d'informations recueillie par ce prodigieux satellite, permettra-telle de confirmer l'hypothèse que le temps a peut-être eu un commencement imaginaire (au sens mathématique) et d'abord permettra-telle de se rapprocher du Big Bang plus que les précédentes missions? A suivre!
6) Quels sont les faits nouveaux qui à l'avenir pourraient confirmer cette hypothèse?
a) D'abord, il y a l'équilibre thermodynamique de l'Univers au moment du Big Bang. La plupart des scientifiques, dans le modèle standard, pensent qu'il existait au moment du Big Bang, mais ils en restent là. Contient-il l'une des clés recherchées? En effet, cet équilibre primordial entraîne des effets qui touchent directement le commencement du temps, des conséquences inaperçues qui seront examinées dans les chapitres qui vont suivre.
b) Ensuite, il y a la courbure de l'espace. En mars 2006, le dépouillement complet des données de WMAP a fait apparaître que notre espace physique à 3 dimensions semble plat, mais pourrait être doté d'une courbure très légèrement (marginalement disent les experts) positive: Presque plat...
Dans l’article de 2003, Jean-Pierre Luminet et ses collègues faisaient remarquer que le spectre de la courbe de puissance du rayonnement de fond diffus concernant les fluctuations de température était anormalement faible au niveau des contributions dites quadrupolaires et octupolaires, c'est-à-dire pour les grandes échelles spatiales de fluctuations de température. Bien qu’il faille tenir compte des incertitudes des mesures, ce manque de contributions aux grandes échelles dans le rayonnement fossile s’expliquait plus naturellement par un Univers de taille finie que de taille infinie. Si les observations de WMap étaient compatibles avec un Univers plat, elles étaient aussi légèrement favorables à un Univers fini de courbure positive.
Planck Surveyor confirmera-t-il ces résultats et donnera-il des informations plus précises sur la courbure de l'Univers? Si on adopte la solution la plus simple, la forme de l'Univers serait alors celle d'une sphère. Cette question débouche sur une réponse nouvelle concernant la question du temps et son origine que nous allons voir plus loin.
c) La troisième observation relève de l'existence d'une énergie noire, la grande inconnue.
C'est l'un des grands mystères de l'Univers: une force inconnue, liée à ce qu'on appelle énergie noire (ou ou encore) due à une hypothétique particule l'axion?, force que personne ne comprend et qui propulse l'univers de plus en plus vite vers l'infini. "Franchement nous n'y comprenons rien !" s'exclame l'astrophysicien Craig Hogan, de l'université de Washington (Il a aussi déclaré: «Si les résultats sur le GEO600 sont vrais, alors nous sommes tous vivants dans un hologramme géant cosmique.» ce qui n'est sans doute pas sans rapport avec l'hypothèse des Bogdanov sur le temps imaginaire). Étroitement liée à la notion d’énergie du vide quantique, selon futura-sciences.com, l'expansion accélérée impliquerait que plus de 70 % du contenu de l’univers est sous forme d’une énergie inconnue. Le reste serait constitué de 25% de matière sombre, de 4% d'hydrogène et d'hélium sous forme de gaz, de 0,5% d'étoiles, de 0,2% de neutrinos et de seulement 0,03% d'éléments lourds (de planètes...). Cette énergie noire, dont les deux frères disent avoir annoncé l'existence en 1999, lors des soutenance de leurs thèses, pourrait donc constituer un indice en faveur des idées nouvelles dont il est question ici sur le commencement du temps.
| Les photons corrélés, la lumière qui informe |
d) La non localité.
Autre donnée essentielle: les expériences d'Alain Aspect, de l'Institut d'optique d'Orsay. Elles portent sur le lien très troublant qui subsiste entre deux photons apparemment séparés par une longue distance, c'est le célèbre paradoxe EPR, une expérience de pensée, élaborée par Albert Einstein, Boris Podolsky et Nathan Rosen, dont le but premier était de réfuter l'interprétation de Copenhague de la physique quantique.
Au cours de l'été 1981, les frères Bogdanov ont assisté et filmé ces expériences fascinantes pour leur émission "temps X" (mais je n'ai pas retrouvé de film). Pour l'époque, le phénomène était stupéfiant: alors que les deux photons étaient manifestement séparés par une distance de 12 m, en réalité ils continuaient d'être liés par une sorte de "communication instantanée". Comment expliquer un tel phénomène, un des grands mystères de la mécanique quantique? A l'origine des expériences d'Aspect il faut évoquer le physicien théoricien Bernard d'Espagnat. Dans les années 1950, Il a travaillé avec les grands fondateurs de la théorie quantique, le prix Nobel Enrico Fermi ou encore le légendaire Niels Bohr, prix Nobel en 1922 (l'année après Einstein). L'expérience qu'il a imaginée dans les années 1970 avec Jonh Bell, du CERN, et qu'Alain Aspect a mené à bien, est aujourd'hui complétée par celles du physicien autrichien Anton Zellinger et de plusieurs autres expérimentateurs et portent cette fois sur le "transfert instantané d'information d'une particule à l'autre ("téléportation") et l'information quantique.
Aujourd'hui, ces phénomènes n'ont certes plus cette image de "magie" sont mieux expliquées par ce qu'on appelle la "non-localité" (le principe de séparabilité stipule que des objets distants ne peuvent avoir une influence directe l'un sur l'autre; un objet ne peut être influencé que par son environnement immédiat. Ce principe, issu de la relativité restreinte, a été précisé en ces termes par Albert Einstein).
L'intrication quantique est un phénomène observé en mécanique quantique dans lequel l'état quantique de deux objets doit être décrit globalement, sans pouvoir séparer un objet de l'autre, bien qu'ils puissent être spatialement séparés. Lorsque deux systèmes – ou plus – sont placés dans un état intriqué, il y a des corrélations entre les propriétés physiques observées des deux systèmes qui ne seraient pas présentes si l'on pouvait attribuer des propriétés individuelles à chacun des deux objets S1 et S2.En conséquence, même s'ils sont séparés par de grandes distances spatiales, les deux systèmes ne sont pas indépendants et il faut considérer {S1+S2} comme un système unique.
Si deux particules qui ont interagi sont "inséparables", alors quid de l'Univers à l'instant zéro?
Y a-t-il un rapport avec le commencement du temps? La réponse viendra dans un prochain article,
mais le lien avec le temps imaginaire est important.
Prochain article: "le passé peut-il exister?"
La toute première réponse, nous allons la chercher "sur le terrain". Nous revenons de la nuit
des temps après ce voyage fantastique. Posons nous la question presque naïve: est-ce que tout
nous avons découvert "là-bas" dans les brumes du passé, pourrait encore exister aujourd'hui sur
un autre plan? ces évènements dont nous avons été témoins, tout cela s'est-il dissipé dans le
néant? Ou bien est-ce encore présent "quelque part" dans un ailleurs que nous ne pouvons pas
atteindre, mais qui, toutefois existerait bel et bien?
09:54 Ecrit par pascal dans bogdanov-le visage de dieu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook
17.03.2012
3-10) Au commencement du temps 3-10) L'instant zéro...avant le big bang(?)
Dans ces articles, je voudrais approfondir ma réflexion sur "le visage de Dieu" écrit par les frère Bogdanov et celle de mon article dans mon blog de reflexions à travers le livre de Igor et Grichka Bogdanov: "Au commencement du temps".
Ils me permettent de faire un saut dans l'histoire via les blogs et le articles que je déniche sur la toile, d'affiner mes connaissance sur la science et la recherche de l'Origine. Je trouve plaisir et jubilation à partager.
Mes articles déjà parus dans cette rubrique:
Au-commencement du temps 3-2) 1979-1830 le film de l'univers vu à l'envers - étape 2
Au commencement du temps 3-3) Des figuiers Romains au Trocadéro: étape 3
Au commencement du temps -3-4) dans l'abime du temps (-15000 à -65 millions-d-années)
Au commencement du temps 3-5) des araignées géantes sur la colline de chaillot (-80 à 500 millions d'années)Au commencement du temps 3-6) paris au fond de l'océan (530 millions à 3,5 milliards d'années)
Au commencement du temps 3-7) vers la toute première lumière (5 milliards à 3,7 milliards d'années)
Au commencement du temps3-8) la première seconde de l'univers après-le-big-bang
1) Fin de l'article précédent "l'étincelle du Big Bang:
Arrivés à ce point ultime de notre voyage à l'envers, vers le commencement du temps, la structure de l'Univers est devenue indissociable des grandes structures algébriques. Les brisures successives de symétries qui se sont produites suite à cet instant unique, le Big Bang, ont engendré la complexité et l'apparition des quatre forces distinctes les unes des autres et plus tard, l'apparition des particules différentes à la base de la matière. Ce qui compte, c'est qu'au moment même du Big Bang, alors que que les quatre forces distinctes n'existent pas encore et encore moins les particules de matière, il y a déjà des êtres mathématiques à l'oeuvre. Un peu comme la matrice qu'est le code génétique et qui permet à la cellule primordiale à l'origine d'un être vivant de se différencier.
Dans ce passé insondable, ces êtres portaient en germe, sans en déterminer la réalisation exacte les contours flous, totalement incertains d'une colline (celle du Trocadéro dont nous sommes partis) et la présence d'êtres vivants et intelligents (les êtres humains), capables de fabriquer des choses (les voitures garées devant les cafés).
C'est l'ultime étape de notre voyage, mais nous allons maintenant, toujours en compagnie des frères Bogdanov, tenter de voir mieux ce que pourrait être ce "code" qui semble guider l'évolution de l'Univers et de sauter le pas vers l'impensable et le tabou suprême: L' INSTANT ZERO ET...AVANT LE BIG BANG.
2) "Sous" l'instant de Planck.
Le moment est venu de franchir le fameux mur de Planck. Nous ne sommes plus dans le cadre d'hypothèses communément admise et pénétrons dans un monde totalement ignoré et pour certains, inconnaissable à jamais, voire zone interdite. Ici plus que dans mes autres articles c'est ma "lecture" et ma façon d'interpréter le récit des frères Bogdanov que j'essaye d'exprimer en notant en même temps les liens vers les blogs et les informations que je rencontre sur internet.
"La seule façon de se frayer un chemin dans ce mystérieux dédale consiste à en éclairer les coins les plus sombres par les mathématiques..." A partir de la "théorie des groupes quantiques", formalisée dans les années 1980, les deux frères ont démontré un nouveau théorème algébrique, que nous découvrirons progressivement dans la suite de cet article, et qui leur semble le mieux adapté à la description du monde quantique et subquantique. Il a un sens physique au-delà de ses aspects purement formels et permet d'entrevoir certains phénomènes qui ont dû (?) exister avant le Big Bang. La "carte" de cet Univers primordial repose uniquement sur des fragments de connaissance nouvelles et des bribes d'intuition arrachées à des abîmes d'ignorance.
Le "passage" du mur de Planck peut être comparé à l'horizon invisible (?) d'un trou noir. Plongeons y. Instantanément nous basculons dans ce monde totalement étranger où l'espace et le temps sont devenus curieusement élastiques, déformables à l'infini. Il n'y a plus ni "haut", ni "bas", plus de "droite" ni de "gauche". Impossible de savoir d'où nous venons ni où nous allons. Comme tous les êtres quantiques, à la fois partout et nulle part, nous ne sommes plus qu'une "probabilité de présence" dans les lieux cet étrange Univers. Le temps a cessé d'exister sous sa forme habituelle. Pourquoi? Deux phénomènes se conjuguent et peuvent expliquer ce arrêt.
D'abord, l'énorme courbure qui règne à cette échelle exerce une force titanesque qui plie et replie l'Univers des milliards de fois sur lui-même, jusqu'à le réduire en une particule élémentaire. Or, la force de gravitation déforme également le temps. Dans des conditions pas trop extrêmes (hormis le cas des trous noirs ou celui du Big Bang), elle agit sur le temps, mais celui-ci reste sur une droite, l'axe temporel
, le temps linéaire que l'on connait dans ce monde. Mais on peut imaginer que l'immense force de gravitation qui règne à l'âge de Planck finit par faire basculer cette droite qui pivote alors de 90° dans le plan complexe. Elle devient non plus réelle, mais imaginaire pure. C'est ce qui a pu se passer pour le temps, avant le Big Bang.
Le deuxième phénomène est dû à l'incertitude quantique. Rien ne peut échapper aux fluctuations quantiques qui dominent alors la réalité. A l'échelle de Planck, le temps est sans doute déformable, fluctuant. Il pourrait "hésiter" entre sa forme réelle, que nous connaissons et une forme inconnue dans notre monde, la forme "imaginaire".
Essayons d'en faire une représentation en partant du plan complexe:
La droite du temps imaginaire est perpendiculaire à celle du temps réel, ici horizontale dans le plan complexe. Si nous revenons à l'exemple d'un sablier, lorsque le fiole de verre est en position verticale (inverse de l'exemple précédent où l'axe du temps est représenté en horizontale), le sable s'écoule du haut vers le bas et on peut mesurer le temps qui passe. En revanche, lorsqu'on place le sablier en position horizontale, le sable ne coule plus: on ne mesure plus du temps, mais de l'espace, la distance qui sépare les grains de sable entre eux. Le sable reste immobile dans l'espace. Que se passe-t-il entre ces deux droites, dans le plan que nous voulons représenter par cette image du plan complexe? Au gré des perturbations quantiques, il sera impossible de mesurer le temps de manière fiable. Le temps et l'espace vont se mélanger pour donner...une forme de temps inconnue dans la vie de tous les jours, le temps complexe (vision sujette à discussions dont le journal du druide donne un exemple).Et c'est ce temps complexe résultant de la superposition (ou de l'intrication) "quantique" du temps réel et du temps imaginaire qui caractérise le temps avant le Big Bang dans l'hypothèse des frères Bogdanov.
Synthèse de cette hypothèse sur cet "instant" qui s'est "traduit "par le Big Bang?
Il s'agit bien sûr d'une hypothèse, mais celle-ci n'est pas arbitraire. Elle découle des hypothèses mathématiques faites, à partir des groupes quantiques.
Le temps réel forme avec l'espace, l'espace-temps, notion très élaborée dans la théorie de la relativité générale. Pour mesurer les distances dans cet espace, on se sert d'un outil mathématique qu'on appelle la métrique, grâce à laquelle nous pouvons nous repérer, prendre des rendez-vous etc. Dans notre monde, un évènement est déterminé par ses trois coordonnées d'espace ainsi que par la coordonnée de temps (l'heure fixée pour le rendez-vous par exemple). Comment distinguer l'espace du temps? Sur la base des travaux d'Henri Poincaré (En 1907, Minkowski réalise que le travail de Hendrik Antoon Lorentz et Einstein pourrait être mieux compris dans un espace plat, déjà introduit par Henri Poincaré en 19052, et doté d'une pseudo-métrique), Herman Minkowski est parvenu a cette solution dans notre monde quotidien: Il a placé trois signes "+" devant les coordonnées d'espace et un signe "-" devant la coordonnée temporelle. C'est ce qu'on appelle la "signature" de la métrique d'espace-temps. Celle du monde dans lequel nous vivons est lorentzienne, de la forme +++-, traduite aussi par:
En notant
des indices d'espace-temps à 4 dimensions la métrique de Minkowski s'écrit, avec la signature
:

ou bien sous forme différent

Comment représenter le temps imaginaire dans cette métrique? Simplement en le faisant précéder non pas du signe "-", qui représente le temps réel, mais du signe "+". Dans ce cas, la métrique devient "euclidienne" et prend la forme ++++. Pour passer au temps complexe, somme du temps et de temps imaginaire, on peut le représenter par un mélange, une "superposition" entre la signe + et le signe +, avec une signature pouvant se mettre sous la forme +++ +/-.
De plus, cette idée d'un temps complexe permet d'exprimer ce que nous avons dit plus haut: avant le Big Bang il n'est plus possible de se repérer dans le temps. C'est en fait ce qui se produit dans le temps complexe. Cela résulte d'une particularité mathématique des nombres complexes: il n'est pas possible de les ordonner (voir Relation_d'ordre). Autrement dit, dans le temps complexe, il n'existe pas de notions telles que "avant" ou "après". Le cours des évènements peut se figer brusquement, puis puis faire machine arrière. Il n'existe plus de succession linéaire et ordonnée du passé vers l'avenir, donc pas de flèche du temps telle qu'Ilya Prigogine peut la décrire pour le monde que nous connaissons après le Big Bang.
Lorsqu'au cours des fluctuations, le temps est imaginaire, il n'est donc plus possible de le mesurer. Passé, présent et avenir sont indiscernables. Une seule chose est mesurable: l'espace (entre chaque grain de sable). En faisant basculer le sablier, nous avons transformé une mesure de temps en une mesure d'espace. On est ramené à une définition intuitive du temps imaginaire: un dimension d'espace. Dans l'espace-temps, le temps imaginaire devient ainsi une quatrième dimension d'espace.
Conclusion de ce paragraphe.
A l'échelle de Planck, et "sous" l'instant de Planck (comme nous l'avons appelé), dans le sablier que nous avons imagé, le sable s'écoule par à-coups, de manière discontinue (il coule, s'immobilise à l'horizontale, puis à l'envers, avant de se figer à nouveau. Il fluctue entre la direction réelle et la direction imaginaire de façon aléatoire (?).
2) Toujours plus "loin" dans les ténèbres de l'Univers avant le Big Bang.
Supercordes par cyprienn
2-1) La progression devient de plus en plus difficile dans les "fluctuations quantiques", cette sorte de tempête phénoménale, chaos de l'aube des temps, qui déforme et brise les uns après les autres les fondements de la réalité. Cette terrifiante tempête quantique souffle sans fin sur l'Univers naissant et le brise en écume quantique, selon une expression de Jonh Wheeler ou en mousse quantique selon ce beau texte de Jean Pierre Luminet.
Il n'existe encore aucune particule de matière, plus de photons, plus de quarks...Que va-t-on trouver? On rencontrera peut-être ces objets qu'on appellera des supercordes. On ne parle plus de particules ponctuelles, mais à leur place ce sont peut-être de minuscules filaments qui, par leurs incessantes vibrations pourraient engendrer le matière. Mais ces cordes, si elles existent se limitent au mur de Planck lui-même. On ne les trouve pas "en-dessous" et elles ne peuvent avoir des longueurs inférieures à 10-33 cm. L'idée est que dans de pré-Univers étrangement simple, les seules "choses" qui restent, ce sont les constituants fondamentaux qui structurent l'espace et le temps: la métrique, sans laquelle on ne peut plus se repérer. Dans l'hypothèse admise ici, on est conduit à deux types de métrique, comme nous l'avons vu au chapitre précédent. D'abord la "métrique lorentzienne", qui comporte trois directions d'espace et une coordonnée de temps. C'est celle de notre monde, celle de la vie de tous les jours. Mais les calculs incitent à penser qu'il existe une autre métrique, la "métrique euclidienne" où la coordonnée de temps réel, celle qui permet de fixer l'heure des rendez-vous a été remplacée par une coordonnée de temps imaginaire. Ces deux familles de métrique pourraient être étroitement associées à des configurations élémentaires que les physiciens appellent , pour le temps réel des monopôles, et pour le temps imaginaire, des instantons (Les instantons ont été introduits par Gerard 't Hooft dans les années 70).
| monopôle magnétique |
2-2) D'abord, dans la métrique de notre espace-temps: on peut suggérer qu'elle correspond à l'hypothétique monopôle qui peut être visualisé comme une sorte d'aimant, mais ponctuel, avec un seul pôle: Les monopôles magnétiques sont d’hypothétiques charges magnétiques introduites une première fois en physique en 1931 par l’un des géants de la physique du XXième siècle, Paul Dirac. Celui-ci s’était interrogé sur une curieuse dissymétrie dans la nature. Alors qu’il existait des charges électriques élémentaires positives et négatives, donc des monopôles électriques, on ne rencontre ordinairement dans la nature que des dipôles magnétiques, comme les aimants. Ne pouvait-il pas exister des pôles magnétiques séparés, des monopôles magnétiques ?
Des années plus tard,cette idée allait être généralisée dans le cadre des théories de Grande Unification et de leurs extensions dans l'état supersymétrique qui était peut-être celui de l'Univers au moment du Big Bang. Des monopôles "gravitationnels", soumis à une gravité extrême, pourraient y exister et devenir très importants comme semblent le penser des astrophysiciens comme Thibaut d'Amour et Pierre Fayet, l'un des fondateurs de la supersymétrie.
S'ils existent et même s'ils sont minuscules, ces monopôles occupent un volume et ont trois dimensions d'espace et ils existent dans le temps réel, le même que celui de notre monde. La signature de leur métrique correspond à celle de l'espace-temps habituel: +++-. On peut se les représenter un peu comme des bulles de savon teintées (de couleur bleue?) et qui pourraient gonfler à mesure que le temps passe. En 1995, Curum Vafa et Andrew Strominger, des proches de Lubos Motl et qui ont souvent discuté avec lui de l'espace-temps avant le Big Bang, ont montré que certains problèmes non résolus (comme celui de l'entropie, c'est à dire du désordre, des trous noirs), trouvaient une solution grâce à ces monopôles. Trous noirs et longueur de Planck présentent en effet de fortes analogies.
2-3) Deuxième possibilité, les instantons gravitationnels, dans le temps imaginaire.
| image d'un instanton gravitationnel? |
Ces étranges configurations ont été suggérées par de nombreux physiciens. Le mot très évocateur instanton a été forgé en 1995 par Gerard't Hooft. Comme les monopôles, ils sont dotés des trois dimensions spatiales habituelles, mais ils n'existent que dans le temps imaginaire. Au lieu d'être étalés dans le temps, ils sont ponctuels. Si nous parvenions à nous introduire dans ce monde, ils apparaîtraient sans doute comme des sphères fixes, absolument statiques, un peu comme des boules de cristal parcourues de couleurs bleues. Bien sûr, leur signature est euclidienne et de la forme ++++. Quelle est la réalité de ces objets qui n'apparaissent qu'un instant avant de s'évanouir dans un ailleurs inaccessible? Contiennent-t-ils comme l'a suggéré Hooft du temps "gelé"? D'autre physiciens de renom on tenté de les décrire comme Sidney Coleman ou les ont rendu très populaires dans les cercles savants et même au-delà comme Sephen Hawking et l'instanton de Hawking Turok voir à la fin de cet article la théorie de l'instanton. Les instantons sont donc du plus haut intérêt pour deux raisons. D'abord, ils "vivent" dans le temps imaginaire pur et ensuite, au lieu de porter une énergie comme les monopôles, ils portent une "charge topologique", c'est à dire de l'information.
Dans cet Univers d'avant le Big Bang,il n'existe plus que deux types de "particules": les monopôles et les instantons. ce sont eux les premiers habitants de l'Univers avant le Big Bang, les premier "Parisiens".
3) Récapitulation et conclusion: comment peut imaginer le Big bang?
Le temps fluctue à l'échelle de Planck entre la direction réelle et la direction imaginaire. Les monopôles et les instantons se couplent et se découplent, les deux familles se transforment l'une dans l'autre à un rythme frénétique, mais chacune a son territoire. Au voisinage de la longueur de Planck, immédiatement avant et après le Big Bang, ce sont les monopôles qui dominent, les instantons sont encore rares et n'apparaissent qu'avec de fortes fluctuations quantiques, qui détruisent l'enveloppe du cône de lumière de l'espace-temps.
Puis peu à peu, à mesure qu'on s'enfonce vers la singularité initiale, leur nombre augmente. A mi-chemin (ce mot a certes peu de sens, mais l'échelle nous est fournie par les populations respectives d'instantons et de monopôles), il y a autant d'instantons que de monopôles. Les particules (monopôles) se transforment en pseudo-particules (c'est le nom qu'a donné le physicien russe Alexander Polyakov en 1975 aux instantons).
Ces transformations illustrent les fluctuations de la quatrième coordonnée de l'espace-temps, (le temps), mais elles expriment aussi la transition d'une configuration portant de l'énergie (les monopôles) vers une configuration portant de l'information (les instantons).
Poursuivons notre descente. Nous parvenons finalement à une région où les terribles remous quantiques se sont calmés. Autour de nous, tout est d'un grand calme, silencieux, d'une immobilité presque glacée. Il n'y a pratiquement plus de monopôles, rien que des instantons dont le rayon décroît à mesure qu'on se rapproche de la singularité initiale. Notre voyage touche à sa fin. Nous sommes en bas du cône de lumière dont les contours s'estompent. Nous "voyons" à présent la nappe lumineuse, inouïe de la singularité initiale de l'espace-temps.
(On peut sans doute se poser la question: est-ce que le voyage que nous venons de faire serait similaire si on pénétrait dans un trou noir?).
Maintenant, qu'allons-nous trouver la-bas? Quel est le fantastique secret du commencement? Nous allons le découvrir dans l'article suivant "Au commencement du temps 3-11) l'instant zéro.
Complément à cet article:
La théorie de l'instanton
| A la différence du Big Bang classique qui débute par une singularité (représenté dans un diagramme d'espace-temps comme un cône se terminant en pointe), dans la théorie de l'Instanton, la base du cône prend une forme parabolique. La différence entre l'espace et le temps diminue et ce dernier prend graduellement les propriétés de l'espace. Finalement l'espace se contracte en un point et fini par disparaître. Avantage, les lois de la nature conservent leur validité jusqu'à l'instant de la création de l'Univers. Document Simon Balm. |
Ainsi que nous l'avons vu en cosmologie à propos de la structure de l'univers, les observations tentent à prouver que la matière contenue dans l'univers est insuffisante pour provoquer son effondrement à long terme.
En 1995, Neil Turok et son équipe proposèrent une solution dans laquelle l'univers inflationnaire était ouvert. "A l'image d'une bulle d'eau bouillante qui gonfle explique Turok, la bulle quantique qui donna naissance à notre univers contenait en elle-même tout le futur de la bulle. Etant donné que la bulle deviendra infiniment étendue dans le futur, la taille de l'univers actuel est aujourd'hui infini".
Bien que Turok ne puisse pas expliquer ce qui s'est produit avant l'inflation, son modèle intéressa Hawking. De leur collaboration naquit la théorie de l'Instanton de Hawking-Turok. Leur modèle suggère que l'Univers s'est créé spontanément à partir de rien, plus exactement à partir de minuscules particules baptisées "instanton" soumises à un phénomène inflationnaire. Les anglo-saxons ont surnommé ces nouvelles particules les "poids" (pea), surnom qui est aujourd'hui popularisé.
Un instanton est un phénomène quantique plus exotique que tout ce que vous pouvez imaginer. C'est une particule théorique correspondant à une sorte de "torsion de la matière et de l'espace-temps". Elle n'a jamais été découverte et n'existe que dans les équations.
Son nom suggère par ailleurs qu'elle ne vit qu'un instant. Cette particule est bien sûr beaucoup plus petite qu'un petit poids mais sa densité extrêmement élevée représente selon les physiciens une masse à peu près équivalente à celle d'un petit poids !
La principale propriété de cet instanton est de se transformer de lui-même en un univers ouvert, inflationnaire... Turok nous donne une autre image de la théorie Hawking-Turok : "Imaginez dit-il, l'inflation comme étant la dynamite qui a produit le Big Bang. Notre instanton est une sorte de fusible automatique qui déclenche l'inflation. Pour obtenir notre instanton, nous devons réunir la gravité, la matière, l'espace et le temps. Retirez un ingrédient, et notre instanton n'existe plus. Mais si vous disposez d'un instanton, il se transformera instantanement en un univers inflationnaire, infini."
| L'inflation de l'univers est un concept quantique. Elle s'expliquerait en raison de l'amplitude de plus en plus grande des fluctuations d'énergie potentielle des champs scalaires. Passé un certain seuil d'instabilité, l'expansion de l'Univers se serait déclenchée. Document A.Linde |
Dans son principe, l'idée présentée par Hawking et Turok consiste à dire que l'Univers est virtuellement né de rien et que l'instanton consiste en un minuscule objet créant et contenant à la fois sa propre gravité et son propre espace-temps, mais il n'existe rien "avant" l'instanton. Hawking et Turok pensent que l'existence de cet objet hypothétique et la suite des actions qui en découle ont produit le Big Bang - s'il y en a eu un - et l'univers dans le lequel nous vivons aujourd'hui.
liens relevés en rédigeant cet article:
blog-aton.fr.over-blog.fr -blog -ce blog évoque le pré-big bang
bogdanov: thèse des frères bogdanov (.pdf)
journal.coherences.com -la transgression des frères bogdanov
choualbox.com -fluctuations quantiques de la signature de la métrique
groupes quantiques: les-mathematiques.net -les groupes quantiques
Groupe_quantique wikipedia.org -théorie quantique_des_champs
univ-reims.fr -algèbre, groupes quantiques et théorie des représentations
.institut.math.jussieu.fr -un exemple de groupe quantique localement compact
dorane.chez-alice.fr champ subquantique et mystique oocities.org -champ subquantique
trous noirs: cera-astronomie.com -des-univers-a-l-interieur-des-trous-noirs
nrumiano.free.fr -à l'intérieur d'un trou noir nrumiano.free.fr -le mystère des trous noirs
automatesintelligents.com -vivons nous à l'intérieur d'un trou noir
techno-science.net -des univers à l'intérieur des trous noirs?
blog.belial.fr -Voyage-au-coeur-d-un-trou-noir
astropfr.olis.fr -les-trous-noirs
wikipedia.org -Kip_Thorne (trous noirs et distorsions du temps)
futura-sciences.com/fr -troun noir et ... entropie
Métrique:
forums.futura-sciences.com -temps complexe
cspweb.forumpro.fr -contestation des bogdanov, temps-complexe
lejournaldudruide.blogspot.com -théorie pré espace temps et temps imaginaire
science-univers.qc.ca -l'origine de l'espace et du temps
mathematique.coursgratuits.net -calcul-tensoriel/metrique-et-signature
fr.wikipedia.org- métrique_de_Schwarzschild ludowalsh.com - métrique et Espace_Minkowski
encyclo.voila.fr -métrique_de_Friedmann-Lemaaî-Robertson-Walker
Bogdanov: état topologique espace-temps à l'insatnt zéro: ++++
forums.futura-sciences.com -lumiere-metrique-euclidienne?l
variétes et espaces: images.math.cnrs.fr qu'est-ce qu'une variété
en.wikipedia.org -espace de Calabi-Yau
en.wikipedia.org -variétés complexes fr.wikipedia.org -variétés différentielles
mathematique.coursgratuits.net -variete-topologie
Cordes et supercordes:
wikipedia.org -théorie_des_supercordes fr.wikipedia.org -théorie_des_cordes
iramis.cea.fr -cordes et supercordes ou le rêve d'einstein?
molaire1.perso -la théorie du tout, superforce
molaire1. -superforce assos.utc.fr -superforce, cordes public.web -Superforce-
wikipedia.org -Supersymétrie diffusion.ens -supersymétrie, supergravité
futura-sciences.com -supersymetrie
futura-sciences.com -la-supersymetrie-ne-sest-pas-encore-montree-au-lhc
techno-science.net -supersymétrie techno-science.net -SUSY
www.phys.ens -mécanique quantique supersymétrique
irfu.cea.fr -boson de higgs et supersymétrie
astrosurf.com/luxorion -quantique-supercordes
arte.tv/fr -paysage de cordes fbon.free.fr -l'unification de la physique et la théorie des cordes
iramis.cea.fr -cordes et supercordes, le rêve d'einstein
physique.coursgratuits.net -la theorie-des-cordes
sciences.ch -théorie des cordes
college-de-france.fr -gabriele-veneziano, leçon inaugurale
soinenmagnetisme.free -Theorie-des-Cordes.pdf
techno-science.net -théorie supercordes
théorie grande unification:
fr.wikipedia.org/wiki/Grande_unification
fr.wikipedia.org -théorie du tout
astronomes.com -le-big-bang/grande-unification
futura-sciences.com -le boson de higgs et la grande unification
dallaglio.free.fr -la grande unification
instantons, monopôles: futura-sciences.com -instantons-monopoles
webastro.net -instanton, théorie de hawking
forums.futura-sciences.com -theorie-instantons
wikipedia.org -Instanton fr.wikipedia.org -monopôle magétique
futura-sciences.com -monopole-magnetique news.discovery.com -on-the-trail-of-magnetic-monopoles
larecherche.fr -monopôles magnétiques antares.in2p3.fr -thèse, détection des monopôles magnétiques.pdf
instanton à partir des dordes ouvertes et des Dbranes -lerda.pdf
la théorie de hawking-turok (instanton)
sydney coleman: conférences gratuites sur le net
1) Autres liens que j'ai retenus en rédigeant l'article "l'étincelle du big bang"
xavier.sallantin -histoire de l'univers
membres.multimania.fr -la valse de la mécanique quantique
linternaute.com -l'origine de l'Univrers 10 puiss-43 sec après le big bang
strange-univers.over-blog.com -L'origine_de_lUnivers
lesturgeons.blogs.nouvelobs -le mur de planck
web-utopia.org -Le-mur-de-Planck
bladi.net dieu et le mur de planck
astro-forum.forumactif.com -mur-de-planck-l-avant-big-bang
terre.tv/fr -le visage de Dieu paperblog.fr -le-visage-de-dieu
pauledouard.over-blog.com -derriere-le-mur-de-planck?
caplibre.over-blog.com -le mur de la connaissance
astrosurf.com/luxorion -le bigbang astrofiles.net -big_bang
futura-sciences.com -le big-bang
molaire1.perso.sfr -le big bang et l'origine de la matière
youtube.com -la mort du big bang: la théorie des cordes
cafardcosmique.com -La-theorie-des-supercordes
futura-sciences.com -instantons-monopoles
webastro.net -instanton, théorie de hawking
unités de planck villemin.gerard.free.fr -dimensions de planck
thèse des frères bogdanov (.pdf) journal.coherences.com -la transgression des frères bogdanov
wikipedia.org -Physique théorique wikipedia.org -Physique_quantique
futura-sciences.com -introduction-a-la-physique-quantique
astrosurf.com/luxorion -physique quantique
astrosurf.com/luxorion -la relativite wikipedia.org -la relativité générale
sciences.univ-nantes- la relativité
cosmologie quantique: luxorion. -cosmologie quantique
luxorion -cosmologie quantique instabilité du vide, instanton
futura-sciences.com -cosmologie quantique et conscience
math-et physique.over-blog.com -cosmologie quantique à boucles
fdier.free.fr -cosmologie quantique par le théorie de l'information
consentino.unblog.fr -une-cosmologie-quantique-par-la-theorie-de-linformation
pythacli.chez-alice.fr -cosmologie...quantique
luth2.obspm.fr -la topologie de l'univers est-t-elle chiffonnée?
linternaute.com -mousse quantique à l'échelle de planck
clodimedius.wordpress.com -topologie-cosmique, mousse quantique
principe holographique: jeanzin.fr -la-theorie-holographique-de-la-gravitation
wikipedia.org -Principe_holographique
cidehom.com -principe holographique horobindo.centerblog.net -univers-hologramme-theorie-du-tout
larecherche.fr -l'univers est un hologramme (L Susskind)
futura-sciences.com '-univers-sans-frontiere-ni-bord astrosurf.com/luxorion -hawking univers sans bord
etre-humain.net -stephen-hawking n'est pas dieu
futura-sciences.com -le désordre de l'univers, l'entropie techno-science.net -entropie
jeanzin.fr -entropie, énergie, information
satellites: jb.man. -planck surveyor astro.cardiff.ac planck surveyor planck.cf.ac.uk -mission
casca.ca -firstplanck/ cesr.fr centre études spatiales, planck surveyor
physorg.com -planck-surveyor-celestial astro.cf.ac -plank et hershell satellites
2) Quelques autres liens découverts en rédigeant l'article la première seconde:
http://www.astronomes.com/le-big-bang/nucleosynthese-prim...
notions de base de la radio-activité
eres-cosmologiques- ere-leptonique les éres cosmologiques
températures: Ordre_de_grandeur
science.gouv- aux-origines-de-l-univers-l-enigme-des-premiers-instants
mondedemain.org- l'origine-de-l'univers
scienceinschool.org- le lhc ou l'etude du big bang
l'univers- de-la-premiere-seconde-a-aujourd'hui
Univers, du big bang aux galaxies strange-univers.over-blog- Lorigine_de_lUnivers
futura-sciences. question posée par le temps-de-lobservateur
les très vielles étoiles (12 milliards d' années)
la doyenne du cosmos a 13 milliards d'années
science-et-vie.com -l'astre-le-plus-lointain-de-lunivers/
sytinet. histoire de l'univers, de la vie, de l'homme
le big bang par astronoo.com notre Univers: Chronologie techno-science: le big bang
Lorigine_de_lUnivers par strange univers
la-machine-a-remonter-14-milliards-dannees
les limites des modèles du big bang la cosmologie: les problèmes du modèle standard
les premiers pas de l'Univers -gaz-primordial quelques minutes après le big bang
l'univers structure l'univers l'univers visible -jusqu'à 14 milliards d'années
livre-metaphysique.moonfrui/ loi-realite-primordiale
la lumière des origines 'adileck.olympe.com
avant le big bang _spiritisme.net pré big bang, modèle cosmologique
sciences_de_l_ingenieur- les_limites_de_la_connaissance_physique
sciences_de_l_ingenieur- la_relativite_generale
3) Quelques liens et blogs notés dans les articles précédents que je revisite de temps en temps:
science.gouv: le bosons de higgs serat-il observé en 2012? lefigaro- les premières traces du boson de higgs
*la relativité générale.
http://hubblesite.org/ Einstein et la philosophie des science l'erreur d'einstein relativité générale (iap)
la relativité générale pour débutants la relativité générale -.futura-sciences la relativité générale -astrosurf
*La relativité restreinte.
*blogs sur le principe holographique
*blogs sur l'entropie
*Autres blogs.
09:33 Ecrit par pascal dans bogdanov-le visage de dieu | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
|
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook
12.03.2012
3-8) Au commencement du temps 3-8) La première seconde de l'Univers après le big bang.
Au commencement du temps 3-8)
La première seconde de l'Univers après le big bang.
Au commencement du temps 3-8)
La première seconde de l'Univers après le big bang.
Dans ces articles, je voudrais approfondir ma réflexion sur "le visage de Dieu" écrit par les frère Bogdanov et celle de mon article dans mon blog de reflexions à travers le livre de Igor et Grichka Bogdanov: "Au commencement du temps".
Ils me permettent de faire un saut dans l'histoire via les blogs et le articles que je déniche sur la toile, d'affiner mes connaissance sur la science et la recherche de l'Origine. Je trouve plaisir et jubilation à partager.
Mes articles déjà parus dans cette rubrique:
Au commencement du temps 2) En voiture vers l'origine (le graal de la physique)
Au-commencement du temps 3-2) 1979-1830 le film de l'univers vu à l'envers - étape 2
Au commencement du temps 3-3) Des figuiers Romains au Trocadéro: étape 3
Au commencement du temps -3-4) dans l'abime du temps (-15000 à -65 millions-d-années)
Au commencement du temps 3-6) paris au fond de l'océan (530 millions à 3,5 milliards d'années)
Au commencement du temps 3-7) vers-la-toute-premiere-lumiere-5-milliards-a-137-milliards-dannees/
1) A la fin de l'article 3-7), notre aventure de la plongée dans le temps en était arrivée à 380 000 ans après le Big Bang:
Maintenant, la folle contraction de l'Univers se poursuit tandis que la température s'élève de plus en plus.
Les premières étoiles disparaissent à leur tour, et au fil des millions d'années, les nébuleuses primordiales se désagrègent et se fondent en un plasma incandescent de particules élémentaires. L'Univers a maintenant l'aspect d'une sorte de "soupe" épaisse de photons, de protons et d'électrons au milieu desquels on trouve des noyaux de deutérium, d'hélium et d'hydrogène. Où donc est la Terre? la place du Trocadéro? ses terrasses et ses cafés? Nous voici à environ 13 milliards 700 millions d'années dans le passé. L'Univers n'était encore âgé que de 380 000 ans. Nos repères ont presque tous disparu: à la place des étoiles, nébuleuses, galaxies, on découvre un immense nuage de gaz à haute température duquel naîtront dans plusieurs centaines de millions d'années les premières étoiles et bien plus tard les éléments lourds desquels seront faits les chiens, les chats, les voitures qui circuleront place du Trocadéro. Le fond du ciel de cette époque, loin d'être plongé dans la nuit, est baigné par une sorte de brume laiteuse, ce plasma de gaz qu'on vient de décrire, porté à la température de 3000 degrés environ.
La jauge d'information est à son niveau le plus bes depuis le début de notre voyage: 10110 bits. L'Univers est désormais d'une simplicité extrême, il est beaucoup moins "informé" que de nos jours. Il se réduit pour l'essentiel à ce plasma de particules élémentaires. Et pourtant, obéissant aux lois physiques qui guident son évolution, il semble contenir, "en germe", le scénario cosmique qui va conduire jusqu'à nous. L'évolution conduirait-elle, inévitablement, par paliers de complexité croissante, vers de la matière vivante et consciente? La position des étoiles dans leurs galaxies semble déterminante pour augmenter les chances que la vie se développe sur des planètes en orbite autour d'elles, celles qui se trouvent dans les régions extérieures des bras galactiques sont jeunes et donc plus propices à la vie que les anciennes étoiles concentrées dans les régions centrales. Par ailleurs, il est nécessaire que la distance qui sépare la planète du centre galactique soit située dans une région où la vitesse orbitale des étoiles et celle des bras galactiques soient égales. Le soleil, qui se trouve dans "l'écosphère galactique" a croisé le bras du Sagittaire il y a 4,6 milliards d'années et abordera le bras de Persée dans 3,3 milliards d'années. Les étoiles les plus éloignées du centre galactique tournent plus lentement que les bras spiraux et donc les croisent plus souvent. Or les étoiles placées plus près du centre tournent autour de le galaxie plus vite que les bras, ce qui fait qu'elles le croisent plus souvent. Lorsqu'une étoile croise une bras spiral, elle court plus de risques d'être la cible des radiations émanant des supernovae qui explosent, ce qui peut représenter un évènement fatal.
Ainsi, l'histoire de la vie sur Terre est intimement liée à celle de l'Univers tout entier. Dès les premiers instants après le Big Bang, la matière a commencé une longue et irrésistible ascension vers la complexité. Cette évolution semble obéir à un certain nombre de lois physiques qui qui conduisent inexorablement vers la vie. la réponse se trouve-t-elle en approchant encore plus près de la source, la première seconde et la naissance même de l'univers?
2) Plongeons maintenant en-dessous de cette "surface de dernière diffusion" de l'Univers comme l'appellent les astrophysiciens.
C'est un peu comme si nous nous enfoncions sous la surface de l'eau. Nous allons remonter jusqu'à la première minute et même au-delà, jusqu'à la première seconde du temps. C'est entre la première seconde et la première minute qu'un véritable miracle s'est produit: l'apparition de la matière. L'Univers observable (la partie de l'Univers délimitée par la distance parcourue par la lumière depuis le Big Bang, en gardant à l'esprit que l'espace-temps "continue" au-delà de l'horizon visible) va rétrécir encore de plus en plus.
D'un seul coup, nous voilà plongés dans une obscurité totale. Imaginons des lunettes spéciales et nous pourrons voir dans cet environnement les points brillants minuscules que sont les grains de lumière qui nous entourent: les photons. Le milieu est tellement dense qu'ils sont sans cesse déviés et entravés par d'autres particules de matière, notamment les électrons et les noyaux atomiques. Ainsi englués dans un véritable marécage de particules, ils sont incapables de remplir leur mission, celle d'éclairer l'Univers qui vient de naître. Le jeune cosmos se trouve ainsi plongé dans une nuit totale, bien que la lumière existe encore. Il s'agit d'une sorte de "lumière noire".
3) vers le Big Bang.
10 000 ans après le Big Bang.
La température est passée de 3 000 à 10 000 degrés et la densité d'énergie due à la lumière est dorénavant supérieure à celle de la matière.Bien avant les dinosaures, bien avant les hommes, les maîtres de l'Univers sont bel et bien les photons. Beaucoup nombreux que toutes les autres particules, ils interdisent toute liaison entre les noyaux de la matière et les électrons. Les atomes ordinaires, ceux d'hydrogène ou d'hélium, ne peuvent plus exister. Nous ne rencontrons que les noyaux de ces atomes ainsi que des électrons couplés aux photons.
1000 ans après le Big Bang.
L'Univers observable continue de rétrécir: il ne mesure plus que 10 millions de milliards de km. Sa composition est un mélange d'électrons de noyaux d'hélium, de deutérium et bien sur d'hydrogène.
100 ans après le Big Bang.
L'Univers observable devient trois fois plus petit que que le distance séparant en 2009 la Terre de l'Etoile polaire. Dans la "soupe" de protomatière la densité est telle qu'il n'y a pratiquement plus d'électrons libres. Ils sont continuellement capturés par les photons.
Un an après le Big Bang.
L'Univers observable mesure 9 000 milliards de km, distance parcourue par la lumière en un an.
Un jour après le Big Bang.
La soupe de protomatière est de plus en plus dense. Le rayon de l'univers observable est environ de quatre fois celui du système solaire, 25 milliards de km seulement.
Une heure après le Big Bang.
La sphère cosmique ne dépasse guère 1 milliard de km, distance qui sépare la Terre de la planète géante Jupiter. Le confinement devient de plus en plus grand, les noyaux d'hélium et de deutérium s'entrechoquent de plus en plus vite, mais les photons ne sont pas encore assez énergétiques pour les briser.
Une demi-heure après le Big Bang.
La température atteint jusqu'à 300 millions de degrés K. L'univers observable ne mesure plus que 500 millions de km, environ trois fois la distance entre la Terre et le soleil.
Un quart d'heure après le Big Bang.
La température dépasse maintenant les 500 millions de degrés et l'Univers observable couvre à peine 250 millions de km. Les noyaux de matière résistent de plus en plus difficilement à l'agitation thermique grandissante. Il faut savoir que les neutrons (dont la durée de vie est seulement de 1/4 d'heure alors que celle du proton dépasse les milliards de milliards d'années) ne sont pas des particules stables. Les neutrons solitaires apparus à cette époque, non combinés à un noyau atomique, disposent donc d'un quart d'heure à peine pour trouver un partenaire (un proton) avec lequel ils pourront fusionner et former des noyaux. sinon, ils vont se désintégrer à tout jamais dans une mort solitaire.
3 minutes après le Big Bang.
Maintenant, le cosmos observable mesure à peine 60 millions de km (distance inférieure à celle qui sépare la terre de Mars) et sa température atteint des valeurs à peine concevables: plus d'un milliard de degrés. Les noyaux de matière, essentiellement ceux d'hélium et d'hydrogène, commencent à se désagréger, à se défaire en protons et neutrons. C'est une étape décisive de notre voyage dans le passé: les fondements de la matière sont désormais instables. C'est pendant ces trois premières minutes qu'on été produits les noyaux des atomes qu'on retrouve aujourd'hui en plus grand nombre dans l'Univers: hydrogène (un simple proton solitaire), deutérium (un proton, un neutron) et hélium (deux protons, deux neutrons). Ainsi, quand nous buvons un simple verre d'eau, nous avalons aussi les noyaux d'hydrogène qui ont été fabriqués dans ce passé à peine imaginable.
4) Remontons maintenant en core plus loin dans le passé.
1 minute après le Big bang.
L'horizon cosmologique ne s'étend plus que sur 20 millions de km, à peine un quart de la distance qui nous sépare de Mars. Soumis à une température de plus en plus élevée, les photons déstabilisent maintenant les noyaux de matière. Dès qu'un proton ou un électron apparaît, il est aussitôt capturé par un photon. L'Univers devient une sorte de "gaz" de photons, d'électrons, de protons et de neutrons. Ce n'est qu'à partir de la troisième minute que les noyaux commencent à se stabiliser. Les photons sont les plus nombreux, on en compte environ 1 milliard pour un seul proton. Les protons eux, sont 7 fois plus nombreux que les neutrons. C'est ce qui va permettre à l'hydrogène, dont le noyau n'est constitué que d'un seul proton, de de devenir plus tard l'élément le plus abondant de l'Univers (75% de toute la matière existante).
10 secondes après le Big Bang.
L'Univers visible ne cesse de rétrécir: il ne mesure plus que 3 millions de km et sa température est de 5 milliards de degrés. Les premiers noyaux se forment et se désintègrent sans cesse dans un rythme de plus en plus frénétique. Les électrons ne sont pas stables et on assiste au "ballet" création-annihilation des paires électrons-positrons. On peut parler d'une ère leptonique. La charge électrique du positron est positive et lorsqu'il rencontre un électron, les deux particules s'annihilent avec création d'un photon gamma hautement énergétique. C'est ce qui s'est passé entre la première et la dixième seconde de l'Univers. Mais une espèce de miracle a eu lieu, un électron sur un milliard a échappé à la destruction et est resté dans la "soupe" de particules alors suffisamment refroidie. Ainsi, à l'issue de cette formidable annihilation matière-antimatière, le "gaz cosmique" originel se trouve constitué d'un infime excédent de matière. C'est grâce à ce petit rien de matière que l'Univers d'aujourd'hui son existence. Grâce à lui, les milliards d'étoiles, les planètes, la tour Eiffel, les objets qui nous entourent ont pu exister.
La première seconde après le Big Bang.
L'Univers visible ne s'étend plus que sur 300 000 km (la distance Terre-Lune). Nous avons maintenant un seuil critique de température: 10 milliards de degrés. Les ultimes noyaux d'hélium et de deutérium sont détruits par le photons devenus ultra-énergétiques à de telles températures. Les neutrinos cessent d'interagir avec la matière pour s'en séparer définitivement (c'est parce qu'ils ont cessé d'interagir avec la matière que la température des neutrinos devrait être inférieure à celle du rayonnement fossile. On pense qu'elle serait de 2 °K contre 2,7 °K pour le rayonnement fossile). Ce instant est connu sous le nom de "découplage faible": Lorsque la température descend en dessous de 10 milliards de ° K, l'énergie des neutrinos diminue, les empêchant d'interagir avec les nucléons. Ils deviennent alors libres de circuler. Cette température joue le même rôle vis-à-vis des neutrinos que celle de 3000 K vis-à-vis des photons : c'est la température de découplage faible. L'enjeu de certaines expériences actuelles est de détecter ces fameux neutrinos émis à la première seconde dans l'espoir d'entrevoir, à travers ces "archives cosmologiques", l'Univers tel qu'il était au moment de sa naissance.
Le neutrino au cours de cette première seconde.
Le neutrino est une particule élémentaire du modèle standard de la physique des particules. C’est un fermion de spin ½. Il en existe trois saveurs : électronique,muonique et tauique. L’existence du neutrino a été postulée pour la première fois en 1930 par Wolfgang Paulipour expliquer le spectre continu de la désintégration bêta ainsi que l’apparente non-conservation du moment cinétique, et sa première confirmation expérimentale remonte à 1956.
D'où vient cette particule plutôt mystérieuse, mais d'une importance extrême? Dans l'Univers naissant, sous certaines conditions, les neutrons se transforment en protons, ce qui entraîne l'émission d'un électron et d'un neutrino 100 000 (?) fois plus léger que le proton? Pour un seul proton, il existe 10 milliards de neutrinos. Rien ne peut arrêter leur course folle. Pour parvenir enfin à les stopper, il faudrait un mur de plomb de 9 000 milliards de km d'épaisseur! A chaque seconde, plus de 60 millions de neutrinos traversent chaque centimètre carré de notre peau. Ils ont été émis à la première seconde de l'Univers, seconde cosmique tout à fait capitale.
Le cosmos n'est alors plus qu'un gaz d'électrons, de protons et de neutrons agités par l'énergie de photons et des neutrinos.
Sa densité est de plus en plus grande, un litre pèse 400 000 Kg. Mais ce qui est surprenant, c'est que cette "soupe primitive" est en équilibre thermodynamique (relation entre équilibre thermodynamique et entropie-temps?) La quantité énorme de photons rend le rayonnement incroyablement intense. Tout n'est que pure lumière, mais une lumière invisible, prisonnière de la matière primordiale. C'est à partir de là que va commencer la "nucléosynthèse", la fabrication des premiers noyaux atomiques, essentiellement l'hydrogène et l'hélium.
Cette première seconde de l'Univers marque le tout début de la création de matière qui, comme on vient de le voir ne va durer que 3 minutes. La folle succession d'évènements qui vont se produire entre la première seconde et la troisième minute se trouve, en quelque sorte, entièrement "programmée" dès la première seconde. Pourquoi? Parce que dès cette première seconde, l'Univers se trouve dans un équilibre thermique presque parfait. Tout est dans le "presque", car, si la soupe primitive est bien en équilibre, il existe une particule, une seule, qui est en dehors: le neutrino qui vient de se découpler de la matière comme nous venons de le voir. Et c'est ce découplage précoce du neutrino qui a permis aux bases de la matière de se constituer durant les 3 premières minutes, car il n'a plus été en mesure d'interagir avec les nucléons, laissant le terrain libre pour la formation des noyaux au cours des 3 minutes suivantes.
5) Qu'y a t'il avant cette première seconde?
| détection des ondes gravitationnelles |
Pourra-on "voir" un jour cette première seconde comme on voit le fond diffus cosmologique? Naturellement pas avec des photons, puisqu'aucune lumière ne peut "circuler" en deçà de l'an 380 000. Mais de même que les rayons X "voient" derrière les objets, les neutrinos, lorsque nous saurons vraiment les détecter et les utiliser, pourront peut-être permettre des observations jusqu'à la première seconde. Et avec les gravitons, les éventuels "messagers" de l'interaction gravitationnelle (voir le modèle standard), qu'on espère mettre en évidence grâce aux détecteurs mis en service, on devrait, en principe, remonter jusqu'au voisinage du Big Bang lui-même.
En attendant ces découvertes, reste une question: d'où viennent les électrons, les protons et neutrons, d'où viennent ces grains de lumière qui ont dominé l'Univers depuis la première seconde jusqu'à l'an 380 0000?
Il va falloir remonter dans le prochain article, encore plus tôt dans la passé, avant le première seconde.
Quelques autres liens découverts en rédigeant cet article:
http://www.astronomes.com/le-big-bang/nucleosynthese-prim...
notions de base de la radio-activité
eres-cosmologiques- ere-leptonique les éres cosmologiques
températures: Ordre_de_grandeur
science.gouv- aux-origines-de-l-univers-l-enigme-des-premiers-instants
mondedemain.org- l'origine-de-l'univers
scienceinschool.org- le lhc ou l'etude du big bang
l'univers- de-la-premiere-seconde-a-aujourd'hui
Univers, du big bang aux galaxies strange-univers.over-blog- Lorigine_de_lUnivers
futura-sciences. question posée par le temps-de-lobservateur
les très vielles étoiles (12 milliards d' années)
la doyenne du cosmos a 13 milliards d'années
science-et-vie.com -l'astre-le-plus-lointain-de-lunivers/
sytinet. histoire de l'univers, de la vie, de l'homme
le big bang par astronoo.com notre Univers: Chronologie techno-science: le big bang
Lorigine_de_lUnivers par strange univers
la-machine-a-remonter-14-milliards-dannees
les limites des modèles du big bang la cosmologie: les problèmes du modèle standard
les premiers pas de l'Univers -gaz-primordial quelques minutes après le big bang
l'univers structure l'univers l'univers visible -jusqu'à 14 milliards d'années
livre-metaphysique.moonfrui/ loi-realite-primordiale
la lumière des origines 'adileck.olympe.com
avant le big bang _spiritisme.net pré big bang, modèle cosmologique
sciences_de_l_ingenieur- les_limites_de_la_connaissance_physique
sciences_de_l_ingenieur- la_relativite_generale
Quelques blogs notés dans les articles précédents que je revisite de temps en temps:
science.gouv: le bosons de higgs serat-il observé en 2012? lefigaro- les premières traces du boson de higgs
la relativité générale.
http://hubblesite.org/ Einstein et la philosophie des science l'erreur d'einstein relativité générale (iap)
la relativité générale pour débutants la relativité générale -.futura-sciences la relativité générale -astrosurf
La relativité restreinte.
la relativité restreinte -wikipedia la relativite restreinte -astronomes.com Einstein et la relativité restreinte
*blogs Groupes quantiques.
*blogs sur le principe holographique
*blogs sur l'entropie
*Blogs sur la complexité.
*Autres blogs.
22:21 Ecrit par pascal dans bogdanov-le visage de dieu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook
3-9) Au commencement du temps 3-9) L'étincelle du Big Bang (10 puiss-43 secondes après le Big Bang)
Au commencement du temps 3-9)
L'étincelle du Big Bang 10 -43 secondes après le Big Bang
Dans ces articles, je voudrais approfondir ma réflexion sur "le visage de Dieu" écrit par les frère Bogdanov et celle de mon article dans mon blog de reflexions à travers le livre de Igor et Grichka Bogdanov: "Au commencement du temps".
Ils me permettent de faire un saut dans l'histoire via les blogs et le articles que je déniche sur la toile, d'affiner mes connaissance sur la science et la recherche de l'Origine. Je trouve plaisir et jubilation à partager.
Mes articles déjà parus dans cette rubrique:
Au-commencement du temps 3-2) 1979-1830 le film de l'univers vu à l'envers - étape 2
Au commencement du temps 3-3) Des figuiers Romains au Trocadéro: étape 3
Au commencement du temps -3-4) dans l'abime du temps (-15000 à -65 millions-d-années)
Au commencement du temps 3-5) des araignées géantes sur la colline de chaillot (-80 à 500 millions d'années)Au commencement du temps 3-6) paris au fond de l'océan (530 millions à 3,5 milliards d'années)
Au commencement du temps 3-7) vers la toute première lumière (5 milliards à 3,7 milliards d'années)
Au commencement du temps3-8) la première seconde de l'univers après-le-big-bang
1) Qu'y a t'il avant la première seconde?
Nous avons vu dans l'article précédent que c'est le découplage précoce du neutrino qui a permis aux bases de la matière de se constituer durant les 3 premières minutes, car il n'a plus été en mesure d'interagir avec les nucléons, laissant le terrain libre pour la formation des noyaux au cours des 3 minutes suivantes.
Pourra-on "voir" un jour cette première seconde comme on voit le fond diffus cosmologique? Naturellement pas avec des photons, puisqu'aucune lumière ne peut "circuler" en deçà de l'an 380 000. Mais de même que les rayons X "voient" derrière les objets, les neutrinos, lorsque nous saurons vraiment les détecter et les utiliser, pourront peut-être permettre des observations jusqu'à la première seconde. Et avec les gravitons, les éventuels "messagers" de l'interaction gravitationnelle (voir le modèle standard), qu'on espère mettre en évidence grâce aux détecteurs mis en service, on devrait, en principe, remonter jusqu'au voisinage du Big Bang lui-même.
En attendant ces découvertes, reste une question: d'où viennent les électrons, les protons et neutrons, d'où viennent ces grains de lumière qui ont dominé l'Univers depuis la première seconde jusqu'à l'an 380 0000?
Il va falloir remonter dans le prochain article, encore plus tôt dans la passé, avant le première seconde.
2) jusqu'au mur de Planck.
Durant cette période (selon la vision de strange-univers.over-blog.com), période que les cosmologistes appellent « l’ère de l’inflation », un point quelconque de l’Univers voit sa taille multipliée par 10100, 101000 ou même 101000 000 000 000, d’après les calculs du théoricien américain d’origine russe Andreï Linde, l’un des pères de la théorie de l’inflation. Qu’est-ce qui a provoqué ce gigantesque gonflement ? Pour certains physiciens, l’inflation est causée par la première brisure de symétrie, c’est-à-dire l’apparition, à partir du « champ unifié » régnant à l’origine, de la vénérable et mystérieuse gravitation et de la force électronucléaire, maîtresse de l’énergie et grosse de la matière en devenir. Andreï Linde n’est pas d’accord : « L’inflation primordiale et le big bang sont un seul et même événement. » Quoi qu’il en soit, de nouvelles brisures de symétrie s’annoncent bientôt : la force électronucléaire se sépare en deux forces, dites nucléaires forte et électrofaible, d’où naissent quarks et leptons. Présentes auparavant à l’état virtuel, ces particules croissent et se multiplient dans l’Univers en expansion, baigné d’autres particules. La matière est née. Puis la force électromagnétique se dédouble aussi, générant la force nucléaire faible et l’électromagnétisme. Désormais, gravitation, forces nucléaires forte et faible, électromagnétisme structureront à jamais atomes, étoiles, galaxies et planètes.
Un milliardième de seconde a passé depuis le big bang. La force nucléaire forte assemble quarks et gluons par deux ou trois, qui constituent les premiers protons et neutrons. La température descend en dessous de 100 milliards de degrés. Agé de près d’un centième de seconde, l’univers est un plasma brûlant, opaque et obscur, plus dense que l’acier, un fluide étrange aux particules serrées les unes contres les autres.
Il ne se passera rien de notable pendant plus de… 380 000 ans ! La température baisse insensiblement jusqu’à environ 5000° C, tandis qu’augmente, proportionnellement, la longueur d’onde du rayonnement électromagnétique qui baigne l’espace. Du coup, les rayons gamma cèdent la place aux rayons X, puis aux ultraviolets. De partout commence à jaillir un impénétrable brouillard de lumière.
3) Face au mur de Planck.
Après notre plongée vertigineuse dans la passé de l'Univers, nous nous retrouvons maintenant face au mur de Planck, là où commence le Big Bang, le plus fabuleux évènement de tous les temps. Rappelons nos que c'est le savant russe Alexander Friedmann qui a été le premier à oser le prédire par le calcul, du fond de son bureau de prévisions météorologiques, à Saint Pétesbourg, dans les années 1920. Ce jaillissement a dispersé dans le néant, à la vitesse de la lumière, l'espace, le temps et la matière, il y a 137 millions de siècles (10 -17) secondes. L'espace et le temps tels que nous les connaissons commencent là. On peut aujourd'hui écouter le son de cette explosion unique à "instant de Planck", synthétisé par le physicien Jonh Cramer, de l'université de Washington.
Grâce (?) à la Théorie des cordes, selon yrelay.com, le mur de Planck, peut être défini par cinq choses :
Le temps : Le temps de Planck qui est de 5,39 x 10 E-44s. Ce temps accélère, décélère en permanence.
La distance : La distance de Planck qui est de 1, 62 x 10 E-33cm, est la plus petite unité d’espace, la plus petite distance physique ayant un sens, par exemple, entre 2 points de l’univers.
Pour comparaison un atome d’hydrogène (l’atome le plus répandu dans l’univers) est 10 millions de milliards de fois plus grand que la distance de Planck.
La température : Aucune chose actuelle ne peut être comparée à cette température qui est de 10 E32 degrés Kelvin (0°K = -273, 15°C)
L’énergie : Cette énergie est la même qui règne actuellement dans tout l’univers, qui est de 1,22 x 10 E28 eV (électrons/Volt)
La densité : La densité de Planck, qui est 10 E94 fois celle de l’eau.
Mais, d'abord, à quoi ressemble le panorama autour de nous? L'Univers observable (mais ce mot a-t-il encore un sens?) est d'une taille invraisemblablement petite: 10 -33 cm. Rien ne peut être plus petit, c'est une longueur ultime, la longueur de Planck. Cette longueur nous indique la frontière entre notre monde et le domaine quantique ; à des échelles aussi petites, l'espace devient une sorte de bouillonnement quantique dans lequel des particules virtuelles peuvent surgir du vide pour se désintégrer aussitôt. Il est impossible de trouver quoi que soit en-dessous, elle marque la frontière de notre réalité physique.
Imaginons qu'on veuille se promener sur ce mur de Planck; notre horloge cosmique qui jusqu'ici marchait tant bien que mal, s'est maintenant bloquée. Il est impossible de remonter plus tôt qu'à cet instant: 10 -43 secondes, marquant le temps de Planck. Il n'existe aucune fraction de temps plus petite. Le temps de Planck est le temps qu'il faudrait à un photon dans le vide pour parcourir une distance égale à la longueur de Planck. Comme celle-ci est la plus petite longueur mesurable, et la vitesse de la lumière la plus grande vitesse possible, le temps de Planck est la plus petite mesure temporelle ayant une signification physique dans le cadre de nos théories présentes. Le temps commence là.
Quant à notre jauge d'information, elle indique selon les experts en cosmologie quantique un seul bit d'information, ou plutôt un "qubit" (information quantique), car nous sommes arrivés à la frontière du monde quantique.
Le qubit se compose d'une superposition de deux états de base, par convention nommés |0> et |1> (prononcés : ket 0 et ket 1). Un état qubit est constitué d'une superposition quantique linéaire de ces deux états. Une mémoire à qubits diffère significativement d'une mémoire classique.
Un bit classique se trouve toujours soit dans l'état 0, soit dans l'état 1. Un qubit se trouve, dans le cas général, dans une superposition de ces deux états, autrement dit une combinaison linéaire. On écrit que le qubit est dans l'état
, les coefficients étant des nombres complexes vérifiant
. En fait, on peut postuler arbitrairement que
est un nombre réel positif, car multiplier un état par un nombre complexe de module 1 donne le même état.
Il est à noter que l'un des premiers à avoir construit l'architecture complète d'un ordinateur quantique en 2 006 est Seth Lloyd. La "mise en image" géométrique du qubit fournit ne indication sur la géométrie (hypothétique?) de l'Univers. C'est une sphère (découverte par le physicien mathématicien Felix Bloch) appelée "sphère de Bloch". Ce n'est pas un objet purement abstrait: B. Tamir (Universal quantum Gates for Tensors), expert de l'information à l'échelle quantique a pu énoncer: "la sphère de Bloch est un espace physique naturel". L'avantage de cette représentation, c'est que les états purs (0 et 1) sont repérés au pôle nord et au pôle sud de la sphère, le reste de la surface étant dévolu aux états superposés. Si on se place dans le cas d'Univers au moment du Big Bang, on peut naturellement doter la sphère non de deux, mais de trois dimensions. La sphère peut ainsi être prolongée à des échelles plus grandes par une sphère à trois dimensions. On peut retrouver ainsi le fameux bord sphérique de l'espace-temps à quatre dimensions, bord sur lequel , selon le principe holographique il est possible de "lire" toutes les informations concernant l'espace-temps.
Revenons maintenant au mur de Planck. Selon les frère Bogdanov; au temps de Planck, sur les deux pôles de la sphère de Bloch, nous ne pouvons trouver que deux états possibles, correspondant à l'existence du seul qubit d'information qui puisse exister à cet instant. Cela signifie que la complexité est pratiquement inexistante à cette échelle. L'Univers n'a d'autre choix que d'être là ou... ne pas être. Le désordre de l'Univers, c'est à dire son entropie, est minimal, en fait inférieur à 1. Il n'est cependant pas nul, par opposition à l'échelle zéro, où l'entropie atteint une valeur très spéciale (voir plus loin).
Quel est le paysage de cet univers ultime? Après l'unification des trois forces (GUT) fondamentales (électromagnétique, l'interaction faible, l'interaction forte) où les photons devenaient de plus en plus énergétiques jusqu'à ce que toutes les particules deviennent énergie pure, les physiciens pensent qu'à ce moment unique du Big bang, toutes les forces de l'Univers se trouvèrent unifiées, -fondues- au sein d'une force unique: la superforce. C'est la supersymétrie (vidéo: supersymétrie, supergravité), une ultime perte de complexité. l'Univers n'est alors qu'une informe décharge d'énergie. Plus le moindre atome de matière, ni la moindre trace de complexité. Cet qubit unique ne serait que l'émergence de l'Univers hors du brouillard quantique. Ce serait (selon les deux frères), la conclusion d'un calcul accompli par Seth Lloyd du MIT. Il permettrait d'aboutir à cette information initiale dont il est question depuis le début de cette fantastique plongée dans le passé.
Un dernier aspect du paysage que nous retrouvons dans l'Univers naissant à cette échelle est le fait qu'il est soumis aux "contraintes quantiques": à l'implacable principe d'incertitude découvert par Werner Heisenberg (principe qui présente des difficultés de compréhension et d'interprétation, comme le montre aussi le paradoxe EPR). Les phénomènes sont entourés d'une sorte de "flou" quantique irréductible. L'espace et le temps eux mêmes, ultimes remparts de la réalité, deviennent à leur tour flous, incertains et sont entraînés, comme tout le reste, dans un prodigieux cycle de fluctuations.
4) Qu'est ce qui est à l'oeuvre dans cet instant primordial?
| "mousse quantique" |
| planck et hershell |
Comme on vient de le voir, l'Univers a peut-être déjà une forme au moment du Big Bang. C'est celle de cette sphère mouvante à trois dimensions, plus ou moins stable, la sphère de Bloch. Mais sera-t-elle toujours là lorsque l'espace-temps aura entamé son expansion? Est-ce que la "forme" de l'espace à trois dimensions, celui dans lequel nous vivons, est sphérique? L'observation du cosmos à grande échelle à travers les satellites WMAP et Planck Surveyor semble indiquer que l'espace à trois dimensions n'est pas plat mais muni d'une courbure spatiale positive (le modèle topologique le plus simple est celui de la sphère). La plupart des astrophysiciens affirment que l'Univers est plat, mais n'est-ce pas similaire à au fait de déclarer que la terre est plate? (la question reste sans doute encore ouverte).
Rapprochons nous de la http://www.linternaute.com/science/espace/dossiers/06/the... de cette sphère. A cause du principe d'incertitude, elle est en perpétuel mouvement, se déforme en trous effrayants ou en incroyables pics, comme un océan déchaîné. C'est le physicien Jonh Wheeler qui le premier l'a comparé à un "océan bouillonnant", perpétuellement traversé par des turbulences aléatoires et des distorsions telles que les notions de haut, bas, avant, après s'effondrent et finissent par perdre toute signification.
Qu'allons nous trouver dans les profondeurs de cet océan primordial, fait du courant symétrique qui y régnait? La théorie des cordes parle d'une infinité de "cordes" qui vibrent de toutes parts, (comme les cordes d'un violon?). De la longueur de Planck, ces filaments vibratoires se croisent, font des boucles, dessinent des figures ouvertes ou fermée, avant de disparaître soudain. Ce seraient les premiers habitants de l'Univers, les premiers "parisiens".
Pouvons nous voir quelque chose autour de nous? Il est devenu impossible de mesurer quoi que ce soit dans ce monde naissant, ni de trouver quelque chose qui nous donne une échelle de distance ou de temps. Rien n'est fixe, l'espace entre ce qu'on croit être des points (mais qui n'en sont pas), se distort, se déforme, s'allonge à l'infini ou s'annule subitement. Un peu comme si les objets proches de nous s'éloignaient tout à coup à 10 000 km avant de revenir instantanément à quelques mm du visage. De même, le temps accélère, s'emballe, puis brutalement, ralentit, fait machine arrière, se fige, saute d'un instant vers un autre, repart en arrière et se déforme perpétuellement.
Mais pourquoi? Avant d'essayer de répondre, examinons un instant la situation à laquelle nous sommes arrivés. Le temps cesse d'exister, la physique théorique d'aujourd'hui s'est effondrée face au mur de Planck (les physiciens semblent tous d'accord). Elle semble incapable (encore) de réaliser la synthèse entre l'infiniment grand décrit par la relativité, et l'infiniment petit, apanage de la physique quantique.
Par quoi le remplacer le temps? Les frères Bogdanov émettent une idée nouvelle, sans doute fragile, issue de leurs travaux de thèse. "A l'époque de Planck, le temps est déformé par la courbure monstrueuse qui replie l'Univers sur lui-même, le réduit à une infime particule. Ce phénomène primordial est tellement puissant que, selon nous, il finit par diviser le temps en deux directions distinctes". Une des questions qui se pose alors est: où pouvons trouver encore de l'ordre? En apparence nulle part dans ce qui ressemble à un chaos désordonné de zigzags de "particules". Pourtant, pour la première fois, au-dessous de la réalité visible, dans cette "transgression" des deux frères, on peut deviner la présence des ces fameux "moteurs mathématiques" que j'ai évoqués dans certains de mes articles. Nous avons atteint le niveau d'énergie maximal du cosmos: 100 milliards de milliards de milliards de milliards d'électrons-volts. La supersymétrie unifie les particules qui véhiculent les forces (les bosons) à celles qui véhiculent la matière (les fermions). Au sein de ce courant supersymétrique, tout ce qui compose la réalité naissante est en principe unifié. Des mécanismes sont à l'oeuvre pour créer, progressivement de la complexité. Quels mécanismes? C'est là l'idée nouvelle: des opérateurs purement mathématiques, que les physiciens commencent à entrevoir. Parmi ces êtres mathématiques, se trouvent ce que les théoriciens appellent des "super-algèbres de Lie". Sophus Lie était un mathématicien norvégien, membre de la Société royale de Londres, à l'origine des groupes et algèbres qui portent son nom, instruments qui permettent de décrire les grandes symétries physiques.
5) Epilogue à cet article.
Arrivés à ce point ultime de notre voyage à l'envers vers le commencement du temps, la structure de l'Univers est devenue indissociable des grandes structures algébriques. Les brisures successives de symétries qui se sont produites suite à cet instant unique, le Big Bang, ont engendré la complexité et l'apparition des quatre forces distinctes les unes des autres et plus tard, l'apparition des particules différentes à la base de la matière. Ce qui compte, c'est qu'au moment même du Big Bang, alors que que les quatre forces distinctes n'existent pas encore et encore moins les particules de matière, il y a déjà des êtres mathématiques à l'oeuvre. Un peu comme la matrice qu'est le code génétique et qui permet à la cellule primordiale à l'origine d'un être vivant de se différencier.
Dans ce passé insondable, ces êtres portaient en germe, sans en déterminer la réalisation exacte les contours flous, totalement incertains d'une colline (celle du Trocadéro dont nous sommes partis) et la présence d'êtres vivants et intelligents (les êtres humains), capables de fabriquer des choses (les voitures garées devant les cafés).
C'est l'ultime étape de notre voyage, mais nous allons, au cours d'articles suivants, toujours en compagnie des frères Bogdanov, de voir mieux ce que pourrait être ce "code" qui semble guider l'évolution de l'Univers et de sauter le pas vers l'impensable et le tabou suprême: AVANT LE BIG BANG....
1) Autres liens que j'ai retenus en rédigeant cet article.
xavier.sallantin -histoire de l'univers
linternaute.com -l'origine de l'Univrers 10 puiss-43 sec après le big bang
strange-univers.over-blog.com -L'origine_de_lUnivers
lesturgeons.blogs.nouvelobs -le mur de planck
web-utopia.org -Le-mur-de-Planck
bladi.net dieu et le mur de planck
astro-forum.forumactif.com -mur-de-planck-l-avant-big-bang
terre.tv/fr -le visage de Dieu paperblog.fr -le-visage-de-dieu
pauledouard.over-blog.com -derriere-le-mur-de-planck?
caplibre.over-blog.com -le mur de la connaissance
astrosurf.com/luxorion -le bigbang astrofiles.net -big_bang
futura-sciences.com -le big-bang
molaire1.perso.sfr -le big bang et l'origine de la matière
youtube.com -la mort du big bang: la théorie des cordes
cafardcosmique.com -La-theorie-des-supercordes
futura-sciences.com -instantons-monopoles
webastro.net -instanton, théorie de hawking
unités de planck villemin.gerard.free.fr -dimensions de planck
thèse des frères bogdanov (.pdf) journal.coherences.com -la transgression des frères bogdanov
wikipedia.org -Physique théorique wikipedia.org -Physique_quantique
futura-sciences.com -introduction-a-la-physique-quantique
astrosurf.com/luxorion -physique quantique
astrosurf.com/luxorion -la relativite wikipedia.org -la relativité générale
sciences.univ-nantes- la relativité
luxorion. -cosmologie quantique luxorion -cosmologie quantique instabilité du vide, instanton
futura-sciences.com -cosmologie quantique et conscience
math-et physique.over-blog.com -cosmologie quantique à boucles
fdier.free.fr -cosmologie quantique par le théorie de l'information
consentino.unblog.fr -une-cosmologie-quantique-par-la-theorie-de-linformation
pythacli.chez-alice.fr -cosmologie...quantique
luth2.obspm.fr -la topologie de l'univers est-t-elle chiffonnée?
linternaute.com -mousse quantique à l'échelle de planck
clodimedius.wordpress.com -topologie-cosmique, mousse quantique
jeanzin.fr -la-theorie-holographique-de-la-gravitation
wikipedia.org -Principe_holographique
cidehom.com -principe holographique horobindo.centerblog.net -univers-hologramme-theorie-du-tout
larecherche.fr -l'univers est un hologramme (L Susskind)
futura-sciences.com '-univers-sans-frontiere-ni-bord astrosurf.com/luxorion -hawking univers sans bord
etre-humain.net -stephen-hawking n'est pas dieu
futura-sciences.com -le désordre de l'univers, l'entropie techno-science.net -entropie
jeanzin.fr -entropie, énergie, information
molaire1. -superforce assos.utc.fr -superforce, cordes public.web -Superforce-
wikipedia.org -Supersymétrie diffusion.ens -supersymétrie, supergravité
futura-sciences.com -supersymetrie
futura-sciences.com -la-supersymetrie-ne-sest-pas-encore-montree-au-lhc
techno-science.net -supersymétrie techno-science.net -SUSY
www.phys.ens -mécanique quantique supersymétrique
irfu.cea.fr -boson de higgs et supersymétrie
astrosurf.com/luxorion -quantique-supercordes
arte.tv/fr -paysage de cordes fbon.free.fr -l'unification de la physique et la théorie des cordes
iramis.cea.fr -cordes et supercordes, le rêve d'einstein
physique.coursgratuits.net -la theorie-des-cordes
sciences.ch -théorie des cordes
college-de-france.fr -gabriele-veneziano, leçon inaugurale
soinenmagnetisme.free -Theorie-des-Cordes.pdf
jb.man. -planck surveyor astro.cardiff.ac planck surveyor planck.cf.ac.uk -mission
casca.ca -firstplanck/ cesr.fr centre études spatiales, planck surveyor
physorg.com -planck-surveyor-celestial astro.cf.ac -plank et hershell satellites
2) Quelques autres liens découverts en rédigeant l'article précédent:
http://www.astronomes.com/le-big-bang/nucleosynthese-prim...
notions de base de la radio-activité
eres-cosmologiques- ere-leptonique les éres cosmologiques
températures: Ordre_de_grandeur
science.gouv- aux-origines-de-l-univers-l-enigme-des-premiers-instants
mondedemain.org- l'origine-de-l'univers
scienceinschool.org- le lhc ou l'etude du big bang
l'univers- de-la-premiere-seconde-a-aujourd'hui
Univers, du big bang aux galaxies strange-univers.over-blog- Lorigine_de_lUnivers
futura-sciences. question posée par le temps-de-lobservateur
les très vielles étoiles (12 milliards d' années)
la doyenne du cosmos a 13 milliards d'années
science-et-vie.com -l'astre-le-plus-lointain-de-lunivers/
sytinet. histoire de l'univers, de la vie, de l'homme
le big bang par astronoo.com notre Univers: Chronologie techno-science: le big bang
Lorigine_de_lUnivers par strange univers
la-machine-a-remonter-14-milliards-dannees
les limites des modèles du big bang la cosmologie: les problèmes du modèle standard
les premiers pas de l'Univers -gaz-primordial quelques minutes après le big bang
l'univers structure l'univers l'univers visible -jusqu'à 14 milliards d'années
livre-metaphysique.moonfrui/ loi-realite-primordiale
la lumière des origines 'adileck.olympe.com
avant le big bang _spiritisme.net pré big bang, modèle cosmologique
sciences_de_l_ingenieur- les_limites_de_la_connaissance_physique
sciences_de_l_ingenieur- la_relativite_generale
3) Quelques liens et blogs notés dans les articles précédents que je revisite de temps en temps:
science.gouv: le bosons de higgs serat-il observé en 2012? lefigaro- les premières traces du boson de higgs
la relativité générale.
http://hubblesite.org/ Einstein et la philosophie des science l'erreur d'einstein relativité générale (iap)
la relativité générale pour débutants la relativité générale -.futura-sciences la relativité générale -astrosurf
La relativité restreinte.
la relativité restreinte -wikipedia la relativite restreinte -astronomes.com Einstein et la relativité restreinte
*blogs Groupes quantiques.
*blogs sur le principe holographique
*blogs sur l'entropie
*Blogs sur la complexité.
*Autres blogs.
22:09 Ecrit par pascal dans bogdanov-le visage de dieu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook

































+1-g.jpg)






.gif)


























