29/05/2012

4-8) Au commencement du temps 4-8) Au fond d'un trou noir

Au commencement du temps 4-8)

Au fond d'un trou noir

 

 

 

 

 

Les trous noirs

 

 

Dans tous les articles de la rubrique "au commencement du temps", je souhaite approfondir ma réflexion sur "le visage de Dieu" écrit par les frères Bogdanov et celle de mon article dans mon blog de reflexions à travers le livre de Igor et Grichka Bogdanov: "Au commencement du temps".

Dans les articles précédents, j'ai fait un retour en arrière dans le passé jusqu'à l'instant zéro. ces articles m'ont permis de faire un saut dans l'histoire via les blogs et le articles que je déniche sur la toile, d'affiner mes connaissance sur la science et la recherche de l'Origine. Je trouve plaisir et jubilation à partager. Ces articles sont "ma lecture"  du livre des frères Bogdanov.


Mes articles déjà parus dans cette rubrique:

1) Après avoir remonté le temps à l'envers vers le passé depuis 2009, nous sommes arrivés à l'instant zéro dans l'article 3-11).

"Au voisinage du mur de Planck et à fortiori avant, ces lois, dans le meilleur des cas, se transforment, et au pire, s'effondrent. La singularité garde tout son mystère. Les physiciens n'ont pas la moindre idée (actuellement) de ce qu'elle est.

Pour Etienne Klein, on ne peut expliquer l'Origine de quelque chose en invoquant autre chose. On n'exprime l'être que par l'être et pas par du devenir. Si on dit qu'à l'Origine il y avait déjà ceci ou quelque chose, on n'explique pas l'Origine, sauf à invoquer que la chose a toujours été là, donc qu'il n'y a pas d'Origine. En fait, pour lui, la science ne peut dire que deux choses:

a) Il n'est pas prouvé que l'Univers a eu une Origine, qui serait le transit qui fait passer de l'absence de toute chose à au moins une chose.

b) Il n'est pas prouvé que l'Univers n'a pas d'Origine.

C'est donc, comme la question de Dieu (si on se réfère à des philosophes comme Kant), du domaine de l'indécidable au sens de Gödel.

Dans un tel contexte, l'approche mathématique proposée par les frères Bogdanov ne peut-elle pas fournir des indications dont on peut tirer des hypothèses nouvelles et peut-être déplacer les lignes de nos connaissances? "En prenant toutefois cette approche pour ce qu'elle est et rien d'autre: une hypothèse dont l'essence mathématique correspond à la nature mathématique de "l'objet" que nous cherchons à comprendre, la singularité initiale de l'espace-temps. En tout cas, elle me permet une réflexion concernant la science, la philosophie, l'épistémologie et un réflexions sur moi-même, ce que j'appelle le "soi", mon "intérieur" invisible par opposition au visible...Et je trouve ça plutôt jubilatoire..."

 

Nous nous sommes d'abord demandés au chapitre 4-1): comment tout cela est-il possible? et au chapitre 4-2): "le passé peut-il encore exister"?.

Nous avons ensuite  examiné les traces que nous pouvons aujourd'hui retrouver de ce instant primordial.

a) Nous avons d'abord pénétré au chapitre 4-3: dans la cinquième dimensionEn effet, Depuis Einstein, nous avons pris l'habitude de notre espace-temps quotidien à quatre dimensions, trois dimensions d'espace et une dimension de temps. Sur l'axe temporel, c'est le temps linéaire que l'on connait dans ce monde. Et la cinquième dimension?  Nous avons vu dans l'article 3-10) l'instant zéro, qu'on peut imaginer que l'immense force de gravitation qui règne à l'âge de Planck finit par faire basculer cette droite, qui pivote alors de 90° dans le plan complexe. Elle devient non plus réelle, mais imaginaire pure. C'est ce qui a pu se passer pour le temps, avant le Big Bang.

b) Une deuxième trace se trouve dans le feu du Big Bang lui-même.

c) Dans le chapitre  4-5) l'Univers est-il rond?, nous avons cherché une autre trace dans la forme de l'Univers, et d) dans le chapitre 4-6, dans les profondeurs mystérieuses, vaguement inquiétantes de l'énergie noire.

e) Au chapitre 4-7) l'étrange expérience d'Aspect, nous avons fait connaissance avec la non-localité. Ce dont les Bogdanov ne se doutaient en  assistant à cette expérience, à l'institut d'optique de l'université d'Orsay en 1981, c'est qu'elle allait leur fournir un indice expérimental fort de l'existence du temps imaginaire à l'échelle infinitésimale et (curieusement) donner en partie raison à Einstein.


2) Poursuivons maintenant notre recherche...Après l'énergie noire, un indice d'une trace de l'instant primordial se trouve au fond d'un trou noir.


fr.wikipedia.org -Trou noir



Préparons nous  à l'aventure, la plus mystérieuse qui puisse nous arriver. Je donne ici ma lecture du récit des frères Bogdanov dans leur livre "au commencement du temps" (Au fond d'un trou noir), telle qu'un astrophysicien américain leur aurait en aurait livré en détails. Il ne s'agit que d'une histoire mais elle est tout à fait vraisemblable, tout autant que les hypothèses calculées par les physiciens qui explorent les trous noirs à l'aide de leurs équations (Schwarzschild, BekensteinChandrasekhar, Hawking...). La chose qui nous attend est bien réelle. Elle se tient tapie au centre de la voie lactée, à 27 000 années-lumière de notre système solaire, soit 243 millions de milliards de kilomètres.


3) Départ: dans le vide interstellaire.


futura-sciences.com -Hubble dévoile le centre de la voie lactée.

 

futura-sciences.com -Hubble dévoile le centre de la voie lactée.


astro2009.futura-sciences.com -un-trou-noir-a-lorigine-dune-galaxie



 

Nous sommes dans le vide interstellaire en plein centre de notre galaxie, au milieu d'un immense champ stellaire (les étoiles y chantent leur histoire). Nous sommes confortablement installés dans un petit vaisseau de l'espace semblable à une bulle transparente à deux places. Notre chien Pasco nous accompagne, tranquillement assis dans le siège passager, comme dans une voiture. Il n'est pas attaché pour qu'il puisse "sortir" et se dégourdir les pattes en faisant le tour du vaisseau, suspendu dans le vide. Pour cela, nous lui avons fait enfiler son scaphandre de protection.

Pour le moment, nous glissons mollement dans l'infini en contemplant le merveilleux panorama cosmique, dans une région très dense en gaz, en poussières et en étoiles. "Par milliards, dispersées dans la noirceur glacée, en poudre d'argent, elles rayonnent froidement dans l'infini, sous nos pieds, à droite, à gauche, au-dessus de votre tête. Partout. Et vous voyez tout à travers votre bulle. Jusqu'aux confins de l'Univers. Votre compagnon de route jappe joyeusement devant ce spectacle grandiose."

C'est alors que quelque chose de fantastique se produit, un cataclysme juste en face de nous.

Une étoile mourante est en train de brûler ses dernières réserves. Dix fois plus grosses que notre soleil, elle va s'effondrer sur elle-même en quelques minutes à peine. En raison de la densité grandissante, la force de gravitation devient très vite fantastique, distordant tous les résidus matériels de l'étoile. Bientôt, il ne reste plus rien de l'énorme soleil qui était là une heure plus tôt, si ce n'est la masse de l'astre effondré et sont fantastique champ gravitationnel. Et même à cette distance, notre petit vaisseau spatial est ballotté de toutes parts, comme frappé par des vagues invisibles.

 

 

 

 

liens: trous noirs: larousse.fr/encyclopedie -trou noir

cordis.europa.eu -étoile s'étant transformé en supernova et est tombée dans un trou noir

futura-sciences.com -hubble-devoile-le-centre-de-la-voie-lactee

larecherche.fr -les supernovae

http://fr.wikipedia.org/wiki/Trou_noir_stellaire

 

sur-la-toile.com -Un-trou-noir-qui-devore-une-etoile-en-live

cieletespace.fr -Le satellite Swift a observé la chute d'une étoile dans un trou noir.

webastro.net/forum -absorption par un trou noir

 

cosmovisions.com -les étoiles meurent aussi

sur-la-toile.com _les-confessions-d-une-etoile-mourante (taille du soleil)

cidehom.com -"Nébuleuse du Crâne" une étoile qui ressemblait autrefois au Soleil

cosmobranche.free trou_noir techno-science.net/forum -trou noir: définition-explications

cordis.europa.eu -étoile s'étant transformé en supernova et est tombée dans un trou noir

hastro2009.futura-sciences.com -un-trou-noir-a-lorigine-dune-galaxie

planetastronomy.com -conférence sur les trous noirs et l'énergie sombre par Jean Pierre LUMINET

llr.in2p3.fr -le trou noir par Thierry Lombry (.pdf)

ondes gravitationnelles: wikipedia.org -Onde_gravitationnelle sciencesetavenir.fr -ondes-gravitationnelles, l'étau se resserre

publication.lal -thèse sur la détection des ondes gravitationnelles

wikipedia.org- l'interféromètre virgo (détection des ondes gravitationnelles)

ego-gw.it/virgo -l'interféromètre virgo

en.wikipedia.org -l'interféromètre ligo

cerimes.fr VIDEO: les-ondes-gravitationnelles-et-leur-detection

cnrs.fr/mysteres-univers -VIDEO: le mystère des ondes gravitationnelles

videos.tf1.fr -a-la-recherche-des-ondes-gravitationnelles

 

 

 

 

 

 

 

 

trous noirs et ondes gravitationnelles

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

redresseur.de.torts.over-blog -les-ondes-gravitationnelles-et-les-vagues

 

les vagues

 

 

 

4) Face au trou noir.


 

 

 

 

 


fr.wikipedia.org -Trou_noir

fr.wikipedia.org -Trou_noir:  Image simulée d’un trou noir stellaire situé à quelques dizaines de kilomètres d’un observateur (à 9 fois le rayon du trou noir) et dont l’image se dessine sur la voûte céleste dans la direction du Grand Nuage de Magellan. L’image de celui-ci apparaît dédoublée sous la forme de deux arcs de cercle, en raison de l’effet de lentille gravitationnelle fort. La Voie lactée qui apparaît en haut de l’image est également fortement distordue, au point que certaines constellations sont difficiles à reconnaître, comme la Croix du Sud (au niveau de l’étoile orange lumineuse, Gacrux, en haut à gauche de l’image) dont la forme de croix caractéristique est méconnaissable. Une étoile relativement peu lumineuse (HD 49359, magnitude apparente de 7,5) est située presque exactement derrière le trou noir. Elle apparaît ainsi sous la forme d’une image double, dont la luminosité apparente est extraordinairement amplifiée, d’un facteur d’environ 4 500, pour atteindre une magnitude apparente de -1,7. Les deux images de cette étoile, ainsi que les deux images du Grand Nuage sont situées sur une zone circulaire entourant le trou noir, appelée anneau d’Einstein.

 

Approchons nous de l'endroit où s'est produit le cataclysme. "Alors qu'ailleurs tout est immobilité pure, nous venons de déboucher ici au-dessus d'une région très bizarre. Nous voyons une sorte d'anneau phosphorescent, fait de gaz et de débris multicolores de matière. Cette immense couronne de poussière stellaire tourne lentement à la périphérie et de plus en plus vite à mesure qu'on approche du centre. Mais au milieu, vous ne voyez plus rien. Rien qu'un trou immense sans fond et d'une noirceur indescriptible."

Ce trou noir s'est formé la semaine passée, en moins d'un quart d'heure (En général, lorsqu'une étoile commence à s'effondrer sur elle-même, le processus se déroule à une vitesse hallucinante, quelques minutes à peine). Et il est très petit, tout juste cinq kilomètres d'un bord à l'autre. Sa masse représente environ deux fois celle de notre soleil. Derrière lui, les constellations et l'image du nuage de Magellan sont déformées comme par une sorte de loupe.

 

Propriétés des trous noirs (wikipedia): Par ailleurs, les trous noirs sont étonnants en ce qu’ils sont décrits par un très petit nombre de paramètres. En effet, leur description, dans l’univers dans lequel nous vivons, ne dépend que de trois paramètres : la masse, la charge électrique et le moment cinétique. Tous les autres paramètres du trou noir (par exemple sa taille ou sa forme) sont fixés par ceux-là. Par comparaison, la description d’une planète fait intervenir des centaines de paramètres (composition chimique, différenciation de ses éléments, convection, atmosphère, etc.). La raison pour laquelle un trou noir n’est décrit que par ces trois paramètres est connue depuis 1967 : c’est le théorème de calvitie démontré par Werner Israel. Celui-ci explique que les seules interactions fondamentales à longue portée étant lagravitation et l’électromagnétisme, les seules propriétés mesurables des trous noirs sont données par les paramètres décrivant ces interactions, à savoir la masse, le moment cinétique et la charge électrique.

Pour un trou noir, la masse et la charge électrique sont des propriétés habituelles que décrit la physique classique (c’est-à-dire non-relativiste) : le trou noir possède un champ gravitationnel proportionnel à sa masse et un champ électrique proportionnel à sa charge. L’influence du moment cinétique est par contre spécifique à la relativité générale. Celle-là stipule en effet qu’un corps en rotation va avoir tendance à « entraîner » l’espace-temps dans son voisinage. Ce phénomène, non encore observé à l’heure actuelle dans le système solaire en raison de son extrême faiblesse pour des astres non compacts, est connu sous le nom d’effet Lense-Thirring (aussi appeléframe dragging, en anglais)Note 3. Il prend une amplitude considérable au voisinage d’un trou noir en rotation, au point qu’un observateur situé dans son voisinage immédiat serait inévitablement entraîné dans le sens de rotation du trou noir. La région où ceci se produit est appelée ergorégion.

La masse d’un trou noir galactique correspond en général à environ un millième de la masse de la matière présente dans le bulbe central5.

 

Mais notre chien n'aime pas ce qu'il aperçoit sous ses pattes. Ses poils se hérissent, il montre ses dents eyt se met à grogner dérangé ce qu'il ressent comme une terrible menace. Alors qu'il s'agite sur son siège, se débat, il aboie furieusement et d'un seul bond il nous échappe et se jette contre la portière et l'ouvre d'un coup de patte en appuyant sur un bouton. Un masque à oxygène tombe automatiquement sur notre visage et l'air de l'habitacle est violemment chassé dans le vide. Le chien est expulsé comme un bouchon de champagne. Puis la porte se referme automatiquement, la cabine redevient étanche et se remplit d'air à nouveau. Mais Pasco est déjà très loin...


5) En chute vers le trou noir.

Au lieu de flotter dans l'espace, comme c'est le cas dans le vide interstellaire, le chien dégringole à toute vitesse dans le puits au dessous de lui. Nous pouvons encore entendre ses aboiements dans le casque. Nous pouvons aussi l'appeler et le son de notre voix le calme pour quelques instants.

Le trou noir l'a absorbé et ne nous le rendra plus. Maintenant, chaque poil, chaque atome, chaque particule élémentaire sont soumis à la formidable attraction qui règne dans le trou. A partir de là, les rayons lumineux commencent à à devenir "instables". Certains photons vont parvenir à s'échapper et remonter vers l'extérieur, mais d'autres vont tomber dans le trou noir. A ce stade, notre chien pourrait encore faire machine arrière et s'éloigner du gouffre.


6)Vers l'horizon des évènements.



astrosurf.com/luxorion -relativité générale et horizon d'un trou noir

horizon?: Un trou noir de Schwarzschild est, d'abord et avant tout, caractérisé par l'existence d'un Horizon : c'est la surface sphérique dont même la lumière ne peut sortir et en-deçà de laquelle même cette dernière est inexorablement entraînée vers la singularité centrale.


Mais il n'y a rien à faire, Pasco est livré à lui-même. Il tourne comme une toupie et ses hurlements reprennent de plus belle. C'est alors que sans même s'en rendre compte, il franchit une deuxième limite que les physiciens appellent "l'horizon des évènements". Elle marque la séparation entre l'intérieur du trou noir et le reste de l'Univers. Une fois franchie cette limite, il est absolument impossible de revenir en arrière! A partir de maintenant, il va couler inexorablement dans les entrailles du monstre cosmique. C'est en fait un immense tourbillon gravitationnel, un siphon d'une puissance inouïe, qui engloutit et détruit tout ce qu'il avale, jusqu'aux structures même de l'espace et du temps.


liens: www.techno-science.net -un trou noir, son horizon des événements et... un éléphant

nrumiano.free.fr -à l'intérieur d'un trou noir, horizon

wikipedia.org -Horizon_(trou_noir)

planetastronomy.com -conférence sur les trous noirs et l'énergie sombre par Jean Pierre LUMINET

astrosurf.com/luxorion -topologie d'un trou noir en rotation

futura-sciences.com -Un trou noir de Schwarzschild est caractérisé par l'existence d'un Horizon

stargate-40.skyrock.com -L-horizon-des-evenements-d-un-vortex

area51blog.wordpress.com -Les trous noirs sont-ils des passages vers d’autres Univers ?

 

7) dans la gorge du trou noir.



 

ledevoir.com/culture :voyage-guide-dans-la-galaxie (être réduit en spaghetti au fond d'un trou noir?)

Maintenant, autour du chien, le paysage devient de plus en plus étrange. S'il regarde vers le haut, celui-ci lui apparaît déformé, comme étiré dans le sens de la chute. Au loin, les constellations brillent de plus en plus faiblement et à chaque seconde, le cosmos tout entier semble se tordre davantage. Très vite, le trou noir courbe l'espace à tel point qu'il devient possible à notre chien de voir sa propre queue. La lumière reflétée par l'arrière est courbée et renvoyée en sens inverse comme, comme dans un miroir.

Vers le bas, sous ses pattes, que voit donc le chien? Seulement le noir, une image effrayante du néant à l'intérieur du néant. Au bout de cette incroyable aventure, nous allons découvrir, tout au fond du trou noir, quelque chose de totalement inattendu, un phénomène que longtemps les physiciens ne pouvaient imaginer.


 

8) Depuis l'extérieur.

Revenons à notre bulle spatiale maintenant stabilisée au-dessus de l'horizon. Nous pouvons encore voir Pasco dans le lointain. En agrandissant l'image à l'aide d'une caméra d'observation, nous constatons que le chien ne bouge plus. Ses aboiements se sont transformés en une sorte de grondement sourd qui arrivent dans la cabine au ralenti. Gueule grande ouverte, la langue pendante, il est figé sous nos yeux comme s'il n'avait pas encore franchi l'horizon. Pourquoi? A l'intérieur du trou noir, le temps s'écoule bien lentement qu'au-dehors  en raison  des énormes forces de marée gravitationnelles. Les rayons lumineux mettent de plus en plus de temps pour nous atteindre l'extérieur.

 

blog Le temps gelé: L'approche du trou noir commence de façon tout à fait raisonnable : la marche de l'horloge du vaisseau ne diffère pas de celle de l'observateur, l'espace n'est quasiment pas déformé et la lumière (visible ou onde radio) émise par le vaisseau paraît tout à fait normale. Pour l'instant, tout va bien. Au fur et à mesure que vous approchez de l'horizon, la force de marée se manifeste plus sensiblement ; pas d'inquiétude puisque le trou noir choisi est extrêmement massif. Par contre, à cause de la déformation de l'espace-temps induite par la présence du trou noir, l'observateur constate que l'horloge du vaisseau ralentit par rapport à la sienne. Il note aussi que la lumière reçue du vaisseau est plus rouge (sa longueur d'onde est plus grande, son énergie plus petite) et nettement plus faible qu'elle ne l'était au début. La trame spatio-temporelle commence à être sensiblement déformée par la présence du trou noir ; la lumière paye en énergie l'effort qu'elle doit fournir pour s'extraire du puit creusé par la présence du monstre. A bord du vaisseau, tout semble aller comme d'habitude. Vous vous retournez vers la caméra, saluez solennellement votre ami juste au moment où le vaisseau franchit (sans espoir de retour !) l'horizon des événements. Pour vous, rien de spécial ne se produit au cours de cette traversée ; la frontière du trou noir n'a rien de « magique ». Que constate l'observateur extérieur ? Il ne vous voit jamais franchir l'horizon ! Le vaisseau s'en rapproche de plus en plus sans jamais l'atteindre. Pour vérifier s'il n'a pas rêvé, l'observateur décide de visionner l'ensemble du film enregistré. Au début, celui-ci se déroule normalement. A mesure que le vaisseau se rapproche de l'horizon, le film ralentit ; l'intervalle de temps qui sépare la réception de deux images consécutives est de plus en plus grand. La dilatation du temps est telle que les images se succèdent, pratiquement identiques, vous montrant éternellement figé dans la position de salut adoptée au moment de la traversée de l'horizon. De plus, à cause du rougissement de la lumière et de la diminution de l'intensité, les images reçues deviennent rapidement trop faibles pour être captées. Pour le spectateur, toute la partie du voyage se déroulant à l'intérieur du trou noir est perdue. L'image transmise par le vaisseau juste au moment de la traversée de l'horizon ne sera reçu qu'au bout d'un temps infini et aucune des images suivantes ne peut franchir les limites du trou noir. L'image de l'horizon du trou noir n'arrivera qu'au bout d'un temps infini, dans le futur de l'observateur extérieur.

 

blog.belial.fr -Voyage au coeur d'un trou noir

 

forces de gravitation dans les trous noirs: wikipedia.org -force de marée

techno-science.net -des Univers entiers à l'intérieur des trous noirs ?

astronomes.com -L’espace-temps autour et dans un trou noir

futura-sciences.com -des-crepes-stellaires-a-lorigine-de-certains-sursauts-gamma

sites.google.com -force de marée et trou noir

llr.in2p3.fr -le trou noir par Thierry Lombry (.pdf)

techno-science.net -La force de marée: conséquence du gradient gravitationnel

secret-realite.net -Kip Thorne: Trous noirs et distorsions du temps

astronomia.fr -Les forces de marée forces fictives (différence de ressenti d’un champ gravitationnel)

hal.archives-ouvertes.fr -relativité générale pour débutants

Avec Hawking: l'évaporation des trous noirs. nrumiano.free.fr -thermodynamique du trou noir

astrosurf.com/luxorion -l'évaporation des trous noirs

traqueur-stellaire.net -des-moteurs-a-trous-noirs-pour-vaisseaux-spatiaux?

 

9) A l'intérieur du gouffre gravitationnel.

Mais que se passe-t-il pour notre chien? Une fois franchi l'horizon, l'espace et le temps sont inversés. L'espace "s'écoule" inexorablement vers la singularité finale, sans qu'il soit plus jamais possible de revenir en arrière et le temps ralentit, mais à chaque instant la situation se complique. Le corps de Pasco commence à se déformer et à prendre d'effroyables proportions. La gravité s'exerce plus fortement sur sa tête que sur sa queue, moins massive. Il commence à s'étirer et s'allonger tel un élastique, jusqu'à mesurer un km du museau à la queue, puis bien davantage à mesure qu'il s'enfonce pour bientôt atteindre le million de km. Le temps quant à lui, a perdu toute signification: une seconde dure un an, puis un siècle, puis un million d'années. Il ralentit de plus en plus.


 

A l'intérieur du monstre: L'intérieur d'un trou noir est vide : toute sa masse est théoriquement enfermée en son centre, dans une singularité mathématique de volume nul ! Cette situation, dans laquelle la densité centrale tend vers l'infini, pose d'ailleurs un vrai casse-tête, encore non résolu, à la physique moderne. Explorons plutôt la région qui l'entoure. Celle-ci « bouge » car sa géométrie s'effondre vers le centre. Conséquence : il est impossible de rester immobile à l'intérieur d'un trou noir, les seules trajectoires permises sont inéluctablement focalisées vers le centre de l'astre - on parle, pour qualifier l'intérieur d'un trou noir, d'espace-temps « à l'envers ». Dans l'espace-temps habituel, nous avons l'habitude de nous déplacer dans n'importe quelle direction spatiale, à volonté (d'accord, pour aller vers le haut c'est nettement moins facile, mais c'est possible). Par contre, le temps, lui, s'écoule inexorablement du passé vers le futur : c'est une coordonnée directrice. A l'intérieur d'un trou noir, les rôles sont inversés ; c'est la distance au centre du trou noir qui devient la coordonnée directrice. L'espace devient « inexorable », à la place du temps, dans la mesure où toute matière est condamnée à voir diminuer sa distance au centre. Cette situation n'est pas sans rappeler l'excellent roman de Christopher Priest, Le Monde inverti, qui commence ainsi : « J'avais atteint l'âge de mille kilomètres ». Mais attention, ce n'est pas parce que la coordonnée temporelle change de statut à l'intérieur du trou noir que l'on peut y remonter le temps et y violer la causalité ! Cette coordonnée ne représente plus un temps physique, le seul temps ayant un sens étant le temps propre, mesuré par l'horloge en chute libre avec vous vers le centre du trou noir. Or, le temps propre ne dépend plus que de la coordonnée de distance, augmentant quand celle-ci diminue. Donc, tout comme à l'extérieur, le temps d'un voyageur en chute libre continue à s'écouler vers le futur. La différence notable est que ce futur à une fin programmée : la singularité au centre du trou noir. Un intervalle de temps propre fini s'écoule entre le franchissement de l'horizon et le moment où le voyageur est pulvérisé dans la singularité centrale, quelle que soit la puissance des moteurs de son vaisseau, la vitesse ou la direction de sa navigation. Ce répit est d'autant plus long que le trou noir est massif. Pour un trou noir de dix masses solaires, il n'est que d'un dix millième de seconde, mais pour un trou noir géant tapis au cœur d'une galaxie, l'exploration peut durer une heure…

A mesure que "la gorge du siphon noir" se referme, notre chien est transformé en un nuage moléculaire puis en un brume d'atomes et de particules élémentaires. Enfin, ce qui n'est déjà plus de la matière finit par atteindre un troisième horizon, l'horizon de Planck, la plus petite portion d'espace physique qui puisse exister. Ainsi, sur cette ultime frontière de ce qui reste de la réalité physique, le rayon du trou noir est passé d'une distance de quelques dizaines de km à l'horizon à 10-33 cm. C'est la frontière ultime de la science à l'heure actuelle, aucun physicien au monde ne peut dire ce qui se passe au fond d'un trou noir. On ne peut donc émettre que des hypothèses. Pourquoi ne pas partager celle des frères Bogdanov?


10) L'arrêt du temps au fond du trou noir.

L'idée fut soumise en 1995 à Gerard't Hooft de l'université d'Utrecht, inventeur du nom de cet objet théorique au coeur des travaux de thèse des deux frères sur l'origine de l'Univers: l'instanton. Il a aussi écrit plusieurs articles sur les trous noirs quantiques (un trou noir devient nécessairement quantique lorsque son rayon devient infime et atteint l'échelle de Planck). La proposition émise à l'époque consistait à considérer que le temps (tel que nous le connaissons), s'arrête à la longueur de Planck. Depuis, l'accord semble se faire pour dire que passé cette limite, le temps et l'espace n'ont plus aucun sens. Alors, par quoi le remplacer?


instantons, monopôles:

 

11) Fluctuations quantiques du temps.

 


Il se passe un peu la même chose au fond d'un trou noir à  l'origine de l'Univers. Nous pouvons alors nous rappeler l'article Au commencement du temps 3-10) avant le big bang. L'astre effondré devient quantique, l'espace et le temps se déforment, deviennent flous et commencent à fluctuer. Le signe de la coordonnée de temps pourrait se mettre à osciller et à changer et l'axe du temps finir par basculer et devenir imaginaire pur au sens mathématique du terme. La "signature" de la métrique d'espace-temps, qui, dans le monde dans lequel nous vivons est lorentzienne, de la forme +++-, devient alors "euclidienne" et prend la forme ++++. Dans ce cas, le temps cesse alors de s'écouler et se "fige" au fond du trou noir après avoir fluctué sous forme de temps complexe, somme du temps réel et de temps imaginaire (on peut le représenter par un mélange, une "superposition" entre la signe + et le signe +, avec une signature pouvant se mettre sous la forme +++ +/-).

 

 

12) Le temps imaginaire au fond du trou noir.

Une fois passées les turbulences quantiques à l'échelle de Planck, nous atteignons la singularité finale. Comme la singularité initiale, il s'agit d'un "simple point mathématique tapi au fond d'un terrifiant siphon gravitationnel. Au voisinage de ce point, les tensions gravitationnelles sont extrêmes. Tout comme pour la singularité initiale au temps zéro, le temps devient imaginaire pur sur la singularité finale du trou noir. En effet, en raison de la fantastique courbure qui règne au fond du monstre cosmique, un fois franchie l'étape des fluctuations quantiques, la courbure achève (toujours selon les frères Bogdanov), de faire basculer définitivement le temps en direction de l'axe imaginaire.

Si c'est le cas, il en résulte une conséquence extraordinaire. En effet, à lasuite à Hawking, la plupart des physiciens pensent que l'information des objets engloutis par le trou noir "survit" à cet engloutissement. En 1974 Stephen Hawking réussit à démontrer qu'en raison d'effets de mécanique quantique, les trous noirs rayonnaient. La forme de ce rayonnement est exactement celle d'un corps noir, c'est-à-dire d'un objet à l'équilibre thermique. De plus, Hawking calcula la température de ce rayonnement, qui se trouvait proportionnelle à la gravité de surface, comme suggéré par l'analogie thermodynamique déjà mentionnée. Ainsi, connaissant la valeur de la température,Hawking put proposer que les trous noirs possédaient une entropie, s'exprimant en termes de leur surface A par la formule:

, où kB est la constante de Boltzmann et la constante de Planck réduite.

Cela nous fournit une mesure de l'information cachée derrière l'horizon des évènements. Notre chien n'est finalement pas détruit, son information survit bel et bien.

Or, nous avons déjà vu (Au commencement du temps 3-10) l'instant zéro et Au commencement du temps 4-3) la cinquième dimension), que l'information ne peut être encodée qu'en temps imaginaire et non pas en temps réel. Cela permet de suggérer l'idée d'une conservation de l'information par le trou noir et que celle-ci est conservée sur la singularité finale, là où le temps est imaginaire. Pourquoi alors ne pas considérer que c'est un indice fort (un de plus) en faveur de l'existence du temps imaginaire, de la cinquième dimension?


liens: fr.wikipedia.org/wiki -Entropie_des_trous_noirs

futura-sciences.com -du corps noir au trou noir (entropie d'un trou noir)

 

 

 

13) Conclusion de cet article.

Nous pouvons rappeler ici que le physicien théoricien expert en théorie des cordes Costas Kounnas avait souligné l'intérêt d'une application possible de l'idée de fluctuation du temps des frères Bogdanov dans les trous noirs. Le 26 janvier 2000, il écrivait dans son rapport sur l'une des thèses après soutenance: "Partant de la métrique du trou noir linéarisée de la théorie d'Einstein, qui est valide pour un potentiel de gravitation petit, M. Bogdanov propose une modification adéquate de la gravitation quantique telle que la solution linéarisée devienne une solution exacte de la théorie modifiée aux confins des métriques euclidienne et Lorentzienne." Il avait déjà écrit en 1999: "A mon avis, le travail de thèse de M. G. Bogdanov est d'un grand intérêt, exposant des idées nouvelles qui ont des implications de physique fondamentale en cosmologie et dans de nombreux autres phénomènes gravitationnel tels que les trous noirs."

"La recherche de l'ombre portée par la cinquième dimension dans notre réalité s'achève." Nous avons rencontré à de nombreuses reprises le concept d'information. Il se retrouve aux deux bouts de la chaîne du temps: là où il commence, au coeur de la singularité initiale, et là où il s'achève, dans le "piège" de la singularité finale. Dans les deux cas, c'est là où il devient imaginaire. Nous conclurons cette quête du commencement du temps par un dernier article, celui de l'Univers information. Qu'allons y trouver de nouveau?

 

 

matiere.temps.lumiere.over-blog.com -trou noir et synthèse sur la création de l'Univers

 

Mes liens pour-les-articles -au commencement du temps


15/05/2012

4-7) Au commencement du temps 4-7) l'étrange expérience d'Aspect.



4-7) Au commencement du temps 4-7) l'étrange expérience d'Aspect.

cerimes.fr: Des objections d'Einstein aux photons jumeaux : une nouvelle révolution quantique ?

Dans tous les articles de la rubrique "au commencement du temps", je souhaite approfondir ma réflexion sur "le visage de Dieu" écrit par les frères Bogdanov et celle de mon article dans mon blog de reflexions à travers le livre de Igor et Grichka Bogdanov: "Au commencement du temps".

Dans les articles précédents, j'ai fait un retour en arrière dans le passé jusqu'à l'instant zéro. ces articles m'ont permis de faire un saut dans l'histoire via les blogs et le articles que je déniche sur la toile, d'affiner mes connaissance sur la science et la recherche de l'Origine. Je trouve plaisir et jubilation à partager. Ces articles sont "ma lecture"  du livre des frères Bogdanov.


Mes articles déjà parus dans cette rubrique:

Au commencement du temps 4-2) Le passé peut-il encore exister?


1) Après avoir remonté le temps à l'envers vers le passé depuis 2009, nous sommes arrivés à l'instant zéro dans l'article 3-11).

"Au voisinage du mur de Planck et à fortiori avant, ces lois, dans le meilleur des cas, se transforment, et au pire, s'effondrent. La singularité garde tout son mystère. Les physiciens n'ont pas la moindre idée (actuellement) de ce qu'elle est.

Pour Etienne Klein, on ne peut expliquer l'Origine de quelque chose en invoquant autre chose. On n'exprime l'être que par l'être et pas par du devenir. Si on dit qu'à l'Origine il y avait déjà ceci ou quelque chose, on n'explique pas l'Origine, sauf à invoquer que la chose a toujours été là, donc qu'il n'y a pas d'Origine. En fait, pour lui, la science ne peut dire que deux choses:

a) Il n'est pas prouvé que l'Univers a eu une Origine, qui serait le transit qui fait passer de l'absence de toute chose à au moins une chose.

b) Il n'est pas prouvé que l'Univers n'a pas d'Origine.

C'est donc, comme la question de Dieu (si on se réfère à des philosophes comme Kant), du domaine de l'indécidable au sens de Gödel.

Dans un tel contexte, l'approche mathématique proposée par les frères Bogdanov ne peut-elle pas fournir des indications dont on peut tirer des hypothèses nouvelles et peut-être déplacer les lignes de nos connaissances? "En prenant toutefois cette approche pour ce qu'elle est et rien d'autre: une hypothèse dont l'essence mathématique correspond à la nature mathématique de "l'objet" que nous cherchons à comprendre, la singularité initiale de l'espace-temps. En tout cas, elle me permet une réflexion concernant la science, la philosophie, l'épistémologie et un réflexions sur moi-même, ce que j'appelle le "soi", mon "intérieur" invisible par opposition au visible...Et je trouve ça plutôt jubilatoire..."



Nous nous sommes d'abord demandés au chapitre 4-1): comment tout cela est-il possible? et au chapitre 4-2): "le passé peut-il encore exister"?.

Nous avons ensuite  examiné les traces que nous pouvons aujourd'hui retrouver de ce instant primordial.

Nous avons d'abord pénétré au chapitre 4-3: dans la cinquième dimensionEn effet, Depuis Einstein, nous avons pris l'habitude de notre espace-temps quotidien à quatre dimensions, trois dimensions d'espace et une dimension de temps. Sur l'axe temporel, c'est le temps linéaire que l'on connait dans ce monde. Et la cinquième dimension?  Nous avons vu dans l'article 3-10) l'instant zéro, qu'on peut imaginer que l'immense force de gravitation qui règne à l'âge de Planck finit par faire basculer cette droite, qui pivote alors de 90° dans le plan complexe. Elle devient non plus réelle, mais imaginaire pure. C'est ce qui a pu se passer pour le temps, avant le Big Bang.

Une deuxième trace se trouve dans le feu du Big Bang lui-même.

Dans le chapitre  4-5) l'Univers est-il rond?, nous avons cherché une autre trace dans la forme de l'Univers, et dans le chapitre 4-6, dans les profondeurs mystérieuses, vaguement inquiétantes de l'énergie noire.


2) Une visite à l'institut d'optique de l'université d'Orsay en 1981.

Ce jour-là, les frères Bogdanov se trouvaient à l'université d'Orsay, au fond du laboratoire d'un jeune physicien encore inconnu, Alain Aspect. "Perpétuellement accoutré d'une blouse très blanche, le visage barré d'une moustache sévère, il s'apprêtait à réaliser pour nous - pour "temps   X" - une nouvelle série d'expériences avec son étrange "machine".


Le paradoxe EPR et l’expérience d’Aspect

L’on sait que la physique quantique, contrairement à la physique classique, veut que dans le monde microscopique il soit impossible de connaître simultanément plusieurs propriétés d’une particule (principe d’incertitude de Heinsenberg) Tout ce qu’on peut déterminer, ce sont les probabilités statistiques de mesurer chaque propriété.

Albert Einstein s'est opposé toute sa vie à cette idée, refusant de croire qu’une théorie fondamentale ait recours aux probabilités. Il a donc essayé de concevoir des expériences de pensée afin de montrer à Niels Bohr – l’un des premiers quanticiens - qu’il avait tort. Il a donc imaginé, avec deux autres physiciens, Podolsky et Rosen une expérience qui devait contredire les théories quantiques.Ainsi, en 1935, Einstein, Podolsky et Rosen (EPR), émettent l’idée d’états quantiques dits « intriqués », dans lesquels on suppose que des particules sont corrélées indépendamment de la distance qui les sépare. L’exemple connu est celui des deux photons

qui sont émis ensemble puis séparés. En exerçant un champ magnétique sur l’un, cela entraîne la polarisation de l’autre. Ainsi, ce qui advient à l’un advient à l’autre avec une simultanéité parfaite. En d’autres termes, si je mesure les propriétés d'une des deux particules, je peux connaître automatiquement les propriétés de sa « jumelle éloignée », ce qui implique que « l’influence » constatée dans l’expérience EPR se propagerait plus vite que la lumière, ce qui est en contradiction avec la théorie de la relativité restreinte d’Einstein.A l’époque, Einstein, Podolsky et Rosen concluent que la théorie quantique est incomplète et ne peut expliquer la « réalité ».


"A première vue, la machine n'était qu'un appareillage comme beaucoup d'autres en sciences: des câbles de différentes couleurs, des bobinages cuivrés, des lentilles en réseau. Et pourtant...nous ne le savions encore, mais sous nos yeux allait se dérouler l'une des expériences les plus importantes de la physique." Cette prouesse allait faire le tour du monde et faire valoir à son auteur la gloire et les récompenses: la médaille albert Einstein,
le prix wolf...

Ce dont les Bogdanov ne se doutaient pas non plus, c'est que l'étrange expérience d'Aspect allaient leur fournir un indice expérimental fort de l'existence du temps imaginaire à l'échelle infinitésimale et (curieusement) donner en partie raison à Einstein.


liens: physinfo.org/Info_Quantique -EPR: Déterminisme ou probabilisme, réalisme ou positivisme ?

 

cerimes.fr(vidéo) -alain aspect: une-nouvelle-revolution-quantique

polytechnique.edu -coup-de-foudre-pour-alain-aspect (polytechnique)

sciencesetavenir.fr -la-lumiere-stoppee-et-recreee (12-06-2008)

leblogdekali.blogs -le paradoxe EPR et l'expérience d'aspect

futura-sciences.com -un-tour-de-magie-quantique-dans-le-passe-avec-des-photons-intriques

laser50ans-bretagne.fr -à la lumière du laser

rts.ch/video -interview-de-alain-aspect-physicien

www2.cnrs.fr/jourrnal -Alain Aspect Un éclaireur dans la lumière

futura-sciences.com -aprés la médaille d’or du CNRS en 2005, le-prix-wolf-recompense-alain-aspect

ifraf.org -alain aspect lauréat de la médaille Albert-Einstein

science.gouv.fr -alain aspect dans la portail de la science

letemps.cf -L'homme qui donna tort à Einstein

colloquefairecorps.wizboosite.com -intrication et désintrication

franceculture.fr (vidéo): -le jeudi 3 février 2011 avec la présence d'alain aspect

info.france2.fr -alain aspect (sans-physique-quantique-pas-d-ordinateurs)

videotheque.cnrs.fr -alain aspect

ch.hubert.pagesperso -expérience d'aspect (simple)

fr.wikipedia.org - expérience de pensée: Chat deSchrödinger

wikipedia.org -Olivier_Costa_de_Beauregard

 

3) La machine d'Aspect.


3-1) Les expériences: Alain Aspect a donc montré quelque chose d'ahurissant pour 1981, que deux photons, qui défie les lois de la physique: deux photons, apparemment séparés par une grande distance (ici 12 m, mais elle peut être beaucoup plus longue), ne le sont jamais et continuent d'interagir malgré l'espace qui les sépare, comme s'ils échangeaient instantanément des informations. Comme si pour eux, ni le temps ni l'espace n'avaient d'existence. Et pourtant...


Dans Wikipédia on lit: a) L'intrication quantique est un phénomène qui a été pour la première fois mis en évidence par Erwin Schrödinger en 19351.

 

La mécanique quantique stipule que deux systèmes quantiques différents (deux particules par exemple) ayant interagi, ou ayant une origine commune, ne peuvent pas être considérés comme deux systèmes indépendants. Dans le formalisme quantique, si le premier système possède un état |psirangle et le second un état |phirangle, alors le système intriqué résultant est représenté par une superposition quantique du produit tensoriel de ces deux états : |psirangle|phirangle. Dans cette notation, il apparaît nettement que l'éloignement physique des deux systèmes ne joue aucun rôle dans l'état d'intrication (car il n'apparaît aucune variable de position). L'état quantique intriqué reste identique — toutes choses étant égales par ailleurs — quel que soit l'éloignement des deux systèmes.

Par conséquent, si une opération de mesure est effectuée sur ce système quantique intriqué, alors cette opération est valable pour les deux systèmes composant l'intricat : les résultats des mesures des deux systèmes sont corrél

b) Ce résultat a profondément choqué Albert Einstein qui avait une vision réaliste locale de la physique. Cette vision mène à la conclusion que si l'acte de mesure influe sur les deux systèmes, c'est qu'il existe alors une influence se propageant d'un système à l'autre, à une vitesse ne pouvant excèder celle de la lumière. Or le formalisme quantique prévoit que l'influence de l'acte de mesure sur les deux composantes d'un système intriqué est instantané, quel que soit l'éloignement des deux composantes.

Toujours en 1935, Albert EinsteinBoris Podolsky, et Nathan Rosen (E.P.R.) ont alors imaginé une expérience de pensée qui, si on estimait que les états intriqués existent réellement, mène à un paradoxe : soit une influence se déplace plus vite que la lumière (non-causalité), soit la physique quantique est incomplète. Aucun des deux termes de l'alternative n'était acceptable à l'époque, d'où le paradoxe.

Ce paradoxe était d'une grande importance historique, mais n'a pas eu de retentissement immédiat. Seul Niels Bohr a pris au sérieux l'objection apportée par ce paradoxe, et a tenté d'y répondre. Mais cette réponse était d'ordre qualitatif, et rien ne permettait de trancher de manière indubitable entre les deux points de vues. Ainsi, la réalité de l'intrication restait alors une question de point de vue sans support expérimental direct, l'expérience EPR n'étant pas réalisable (à cette époque) en pratique.

En effet, deux obstacles majeurs s'opposaient à la réalisation de cette expérience : d'une part les moyens techniques de l'époque étaient insuffisants, mais aussi (et surtout) il n'y avait apparemment aucun moyen de mesurer directement (par des critères quantitatifs) les effets EPR.

c) Les choses sont restées à peu près en l'état jusqu'en 1964. Le physicien irlandais John Stewart Bell publia alors un article dans lequel il mit en évidence des effets quantitatifs et mesurables des expériences de type EPR. Ce sont les fameuses inégalités de Bell. Ces inégalités sont des relations quantitatives que doivent vérifier les corrélations de mesures entre systèmes qui respectent totalement la causalité relativiste. Si ces inégalités sont violées, alors il faut admettre des influences instantanées à distance.

 

Ces inégalités permettaient de lever un des deux obstacles à la réalisation d'expériences EPR. Mais en 1964, les moyens techniques étaient toujours insuffisants pour mettre en place concrètement ce type d'expérience.

d) La réalisation d'expériences EPR a commencé à être techniquement envisageable à partir de 1969, un article ayant été publié montrant la faisabilité d'une expérience...

3-2) Le problème avec ces expériences était notamment une source de particules intriquées peu fiable et à faible débit, ce qui nécessitait des temps d'expériences s'étendant sur plusieurs jours en continu. Or, il est excessivement difficile de maintenir des conditions expérimentales constantes et maîtrisées sur un temps aussi long, surtout avec des expériences aussi délicates.

 

En 1980, il manquait donc encore une expérience décisive vérifiant la réalité de l'état d'intrication quantique, sur la base de la violation des inégalités de Bell.

Alain Aspect a spécifié son expérience pour qu'elle puisse être la plus décisive possible, c'est-à-dire :

  • Elle doit avoir une excellente source de particules intriquées, afin d'avoir un temps d'expérience court, et une violation la plus nette possible des inégalités de Bell.
  • Elle doit mettre en évidence non seulement qu'il existe des corrélations de mesure, mais aussi que ces corrélations sont bien dues à un effet quantique (et par conséquent à une influence instantanée), et non à un effet classique qui se propagerait à une vitesse inférieure ou égale à celle de la lumière entre les deux particules.
  • Le schéma expérimental doit être le plus proche possible du schéma utilisé par John Bell pour démontrer ses inégalités, afin que l'accord entre les résultats mesurés et prédits soit le plus significatif possible.


La suite fait maintenant partie du patrimoine scientifique. Alain Aspect a donné des explications en public au cours d'une Conférence donnée à l'IAP le 2 mai 2007.

 

4) l'inséparabilité quantique

 

 

 

 

 

L’avenir de l’énergie solaire propre pourrait bien dépendre de la capacité des scientifiques à percer les mystères de la photosynthèse

 


Ainsi Aspect était arrivé à mettre sur un plan expérimental l'expérience de pensée EPR qu'on pouvait penser à priori seulement imaginer "spéculation théorique" et de l'ordre des réflexions métaphysiques expérience qui n'aurait pu être conçue sans Jonh Bell. En 1981, les frères Bogdanov rencontraient au CERN Jonh Bell, proche de Roman Jackiw, l'un des examinateurs de leur thèse. Bell et Jackiw sont devenus célèbres pour avoir découvert en 1969 la fameuse "anomalie de Bell-Jackiw", à la base du modèle standard des particules élémentaires. Cinq ans plus tôt, bell avait achevé la construction de son édifice théorique bourré d'équations compliquées, les inégalités de Bell. Bell avait pour objectif de réfuter le point de vue d'Einstein à propos du paradoxe EPR, conçu pour "épingler" une propriété nouvelle de la théorie quantique dont le coup d'envoi avait été lancé en 1927, lors du grand congrès de Solvay sous l'égide de Niels Bohr. Einstein, qui avait souvent des discussions houleuses avec Bohr, trouvait beaucoup de choses contestables dans cette théorie malgré le fait qu'il en avait lui-aussi été à l'origine. En particulier, que veut dire "non-séparabilité? Que deux particules issues d'une même source ne puissent pas être séparées quelque soit leur distance apparente, Einstein jugeait cette conclusion inadmissible, elle conduisait inévitablement à la disparition du temps et de l'espace.



liens: video.google.fr/videoplay -intrication quantique

owl-spip.ch -non-séparabilité et inégalités de Bell http://www.wolfram.com/cdf-player/

aflb.ensmp.fr -Non sŽparabilitŽ et réŽtrocausation OLIVIER. COSTA DE BEAUREGARD

molaire1.perso.sfr.fr -non séparabilité quantique

forums.futura-sciences.com -non-separabilite

chaouqi.net -la-non-separabilite

astronomes.com -le paradoxe epr et la non-séparabilité

gerp.free.fr -non séparabilité et parapsychologie

universalis.fr -separabilite-et-non-separabilite (le débat einstein-bohr)

www.science-et-magie.com -la survie et inséparabilité

charlatans.info -confusion quantique

rmitte.free.fr/science -et le réel alors?

leplus.nouvelobs.com -du-quantique-au-classique-que-percevons-nous-reellement-du-monde

ungraindesable.blogspot.fr -l'émergence

http://espritscience.blogspot.fr/2010/01/forme-et-interpr...

www.beebac.com -L'intrication quantique, ou le rêve de la communication instantanée

humanosphere.info (vidéo) -le-cheveu-que-vous-avez-perdu-il-y-a-20-ans-interagit-encore-en-temps-reel

hypnose-psy.com -hypno création quantique


5) Les variables cachées?


Einstein était persuadé qu'il devait exister ce qu'il appelait des "variables cachées" dans la nature qu'il suffisait de connaître pour venir à bout de ce problème embarrassant de communication instantanée.  Et du même coup retrouver le comportement déterministe de la nature. La réponse de Bell, un demi-siècle plus tard, très subtile, a montré que l'existence de "variables cachées" entrait en contradiction avec la mécanique quantique. Bernard d'Espagnat savait que le "théorème de Bell" pouvait être vérifié expérimentalement. Et c'est ce qui l'a poussé à confier à Alain Aspect la responsabilité de mener et de réussir de manière éclatante,comme nous l'avons vu, la fameuse expérience (D'Espagnat fut directeur du Laboratoire de physique théorique et des particules élémentaires à l'Université Paris-Sud 11 à Orsay (1980-1987). Il a en particulier contribué à éclaircir les enjeux théoriques des expériences d’Alain Aspect sur le paradoxe EPR).


Mais, comment la comprendre? Les physiciens sont parvenus à se mettre d'accord sur les résultats et leur interprétation, mais ont-ils vraiment saisi la signification profonde de ce mystérieux phénomène de non-localité?


 

liens: fr.wikipedia.org -variable cachée

forums.futura-sciences.com -variables-cachees-non-locales

fr.wikipedia.org/wiki Théorie_de_De_Broglie-Bohm (à variables cachées)

forums.futura-sciences.com -epr, Aspect, non-localité et variable cachée

techno-science.net -paradoxe EPR et intrication (interprétations)

 


6) De la non-localité au temps imaginaire...


hypno création quantique (et temps imaginaire?)

 

strange-univers.over-blog.com -Le temps n'existe pas?

 


 

*Dés 1978, les deux physiciens théoriciens Jonh F. Clauser et Abner Shimony résumaient l'état d'esprit de l'époque: "L'on peut maintenant affirmer avec une confiance raisonnable que, soit la thèse du réalisme, soit l'idée de localité doit être abandonnée. Quel que soit le choix, il va changer radicalement nos conceptions de l'espace-temps?"


*Où en est-on actuellement? ...

Avec technoscience.net: Toutefois, si ces expériences impliquent que l'on renonce à l'une des trois hypothèses (on s'est décidé pour la localité), elle ne permettent nullement la transmission d'un signal plus vite que la lumière (sans quoi d'ailleurs soit la causalité, soit la relativité serait violée).

Un enthousiasme encombrant

Un colloque organisé de façon hâtive à Cordoue — non par des physiciens, bien que plusieurs fussent invités — fut l'occasion pour un certain nombre de " parapsychologues " ou spécialistes des " sciences occultes " de se réclamer de cette expérience pour alléguer de la possibilité théorique de phénomènes comme télépathie, télékinésie et autres, au milieu de physiciens qui ne pouvaient démentir. Cette excitation explicable sans doute par la nouveauté du propos se calma par la suite, et l'effet EPR fait aujourd'hui partie du quotidien de la physique.

Des conclusions plus sereines

Les points établis par cette expérience sont les suivants
  • Les inégalités de Bell sont violées (ce qui implique que l'hypothèse de localité est fausse) ;
  • Il n'existe donc pas de variables cachées locales (c’est-à-dire attachées aux particules) contrairement à ce qu'espérait Einstein (en revanche, l'expérience n'exclut pas les théories à variables cachées non-locales) ;
  • Si on veut conserver l'hypothèse d'une limite à la vitesse de transmission d'une information (c, vitesse de la lumière), il faut admettre que deux particules créées conjointement, même géographiquement séparées, peuvent continuer à se comporter comme un système unique (non-localité).

Finalement le principe de causalité reste valable, mais on ne peut considérer les destins des deux particules comme des événements distincts, ayant ou non un rapport de cause à effet.

Interprétation romanesque

Le chercheur Etienne Klein donne une métaphore très touchante de l'effet EPR: Deux coeurs qui ont interagi dans le passé ne peuvent plus être considérés de la même manière que s'ils ne s'étaient jamais rencontrés. Marqués à jamais par leur rencontre, ils forment un tout inséparable. Si cette interprétation n'améliore pas forcément la compréhension physique du phénomène, elle brise le mythe selon lequel les scientifiques sont dépourvus de sentiments.


*Curieusement, ne peut-on retrouver ici Einstein, qui a raison d'affirmer que l'inséparabilité quantique viole les contraintes habituelles de l'espace-temps. Mais que se passe-t-il lorsque le temps de notre Univers devient imaginaire? En temps imaginaire, il n'existe plus d'échelle, plus aucune distance mesurable. Dans un tel espace, avec une telle métrique, les points ne sont plus séparés de manière définie et les particules élémentaires (apparemment séparées dans le temps réel), ne le sont plus. Une autre manière de "résoudre" le paradoxe EPR? Voir les objets à l'échelle quantique comme liés par une sorte "d'effet tunnel" en temps imaginaire? On reste cependant sur une relation non-locale entre les phénomènes pouvant être parfaitement être localisés et identifiés dans l'espace-temps.


liens: techno-science.net -le temps pourrait devenir une dimension d'espace

 

lejournaldudruide.blogspot.fr -les-theories-pre-espace-temps

strange-univers.over-blog.com -Le_temps_nexiste_pas

fr.wikipedia.org -Topologie

forum.orange.fr -einstein et la mécanique quantique...

forums.futura-sciences.com -variables-cachees-non-locales

 

7) La vision d'Einstein.


a) A propos du concept de non-localité qui avait tant chagriné Einstein, les frères Bogdanov pensent qu'avec ses fameuses variables cachées, Einstein avait en tête des variables "non locales". Or, c'est justement ce qu'apporte le temps imaginaire, qui apparaît comme une variable cachée (en 1935 personne n'avait en effet la moindre idée de ce que pouvait être un temps imaginaire). Surtout, elle est non locale, par construction en fait, en raison de sa nature topologique. Si c'est la cas, il pourrait y avoir une "réhabilitation" des variables cachées d'Einstein, après sa fameuse erreur de la constante cosmologique, dont on a vu qu'elle est aujourd'hui partiellement résorbée par les évènements récents qui entourent l'énergie noire. Et cela pourrait amener une fascinante confirmation de l'existence d'une dimension de temps imaginaire à l'échelle de Planck.


b)  La notion de non-localité s'inscrit dans une famille de phénomènes généraux appelée "effet tunnel""L'effet tunnel désigne la propriété que possède un objet quantique de franchir une barrière de potentiel même si son énergie est inférieure à l'énergie minimale requise pour franchir cette barrière. C'est un effet purement quantique, qui ne peut pas s'expliquer par la mécanique classique. Pour une telle particule, la fonction d'onde, dont le carré du module représente la densité de probabilité de présence, ne s'annule pas au niveau de la barrière, mais s'atténue à l'intérieur de la barrière, pratiquement exponentiellement pour une barrière assez large. Si, à la sortie de la barrière de potentiel, la particule possède une probabilité de présence non nulle, elle peut traverser cette barrière. Cette probabilité dépend des états accessibles de part et d'autre de la barrière ainsi que de son extension spatiale".

Lors de mesures fines, les expérimentateurs ont constaté que le franchissement de l'obstacle ne prend aucun temps, il est instantané.

 

"Si, au niveau mathématique l'évaluation de l'effet tunnel peut parfois être simple, l'interprétation que l'on cherche à donner aux solutions révèle le fossé qui sépare la mécanique classique, domaine du point matériel suivant une trajectoire définie dans l'espace-temps, de la mécanique quantique où la notion de trajectoire simple disparaît au profit de tout un ensemble de trajectoires possibles, dont des trajectoires où le temps apparaît complexe ou imaginaire pur... où les vitesses deviennent imaginaires.

On notera à ce propos que la durée de traversée tunnel d'une particule à travers une barrière quantique a été, et est encore, le sujet d'âpres discussionsDes études assez nombreuses dans le domaine électromagnétique ou photonique ont révélé l'apparition de ce que l'on peut interpréter comme des vitesses supraluminiques, respectant toutefois la relativité restreinte : il s'agit du phénomène connu sous le nom d'effet Hartman".

Complément: Effet Hartman

Lors de la traversée par effet tunnel il peut s'avérer que le sommet du paquet d'ondes, associé à une particule, apparaisse franchir la barrière de potentiel à une vitesse supérieure à la vitesse de la lumière. L'effet Hartman, ainsi nommé parce que d'abord décrit parThomas E. Hartman1 en 1962, est associé à une très faible transmittivité que montre la barrière tunnel. Pour les particules de masse non nulle, il est assez souvent caché ou pollué par le filtrage haute fréquence que constitue la barrière, due à la grande dispersion de la transmittivité.

Une étude théorique, ou numérique, révèle facilement que le temps de traversée tunnel (défini par le seul moyen du suivi du sommet du paquet d'onde) devient indépendant de l'épaisseur de la barrière, menant à une vitesse supraluminique. L'analyse théorique relie le phénomène au suivi du sommet du paquet, obtenu par la méthode de la phase stationnaire appliquée sur le paquet d'onde incident et le paquet d'onde transmis.

Le phénomène existe aussi lorsque l'on traite la particule quantique d'une façon relativiste, ou que l'on travaille directement sur desphotons2. C'est d'ailleurs sur ceux-ci que les premières manifestations expérimentales ont été observées. D'autres cas sont à citer à propos de signaux électromagnétiques sur des lignes.

La relativité restreinte n'est pas violée, en ce sens que l'information portée par ces paquets d'ondes ne peut se déplacer plus vite que la vitesse de la lumière : ce n'est pas le sommet du paquet qui est la signature de l'information.

Les physiciens ne mettent pas en doute l'effet Hartman, mais plutôt l'interprétation du phénomène comme la définition d'un temps de traversée tunnel.


c) Interprétation des frères Bogdanov: "plutôt que de parler de vitesse infinie, (ou imaginaire, comme disent certains), nous pensons qu'il est plus naturel de considérer ici que le temps de déplacement de la particule est devenu imaginaire", et ce ne sont pas les seuls. Des physiciens mathématiciens (tels le  russe Youri Manin), pensent en effet que l'effet tunnel est une preuve expérimentale de l'existence du temps imaginaire au niveau le plus profond de la réalité. Voici ce que Youri Manin en dit: "Un exemple standard consiste à interpréter l'effet tunnel de la mécanique quantique en terme d'évolution classique du système en temps imaginaire" (dans "Mathematics as Metaphor").


Dans le Cours de mécanique quantique avancé, on peut lire: "l'intégrale de chemin permet de retrouver par des méthodes plus intuitives le nombre d'approximations semi-classiques. Par exemple, on déduit de l'approximation semi-classique de l'opérateur d'évolution [19] des estimations semi-classiques des amplitudes de diffusion [22], comme des approximations pour le spectre du hamiltonien [13]. Sa version en temps imaginaire (Feynman-Kac) permet d'étudier l'effet tunnel dans l'approximation semi-classique[17]. L'intégrale de chemin est alors dominée par des solutions de type instantons [4] et le calcul de leurs contributions implique l'introduction de coordonnées collectives [12]. Le comportement aux grands ordres de la théorie des perturbations autour de l'approximation harmonique est obtenu par un calcul analogue a celui de l'effet tunnel [16]."


De même, Dans techno-sciences.net :"Si, au niveau mathématique l'évaluation de l'effet tunnel peut parfois être simple, l'interprétation que l'on cherche à donner aux solutions révèle le fossé qui sépare la mécanique classique, domaine du point matériel suivant une trajectoiredéfinie dans l'espace-temps, de la mécanique quantique où la notion de trajectoire simple disparaît au profit de tout un ensemble de trajectoires possibles, dont des trajectoires où le temps apparaît complexe ou imaginaire pur... où les vitesses deviennent imaginaires."


liens: lerepairedessciences.fr -effet tunnel

fr.wikipedia.org -Nanotechnologie (effet tunnel...)

numilog.com -Cours de mécanique quantique avancée (Magistère Interuniversitaire de Physique)

techno-science.net -effet tunnel

numilog.com -Cours de mécanique quantique avancé (Magistere Interuniversitaire de Physique)


d) Qui sont ces mathématiciens?

Youri Manin est Professeur à l'institut Max Planck de Bonn, dont il a été longtemps le directeur, président du comité de la médaille Fields, il est l'un de ceux qui ont apporté une contribution essentielle à la construction des groupes quantiques. Il a aussi été la directeur de thèse de Vladimir Drinfield, mathématicien surdoué, médaille d'or aux Olympiades internationales de Bucarest en 1969, puis médaille Fields pour ses découvertes dans la domaine des groupes quantiques, dont il a inventé le nom dans un article fondateur "Quantum Groups" en 1985:

 

Détail intéressant noté dans wikipedia, il est également un expert des instantons, ces mystérieux "objets" qui pourraient exister en temps imaginaire que nous avons évoqué dans des articles précédents.

 

Complément à ce paragraphe.

Dans wikipedia on trouve: Drinfeld's work connected algebraic geometry over finite fields with number theory, especially the theory of automorphic forms, through the notions of elliptic module and the theory of the geometric Langlands correspondence. Drinfeld introduced the notion of a quantum group (independently discovered by Michio Jimbo at the same time) and made important contributions to mathematical physics, including the ADHM construction of instantons, algebraic formalism of the Quantum inverse scattering method, and the Drinfeld–Sokolov reduction in the theory of solitons. He was awarded the Fields Medal in 1990.


Inna Lukyanenko explique ce qu'est un groupe quantique: "The term "Quantum Group" is due to V. Drinfeld and it refers to special Hopf algebras, which are the non-trivial deformations ("quantizations") of the enveloping Hopf algebras of semisimple Lie algebras or of the algebras of regular functions on the corresponding algebraic groups. These objects first appeared in physics, namely in the theory of quantum integrable systems, in the 1980's, and were later formalized independently by Vladimir Drinfeld and Michio Jimbo. In this talk I will explain the main idea of deformation and introduce the simplest and historically the first example of a Quantum Group."


 

en.wikipedia.org -Quantum_affine_algebra

futura-sciences.com -Un test de la gravitation quantique à boucles et des supercordes avec Fermi ?



8) Conclusion de cet article.

Les expériences d'Aspect, (et leurs nombreuses variantes), dont celles du physicien autrichien Anton Zeilinger ont été à l'honneur en 2009 puisque celui qui en a été l'initiateur, Bernard d'Espagnat a reçu l'une des plus hautes distinctions existant pour un physicien: le prix Templeton. Anton Zeilinger "a été spécialement connu pour son expérience de téléportation quantique à Innsbruck et à Vienne. Celui-ci est surnommé « Mr. Beam ». En outre, il travaille sur l'application de la physique quantique, particulièrement dans les nouveaux domaines de l'information quantique et de la cryptographie quantique."

Les frères Bogdanov ayant retrouvé Bernard D'Espagnat chez lui en mars 2009, ce dernier a longuement parlé de l'expérience d'Aspect qu'il avait conçue dans les années 1970 avec Jonh Bell. Ils lui ont confié que selon eux, la corrélation instantanée entre particules élémentaires avait lieu "hors de l'espace-temps", dans le "temps imaginaire" et que la réussite des expériences de ce type constitue un indice en faveur de l'existence d'un temps imaginaire (au sens mathématique), qui aurait précédé le temps réel, celui dans lequel nous vivons. Et, plus bouleversant pour l'esprit, il existe un lien profond, en train d'émerger, entre la "téléportation quantique" et les nouvelles approches de la théorie de l'information. l'une et l'autre impliquent l'existence du temps imaginaire. Ce qui renvoie à la question de l'origine du temps.


Avant de quitter ce domaine de la non-localité, rappelons l'interprétation de Olivier Costa de Beauregard (qui a proposé le principe d’une causalité rétrograde et y greffe la correspondance avec la psychokynèse) et dont wikipedia dit: "Pour ces phénomènes de corrélation entre particules ayant été soumises à une interaction (Cf. inégalités de Bell, paradoxe EPR, intrication, etc.), il propose une interprétation alternative à celle de non-localité énoncée par Bernard d'Espagnat.

Pour Costa de Beauregard, les phénomènes parapsychologiques tels que la psychokinèse, la télépathie et la précognition trouvaient leur explication dans son principe de la causalité rétrograde, le seul permettant de penser le paradoxe EPR et de rendre compte des diverses variantes de l'expérience d'Aspect, d'après lui. Il a révélé en privé les implications parapsychologiques de la causalité rétrograde en physique quantique en 1951 à Princeton et a graduellement dévoilé ses opinions sur le sujet, jusqu'au Colloque de Cordoue, où il figurait, avec JosephsonBohm et Capra, parmi les physiciens qui estimaient que la parapsychologie ne contredisait pas la physique1. Quand il s’avisa d’une analogie possible entre la psychokinèse et les états corrélés en mécanique quantique, il essaya de prouver qu’elle en était une réalisation expérimentale, et s’est lancé, avec son habituel enthousiasme, dans la vérification expérimentale de la parapsychologie 2. Il fut un des membres de la Fondation Odier de psycho-physique.Il a proposé une hypothèse partielle des transmutations biologiques à faible énergie3, basée sur les réactions protons-neutrinos, à l'instigation de Corentin Louis Kervran 2."


Maintenant, dans le prochain article, toujours en compagnie des frères Bogdanov, nous allons rechercher une nouvelle trace du temps imaginaire, cette fois au fond d'un trou noir.


 

Avant de quitter l'étrange expérience d'Aspect, j'ai vu: elpti.skyrock.com

Enlevements ... temoignage ... OVNI ... Il serait tempsde réagir ...

http://elpti.skyrock.com/20.html

 

fermaton.over-blog.com -A propos de l'effet tunnel: THEOREME_DE_LESPRIT_ET_DE_LAMOUR_DIVIN


 

 

fr.wikipedia.org -Causalité (physique)

michel.bitbol.pagesperso-orange.fr -Interieur_du_Monde

 


 

14:49 Écrit par pascal dans bogdanov-le visage de dieu | Lien permanent | Commentaires (1) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

09/05/2012

4-6) Au commencement du temps 4-6) Le secret de l'énergie noire...


Au commencement du temps 4-6) Le secret de l'énergie noire...

énergie noire futura science

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans tous les articles de la rubrique "au commencement du temps", je souhaite approfondir ma réflexion sur "le visage de Dieu" écrit par les frères Bogdanov et celle de mon article dans mon blog de reflexions à travers le livre de Igor et Grichka Bogdanov: "Au commencement du temps".

Dans les articles précédents, j'ai fait un retour en arrière dans le passé jusqu'à l'instant zéro. ces articles m'ont permis de faire un saut dans l'histoire via les blogs et le articles que je déniche sur la toile, d'affiner mes connaissance sur la science et la recherche de l'Origine. Je trouve plaisir et jubilation à partager. Ces articles sont "ma lecture"  du livre des frères Bogdanov.


Mes articles déjà parus dans cette rubrique:

Au commencement du temps 4-2) Le passé peut-il encore exister?


1) Après avoir remonté le temps à l'envers vers le passé depuis 2009, nous sommes arrivés à l'instant zéro dans l'article 3-11).

"Au voisinage du mur de Planck et à fortiori avant, ces lois, dans le meilleur des cas, se transforment, et au pire, s'effondrent. La singularité garde tout son mystère. Les physiciens n'ont pas la moindre idée (actuellement) de ce qu'elle est.

Pour Etienne Klein, on ne peut expliquer l'Origine de quelque chose en invoquant autre chose. On n'exprime l'être que par l'être et pas par du devenir. Si on dit qu'à l'Origine il y avait déjà ceci ou quelque chose, on n'explique pas l'Origine, sauf à invoquer que la chose a toujours été là, donc qu'il n'y a pas d'Origine. En fait, pour lui, la science ne peut dire que deux choses:

a) Il n'est pas prouvé que l'Univers a eu une Origine, qui serait le transit qui fait passer de l'absence de toute chose à au moins une chose.

b) Il n'est pas prouvé que l'Univers n'a pas d'Origine.

C'est donc, comme la question de Dieu (si on se réfère à des philosophes comme Kant), du domaine de l'indécidable au sens de Gödel.

Dans un tel contexte, l'approche mathématique proposée par les frères Bogdanov ne peut-elle pas fournir des indications dont on peut tirer des hypothèses nouvelles et peut-être déplacer les lignes de nos connaissances? "En prenant toutefois cette approche pour ce qu'elle est et rien d'autre: une hypothèse dont l'essence mathématique correspond à la nature mathématique de "l'objet" que nous cherchons à comprendre, la singularité initiale de l'espace-temps. En tout cas, elle me permet une réflexion concernant la science, la philosophie, l'épistémologie et un réflexions sur moi-même, ce que j'appelle le "soi", mon "intérieur" invisible par opposition au visible...Et je trouve ça plutôt jubilatoire..."



Nous nous sommes d'abord demandés au chapitre 4-1): comment tout cela est-il possible? et au chapitre 4-2): "le passé peut-il encore exister"?.

Nous avons ensuite  examiné les traces que nous pouvons aujourd'hui retrouver de ce instant primordial.

Nous avons d'abord pénétré au chapitre 4-3: dans la cinquième dimensionEn effet, Depuis Einstein, nous avons pris l'habitude de notre espace-temps quotidien à quatre dimensions, trois dimensions d'espace et une dimension de temps. Sur l'axe temporel, c'est le temps linéaire que l'on connait dans ce monde. Et la cinquième dimension?  Nous avons vu dans l'article 3-10) qu'on peut imaginer que l'immense force de gravitation qui règne à l'âge de Planck finit par faire basculer cette droite, qui pivote alors de 90° dans le plan complexe. Elle devient non plus réelle, mais imaginaire pure. C'est ce qui a pu se passer pour le temps, avant le Big Bang.

Une deuxième trace se trouve dans le feu du Big Bang lui-même.

Dans le chapitre  4-5) l'Univers est-il rond? nous avons cherché une autre trace dans la forme de l'Univers.

Aujourd'hui, nous chercherons une nouvelle trace dans les profondeurs mystérieuses, vaguement inquiétantes de l'énergie noire.


2) L'hypothèse de l'accélération de l'expansion de l'Univers.

le LHC

Effectuons un retour en 1997 dans ce laboratoire qu'est le CERN, à Genève, dans la division théorie, où onze ans plus tard, sera mis en service le plus grand accélérateur de particules au monde:  le LHC. Les frères Bogdanov s'entretiennent avec le physicien italien Gabriele Veneziano (Veneziano a développé la théorie des cordes et l'a étendue à la cosmologie des cordes (vidéo)) sur un sujet mystérieux et difficile à admette à l'époque mais qui s'est progressivement imposé au fil des années dans le cadre de leurs travaux de thèse sur l'origine de l'Univers, "avant" le Big Bang: selon les calculs, non seulement l'expansion de l'espace-temps ne s'achèverait jamais, mais elle irait en s'accélérant. En 1997, cette idée n'éveilla guère l'enthousiasme des théoriciens du CERN. Pendant plus d'un an cette hypothèse n'eut donc aucun écho.

liens: grindaizer.blogspot.fr -grenoble-le-lhc-et-le-reste

blogg.org/blog -gabriele veneziano


3) Les supernovae lointaines.

Mais en octobre1998, une nouvelle fracassante fait le tour des laboratoires astronomiques du monde entier et la une des journaux, parmi lesquels la revue Nature, qui titre en gros caractères: "la révolution de l'année". Pourquoi tant d'agitation? La lumière émise par certaines de ces étoiles lointaines en train d'exploser montre qu'elles se situent bien plus loin que que ce que l'on croyait. La solution s'impose alors très vite, ahurissante: l'expansion de l'Univers est en train de s'accélérer. Comme propulsés par une force invisible dans le vide grandissant, étoiles et constellations s'éloignent irréversiblement les unes des autres et s'écartent de plus en plus, sans jamais revenir en arrière. Jusqu'à l'infini et que, dans un avenir immensément lointain, le ciel devienne noir pour toujours.

Et, l'année suivante, le 26 juin 1999, les deux frères furent autorisés à présenter leur "prédiction", encore très mal acceptée par certains membres du jury, lors de leur soutenance de thèse. Il devenait alors possible d'apporter une réponse à cette question, l'une des plus troublantes qui aient hanté l'homme: le temps a-t-il eu un commencement?


4) Le grand mystère.

Star wars épisode VII

 

 

 

 

 


Avant de répondre, examinons ce phénomène très mystérieux.

*L’énergie noire est une forme hypothétique d’énergie qui remplirait tout notre Univers et qui a été indirectement mise en évidence par diverses observations astrophysiques, notammentl’accélération de l’expansion de l’Univers.

L’Univers est non seulement dans une phase d’expansion, mais aussi dans une expansion qui s’accélère.

Du fait de sa nature répulsive, l’énergie noire a tendance à accélérer l’expansion de l’Univers, plutôt que la ralentir, comme le fait la matière normale par effet attractif gravitationnel.

Une façon intuitive de visualiser l’expansion de l’Univers est de prendre l’analogie d’une toile élastique que l’on étire dans toutes les directions:

Si l’on dessine des motifs sur la toile, alors ceux-ci vont grossir en même temps qu’ils semblent s’éloigner les uns des autres lorsque l’on étire la toile.

Par contre, si au lieu de dessiner des motifs on colle sur la toile un objet rigide (une pièce de monnaie par exemple), alors, en étirant la toile, on va éloigner les objets les uns des autres, mais cette fois ils vont garder une taille constante.

C’est un processus de ce type qui est à l’œuvre avec l’expansion de l’Univers.

L’expansion de l’Univers ne signifie pas que les objets astrophysiques voient leur taille varier.

Ce n’est que leur distance mutuelle qui varie au cours du temps, et ce uniquement pour des objets suffisamment éloignés.

Historique: Historiquement, la seule forme d’énergie (hypothétique) se comportant comme de l’énergie noire était la constante cosmologique, proposée dans un autre contexte par Albert Einstein en 1916.

En 1916, date à laquelle l’expansion de l’univers n’était pas connue, Albert Einstein considérait que l’Univers devait être statique, aussi lui fallait-il introduire une nouvelle force s’opposant à la force de gravitation, afin d’expliquer pourquoi l’Univers ne s’effondrait pas sur lui-même sous sa propre force d’attraction gravitationnelle.

Le candidat idéal qui fut trouvé est la constante cosmologique Λ, qui permettait de contrebalancer l’effet attractif de la force gravitationnelle.

La constante cosmologique est un paramètre rajouté par Einstein à ses équations de la relativité générale, dans le but de rendre sa théorie compatible avec l’idée qu’il y avait alors un Univers statique.

La constante cosmologique représente une densité d’énergie constante qui remplit l’espace de façon homogène.

Elle introduit une sorte d’énergie (un champ scalaire constant) présente en tout point du continuum spatio-temporel, qui, avec un choix convenable de signe et de valeur, peut s’opposer à la gravité et modifier le profil d’évolution de la taille de l’Univers.

En 1929, Edwin Hubble observe un décalage vers le rouge (redshift) des galaxies qui témoignerait d’un Univers en expansion.

La Loi d’Hubble énonce que les galaxies s’éloignent les unes des autres à une vitesse approximativement proportionnelle à leur distance.

Autrement dit, plus une galaxie est loin de nous, plus elle semble s’éloigner rapidement.

Cette loi ne concerne bien évidemment que la partie de l’Univers accessible aux observations (Univers observable).

L’extrapolation de la loi de Hubble sur des distances plus grandes est possible, mais uniquement si l’Univers demeure homogène et isotrope sur de plus grandes distances (ses propriétés ne changent pas).

C’est le principe cosmologique qui dit que l’Univers est:

homogène: l’Univers est invariant quand on se déplace dedans, son apparence générale ne dépend pas de la position de l’observateur.

isotrope: l’Univers est invariant quand on regarde dans différentes directions, son aspect ne dépend pas de la direction dans laquelle on l’observe.

La conséquence immédiate de la loi de Hubble et de l’expansion de l’Univers est que celui-ci était par le passé plus dense et donc plus chaud, et de là découle le modèle du Big Bang.

Il semblerait que, deux ans avant Hubble, Georges Lemaître avait prédit l’existence de cette loi…un nouvel exemple de la loi de Stigler.

Suite à la découverte de Hubble, Albert Einstein revient sur l’introduction de la constante cosmologique, la qualifiant de « plus grande bêtise de sa vie. »

Il est alors revenu à son équation originelle (où la constante cosmologique Λ ne figure pas), jugée plus conforme avec les observations de l’époque.

Un temps abandonnée par la cosmologie, cette constante cosmologique a été récemment remise au goût du jour après la découverte dans les années 1990 de l’accélération de l’expansion de l’Univers (mis en évidence par des mesures sur des supernovae, le fond diffus cosmologique, lentilles gravitationnelles…), et on a vu apparaître un regain d’intérêt pour cette constante cosmologique.

Elle décrirait une force ou énergie, encore hypothétique, qui accélèrerait l’expansion de l’Univers, appelée énergie sombre (ou énergie noire).

Elle demeure compatible avec l’ensemble de la théorie de la relativité générale.

Dans le cadre de la théorie d’Albert Einstein, lorsque qu’on cherche à construire un modèle cosmologique, un univers dynamique est bien plus naturel qu’un univers statique.

Elle permet donc de s’appuyer sur les lois de la Relativité Générale pour définir une sorte d’énergie invisible qui se comporte contre la force de gravitation et qui accélère l’expansion de l’Univers.

L’énergie noire se comporterait ainsi comme une force gravitationnelle répulsive.


Certains y on vu une nouvelle force de l'Univers, la cinquième après les quatre autres déjà connues. D'où le nom qu'on lui attribue parfois: la quintessence. Pour d'autres, elle a quelque chose de vaguement inquiétant, comme un "mauvais côté de la force" et lui ont donné un nom évocateur, qui pourrait servir de titre au mythique épisode VII de "Star Wars" l'énergie sombre.


L'énergie noire reste un mystère total. Son origine et son contenu sont totalement inconnus.

*Dans wikipedia.fr on trouve: En cosmologie, l'énergie sombre, ou énergie noire (dark energy en anglais) est une forme d'énergie inconnue en laboratoire emplissant tout l'Univers et dotée d'une pression négative, qui la fait se comporter comme une force gravitationnelle répulsive. L'énergie sombre est indirectement mise en évidence par diverses observations astrophysiques, notamment l'accélération de l'expansion de l'univers.L'énergie sombre est, en termes de densité d'énergie, la composante majeure de l'univers. Elle représente 65 % à 80 % de la densité d'énergie totale de l'univers (72 % d'après le site de la NASA1). En 2012, sa nature reste un mystère. Le terme d'énergie sombre est un terme générique qui englobe tout phénomène physique imitant une forme d'énergie à pression suffisamment négative.


*La découverte imprévue de l’expansion accélérée de l’univers en 1998 a nécessité de reconsidérer une vieille énigme de la physique et de la cosmologie, remontant aux travaux d’Einstein : celle de laconstante cosmologique.

Étroitement liée à la notion d’énergie du vide quantique, l'expansion accélérée impliquerait que plus de 70 % du contenu de l’univers est sous forme d’une énergie inconnue. Face à cette énergie inconnue, celle équivalent à la masse de la matière composant les étoiles et les cellules de notre corps apparaît comme une quantité presque négligeable. Cette énergie mystérieuse, signalant peut-être une nouvelle physique au-delà du modèle standard, a reçu le nom d’« énergie noire » (Dark energy en anglais).

Plusieurs explications théoriques ont été proposées à son sujet et ce dossier a pour but de passer en revue certaines d’entre elles, parmi les plus prometteuses. Pour cela, Futura-Sciences a interviewé l’un des grands spécialistes français de ces théories, Philippe Brax, qui a bien voulu nous faire bénéficier de ses lumières en répondant à nos questions.

En somme, tout le monde s'accorde aujourd'hui à dire que l'énergie noire est une sorte de "pression négative", une "énergie fantôme ayant des points communs avec la célèbre constante cosmologique introduite par Einstein en 1916, avant qu'il la récuse comme étant "la plus grande erreur de sa vie".

liens: sciences.blogs.liberation.fr -l'univers qui accélère vaut le nobel

futura-sciences.com/fr -définition d'accélération de l'expansion de l'univers

wikipedia.org -Accélération_de_l'expansion_de_l'Univers

clearharmony.net -l'expansion accélérée de l'univers ébranle le fondations de la physique


fr.wikipedia.org -énergie sombre

podcastscience.fm -dossiers énergie noire

boulesteix.blog.lemonde.fr -l'énergie noire

astro2009.futura-sciences.com -une-particule-cameleon-pour-expliquer-lenergie-noire

agoravox.fr -l'énergie noire contrôle les amas de galaxies

edelweiss2.in2p3.fr -expérience pour détecter les wimps

futura-sciences.com/fr -matiere-noire-des-milliards-de-wimps-traverseraient-notre-corps-chaque-seconde

futura-sciences.com/fr -nouvelle lumiere sur l'énergie noire grâce aux cépheides

lsst.in2p3.fr/Science-LSST -l'énergie noire (télescope LLST)

amp2005.blog.lemonde -énergie noire, nouvelles particules

cavainc.blogspot.frsciences-astronomie -qu"appelle-t-on énergie sombre?

astronomienfolie.free.fr -expansion_univers_acceleration

lal.in2p3.fr -l'énergie noire (laboratoire de l'accélérateur linéaire)

planetastronomy.com -énergie noire

rsfblog.canalblog.com -nouvelles des galaxies

jp-petit.org/science -énergie noire: dossier CNRS

fin-du-monde.org -matière noire (vidéo)

science-cosmique.net -le modèle cosmologique

cosmosgate.free.fr -matière noire

http://irfu.cea.fr -énergie noire (service d'astrophysique laboratoire AIM)

cerimes.fr -energie-noire-et-matiere-noire (vidéo IAP)

apc.univ (astoparticules et cosmologie) -l'énergie noire

hal.in2p3.fr/docs -These_AGorecki (modèle standard cosmologique et énergie noire)

 

etudiant-scientific.forumactif.com -expansion-de-l-espace-temps

wikipedia.org/wiki -Expansion_de_l'Univers

 

techno-science.net -le temps pourrait devenir une dimension d'espace

 

5) Le dilaton et le temps imaginaire.


Après cette vision récente de l'Univers, revenons en 1998. Ce que les frère Bogdanov soutenaient à leurs interlocuteurs parmi lesquels se trouvait Gabriele Veneziano, c'était leur idée sur la possibilité qu'une fluctuation de la signature de la métrique implique nécessairement la présence dans les équations d'une nouvelle force. Il devait s'agir de ce qu'on appelle en physique théorique un "champ scalaire", présent dès la phase "quantique" de l'espace-temps, avant le Big Bang. Ce champ devait être profondément associé à la fluctuation quantique temporelle de l'Univers à ce moment-là. Une fois le Big Bang déclenché, il devait se détacher de la métrique et donc, d'abord "dilater" l'espace-temps, puis "accélérer" son expansion. Or, en physique, il existe un champ, dit "scalaire" qui ressemble un peu à ce phénomène, on l'appelle dilaton, le dilaton qui  selon certaines hypothèses de la théorie des cordes, serait apparu dès l'instant de planck. Comme l'écrit l'astrophysicien Andrew Taylor en 2008 ("in the dark universe") :"une origine possible de l'énergie noire est qu'elle pourrait être causée par des fluctuations du vide."

Selon certains théoriciens, le dilaton pourrait provenir de ce qui est appelé "une réduction dimensionnelle", c'est à dire ce qui se passe lorsqu'une des dimensions d'espace-temps disparaît. Considérons alors qu'à l'instant zéro, le temps est soumis à une telle réduction, au point de ne plus apparaître dans les équations. Comme le physicien théoricien Costas Kounnas l'a fait remarquer aux Bogdanov, , il n'y a alors pas d'autre choix que de remplacer la dimension réduite par du temps par le dilaton complexe, un champ ayant une partie réelle et une partie imaginaire pure. Et... la dilaton complexe transforme (inévitablement?) la quatrième coordonnée, le temps, en une coordonnée de temps imaginaire pur.


 

liens:

champs: fr.wikipedia.org -Champ_scalaire

aalem.free.fr -CHAMPS-DE-VECTEURS

perso.ens-lyon.fr/francois.delduc -champ scalaire quantifié

futura-sciences.com -la physique des champs scalaires (l'univers-inflationnaire)

fr.wikipedia.org/wiki/Théorie du champ unifié de Heim (pas très connue ni diffusée)

dilaton: wikipedia.org -Dilaton

indico.in2p3.fr -tous noirs dans les théories (maxwell-einstein-dilaton)

ncatlab.org -dilaton

arxiv.org -dilaton au LHC

answers.com -dilaton wordnik.com -dilaton

http://arxiv.org -le dilaton et la gravité modifiée

io9.com -dilaton prd.aps.org -au LHC,Le dilaton, un boson pseudo-Nambu-Goldstone

scribd.com -la théorie des cordes (alexandre depire) Le-dilaton

hal.archives-ouvertes -dilaton

fr.wikipedia.org -Réduction_dimensionnelle

 

 

6) Conclusion.

non localité quantique




http://www.astrosurf.com/luxorion/quantique-teleportation...


 



L'énergie noire, si son existence est confirmée semble être à l'origine de l'accélération de l'espace-temps. C'est un fort indice expérimental d'une nouvelle "trace" de l'existence d'un temps autre, un temps imaginaire avant le Big Bang.  Dans l'article suivant, "l'étrange expérience d'Aspect" nous examinerons les questions que pose la "non localité" et leur interprétation comme nouvelle trace du temps imaginaire.





Mes liens pour les articles "au commencement du temps"

 


Autres lienshttp://catalogue.polytechnique.fr/Files/p_PrincCosmo.pdf

tel.archives-ouvertes.fr -théorie des cordes: configurations dépendantes du temps (these)

22:30 Écrit par pascal dans bogdanov-le visage de dieu | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

08/05/2012

4-5) Au commencement du temps 4-5) L'Univers est-il rond?


 




 

 

 


Au commencement du temps 4-5) L'Univers est-il rond?


Dans tous les articles de la rubrique "au commencement du temps", je souhaite approfondir ma réflexion sur "le visage de Dieu" écrit par les frère Bogdanov et celle de mon article dans mon blog de reflexions à travers le livre de Igor et Grichka Bogdanov: "Au commencement du temps".

Dans les articles précédents, j'ai fait un retour en arrière dans le passé jusqu'à l'instant zéro. ces articles m'ont permis de faire un saut dans l'histoire via les blogs et le articles que je déniche sur la toile, d'affiner mes connaissance sur la science et la recherche de l'Origine. Je trouve plaisir et jubilation à partager. Ces articles sont "ma lecture"  du livre des frères Bogdanov.


Mes articles déjà parus dans cette rubrique:

Au commencement du temps 4-2) Le passé peut-il encore exister?


1) Après avoir remonté le temps à l'envers vers le passé depuis 2009, nous sommes arrivés à l'instant zéro dans l'article 3-11).

"Au voisinage du mur de Planck et à fortiori avant, ces lois, dans le meilleur des cas, se transforment, et au pire, s'effondrent. La singularité garde tout son mystère. Les physiciens n'ont pas la moindre idée (actuellement) de ce qu'elle est.

Pour Etienne Klein, on ne peut expliquer l'Origine de quelque chose en invoquant autre chose. On n'exprime l'être que par l'être et pas par du devenir. Si on dit qu'à l'Origine il y avait déjà ceci ou quelque chose, on n'explique pas l'Origine, sauf à invoquer que la chose a toujours été là, donc qu'il n'y a pas d'Origine. En fait, pour lui, la science ne peut dire que deux choses:

a) Il n'est pas prouvé que l'Univers a eu une Origine, qui serait le transit qui fait passer de l'absence de toute chose à au moins une chose.

b) Il n'est pas prouvé que l'Univers n'a pas d'Origine.

C'est donc, comme la question de Dieu (si on se réfère à des philosophes comme Kant), du domaine de l'indécidable au sens de Gödel.

Dans un tel contexte, l'approche mathématique proposée par les frères Bogdanov ne peut-elle pas fournir des indications dont on peut tirer des hypothèses nouvelles et peut-être déplacer les lignes de nos connaissances? "En prenant toutefois cette approche pour ce qu'elle est et rien d'autre: une hypothèse dont l'essence mathématique correspond à la nature mathématique de "l'objet" que nous cherchons à comprendre, la singularité initiale de l'espace-temps. En tout cas, elle me permet une réflexion concernant la science, la philosophie, l'épistémologie et un réflexions sur moi-même, ce que j'appelle le "soi", mon "intérieur" invisible par opposition au visible...Et je trouve ça plutôt jubilatoire..."

 


Nous nous sommes d'abord demandés au chapitre 4-1): comment tout cela est-il possible? et au chapitre 4-2): "le passé peut-il encore exister"?.

Puis nous avons pénétré au chapitre 4-3: dans la cinquième dimensionEn effet, Depuis Einstein, nous avons pris l'habitude de notre espace-temps quotidien à quatre dimensions, trois dimensions d'espace et une dimension de temps. Sur l'axe temporel, c'est le temps linéaire que l'on connait dans ce monde. Et la cinquième dimension?  Nous avons vu dans l'article 3-10) qu'on peut imaginer que l'immense force de gravitation qui règne à l'âge de Planck finit par faire basculer cette droite, qui pivote alors de 90° dans le plan complexe. Elle devient non plus réelle, mais imaginaire pure. C'est ce qui a pu se passer pour le temps, avant le Big Bang. Nous allons découvrir que c'est elle la cinquième dimension, le temps imaginaire.

L'histoire d'une cinquième dimension peut être localisée à partir de juillet 1938, alors qu'Einstein, en compagnie de Peter Bergmann, vient de publier une important article dans lequel il écrit: "Nous allons montrer qu'il est possible d'assigner une réalité à la cinquième dimension sans entrer en contradiction avec les caractéristiques à quatre dimensions du continuum physique". Dans les chapitres qui suivent, nous allons essayer de découvrir la nature de cette cinquième dimension afin de comprendre ce qu'elle est, et comment les scientifiques l'utilisent dans leurs calculs. Car, peut-être bien que la cinquième dimension du temps imaginaire a précédé celle du temps réel.

Et enfin nous avons trouvé dans mon article 4-4): une première trace dans le feu du big bang.


2) La forme de l'univers.

 

 

 

 

 

 


Une autre trace du big bang est à rechercher dans la forme de l'Univers, dans la courbure de l'espace. Dans mon article 4-1) comment tout cela est-il possible?, nous avons noté qu'après COBE lancé le 18 novembre 1989, les données du satellite d'observation du fonds cosmologique WMAP ont fait l'objet d'un dépouillement complet en mars 2006. Elles ont  fait apparaître que notre espace physique à 3 dimensions semble plat, mais pourrait être doté d'une courbure très légèrement (marginalement disent les experts) positive: Presque plat...

 

Dans l’article de 2003, Jean-Pierre Luminet et ses collègues faisaient remarquer que le spectre de la courbe de puissance du rayonnement de fond diffus concernant les fluctuations de température était anormalement faible au niveau des contributions dites quadrupolaires et octupolaires, c'est-à-dire pour les grandes échelles spatiales de fluctuations de température. Bien qu’il faille tenir compte des incertitudes des mesures, ce manque de contributions aux grandes échelles dans le rayonnement fossile s’expliquait plus naturellement par un Univers de taille finie que de taille infinie. Si les observations de WMap étaient compatibles avec un Univers plat, elles étaient aussi légèrement favorables à un Univers fini de courbure positive.


Planck Surveyor a semble-t-il confirmé ces résultats; donnera-il des informations plus précises sur la courbure de l'Univers? Pour le moment, il semble donc que l'espace à trois dimensions, celui dans lequel nous vivons, pourrait avoir une courbure "marginalement" positive. Ce qui veut dire qu'il pourrait ressembler à quelque chose de sphérique, la forme la plus simple des objets à courbure positive, comme nous le verrons dans le chapitre 4. Ce fait est très important, car si l'Univers peut être rond, cela peut permettre d'y trouver une nouvelle trace du temps imaginaire.


3) Quelle est donc la forme de l'Univers? A quoi ressemble-t-il?

 

hypersphères

Pour la première fois, la science, ou plus exactement nos moyens d'observation, nous permettent d'entrevoir une réponse. Mais, d'abord, que veut dire voir à quoi il ressemble? Nous vivons "dans" un espace-temps à 4 dimensions, 3 directions d'espace et 1 direction e temps. C'est sans y penser que nous visualisons un objet à 3 dimensions, (une chaise, un chien, notre voiture). Mais, avec une dimension de plus, tout change: il est impossible de nous représenter une sphère à 3 dimensions. Ce qu'on peut voir, c'est une sphère à 2 dimensions, par exemple un ballon de football, mais pas à 3 dimensions. De même, il nous est impossible de nous représenter l'univers dans son ensemble, puisque nous ne pouvons l'observer que depuis son intérieur, où nous sommes. De même que l'ombre d'une sphère sur un plan est un disque, l'ombre d'une sphère tridimensionnelle sur un hyperplan (plus précisément, sa projection orthogonale hyperplane) est une boule de dimension 3. Par contre, ses sections par des hyperplans sont des sphères.

Alors, comment "voir" à quoi il ressemble? Jusqu'à maintenant, pour presque tous les astrophysiciens, l'espace à 3 dimensions dans lequel nous vivons est "plat". Cela signifie que si nous partons droit devant nous, nous ne reviendrons jamais à notre point de départ. Pourtant, et je vais suivre sur ce point les frères Bogdanov, qui pensent que les choses ne se passent pas comme cela. En effet, aucune observation irréfutable ne permet de trancher en faveur de cette solution. Au contraire, depuis 2006, comme nous venons de le voir, depuis 2006, les données fournies par les satellites astronomiques font pencher la balance vers un espace à trois dimensions légèrement courbé.

Mais qu'il soit plat ou courbe, il existe de nombreuses solutions possibles pour un espace à trois dimensions. Sa forme, ou sa topologie, pourrait être celle d'un cylindre, ou une forme ressemblant à celle d'un pneu de voiture (un tore). Pour un petit groupe de physiciens français, le choix s'est porté vers ce qu'en géométrie, on appelle un solide platonicien à douze faces ou "dodécahedron". Cet objet compliqué semble aujourd'hui disqualifié.

 

liens: http://fr.wikipedia.org/wiki/Topologie_de_l'Univers

http://fr.wikipedia.org/wiki/Topologie

l'univers hypertore par jean-pierre luminet

luth2.obspm.fr/~luminet - l'univers est-t-il chiffonné?

images.math.cnrs.fr qu'est-ce qu'une variété

sphère tridimensionnelle

obspm.fr/actual/ forme de l'univers

dodécahédron


4) L'Univers est-il rond?

A l'échelle de l'Univers, il semble probable que le principe de simplicité domine. Par conséquent, parmi toutes les formes possibles et imaginables, il a dû adopter la plus simple. Et c'est la sphère. Mais attention, pas la simple sphère à deux dimensions comme un simple ballon, mais la sphère à trois dimensions que nous ne pouvons pas voir de l'extérieur et qui, par conséquent, échappe à toute représentation.

Somme-nous certains que c'est la forme la plus simple? En 1904Henri Poincaré avait annoncé ce résultat dans une des conjecture les plus célèbres de toute l'histoire des mathématiques: la conjecture de Poincaré. Elle a fait partie des sept problèmes du millénaire sélectionnés par la fondation Clay au début des années 2000.

Elle fut énoncée ainsi par Poincaré: « Soit une variété compacte V simplement connexe, à 3 dimensions, sans bord. Alors V est homéomorphe à une hypersphère de dimension 3. ». Poincaré ajouta, avec beaucoup de clairvoyance, un commentaire : « mais cette question nous entraînerait trop loin »

 

médaille fields

La résolution de la conjecture de Poincaré est due au mathématicien russe Grigori Perelman. Il a fallu plus de deux ans aux meilleurs experts pour s'assurer de la validité de son impressionnante démonstration. Esprit d'une originalité extrême, son résultat sur la conjecture de Poincaré a été officiellement reconnu par la communauté mathématique qui lui a décerné la médaille Fields le 22 août 2006 lors du congrès international des mathématiciens et par l'Institut de mathématiques Clay qui lui a décerné le prix du millénaire le 18 mars 2010.
Perelman a refusé la médaille Fields (voir 2,3,4) et le prix Clay (5). Il avait déjà refusé le prix de la Société Mathématique Européenne en 1996
.

Mais aujourd'hui le "théorème de Poincaré-Perelman" est pleinement reconnu: en trois dimensions, la sphère tridimensionnelle est l'objet le plus simple qui soit.

Les travaux des frères Bogdanov sur l'Univers primordial, commencés en 1991, partaient de l'idée que l'espace à trois dimensions devait avoir la forme la plu simple possible: celle d'une sphère. Or, à cette époque, la conjecture de Poincaré n'était pas encore démontrée. Pourquoi alors ne pas adopter cette formule: "tout comme la Terre est ronde, l'Univers est rond lui aussi".

liens: pi314159.wordpress.com -grigori perelman démontre la conjecture de poincaré

uclouvain.be -perelman et la conjecture de poincaré: la résolution d'un problème centenaire

http://fr.wikipedia.org/wiki/Conjecture_de_Poincar%C3%A9

http://fr.wikipedia.org/wiki/3-sph%C3%A8re

http://www.mathcurve.com/surfaces/S3/s3.shtml

http://www.tigres-volants.org/Thias/JavaSphere.html

http://www.lesoir-echos.com/mathematiques-le-prix-du-mill...

http://fr.wikipedia.org/wiki/Topologie_de_l'Univers

http://fr.wikipedia.org/wiki/Topologie

variétés et espaces:

l'univers hypertore luth2.obspm.fr/~luminet - l'univers est-t-il chiffonné?

 

5) Une sphère à trois dimensions.

hypersphère d'un point de vue artistique

Revenons à l'image du ballon de football. C'est une surface à deux dimensions, à ne pas confondre avec une boule Soit O un point de l’espace. On appelle sphère de centre O et de rayon R l’ensemble de tous les points de l’espace qui sont situés à une distance R du point O. On appelle boule de centre O et de rayon R l’ensemble de tous les points de l’espace qui sont situés à une distance du point O inférieure ou égale à R: Sphère et boule

Dans notre cas, la sphère-Univers a trois dimensions, c'est ce que les mathématiciens appellent une hyper-sphère. Si nous ne pouvons pas visualiser cette sphère, c'est parce que nous vivons non pas "sur", mais "dans" cette surface à trois dimensions, à l'intérieur de celle-ci. Mais le ballon, possède bien un intérieur, c'est la troisième dimension, qui au sens strict, ne fait pas partie de la sphère. De même, notre sphère-Univers possède un intérieur qui existe dans la quatrième dimension: c'est le temps. D'un point de vue topologique, la droite du temps se trouve à l'intérieur de la sphère Univers, qui rappelons le n'a pas d'extérieur. C'est pourquoi, à chaque instant, l'Univers, dont le rayon, qui correspond au temps, change d'échelle.

A travers cet Univers rond, nous découvrirons dans un prochain chapitre la trace dont nous avons déjà parlé, celle du temps imaginaire. Mais l'idée de représenter l'espace ordinaire par une sphère à trois dimensions a-t-elle une chance d'être vraie?

sphère

fr.wikipedia.org -N-sphère groups.csail.mit.edu/mac/users -hypersphère d'un point de vue artistique

memos/memoespaceland -sphère et boule


6) L'observation d'une courbure très faible, mais positive.


Dans l'article précédent, nous avons évoqué le fait que toutes les observations, notamment celles des satellites COBE, WMAP et plus récemment de Planck Surveyor, suggèrent fortement que l'Univers est en équilibre thermodynamique très tôt dans son histoire  et à fortiori à l'échelle de Planck ainsi que l'analyse des traces observées par WMAP (Le rapport spergel): 20 mars 2006. Ce jour là est publié le fameux rapport Spergel, cosigné par vingt-deux experts. Il s'agit des résultats de l'analyse portant sur les données de WMAP.

 

[*David Spergel: publications

*larecherche.fr: questions à David Spergel.

*lambda.gsfc.nasa.gov -données sur le CMB (cosmologic mocrowave background)]


Une Conférence et Point Presse sur le dernières données (mars 2008) du satellite WMAP après 5 années en orbite (WMAP 5), s'est tenue le Vendredi 11 Avril  2008 a 14h à l'Observatoire de Paris, Salle du Conseil du bâtiment Perrault (bâtiment historique) par le professeur David N. Spergel (du Team WMAP, Université de Princeton) ainsi que des spécialistes mondiaux du sujet présents à cette rencontre.

· L'univers est baigné dans un flux énorme de neutrinos. (un bloc de Plomb de la taille du système solaire arriverait à peine à arrêter un seul neutrinos parmi les milliards qui nous traverse à chaque instant!)· La matière noire doit être non baryonique et interagit très peu avec les atomes et le rayonnement.

· La mesure de la densité de la matière noire par WMAP impose des contraintes importantes sur le modèle de matière noire avec super symétrie.

· La détermination précise des densités dans l'Univers (par rapport à la densité critique : correspond à la densité d'énergie que l'on doit avoir dans un univers homogène et isotrope en expansion pour que sa courbure spatiale soit nulle) est maintenant possible; on a testé la cohérence entre les densités WMAP et celles provenant des abondances de Deutérium. Soit 72,1% pour l'énergie noire et 23,3% pour la matière noire. Matière baryonique (atomes) : 4,6% et moins de 1% de neutrinos.

· Détermination précise de la constante de Hubble : 70,1 km/s par Mpc +/- 1,3· Détermination précise de l'age de l'Univers : 13,73 Milliards d'années (Ga) +/- 0,12. La recombinaison (CMB) s'est produit 375.900 ans +/- 3.100 après le Big Bang. À cette époque l'Univers était composé de la façon suivante : 10% de neutrinos, 12% d'atomes; 63% de matière noire (dark matter); 15% de photons et l'énergie noire (dark energy) était négligeable.· Détermination précise de la température du bruit de fond : 2,725K.

 

Aujourd'hui, en raison de la formidable expansion de l'Univers, la courbure est certes extrêmement faible, mais "presque plat, ce n'est pas pareil que "totalement" plat. Les mesures disent que la courbure existe et qu'elle est "marginalement " positive. Si nous marchions droit devant nous et assez vite pour dépasser l'expansion, au terme d'un immense parcours, nous devrions finir par revenir à notre point de départ.

Commentaires sur: a) Presque plat... Dans l’article de 2003 , Jean-Pierre Luminet et ses collègues faisaient remarquer que le spectre de la courbe de puissance du rayonnement de fond diffus concernant les fluctuations de température était anormalement faible au niveau des contributions dites quadrupolaires et octupolaires, c'est-à-dire pour les grandes échelles spatiales de fluctuations de température. Bien qu’il faille tenir compte des incertitudes des mesures, ce manque de contributions aux grandes échelles dans le rayonnement fossile s’expliquait plus naturellement par un Univers de taille finie que de taille infinie. Si les observations de WMap étaient compatibles avec un Univers plat, elles étaient aussi légèrement favorables à un Univers fini de courbure positive.

b) topologie de l’Univers. fr.wikipedia.org/wiki/Univers: Une importante question de cosmologie qui reste sans réponse est la topologie de l’Univers.

Est-ce que l’Univers est « plat »? C’est-à-dire : est-ce que le théorème de Pythagore pour les triangles droits est valide à de plus grandes échelles ? Actuellement, la plupart des cosmologues pensent que l’Univers observable est (presque) plat, juste comme la Terre est (presque) plate.

Est-ce que l’Univers est simplement connexe ? Selon le modèle standard du Big Bang, l’Univers n’a aucune frontière spatiale, mais peut néanmoins être de taille finie.

 

Une majorité d'astrophysiciens a du mal a admettre que l'Univers n'est pas absolument plat, comme le leur a souligné le physicien théoricien George Francis- Rayner Ellisécrivent les frères Bogdanov. Ce dernier s'est intéressé de très près au changement possible du signe de la quatrième coordonnée de la métrique et à l'émergence d'un temps imaginaire en régime de forte gravité. Il a été corédacteur avec Stephen Hawking d'un ouvrage sur l'espace-temps à grande échelle qui contient entre autres, les fameux théorèmes de singularité développés avec Roger Penrose. A la question des Bogdanov (les données recueillies par WMAP débouchent-elles réellement sur une courbure positive pour l'espace à trois dimensions?), il avait répondu le 17 septembre 2004: "oui c'est correct - quoique beaucoup de gens résistent à cela".


Cette prédiction des deux frères avait été émise dès 1991: nous vivons dans une sphère à trois dimensions dont le rayon grandit constamment. Ceux qui partagent ce point de vue sont plutôt des mathématiciens, tel l'algébriste anglais Shan Majid, de l'université de Londres (et membre du jury de l'une des thèses des Bogdanov). En 2008, il a publié un ouvrage où, aux côtés d'Alain Connes, roger Penrose et d'autres, il effectue une solide approche mathématique de l'espace-temps au moment du Big Bang. Il écrit en 2008: "Ainsi, pour chaque point de la sphère quantique S3 il existe quatre directions dans lesquelles vous pouvez vous déplacer. [...] Je prétend que la direction supplémentaire pourrait être interprétée comme étant le temps (dans space and timequantum spacetime and physical reality)." et à propos de l'Univers à grande échelle:"A chaque instant il doit vraiment être vu comme une sphère à trois dimensions."


Des raisons théoriques profondes ont conduit les frères Bogdanov vers l'hypothèse d'un Univers rond. En particulier, dans notre espace ordinaire, les physiciens détectent des grandes symétries, décrites par le groupe des rotations à trois dimensions. Ce groupe appelé SO(3) est topologiquement une sphère. A son propos, Shan Majid précise: "La première chose à dire est que lorsqu'un groupe de symétrie continu comme SO(3) est considéré en tant qu'espace, alors il possède une courbure."

 

Note sur la symétrie en physique: En physique la notion de symétrie, appelée aussi invariance, renvoie à la possibilité de considérer un même système physique selon plusieurs points de vues distincts en termes de description mais équivalents quant aux prédictions effectuées sur son évolution.

Le statut de la notion de symétrie a beaucoup évolué. D'abord reconnue comme propriété des systèmes physiques, elle a ensuite été utilisée comme méthode théorique de génération de nouvelles solutions des équations qui gouvernent l'évolution de ces systèmes (d'où l'introduction du concept de groupe de Lie) et enfin depuis la deuxième moitié du xxe siècle la notion de symétrie prend une importance encore plus fondamentale puisque depuis cette époque, une théorie quantique est toujours définie principalement par la symétrie qui la sous-tend.

Symétrie en physique classique: On présente ici les différents contextes de la physique classique où la notion de symétrie est particulièrement importante. On présente la notion d'isotropie, appelée encore symétrie de rotation, ou encore d'homogénéité qui est liée à l'invariance par translation dans l'espace.-tend. 
Symétrie et conservation: Théorème de Noether (physique). Le théorème de Noether établit que pour toute quantité conservée il existe une symétrie sous-jacente de la théorie.

Types de symétrie: *Symétrie discrète: lorsque l'ensemble des opérations de transformation autorisées constitue un ensemble fini. Par exemple les cristaux possèdent...un groupe de symétrie discret appelé groupe cristallographique. D'autres symétries discrètes sont importantes en mécanique quantique: il s'agit des symétries de conjugaison de charge, de parité et d'inversion du temps qui permettent d'exprimer le théorème CPT affirmant que toute théorie quantique doit être invariante sous le produit de ces trois symétries.
*Symétrie continue: De façon intuitive, une symétrie est dite continue lorsque les paramètres qui la déterminent varient de façon continue. C'est le cas de la symétrie de rotation qui est associée au groupe de rotations dans l'espace par exemple. Ce dernier est paramétrisé par les trois angles d'Euler qui varient en effet de façon continue.
La structure mathématique qui sous-tend la description des symétries continues est la théorie des groupes de Lie dont le groupe des rotations est un exemple.
Symétrie globale.
*Une symétrie est globale, on dit encore rigide, si on effectue la même transformation en tous les points du système pour aboutir à une configuration équivalente. Par exemple la loi universelle de la gravitation de Newton qui s'exerce entre deux corps est inchangée lorsqu'on effectue une rotation ou une translation identique sur les deux corps. On dit donc que la loi de la gravitation universelle est invariante sous les transformations globales de rotation et de translation.
Symétrie locale.
Il arrive parfois qu'une théorie admette une symétrie bien plus grande et autorise à effectuer des transformations différentes en chaque point de l'espace. Lorsque ce phénomène se produit, on parle alors de symétrie locale.
Le premier cas connu de symétrie locale est celui de l'électromagnétisme. En effet les équations de Maxwell sont inchangées lorsqu'on change simultanément le potentiel électrique par la dérivée par rapport au temps d'une fonction arbitraire et qu'on change le potentiel vecteurpar le gradient de cette même fonction. Si cette fonction varie selon le temps et l'espace alors en chaque point on effectue bien une transformation différente. Pourtant les équations restent inchangées et les conclusions physiques restent les mêmes. La fonction arbitraire servant à construire ces transformations paramétrise le groupe de symétrie locale de l'électromagnétisme qui est notée mathématiquement .
Dans le cas qu'on vient de voir, la symétrie utilisée agissait sur les champs de la théorie, il s'agissait donc d'une symétrie interne et dans ce cas on parle d'invariance de jauge. L'électromagnétisme est donc un exemple de théorie de jauge.
Si on a affaire à une symétrie d'espace-temps, comme le cas des translations par exemple, les choses sont un peu plus compliquées d'un point de vue technique. Si la théorie est telle que cette symétrie est en plus locale, elle possède alors l'invariance par reparamétrisation de l'espace-temps, on parle encore de covariance générale, et il s'agit alors de la relativité générale. La loi universelle de la gravitation est invariante sous les transformations globales de translation mais pas locales. La relativité générale peut donc être vue comme l'extension de la gravité newtonienne pour laquelle on a agrandi l'ensemble des transformations sous lesquelles elle est invariante.
Les deux cas que nous avons vus correspondaient à des groupes de symétrie discrets. Un cas plus exotique est celui de la construction d'orbifolds en théorie des cordes qui permet de construire des exemples de symétrie locale pour une symétrie discrète.


liens: topologie et univers:mth.uct.ac.za/ george ellis/cv

mth.uct.ac.za/ réflexions sur Quantum_Gravity

ledifice.net/7045-3.html -Arkadiusz Jadczyk et la théorie de bogdanov

http://arkadiusz-jadczyk.org/index.html http://www.mth.uct.ac.za/~ellis/nature.pdf

futura-sciences.com/fr -jean-pierre-luminet-commente-les-dernieres-observations

topologie de l’Univers.

fr.wikipedia.org/wiki/Topologie_de_l'Univers

fr.wikipedia.org/wiki/Topologie

l'univers hypertore par jean-pierre luminet

luth2.obspm.fr/~luminet - l'univers est-t-il chiffonné?

images.math.cnrs.fr qu'est-ce qu'une variété

sphère tridimensionnelle

obspm.fr/actual/ forme de l'univers

 

impan.pl -Noncommutative theory for mirror quantum spheres

wikipedia.org- Sphère de bloch

 

 

scientifiques: maths.qmul.ac.uk -majid: Quantum_Algebras

arkadiusz-jadczyk.org

alainconnes.org -site web

motls.blogspot.fr -le blog de motl (article de strominger: black-holes-harmonic-oscillators...)

 

Groupes: .fyma.ucl.ac.be -théorie des groupes

fr.wikipedia.org/wiki -Groupe_de_symétrie

fr.wikipedia.org -Groupe_orthogonal

fr.wikipedia.org -symétries (physique)

halshs.archives-ouvertes.fr -Groupes de Lie – groupes SO(3) et SU(2

http://www.latroika.com -groupes de rotation et espaces projectifs

eljjdx.canalblog.com -un peu de topologie pour tout le monde

techno-science.net -groupes de lie

th.u-psud.fr -structure fondamentale de la matière...groupes de lie

 

7) De la courbure de l'Univers au temps imaginaire.

Le fait que l'espace à trois dimensions soit peut-être une sphère tridimensionnelle implique qu'il est possible qu'avant le Big Bang, le temps ait pu être imaginaire. En effet, tout comme une sphère à deux dimensions est le bord d'un espace qui en compte trois, la sphère à trois dimensions est le bord d'un espace à quatre dimensions. Un espace possible est en fait l'espace-temps qui est le notre. Dans cet espace, la droite du temps a une certaine orientation à l'intérieur de la sphère. Mais on peut envisager d'autres orientations pour cette droite comme nous l'avons déjà vu dans des articles précédents: si nous faisons pivoter cette droite temporelle d'un angle droit dans le plan complexe, le temps réel devient alors temps imaginaire! Dans un langage plus "topologique", selon les frère Bogdanov, la sphère à trois dimensions est à la fois le bord de l'espace-temps ordinaire mais aussi de l'instanton gravitationnel, la boule à quatre dimensions qui représente l'espace-temps imaginaire.

Comme on l'a découvert au cours des articles précédents, ce temps imaginaire n'avait  une "existence effective" qu'avant le Big Bang (en conservant la notion communément admise du temps et en s'aventurant dans le no-man's land hypothétique, mais combien passionnant).

Mais tout ce que nous avons vu représente, à grande échelle, une trace de ce temps imaginaire qui existait sans doute lorsque le diamètre de la sphère à trois dimensions qui matérialise le bord de notre Univers ne mesurait que la longueur de Planck (ell_P = 1,616 252times 10^{-35} m.) Et ce temps-là a existé, c'était le temps de Planck.


8) épilogue.

Pour la première fois, nous pouvons accéder à une représentation plus "fidèle" de l'Univers dans lequel nous vivons et de sa forme grâce aux satellites d'observation COBE, WMAPPlanck Surveyor et aux outils d'observation tels que le télescope spatial HUBBLE. Et s'il est validé que l'Univers est bien rond, nous aurons un indice supplémentaire du fait que, avant le Big Bang, le temps réel et le temps imaginaire coexistaient au sein d'un temps plus global, le temps complexe, non ordonné sur le plan causal.

Après les premiers indices, "la cinquième dimension","dans le feu du Big Bang", nous venons de découvrir "l'Univers est-il rond?" mais il existe d'autres et d'autres indices de ce temps archaïque qui a précédé le notre. Dans le prochain article, nous allons chercher dans les profondeurs mystérieuses et inquiétantes de l'énergie noire.


 


20:10 Écrit par pascal dans bogdanov-le visage de dieu | Lien permanent | Commentaires (1) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

02/05/2012

Les légendes des cités englouties.

 

Les légendes des cités englouties.


facebook.com/pages -Eden-Saga

Croix ansée

 

paradis terrestre

 

En ce temps là...

 

Zodiaque de Dendérah

 

Zodiaque de dendérah

 

Jardin des délices (Bosh)

 

mine ancienne

 

pierres précisuses


La Bible est présente  parmi les grands mythes de l'humanité, mais le mythe de l'Atlantide représente beaucoup pour moi.

Je l'ai découvert en lisant les livres d'Albert Slosman, la grande hypothèse, le trilogie des origines (le grand cataclysme - les survivants de l'Atlantide - ...et Dieu ressuscita à Dendhéra), la vie extraordinairede Pythagore, Moîse l'Egyptien. Dix livres étaient prévus après Moîse, mais cette série a été interrompue par la mort de Slosman en 1981. Le dernier livre que Slosman avait prévu devait s'intituler l'Eternité n'appartient qu'à Dieu.

Dans les autres publications, on trouve l'astronomie selon les Egyptiens, le livre de l'au-delà de la vie et le zodiaque de Dendhéra.


Ma lecture de "La grande hypothèse" porte surtout sur le grand cataclysme qui est sans doute une autre façon de voir le Déluge de la Bible. Je crois que tous les grands mythes de l'humanité parlent de ce qui a dû être une catastrophe naturelle que la terre aurait subi il y a 14000 ans selon Slosman. Les 3 grandes pyramides d'Egypte et le Sphinx seraient selon lui un témoignage des survivants de ce évènement à l'adresse des générations futures et un avertissement qui a un écho particulier aujourd'hui où on parle de plus en plus de fin du monde . L'émission de la chaîne 4 (apocalypse en 2012) est significative à cet égard.


De "la grande hypothèse", le Figaro écrivait alors: la "construction qui s'accomplît devant nous est peut être un des évènements de notre temps". Et Slosman le définissait ainsi: "c'était en définitive une histoire du monothéisme des origines à la fin du monde que j'étais en train d'écrire, en voulant démontrer que le Dieu des chrétiens était le même que le Créateur originel. L'éternel était Yahvé, mais aussi Ptah. Dieu était celui de Jésus, de Moise, d'Abraham mais aussi d'Osiris. Et ce Dieu Un avait déjà été l'unique créateur de la Création, celui qui inspira la Loi à ses créatures! A chaque ère céleste correspondait un Fils de Dieu, un Messie".


"C'est une Histoire du monothéisme des origines à la fin du monde que j'étais en train d'écrire, en voulant démontrer que le Dieu des chrétiens était le même que le Créateur originel. L'Eternel était Yahvé mais aussi Ptah. Dieu était celui de Jésus, de Moise, d'Abraham, mais aussi d'Osiris. Et ce Dieu Un avait déjà été l'unique Créateur de la Création, celui qui inspira la Loi à ses créatures. A chaque être céleste correspondait un Fils de Dieu, un Messie". Albert Slosman

article de mon blog: la grande hypothèse 11) l'éternité n'appartient qu'à Dieu:

En  exergue:

"Se mêlant aux cendres brûlantes, les flots coulaient à même les rues. Et l'un de ces torrents avait déferlé avec rage à l'endroit même où les prêtres d'Isis s'étaient rassemblés autour des autels."                                                                                       George B Lytton (Les derniers jours de Pompéï).

"Le disque solaire ne brillera plus, et les nuages le feront disparaître. La nuit régnera éternellement et les hommes abasourdis par cette absence ne pourront plus vivre". Papyrus hiératique N° 1116 Ms du musée de Léningrad (Le conte prophétique).

Il existe des récits prophétiques du temps des premiers pharaons. Les prophètes étaient des conseillers fort écoutés des Aînés. La noirceur des tableaux qu'ils dressent de l'avenir de l'humanité n'a rien à envier à celle d'Isaïe, de Saint Jean... ou de Nostradamus. La traduction d'un récit original qui suit, "Le grand Roi et les Magiciens" a été reproduite de nombreuses fois comme un conte à dormir debout! Nul des éminents égyptologues ne conteste l'authenticité du document original qui remonte à 5 000 ans A cette époque, nos propres ancêtres vivaient nus dans des grottes enfumées! Les sauvages ne pouvaient en aucun cas être ceux qui écrivaient des récits prophétisant ce qui se produirait des millénaires plus tard. Il faut cesser de considérer ces antiques sages comme des sauvages. C'est plutôt nous qui le sommes encore avec notre course insensée aux armements! C'est le seul moyen de comprendre l'obscurantisme dans lequel nous nous enfonçons de plus en plus, et qui risque de faire glisser notre planète dans le noir absolu. Ce texte, qui remonte à la nuit des temps, met en scène Khoufou (Khéops), qui s'attribua la Grande Pyramide et fit reconstruire  pour la troisième fois le temple de la Dame du Ciel, à Dendhérah:

 


(Est ce que cela s'est produit en en endroit précis, ou partout où il y avait des civilisations avancées à cette époque (- 12 000 ans ou 1000 ans avant Platon, il y a 3600 ans, comme décrit pour Santorin?), un peu comme la disparitions des dinosaures.

Pour Platon , c'est un avertissement donné à l'humanité sur les conséquences d'un recherche trop poussée du pouvoir).

 

 

Tous mes articles sur "la grandehypothèse":

http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2011/11/la-revelat...

http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2011/07/reflexions...

http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2011/05/pyramids-o...

 

 

http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2011/05/la-grande-hypothese-11 c)-leternite-n-appartient-qu-à-dieu(conte prophétique).html

http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2011/04/la-grande-hypothese-11 b) -pour notre temps.html

http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2011/04/la-grande-hypothese11 a) -ce-que-jai-vu-et.html

http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2011/04/la-grande-...

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Autres Liens:

wikipedia.org: mythe du déluge: Le Déluge est un mythe répandu dans de nombreuses cultures. C’est aussi un des plus anciens. Il relate généralement des pluies catastrophiques et les inondations consécutives qui exterminèrent hommes et animaux à l’exception d’un seul couple de chaque espèce qui allaient repeupler la terre ensuite.uge

 

eden-saga.com/fr -un-dieu-unique: la-grande-hypothese-d-albert-slosman

tradition-science.com -Slosman-et-velikovsky-les-precurseurs

 

christiasylf.xooit.org -en savoir plus sur albert slosman http://astrolys.forumperso.com/t454-albert-slosman-qqs-do...

 

 

les transgressions marines

http://fr.wikipedia.org/wiki/Atlantide

lémurie

Ys

cités perdues

SANTORIN-ET-LE-MYTHE-DE-L-ATLANTIDE-

l'Atlantide découverte via google earth

 

http://www.dailymotion.com/video/x8lopj_les-pyramides-et-...

http://www.dailymotion.com/video/x3qi5x_l-atlantide-2_tech

http://www.dailymotion.com/video/x4b2oc_l-atlantide-parti...

http://www.dailymotion.com/video/x1hyu5_a-la-recherche-de...

http://www.20minutes.fr/sciences/687012-sciences-la-cite-...

dernieres-nouvelles-de-l-atlantide en espagne

http://www.dailymotion.com/video/xjtns0_dernieres-nouvell...

initiation of the pyramid

 

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Entretien avec Jean-Marie Pelt (dans "le monde s'est-il créé tout seul?)

 

Entretien avec Jean-Marie Pelt




1) introduction


« Le monde s’est-il créé tout seul ? » "Telle est la question faussement naïve que s’en est allé poser l’écrivain et journaliste Patrice Van Eersel, directeur de collection chez Albin Michel et accessoirement membre illustre de l’Institut de recherche sur les expériences extraordinaires (INREES), aux « plus grands scientifiques de notre temps ». « Comment l’univers a-t-il commencé ? A-t-il existé de toute éternité ? Ou a-t-il démarré à un certain instant T ? (…) Qu’y avait-il avant cet instant T (…) Quelle est la place du hasard dans l’évolution du réel ? Qu’en est-il de la liberté humaine ? Sommes-nous étrangers au monde ? Sommes-nous au contraire les enfants que le cosmos attendait ? » Telles sont quelques-unes des questions qui émaillent ces entretiens parfois un peu décousus, mais toujours passionnants, symptomatiques des principaux courants de pensée qui agitent actuellement la communauté scientifique et parascientifique. Petite revue « au fil de l’eau » de l’ouvrage…"


En lisant cet article dans www.agoravox.fr, j'ai eu envie de rédiger des articles (un par interwiew) dans mon blog, pour méditer et partager ce qu'ont exprimé ces hommes plein de sagesse, de culture et de science, qui se sont exprimés dans le livre"Le monde s’est-il créé tout seul ?" sous forme d'entretiens avec l’écrivain et journaliste Patrick Van Eersell


 

Liens: cles.com/entretiens/article/le-monde-s-est-il-cree-tout-s...

Jean marie pelt

chaouqi.net -science et conscience

wikipedia.org _Henri Atlan

cirs.net _henri Atlan - chercheur

wikipedia.org -Patrice_Van_Eersel

cles.com -patrice-van-eersel grand reporter

 

 

Patrice van Eersel

"Grand reporter, sa curiosité inlassable le pousse sans cesse aux frontières de la connaissance. Écrivain, citons entres-autres Réapprivoiser la mort(éd. Albin Michel), qui poursuit l’enquête menée parLa Source noire (éd. Grasset), Tisseur de Paix (éd. du Relié) et J’ai mal à mes ancêtres, avec Catherine Maillard (éd. Clés / Albin Michel)".

 


2) Jean Marie Pelt.

Jean Marie Pelt: d’abord professeur de biologie végétale et de cryptogamie à la Faculté de pharmacie de Nancy jusqu’en 1972, il fonde en 1971 à Metz l’Institut européen d'écologie, et enseigne la botanique et la physiologie végétale à la Faculté des sciences de l’Université de Metz. (fatrasenbleu.blog50.com -les leçons passionnées de jean-marie pelt)

 

C'est l'un des plus aimés des botanistes français, auteur de nombreux livres et films sur les plantes. On lui doit la série télévisée "La Prodigieuse aventure des plantes".

Dans un de ses interviews (dans terre sacrée) il est amené à dire: "Le problème, c'est le rapport complètement inadéquat avec la nature : au lieu de la jardiner avec amour, nous l'exploitons. Ce n'est pas de l'avoir labourée un jour, c'est de l'avoir brutalisée. Les premiers jardins ont été faits par des femmes, de manière toute féminine...

Ensuite on a pris des socs, puis des tracteurs, puis
d'énormes bulldozers et maintenant on casse tout. On a
droit aux technologies, on n'a pas le droit d'en faire un
mauvais usage - je suis convaincu que les dérèglements
écologiques viennent d'un profond désintérêt pour la terre.
Le fait de ne pas l'aimer, tout part de là".


Jean-Marie Pelt est un homme multidimensionnel, tout à la fois scientifique rigoureux, connaissant bien le monde des laboratoires, écologiste de la première heure, citoyen responsable (il est adjoint à la mairie de Metz), poète contemplatif devant la beauté du monde, chrétien profondément oecuménique et Européen convaincu. Ce lecteur de la Bible, aussi très sévère avec les intégristes en appelle au retour de l'intuition créatrice dans les labos et de l'humilité mystique dans les religions..

J'ai été séduit par cette symbiose entre le sacré, la science et l'amour de la nature, c'est pourquoi j'écris ce premier article en donnant ma lecture de l'interview de Jean-marie Pelt.


 

3) L'entretien avec Jean-Marie Pelt: cles.com/entretiens/article/le-monde-s-est-il-cree-tout-seul

Dans "ma lecture" du livre "Le monde s'est-il créé tout seul?", je résume la question puis j'exprime ce que j'ai retenu de la réponse, en ajoutant éventuellement mes commentaires.

"Distinguons bien science et spiritualité. Le scientifique en moi exige des preuves rationnelles. Le mystique pense qu'un atome qui en attire un autre, c'est déjà de l'amour!" (Jean-Marie Pelt)


a) PVE: "Le monde s'est-il créé tout seul? ..."


JMP: "Je dirais que c'est là une question à laquelle la science a du mal à répondre, parce qu'elle relève, en partie au moins, de la philosophie. C'est la fameuse question de la "cause première" qui a tant agité les philosophes. C'est aussi une question qui frôle la métaphysique. Quand on évoque la cause première, on évoque aussi "les fins dernières". Donc, on est dans un domaine où la science n'est plus toute seule à apporter des réponses..."


A voir à ce sujet mon article dans  mon blog: au commencement du temps 4-1)

Au voisinage du mur de Planck et à fortiori avant, les lois de la physique, dans le meilleur des cas, se transforment, et au pire, s'effondrent. La singularité garde tout son mystère. Les physiciens n'ont pas la moindre idée (actuellement) de ce qu'elle est.

Avis d'Etienne Klein, ancien élève de l'École Centrale, titulaire d’un doctorat en philosophie des sciences, directeur de recherches au CEA, dirige actuellement le Laboratoire de Recherches sur les Sciences de la Matière, installé à Saclay:

"on ne peut expliquer l'Origine de quelque chose en invoquant autre chose. On n'exprime l'être que par l'être et pas par du devenir. Si on dit qu'à l'Origine il y avait déjà ceci ou quelque chose, on n'explique pas l'Origine, sauf à invoquer que la chose a toujours été là, donc qu'il n'y a pas d'Origine. En fait, pour lui, la science ne peut dire que deux choses:

a) Il n'est pas prouvé que l'Univers a eu une Origine, qui serait le transit qui fait passer de l'absence de toute chose à au moins une chose.

b) Il n'est pas prouvé que l'Univers n'a pas d'Origine.

C'est donc, comme pour la "question de Dieu", (si on se réfère à des philosophes comme Kant), du domaine de l'indécidable au sens de Gödel".


Nous y trouvons au chapitre 2) Le graal de la physique?


Le domaine de la connaissance qui touche à cet instant zéro est presque totalement inconnu. Les ténèbres les plus épaisses, les incertitudes les plus grandes y règnent sans partage. Au fond, un ne sait rien en dire, ce qui explique la prudence d'Etienne KleinStephen Hawking peut lancer ce rappel à la réalité: "demander ce qui s'est passé avant le Big Bang revient à chercher un point qui se trouverait à un km au nord du pôle Nord!". Un des blus brillants physiciens de notre époque, Alan Guth, qui a mis au point la célèbre théorie de l'inflation cosmique, répète lui aussi, sur un ton vaguement résigné: "L'instant de la création reste dans les ténèbres". Ces ténèbres, insensibles à la lumière venue du dehors, commencent là où s'arrête brutalement notre réalité physique: sur le mur de Planck, là où nos puissantes théories (la relativité, la mécanique quantique), s'effondrent l'une après l'autre. .

Mais, mesurant l'abîme à franchir, Isabelle Stenger, philosophe des sciences et professeur à l'Université libre de Bruxelles fait remarquer qu'il s'agit peut-être là du "graal de la physique(?)". Auteur avec Ilya Prigogine de plusieurs ouvrages consacrés, entre autres, à la grande question du temps, elle ira, disent les frères Bogdanov, jusqu'à écrire dans un article publié en 2004 dans les annales de l'institut de philosophie de l'université de Bruxelles: "Les frères Bogdanov étaient bel et bien convaincus après tant d'autres qu'ils voyaient se dessiner le graal physico-mathématique dont la quête définit la gravitation quantique."

 

 

"C'est cette conviction (ou cette illusion?) de frôler quelque chose de brûlant n comme un secret ultime, qui me pousse moi aussi à aller de l'avant au-delà du mur de Planck. Il est vrai que la dimension très mathématique de cette quête jalonnée d'équations et de calculs explique sans doute aussi l'attitude de la majorité des physiciens, pour qui, en l'absence de repères matériels, il est vain, absurde même de s'interroger sur ce qui a pu se passer avant le Big Bang?"

 



b) PVE: "Dans "Après nous le déluge"?, que vous avez cosigné avec Gilles-Eric Séralini, vous commencez par un exposé enthousiaste sur le miracle, mathématiquement hallucinant, de la vie sur la Terre. Vous rappelez que la probabilité pour qu'une vie biologique émerge quelque part dans l'Univers était infiniment petite et qu'il a fallu un extraordinaire concours de circonstances pour que nous habitions, par exemple, détail rarement cité, une planète penchée sur le plan de l'écliptique, qu'une lune bien placée et de taille ad hoc stabilise dans cette inclinaison  -sans quoi, la planète serait soumise à des sauts et tremblements rendant une vie complexe impossible. Seriez-vous partisan du principe anthropique?


JMP: "Il y a deux versions à ce principe. Le principe anthropique faible, c'est l'idée que les lois de la physique sont agencées de telle sorte que nous étions productibles, que nous pouvions être là. Je suppose qu'une large majorité de scientifiques le pensent.Mais c'est une tautologie, puisque si ces dites lois de la physique avaient été différentes, nous ne serions évidemment pas là pour en parler"
Le principe anthropique fort, lui, introduit la notion d'une volonté au départ, qui entrevoit, à la fin d'un long processus, l'existence de l'homme.Là, je suis un peu gêné par le fait que l'on laisse entrer dans la science l'idée de finalité, c'est à dire que l'on prétende pouvoir scientifiquement donner un sens à l'Univers. Je ne dis pas que l'Univers n'a pas de sens, mais cette idée, je la ressens plus dans la métaphysique que dans la science. Donc, non, je ne dirais pas que je suis un adepte du principe anthropique fort...

Maintenant, si j'introduis l'idée d'une volonté créatrice, je parle alors de mes convictions spirituelles... Je suis probablement le seul scientifique croyant chrétien de cet ouvrage. Je mesure à quel point c'est une position difficile dans la science, surtout en France. La science a toujours été très tentée par le scientisme et par un rationalisme exacerbé, où l'on considère qu'être croyant, c'est automatiquement être obscurantiste. Cela me choque d'autant plus que, adhérant par exemple à l'Êvangile de Jean, je me sens un homme de lumière. Chez saint Jean, il y a une foi profonde dans le Christ ressuscité, qui est la Lumière face aux ténèbres. Or il s'est produit une retournement tout à fait étonnant du vocabulaire, puisque désormais, c'est celui qui est croyant qui est jugé obscurantiste, donc du côté des ténèbres. (dinosoria.com _jesus_christ,  bible.catholique.org: evangile-selon-saint-jean/3264-chapitre-1)



liens: Principe anthropique

lacosmo.com _remarques sur le principe anthropique (christian magnan)

wikipedia.org/wiki _Principe anthropique wikipedia.org _Principe anthropique faible

fr.answers.yahoo.com -le principe anthropique fort

lebandeau.forumactif.fr _le principe anthropique fort

atoi2voir.com -le principe anthropique fort (trinh xhuan thuan)

astrosurf.com/luxorion _principe anthropique

radio-canada.ca _le principe anthropique

sceptiques.qc.ca _le principe anthropique (victor stender)

techno-science.net _le principe anthropique

futura-sciences.com _jean-pierre-luminet: principe anthropique et exoplanètes

media4.obspm.fr _anthropique (les exoplanètes)

entendre.wordpress.com _principe-anthropique-science-et-religion

asmp.fr _principe anthropique (débat avec d'espagnat...)

luth2.obspm.fr _brandon carter et le principe anthropique

editions-bayol.com _princioe anthropique (pour un principe matérialiste fort)

oncle.dom.pagesperso-orange.fr _le principe anthropique

jeanzin.fr _un-univers-a-notre-mesure (le principe anthropique a tout pour déplaire)

cvablog.com _creation et évolution /principe-anthropique

 

 

 

c) PVE: En temps que croyant chrétien, vous adhérez à ce qu'enseigne la Bible?

Family Bible, 1859

JMP: "Oui, mais là, je m'empresse tout de suite de dégoupiller une autre grenade que vous me lancez, quant à la manière dont on lit la Bible. C'est toute la bagarre entre le créationnisme et le darwinisme. Pour moi, la Bible n'est pas un livre scientifique.C'est un livre qui "fait sens"... On se trouve un peu dans la situation de quelqu'un qui lit une fable de La Fontaine. Il sait bien que les animaux ne parlent pas entre eux. Il ne nous viendrait pas à l'idée de prendre cette histoire à la lettre. En revanche, à la fin de la fable, il y a une morale...Dans ma lecture de la Bible, c'est ce sens qui m'intéresse. Je suis donc aux antipodes des créationnistes, qui sont des adultes demeurés en enfance.


 

Les quatre sens de l'Ecriture: En herméneutique judaïque et chrétienne (école scolastique), la doctrine des quatre sens de l'Écriture désigne les quatre sens selon lesquels on peut interpréter les Écritures :PeshatRemez, Drash, Sod (dans la tradition judaïque). historique, allégoriquetropologique, et anagogique (dans la tradition chrétienne).

 

Le sens de la Bible1. Lire l'événement 2. L'exégèse historique 3. L'exégèse sociologique 4. L'exégèse psychologique 5. La lecture liturgique 6. Le texte polyvalent ? 7. Les divers sens de l'Ecriture 8. La linguiste actuelle 9. Le Lecteur de l'Ecriture 10. Critères de l'Ecriture

kabbale.org: clés de lecture, une quête du sens. Pour les kabbalistes, il existe toujours un sens sous le sens. Chaque interprétation différente d'un texte correspond à un sursaut de conscience vers plus de compréhension, jusqu'à atteindre le Sens, union avec l'esprit même de celui qui traça les mots. Dans ce processus de connaissance, la forme peut revêtir une importance cruciale. Il est même possible d'imaginer un ouvrage dont seules les variations de l'épaisseur de l'encre sur les pages fourniraient un message. Ces considérations visent un but commun : relativiser sa perception du réel, multiplier les regards pour espérer mieux voir.

 

Frontispice du livre de la Genèse : In principio...

d) PVE: "Une Françoise Dolto aurait été d'accord avec vous, elle qui dans son Evangile au risque de la psychanalyse suggère que le livre de la genèse - l'histoire de la création du monde en sept jours - doit être lue comme s'adressant à des enfants, ou à des adultes enfants".
JMP: "En tant que lecteur moderne de l'Ecriture, je reçois le livre de la Genèse comme ce qu'il est, c'est à dire comme un texte écrit par des hommes exilés en Mésopotamie, six siècles avant Jésus Christ, et très malheureux de ne pas être à Jérusalem. Dans ce contexte là, ils décident de rédiger un morceau de bravoure en l'honneur de leur dieu,qu'ils hissent tout de suite au sommet pour en faire le chef suprême...ils nous expliquent que leur dieu est le créateur du monde...Et c'est assez réussi puisque leur texte est encore l'un des plus grands best-sellers mondiaux, deux millénaires et demi après! Mais encore une fois, dans ce texte, ce qui m'intéresse, c'est le sens profond. Cela dit, attention, le créationnisme est une tentation...Je pense que fondamentalement, l'ouverture appelle l'ouverture, et que la fermeture appelle la fermeture. J'adhère à ce que me dit l'homme de l'Êvangile, à ses récits, dont je reçois la substantifique moelle, dans l'ouverture de l'autre".

le zodiaque de Dendérah


Personnellement, je pense que pour la Genèse et la Bible c'est beaucoup plus complexe que cela. Elles sont des Mythes fondateurs inscrits dans la mémoire de l'Humanité.

Je renvoie à ici à mes articles dans la catégorie "la grande hypothèse", et en particulier à la grande hypothèse 11) l'éternité n'appartient qu'à Dieu:

I) Préambule à l'article:

La Bible est présente  parmi les grands mythes de l'humanité, mais le mythe de l'Atlantide représente beaucoup pour moi.

Je l'ai découvert en lisant les livres d'Albert Slosman, la grande hypothèse, le trilogie des origines (le grand cataclysme - les survivants de l'Atlantide - ...et Dieu ressuscita à Dendhéra), la vie extraordinairede Pythagore, Moîse l'Egyptien. Dix livres étaient prévus après Moîse, mais cette série a été interrompue par la mort de Slosman en 1981. Le dernier livre que Slosman avait prévu devait s'intituler l'Eternité

Dans les autres publications, on trouve l'astronomie selon les Egyptiens, le livre de l'au-delà de la vie et le zodiaque de Dendhera.


Ma lecture de "La grande hypothèse" va porter surtout sur le grand cataclysme qui est sans doute une autre façon de voir le Déluge de la Bible. Je crois que tous les grands mythes de l'humanité parlent de ce qui a dû être une catastrophe naturelle que la terre aurait subi il y a 14000 ans selon Slosman. Les 3 grandes pyramides d'Egypte et le Sphinx seraient selon lui un témoignage des survivants de ce évènement à l'adresse des générations futures et un avertissement qui a un écho particulier aujourd'hui où on parle de plus en plus de fin du monde. L'émission de la chaîne 4 (apocalypse en 2012) est significative à cet égard.


De "la grande hypothèse", le Figaro écrivait alors: la "construction qui s'accomplît devant nous est peut être un des évènements de notre temps". Et Slosman le définissait ainsi: "c'était en définitive une histoire du monothéisme des origines à la fin du monde que j'étais en train d'écrire, en voulant démontrer que le Dieu des chrétiens était le même que le Créateur originel. L'éternel était Yahvé, mais aussi Ptah. Dieu était celui de Jésus, de Moise, d'Abraham mais aussi d'Osiris. Et ce Dieu Un avait déjà été l'unique créateur de la Création, celui qui inspira la Loi à ses créatures! A chaque ère céleste correspondait un Fils de Dieu, un Messie".

"C'est une Histoire du monothéisme des origines à la fin du monde que j'étais en train d'écrire, en voulant démontrer que le Dieu des chrétiens était le même que le Créateur originel. L'Eternel était Yahvé mais aussi Ptah. Dieu était celui de Jésus, de Moise, d'Abraham, mais aussi d'Osiris. Et ce Dieu Un avait déjà été l'unique Créateur de la Création, celui qui inspira la Loi à ses créatures. A chaque être céleste correspondait un Fils de Dieu, un Messie". Albert Slosman

Sommaire de mes messages:

1)   Le hasard existe t-il?

2)   Le destin s'écrit-il aussi?

3)   Le grand cataclysme.

4)   L'âme Atlante n'est pas perdue.

5)   Les rescapés de l'Ahâ Men Ptah.

6)   La résurrection de Ptah à Dendérah.

7)   A la découverte du grand labyrinthe, le cercle d'or.

8 partie 1)   A la découverte de Dendérah, l'ère du Taureau en ath-kâ-ptah

8 partie 2)   A la découverte de Dendérah, l'ère du Taureau en Ath-kâ-ptah

9 partie 1)   L'ère du Bélier: Moïse le rebelle

9) compléments L'ère du Bélier, compléments sur la vie de Moïse

9 partie 2) Et Dieu oublia l'Egypte (Cambyse le fou)

10 partie 1)  L'ère des Poissons: Jésus le Christ (la naissance)

10 partie 2) L'ère des poissons: Jésus le Christ (la vie et le mort de Jésus)

11 partie a)  Ce que j'ai vu et compris -

11 partie b) Pour notre temps

11 partie c) L'éternité n'appartient qu'à Dieu (conte prophétique)

 

http://monblogdereflexions.blogspot.fr/2012/04/les-legendes-des-cites-englouties.html

 

liens: eden-saga.com/fr -un-dieu-unique: la-grande-hypothese-d-albert-slosman

tradition-science.com -Slosman-et-velikovsky-les-precurseurs

 

christiasylf.xooit.org -en savoir plus sur albert slosman http://astrolys.forumperso.com/t454-albert-slosman-qqs-do...

 


d) PVE: "Et cette coexistence de deux discours ne vous gêne pas en tant que scientifique?"

JMP: "Mais pas du tout!...Je crois que je suis un vrai scientifique. J'insiste sur ce point parce que nous sommes à une époque de grande confusion, où des tas de gens s'imaginent que qu'on ne peut pas être scientifique et croyant à la fois. Alors ce sont des domaines distincts. La science doit nous permettre de mieux comprendre comment la nature fonctionne...indépendamment de toute croyance. Ma foi, elle, répond aux questions ultimes, aux causes premières et aux fins dernières, sur lesquelles la science n'a pas de discours à tenir... Beaucoup de gens n'y comprennent plus rien. Ils ne savent plus s'il faut croire ce que disent les scientifiques ou ce que disent les curés. Les curés n'ont pas suffisamment fait la révolution copernicienne qui consiste à s'exprimer comme je le fais je parle de la base, de ce qui est enseigné aux aux enfants, pas des élites de la théologie. Quant aux scientifiques, ils pensent qu'en dehors de l'objet de leur science, il n'existe rien, comme si le matérialisme était dans la nature des choses...Personnellement, je me situe entre ces deux pôles. J'appartiens aux deux".

e) PVE: "Concernant les créationnistes et les darwiniens, ne trouvez-vous pas que le débat "Dieu contre Darwin", régulièrement relayé par les médias, sent le piège manichéen? Ou vous êtes matérialiste athée, ou vous appartenez au camp des demeurés, pas d'autre choix!

JMP: "C'est ce que j'appelle un débat tronqué. D'abord il y a d'innombrables variétés de créationnistes...jusqu'aux adeptes du fameux mouvement du "Dessein intelligent", dont on a beaucoup parlé. En face, les darwiniens nous posent un problème de pure linguistique. Car, dans la darwinisme, on met à la fois l'idée d'évolution et les processus par lesquels Darwin explique celle-ci...

1) le fait de l'évolution, auquel il est raisonnable d'adhérer et auquel j'adhère évidemment -même si des questions se posent...

Mimétisme orchidée

2) Les mécanismes de l'évolution, ce qui est tout à fait autre chose: comment ça marche? Quand on dit "darwinisme", on vent à la fois l'évolution et et le modèle d'explication.

Or, sur les mécanismes de l'évolution, je ne suis pas du tout convaincu que cela se passe "seulement" comme le pensent les darwiniens, par des mutations aléatoires triées par sélection naturelle. Je crois que ce n'est qu'une partie de l'explication, une partie essentielle, très pertinente, mais une partie tout de même...Mais à côté de ce mécanisme, il y en a certainement d'autres. Par exemple le mimétisme, qui pourrait correspondre à certaines des hypothèses du britannique Rupert Sheldraque, qu'on devrait creuser. En tant que botaniste, je suis confronté à des phénomènes de mimétisme époustouflants, quand une orchidée se déguise en insecte, prend le parfum de l'insecte, dispose ses poils comme ceux de la femelle de l'insecte, pour attirer l'insecte mâle, qui se trouve irrésistiblement attiré, se pose, s'agite, copule... Supposer que ce leurre soit apparu par le jeu du hasard même savamment baptisé "coévolution" m'interroge". (voir sheldrake.org/homepage- et la résonnance morphique)


En fait, Le débat sur le dessein intelligent fait encore rage comme on peut le voir dans: staune.fr Dessein-intelligent-le-debatl (dont voici quelques extraits).

Les créationnistes et les partisans du « Dessein intelligent » suscitent depuis quelques années de vives réactions de la part des mouvements rationalistes, qui les accusent de défendre leur foi en se parant des allures de la science.Face à cette polémique, certains scientifiques, tout en s’opposant aux thèses créationnistes, affirment qu’il est légitime pour des hommes de science de se poser des questions métaphysiques...

Pour sa part, Trinh Xuan Thuan est frappé par l’unité qui caractérise l’univers : « Aristote pensait que le ciel et la terre obéissaient à des lois physiques différentes. Puis Newton a unifié ces lois au XIIe siècle avec la gravitation universelle. Au XXe, Maxwell unifie l’électricité et le magnétisme, qu’on pensait de natures différentes. Au XXe siècle, Einstein a unifié le temps et l’espace ; et l’on pense désormais que les 4 forces fondamentales ne sont en fait qu’une seule et même force à l’origine »...

Pour Trinh Xuan Thuan, cette position est acceptable (la séparation des deux registres scientifique et religieux), mais « l’être humain forme un tout », ajoute-t-il. Ce n’est pas par hasard que l’humanité a toujours été préoccupée par des questions de nature religieuse ou spirituelle. Manifestement, le « matériel » ne lui suffit pas. »...

En cosmologie et en astrophysique, la question d’un univers « conçu » par une intelligence supérieure anime un véritable débat scientifique, distinct de la thèse du Dessein intelligent. Mais il y a là encore une confusion, car le terme utilisé est le même en anglais : Design. La réflexion est centrée sur le « principe anthropique », à savoir l’idée que les constantes de l’univers sont précisément réglées pour l’apparition de la vie puis de la conscience. Tautologie ! affirment les athées. Nous sommes là, donc il faut bien que l’univers soit réglé d telle façon que nous existions, ce qui n’implique pas l’intervention d’un principe créateur. Mais il ne s’agit là que de la « version faible » du principe anthropique.

L’intuition d’un univers organisé

Dans sa version forte, « il exprime l’idée qu’il y a tout de même un réglage très fin dès le début de la formation de l’univers, explique Trinh Xuan Thuan . L’univers est régi par une quinzaine de constantes ; si l’on change un tant soit peu les choses, les étoiles ne se forment pas, et, puisque nous sommes tous « poussières d’étoiles », la vie ne peut apparaître car elle a besoin de la complexité des éléments lourds formés dans les étoiles. Personne ne discute ce fait. Par exemple, la densité initiale de l’univers est réglée à un facteur 10-60 près. On peut comparer cette précision à celle d’un archer qui atteindrait une cible de 1cm2 située à l’autre bout de l’univers, soit 14 milliards d’année-lumière. Mais la notion de principe anthropique est trompeuse, car elle dit que l’univers tend vers l’homme. Je préfère parler de « principe de complexité ». Pour reprendre les mots du physicien Freeman Dyson, « c’est comme si l’univers savait dès les premières secondes après le Big-Bang que la vie allait apparaître ». Je pense que l’univers tend vers la vie et la conscience, et qu’il a du sens parce que nous sommes là pour l’observer et appréhender sa beauté harmonique. Mais j’insiste sur le fait qu’il s’agit là d’un pari métaphysique, et non d’un strict raisonnement scientifique »

En anglais on parle de « finetuning », réglage fin, si fin qu’il semble résulter d’une intention.

liens: http://www.sheldrake.org/homepage.html

sceptiques.qc.ca -résonnance morphique (sheldrake a clairement délaissé la science en faveur de la théologie et de la philosophie selon ce blog)

unisson06.org/dossiers/science/sheldrake -champs morphiques dans: chaouqi.net -science et conscience

 

f) PVE: "Si cela se produisait vraiment par hasard, cette orchidée aurait eu besoin de milliards de fois plus de temps"?


JMP: "Il aurait surtout fallu que l'idée finale soit là, à l'avance, pour que les variations aillent dans le bon sens! Il aurait fallu... que l'orchidée ait un "projet" qui se projette dans un temps lointain, pour qu'elle sélectionne les mutations qui lui permettront d'aller là-bas. Mais alors, ce ne serait plus du hasard. Donc, le modèle darwinien sur les orchidées mimétiques ne marche pas...

Ensuite, il y a ce qu'a dit le vieux Lamarck, que le jeune Darwin a détrôné. Lamarck pensait que si les girafes ont un long cou, c'est que leurs ancêtres ont beaucoup tiré dessus...Darwin a inversé la logique: le long cou, aléatoirement survenu, a donné un avantage aux girafes qui, par hasard, se trouvaient vivre près de feuillages haut perchés. Sans doute dans ce cas, Darwin a-t-il raison? Pour autant doit-on brûler Lamarck? A-t-il tout faux? Je n'en suis pas sûr.

(Le transformisme est une théorie biologique, rivale du fixisme, dont l'histoire remonte à l'époque où Jean-Baptiste de Lamarck (1744-1829) énonça sa fameuse théorie sur l'évolution des espèces).


g) PVE: "Boris Cyrulnik dit que les idées de Lamarck ont plutöt à remonter actuellement..."


JMP: "Il a raison. Il y a chez Lamarck une part de vérité, si bien qu'on pourrait dire que le père du transformisme c'est lui. Mais on peut remonter plus loin. J'étais récemment au tricentenaire de Buffon: déjà à son époque, donc avant la révolution française, cet homme avait des intuitions de transformisme. Buffon a écrit des choses presque identiques à Darwin sur les oiseaux, notamment qu'ils avaient des ancêtres communs...Et bien sûr que la Bible n'expliquait rien de tout cela, pensait-il".


les théories de l'évolution: un bicentenaireSi 2007 marquait le tricentenaire de Linné et de Buffon, 2009 est « l'année Darwin » puisque l'auteur de l'Origine des espèces, publiée il y a cent cinquante ans, est né en 1809. On pourrait bien célébrer aussi Lamarck, dont l'ouvrage le plus réputé, Philosophie zoologique, date de cette même année 1809. Cependant, si Charles Darwin est crédité, à juste titre, de l'importance donnée au hasard et à la sélection naturelle, Lamarck reste associé au concept d'hérédité des caractères acquis et, par cette injustice, on oublie qu'il fut d'abord l'auteur de la première théorie évolutionniste (au sens strictement scientifique du terme) par opposition au fixisme. Sans renier la génétique moderne, on peut donc fêter 2009 comme le bicentenaire de l'évolution biologique !


liens: monblogdereflexions.blogspot.fr -le-paradigme-de-la-complexite (voir d'autres liens)

lionel.mesnard.free.fr -boris cyrulnik et le concept de résilience

gilles-jobin.org -boris cyrulnik_citations

www.psychoactu.org -la resilience

geol.cher.free.fr -les théories de l'évolution, un bicentenaire (et tricentenaire de linné et buffon)


resistanceinventerre.wordpress.com -sheldrake: 95% de l'hérédité échappe à la génétique (Propos recueillis par Patrice van Eersel)

agoravox.fr/actualites -rupert-sheldrake le biologiste de l'âme

elishean.org -résonnance morphique, la théorie du 100è singe

suprememastertv.com -résonnance morphique (vidéo en anglais)

sechangersoi.be -Sheldrake (du centième singe au champs morphiques)

quantiqueplanete.com -congres-quantique-lyon-2011 (voir vidéo et sheldrake)


 

lesinfluences.fr -Kauffman-Stuart

futuribles.com -Systémique, complexité, transdisciplinarité

wikipedia.org -Stuart_Kauffman

matierevolution.fr -qu'est-ce que l'émergence? stuart kauffman

wikipedia.org -Sigmoïde

astrosurf.com -les modèles informatiques de l'évolution

 

h) PVE: "ce qui n'empêche pas que Darwin était génial".


JMP: " certes, et il n'était pas du genre à suivre la catéchisme de stricte observance! Tout au long de sa vie, il n'a cessé de se poser des questions sur son modèle. Alors que les darwiniens purs et durs  ne doutent de rien. Cela ressemble parfois à de l'intégrisme...Les vrais chercheurs scientifiques ne fonctionnent pas ainsi. Tout ce que nous venons de dire relève de la logique du cerveau gauche, qui nous pousse aux limites de nos déductions, ou de nos inductions. Je pense, comme le professeur Lucien Israël que, pour mener à bien une spéculation, il faut aussi laisser travailler l'hémisphère droit, qui est celui de l'intuition, des affects de la sensibilité. L'intuition joue un rôle essentiel en science. Je suis frappé et inquiet de voir combien, poussés par la nécessité d'avoir des résultats rapides,de publier vite, beaucoup de scientifiques finissent par avoir une approche mécanique de la biologie moléculaire...Elle n'a pas fait sa révolution copernicienne".


i) PVE: "Que voulez-vous dire?".


JMP: "En particulier, qu'elle (la biologie moléculaire) n'a pas pris en compte l'aspect vibratoire des molécules, ce qui est incroyable. Elle est en contradiction complète avec la physique quantique, et du coup en retard. Un retard qu'elle ne comble pas, parce qu'elle a une vision mécaniste...Parfois, je me dis qu'il faudrait (leur) rappeler que dans son petit appartement de Trinity Collegele grand Newton avait des transes! Les fameuses lois de la science moderne, il ne les a pas élaborées par des raisonnements déductifs, mais par des intuitions extrêmement fortes, quand il se trouvait dans un état second...Einstein aussi a raconté que, quand il a eu l'idée de la relativité, ce fut par une sorte de révélation, où il a vu des images colorées s'imposer à lui, comme si elles lui avaient été données...La créativité en sciences, ce n'est pas seulement faire comme tout le monde, pour avoir des crédits et un public. Il s'agit de faire fonctionner, ou plutôt de laisser fonctionner les deux parts de son cerveau.

Reprenons Darwin un instant. A la fin de sa vie, il avait deux soucis. Le premier, c'est d'avoir fait tant de peine à sa femme en affirmant que Dieu n'existait pas...Et son deuxième souci, c'est qu'il était devenu sec comme un désert, ne comprenant plus rien à l'art, à la poésie, à la musique, à rien de ce qui est véhiculé par l'hémisphère droit. Il s'était complètement gauchisé dans son cerveau. Et moi, je regrette terriblement que la science actuelle soit devenue comme cela...L'hémisphère gauche sait surtout reproduire des systèmes simples, compter, numériser, classer...Or, quand ce type de fonctionnement s'empare, par exemple de l'ADN, cela donne la logique des OGM. Je repère un gêne, je l'isole...parce que la vie est tout à fait compliquée et que cela ne marche pas ainsi. L'approche purement mécaniste produit la technologie que nous voyons. Je suis en vive réaction contre ce qu'on appelle aujourd'hui la technoscience, dont je ne suis pas sûr qu'elle va libérer l'homme. Je pense au contraire qu'elle va l'asservir et que nous allons devenir des robots".


Lien sur Newton dernier magicien: ours.courageux.pagesperso -Newton n’était pas le premier au siècle de la Raison, il était le dernier du siècle des Magiciens

La malle de newton


Autre liens:

artivision.fr/docs -JacquesBergier: science contemporaine et conscience alchimique

larecherche.fr -Newton et la transmutation des métaux

franceculture.fr -la perruque de newton (j. p. luminet)

decitre.fr/livres -la malle de newton

chizodoxe.com -dans-la-malle-de-newton

planetastronomy.com -la malle de newton

http://www.astrosurf.com/luxorion/newton-hommage5.htm

ovnisant.com albert-einstein-et-la-theorie-de-la-relativite


 

biodiversité

j) PVE: "Votre pessimisme ne vient-il pas du fait que vous êtes aussi un écologiste?".


JMP: "Certainement. L'écologie est portée par une démarche beaucoup intuitive que déductive. Car, la vie n'est pas linéaire. Elle est dialectique, yin et yang. Et puis, il y a un grand mystère écologique en biologie, c'est la biodiversité, dont tout le monde sait aujourd'hui qu'elle nous est vitale et que le réchauffement la détruit. Or le paradoxe confondant, on n'enseigne plus les plantes et les animaux dans les universités. Plus on parle de biodiversité, moins il y a de gens capables de reconnaître les plantes et les animaux qu'il faut protéger. Il y a là une incroyable contradiction...Tout le monde travaille exclusivement sur le gêne. Et moi, le "tout-gêne" me gêne. Parce que la biologie n'est pas que cela. C'est plein d'autres choses que l'on va découvrir".



k) PVE: "Vous dites que la biologie moléculaire n'a pas fait sa "révolution copernicienne", qui serait d'intégrer la physique quantique, en "amont d'elle" (dans la classification des sciences selon Auguste Comte), faites-vous allusion à la manière que nous avons aujourd'hui de cultiver le terre, suivant la méthode du Baron Von Liebig, père de l'industrie des engrais, qui croyait qu'il fallait mécaniquement restituer à la terre, au gramme près, les éléments chimiques que les plantes y avaient pompés? ...on a oublié que la terre avait aussi besoin d'humus et de fumier, qui sont des systèmes beaucoup plus complexes.


JMP: "Bien sûr...Le phénomène Liebig est tout à fait d'actualité avec nos questionnements sur l'agriculture. Mais il faut se souvenir qu'à la fin de sa vie, Liebig était un peu comme Darwin. Il a pensé s'être trompé...il revenait au fumier comme une sorte de précurseur de l'agriculture biologique. On l'ignore totalement: le baron Justus Von Liebig s'est rétracté! Or toute l'énorme industrie agrochimique mondiale est fondée sur ses travaux!"


l) PVE: "Revenons à notre naïve question de départ: le monde s'est-il créé tout seul? Depuis quelques décennies ont fleuri toutes sortes de théories de l'auto-organisation...Je pense notamment à Ilya Prigogine et à ses structures dissipatives, qui montrent comment, dans certaines conditions, le chaos engendre spontanément de l'ordre. On n'est plus ici dans une approche mécaniste et linéaire. Ces théories ne peuvent-elles pas réussir à expliquer le monde? Mais...les théoriciens de la physique quantique n'ont-ils pas abouti à l'idée que le réel était décidément impossible à "coincer" par une approche scientifique, ou même par un système de connaissance quelconque? Ce serait alors le théorème de Gödel qui dit vrai: tout système contient forcément au moins un élément indémontrable...


JMP: "Les deux sont vrais. Il est indéniable qu'il y a de l'auto-organisation à l'oeuvre à tous les niveaux. Mais...il y a une zone de mystère qui enveloppe le tout...tout n'est pas entièrement révélé à nos capacités de comprendre. Je suis sensible à la phrase de Saint-Paul sur le miroir un peu voilé, qui fait qu'on ne voit pas tout (Saint Paul, dans l'épître aux corinthiens, mentionne le miroir qui peut faire progresser la connaissance de soi-même ; je vous en livre le passage :« La charité ne périt jamais. Les prophéties prendront fin, les langues cesseront, la connaissance disparaîtra. Car nous connaissons en partie, et nous prophétisons en partie, mais qu'en ce qui est parfait sera venu, ce qui est partiel  disparaîtra. Lorsque j'étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je résonnais comme un enfant ; lorsque je suis devenu homme, j'ai fait disparaître ce qui était de l'enfant)....Quand j'étais jeune scientifique, hyper-mordu par la science, je pensais que celle-ci finirait par tout éclairer...Aujourd'hui, je ne dirais plus ça. Je ne sais pas s'il faut s'en référer au théorème de Gödel ou à d'autres, mais je pense que la science est par nature enfermée dans des présupposés que lui impose la finitude humaine (Jacques Arsac écrit: Peut-être parce que je suis un scientifique, imbibé de culture scientifique, je suis très sensible à l'idée de l'infini de Dieu. Que Dieu soit infini, cela me paraît évident. S’il n’était pas infini, il pourrait y avoir un plus grand que Dieu). Et que celle-ci impose, puisque la science est produite par l'homme, une non-finitude de la scienceOn ne peut pas sortir l'infini du fini...Je pense que l'homme est un être fini, qui devrait être beaucoup humble. Cela lui ferait le plus grand bien dans ses rapports avec les autres, lui éviterait des guerres et beaucoup de misère...L'infini, le divin, si l'on est croyant, s'atteint mieux par la mystique que par la science. C'est d'ailleurs la définition même de la mystique dans les dictionnaires: l'union à Dieu...Bien sûr, je sais que cette approche sent le souffre dans la société actuelle... C'est vrai que l'ADN est une belle machine qui fonctionne d'une manière surprenante! Mais selon moi, ce n'est pas par cette voie qu'on peut aller vers l'infini. La voie mystique me semble plus sûre, si l'on veut toucher à la non-finitude...

liens: artbourgogne.free.fr/miroir -l'expérience du miroir, ou le sujet entre être et doute

remi.sentis.perso.sfr.fr- la finitude humaine et l'infini de dieu (jacques arsac)

esprit-universel.over-blog.com -rene-guenon-l-infini-et-la-possibilite

 

matierevolution.fr -les idée de prigogine fr.wikipedia.org -Système_dissipatif (prigogine)

www.universalis.fr -ilya-prigogine/2-auto-organisation

jeanzin.fr -les-limites-de-l-auto-organisation marianne2.fr -Hommage-a-Henri-Atlan-vive-l-auto-organisation-vive-l-emergence

webinet.blogspot.fr /auto-organisation et sociétés d'insectes

villemin.gerard.free.fr -Aut-organisation

hypergeo.eu -auto-organisation

sitegb.free.fr -l'auto-organisation issue du chaos

elissalt.net -auto-organisation

 

m) PVE: "Personnellement, j'ai du mal à comprendre que l'on soit scientifique et athéeAgnostique oui. C'est même d'une certaine façon, indispensable. Mais le spectacle de l'Univers est tellement fantastique qu'affirmer savoir absolument qu'il n'y a aucun sens me paraît infantile...


psyché (michel-ange)

JMP: "C'est parce que nous ne sommes plus dans un monde de savants, mais dans un monde de techniciens...Le choeur de notre société, c'est la technique, les engins. Les jeunes vivent de cela. Ils sont totalement instrumentalisés par un pouvoir économique qui en tire le plus grand profit et les rend hermétiques à ce qui n'est pas techno. Enlevez-leur les portables..., vous allez voir une dépression effroyable s'abattre sur la jeunesse. Le lien à la nature est beaucoup plus lointain...On ne se pose pas la question de savoir si on pourrait se passer de la nature, elle n'est plus là.

Il se trouve que j'ai été élevé dans une ferme de l'Auvergne profonde, pendant le guerre, totalement immergé dans la nature. Cela m'a donné un sentiment d'équilibre profond. Ce furent, de loin, les années les plus heureuses de mon existence. Quand je gardais les vaches, quand j'allais glaner pour les poules...Le lien à la nature est un lien qui construit la psyché humaine (l'anima?). C'est un lien très fort, sans doute parce que notre corps, c'est aussi la nature. Mais nous en avons complètement perdu le sentiment. Beaucoup de mal-être tient à cette perte. C'est quelque chose qu'il faut redécouvrir d'urgence si nous ne voulons pas aller dans le mur. C'est dans ce lien-là qu'on découvre le lien supérieur avec la totalité, en agnostique ou en croyant, peu importe...


n) PVE: "Pourtant, les mentalités changent. Les colloques verts se multiplient et sont littéralement bondés de très jeunes gens! Et surtout beaucoup passent à la pratique".


JMP: "Tant mieux. Mais pour la majorité, l'homme est ainsi fait qu'il ne bouge que quand ça va très mal. Seules les grosses catastrophes pourraient le faire évoluer".

bibleetnombres.online.fr/apocalypse L'apocalypse (le dévoilement) cosmobranche.free _ApocalypseStJean


 

o) PVE: "Boris Cyrulnik dit qu'un enfant qui manque du minimum d'affection ne se développe pas. Il peut devenir débile, être atteint de nanisme affectif, ou même mourir. On peut mourir par manque de liens affectifs.C'est comme une loi du vivant".


JMP: "Mais oui. L'amour c'est la vie.C'est vrai pour les enfants comme pour les adultes. Mais c'est vrai aussi pour les autres espèces vivantes!"


p) PVE: "Irez-vous jusqu'à dire que "l'amour" est ce qui fait avancer le monde?"


JMP: "On sort ici du discours scientifique, pour entrer dans celui des convictions. Cela dit,...Il y a l'attraction l'une vers l'autre de particules élémentaires, les quarks, qui s'attirent trois par trois, et s'associent pour donner des neutrons, des protons, des électron. Ensuite, ceux-ci s'attirent pour donner des atomes...Les organes donnent l'organisme, et les organismes s'attirent pour donner une société...Il y a une loi de coalescence d'identités, qui vont vers du plus complexe. Là, on retrouve l'idée de Theilhard de Chardin de la montée en complexité-conscience, qui passe par le seuil de la vie et par le seuil de l'esprit. Plus cela devient complexe, plus apparaissent des propriétés émergentes...Vous prenez des molécules seules qui n'ont aucun effet, vous les mettez ensemble, vous les injectez à des animaux, elles produisent un effet thérapeutique. Seules, aux mêmes doses, elles n'en produisent pas... C'est une loi essentielle de la vie et de la constitution des formes nouvelles. La sélection naturelle de Darwin intervient ensuite, éliminant les associations non viables. Mais avant que la sélection ne frappe, il a bien fallu qu'un mécanisme engendre des formes nouvelles! La mécanique de la construction est antérieure à la mécanique de l'élimination. Il faut un spermatozoïde et un ovule pour donner un bonhomme, un animal ou une plante. Au niveau humain, on appelle ça l'amour. J'y crois, vraiment!



q) PVE: "Si on appelle "amour" la force évolutive arrivée au seuil humain, à partir de ce même seuil, il y a aussi ce qu'on appelle "liberté", non?


JMP: "Oui et cela comprend la liberté du non-amour. Où l'amour est, il y a aussi la liberté de lui dire non. Et si Dieu est amour, il y a la liberté de dire "Dieu, je m'en fous!" Le Dieu des chrétiens en tout cas est un Dieu à qui on peut dire ça.Parce qu'il nous veut debout.

L'amour, c'est la grande affaire, la grande question.




La devise de mon blog monblogdereflexions.blogspot.frLES MERVEILLES DE LA NATURE ME FASCINENT. MES REFLEXIONS: LE SENS DE L'UNIVERS ET DE l'EXISTENCE.

EN MOI IL YA DEUX MONDES: LE MONDE EXTERIEUR DU "FAIRE" ET LE MONDE DE L'INTERIEUR, NON CONSCIENT,  AUTANT REEL.

MA DEVISE: L'ESSENTIEL, C'EST L'AMOUR, AMOUR DU SACRE.

MES MODELES: JESUS (l'amour), PYTHAGORE (la mathématique), EINSTEIN (la physique).

"Dieu est mort" (Nietzsche):la désacralisation est consommée!

La Toute puissance du scientisme technologique est prégnante! La Personne humaine devient progressivement objet!


 

mfpg.be -celui qui n'aime pas ne connaît pas Dieu, car Dieu est Amour