30/03/2012

4-2) Au commencement du temps 4-2) Le passé peut-il encore exister?

 

 

 

 


Dans tous les articles de la rubrique "au commencement du temps", je souhaite approfondir ma réflexion sur "le visage de Dieu" écrit par les frère Bogdanov et celle de mon article dans mon blog de reflexions à travers le livre de Igor et Grichka Bogdanov: "Au commencement du temps".

Dans les articles précédents, j'ai fait un retour en arrière dans le passé jusqu'à l'instant zéro. ces articles m'ont permis de faire un saut dans l'histoire via les blogs et le articles que je déniche sur la toile, d'affiner mes connaissance sur la science et la recherche de l'Origine. Je trouve plaisir et jubilation à partager. Ces articles sont "ma lecture"  du livre des frères Bogdanov.


Mes articles déjà parus dans cette rubrique:

 

 

1) Dans les articles précédents, après avoir remonté le temps, à l'envers vers le passé depuis 2009, nous sommes arrivés à l'instant zéro.

"Au voisinage du mur de Planck et à fortiori avant, ces lois, dans le meilleur des cas, se transforment, et au pire, s'effondrent. Le singularité garde tout son mystère. Les physiciens n'ont pas la moindre idée (actuellement) de ce qu'elle est.

Pour Etienne Klein, on ne peut expliquer l'Origine de quelque chose en invoquant autre chose. On n'exprime l'être que par l'être et pas par du devenir. Si on dit qu'à l'Origine il y avait déjà ceci ou quelque chose, on n'explique pas l'Origine, sauf à invoquer que la chose a toujours été là, donc qu'il n'y a pas d'Origine. En fait, pour lui, la science ne peut dire que deux choses:

a) Il n'est pas prouvé que l'Univers a eu une Origine, qui serait le transit qui fait passer de l'absence de toute chose à au moins une chose.

b) Il n'est pas prouvé que l'Univers n'a pas d'Origine.

C'est donc, comme la question de Dieu (si on se réfère à des philosophes comme Kant), du domaine de l'indécidable au sens de Gödel.

Dans un tel contexte, l'approche mathématique proposée par les frères Bogdanov ne peut-elle pas fournir des indications dont on peut tirer des hypothèses nouvelles et peut-être déplacer les lignes de nos connaissances? "En prenant toutefois cette approche pour ce qu'elle est et rien d'autre: une hypothèse dont l'essence mathématique correspond à la nature mathématique de "l'objet" que nous cherchons à comprendre, la singularité initiale de l'espace-temps. En tout cas, elle me permet une réflexion concernant la science, la philosophie, l'épistémologie et un réflexions sur moi-même, ce que j'appelle le "soi", mon "intérieur" invisible par opposition au visible...Et je trouve ça plutôt jubilatoire..."


Le voyage est terminé, mais la fascination reste. Je poursuis ma lecture en compagnie des frères Bogdanov pour donner dans cet article et le prochains, "ma lecture" de leurs réflexions , analyses, commentaires et les impacts de cette vision de la plongée vers l'instant zéro (qu'ils viennent de présenter dans cette première partie de leur livre: "au commencement du temps").


Après cette étourdissante plongée dans le passé, le lecteur doit avoir certainement de nombreuses questions et interrogations: comment tout cela est-il possible? Ces choses ont pu apparaître irréelles ou complètement folles. La science, la physique théorique et les mathématiques sont-elles vraiment aussi éloignées de la réalité de tous les jours que ce qu'on pu lire par endroits, est-ce que ces hypothèses ahurissantes, cette prétendue fluctuation du temps, ces invraisemblables "instantons", cette idée finalement insensée d'un temps imaginaire au temps zéro, est-ce que tout cela a une chance d'être vrai?

Pour ma part, je pense que l'hypothèse est osée et qu'il faut bien réfléchir aux difficultés que présente Etienne Klein.

 

Qu'en est-t-il de l'Univers à l'instant zéro? Y a-t-il un rapport avec le commencement du temps?

La réponse viendra dans un prochain article, mais le lien avec le temps imaginaire est important.


La toute première réponse,  nous allons la chercher "sur le terrain". Nous revenons de la nuit

des temps après ce voyage fantastique. Posons nous la question presque naïve: est-ce que tout

nous avons découvert "là-bas" dans les brumes du passé, pourrait encore exister aujourd'hui sur

un autre plan? Ces évènements dont nous avons été témoins, tout cela s'est-il dissipé dans le

néant? Ou bien est-ce encore présent "quelque part" dans un ailleurs que nous ne pouvons pas

atteindre, mais qui, toutefois existerait bel et bien?


 


2) Le passé?

Le cône de lumière de la relativité restreinte:

 


 

Le passédes millions de siècles, Des milliards d'évènements, d'une portée immense, ou insignifiants. La naissance de notre soleil il y a près de 5 milliard d'années. Mais aussi, ma naissance. Le moment où j'ai décidé de partager ma lecture de ce livre et une infinité d'autres choses. Un infinité "d'évènements" comme on les nomme dans la théorie de la relativité. Tous ces évènements sont situés à l'intérieur d'un "cône de lumière cosmologique", un immense cône dont l'enveloppe est apparue avec le mur de Planck, mais dont le sommet, perdu dans les "brumes" qui régnaient derrière le mur de Planck, se confond avec la singularité initiale. La théorie de la relativité nous le dit: l'histoire de tous les évènements se déroule selon les "lignes d'Univers" à l'intérieur du cône. Mais, dans ce cas, jusqu'à quel point tous les évènements visibles long des lignes d'Univers existent-ils encore? Une seconde vient de s'écouler, puis une autre, et une autre encore... Le moment qui précède l'instant présent recule lentement, s'enfonce dans la passé de plus en plus loin. Ce moment ne reviendra jamais plus. Mais alors, où est-il donc maintenant?


2) Le passé existe-t-il encore? Le futur existe-t-il déjà?


passé, présent, futur, lequel choisir?


Les physiciens semblent penser que tous les temps (passé, présent, futur), coexistent au sein d'une réalité temporelle unifiée, qui s'étend, comme un paysage dans l'espace), comme le dit Paul Davies dans sont livre "Comment construire une machine à explorer le temps".

Depuis la théorie de la relativité d'Albert Einstein, nous savons que le temps est élastique, et les physiciens étudient aujourd'hui très sérieusement la possibilité de construire une machine à explorer le temps. Avec beaucoup d'humour, Paul Davies explique que pour visiter le futur, il suffit d'une navette spatiale capable de se déplacer à une vitesse proche de celle de la lumière. Quant au voyage dans le passé, le mieux serait de dénicher un trou de ver que l'on pourrait traverser. Mais si le voyage dans le temps est réellement possible, dans ce cas, pourquoi les touristes du futur n'affluent-ils pas chez nous ?


Cette idée, très troublante, peut heurter le bon sens. Comment le passé et le futur pourraient-ils donc exister en même temps que le présent?

Einstein lui-même a fini de se persuader, vers la fin de sa vie, que le temps était une illusion et que les évènements du passé ne disparaissaient jamais, qu'ils continuaient d'être là. Après la disparition de son ancien camarade à l'Ecole polytechnique de Zurich, le physicien Michelangelo Besso, "voici ce qu'il écrivit": "Pour nous, physiciens dans l'âme, la distinction entre le passé, le présent et le futur, ne garde que la valeur d'une illusion, si tenace soit-elle".


Déjà, en 1952, dans son merveilleux petit ouvrage intitulé La Relativité, Il avait abordé la même idée: "Puisque dans cette structure à quatre dimensions (l'espace-temps), il n'existe plus de section qui représente objectivement le présent, les notions de passé et de futur, sans être totalement disqualifiées, deviennent toutefois moins claires. Par conséquent, il apparaît plus naturel de penser la réalité physique comme un tout existant en quatre dimensions plutôt que sous la forme d'un objet à trois dimensions soumis à une évolution, comme cela a été le cas jusqu'ici".


L'idée des frères Bogdanov est de dire: "Comme un tout? peut-être bien. Mais à condition de d'appréhender ce tout non pas en temps réel mais dans un temps autre: le temps imaginaire. Dans ce cas, parfaitement maîtrisable du point mathématique, nous sommes conduits à une saisir saisie purement topologique du temps, ce qui nous permet de le "voir" dans sa totalité. Et d'imaginer de possibles déplacements d'un point à un autre de cette totalité euclidienne où tous les évènements du temps (qu'ils soient présents ou à venir), coexistent bel et bien, comme des lieux-dits sur une carte géographique? Simplement, puisque nous décrivons le paysage en temps imaginaire, au lieu d'être des évènements séparés par du temps réel, nous avons cette fois affaire à des "pseudo-évènements" séparés par des distances dans l'espace".

C'est le sens et la puissance qu'on peut dégager d'une nouvelle approche développée par Edgar Witten depuis 1988 dans la théorie topologique des champs (extrait: Les théories topologiques ont été introduites par Witten il y a une vingtaine d'années et possèdent un lien très étroit avec les mathématiques : leurs observables sont des invariants topologiques de la variété d'espace-temps étudiée. Dans ce mémoire, nous nous intéressons en premier lieu à une théorie de Yang-Mills topologique).

Dans wikipedia, on trouve: "Le mot «topologie» vient de la contraction des noms grecs topos et logos qui signifient respectivement « lieu » et « étude ». Elle signifie l'« étude du lieu » et s’intéresse donc à définir ce qu’est un lieu (appelé aussi « espace ») et quelles peuvent en être les propriétés. La topologie s’intéresse plus précisément aux espaces topologiques et aux applications qui les lient, dites « continues ». Elle permet de classer ces espaces, notamment les nœuds, entre autres par leur dimension et elle s’intéresse aussi à leurs déformations. Les espaces métriques ainsi que les espaces vectoriels normés sont des exemples d’espaces topologiques".

Une propriété topologique est une propriété possédée par une structure qui est préservée dans toutes les transformations continues de cette structure. Partant d'un tore, on le retrouvera après diverses manipulations topologiques.

La topologie est indépendante des déformations, la topologie d'un objet ne change pas avec le temps.  En généralisant cette propriété, la théorie topologique des champs a permis aux Bogdanov "d'entrevoir un début de solution pour l'origine de l'espace-temps": Si la singularité initiale ne change pas avec le temps, elle peut être décrite (dans le cadre de la théorie topologique des champs (voir celles de type Witten: Une autre moyen de garantir les conditions caractérisant une théorie topologique est de partir d’une action classique qui est un invariant topologique de la variété d’espace-temps considérée.Contrairement à une théorie de type Schwarz, l’action classique est définie comme l’intégrale sur une variété de dimension d’une dérivée totale... L’exemple le plus simple d’une théorie de type Witten est la théorie de Yang-Mills) grâce à un invariant, un "indice" en langage mathématique, qu'ils ont appelé "l'indice de singularité" (« La singularité est dangereuse en tout. » Fénelon, Lettre à l’Académie).


Il devient alors possible d'accéder à une lecture topologique des évènements, qui cessent d'être des évènements, mais qui deviennent des points en temps imaginaire (dans le forum, on trouve:Le débat est en effet ouvert : Hawking, Gell-Mann, Gibbons et d'autres pensent que le temps réel peut vraiment devenir imaginaire dans certaines situations décrites par la gravitation quantique). Dans ses écrits Einstein avait souvent dit que le temps est une illusion. Le physicien théoricien Thibault Damour, membre de l'Académie des sciences, professeur à l'Institut des hautes études scientifiques parvient à la même conclusion dans un ouvrage qui lui est consacré: si Einstein m'était conté. Il y énonce que la seule interprétation possible est la suivante: "Le temps n'existe pas". Dans un entretien réalisé en juillet 2003, il va même encore plus loin (Sud-Ouest, 29 décembre 2005): "le message aujourd'hui oublié de la théorie d'Einstein, c'est que le temps est une illusion, si tenace soit-elle. Croire que l'Univers a 13 milliards d'années, qu'il y a un passé, un présent et un futur, n'est pas confirmé par la structure mathématique de la théorie d'Einstein. Celle-ci nous dit qu'il faut voir les choses dans l'espace-temps qui est un bloc. Si les gens comprennent ce message de la physique moderne, ils pourront avoir une conception différente de leur vie".

J'ai relevé aussi dans psycho-energie.fr (propos sur-l'univers par Thibault Damour):

"Q? pourra-t-on, un jour, voyager dans le temps ?

TD :Tout à fait. Sur le plan conceptuel, on sait que c'est possible : l'espace­-temps d'Einstein permet de faire des sauts dans l'avenir. Je pourrais très bien, sur le papier, grimper dans une fusée, voyager à grande vitesse, et revenir : quand je sortirais, une heure plus tard à ma montre, il se serait écoulé X milliers ou millions d'années sur Terre. Evidemment, c'est difficile à croire, car si vous pensez sérieusement qu'il est possible de sauter quasi instantanément de 2010 jusqu'en 2070 (ou 20700, ou ... ), cela veut dire que 2070 (ou 20700 ... ) existe déjà !  Ce qui implique que le futur coexiste avec le présent. Maintenant, si vous me demandez : peut-on effectuer ce voyage, pratiquement ? La réponse est non (*). Parce que l'énergie brûlée pour le faire coûterait trop cher : il faudrait sans doute transformer toute la Terre en carburant, peut-être même la masse des planètes qui nous entourent. Mais peu importe : le fait que ce voyage est possible en principe me paraît plus important que sa réalité technologique".


Alors, dans ce droit fil des convictions d'Einstein, ne peut-on pas envisager de suivre les frères Bogdanov et concevoir comment les évènements cités dans tous les articles qui ont précédé -"notre marchande de journaux, la visite de la tour Eiffel par la princesses Margaret dans les années cinquante, la visite de l'Exposition universelle de 1900 par Edison, tout comme, bien plus loin  dans le gouffre du temps, l'ahurissante présence des dinosaures sur la colline du Trocadéro..."- comment tout cela, donc est "encore là, existant bel et bien dans les brumes du passé.


3) Le problème de Fermi.

Maintenant, examinons un autre aspect de cette question: "sentir" la persistance des choses du passé!

 

 

 

 

lacosmo.com -le rayonnement fossile.

L'époque la plus lointaine, le big bang se manifeste à nous lorsque nous allumons notre poste de télévision. Comment? Environ un photon sur dix qui scintille sur l'écran lorsqu'il n'y a pas d'image a été émis durant l'immense flash originel. Après s'être séparés des particules de matière, 380 000 ans plus tard, ces photons du commencement ont continué leur course  pendant plus de 13 milliards d'années avant d'atterrir sur l'écran.

Un autre exemple de persistance? Chaque fois que nous avalons un verre d'eau, nous ingurgitons des noyaux d'atomes d'hydrogène qui ont été fabriqués durant les trois premières minutes de l'Univers, alors qu'il n'y en n'a pas eu après.


Enrico Fermiprix Nobel de physique 1938 fut tracassé par un phénomène "casse-tête" connu aujourd'hui sous le nom de "théorème du dernier souffle de César". Fermi aimait par dessus tout donner à ses élèves des problèmes paradoxaux, nécessitant peu de calculs mais une bonne dose de réflexion. Ce théorème est un calcul, plutôt stupéfiant, apportant le "preuve" que nous inspirons tous au moins une particule d'air expirée par César au moment de son assassinat par Brutus!

Le physicien anglais James Jeans, qui semble-t-il, fut le premier à proposer ce problème dans son Introduction à la théorie cinétique des gaz en 1940 l'a présenté ainsi:
«On sait qu’un homme inspire environ 400 cm3 d’air à chaque respiration, et donc un seul 
souffle d’air respiré doit contenir environ 10puissance22 molécules. La totalité de l’atmosphère terrestre contient environ 10puissance44 molécules. Ainsi une molécule est dans le même rapport avec un souffle d’air respiré que ce dernier avec toute l’atmosphère terrestre. Si nous supposons que le dernier souffle de, disons, Jules César s’est complètement dispersé à l’heure actuelle dans l’atmosphère, alors il y a des chances que chacun d’entre nous inhale une molécule de ce souffle à chaque inspiration. Les poumons humains contiennent environ 2000 cm3 d’air si bien qu’il y a des chances pour qu’il y ait dans les poumons de chacun d’entre nous environ cinq molécules du dernier souffle de Jules César. »

Jeans précisait: "Il y a des chances pour qu'il ait dans les poumons de chacun d'entre nous environ cinq molécules du dernier souffle de Jules César" et Fermi soulignait même, preuve mathématique à l'appui, qu'à chaque instant nous respirions des atomes qui étaient passés par les narines des tyrannosaures, 100 millions d'années plus tôt.


 

A propos de ce théorème, lerepairedessciences.fr fait remarquer que "le problème fondamental est que les molécules expirées par Jules César sont aujourd’hui indiscernables des autres — elles ne sont pas labellisées César — ne serait-ce qu’à cause du phénomène de diffusion. En ce sens, la physique a ici une politique de blanchiment de l’argent sale : il est théoriquement et techniquement impossible de savoir d’où vient l’argent blanchi. Aussi la question de savoir si nous respirons des molécules expirées par Jules César ne ressort qu’à un joli exercice de statistique, mais n’a pas vraiment de sens physique dans la mesure où ces molécules ont depuis longtemps « oublié » qu’elles sont passées par ces poumons... augustes -sans parler du discutable des hypothèses prises".


Cette remarque est certainement incontestable, mais n'empêche que les noyaux d'atomes d'hydrogène sont apparus au cours des trois premières minutes et pas après. César n'est plus physiquement présent dans notre présent, mais a t-il totalement disparu? N'apparaît-t-il pas quand nous l'évoquons dans notre mémoire, dans un temps qu'on pourrait peut-être qualifier ...d'imaginaire? En fait, l'observable épuise-t-il la totalité du réel? Cela rejoint les questions que nous nous sommes posés dans mes articles sur "les limites de la connaissance. Aurons une réponse dans les articles qui vont suivre?


4) Arrivés au terme de ce chapitre, il nous va falloir de nouveau franchir un cap.

Jusqu'à la première seconde, les physiciens sont pratiquement tous d'accord. Mais lorsqu'on arrive à l'instant du Big Bang et plus encore avant,  les choses se compliquent brutalement. Shan Majid (les frères Bogdanov ont préparé leurs thèses sous son contrôle), dans son ouvrage On Space and Time, a publié un article du philosophe Michael Heller, membre de l'Académie pontificale de théologie. Heller y avoue sa grande perplexité face au mur de Planck: "Nombre de théoriciens pensent qu'à l'échelle de Planck l'espace-temps ordinaire se dissout en quelque chose de plus fondamental, que les évènements ponctuels disparaissent et que la relation entre ce qui est "local" et ce qui est "global" est remplacé par un nouveau cadre structural" (M. Heller, When physics meets metaphysics).

Quel est donc ce nouveau cadre? Il n'existe pas vraiment de réponse. Depuis des dizaines d'années, les théories de pointe (théories de la gravité quantique, théories des cordes), n'ont pas encore apporté de réponse. Alors? Le temps se met-il vraiment à fluctuer avant le Big Bang? Devient-il imaginaire à l'instant zéro?.

Au cours du prochain article, un nouveau cap sera franchi: la cinquième dimension: la dimension du temps imaginaire.


fluctuations de l'espace-temps



Liens concernant les frères Bogdanov:

 

journal.coherences.com -la transgression des frères bogdanov

scribd.com -Rapport-du-CNRS-sur-les-theses-des-Bogdanoff

amazon.fr -l'équation-Bogdanov-secret-lorigine-lUnivers

choualbox.com -fluctuations quantiques de la signature de la métrique

le blog de Motl: The reference frame (à propos de l'équation bogdanov)

sciences.blogs.liberation.fr -un-curieux-jugement-pour-les-jumeaux-bogdanov

sciences.blogs.liberation.fr -rapport sut l'article bogdanov théorie topologique des champs)

 

ybmessager.free.fr -enquête, la mystification bogdanov

forum.hardware.fr -mise au point Pr Majid: dernieres-mystification-bogdanov

sergecar.perso.neuf.fr -une certaine conception du temps (liée aux bogdanov)

wolframscience.com -a new kind of science

 

 

Mes autres liens pour les articles au commencement du temps

 

 

14:28 Écrit par pascal dans bogdanov-le visage de dieu | Lien permanent | Commentaires (1) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

26/03/2012

4-1) Au commencement du temps 4-1) Comment tout cela est-il possible?

Au commencement du temps 4-1) Comment tout cela est-il possible?

 

 



Après avoir remonté le temps à l'envers vers le passé depuis 2009 nous sommes arrivés à l'instant zéro à la fin de l'article précédent.


"Au voisinage du mur de Planck et à fortiori avant, ces lois, dans le meilleur des cas, se transforment, et au pire, s'effondrent. Le singularité garde tout son mystère. Les physiciens n'ont pas la moindre idée (actuellement) de ce qu'elle est. 

Pour Etienne Klein, on ne peut expliquer l'Origine de quelque chose en invoquant autre chose. On n'exprime l'être que par l'être et pas par du devenir. Si on dit qu'à l'Origine il y avait déjà ceci ou quelque chose, on n'explique pas l'Origine, sauf à invoquer que la chose a toujours été là, donc qu'il n'y a pas d'Origine. En fait, pour lui, la science ne peut dire que deux choses: 
a) Il n'est pas prouvé que l'Univers a eu une Origine, qui serait le transit qui fait passer de l'absence de toute chose à au moins une chose.
b) Il n'est pas prouvé que l'Univers n'a pas d'Origine.


C'est donc, comme la question de Dieu (si on se réfère à des philosophes comme Kant), du domaine de l'indécidable au sens de Gödel
Dans un tel contexte, l'approche mathématique proposée par les frères Bogdanov ne peut-elle pas fournir des indications dont on peut tirer des hypothèses nouvelles et peut-être déplacer les lignes de nos connaissances? "En prenant toutefois cette approche pour ce qu'elle est et rien d'autre: une hypothèse dont l'essence mathématique correspond à la nature mathématique de "l'objet" que nous cherchons à comprendre, la singularité initiale de l'espace-temps. En tout cas, elle me permet une réflexion concernant la science, la philosophie, l'épistémologie et un réflexions sur moi-même, ce que j'appelle le "soi", mon "intérieur" invisible par opposition au visible...Et je trouve ça plutôt jubilatoire..."

Dans tous les articles de la rubrique "au commencement du temps", je souhaite approfondir ma réflexion sur "le visage de Dieu" écrit par les frère Bogdanov et celle de mon article dans mon blog de reflexions à travers le livre de Igor et Grichka Bogdanov: "Au commencement du temps".

Dans les articles précédents, j'ai fait un retour en arrière dans le passé jusqu'à l'instant zéro. ces articles m'ont permis de faire un saut dans l'histoire via les blogs et le articles que je déniche sur la toile, d'affiner mes connaissance sur la science et la recherche de l'Origine. Je trouve plaisir et jubilation à partager.

 

 

Mes articles déjà parus dans cette rubrique:

 

1) Fin de notre voyage vers l'instant zéro (Au commencement du temps 3-11) l'instant zéro).


L'article précédent se terminait ainsi:


"Mais il y a encore un propriété du zéro, peut-être la plus extraordinaire: ce nombre est à la fois réel et imaginaire pur, autrement dit il peut être vu comme un nombre complexe. En effet, il peut s'écrire 0 + 0i. Quelle est la conséquence de ce fait mathématique simple? A l'Origine, le zéro n'est pas un être stable, il a un contenu dynamique lié au faut qu'il fluctue, qu'il oscille entre sa forme réelle et sa forme imaginaire pure. C'est peut-être là l'origine profonde, la plus fondamentale de ce qui a été appelé la fluctuation quantique de la métrique originelle, la fluctuation du temps entre sa forme réelle et sa forme imaginaire pure. Le secret du commencement du temps - l'infini -à partir de zéro.

C'est donc avec cette image-miroir  énigmatique, le reflet de l'infini au fond du zéro, que s'achève notre fabuleux voyage, la remontée du temps vers l'Origine. Dans de prochains articles, je vais continuer ma lecture des frères Bogdanov en essayant de les suivre quand ils veulent montrer que ce point singulier n'est pas une illusion, que les torrents de siècles sont existent vraiment et que le face cachée du temps -sa face imaginaire - est aussi vraie que l'autre, sa face visible".


Le voyage est terminé, mais la fascination reste

. Je reste encore en compagnie des frères Bogdanov pour donner dans cet article et le prochains, "ma lecture" de leurs réflexions , analyses, commentaires et les impacts de cette vision de la plongée vers l'instant zéro (qu'ils viennent de présenter dans cette première partie de leur livre: "au commencement du temps").


 

Après cet étourdissant voyage, disent-ils, le lecteur doit avoir certainement de nombreuses questions et interrogations: ces choses ont pu apparaître irréelles ou complètement folles, la science, la physique théorique et les mathématiques sont-elles vraiment aussi éloignées de la réalité de tous les jours que ce qu'on pu lire par endroits, est-ce que ces hypothèses ahurissantes, cette prétendue fluctuation du temps, ces invraisemblables "instantons", cette idée finalement insensée d'un temps imaginaire au temps zéro, est-ce que tout cela a une chance d'être vrai?

l'univers vu de l'intérieur

Pour ma part, je pense que l'hypothèse est osée et qu'il faut bien réfléchir aux difficultés que présente Etienne Klein et que j'ai résumées en exergue au début de cet article. Mais la science s'approche de plus en plus de cet instant zéro , qu'il existe ou non, qu'il y ait des univers multiples ou non,des univers en rebond , ou autre chose? On peut répondre par la prudence ou le doute comme Etienne Klein ou d'autres grands penseurs tels Joël de Rosnay (interwiewé dans "le monde s'est-il créé tout seul?" . Mais ne tombe-ton pas alors dans le paradoxe de Russel et finalement des théorèmes d'incomplétude de Gödel? Nous sommes dans le monde, à l'intérieur de l'Univers (?), voire dans le tout. La question de l'Être suprêmeDieu revient inévitablement qu'on le veuille ou non. Elle est corrélative à la question du sens (voir le livre de Jean Staunenotre existence a-t-elle un sens?)

C'est pour partager ce questionnement que j'ai créé mes blogs et je continue le chemin du questionnement, même s'il n'y a pas de réponse par la science. C'est pour moi une petite flamme qui m'anime depuis toujours et qui m'émerveille depuis que j'ai reçu en cadeau ce livre dans mon petit village d'enfance à l'âge de 9 ou (dix ?) ans: les merveilles de la nature, tout en se précisant de plus en plus. Qu'y a-t-il au bout? Peu importe...


C'est pour cela peut-être que l'hypothèse des frères Bogdanov me fascine. Est-elle plus absurde que toutes les théories évoquées dans ces articles et dans les liens que j'ai notés? En physique des particules, les théories de la super-symétrie, à l'heure actuelle invérifiables, ne vont-elles pas dans le même sens (particules hypothétiques, tout comme l'instanton, nouvelles théories purement mathématiques...)? Alors je continue ma lecture...



2) Le graal de la physique?

Le domaine de la connaissance qui touche à cet instant zéro est presque totalement inconnu. Les ténèbres les plus épaisses, les incertitudes les plus grandes y règnent sans partage. Au fond, un ne sait rien en dire, ce qui explique la prudence d'Etienne KleinStephen Hawking peut lancer ce rappel à la réalité: "demander ce qui s'est passé avant le Big Bang revient à chercher un point qui se trouverait à un km au nord du pôle Nord!". Un des blus brillants physiciens de notre époque, Alan Guth, qui a mis au point la célèbre théorie de l'inflation cosmique, répète lui aussi, sur un ton vaguement résigné: "L'instant de la création reste dans les ténèbres". Ces ténèbres, insensibles à la lumière venue du dehors, commencent là où s'arrête brutalement notre réalité physique: sur le mur de Planck, là où nos puissantes théories (la relativité, la mécanique quantique), s'effondrent l'une après l'autre. .

Mais, mesurant l'abîme à franchir, Isabelle Stenger, philosophe des sciences et professeur à l'Université libre de Bruxelles fait remarquer qu'il s'agit peut-être là du "graal de la physique(?)". Auteur avec Ilya Prigogine de plusieurs ouvrages consacrés, entre autres, à la grande question du temps, elle ira, disent les frères Bogdanov, jusqu'à écrire dans un article publié en 2004 dans les annales de l'institut de philosophie de l'université de Bruxelles: "Les frères Bogdanov étaient bel et bien convaincus après tant d'autres qu'ils voyaient se dessiner le graal physico-mathématique dont la quête définit la gravitation quantique."

C'est cette conviction (ou cette illusion?) de frôler quelque chose de brûlant n comme un secret ultime, qui me pousse moi aussi à aller de l'avant au-delà du mur de Planck. Il est vrai que la dimension très mathématique de cette quête jalonnée d'équations et de calculs explique sans doute aussi l'attitude de la majorité des physiciens, pour qui, en l'absence de repères matériels, il est vain, absurde même de s'interroger sur ce qui a pu se passer avant le Big Bang?


3) Vers l'équation B

Nous l'avons vu au cours de ce voyage, à l'approche du Big Bang, la difficulté principale est de concilier les deux théories scientifiques les mieux vérifiées à l'heure actuelle: la gravitation vers l'infiniment grand et la physique quantique vers l'infiniment petit. Cependant, nous avons vu qu'elles entrent en contradiction vers l'instant zéro. La gravitation quantique est une des tentatives d'unification de la physique pour comprendre et décrire l'espace-temps au moment même du Big Bang. Cependant, les problèmes soulevés sont tels que, en dépit de dizaines d'années d'efforts acharnés, l'unification tant convoitée n'existe toujours pas.


C'est ici qu'entre en en scène le jeune théoricien d'origine tchèque Lubos Motl. Qui est Lubos Motl? "Il se présente lui-même comme un "physicien conservateur", ce qu'il est sans aucun doute. Ses commentaires fortement critiques, parfois tranchants, à l'égard des hypothèses ne respectant pas suffisamment le règles de la physique ou des mathématiques le prouvent" (Au milieu d'un concert de louanges très lourdement médiatisé concernant le modèle d'unification de Antony Gareth Lisi, présenté un peu trop vite comme "révolutionnaire", il a été un des seuls à faire entendre une voix contraire avec ces mots énergique, "une énorme farce". cette théorie prétend unifier, avec un groupe de Lie, le groupe de Lorentz de l’espace-temps avec les groupes de Lie des champs de Yang-Mills. Comme le rappelle avec force Lubos Motl, il existe un puissant théorème remontant à la fin des années 1960 et qui interdit justement de faire ce genre de chose : le théorème de Coleman-Mandula). Surdoué, il s'est imposé en remportant avec une facilité déconcertante de nombreux concours mathématiques. Dès 1997, ses premiers articles en font un des pionniers de "la théorie matricielle des cordes". Puis il s'inscrit en thèse à l'université Rutgers, dans le new Jersey. Son directeur de thèse n'est autre que Tom Banks, déjà évoqué avec l'instanton, dont Léonard Susskind, l'un des géants de la théorie des cordes (et auteur de "le paysage cosmique. notre univers en cacherait-il des millions d'autres?) a dit de lui en 2006: "Tom est l'un des penseurs les plus profonds de la physique, d'une étonnante ouverture d'esprit". Une qualité qui lui ouvre les portes de Harvard où il deviendra chercheur à temps plein et professeur assistant en 2004. Bientôt, sa maîtrise de la physique théorique s'impose aux quatre coins de la planète, grâce son blog, The reference frame, l'un des rendez-vous en ligne les plus célèbres dans le monde. Il y démontre une puissance de travail peu commune, une rapidité foudroyante qui donnent le vertige aussi bien à ses supporters qu'à ses adversaires regroupés au sein d'une théorie adverse, la "gravitation quantique à boucles" dont les acteurs sont lee SmolinCarlo Rovelli, Abhay Ashtekar... Pourquoi à boucles? Parce que l'espace et le temps n'y sont pas continue, comme dans le continuum de la relativité, mais sont constitués de sortes "d'atomes", des boucles.

Lee Smolin, de l'institut PerimeterJohn Baez, de l'UniversitéColumbia ou Peter Woit sont ceux qui ont attaqué le plus férocement l'approche de l'avant Big Bang des frères Bogdanov. Y voyaient-ils une menace? Il est vrai que la gravitation quantique à boucles résiste mal aux critique des tenants de la théorie des cordes, l'un des plus engagés dans le combat étant Motl lui-même. Dans cette confrontation, a noter  un échange entre lee Smolin et Lubos Motl concernant cette controverse, en 2005: Dear Lubos, Thanks for giving me a chance to reply to your criticismsEn 2007, Motl a fini par asséner une conclusion qui a laissés muets ses adversaires: "toute l'approche de la gravité quantique à boucles nous ramène (ou du moins eux, les adeptes de cette théorie), à l'époque des toutes premières religions primitives".

En 2005, Lubos Motl avait publié un article dans une des ramifications du site de Harvard: "The Bogdanov papers". Il y prenait à contre-pied les contradicteurs des deux frères, avec des arguments construits et très précis et y apportait des réponses claires à certaines questions soulevées par leurs travaux. Puis, en octobre 2005, un deuxième article vint prolonger le premier dont voici un extrait (traduit plus ou moins bien):


Permettez-moi enfin vous présenter mon résumé de la communication.

  • Ils veulent résoudre la singularité initiale de l'Univers - une question très difficile
  • Ils ouvrent une bonne question de savoir si la signature de l'espace-temps est autorisé à fluctuer
  • Ils concluent qu'il peut
  • Près de l'origine des temps, ils savent qu'ils sont dans le régime de Planck
  • Ils proposent une nouvelle relation entre ce régime de Planck et le "zéro de la balance« régime
  • Le régime échelle de zéro est décrite par une théorie topologique des champs
  • Ils ont même de définir ce que les observables droit devrait être - et à mon avis, c'est une des lignes de perforation qui montre qu'ils sont soit très intelligent ou quelqu'un les a aidés: les observables sont remplacés par des cycles d'homologie sur l'espace des modules des instantons gravitationnels ; êtes-vous sûr que ce ne sera pas l'explication ingénieuse final du temps d'origine dans le langage géométrique que nous comprendrons en 2030? Je ne sais pas - il se pourrait bien être une extension des idées de mousse quantique de la théorie des cordes topologiques
  • Ils montrent un grand nombre de formules - beaucoup d'entre eux étant apparemment correcte des formules de base copié d'ailleurs - la participation des groupes quantiques, lagrangiens deN = 2 , la théorie de supergravité Donaldson, états KMS, la théorie topologique des champs, les différents index comme invariants etc
  • Ils remercient les bonnes personnes, y compris C. et S. Kounnas Majid (co-père de groupes quantiques). L'un des accusés de réception qui aurait pu déterminer le sort du papier a été remercié à Edward Witten pour "certains déterminantsconversations "et il apparaît dans la dernière phrase, sinon le papier ne peut pas être classé comme un document théorie des cordes


Lubos Motl a ainsi surpris la communauté de physiciens avec cette affirmation pour le moins imprévue: "les frères Bogdanov proposent quelque chose qui, d'un point de vue spéculatif, a le potentiel pour représenter une alternative à la gravité quantique".

Trois ans plus tard, en 2008, Motl publie un ouvrage entier sur la question de l'origine (l'équation Bogdanov, très critiqué par Fabien Besnard dans "la recherche"). Il y recense les approches existantes, avec, en tête la théorie des cordes et conclut "En dépit des récriminations furieuses de leurs adversaires, et malgré les doutes de beaucoup d'autres, Igor et Grichka ont bel et bien proposé une façon nouvelle de faire face à l'immense question de l'origine". Mais cette nouvelle façon a reçu un accueil plutôt houleux.


avec Lubos Motl au salon du livre

 

4) "L'étrange affaire Bogdanov".


Comment cela a-t-il commencé? 22 octobre 2002, vers 19 heures. Une "explosion numérique" secoue internet. En quelques heures, l'onde de choc atteint le premier newsgroups de physique théorique, le célèbre "Science Physics Research Newsgroup". C'était le point de départ de ce que Lubos Motl a appelé "l'étrange affaire Bogdanov". L'un des participants actifs de ce groupe, le physicien mathématicien Arkadiusz Jadczyk, de l'institut mathématique de Toulouse a décrit ce qu'il a observé: "Tout a commencé par une mystérieuse lettre adressée par un physicien allemand à un certain Ted Newman, célèbre scientifique américain de l'université de pittsburgh, l'un des fondateurs des trous noirs (le célèbre trou noir de Kerr-Newman)". Ces lignes vont mettre le feu aux poudres, et le message du physicien explose en un Big Bang à couper le souffle. Encore en 2008, les répliques du séisme engendré par la publication de ces idées continuent de se faire sentir. Par exemple, ce professeur d'informatique américain, Peter Woit, déjà cité, consacre une chapitre entier à "l'affaire Bogdanov" dans son dernier livre ("même pas fausse! la physique renvoyéee dans ses ...cordes"), prenant pour cible l'édifice construit par les deux frères dans la guerre sans merci qui l'oppose aux tenants de la théorie des cordes (Motl en tête). Les Bogdanov, estimant que Peter Woit "fait partie de la grande majorité de physiciens quelque peu dépassés par les instruments mathématiques que nous avons utilisés" indiquent qu'il avait déjà tenté de se justifier dans une lettre qu'il leur avait adressée le 27 février 2003: "il est certainement possible que vous ayez obtenu des résultats nouveaux et utiles dans les groupes quantiques, mais comprendre rapidement la signification de ce que vous avez écrit et comment cela se raccorde à ce qui est déjà connu requiert une expertise que seule poignée de gens possède dans le monde". Cette position s'explique certainement par une prudence légitime face aux impostures scientifiques telle celle révélée par  Sokal et Brikmont par l'affaire Sokal et l'ouvrage impostures intellectuelles.


Trois ans plus tard, continuent les Bogdanov, tout en déclenchant ses tirs contre la théorie des cordes, il était revenu à la charge en avouant son incompréhension totale face au langage mathématique adopté: "Je décidai de regarder d'un peu plus près les deux thèses. Celle de Grichka était un travail quasi impénétrable, dévolu, pour la plus grande part, à l'algèbre quantique, dont je ne suis pas particulièrement expert(P. Woitdans Même pas fausse...).


Que signifie la puissance de ce flot réactionnel déclenché un peu partout dans le monde?

Ne pourrait-elle pas signifier qu'il y a peut-être "quelque chose" au fond de ces idées? En 2004,  une rumeur s'est répandue comme une traînée de poudre: si ces articles étaient incompréhensibles, c'était que les frères Bogdanov avaient monté de toutes pièces une "mystification". Ils écrivent: ..."Pour Isabelle Stenger, cette attitude collective (assez rare en science), était le signe de toute chose": "Ainsi, pourquoi ne pas se demander si la rumeur de mystification n'a pas pris pour cible les frères Bogdanov précisément à cause du caractère innovateur de leurs idées, des idées que "certains" désireraient voir enterrées pour toujours"?

Toujours est-il que cette physique unifiée, fondée sur ces fameuses "idées nouvelles", souvent soutenues dès les années trente par Einstein et Infeld dans " l'évolution des idées en physique", n'existe pas encore. Peut-être est-elle en train d'émerger lentement par exemple chez certains membres de l'école russe de physique théorique comme Vladimir Dzhunushaliev et Ratbay Myrzakulov (Focus on Quantum Gravity Research ou research.kek.jp _hamada )? Leurs conclusions sont-elles comme l'affirment les Bogdanov identiques à la leur: le temps fluctue à l'échelle de Planck?


liens: monblogdereflexions: l'affaire Bogdanov un de mes premiers articles

 


5) Mais qu'en dit l'expérimentation, critère incontournable de vérification?

 

 


Compte tenu de l'existence du redoutable mur de Planck, on pourrait penser (et s'en tenir là) comme la majorité des scientifiques, qu'il sera à jamais impossible de voir quoi que ce soit avant le Big Bang. Au sens strict, c'est vrai, il est impossible d'accéder "en direct" à des phénomènes qui se situeraient avant cette frontière. Cependant, n'est-il pas possible que certains éléments de ce "là-bas" nous soient accessibles par des voies indirectes?

Après COBE lancé le 18 novembre 1989, le satellite d'observation du fonds cosmologique WMAP, bien qu'observant un bain de radiations situé 380 000 ans après le Big Bang, est déjà "descendu" par des voies indirectes à une échelle incroyablement plus petite: 10-18 secondes après le BigBang! C'est encore loin de l'instant de Planck situé lui, à10-43 secondes après le Big Bang. Planck Surveyor lancé le 14 mai 2009 sous l'égide de l'Agence spatiale européenne et de l'Institut d'astrophysique spatiale est bien plus précis et peut déceler d'infimes variations de température, avec la précision d'un cent millième de degré au-dessus de la température du rayonnement cosmologique fossile ( 2,7° au-dessus du zéro absolu). Le responsable scientifique du projet HFI est Jean-Loup Puget, cosmologiste à l'Institut d'astrophysique spatiale (Université Paris-XI, à Orsay). la-mission spatiale planck: un regard sur la lumière la plus ancienne de l'Univers

  • En juillet 2010, le satellite Planck envoie sa première image intégrale du ciel avec une vue particulière et inédite de la Voie Lactée12. Ce portrait céleste est riche de 35 millions de pixels13,14.
  • Le 11 janvier 2011, une conférence de presse internationale est organisée à Paris par l’Agence spatiale européenne pour présenter une première série de résultats, le satellite ayant collecté depuis 2009 un nombre incroyable de données sur les objets les plus froids de l'Univers : grains tournants (en) à rotation ultra-rapide, découverte de « gaz sombre ». Le satellite est à l’honneur toute cette semaine à la Cité des sciences et de l'industrie15.

L'exploitation de la moisson d'informations recueillie par ce prodigieux satellite, permettra-telle de confirmer l'hypothèse que le temps a peut-être eu un commencement imaginaire (au sens mathématique) et d'abord permettra-telle de se rapprocher du Big Bang plus que les précédentes missions? A suivre!


6) Quels sont les faits nouveaux qui à l'avenir pourraient confirmer cette hypothèse?

a) D'abord, il y a l'équilibre thermodynamique de l'Univers au moment du Big Bang. La plupart des scientifiques, dans le modèle standard, pensent qu'il existait au moment du Big Bang, mais ils en restent là. Contient-il l'une des clés recherchées? En effet, cet équilibre primordial entraîne des effets qui touchent directement le commencement du temps, des conséquences inaperçues qui seront examinées dans les chapitres qui vont suivre.

 

b) Ensuite, il y a la courbure de l'espace. En mars 2006, le dépouillement complet des données de WMAP a fait apparaître que notre espace physique à 3 dimensions semble plat, mais pourrait être doté d'une courbure très légèrement (marginalement disent les experts) positive: Presque plat...

Dans l’article de 2003, Jean-Pierre Luminet et ses collègues faisaient remarquer que le spectre de la courbe de puissance du rayonnement de fond diffus concernant les fluctuations de température était anormalement faible au niveau des contributions dites quadrupolaires et octupolaires, c'est-à-dire pour les grandes échelles spatiales de fluctuations de température. Bien qu’il faille tenir compte des incertitudes des mesures, ce manque de contributions aux grandes échelles dans le rayonnement fossile s’expliquait plus naturellement par un Univers de taille finie que de taille infinie. Si les observations de WMap étaient compatibles avec un Univers plat, elles étaient aussi légèrement favorables à un Univers fini de courbure positive.

Planck Surveyor confirmera-t-il ces résultats et donnera-il des informations plus précises sur la courbure de l'Univers? Si on adopte la solution la plus simple, la forme de l'Univers serait alors celle d'une sphère. Cette question débouche sur une réponse nouvelle concernant la question du temps et son origine que nous allons voir plus loin.


c) La troisième observation relève de l'existence d'une énergie noire, la grande inconnue.

C'est l'un des grands mystères de l'Univers: une force inconnue, liée à ce qu'on appelle énergie noire (ou ou encore) due à une hypothétique particule l'axion?, force que personne ne comprend et qui propulse l'univers de plus en plus vite vers l'infini. "Franchement nous n'y comprenons rien !" s'exclame l'astrophysicien Craig Hogan, de l'université de Washington (Il a aussi déclaré«Si les résultats sur le GEO600 sont vrais, alors nous sommes tous vivants dans un hologramme géant cosmique ce qui n'est sans doute pas sans rapport avec l'hypothèse des Bogdanov sur le temps imaginaire). Étroitement liée à la notion d’énergie du vide quantique, selon futura-sciences.com, l'expansion accélérée impliquerait que plus de 70 % du contenu de l’univers est sous forme d’une énergie inconnue. Le reste serait constitué de 25% de matière sombre, de 4% d'hydrogène et d'hélium sous forme de gaz, de 0,5% d'étoiles, de 0,2% de neutrinos et de seulement 0,03% d'éléments lourds (de planètes...). Cette énergie noire, dont les deux frères disent avoir annoncé l'existence en 1999, lors des soutenance de leurs thèses, pourrait donc constituer un indice en faveur des idées nouvelles dont il est question ici sur le commencement du temps.


Les photons corrélés, la lumière qui informe

 

d) La non localité.

Autre donnée essentielle: les expériences d'Alain Aspect, de l'Institut d'optique d'Orsay. Elles portent sur le lien très troublant qui subsiste entre deux photons apparemment séparés par une longue distance, c'est le célèbre paradoxe EPR, une expérience de pensée, élaborée par Albert Einstein, Boris Podolsky et Nathan Rosen, dont le but premier était de réfuter l'interprétation de Copenhague de la physique quantique.

Au cours de l'été 1981, les frères Bogdanov ont assisté et filmé ces expériences fascinantes pour leur émission "temps X" (mais je n'ai pas retrouvé de film). Pour l'époque, le phénomène était stupéfiant: alors que les deux photons étaient manifestement séparés par une distance de 12 m, en réalité  ils continuaient d'être liés par une sorte de "communication instantanée". Comment expliquer un tel phénomène, un des grands mystères de la mécanique quantique? A l'origine des expériences d'Aspect il faut évoquer le physicien théoricien Bernard d'Espagnat. Dans les années 1950, Il a travaillé avec les grands fondateurs de la théorie quantique, le prix Nobel Enrico Fermi ou encore le légendaire Niels Bohrprix Nobel en 1922 (l'année après Einstein). L'expérience qu'il a imaginée dans les années 1970 avec Jonh Bell, du CERN, et qu'Alain Aspect a mené à bien, est aujourd'hui complétée par celles du physicien autrichien Anton Zellinger et de plusieurs autres expérimentateurs et portent cette fois sur le "transfert instantané d'information d'une particule à l'autre ("téléportation") et l'information quantique.

Aujourd'hui, ces phénomènes n'ont certes plus cette image de "magie" sont mieux expliquées par ce qu'on appelle la "non-localité" (le principe de séparabilité stipule que des objets distants ne peuvent avoir une influence directe l'un sur l'autre; un objet ne peut être influencé que par son environnement immédiat. Ce principe, issu de la relativité restreinte, a été précisé en ces termes par Albert Einstein).

L'intrication quantique est un phénomène observé en mécanique quantique dans lequel l'état quantique de deux objets doit être décrit globalement, sans pouvoir séparer un objet de l'autre, bien qu'ils puissent être spatialement séparés. Lorsque deux systèmes – ou plus – sont placés dans un état intriqué, il y a des corrélations entre les propriétés physiques observées des deux systèmes qui ne seraient pas présentes si l'on pouvait attribuer des propriétés individuelles à chacun des deux objets S1 et S2.En conséquence, même s'ils sont séparés par de grandes distances spatiales, les deux systèmes ne sont pas indépendants et il faut considérer {S1+S2} comme un système unique.

Si deux particules qui ont interagi sont "inséparables", alors quid de l'Univers à l'instant zéro?

Y a-t-il un rapport avec le commencement du temps? La réponse viendra dans un prochain article,

mais le lien avec le temps imaginaire est important.

 

Prochain article: "le passé peut-il exister?"

La toute première réponse,  nous allons la chercher "sur le terrain". Nous revenons de la nuit

des temps après ce voyage fantastique. Posons nous la question presque naïve: est-ce que tout

nous avons découvert "là-bas" dans les brumes du passé, pourrait encore exister aujourd'hui sur

un autre plan? ces évènements dont nous avons été témoins, tout cela s'est-il dissipé dans le

néant? Ou bien est-ce encore présent "quelque part" dans un ailleurs que nous ne pouvons pas

atteindre, mais qui, toutefois existerait bel et bien?




Mes liens pour les articles au commencement du temps

09:54 Écrit par pascal dans bogdanov-le visage de dieu | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

22/03/2012

3-11) Au commencement du temps 3-11) l'instant zéro

Au commencement du temps 3-11) l'instant zéro


Simulation de l'évolution de l'Univers "visible"

 

Extrait de l'article:

 

"Au voisinage du mur de Planck et à fortiori avant, ces lois, dans le meilleur des casse transforment et au pire s'effondrent. Le singularité garde tout son mystère. Les physiciens n'ont pas la moindre idée (actuellement) de ce qu'elle est.


Pour Etienne Klein, on ne peut expliquer l'Origine de quelque chose en invoquant autre chose. On n'exprime l'être que par l'être et pas par du devenir. Si on dit qu'à l'Origine il y avait déjà ceci ou quelque chose, on n'explique pas l'Origine, sauf à invoquer que le chose a toujours été là, donc qu'il n'y a pas d'Origine. En fait, pour lui, la science(?) ne peut dire que deux choses:

a) Il n'est pas prouvé que l'Univers a eu une Origine, qui serait le transit qui fait passer de l'absence de toute chose à au moins une chose.

b) Il n'est pas prouvé que l'Univers n'a pas d'Origine.

 


C'est donc, comme la question de Dieu, (si on se réfère à des philosophes comme Kant), du domaine de l'indécidable au sens de Gödel.

Dans un tel contexte, l'approche mathématique proposée par les frères Bogdanov ne peut-elle pas fournir des indications dont on peut tirer des hypothèses nouvelles et peut-être déplacer les lignes de nos connaissances? "En prenant toutefois cette approche pour ce qu'elle est et rien d'autre: une hypothèse dont l'essence mathématique correspond à la nature mathématique de "l'objet" que nous cherchons à comprendre, la singularité initiale de l'espace-temps. En tout cas, elle me permet une réflexion concernant la science, la philosophie, l'épistémologie et un réflexions sur moi-même, ce que j'appelle le "soi", mon "intérieur" invisible par opposition au visible...Et je trouve ça plutôt jubilatoire..."

 

 

Dans ces articles, je voudrais approfondir ma réflexion sur "le visage de Dieu" écrit par les frère Bogdanov et celle de mon article dans mon blog de reflexions à travers le livre de Igor et Grichka Bogdanov: "Au commencement du temps".

Ils me permettent de faire un saut dans l'histoire via les blogs et le articles que je déniche sur la toile, d'affiner mes connaissance sur la science et la recherche de l'Origine. Je trouve plaisir et jubilation à partager.

 

 

Mes articles déjà parus dans cette rubrique:

1) Faisons le poins après mon dernier article "Au commencement du temps 3-10).

Dans cet Univers d'avant le Big Bang, question qui, en général pose problème, il n'existe plus que deux types de "particules": les monopôles et les instantons. ce sont eux les premiers habitants de l'Univers avant le Big Bang, les premier "Parisiens".


Comment peut imaginer ce moment unique?

Le temps fluctue à l'échelle de Planck entre la direction réelle et la direction imaginaire. Les monopôles et les instantons se couplent et se découplent, les deux familles se transforment l'une dans l'autre à un rythme frénétique, mais chacune a son territoire. Au voisinage de la longueur de Planck, immédiatement avant et après le Big Bang, ce sont les monopôles qui dominent, les instantons sont encore rares et n'apparaissent qu'avec de fortes fluctuations quantiques, qui détruisent l'enveloppe du cône de lumière de l'espace-temps.

Puis peu à peu, à mesure qu'on s'enfonce vers la singularité initiale, leur nombre augmente. A mi-chemin (ce mot a certes peu de sens, mais l'échelle nous est fournie par les populations respectives d'instantons et de monopôles), il y a autant d'instantons que de monopôles. Les particules (monopôles) se transforment en pseudo-particules (c'est le nom qu'a donné le physicien russe Alexander Polyakov en 1975 aux instantons).

Ces transformations illustrent les fluctuations de la quatrième coordonnée de l'espace-temps, (le temps), mais elles expriment aussi la transition d'une configuration portant de l'énergie (les monopôles) vers une configuration portant de l'information (les instantons).

Poursuivons notre descente. Nous parvenons finalement à une région où les terribles remous quantiques se sont calmés. Autour de nous, tout est d'un grand calme, silencieux, d'une immobilité presque glacée. Il n'y a pratiquement plus de monopôles, rien que des instantons dont le rayon décroît à mesure qu'on se rapproche de la singularité initiale. Notre voyage touche à sa fin. Nous sommes en bas du cône de lumière dont les contours s'estompent. Nous "voyons" à présent la nappe lumineuse, inouïe de la singularité initiale de l'espace-temps.

(On peut sans doute se poser la question: est-ce que le voyage que nous venons de faire serait similaire si on pénétrait dans un trou noir?).

Maintenant, qu'allons-nous trouver la-bas? Quel est le fantastique secret du commencement? Nous allons maintenant essayer de le découvrir.

 

2) La singularité initiale.

igor bogdanov: ETAT TOPOLOGIQUE DE L'ESPACE TEMPS A ECHELLE 0

Nous avons atteint notre toute dernière étape. Notre longue traversée est sur le point de s'achever.

Pour commencer le voyage, avec les frères bogdanov, nous avons pris comme repère cet énorme rocher qui affleure entre les herbes du jardin de Chaillot, tout comme les blocs mythiques de Fontainebleau; sur la guérite d'entrée, la peinture est un peu défraîchie et près de là, une marchande de journaux se tient dans son kiosque...Au point où nous sommes arrivés, où se trouve maintenant notre point de départ? Est-ce la tour Eiffel ou la place du Trocadéro? C'est un peu comme si on se demandait dans le film Dangereusement votre où se trouve la tour Eiffel à l'intérieur de laquelle Roger Moore, alias James Bond va poursuivre Grace Jones. La tour Eiffel est dans le DVD, dans les sillons du disque, mais codée sous une forme inaccessible directement. Près de la singularité initiale, en fait, la tour Eiffel  et la place du Trocadéro, sont totalement inaccessibles: elles sont "codées dans le temps imaginaire"... à 100 millions de milliards de secondes dans l'avenir. Sous nos yeux il y a seulement le rayonnement pur de ce point unique indescriptible marquant le zéro de l'espace et du temps, la singularité initiale.


La singularité initiale dans le modèle standard de la cosmologie.

Dans ce modèle ce qu'on appelle le modèle standard du Big Bang avec l'existence d'une singularité initiale ne fait aucun doute. Elle est inséparable de la théorie "FLRW" associée aux noms de RobertsonWalkerFriedmann et Lemaître. L'abbé Lemaître avait d'ailleurs montré que la singularité initiale est la conséquence inéluctable de la théorie d'Einstein. Depuis, dans les années 1970, Hawking et Penrose on généralisé cette conclusion et démontré ce qu'on appelle les "grands théorèmes de singularité". L'un de ces théorèmes fournit un résultat sans ambiguïté: la singularité initiale est inévitable dans tous (?) les modèles d'Univers.

La singularité initiale et le temps.

Pour les cosmologistes, elle correspond à l'arrêt brutal, dans le passé, des lignes d'Univers du fluide cosmique, ce qui signifie l'arrêt du temps. Elle correspond aussi à une situation extrême où le rayon de l'Univers R[t], qui décrit l'évolution du rayon R en fonction du temps t devient nul: R[t] = 0. c'est pourquoi le zéro est inévitablement associé à la singularité initiale.


Comment se débarrasser de cette "monstruosité"?

Les tentatives pour tenter de se débarrasser de ce qui apparaître être une monstruosité de ce point zéro qui ne fait pas partie de l'espace-temps ont jusque là été vaines ainsi que l'évoque Etienne Klein dans la vidéo en exergue de ce chapitre. La singularité est une conséquence inéluctable de l'Univers tel qu'il est , avec ses lois. Au voisinage du mur de Planck et à fortiori avant, ces lois, dans le meilleur des cas se transforment et au pire s'effondrent. Le singularité garde tout son mystère. Les physiciens n'ont pas la moindre idée (actuellement) de ce qu'elle est.

Pour Etienne Klein, on ne peut expliquer l'Origine de quelque chose en invoquant autre chose. On n'exprime l'être que par l'être et pas par du devenir. Si on dit qu'à l'Origine il y avait déjà ceci ou quelque chose, on n'explique pas l'Origine, sauf à invoquer que le chose a toujours été là, donc qu'il n'y a pas d'Origine. En fait, pour lui, la science(?) ne peut dire que deux choses:

a) Il n'est pas prouvé que l'Univers a eu une Origine, qui serait le transit qui fait passer de l'absence de toute chose à au moins une chose.

b) Il n'est pas prouvé que l'Univers n'a pas d'Origine.

Si on se réfère à des philosophes comme Kant, on peut dire que, de même que les questions relatives à Dieu, cette question relève du domaine de l'inconnaissable. mais de nos jours, les limites reculent de plus en plus mais il reste l'indécidable au sens de Gödel même si les théories fusent comme la théorie des cordes ou la gravitation quantique à boucles et les univers en rebond.


Dans un tel contexte, l'approche mathématique proposée par les frères Bogdanov ne peut-elle pas fournir des indications dont on peut tirer des hypothèses nouvelles et peut-être déplacer les lignes de nos connaissances? "En prenant toutefois cette approche pour ce qu'elle est et rien d'autre: une hypothèse dont l'essence mathématique correspond à la nature mathématique de "l'objet" que nous cherchons à comprendre, la singularité initiale de l'espace-temps. En tout cas, elle me permet une réflexion concernant la science, la philosophie, l'épistémologie et une réflexion sur moi-même, sur le "soi", sur  "l'intérieur" invisible par opposition au visible. Je pense ici à la réflexion d'Etienne Klein dans sa vidéo sur le "sujet"...Et je trouve ça plutôt jubilatoire.


3) L'instanton initial de taille zéro.

Nous pouvons cette nappe lumineuse qui vient de nous apparaître, entamons une nouvelle descente. A présent, les instantons, devenus totalement stables, dominent le paysage. Ils se mettent à converger en une étonnante spirale vers le point zéro. A mesure qu'ils s'en rapprochent, leur rayon diminue et ils commencent à se superposer et à se fondre les uns dans les autres. En effet, une propriété de ces objets existant en temps imaginaire est de pouvoir se condenser en un seul point. Ce fait me semble "similaire" à la propriété des photons qui n'obéissent pas au principe d'exclusion contrairement aux particules de matière comme les électrons. Ainsi, il se produit une chose importante: la densité de charge topologique, c'est à dire l'information augmente au voisinage du point zéro. Elle peut même devenir infinie si le nombre d'instantons tombés sur ce point est lui-même infini.

Un nouveau phénomène apparaît alors: les instantons (tous les instantons) finissent par disparaître au sein du tout dernier (du tout premier?) instant présent à l'instant zéro, l'instanton singulier de taille zéro. Invraisemblable?

Au milieu des années 1990, le théorie des instantons de taille zéro a été étudiée par de grands physiciens dont Edgar Witten qui a écrit en 1995 un article intitulé "petits instantons en théorie des cordes" où il montre l'existence et les étranges propriétés de ces instantons. En particulier, il se demande ce qui va se passer lorsqu'un "instanton rétrécit jusqu'à la taille zéro". Dans notre hypothèse, cela signifie: il correspond à ce que pourrait être la singularité initiale.


4) Instanton initial et information originelle.

La singularité initiale devient de plus en plus sensible. Nous voici près de toucher cet instanton initial qui marque le début absolu des choses. Il pourrait contenir, en temps imaginaire, l'information indispensable à la naissance et à l'évolution de l'Univers tout entier. Le monde physique a disparu, cédant la place à la place d'un monde de mathématiques pures. Le temps réel et a cessé d'exister, de même que l'énergie. Ils sont remplacés par du temps imaginaire, de zéro jusqu'à l'infini. Est-ce ainsi que Platon aurait pu voir le monde des idées?

En imageant ceci, c'est un peu comme dans les sillons d'un DVD: lorsqu'il est dans sa boite, l'image qu'il contient n'existe (n'est en fait codée), que dans le temps imaginaire. Elle ne deviendra réelle que lorsque le DVD est placé dans un lecteur, pour alors se dérouler dans le temps réel. Selon cette vision, on peut s'imaginer l'instanton singulier de taille zéro comme la source, en temps imaginaire, du "scénario" cosmologique de l'Univers. Au moment du Big Bangce scénario commence à se dérouler dans le temps réel et une infinité d'évènements vont se retrouver étalés dans le temps tout au long de l'histoire de l'Univers. Une question me paraît cependant encore mystérieuse à ce point du voyage: les conditions initiales et le "choix" des lois physiques sont-ils aussi l'issue de cette source?


l'équation de Shrödinger (sur un sentier,quelque part dans le Tyrol)


5) De l'énergie à l'information.

Exergue: "A la lumière de ces analogies, le « Tout est information » mérite d’être étudié de plus près. Cette théorie s ’appuie sur l’idée qu’à la base de tout ce qui existe, il y a une information abstraite capable de s’exprimer en un nombre infini de formes et qui demande à être connue. A cette fin, elle doit se transformer : elle se condense jusqu’à l’état de probabilité. Le nombre infini de formes devient un nombre fini, mais néanmoins considérable, de probabilités qui elles-mêmes engendrent un petit nombre de virtualités lesquelles, à leur tour, donnent lieu à la réalité telle que nous la connaissons".

Premier constat: au point zéro, le temps réel, celui que nous connaissons à la surface de cette "plongée" dans le temps jusqu'à l'instant zéro, a bel et bien disparu sans laisser de traces. Nous sommes baignés dans un océan sans fond, sans limites de temps imaginaire dont les "particules" représentatives sont les instantons. Une particularité de l'Univers au voisinage de cette singularité initiale est que son entropie, (son désordre) est nulle. De grands théoriciens comme Roger Penrose ont étudié de façon approfondie le comportement de l'Univers à ce moment unique. La conclusion semble toujours la même: sur le "point zéro" de l'espace-temps, l'entropie tombe à zéro. Or une entropie nulle ne peut exister pour un système réel, autrement dit, le temps n'est pas réel, mais imaginaire pur.

Note (Forum futura-science): "Trou noir et pré-big bang? "L'avantage conceptuel qui me parait amusant dans ce cas est que le temps est lui-même une composante des paramètres d'ordre (à la Laudau) qui vaut zéro avant la transition de phase. C'est pour moi la seule manière que je vois de trouver quelque chose avant le big bang".


Deuxième constatation: toute échelle de distance s'est évanouie, tous les repères qui nous permettent d'établir l'échelle des objets s'évanouissent également. Nous sommes immergés dans une sorte d'absolu qui n'a ni haut ni bas, ni proximité ni limite, à la fois ponctuel et infini, en fait indescriptible par la métrique habituelle.


Troisième observation.

L'énergie, celle qui déferlera en de furieux torrents à l'échelle de Planck, au moment du Big Bang, n'existe plus du tout, ou plutôt pas encore, de même que le temps réel. Donc, contrairement à l'image habituelle proposée par les astrophysiciens, la singularité initiale n'est pas caractérisée par une température infinie, une courbure divergente et une énergie infinie. Elle est dominée par une réalité duale de l'énergie, l'information initiale. C'est une conséquence de la nullité de l'entropie. Entropie et information sont "inverses" l'une de l'autre. Une entropie nulle signifie que la quantité d'information du "système Univers" est alors maximale. "L'information initiale "codée" au point zéro pourrait, par construction, atteindre une valeur infinie (même si l'information finale - sous forme de complexité- est, elle, très grande, mais finie)".


 

équation de Schrödinger (tatouage)

Pourquoi parle-t-on d'information? D'abord, partons de l'évolution d'un système en mécanique quantique. Son évolution, en fait son énergie, est décrite par la célèbre équation découverte par le grand physicien Erwin Schrödinger. Cette équation, dont Einstein a dit en la voyant pour la première fois: "l'idée de cette équation a jailli tout droit d'un génie", est gravée sur une pierre face à la pente, au détour d'un sentier, quelque part dans les montagnes du Tyrol.

Dans l'équation de Schrödinger, le temps est représenté explicitement par le symbole t. Que se passe-t-il si nous y remplaçons le temps réel par le temps imaginaire, opération qu'on appelle prolongement analytique? On tombe alors sur une équation plus ancienne, mais tout aussi célèbre, appelée "équation de la chaleur"Nota: Dans le texte de la définition par wikipedia.org, on trouve: "il existe un lien avec la mécanique quantique non-relativiste : l'équation de Schrödinger apparait en effet comme une équation de la chaleur en temps imaginaire2. Loin d'être une simple curiosité, cette propriété autorise des développements intéressants, car il est souvent plus facile mathématiquement de travailler avec l'équation de la chaleur qu'avec l'équation de Schrödinger".

Or, l'équation de la chaleur ne donne plus accès à une évolution en termes d'énergie, mais, étrangement  en termes d'information (entropie = inverse de l' information). On retrouve cette correspondance entre énergie et information en partant d'autres formes mathématiques comme l'opérateur d'évolution de Heisenberg, équation qui décrit l'évolution d'un système en temps réel Il est possible, à partir de l'état d'équilibre de retrouver la même équation, mais construite en temps imaginaire pur.

Quelle conclusion peut-on en tirer? "L'état d'équilibre idéal que représente l'échelle zéro peut-être vu comme équivalent à une évolution du pré-Univers en temps imaginaire. Autrement dit, à un codage à l'instant zéro de l'information initiale".


 


6) Densité de charge topologique et information.


"Une des propriétés fondamentales de l'instanton est sa "charge topologique". Là se trouve "stockée" toute l'information qui le caractérise. Or, cette propriété est indépendante de sa taille. Cela veut dire que la charge topologique, l'information, est conservée et existe toujours, même si l'instanton a un rayon nul.  Or, l'instanton singulier de taille zéro résulte de l'accumulation en un point singulier de tous les instantons, d'une infinité d'instantons selon le principe de superposition. Ce résultat implique deux choses:

a) Ce qu'on va trouver sur notre instanton singulier, c'est sa charge topologique, c'est à dire une information initiale précieuse. Ce qui est considéré comme information la plus importante est un nombre entier qui caractérise l'instanton et que les experts appellent le "nombre d'instanton". S'agissant de l'instanton singulier qui, par construction est unique, ce nombre est 1.

b) Mais comme l'instanton initial résulte de l'accumulation d'une infinité d'autres instantons, la charge topologique atteint une valeur infinie.

Cela voudrait donc dire que l'information portée par l'instanton singulier de taille zéro a une valeur infinie.


A ce sujet, les frères Bogdanov font remarquer qu'Edward Witten observe dans son article consacré aux instantons de taille zéro: "Lorsqu'un instanton rétrécit jusqu'à la taille zéro, l'espace-temps développe un tube infini dans lequel le dilaton (voir aussi dilatondevient infini". Qu'est ce que dilaton? Un champ primordial de type scalaire qui agit sur la facteur d'échelle de l'Univers. Il peut permettre de comprendre l'expansion de l'Univers et en particulier la phase appelée inflation. Le fait que pour Witten, l'espace-temps développe un "tube infini" lorsqu'un instanton a un rayon nul, débouche ainsi sur l'infini de la densité de charge topologique.


Poursuivons dans ce qui n'est, il faut le rappeler qu'une hypothèse. La charge topologique de l'instanton est caractérisée par un nombre entier (généralement 1). Sa densité de charge peut être vue comme la suite infinie des nombres entiers. A partir de là, on peut construire tous les nombres, réels et imaginaires. Le temps (pas encore le temps réel ou le temps imaginaire) peut être vu alors comme la suite de nombres (réels ou imaginaires). L'expansion de l'instanton initial de taille zéro dans ce qu'on appellera "l'espace des modules" de l'instanton peut donner une idée du changement d'échelle (Nous retrouvons le dilaton de Witten grâce auquel on peut décrire le commencement du flot temporel).

Il est également possible d'écrire cette suite en langage binaire et de construire ce que les mathématiciens appellent un "nombre-univers"  dans lequel se trouve n'importe quelle succession de chiffres de longueur finie. A partir de là, nous disposons potentiellement le moyen de "coder" toutes les séquences d'information possibles et imaginables et donc de quoi engendrer les 10120 bits d'information qui selon Seth Lloyd ou Stephen Wolfram suffisent pour coder notre Univers tout entier.

(Voir mon article Au commencement du temps 2) En voiture vers l'origine : Depuis 1999, des scientifiques d'un nouveau genre sont apparus, révolutionnaires dans leurs méthodes et dans leurs buts: Seth Lloy, l'un des pères des ordinateurs quantiquesDavid Deutsch, l'inventeur du courant "it from qubit", Sephen Wolfram, le concepteur de Mathematica et promoteur du "programme Univers"...

*Seth Lloyd, professeur de génie mécanique au Massachusetts Institute of Technology et spécialiste de mécanique quantique, est connu pour avoir établi la limite de Lloyd, qui majore le nombre debits d'information traités par l'univers depuis le Big Bang. Cette limite est estimée par ses calculs à 10120 bits.

*Un calculateur quantique ou ordinateur1 quantique, repose sur des propriétés quantiques de la matière : superposition et intrication d'états quantiques.

*David Deutsch souscrit à l'interprétation des multivers en matière de mécanique quantique à la suite du physicien Hugh Everett. Selon lui ces multivers seraient l'une des 4 composantes de l'étoffe de la réalité. Il est l'auteur du livre L'étoffe de la réalité (The fabric of reality), caractérisé par un certain sens de la formule.

Outre la théorie quantique, les trois autres fils ou brins qui tissent la réalité sont, selon David Deutsch : l'épistémologie (ou théorie de la connaissance, selon Karl Popper), la théorie du calcul (ou version forte de la théorie de Turing), et la théorie de l'évolution (Charles DarwinRichard Dawkins).*Stephen Wolfram (né en 1959 à Londres) est un scientifique britannique principalement connu pour son logiciel de calcul formel Mathematica, mais qui a également travaillément travaillé en physique des particules et sur les automates cellulaires.

*programme UniversCan we simplify the universe into a single computer program? That is the question physicist, programmer, businessman, and all-around Renaissance man Stephen Wolfram has dedicated his career tosolving. "We look at the universe. We look at physics. We look at nature. The question is, is there ultimately some simple rule that determines everything that happens in our universe? Is there some ultimate theory of physics that will allow to sort of hold in our hand some specification of everything about our universe and everything about the history of our universe?"

 

Nous constatons cependant l'immense écart entre ces grands nombres et et les nombres qui caractérisent le monde physique (le monde qui nous entoure) qui, par contraste paraissent très petits.


invariant topologique (blog blog fermaton.over-blog.com)

7)  Le code cosmologique

Est-ce là le secret des choses? Nous venons de voir qu'au point zéro, l'énergie n'existe pas encore. A la place nous trouvons une information primordiale. A la suite des travaux des mathématiciens sur les théories dites "topologiques", elle est appelée un "invariant topologique" (en travaillant sur les propriétés des instanton et la topologie, le mathématicien anglais Simon Donaldson, les a découverts et a obtenu la médaille Fields) .


Cet invariant initial est une sorte d'être mathématique, un "code" qu'on appellera "code cosmologique". Par "construction", cet "être mathématique" pourra contenir toute l'information qui ve permettre par la suite à l'Univers d'apparaître et d'évoluer dans le temps. On pourrait en donner l'image d'un code similaire au code génétique qui contient sous forme "codée" toute l'information qui va permettre à un organisme de se développer. Sous une forme binaire, nous pouvons en extraire n'importe quel type d'information. Cependant, il est impossible d'en connaître la lois initiale, l'algorithme qui permet de le déchiffrer. Peut-être ce qu'on peut extraire de l'Origine, de ce point zéro, est-il l'existence d'un "trace" comme en algèbre, ou en topologie? Ici, la somme est calculée sur le nombre d'instantons de la théorie qui est dans l'hypothèse retenue, infini. Retenons donc que c'est cette trace qui renferme la "loi" à partir de laquelle le code cosmologique pourrait être élaboré.


8) Le zéro et l'infini.

pour renaître ongasie.com

 

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le sacré la-cabane-au-fond-du-jardin.skynetblogs.be/

8) Le zéro et l'infini.

Question ultime avant de terminer le voyage de zéro à l'infini: pourquoi va-t-on passer de la taille zéro (taille de l'Univers à l'instant zéro) à tout ce qui existe aujourd'hui qui s'est "étalé" sur des milliards d'années-lumière tel le DVD qui nous a servi d'image pour illustrer le déroulement de cette histoire du monde initialement dans le zéro de cet instanton initial et se déroulant maintenant dans le temps réel? Quel est donc le "premier moteur"  à partir duquel le temps va commencer sa longue course?

Que voyons nous face à cette singularité initiale? A vrai dire rien! ce n'est qu'un point mathématique, une abstraction invisible qu'on peut représenter par 0, "ce zéro dont va jaillir, des milliards d'années plus tard, notre galaxie, puis la Terre, les insectes géants, les dinosaures et, bien plus tard encore, la gaule et ses millions d'habitants puis la France, Paris, la place du Trocadéro et ses cafés, le champ de Mars et la tour Eiffel", bref, tout ce que nous avons vu dans ces articles, au cours de ce voyage à l'envers dans le temps et cette plongée dans le passé.

Tout serait contenu dans le zéro? Tel était sans doute le rêve de ce moine inconnu, dans les brumes solitaires du Moyen-Age, au IIè siècle, lorsqu'il écrivait dans le codex de Salem: "Tout nombre provient du 1 qui, à son tour, provient du zéro... Omnia ex nihilo creat, conservat, et gubernat." Une anecdote raconte que Jonh Von Neumann, fasciné par ce nombre, avait pour répondre avec un sourire sarcastique à ceux qui se plaignaient que les mathématiques étaient incompréhensibles: "On ne comprend pas les mathématiques! Tout au plus peut-on s'habituer à elles."


Selon lui, le zéro permet d'engendrer, à partir d'un ensemble vide noté varnothing ,, tous les nombres réels. Comment? Partons de 0 , que nous identifions à l'ensemble vide. Ensuite, considérons l'ensemble qui contient cet ensemble vide. Puisqu'il contient un élément, nous pouvons en déduire que nous avons engendré 1. Le nombrecorrespond, quant à lui, aux deux entités qui viennent d'être générées précédemment, l'ensemble vide d'une part et l'ensemble contenant l'ensemble vide d'autre part. Il est ainsi possible de générer tous les nombres naturels n, et à partir d'eux  réels. C'est peut-être cette intuition qui amena la mathématicien allemand Léopold Kronecker (ennemi juré de Cantor, autre mathématicien de génie) à s'exclamer: "Dieu a créé les nombres entiers. L'homme a fait le reste." Est-ce cette possibilité qui a mis Von Neumann sur la piste du premier logiciel informatique, avec l'ordinateur ENIAC en 1945?

Et qu'est-ce que le zéro serait capable d"engendrer? Le nombre de Lloyd dont nous avons parlé au chapitre précédent, soit 10120 bits. Selon lui, ce nombre majore le nombre de bits d'information traités par l'univers depuis le Big Bang. Combien de temps at-il fallu à l'Univers pour "dérouler" ce nombre? 13 milliards 700 millions d'années! Mais, à l'échelle de l'infini qu'engendre le zéro, ce nombre est ridiculement petit.


Une autre caractéristique du 0 est le fait que n'importe quel nombre élevé à la puissance 0 soit 1. La meilleure (?) convention possible adoptée aujourd'hui par la plupart des mathématiciens concernant la valeur de 0 puissance 0 est non pas une valeur indéterminée mais 1de même, la factorielle de 0 n'est pas 0, mais à nouveau 1 par convention. On touche ainsi du doigt le formidable "potentiel d'engendrement" du zéro  qui a fasciné tant de mathématiciens.


Mais il y a encore un propriété du zéro, peut-être la plus extraordinaire: ce nombre est à la fois réel et imaginaire pur, autrement dit il peut être vu comme un nombre complexe. En effet, il peut s'écrire 0 + 0i. Quelle est la conséquence de ce fait mathématique simple? A l'Origine, le zéro n'est pas un être stable, il a un contenu dynamique lié au faut qu'il fluctue, qu'il oscille entre sa forme réelle et sa forme imaginaire pure. C'est peut-être là l'origine profonde, la plus fondamentale de ce qui a été appelé la fluctuation quantique de la métrique originelle, la fluctuation du temps entre sa forme réelle et sa forme imaginaire pure. Le secret du commencement du temps - l'infini -à partir de zéro.


C'est donc avec cette image-miroir  énigmatique, le reflet de l'infini au fond du zéro, que s'achève notre fabuleux voyage, la remontée du temps vers l'Origine. Dans de prochains articles, je vais continuer ma lecture des frères Bogdanov en essayant de les suivre quand ils veulent montrer que ce point singulier n'est pas une illusion, que les torrents de siècles sont existent vraiment et que le face cachée du temps -sa face imaginaire - est aussi vraie que l'autre, sa face visible.


Ensemble vide...le groupe



1) liens relevé dans cet article


journal.coherences.com -la transgression des frères bogdanov

scribd.com -Rapport-du-CNRS-sur-les-theses-des-Bogdanoff

choualbox.com -fluctuations quantiques de la signature de la métrique

 

information originelle

elishean.org -le liberté du plan de dieu...

bo.astro.it -des fluctuations à l'effondrement gravitationnel

melafrit.com -theorie de l'information et entropie

 

entropie et information

 

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opérateur d'évolution: le point de vue de Heisenberg et le point de vue de schrödinger

opérateur d'évolution de heisenberg opérateur d'évolution de schrödinger

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Le paradoxe de l'instant zéro?

dailymotion.com 'l'univers a-t-il connu un instant zéro?

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dieuexiste.com les multivers

jeanzin.fr -l'illision de l'origine et le temps imaginaire?

lacosmo.com -le zéro et l'infini

 

dailymotion.com -etienne-klein-la-brisure-de-symetrie

techno-science.net -décidable et indécidable wikipedia.org -décidabilité

pourlascience.fr -presque-tout-est-indecidable

maths.wikidot.com -les-theoremes-d-incompletude-de-goedel

chaline.jean -evolution-de-l-univers-les-etapes-de-son-histoire-partie-2

 

Gravitation quantique à boucles et théorie du rebond

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L'univers, la matière, l'évolution, la connaissance

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sergecar.perso -conscience et connaissance de soi

chemindevie.net -le-soi-ou-l-union-du-masculin-et-du-feminin

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science-univers.qc.ca -les trois niveaux de l'unification de l'univers

 

.institut.math.jussieu.fr -un exemple de groupe quantique localement compact

dorane.chez-alice.fr champ subquantique et mystique oocities.org -champ subquantique

 

 

trous noirs: cera-astronomie.com -des-univers-a-l-interieur-des-trous-noirs

luth2.obspm.fr/luminet -plongeon dans un trou noir

nrumiano.free.fr -à l'intérieur d'un trou noir nrumiano.free.fr -le mystère des trous noirs

automatesintelligents.com -vivons nous à l'intérieur d'un trou noir

techno-science.net -des univers à l'intérieur des trous noirs?

blog.belial.fr -Voyage-au-coeur-d-un-trou-noir

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secret-realite.net -trou noir

xxx.lanl.gov -pré-big bang et instabilité gravitationnelle du vide

jean.petitot -théorie des singularités

 

Métrique:

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cspweb.forumpro.fr -contestation des bogdanov, temps-complexe

lejournaldudruide.blogspot.com -théorie pré espace temps et temps imaginaire

science-univers.qc.ca -l'origine de l'espace et du temps

mathematique.coursgratuits.net -calcul-tensoriel/metrique-et-signature

fr.wikipedia.org- métrique_de_Schwarzschild ludowalsh.com - métrique et Espace_Minkowski

encyclo.voila.fr -métrique_de_Friedmann-Lemaaî-Robertson-Walker

Bogdanov: état topologique espace-temps à l'insatnt zéro: ++++

forums.futura-sciences.com -lumiere-metrique-euclidienne?l

variétes et espacesimages.math.cnrs.fr qu'est-ce qu'une variété

en.wikipedia.org -espace de Calabi-Yau

en.wikipedia.org -variétés complexes fr.wikipedia.org -variétés différentielles

mathematique.coursgratuits.net -variete-topologie

 

Théories topologiques

fr.wikipedia.org -Topologie

jussieu.fr -théotie des noeuds et invariants topologiques...

tel.archives-ouvertes.fr -theorie des champs topologique en mécanique quantique...

forums futura-sciences.com -topologie de l'univers et théories

forums.futura-sciences.com -theorie-topologique-champs

fourier.ujf-grenoble.fr -géométrie et topologie pour la physique

les-mathematiques.net -topologie et théorie des modèles

scholar.google.fr -simon donaldson: la géométrie des 4 variétés

 

Cordes et supercordes:

wikipedia.org -théorie_des_supercordes fr.wikipedia.org -théorie_des_cordes

iramis.cea.fr -cordes et supercordes ou le rêve d'einstein?

molaire1.perso -la théorie du tout, superforce

 

molaire1. -superforce assos.utc.fr -superforce, cordes public.web -Superforce-

wikipedia.org -Supersymétrie diffusion.ens -supersymétrie, supergravité

futura-sciences.com -supersymetrie

futura-sciences.com -la-supersymetrie-ne-sest-pas-encore-montree-au-lhc

techno-science.net -supersymétrie techno-science.net -SUSY

www.phys.ens -mécanique quantique supersymétrique

irfu.cea.fr -boson de higgs et supersymétrie

astrosurf.com/luxorion -quantique-supercordes

arte.tv/fr -paysage de cordes fbon.free.fr -l'unification de la physique et la théorie des cordes

iramis.cea.fr -cordes et supercordes, le rêve d'einstein

physique.coursgratuits.net -la theorie-des-cordes

sciences.ch -théorie des cordes

college-de-france.fr -gabriele-veneziano, leçon inaugurale

soinenmagnetisme.free -Theorie-des-Cordes.pdf

techno-science.net -théorie supercordes

théorie grande unification:

fr.wikipedia.org/wiki/Grande_unification

fr.wikipedia.org -théorie du tout

astronomes.com -le-big-bang/grande-unification

futura-sciences.com -le boson de higgs et la grande unification

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arxiv.org edgar witten: petits instantons en théorie des cordespdf

en.wikipedia.org -Instanton (anglais)

futura-sciences.com -instantons-monopoles

webastro.net -instanton, théorie de hawking

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humbug.in/physics/fr -what-is-localisation-of-instantons

 

futura-sciences.com -monopole-magnetique news.discovery.com -on-the-trail-of-magnetic-monopoles

larecherche.fr -monopôles magnétiques antares.in2p3.fr -thèse, détection des monopôles magnétiques.pdf

instanton à partir des dordes ouvertes et des Dbranes -lerda.pdf

la théorie de hawking-turok (instanton)

sydney coleman: conférences gratuites sur le net

 

2) Autres liens que j'ai retenus en rédigeant l'article "l'étincelle du big bang"

xavier.sallantin -histoire de l'univers


membres.multimania.fr -la valse de la mécanique quantique

linternaute.com -l'origine de l'Univrers 10 puiss-43 sec après le big bang

strange-univers.over-blog.com -L'origine_de_lUnivers

lesturgeons.blogs.nouvelobs -le mur de planck

web-utopia.org -Le-mur-de-Planck

bladi.net dieu et le mur de planck

astro-forum.forumactif.com -mur-de-planck-l-avant-big-bang

yrelay.com -le mur de planck

terre.tv/fr -le visage de Dieu paperblog.fr -le-visage-de-dieu

pauledouard.over-blog.com -derriere-le-mur-de-planck?

caplibre.over-blog.com -le mur de la connaissance

astrosurf.com/luxorion -le bigbang astrofiles.net -big_bang

futura-sciences.com -le big-bang

molaire1.perso.sfr -le big bang et l'origine de la matière

youtube.com -la mort du big bang: la théorie des cordes

cafardcosmique.com -La-theorie-des-supercordes

arapao.org -l'ère de planck


futura-sciences.com -instantons-monopoles

webastro.net -instanton, théorie de hawking

wikipedia.org -Instanton

 

unités de planck villemin.gerard.free.fr -dimensions de planck

cnrs.fr -unités de planck

thèse des frères bogdanov (.pdf) journal.coherences.com -la transgression des frères bogdanov

 

wikipedia.org -Physique théorique wikipedia.org -Physique_quantique

futura-sciences.com -introduction-a-la-physique-quantique

astrosurf.com/luxorion -physique quantique

astrosurf.com/luxorion -la relativite wikipedia.org -la relativité générale

sciences.univ-nantes- la relativité

 

cosmologie quantique: luxorion. -cosmologie quantique

luxorion -cosmologie quantique instabilité du vide, instanton

futura-sciences.com -cosmologie quantique et conscience

math-et physique.over-blog.com -cosmologie quantique à boucles

fdier.free.fr -cosmologie quantique par le théorie de l'information

consentino.unblog.fr -une-cosmologie-quantique-par-la-theorie-de-linformation

pythacli.chez-alice.fr -cosmologie...quantique

luth2.obspm.fr -la topologie de l'univers est-t-elle chiffonnée?

linternaute.com -mousse quantique à l'échelle de planck

fr.wikipedia.org -Gravitation_quantique_A_boucles

fr.wikipedia.org -la gravitation quantique à boucles et Carlo_Rovelli

arte.tv -entretien avec Rovelli (grav. quant. à boucles)

cpt.univ-mrs.fr -rovelli: la gravitation quantique à boucles

 

 

principe holographique: jeanzin.fr -la-theorie-holographique-de-la-gravitation

wikipedia.org -Principe_holographique

cidehom.com -principe holographique horobindo.centerblog.net -univers-hologramme-theorie-du-tout

larecherche.fr -l'univers est un hologramme (L Susskind)

futura-sciences.com '-univers-sans-frontiere-ni-bord astrosurf.com/luxorion -hawking univers sans bord

etre-humain.net -stephen-hawking n'est pas dieu

 

futura-sciences.com -le désordre de l'univers, l'entropie techno-science.net -entropie

jeanzin.fr -entropie, énergie, information

 


satellitesjb.man. -planck surveyor astro.cardiff.ac planck surveyor planck.cf.ac.uk -mission

casca.ca -firstplanck/ cesr.fr centre études spatiales, planck surveyor

physorg.com -planck-surveyor-celestial astro.cf.ac -plank et hershell satellites

map.gsfc.nasa.gov -wmap

 

 

3) Quelques autres liens découverts en rédigeant l'article la première seconde:

http://www.astronomes.com/le-big-bang/nucleosynthese-prim...

matière et anti-matière: après 10 puissnace -35 secondes

notions de base de la radio-activité

eres-cosmologiques- ere-leptonique les éres cosmologiques

Historique_du_Big_Bang

températures: Ordre_de_grandeur

science.gouv- aux-origines-de-l-univers-l-enigme-des-premiers-instants

mondedemain.org- l'origine-de-l'univers

cnrs.fr- mysteres-univers

scienceinschool.org- le lhc ou l'etude du big bang

l'univers- de-la-premiere-seconde-a-aujourd'hui

Univers, du big bang aux galaxies strange-univers.over-blog- Lorigine_de_lUnivers

cnrs.fr- définitions

 

lévolution de l'Univers knowtex.com -histoire-de-l-univers syti.net -l'univers, la matière, l'évolution

futura-sciences. question posée par le temps-de-lobservateur

blog.slate.fr -histoire-univers-resume-un-an

les très vielles étoiles (12 milliards d' années)

la doyenne du cosmos a 13 milliards d'années

science-et-vie.com -l'astre-le-plus-lointain-de-lunivers/

sytinet. histoire de l'univers, de la vie, de l'homme

le big bang par astronoo.com notre Univers: Chronologie techno-science: le big bang

Lorigine_de_lUnivers par strange univers

la-machine-a-remonter-14-milliards-dannees

les limites des modèles du big bang la cosmologie: les problèmes du modèle standard

les premiers pas de l'Univers -gaz-primordial quelques minutes après le big bang

l'univers structure l'univers l'univers visible -jusqu'à 14 milliards d'années

l'horizon cosmologique (contradictions)

l'âge de l'univers et l'exégèse biblique

 

sciences_de_l_ingenieur- les_limites_de_la_connaissance_physique

sciences_de_l_ingenieur- la_relativite_generale

 

4) Quelques liens et blogs notés dans les articles précédents que je revisite de temps en temps:

*la relativité générale.

Penrose: wikipedia.org -la Théorie_des_twisteurs


*La relativité restreinte.


*blogs sur le principe holographique


*Blogs sur la complexité.


*Autres blogs.

 

12:12 Écrit par pascal dans le baiser de dieu | Lien permanent | Commentaires (1) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

17/03/2012

3-10) Au commencement du temps 3-10) L'instant zéro...avant le big bang(?)


Au commencement du temps 3-10) avant le big bang.


 

Dans ces articles, je voudrais approfondir ma réflexion sur "le visage de Dieu" écrit par les frère Bogdanov et celle de mon article dans mon blog de reflexions à travers le livre de Igor et Grichka Bogdanov: "Au commencement du temps".

Ils me permettent de faire un saut dans l'histoire via les blogs et le articles que je déniche sur la toile, d'affiner mes connaissance sur la science et la recherche de l'Origine. Je trouve plaisir et jubilation à partager.

 

 

Mes articles déjà parus dans cette rubrique:

 

1) Fin de l'article précédent "l'étincelle du Big Bang:

Arrivés à ce point ultime de notre voyage à l'envers, vers le commencement du temps, la structure de l'Univers est devenue indissociable des grandes structures algébriques. Les brisures successives de symétries qui se sont produites suite à cet instant unique, le Big Bang, ont engendré la complexité et l'apparition des quatre forces distinctes les unes des autres et plus tard, l'apparition des particules différentes à la base de la matière. Ce qui compte, c'est qu'au moment même du Big Bang, alors que que les quatre forces distinctes n'existent pas encore et encore moins les particules de matière, il y a déjà des êtres mathématiques à l'oeuvre. Un peu comme la matrice qu'est le code génétique et qui permet à la cellule primordiale à l'origine d'un être vivant de se différencier.

Dans ce passé insondable, ces êtres portaient en germe, sans en déterminer la réalisation exacte les contours flous, totalement incertains d'une colline (celle du Trocadéro dont nous sommes partis) et la présence d'êtres vivants et intelligents (les êtres humains), capables de fabriquer des choses (les voitures garées devant les cafés).


C'est l'ultime étape de notre voyage, mais nous allons maintenant,  toujours en compagnie des frères Bogdanov, tenter de voir mieux  ce que pourrait être ce "code" qui semble guider l'évolution de l'Univers et de sauter le pas vers l'impensable et le tabou suprême: L' INSTANT ZERO ET...AVANT LE BIG BANG.

 

http://sortirduchaos.wordpress.com

Le moment est venu de franchir le fameux mur de Planck. Nous ne sommes plus dans le cadre d'hypothèses communément admise et pénétrons dans un monde totalement ignoré et pour certains, inconnaissable à jamais, voire zone interdite. Ici plus que dans mes autres articles c'est ma "lecture" et ma façon d'interpréter le récit des frères Bogdanov que j'essaye d'exprimer  en notant en même temps les liens vers les blogs et les informations que je rencontre sur internet.

"La seule façon de se frayer un chemin dans ce mystérieux dédale consiste à en éclairer les coins les plus sombres par les mathématiques..." A partir de la "théorie des groupes quantiques", formalisée dans les années 1980, les deux frères ont démontré un nouveau théorème algébrique, que nous découvrirons progressivement dans la suite de cet article, et qui leur semble le mieux adapté à la description du monde quantique et subquantique. Il a un sens physique au-delà de ses aspects purement formels et permet d'entrevoir certains phénomènes qui ont dû (?) exister avant le Big Bang. La "carte" de cet Univers primordial repose uniquement sur des fragments de connaissance nouvelles et des bribes d'intuition arrachées à des abîmes d'ignorance.


Le "passage" du mur de Planck peut être comparé à l'horizon invisible (?) d'un trou noirPlongeons y. Instantanément nous basculons dans ce monde totalement étranger où l'espace et le temps sont devenus curieusement élastiques, déformables à l'infini. Il n'y a plus ni "haut", ni "bas", plus de "droite" ni de "gauche". Impossible de savoir d'où nous venons ni où nous allons. Comme tous les êtres quantiquesà la fois partout et nulle part, nous ne sommes plus qu'une "probabilité de présence" dans les lieux cet étrange Univers. Le temps a cessé d'exister sous sa forme habituelle. Pourquoi? Deux phénomènes se conjuguent et peuvent expliquer ce arrêt.

 

D'abord, l'énorme courbure qui règne à cette échelle exerce une force titanesque qui plie et replie l'Univers des milliards de fois sur lui-même, jusqu'à le réduire en une particule élémentaire. Or, la force de gravitation déforme également le temps. Dans des conditions pas trop extrêmes (hormis le cas des trous noirs ou celui du Big Bang), elle agit sur le temps, mais celui-ci reste sur une droite, l'axe temporel , le temps linéaire que l'on connait dans ce monde. Mais on peut imaginer que l'immense force de gravitation qui règne à l'âge de Planck finit par faire basculer cette droite qui pivote alors de 90° dans le plan complexe. Elle devient non plus réelle, mais imaginaire pure. C'est ce qui a pu se passer pour le temps, avant le Big Bang.


Le deuxième phénomène est dû à l'incertitude quantique. Rien ne peut échapper aux fluctuations quantiques qui dominent alors la réalité. A l'échelle de Planck, le temps est sans doute déformable, fluctuant. Il pourrait "hésiter" entre sa forme réelle, que nous connaissons et une forme inconnue dans notre monde, la forme "imaginaire".

Essayons d'en faire une représentation en partant du plan complexe:


La droite du temps imaginaire est perpendiculaire à celle du temps réel, ici horizontale dans le plan complexe. Si nous revenons à l'exemple d'un sablier, lorsque le fiole de verre est en position verticale (inverse de l'exemple précédent où l'axe du temps est représenté en horizontale), le sable s'écoule du haut vers le bas et on peut mesurer le temps qui passe. En revanche, lorsqu'on place le sablier en position horizontale, le sable ne coule plus: on ne mesure plus du temps, mais de l'espace, la distance qui sépare les grains de sable entre eux. Le sable reste immobile dans l'espace. Que se passe-t-il entre ces deux droites, dans le plan que nous voulons représenter par cette image du plan complexe? Au gré des perturbations quantiques, il sera impossible de mesurer le temps de manière fiable. Le temps et l'espace vont se mélanger pour donner...une forme de temps inconnue dans la vie de tous les jours, le temps complexe (vision sujette à discussions dont le journal du druide donne un exemple).Et c'est ce temps complexe résultant de la superposition (ou de l'intrication"quantique" du temps réel et du temps imaginaire qui caractérise le temps avant le Big Bang dans l'hypothèse des frères Bogdanov.

Synthèse de cette hypothèse sur cet "instant" qui s'est "traduit "par le Big Bang?

Il s'agit bien sûr d'une hypothèse, mais celle-ci n'est pas arbitraire. Elle découle des hypothèses mathématiques faites, à partir des groupes quantiques.

Le temps réel forme avec l'espace, l'espace-temps, notion très élaborée dans la théorie de la relativité générale. Pour mesurer les distances dans cet espace, on se sert d'un outil mathématique qu'on appelle la métrique, grâce à laquelle nous pouvons nous repérer, prendre des rendez-vous etc. Dans notre monde, un évènement est déterminé par ses trois coordonnées d'espace ainsi que par la coordonnée de temps (l'heure fixée pour le rendez-vous par exemple). Comment distinguer l'espace du temps? Sur la base des travaux d'Henri Poincaré (En 1907, Minkowski réalise que le travail de Hendrik Antoon Lorentz et Einstein pourrait être mieux compris dans un espace plat, déjà introduit par Henri Poincaré en 19052, et doté d'une pseudo-métrique)Herman Minkowski est parvenu a cette solution dans notre monde quotidien: Il a placé trois signes "+"  devant les coordonnées d'espace et un signe "-" devant la coordonnée temporelle. C'est ce qu'on appelle la "signature" de la métrique d'espace-temps. Celle du monde dans lequel nous vivons est lorentzienne, de la forme +++-, traduite aussi par:

 

En notant mu,nu, des indices d'espace-temps à 4 dimensions la métrique de Minkowski s'écrit, avec la signature (-;+;+;+) :

 

 

 

 eta_{mu nu} equiv begin{bmatrix} -1 & 0 & 0 & 0 0 & 1 & 0 & 0 0 & 0 & 1 & 0 0 & 0 & 0 & 1end{bmatrix}

 

ou bien sous forme différent

 

 {rm d}s^2 = eta_{mu nu} {rm d}x^mu{rm d}x^nu=-c^2{rm d}t^2+{rm d}x^2+{rm d}y^2+{rm d}z^2 ,

 

Comment représenter le temps imaginaire dans cette métrique? Simplement en le faisant précéder non pas du signe "-", qui représente le temps réel, mais du signe "+". Dans ce cas, la métrique devient "euclidienne" et prend la forme ++++.  Pour passer au temps complexe, somme du temps et de temps imaginaire, on peut le représenter par un mélange, une "superposition" entre la signe + et le signe +, avec une signature pouvant se mettre sous la forme +++ +/-.

De plus, cette idée d'un temps complexe permet d'exprimer ce que nous avons dit plus haut: avant le Big Bang il n'est plus possible de se repérer dans le temps. C'est en fait ce qui se produit dans le temps complexe. Cela résulte d'une particularité mathématique des nombres complexes: il n'est pas possible de les ordonner (voir Relation_d'ordre). Autrement dit, dans le temps complexe, il n'existe pas de notions telles que "avant" ou "après". Le cours des évènements peut se figer brusquement, puis puis faire machine arrière. Il n'existe plus de succession linéaire et ordonnée du passé vers l'avenir, donc pas de flèche du temps telle qu'Ilya Prigogine peut la décrire pour le monde que nous connaissons après le Big Bang.

Lorsqu'au cours des fluctuations, le temps est imaginaire, il n'est donc plus possible de le mesurer. Passé, présent et avenir sont indiscernables. Une seule chose est mesurable: l'espace (entre chaque grain de sable). En faisant basculer le sablier, nous avons transformé une mesure de temps en une mesure d'espace. On est ramené à une définition intuitive du temps imaginaire: un dimension d'espace. Dans l'espace-temps, le temps imaginaire devient ainsi une quatrième dimension d'espace.

Conclusion de ce paragraphe.

A l'échelle de Planck, et "sous" l'instant de Planck (comme nous l'avons appelé), dans le sablier que nous avons imagé, le sable s'écoule par à-coups, de manière discontinue (il coule, s'immobilise à l'horizontale, puis à l'envers, avant de se figer à nouveau. Il fluctue entre la direction réelle et la direction imaginaire de façon aléatoire (?).


2) Toujours plus "loin" dans les ténèbres de l'Univers avant le Big Bang.

 

 

 

 

 

 

 

2-1) La progression devient de plus en plus difficile dans les "fluctuations quantiques", cette sorte de tempête phénoménale, chaos de l'aube des temps, qui déforme et brise les uns après les autres les fondements de la réalité. Cette terrifiante tempête quantique souffle sans fin sur l'Univers naissant et le brise en écume quantique, selon une expression de Jonh Wheeler ou en mousse quantique selon ce beau texte de Jean Pierre Luminet.


Il n'existe encore aucune particule de matière, plus de photons, plus de quarks...Que va-t-on trouver? On rencontrera peut-être ces objets qu'on appellera des supercordes. On ne parle plus de particules ponctuelles, mais à leur place ce sont peut-être de minuscules filaments qui, par leurs incessantes vibrations pourraient engendrer le matière. Mais ces cordes, si elles existent se limitent au mur de Planck lui-même. On ne les trouve pas "en-dessous" et elles ne peuvent avoir des longueurs inférieures à 10-33 cm. L'idée est que dans de pré-Univers étrangement simple, les seules "choses" qui restent, ce sont les constituants fondamentaux qui structurent l'espace et le temps: la métrique, sans laquelle on ne peut plus se repérer. Dans l'hypothèse admise ici, on est conduit à deux types de métrique, comme nous l'avons vu au chapitre précédent. D'abord la "métrique lorentzienne", qui comporte trois directions d'espace et une coordonnée de temps. C'est celle de notre monde, celle de la vie de tous les jours. Mais les calculs incitent à penser qu'il existe une autre métrique, la "métrique euclidienne" où la coordonnée de temps réel, celle qui permet de fixer l'heure des rendez-vous a été remplacée par une coordonnée de temps imaginaire. Ces deux familles de métrique pourraient être étroitement associées à des configurations élémentaires que les physiciens appellent , pour le temps réel des monopôles, et pour le temps imaginaire, des instantons (Les instantons ont été introduits par Gerard 't Hooft dans les années 70).


monopôle magnétique

2-2) D'abord, dans la métrique de notre espace-temps: on peut suggérer qu'elle correspond à l'hypothétique monopôle qui peut être visualisé comme une sorte d'aimant, mais ponctuel, avec un seul pôle: Les monopôles magnétiques sont d’hypothétiques charges magnétiques introduites une première fois en physique en 1931 par l’un des géants de la physique du XXième siècle, Paul Dirac. Celui-ci s’était interrogé sur une curieuse dissymétrie dans la nature. Alors qu’il existait des charges électriques élémentaires positives et négatives, donc des monopôles électriques, on ne rencontre ordinairement dans la nature que des dipôles magnétiques, comme les aimants. Ne pouvait-il pas exister des pôles magnétiques séparés, des monopôles magnétiques ?

Des années plus tard,cette idée allait être généralisée dans le cadre des théories de Grande Unification et de leurs extensions dans l'état supersymétrique qui était peut-être celui de l'Univers au moment du Big Bang. Des monopôles "gravitationnels", soumis à une gravité extrême, pourraient y exister et devenir très importants comme semblent le penser des astrophysiciens comme Thibaut d'Amour et Pierre Fayet, l'un des fondateurs de la supersymétrie.

S'ils existent et même s'ils sont minuscules, ces monopôles occupent un volume et ont trois dimensions d'espace et ils existent dans le temps réel, le même que celui de notre monde. La signature de leur métrique correspond à celle de l'espace-temps habituel: +++-. On peut se les représenter un peu comme des bulles de savon teintées (de couleur bleue?) et qui pourraient gonfler à mesure que le temps passe. En 1995Curum Vafa et Andrew Strominger, des proches de Lubos Motl et qui ont souvent discuté avec lui de l'espace-temps avant le Big Bang, ont montré que certains problèmes non résolus (comme celui de l'entropie, c'est à dire du désordre, des trous noirs), trouvaient une solution grâce à ces monopôles. Trous noirs et longueur de Planck présentent en effet de fortes analogies.


2-3) Deuxième possibilité, les instantons gravitationnels, dans le temps imaginaire.

image d'un instanton gravitationnel?

Ces étranges configurations ont été suggérées par de nombreux physiciens. Le mot très évocateur instanton a été forgé en 1995 par Gerard't Hooft. Comme les monopôles, ils sont dotés des trois dimensions spatiales habituelles, mais ils n'existent que dans le temps imaginaire. Au lieu d'être étalés dans le temps, ils sont ponctuels. Si nous parvenions à nous introduire dans ce monde, ils apparaîtraient sans doute comme des sphères fixes, absolument statiques, un peu comme des boules de cristal parcourues de couleurs bleues. Bien sûr, leur signature est euclidienne et de la forme ++++. Quelle est la réalité de ces objets qui n'apparaissent qu'un instant avant de s'évanouir dans un ailleurs inaccessible? Contiennent-t-ils comme l'a suggéré Hooft du temps "gelé"? D'autre physiciens de renom on tenté de les décrire comme Sidney Coleman ou les ont rendu très populaires dans les cercles savants et même au-delà comme Sephen Hawking et l'instanton de Hawking Turok voir à la fin de cet article la théorie de l'instanton. Les instantons sont donc du plus haut intérêt pour deux raisons. D'abord, ils "vivent" dans le temps imaginaire pur et ensuite, au lieu de porter une énergie comme les monopôles, ils portent une "charge topologique", c'est à dire de l'information.

charge topologique.

Dans cet Univers d'avant le Big Bang,il n'existe plus que deux types de "particules": les monopôles et les instantons. ce sont eux les premiers habitants de l'Univers avant le Big Bang, les premier "Parisiens".


3) Récapitulation et conclusion: comment peut imaginer le Big bang?


Le temps fluctue à l'échelle de Planck entre la direction réelle et la direction imaginaire. Les monopôles et les instantons se couplent et se découplent, les deux familles se transforment l'une dans l'autre à un rythme frénétique, mais chacune a son territoire. Au voisinage de la longueur de Planck, immédiatement avant et après le Big Bang, ce sont les monopôles qui dominent, les instantons sont encore rares et n'apparaissent qu'avec de fortes fluctuations quantiques, qui détruisent l'enveloppe du cône de lumière de l'espace-temps.


Puis peu à peu, à mesure qu'on s'enfonce vers la singularité initiale, leur nombre augmente. A mi-chemin (ce mot a certes peu de sens, mais l'échelle nous est fournie par les populations respectives d'instantons et de monopôles), il y a autant d'instantons que de monopôles. Les particules (monopôles) se transforment en pseudo-particules (c'est le nom qu'a donné le physicien russe Alexander Polyakov en 1975 aux instantons).

Ces transformations illustrent les fluctuations de la quatrième coordonnée de l'espace-temps, (le temps), mais elles expriment aussi la transition d'une configuration portant de l'énergie (les monopôles) vers une configuration portant de l'information (les instantons).


Poursuivons notre descente. Nous parvenons finalement à une région où les terribles remous quantiques se sont calmés. Autour de nous, tout est d'un grand calme, silencieux, d'une immobilité presque glacée. Il n'y a pratiquement plus de monopôles, rien que des instantons dont le rayon décroît à mesure qu'on se rapproche de la singularité initiale. Notre voyage touche à sa fin. Nous sommes en bas du cône de lumière dont les contours s'estompent. Nous "voyons" à présent la nappe lumineuse, inouïe de la singularité initiale de l'espace-temps.

(On peut sans doute se poser la question: est-ce que le voyage que nous venons de faire serait similaire si on pénétrait dans un trou noir?).


Maintenant, qu'allons-nous trouver la-bas? Quel est le fantastique secret du commencement? Nous allons le découvrir dans l'article suivant "Au commencement du temps 3-11) l'instant zéro.



Complément  à cet article:

 

La théorie de l'instanton

A la différence du Big Bang classique qui débute par une singularité (représenté dans un diagramme d'espace-temps comme un cône se terminant en pointe), dans la théorie de l'Instanton, la base du cône prend une forme parabolique. La différence entre l'espace et le temps diminue et ce dernier prend graduellement les propriétés de l'espace. Finalement l'espace se contracte en un point et fini par disparaître. Avantage, les lois de la nature conservent leur validité jusqu'à l'instant de la création de l'Univers. Document Simon Balm.

Ainsi que nous l'avons vu en cosmologie à propos de la structure de l'univers, les observations tentent à prouver que la matière contenue dans l'univers est insuffisante pour provoquer son effondrement à long terme.

En 1995, Neil Turok et son équipe proposèrent une solution dans laquelle l'univers inflationnaire était ouvert. "A l'image d'une bulle d'eau bouillante qui gonfle explique Turok, la bulle quantique qui donna naissance à notre univers contenait en elle-même tout le futur de la bulle. Etant donné que la bulle deviendra infiniment étendue dans le futur, la taille de l'univers actuel est aujourd'hui infini".

Bien que Turok ne puisse pas expliquer ce qui s'est produit avant l'inflation, son modèle intéressa Hawking. De leur collaboration naquit la théorie de l'Instanton de Hawking-Turok. Leur modèle suggère que l'Univers s'est créé spontanément à partir de rien, plus exactement à partir de minuscules particules baptisées "instanton" soumises à un phénomène inflationnaire. Les anglo-saxons ont surnommé ces nouvelles particules les "poids" (pea), surnom qui est aujourd'hui popularisé.

Un instanton est un phénomène quantique plus exotique que tout ce que vous pouvez imaginer. C'est une particule théorique correspondant à une sorte de "torsion de la matière et de l'espace-temps". Elle n'a jamais été découverte et n'existe que dans les équations.

Son nom suggère par ailleurs qu'elle ne vit qu'un instant. Cette particule est bien sûr beaucoup plus petite qu'un petit poids mais sa densité extrêmement élevée représente selon les physiciens une masse à peu près équivalente à celle d'un petit poids !

La principale propriété de cet instanton est de se transformer de lui-même en un univers ouvert, inflationnaire... Turok nous donne une autre image de la théorie Hawking-Turok : "Imaginez dit-il, l'inflation comme étant la dynamite qui a produit le Big Bang. Notre instanton est une sorte de fusible automatique qui déclenche l'inflation. Pour obtenir notre instanton, nous devons réunir la gravité, la matière, l'espace et le temps. Retirez un ingrédient, et notre instanton n'existe plus. Mais si vous disposez d'un instanton, il se transformera instantanement en un univers inflationnaire, infini."

L'inflation de l'univers est un concept quantique. Elle s'expliquerait en raison de l'amplitude de plus en plus grande des fluctuations d'énergie potentielle des champs scalaires. Passé un certain seuil d'instabilité, l'expansion de l'Univers se serait déclenchée. Document A.Linde

Dans son principe, l'idée présentée par Hawking et Turok consiste à dire que l'Univers est virtuellement né de rien et que l'instanton consiste en un minuscule objet créant et contenant à la fois sa propre gravité et son propre espace-temps, mais il n'existe rien "avant" l'instanton. Hawking et Turok pensent que l'existence de cet objet hypothétique et la suite des actions qui en découle ont produit le Big Bang - s'il y en a eu un - et l'univers dans le lequel nous vivons aujourd'hui.

 


forums.futura-sciences la théorie des instantons


 

 

 

liens relevés en rédigeant cet article:

blog-aton.fr.over-blog.fr -blog -ce blog évoque le pré-big bang

journal.coherences.com -la transgression des frères bogdanov

choualbox.com -fluctuations quantiques de la signature de la métrique


groupes quantiques: les-mathematiques.net -les groupes quantiques

Groupe_quantique wikipedia.org -théorie quantique_des_champs

univ-reims.fr -algèbre, groupes quantiques et théorie des représentations

.institut.math.jussieu.fr -un exemple de groupe quantique localement compact

dorane.chez-alice.fr champ subquantique et mystique oocities.org -champ subquantique

 

 

 

 

trous noirs: cera-astronomie.com -des-univers-a-l-interieur-des-trous-noirs

luth2.obspm.fr/luminet -plongeon dans un trou noir

nrumiano.free.fr -à l'intérieur d'un trou noir nrumiano.free.fr -le mystère des trous noirs

automatesintelligents.com -vivons nous à l'intérieur d'un trou noir

techno-science.net -des univers à l'intérieur des trous noirs?

blog.belial.fr -Voyage-au-coeur-d-un-trou-noir

astropfr.olis.fr -les-trous-noirs

wikipedia.org -Kip_Thorne (trous noirs et distorsions du temps)

futura-sciences.com/fr -troun noir et ... entropie

secret-realite.net -trou noir

 

Métrique:

forums.futura-sciences.com -temps complexe

cspweb.forumpro.fr -contestation des bogdanov, temps-complexe

lejournaldudruide.blogspot.com -théorie pré espace temps et temps imaginaire

science-univers.qc.ca -l'origine de l'espace et du temps

mathematique.coursgratuits.net -calcul-tensoriel/metrique-et-signature

fr.wikipedia.org- métrique_de_Schwarzschild ludowalsh.com - métrique et Espace_Minkowski

encyclo.voila.fr -métrique_de_Friedmann-Lemaaî-Robertson-Walker

Bogdanov: état topologique espace-temps à l'insatnt zéro: ++++

forums.futura-sciences.com -lumiere-metrique-euclidienne?l

variétes et espacesimages.math.cnrs.fr qu'est-ce qu'une variété

en.wikipedia.org -espace de Calabi-Yau

en.wikipedia.org -variétés complexes fr.wikipedia.org -variétés différentielles

mathematique.coursgratuits.net -variete-topologie

 

Cordes et supercordes:

wikipedia.org -théorie_des_supercordes fr.wikipedia.org -théorie_des_cordes

iramis.cea.fr -cordes et supercordes ou le rêve d'einstein?

molaire1.perso -la théorie du tout, superforce

 

molaire1. -superforce assos.utc.fr -superforce, cordes public.web -Superforce-

wikipedia.org -Supersymétrie diffusion.ens -supersymétrie, supergravité

futura-sciences.com -supersymetrie

futura-sciences.com -la-supersymetrie-ne-sest-pas-encore-montree-au-lhc

techno-science.net -supersymétrie techno-science.net -SUSY

www.phys.ens -mécanique quantique supersymétrique

irfu.cea.fr -boson de higgs et supersymétrie

astrosurf.com/luxorion -quantique-supercordes

arte.tv/fr -paysage de cordes fbon.free.fr -l'unification de la physique et la théorie des cordes

iramis.cea.fr -cordes et supercordes, le rêve d'einstein

physique.coursgratuits.net -la theorie-des-cordes

sciences.ch -théorie des cordes

college-de-france.fr -gabriele-veneziano, leçon inaugurale

soinenmagnetisme.free -Theorie-des-Cordes.pdf

techno-science.net -théorie supercordes

théorie grande unification:

fr.wikipedia.org/wiki/Grande_unification

fr.wikipedia.org -théorie du tout

astronomes.com -le-big-bang/grande-unification

futura-sciences.com -le boson de higgs et la grande unification

dallaglio.free.fr -la grande unification

 


 

instantons, monopôles: futura-sciences.com -instantons-monopoles

webastro.net -instanton, théorie de hawking

forums.futura-sciences.com -theorie-instantons

wikipedia.org -Instanton fr.wikipedia.org -monopôle magétique

 

futura-sciences.com -monopole-magnetique news.discovery.com -on-the-trail-of-magnetic-monopoles

larecherche.fr -monopôles magnétiques antares.in2p3.fr -thèse, détection des monopôles magnétiques.pdf

instanton à partir des dordes ouvertes et des Dbranes -lerda.pdf

la théorie de hawking-turok (instanton)

sydney coleman: conférences gratuites sur le net

 

1) Autres liens que j'ai retenus en rédigeant l'article "l'étincelle du big bang"

xavier.sallantin -histoire de l'univers


membres.multimania.fr -la valse de la mécanique quantique

linternaute.com -l'origine de l'Univrers 10 puiss-43 sec après le big bang

strange-univers.over-blog.com -L'origine_de_lUnivers

lesturgeons.blogs.nouvelobs -le mur de planck

web-utopia.org -Le-mur-de-Planck

bladi.net dieu et le mur de planck

astro-forum.forumactif.com -mur-de-planck-l-avant-big-bang

yrelay.com -le mur de planck

terre.tv/fr -le visage de Dieu paperblog.fr -le-visage-de-dieu

pauledouard.over-blog.com -derriere-le-mur-de-planck?

caplibre.over-blog.com -le mur de la connaissance

astrosurf.com/luxorion -le bigbang astrofiles.net -big_bang

futura-sciences.com -le big-bang

molaire1.perso.sfr -le big bang et l'origine de la matière

youtube.com -la mort du big bang: la théorie des cordes

cafardcosmique.com -La-theorie-des-supercordes

arapao.org -l'ère de planck


futura-sciences.com -instantons-monopoles

webastro.net -instanton, théorie de hawking

wikipedia.org -Instanton

 

unités de planck villemin.gerard.free.fr -dimensions de planck

cnrs.fr -unités de planck

thèse des frères bogdanov (.pdf) journal.coherences.com -la transgression des frères bogdanov

 

wikipedia.org -Physique théorique wikipedia.org -Physique_quantique

futura-sciences.com -introduction-a-la-physique-quantique

astrosurf.com/luxorion -physique quantique

astrosurf.com/luxorion -la relativite wikipedia.org -la relativité générale

sciences.univ-nantes- la relativité

 

cosmologie quantique: luxorion. -cosmologie quantique

luxorion -cosmologie quantique instabilité du vide, instanton

futura-sciences.com -cosmologie quantique et conscience

math-et physique.over-blog.com -cosmologie quantique à boucles

fdier.free.fr -cosmologie quantique par le théorie de l'information

consentino.unblog.fr -une-cosmologie-quantique-par-la-theorie-de-linformation

pythacli.chez-alice.fr -cosmologie...quantique

luth2.obspm.fr -la topologie de l'univers est-t-elle chiffonnée?

linternaute.com -mousse quantique à l'échelle de planck

clodimedius.wordpress.com -topologie-cosmique, mousse quantique

 

principe holographique: jeanzin.fr -la-theorie-holographique-de-la-gravitation

wikipedia.org -Principe_holographique

cidehom.com -principe holographique horobindo.centerblog.net -univers-hologramme-theorie-du-tout

larecherche.fr -l'univers est un hologramme (L Susskind)

futura-sciences.com '-univers-sans-frontiere-ni-bord astrosurf.com/luxorion -hawking univers sans bord

etre-humain.net -stephen-hawking n'est pas dieu

 

futura-sciences.com -le désordre de l'univers, l'entropie techno-science.net -entropie

jeanzin.fr -entropie, énergie, information

 


satellitesjb.man. -planck surveyor astro.cardiff.ac planck surveyor planck.cf.ac.uk -mission

casca.ca -firstplanck/ cesr.fr centre études spatiales, planck surveyor

physorg.com -planck-surveyor-celestial astro.cf.ac -plank et hershell satellites

map.gsfc.nasa.gov -wmap

 

 

2) Quelques autres liens découverts en rédigeant l'article la première seconde:

http://www.astronomes.com/le-big-bang/nucleosynthese-prim...

matière et anti-matière: après 10 puissnace -35 secondes

notions de base de la radio-activité

eres-cosmologiques- ere-leptonique les éres cosmologiques

Historique_du_Big_Bang

températures: Ordre_de_grandeur

science.gouv- aux-origines-de-l-univers-l-enigme-des-premiers-instants

mondedemain.org- l'origine-de-l'univers

cnrs.fr- mysteres-univers

scienceinschool.org- le lhc ou l'etude du big bang

l'univers- de-la-premiere-seconde-a-aujourd'hui

Univers, du big bang aux galaxies strange-univers.over-blog- Lorigine_de_lUnivers

cnrs.fr- définitions

 

lévolution de l'Univers

futura-sciences. question posée par le temps-de-lobservateur

les très vielles étoiles (12 milliards d' années)

la doyenne du cosmos a 13 milliards d'années

science-et-vie.com -l'astre-le-plus-lointain-de-lunivers/

sytinet. histoire de l'univers, de la vie, de l'homme

le big bang par astronoo.com notre Univers: Chronologie techno-science: le big bang

Lorigine_de_lUnivers par strange univers

la-machine-a-remonter-14-milliards-dannees

les limites des modèles du big bang la cosmologie: les problèmes du modèle standard

les premiers pas de l'Univers -gaz-primordial quelques minutes après le big bang

l'univers structure l'univers l'univers visible -jusqu'à 14 milliards d'années

l'horizon cosmologique (contradictions)

l'âge de l'univers et l'exégèse biblique

 

sciences_de_l_ingenieur- les_limites_de_la_connaissance_physique

sciences_de_l_ingenieur- la_relativite_generale

 

3) Quelques liens et blogs notés dans les articles précédents que je revisite de temps en temps:

*la relativité générale.


*La relativité restreinte.


*blogs sur le principe holographique


*blogs sur l'entropie

jeanzin.fr -entropie énergie et information

 

*Blogs sur la complexité.


*Autres blogs.

 

09:33 Écrit par pascal dans bogdanov-le visage de dieu | Lien permanent | Commentaires (1) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

12/03/2012

3-8) Au commencement du temps 3-8) La première seconde de l'Univers après le big bang.


Au commencement du temps 3-8)

La première seconde de l'Univers après le big bang.

 

 

 

 

Au commencement du temps 3-8)

La première seconde de l'Univers après le big bang.




Dans ces articles, je voudrais approfondir ma réflexion sur "le visage de Dieu" écrit par les frère Bogdanov et celle de mon article dans mon blog de reflexions à travers le livre de Igor et Grichka Bogdanov: "Au commencement du temps".

Ils me permettent de faire un saut dans l'histoire via les blogs et le articles que je déniche sur la toile, d'affiner mes connaissance sur la science et la recherche de l'Origine. Je trouve plaisir et jubilation à partager.

 

 

Mes articles déjà parus dans cette rubrique:

Au commencement du temps 3-6) paris au fond de l'océan (530 millions à 3,5 milliards d'années)

Au commencement du temps 3-7) vers-la-toute-premiere-lumiere-5-milliards-a-137-milliards-dannees/

 

 

1) A la fin de l'article 3-7), notre aventure de la plongée dans le temps en était arrivée à 380 000 ans après le Big Bang:


Maintenant, la folle contraction de l'Univers se poursuit tandis que la température s'élève de plus en plus.

Les premières étoiles disparaissent à leur tour, et au fil des millions d'années, les nébuleuses primordiales se désagrègent et se fondent en un plasma incandescent de particules élémentaires. L'Univers a maintenant l'aspect d'une sorte de "soupe" épaisse de photons, de protons et d'électrons au milieu desquels on trouve des noyaux de deutérium, d'hélium et d'hydrogène. Où donc est la Terre? la place du Trocadéro? ses terrasses et ses cafés? Nous voici à environ 13 milliards 700 millions d'années dans le passé. L'Univers n'était encore âgé que de 380 000 ans. Nos repères ont presque tous disparu: à la place des étoiles, nébuleuses, galaxies, on découvre un immense nuage de gaz à haute température duquel naîtront dans plusieurs centaines de millions d'années les premières étoiles et bien plus tard les éléments lourds desquels seront faits les chiens, les chats, les voitures qui circuleront place du Trocadéro. Le fond du ciel de cette époque, loin d'être plongé dans la nuit, est baigné par une sorte de brume laiteuse, ce plasma de gaz qu'on vient de décrire, porté à la température de 3000 degrés environ.

La jauge d'information est à son niveau le plus bes depuis le début de notre voyage: 10110 bits. L'Univers est désormais d'une simplicité extrême, il est beaucoup moins "informé" que de nos jours. Il se réduit pour l'essentiel à ce plasma de particules élémentaires. Et pourtant, obéissant aux lois physiques qui guident son évolution, il semble contenir, "en germe", le scénario cosmique qui va conduire jusqu'à nous. L'évolution conduirait-elle, inévitablement, par paliers de complexité croissante, vers de la matière vivante et consciente? La position des étoiles dans leurs galaxies semble déterminante pour augmenter les chances que la vie se développe sur des planètes en orbite autour d'elles, celles qui se trouvent dans les régions extérieures des bras galactiques sont jeunes et donc plus propices à la vie que les anciennes étoiles concentrées dans les régions centrales. Par ailleurs, il est nécessaire que la distance qui sépare la planète du centre galactique soit située dans une région où la vitesse orbitale des étoiles et celle des bras galactiques soient égales. Le soleil, qui se trouve dans "l'écosphère galactique" a croisé le bras du Sagittaire il y a 4,6 milliards d'années et abordera le bras de Persée dans 3,3 milliards d'années. Les étoiles les plus éloignées du centre galactique tournent plus lentement que les bras spiraux et donc les croisent plus souvent. Or les étoiles placées plus près du centre tournent autour de le galaxie plus vite que les bras, ce qui fait qu'elles le croisent plus souvent. Lorsqu'une étoile croise une bras spiral, elle court plus de risques d'être la cible des radiations émanant des supernovae qui explosent, ce qui peut représenter un évènement fatal.

Ainsi, l'histoire de la vie sur Terre est intimement liée à celle de l'Univers tout entier. Dès les premiers instants après le Big Bang, la matière a commencé une longue et irrésistible ascension vers la complexité. Cette évolution semble obéir à un certain nombre de lois physiques qui qui conduisent inexorablement vers la vie. la réponse se trouve-t-elle en approchant encore plus près de la source, la première seconde et la naissance même de l'univers?

 

2) Plongeons maintenant en-dessous de cette "surface de dernière diffusion" de l'Univers comme l'appellent les astrophysiciens.


 

 

 

 

C'est un peu comme si nous nous enfoncions sous la surface de l'eau. Nous allons remonter jusqu'à la première minute et même au-delà, jusqu'à la première seconde du temps. C'est entre la première seconde et la première minute qu'un véritable miracle s'est produit: l'apparition de la matière. L'Univers observable (la partie de l'Univers délimitée par la distance parcourue par la lumière depuis le Big Bang, en gardant à l'esprit que l'espace-temps "continue" au-delà de l'horizon visible) va rétrécir encore de plus en plus.

D'un seul coup, nous voilà plongés dans une obscurité totale. Imaginons des lunettes spéciales et nous pourrons voir dans cet environnement les points brillants minuscules que sont les grains de lumière qui nous entourent: les photons. Le milieu est tellement dense qu'ils sont sans cesse déviés et entravés par d'autres particules de matière, notamment les électrons et les noyaux atomiques. Ainsi englués dans un véritable marécage de particules, ils sont incapables de remplir leur mission, celle d'éclairer l'Univers qui vient de naître. Le jeune cosmos se trouve ainsi plongé dans une nuit totale, bien que la lumière existe encore. Il s'agit d'une sorte de "lumière noire".



3) vers le Big Bang.

10 000 ans après le Big Bang.

La température est passée de 3 000 à 10 000 degrés et la densité d'énergie due à la lumière est dorénavant supérieure à celle de la matière.Bien avant les dinosaures, bien avant les hommes, les maîtres de l'Univers sont bel et bien les photons. Beaucoup nombreux que toutes les autres particules, ils interdisent toute liaison entre les noyaux de la matière et les électrons. Les atomes ordinaires, ceux d'hydrogène ou d'hélium, ne peuvent plus exister. Nous ne rencontrons que les noyaux de ces atomes ainsi que des électrons couplés aux photons.

1000 ans après le Big Bang.

L'Univers observable continue de rétrécir: il ne mesure plus que 10 millions de milliards de km. Sa composition est un mélange d'électrons de noyaux d'hélium, de deutérium et bien sur d'hydrogène.

100 ans après le Big Bang.

L'Univers observable devient trois fois plus petit que que le distance séparant en 2009 la Terre de l'Etoile polaire. Dans la "soupe" de protomatière la densité est telle qu'il n'y a pratiquement plus d'électrons libres. Ils sont continuellement capturés par les photons.

Un an après le Big Bang.

L'Univers observable mesure 9 000 milliards de km, distance parcourue par la lumière en un an.

Un jour après le Big Bang.

La soupe de protomatière est de plus en plus dense. Le rayon de l'univers observable est environ de quatre fois celui du système solaire, 25 milliards de km seulement.

Une heure après le Big Bang.

La sphère cosmique ne dépasse guère 1 milliard de km, distance qui sépare la Terre de la planète géante Jupiter. Le confinement devient de plus en plus grand, les noyaux d'hélium et de deutérium s'entrechoquent de plus en plus vite, mais les photons ne sont pas encore assez énergétiques pour les briser.

Une demi-heure après le Big Bang.

La température atteint jusqu'à 300 millions de degrés K. L'univers observable ne mesure plus que 500 millions de km, environ trois fois la distance entre la Terre et le soleil.

Un quart d'heure après le Big Bang.

La température dépasse maintenant les 500 millions de degrés et l'Univers observable couvre à peine 250 millions de km. Les noyaux de matière résistent de plus en plus difficilement à l'agitation thermique grandissante. Il faut savoir que les neutrons (dont la durée de vie est seulement de 1/4 d'heure alors que celle du proton dépasse les milliards de milliards d'années) ne sont pas des particules stables. Les neutrons solitaires apparus à cette époque, non combinés à un noyau atomique, disposent donc d'un quart d'heure à peine pour trouver un partenaire (un proton) avec lequel ils pourront fusionner et former des noyaux. sinon, ils vont se désintégrer à tout jamais dans une mort solitaire.


3 minutes après le Big Bang.

Maintenant, le cosmos observable mesure à peine 60 millions de km (distance inférieure à celle qui sépare la terre de Mars) et sa température atteint des valeurs à peine concevables: plus d'un milliard de degrés. Les noyaux de matière, essentiellement ceux d'hélium et d'hydrogène, commencent à se désagréger, à se défaire en protons et neutrons. C'est une étape décisive de notre voyage dans le passé: les fondements de la matière sont désormais instables. C'est pendant ces trois premières minutes qu'on été produits les noyaux des atomes qu'on retrouve aujourd'hui en plus grand nombre dans l'Univers: hydrogène (un simple proton solitaire), deutérium (un proton, un neutron) et hélium (deux protons, deux neutrons). Ainsi, quand nous buvons un simple verre d'eau, nous avalons aussi les noyaux d'hydrogène qui ont été fabriqués dans ce passé à peine imaginable.


4) Remontons maintenant en core plus loin dans le passé.

1 minute après le Big bang.

L'horizon cosmologique ne s'étend plus que sur 20 millions de km, à peine un quart de la distance qui nous sépare de Mars. Soumis à une température de plus en plus élevée, les photons déstabilisent maintenant les noyaux de matière. Dès qu'un proton ou un électron apparaît, il est aussitôt capturé par un photon. L'Univers devient une sorte de "gaz" de photons, d'électrons, de protons et de neutrons. Ce n'est qu'à partir de la troisième minute que les noyaux commencent à se stabiliser. Les photons sont les plus nombreux, on en compte environ 1 milliard pour un seul proton. Les protons eux, sont 7 fois plus nombreux que les neutrons. C'est ce qui va permettre à l'hydrogène, dont le noyau n'est constitué que d'un seul proton, de de devenir plus tard l'élément le plus abondant de l'Univers (75% de toute la matière existante).

10 secondes après le Big Bang.

L'Univers visible ne cesse de rétrécir: il ne mesure plus que 3 millions de km et sa température est de 5 milliards de degrés. Les premiers noyaux se forment et se désintègrent sans cesse dans un rythme de plus en plus frénétique. Les électrons ne sont pas stables et on assiste au "ballet" création-annihilation des paires électrons-positrons. On peut parler d'une ère leptonique. La charge électrique du positron est positive et lorsqu'il rencontre un électron, les deux particules s'annihilent avec création d'un photon gamma hautement énergétique. C'est ce qui s'est passé entre la première et la dixième seconde de l'Univers. Mais une  espèce de miracle a eu lieu, un électron sur un milliard a échappé à la destruction et est resté dans la "soupe" de particules alors suffisamment refroidie. Ainsi, à l'issue de cette formidable annihilation matière-antimatière, le "gaz cosmique" originel se trouve constitué d'un infime excédent de matière. C'est grâce à ce petit rien de matière que l'Univers d'aujourd'hui son existence. Grâce à lui, les milliards d'étoiles, les planètes, la tour Eiffel, les objets qui nous entourent ont pu exister.




La première seconde après le Big Bang.

L'Univers visible ne s'étend plus que sur 300 000 km (la distance Terre-Lune). Nous avons maintenant un seuil critique de température: 10 milliards de degrés. Les ultimes noyaux d'hélium et de deutérium sont détruits par le photons devenus ultra-énergétiques à de telles températures. Les neutrinos cessent d'interagir avec la matière pour s'en séparer définitivement (c'est parce qu'ils ont cessé d'interagir avec la matière que la température des neutrinos devrait être inférieure à celle du rayonnement fossile. On pense qu'elle serait de 2 °K contre 2,7 °K pour le rayonnement fossile). Ce instant est connu sous le nom de "découplage faible": Lorsque la température descend en dessous de 10 milliards de ° K, l'énergie des neutrinos diminue, les empêchant d'interagir avec les nucléons. Ils deviennent alors libres de circuler. Cette température joue le même rôle vis-à-vis des neutrinos que celle de 3000 K vis-à-vis des photons : c'est la température de découplage faible. L'enjeu de certaines expériences actuelles est de détecter ces fameux neutrinos émis à la première seconde dans l'espoir d'entrevoir, à travers ces "archives cosmologiques", l'Univers tel qu'il était au moment de sa naissance.

Le neutrino au cours de cette première seconde.

Le neutrino est une particule élémentaire du modèle standard de la physique des particules. C’est un fermion de spin ½. Il en existe trois saveursélectronique,muonique et tauique. L’existence du neutrino a été postulée pour la première fois en 1930 par Wolfgang Paulipour expliquer le spectre continu de la désintégration bêta ainsi que l’apparente non-conservation du moment cinétique, et sa première confirmation expérimentale remonte à 1956.

D'où vient cette particule plutôt mystérieuse, mais d'une importance extrême? Dans l'Univers naissant, sous certaines conditions, les neutrons se transforment en protons, ce qui entraîne l'émission d'un électron et d'un neutrino 100 000 (?) fois plus léger que le proton? Pour un seul proton, il existe 10 milliards de neutrinos. Rien ne peut arrêter leur course folle. Pour parvenir enfin à les stopper, il faudrait un mur de plomb de 9 000 milliards de km d'épaisseur! A chaque seconde, plus de 60 millions de neutrinos traversent chaque centimètre carré de notre peau. Ils ont été émis à la première seconde de l'Univers, seconde cosmique tout à fait capitale.

Le cosmos n'est alors plus qu'un gaz d'électrons, de protons et de neutrons agités par l'énergie de photons et des neutrinos.

Sa densité est de plus en plus grande, un litre pèse 400 000 Kg. Mais ce qui est surprenant, c'est que cette "soupe primitive" est en équilibre thermodynamique (relation entre équilibre thermodynamique et entropie-temps?) La quantité énorme de photons rend le rayonnement incroyablement intense. Tout n'est que pure lumière, mais une lumière invisible, prisonnière de la matière primordiale. C'est à partir de là que va commencer la "nucléosynthèse", la fabrication des premiers noyaux atomiques, essentiellement l'hydrogène et l'hélium.

Cette première seconde de l'Univers marque le tout début de la création de matière qui, comme on vient de le voir ne va durer que 3 minutes. La folle succession d'évènements qui vont se produire entre la première seconde et la troisième minute se trouve, en quelque sorte, entièrement "programmée" dès la première seconde. Pourquoi? Parce que dès cette première seconde, l'Univers se trouve dans un équilibre thermique presque parfait. Tout est dans le "presque", car, si la soupe primitive est bien en équilibre, il existe une particule, une seule, qui est en dehors: le neutrino qui vient de se découpler de la matière comme nous venons de le voir. Et c'est ce découplage précoce du neutrino qui a permis aux bases de la matière de se constituer durant les 3 premières minutes, car il n'a plus été en mesure d'interagir avec les nucléons, laissant le terrain libre pour la formation des noyaux au cours des 3 minutes suivantes.


5) Qu'y a t'il avant cette première seconde?


détection des ondes gravitationnelles

Pourra-on "voir" un jour cette première seconde comme on voit le fond diffus cosmologique? Naturellement pas avec des photons, puisqu'aucune lumière ne peut "circuler" en deçà de l'an 380 000. Mais de même que les rayons X "voient" derrière les objets, les neutrinos, lorsque nous saurons vraiment les détecter et les utiliser, pourront peut-être permettre des observations jusqu'à la première seconde. Et avec les gravitons, les éventuels "messagers" de l'interaction gravitationnelle (voir le modèle standard), qu'on espère mettre en évidence grâce aux détecteurs mis en service, on devrait, en principe, remonter jusqu'au voisinage du Big Bang lui-même.

En attendant ces découvertes, reste une question: d'où viennent les électrons, les protons et neutrons, d'où viennent ces grains de lumière qui ont dominé l'Univers depuis la première seconde jusqu'à l'an 380 0000?


Il va falloir remonter dans le prochain article, encore plus tôt dans la passé, avant le première seconde.



Quelques autres liens découverts en rédigeant cet article:

http://www.astronomes.com/le-big-bang/nucleosynthese-prim...

matière et anti-matière: après 10 puissnace -35 secondes

notions de base de la radio-activité

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l'univers- de-la-premiere-seconde-a-aujourd'hui

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cnrs.fr- définitions

 

lévolution de l'Univers

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les très vielles étoiles (12 milliards d' années)

la doyenne du cosmos a 13 milliards d'années

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sytinet. histoire de l'univers, de la vie, de l'homme

le big bang par astronoo.com notre Univers: Chronologie techno-science: le big bang

Lorigine_de_lUnivers par strange univers

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les limites des modèles du big bang la cosmologie: les problèmes du modèle standard

les premiers pas de l'Univers -gaz-primordial quelques minutes après le big bang

l'univers structure l'univers l'univers visible -jusqu'à 14 milliards d'années

l'horizon cosmologique (contradictions)

l'âge de l'univers et l'exégèse biblique

 

sciences_de_l_ingenieur- les_limites_de_la_connaissance_physique

sciences_de_l_ingenieur- la_relativite_generale

 

Quelques blogs notés dans les articles précédents que je revisite de temps en temps:

la relativité générale.

La relativité restreinte.

*blogs  Groupes quantiques.

*blogs sur le principe holographique

*blogs sur l'entropie

*Blogs sur la complexité.

*Autres blogs.

 

 

 

22:21 Écrit par pascal dans bogdanov-le visage de dieu | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

3-9) Au commencement du temps 3-9) L'étincelle du Big Bang (10 puiss-43 secondes après le Big Bang)

 

 

Au commencement du temps 3-9)

L'étincelle du Big Bang 10 -43 secondes après le Big Bang

 

 

Dans ces articles, je voudrais approfondir ma réflexion sur "le visage de Dieu" écrit par les frère Bogdanov et celle de mon article dans mon blog de reflexions à travers le livre de Igor et Grichka Bogdanov: "Au commencement du temps".

Ils me permettent de faire un saut dans l'histoire via les blogs et le articles que je déniche sur la toile, d'affiner mes connaissance sur la science et la recherche de l'Origine. Je trouve plaisir et jubilation à partager.

 

 

Mes articles déjà parus dans cette rubrique:

 



1) Qu'y a t'il avant la première seconde?


Nous avons vu dans l'article précédent que c'est le découplage précoce du neutrino qui a permis aux bases de la matière de se constituer durant les 3 premières minutes, car il n'a plus été en mesure d'interagir avec les nucléons, laissant le terrain libre pour la formation des noyaux au cours des 3 minutes suivantes.

Pourra-on "voir" un jour cette première seconde comme on voit le fond diffus cosmologique? Naturellement pas avec des photons, puisqu'aucune lumière ne peut "circuler" en deçà de l'an 380 000. Mais de même que les rayons X "voient" derrière les objets, les neutrinos, lorsque nous saurons vraiment les détecter et les utiliser, pourront peut-être permettre des observations jusqu'à la première seconde. Et avec les gravitons, les éventuels "messagers" de l'interaction gravitationnelle (voir le modèle standard), qu'on espère mettre en évidence grâce aux détecteurs mis en service, on devrait, en principe, remonter jusqu'au voisinage du Big Bang lui-même.

En attendant ces découvertes, reste une question: d'où viennent les électrons, les protons et neutrons, d'où viennent ces grains de lumière qui ont dominé l'Univers depuis la première seconde jusqu'à l'an 380 0000?

Il va falloir remonter dans le prochain article, encore plus tôt dans la passé, avant le première seconde.


2) jusqu'au mur de Planck.

Durant cette période (selon la vision de strange-univers.over-blog.com), période que les cosmologistes appellent « l’ère de l’inflation », un point quelconque de l’Univers voit sa taille multipliée par 10100, 101000 ou même 101000 000 000 000, d’après les calculs du théoricien américain d’origine russe Andreï Linde, l’un des pères de la théorie de l’inflation. Qu’est-ce qui a provoqué ce gigantesque gonflement ? Pour certains physiciens, l’inflation est causée par la première brisure de symétriec’est-à-dire l’apparition, à partir du « champ unifié » régnant à l’origine, de la vénérable et mystérieuse gravitation et de la force électronucléaire, maîtresse de l’énergie et grosse de la matière en devenir. Andreï Linde n’est pas d’accord : « L’inflation primordiale et le big bang sont un seul et même événement. » Quoi qu’il en soit, de nouvelles brisures de symétrie s’annoncent bientôt : la force électronucléaire se sépare en deux forces, dites nucléaires forte et électrofaible, d’où naissent quarks et leptons. Présentes auparavant à l’état virtuel, ces particules croissent et se multiplient dans l’Univers en expansion, baigné d’autres particules. La matière est née. Puis la force électromagnétique se dédouble aussi, générant la force nucléaire faible et l’électromagnétisme. Désormais, gravitation, forces nucléaires forte et faible, électromagnétisme structureront à jamais atomes, étoiles, galaxies et planètes.

Un milliardième de seconde a passé depuis le big bang. La force nucléaire forte assemble quarks et gluons par deux ou trois, qui constituent les premiers protons et neutrons. La température descend en dessous de 100 milliards de degrés. Agé de près d’un centième de seconde, l’univers est un plasma brûlant, opaque et obscur, plus dense que l’acier, un fluide étrange aux particules serrées les unes contres les autres.

 

Il ne se passera rien de notable pendant plus de… 380 000 ans ! La température baisse insensiblement jusqu’à environ 5000° C, tandis qu’augmente, proportionnellement, la longueur d’onde du rayonnement électromagnétique qui baigne l’espace. Du coup, les rayons gamma cèdent la place aux rayons X, puis aux ultraviolets. De partout commence à jaillir un impénétrable brouillard de lumière.



3) Face au mur de Planck.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après notre plongée vertigineuse dans la passé de l'Univers, nous nous retrouvons maintenant face au mur de Planck, là où commence le Big Bang, le plus fabuleux évènement de tous les temps. Rappelons nos que c'est le savant russe Alexander Friedmann qui a été le premier à oser le prédire par le calcul, du fond de son bureau de prévisions météorologiques, à Saint Pétesbourg, dans les années 1920. Ce jaillissement a dispersé dans le néant, à la vitesse de la lumière, l'espace, le temps et la matière, il y a 137 millions de siècles (10 -17) secondes. L'espace et le temps tels que nous les connaissons commencent là. On peut aujourd'hui écouter le son de cette explosion unique à "instant de Planck", synthétisé par le physicien Jonh Cramer, de l'université de Washington.


Grâce (?) à la Théorie des cordes, selon yrelay.com, le mur de Planck, peut être défini par cinq choses :

Le temps : Le temps de Planck qui est de 5,39 x 10 E-44s. Ce temps accélère, décélère en permanence. 
La distance : La distance de Planck qui est de 1, 62 x 10 E-33cm, est la plus petite unité d’espace, la plus petite distance physique ayant un sens, par exemple, entre 2 points de l’univers.

Pour comparaison un atome d’hydrogène (l’atome le plus répandu dans l’univers) est 10 millions de milliards de fois plus grand que la distance de Planck. 
La température : Aucune chose actuelle ne peut être comparée à cette température qui est de 10 E32 degrés Kelvin (0°K = -273, 15°C) 
L’énergie : Cette énergie est la même qui règne actuellement dans tout l’univers, qui est de 1,22 x 10 E28 eV (électrons/Volt) 
La densité : La densité de Planck, qui est 10 E94 fois celle de l’eau.

Mais, d'abord, à quoi ressemble le panorama autour de nous? L'Univers observable (mais ce mot a-t-il encore un sens?) est d'une taille invraisemblablement petite: 10 -33 cm. Rien ne peut être plus petit, c'est une longueur ultime, la longueur de Planck. Cette longueur nous indique la frontière entre notre monde et le domaine quantique ; à des échelles aussi petites, l'espace devient une sorte de bouillonnement quantique dans lequel des particules virtuelles peuvent surgir du vide pour se désintégrer aussitôt. Il est impossible de trouver quoi que soit en-dessous, elle marque la frontière de notre réalité physique.


Imaginons qu'on veuille se promener sur ce mur de Planck; notre horloge cosmique qui jusqu'ici marchait tant bien que mal, s'est maintenant bloquée. Il est impossible de remonter plus tôt qu'à  cet instant: 10 -43 secondes, marquant le temps de Planck. Il n'existe aucune fraction de temps plus petite. Le temps de Planck est le temps qu'il faudrait à un photon dans le vide pour parcourir une distance égale à la longueur de Planck. Comme celle-ci est la plus petite longueur mesurable, et la vitesse de la lumière la plus grande vitesse possible, le temps de Planck est la plus petite mesure temporelle ayant une signification physique dans le cadre de nos théories présentes. Le temps commence là.


Quant à notre jauge d'information, elle indique selon les experts en cosmologie quantique un seul bit d'information, ou plutôt un "qubit" (information quantique), car nous sommes arrivés à la frontière du monde quantique.



 

 

 

 

Le qubit se compose d'une superposition de deux états de base, par convention nommés |0> et |1> (prononcés : ket 0 et ket 1). Un état qubit est constitué d'une superposition quantique linéaire de ces deux états. Une mémoire à qubits diffère significativement d'une mémoire classique.

Un bit classique se trouve toujours soit dans l'état 0, soit dans l'état 1. Un qubit se trouve, dans le cas général, dans une superposition de ces deux états, autrement dit une combinaison linéaire. On écrit que le qubit est dans l'état alpha cdot left| 0 rightrangle + beta cdot left| 1 rightrangle, les coefficients étant des nombres complexes vérifiant |alpha|^2 + |beta|^2=1. En fait, on peut postuler arbitrairement que alpha est un nombre réel positif, car multiplier un état par un nombre complexe de module 1 donne le même état.

Il est à noter que l'un des premiers à avoir construit l'architecture complète d'un ordinateur quantique en 2 006 est Seth Lloyd. La "mise en image" géométrique du qubit fournit ne indication sur la géométrie (hypothétique?) de l'Univers. C'est une sphère (découverte par le physicien mathématicien Felix Bloch) appelée "sphère de Bloch". Ce n'est pas un objet purement abstrait: B. Tamir (Universal quantum Gates for Tensors), expert de l'information à l'échelle quantique a pu énoncer: "la sphère de Bloch est un espace physique naturel". L'avantage de cette représentation, c'est que les états purs (0 et 1) sont repérés au pôle nord et au pôle sud de la sphère, le reste de la surface étant dévolu aux états superposés. Si on se place dans le cas d'Univers au moment du Big Bang, on peut naturellement doter la sphère non de deux, mais de trois dimensions. La sphère peut ainsi être prolongée à des échelles plus grandes par une sphère à trois dimensions. On peut retrouver ainsi le fameux bord sphérique de l'espace-temps à quatre dimensions, bord sur lequel , selon le principe holographique il est possible de "lire" toutes les informations concernant l'espace-temps.

Revenons maintenant au mur de Planck. Selon les frère Bogdanov; au temps de Planck, sur les deux pôles de la sphère de Bloch, nous ne pouvons trouver que deux états possibles, correspondant à l'existence du seul qubit d'information qui puisse exister à cet instant. Cela signifie que la complexité est pratiquement inexistante à cette échelle. L'Univers n'a d'autre choix que d'être là ou... ne pas être. Le désordre de l'Univers, c'est à dire son entropie, est minimal, en fait inférieur à 1. Il n'est cependant pas nul, par opposition à l'échelle zéro, où l'entropie atteint une valeur très spéciale (voir plus loin).


Quel est le paysage de cet univers ultime? Après l'unification des trois forces (GUT) fondamentales (électromagnétiquel'interaction faiblel'interaction forte) où les photons devenaient de plus en plus énergétiques jusqu'à ce que toutes les particules deviennent énergie pure, les physiciens pensent qu'à ce moment unique du Big bang, toutes les forces de l'Univers se trouvèrent unifiées, -fondues- au sein d'une force unique: la superforce. C'est la supersymétrie (vidéo: supersymétrie, supergravité), une ultime perte de complexité. l'Univers n'est alors qu'une informe décharge d'énergie. Plus le moindre atome de matière, ni la moindre trace de complexité. Cet qubit unique ne serait que l'émergence de l'Univers hors du brouillard quantique. Ce serait (selon les deux frères), la conclusion d'un calcul accompli par Seth Lloyd du MIT. Il permettrait d'aboutir à cette information initiale dont il est question depuis le début de cette fantastique plongée dans le passé.

Un dernier aspect du paysage que nous retrouvons dans l'Univers naissant à cette échelle est le fait qu'il est soumis aux "contraintes quantiques": à l'implacable principe d'incertitude découvert par Werner Heisenberg (principe qui présente des difficultés de compréhension et d'interprétation, comme le montre aussi le paradoxe EPR). Les phénomènes sont entourés d'une sorte de "flou" quantique irréductible. L'espace et le temps eux mêmes, ultimes remparts de la réalité, deviennent à leur tour flous, incertains et sont entraînés, comme tout le reste, dans un prodigieux cycle de fluctuations.

 

4) Qu'est ce qui est à l'oeuvre dans cet instant primordial?


 

 

 

 

 

"mousse quantique"



planck et hershell

Comme  on vient de le voir, l'Univers a peut-être déjà une forme au moment du Big Bang. C'est celle de cette sphère mouvante à trois dimensions, plus ou moins stable, la sphère de Bloch. Mais sera-t-elle toujours là lorsque l'espace-temps aura entamé son expansion? Est-ce que la "forme" de l'espace à trois dimensions, celui dans lequel nous vivons, est sphérique? L'observation du cosmos à grande échelle à  travers les satellites WMAP et Planck Surveyor semble indiquer que l'espace à trois dimensions n'est pas plat mais muni d'une courbure spatiale positive (le modèle topologique le plus simple est celui de la sphère). La plupart des astrophysiciens affirment que l'Univers est plat, mais n'est-ce pas similaire à au fait de déclarer que la terre est plate? (la question reste sans doute encore ouverte).

Rapprochons nous de la http://www.linternaute.com/science/espace/dossiers/06/the... de cette sphère. A cause du principe d'incertitude, elle est en perpétuel mouvement, se déforme en trous effrayants ou en incroyables pics, comme un océan déchaîné. C'est le physicien Jonh Wheeler qui le premier l'a comparé à un "océan bouillonnant", perpétuellement traversé par des turbulences aléatoires et des distorsions telles que les notions de haut, bas, avant, après s'effondrent et finissent par perdre toute signification.


Qu'allons nous trouver dans les profondeurs de cet océan primordial, fait du courant symétrique qui y régnait? La théorie des cordes parle d'une infinité de "cordes" qui vibrent de toutes parts, (comme les cordes d'un violon?). De la longueur de Planck, ces filaments vibratoires se croisent, font des boucles, dessinent des figures ouvertes ou fermée, avant de disparaître soudain. Ce seraient les premiers habitants de l'Univers, les premiers "parisiens".

Pouvons nous voir quelque chose autour de nous? Il est devenu impossible de mesurer quoi que ce soit dans ce monde naissant, ni de trouver quelque chose qui nous donne une échelle de distance ou de temps. Rien n'est fixe, l'espace entre ce qu'on croit être des points (mais qui n'en sont pas), se distort, se déforme, s'allonge à l'infini ou s'annule subitement. Un peu comme si les objets proches de nous s'éloignaient tout à coup à 10 000 km avant de revenir instantanément à quelques mm du visage. De même, le temps accélère, s'emballe, puis brutalement, ralentit, fait machine arrière, se fige, saute d'un instant vers un autre, repart en arrière et se déforme perpétuellement.

Mais pourquoi? Avant d'essayer de répondre, examinons un instant la situation à laquelle nous sommes arrivés. Le temps cesse d'exister, la physique théorique d'aujourd'hui s'est effondrée face au mur de Planck (les physiciens semblent tous d'accord). Elle semble incapable (encore) de réaliser la synthèse entre l'infiniment grand décrit par la relativité, et l'infiniment petit, apanage de la physique quantique.

Par quoi le remplacer le temps? Les frères Bogdanov émettent une idée nouvelle, sans doute fragile, issue de leurs travaux de thèse. "A l'époque de Planck, le temps est déformé par la courbure monstrueuse qui replie l'Univers sur lui-même, le réduit à une infime particule. Ce phénomène primordial est tellement puissant que, selon nous, il finit par diviser le temps en deux directions distinctes". Une des questions qui se pose alors est: où pouvons trouver encore de l'ordre? En apparence nulle part dans ce qui ressemble à un chaos désordonné de zigzags de "particules". Pourtant, pour la première fois, au-dessous de la réalité visible, dans cette "transgression" des deux frères, on peut deviner la présence des ces fameux "moteurs mathématiques" que j'ai évoqués dans certains de mes articles.  Nous avons atteint le niveau d'énergie maximal du cosmos: 100 milliards de milliards de milliards de milliards d'électrons-volts. La supersymétrie unifie les particules qui véhiculent les forces (les bosons) à celles qui véhiculent la matière (les fermions). Au sein de ce courant supersymétrique, tout ce qui compose la réalité naissante est en principe unifié. Des mécanismes sont à l'oeuvre pour créer, progressivement de la complexité. Quels mécanismes? C'est là l'idée nouvelle: des opérateurs purement mathématiques, que les physiciens commencent à entrevoir. Parmi ces êtres mathématiques, se trouvent ce que les théoriciens appellent des "super-algèbres de Lie". Sophus Lie était un mathématicien norvégien, membre de la Société royale de Londres, à l'origine des groupes et algèbres qui portent son nom, instruments qui permettent de décrire les grandes symétries physiques.


5) Epilogue à cet article.

Arrivés à ce point ultime de notre voyage à l'envers vers le commencement du temps, la structure de l'Univers est devenue indissociable des grandes structures algébriques. Les brisures successives de symétries qui se sont produites suite à cet instant unique, le Big Bang, ont engendré la complexité et l'apparition des quatre forces distinctes les unes des autres et plus tard, l'apparition des particules différentes à la base de la matière. Ce qui compte, c'est qu'au moment même du Big Bang, alors que que les quatre forces distinctes n'existent pas encore et encore moins les particules de matière, il y a déjà des êtres mathématiques à l'oeuvre. Un peu comme la matrice qu'est le code génétique et qui permet à la cellule primordiale à l'origine d'un être vivant de se différencier.

Dans ce passé insondable, ces êtres portaient en germe, sans en déterminer la réalisation exacte les contours flous, totalement incertains d'une colline (celle du Trocadéro dont nous sommes partis) et la présence d'êtres vivants et intelligents (les êtres humains), capables de fabriquer des choses (les voitures garées devant les cafés).


C'est l'ultime étape de notre voyage, mais nous allons, au cours d'articles suivants, toujours en compagnie des frères Bogdanov, de voir mieux  ce que pourrait être ce "code" qui semble guider l'évolution de l'Univers et de sauter le pas vers l'impensable et le tabou suprême: AVANT LE BIG BANG....



1) Autres liens que j'ai retenus en rédigeant cet article.

xavier.sallantin -histoire de l'univers


linternaute.com -l'origine de l'Univrers 10 puiss-43 sec après le big bang

strange-univers.over-blog.com -L'origine_de_lUnivers

lesturgeons.blogs.nouvelobs -le mur de planck

web-utopia.org -Le-mur-de-Planck

bladi.net dieu et le mur de planck

astro-forum.forumactif.com -mur-de-planck-l-avant-big-bang

yrelay.com -le mur de planck

terre.tv/fr -le visage de Dieu paperblog.fr -le-visage-de-dieu

pauledouard.over-blog.com -derriere-le-mur-de-planck?

caplibre.over-blog.com -le mur de la connaissance

astrosurf.com/luxorion -le bigbang astrofiles.net -big_bang

futura-sciences.com -le big-bang

molaire1.perso.sfr -le big bang et l'origine de la matière

youtube.com -la mort du big bang: la théorie des cordes

cafardcosmique.com -La-theorie-des-supercordes

arapao.org -l'ère de planck


futura-sciences.com -instantons-monopoles

webastro.net -instanton, théorie de hawking

wikipedia.org -Instanton

 

unités de planck villemin.gerard.free.fr -dimensions de planck

cnrs.fr -unités de planck

 

thèse des frères bogdanov (.pdf) journal.coherences.com -la transgression des frères bogdanov

 

wikipedia.org -Physique théorique wikipedia.org -Physique_quantique

futura-sciences.com -introduction-a-la-physique-quantique

astrosurf.com/luxorion -physique quantique

astrosurf.com/luxorion -la relativite wikipedia.org -la relativité générale

sciences.univ-nantes- la relativité

 

 

luxorion. -cosmologie quantique luxorion -cosmologie quantique instabilité du vide, instanton

futura-sciences.com -cosmologie quantique et conscience

math-et physique.over-blog.com -cosmologie quantique à boucles

fdier.free.fr -cosmologie quantique par le théorie de l'information

consentino.unblog.fr -une-cosmologie-quantique-par-la-theorie-de-linformation

pythacli.chez-alice.fr -cosmologie...quantique

luth2.obspm.fr -la topologie de l'univers est-t-elle chiffonnée?

linternaute.com -mousse quantique à l'échelle de planck

clodimedius.wordpress.com -topologie-cosmique, mousse quantique

 

jeanzin.fr -la-theorie-holographique-de-la-gravitation

wikipedia.org -Principe_holographique

cidehom.com -principe holographique horobindo.centerblog.net -univers-hologramme-theorie-du-tout

larecherche.fr -l'univers est un hologramme (L Susskind)

futura-sciences.com '-univers-sans-frontiere-ni-bord astrosurf.com/luxorion -hawking univers sans bord

etre-humain.net -stephen-hawking n'est pas dieu

 

futura-sciences.com -le désordre de l'univers, l'entropie techno-science.net -entropie

jeanzin.fr -entropie, énergie, information

 

molaire1. -superforce assos.utc.fr -superforce, cordes public.web -Superforce-

wikipedia.org -Supersymétrie diffusion.ens -supersymétrie, supergravité

futura-sciences.com -supersymetrie

futura-sciences.com -la-supersymetrie-ne-sest-pas-encore-montree-au-lhc

techno-science.net -supersymétrie techno-science.net -SUSY

www.phys.ens -mécanique quantique supersymétrique

irfu.cea.fr -boson de higgs et supersymétrie

astrosurf.com/luxorion -quantique-supercordes

arte.tv/fr -paysage de cordes fbon.free.fr -l'unification de la physique et la théorie des cordes

iramis.cea.fr -cordes et supercordes, le rêve d'einstein

physique.coursgratuits.net -la theorie-des-cordes

sciences.ch -théorie des cordes

college-de-france.fr -gabriele-veneziano, leçon inaugurale

soinenmagnetisme.free -Theorie-des-Cordes.pdf

 

 

jb.man. -planck surveyor astro.cardiff.ac planck surveyor planck.cf.ac.uk -mission

casca.ca -firstplanck/ cesr.fr centre études spatiales, planck surveyor

physorg.com -planck-surveyor-celestial astro.cf.ac -plank et hershell satellites

map.gsfc.nasa.gov -wmap

 

 

2) Quelques autres liens découverts en rédigeant l'article précédent:

http://www.astronomes.com/le-big-bang/nucleosynthese-prim...

matière et anti-matière: après 10 puissnace -35 secondes

notions de base de la radio-activité

eres-cosmologiques- ere-leptonique les éres cosmologiques

Historique_du_Big_Bang

températures: Ordre_de_grandeur

science.gouv- aux-origines-de-l-univers-l-enigme-des-premiers-instants

mondedemain.org- l'origine-de-l'univers

cnrs.fr- mysteres-univers

scienceinschool.org- le lhc ou l'etude du big bang

l'univers- de-la-premiere-seconde-a-aujourd'hui

Univers, du big bang aux galaxies strange-univers.over-blog- Lorigine_de_lUnivers

cnrs.fr- définitions

 

lévolution de l'Univers

futura-sciences. question posée par le temps-de-lobservateur

les très vielles étoiles (12 milliards d' années)

la doyenne du cosmos a 13 milliards d'années

science-et-vie.com -l'astre-le-plus-lointain-de-lunivers/

sytinet. histoire de l'univers, de la vie, de l'homme

le big bang par astronoo.com notre Univers: Chronologie techno-science: le big bang

Lorigine_de_lUnivers par strange univers

la-machine-a-remonter-14-milliards-dannees

les limites des modèles du big bang la cosmologie: les problèmes du modèle standard

les premiers pas de l'Univers -gaz-primordial quelques minutes après le big bang

l'univers structure l'univers l'univers visible -jusqu'à 14 milliards d'années

l'horizon cosmologique (contradictions)

l'âge de l'univers et l'exégèse biblique

 

sciences_de_l_ingenieur- les_limites_de_la_connaissance_physique

sciences_de_l_ingenieur- la_relativite_generale

 

3) Quelques liens et blogs notés dans les articles précédents que je revisite de temps en temps:

la relativité générale.

La relativité restreinte.

*blogs  Groupes quantiques.

*blogs sur le principe holographique

*blogs sur l'entropie

*Blogs sur la complexité.

*Autres blogs.

 

22:09 Écrit par pascal dans bogdanov-le visage de dieu | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

06/03/2012

3-7) au commencement du temps 3)7 vers la toute première lumière; (-5 milliards -13,7 milliards d'années)



 

 

 

 

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au commencement du temps 3)7 vers la toute première lumière;


(-5 milliards -13,7 milliards d'années)


 

Ils me permettent de faire un saut dans l'histoire via les blogs et le articles que je déniche sur la toile, d'affiner mes connaissance sur la science et la recherche de l'Origine. Je trouve plaisir et jubilation à partager.

 

 

Mes articles déjà parus dans cette rubrique:

 

 

Au commencement du temps 3-7) Vers la toute première lumière

(- 5 milliards d'années - 13,7 milliards d'années)


A la fin de l'article précédent, nous nous étions arrêté Il y a environ 4,5 milliards d'années. Un corps céleste (nommé Théia) serait entré en collision avec la Terre. Son noyau ferreux s'y serait incorporé en grande partie. Les fragments du manteau terrestre, arrachés par la collision se seraient mélangés au débris de la planète. L'anneau de roches et de gaz résultant se serait condensé pour former la lune, ce qui expliquerait les parentés de composition anormales qui existent entre les roches du manteau terrestre et celles de la lune, ainsi que son déficit en fer.

Si la lune n'avait pas existé, l'axe de rotation terrestre aurait présenté des instabilités variant de 0 à plus de 60°qui auraient rendu presque impossible la chimie prébiotique et donc sans doute l'apparition de la vie. Cela a eu pour effet de régler la vitesse de rotation du globe terrestre: la durée de l'alternance entre le jour et la nuit aurait été très différente et la vie aurait eu beaucoup de mal à se développer car des périodes régulières et assez longues d'ensoleillement sont indispensables à la photosynthèse et par conséquent à la dynamique du vivant.

 

 

 

 

 

 

nébuleuse solaire

le disque protoplanétaire

 


Il est maintenant -5 milliards d'années à l'horloge cosmique.

Nos poursuivons notre voyage vers l'origine dans la nuit profonde du passé. La jauge qui permet de mesurer l'information globale de l'Univers a nettement baissé, de 10 120 bits d'information aujourd'hui à 10 115 bits  il y a - 5 milliards d'années (voir Au commencement du temps 2) En voiture vers l'origine (le graal de la physique) chapitre 10). L'Univers de cette époque était alors plus "simple" que celui qui nous est familier aujourd'hui. De nombreux systèmes solaires sont en formation tandis que le nombre d'étoiles géantes solitaires est un peu élevé qu'il ne l'est de nos jours.  Il n'y encore ni le Soleil, ni la Terre, Vénus, Mars, ni aucune planète. Seul, un immense nuage de gaz et de poussières forme pour le moment le disque protoplanétaire.


 

 

 

 

 


 

position des planètes sur la voûte céleste


Les étoiles disséminées dans l'espace noir et glacé brillent d'une lumière beaucoup ardente que celle que nous voyons de nos jours dans le ciel nocturne. La température du "fond spatial" est très légèrement supérieure à celle que nous connaissons de nos jours. De nombreux amas globulaires contenant à cette époque des dizaines de milliers d'étoiles, embrasent la voûte céleste dans les régions centrales de la galaxie. Ils sont vingt fois plus massifs que la plupart de ceux que nous observons actuellement. Leur lumière visible est obscurcie par de la poussière interstellaire. Brillant de tous leurs feux, les jeunes étoiles bleues sont disséminées parmi les supergéantes rouges. On voit aussi à l'oeil nu les les supergéantes avant qu'elles n'explosent en  supernovae. l'une d'entre elles donnera-t-elle un jour naissance aux éléments lourds qui desquels seront faites les tables et les chaises du salon de thé de Carette, place du Trocadéro.

Dans de nombreuses régions dérivent d'immenses nuages de gaz ionisés qui s'étendent sur plusieurs centaines d'années-lumière. Ils entourent d'innombrables populations d'étoiles en formation. Les masses d'hydrogène qui les enveloppent sont excitées par leur rayonnement ultra-violet et deviennent superbement lumineuses au moment où elles se recombinent. En arrière-plan, on peut voir les résidus de la formation d'autres amas d'étoiles que les soleils de ces amas ont soufflé au moment ils se sont allumés pour rayonner de tout leur éclat.

A cette époque, presque chaque instant est le témoin de de la naissance flamboyante d'un soleil sous l'effet de l'effondrement gravitationnel et de la fantastique pression qui en résulte. La température atteint alors le seuil critique de 15 millions de degrés qui permet d'aboutir aux premières réactions éblouissantes de fusion dans les régions centrales de la future étoile.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Approchons nous maintenant de la région de la galaxie au sein de laquelle notre futur système est sur le point d'apparaître.

Voici le disque de matériaux protoplanétaires qui entoure cette jeune étoile, notre soleil. Il est sur le point de donner naissance à un cortège de planètes et nous pouvons reconnaître MercureVénusla TerreMars, et beaucoup loin, Jupiter et les planètes géantes. Comment imaginer qu'une de ces planètes encore toute jeune donnera un jour naissance à des milliards d'espèces vivantes dont l'une d'entre elles deviendra consciente et intelligente. La conscience est-elle inscrite dès l'origine dans la matière?

L'aventure de la vie n'en n'est pour le moment qu'à ses lointains débuts alors que le panorama cosmique est grandiose. Nous y reconnaissons la splendide nébuleuse de la Tarentule située à une distance de 180 000 années-lumière, vaste région de gaz ionisés de 1000 années-lumière de longueur entourant une nombreuse population d'étoiles en formation situées dans les Nuages de Magellan. Un phénomène comparable d'ionisation et de recombinaison des masses d'hydrogène illumine la nébuleuse d'Orion, même si elle n'atteint que le centième de la taille de la Tarentule.  Des supernovae visibles à l'oeil nu viennent d'apparaître dans cette région particulièrement active du ciel.


Continuons notre voyage dans le temps jusqu'à dix milliards d'années dans le passé.

 

 

 

 

 

L'anneau argenté qui forme la voie lactée semble beaucoup plus large et nettement plus lumineux qu'aujourd'huiLes étoiles sont moins nombreuses mais leur luminosité est beaucoup plus vive et la plupart d'entre elles sont de couleur bleue, signe qu'elles sont très jeunes et que leur masse et leur température sont bien plus élevées que celles de notre soleil.

Notre jauge cosmique, celle qui indique le niveau global de l'information contenue dans l'Univers atteint des niveaux de plus en plus bas.

Poursuivons notre voyage parmi les jeunes étoiles. Des filaments verts, jaunes et rouges concentrés sur les bords d'une nébuleuse sont les débris d'une supernova dans l'espace lors de son explosion. Au centre, se trouve le noyau de l'étoile qui a explosé: c'est un pulsarétoile à neutrons en rotation rapide qui mesure seulement 10 km mais dont la masse est plus importante que celle du soleil. Notre poids sur ce étrange corps exploserait: plus de 5 000 tonnes. Nous serions aplatis comme une feuille de papier. Le paysage se réduirait à une sorte de glu hyper dense composée uniformément de neutrons. L'objet tourne sur lui-même à la vitesse fantastique de 30 tours par seconde et émet un champ magnétique puissant qui accélère les particules à une vitesse proche de celle de la lumière. Un éclat de couleur bleue est visible, de manière diffuse, dans les régions intérieures de la nébuleuse (lumière émise par les électrons tandis qu'ils tournent en spirale dans le champ magnétique de celle-ci). Il est alimenté par le pulsar qui remodèle son environnement à la vitesse de la lumière.


Notre ascension vertigineuse vers le début de l'Univers nous amène maintenant à 12 milliards d'années dans le passé.

Le centre de ce qui deviendra notre galaxie nous découvre un spectacle magnifique: d'immenses nuées de gaz et de poussières semblent s'embraser avant de tomber en tournoyant vers un immense trou noir. En tombant dans le trou noir, ils émettent une lumière très brillante qui illumine la galaxie toute entière, immense geyser lumineux plus de 100 milliards de fois à l'éclat d'une étoile normale. C'est en fait un des premiers quasars qui vient de se former. Ces phénomènes sont engendrés par un trou noir supermassif, monstre invisible dont la masse peut atteindre un milliard de fois celle de notre soleil.

A cette époque, le jeune cosmos est embrasé par des millions de quasars et les trous noirs dans lesquels ils trouvent leur origine sont eux-même des monstres insatiables tapis au-dessous des quasars. Ces ogres cosmiques engloutissent chaque année environ mille étoiles aussi massives que notre soleil. C'est une vision saisissante que forment ces millions de quasars primordiaux sous lesquels se dissimulent , à jamais invisibles, ces objets mystérieux que sont les trous noirs. Alors que la place du Trocadéro, Paris, la Terre, le Soleil ou notre voie lactée n'existeront que dans des milliards d'années, les nébuleuses occupées par les pulsars extrêmement dynamiques et leur structure se modifie régulièrement sous l'influence du pulsar qui remodèle son environnement à la vitesse de la lumière.


Douze milliards et demi d'années en arrière.

La voie lactée n'est plus du tout distincte des innombrables nébuleuses en train de se former. Il n'y a plus que des structures vagues, des filaments et des nuées plus ou moins denses de matière ordinaire, mais aussi sans doute de matière noire qui pourrait représenter 90% du total(?). A mesure que le temps passe, ces filaments s'entrelacent, la matière semble se condenser pour se réchauffer sous l'action de la gravitation. Comme ces masses sont en rotation, elles forment peu à peu une sorte de disque entouré d'un halo qui contient peut-être de la matière sombre exotique et la voie lactée en émergera. Les étoiles sont encore rares quand notre horloge cosmique vient d'annoncer le premier milliard d'années. La gravitation, le grand maître de l'Univers, a déjà façonné les grandes structures que nous observons aujourd'hui. La jauge cosmique elle, continue de baisser.


Encore 500 millions d'années plus tôt, et le cosmos tout entier semble beaucoup plus petit qu'aujourd'hui.

Nous sommes un peu plus de 13 milliards d'années en arrière. Le spectacle que nous voyons a été dévoilé par les photographies transmises par le télescope Hubble, fantastique machine à photographier le ces objets du passé lointain. Nous voyons en effet l'Univers en train de naître. En 2006, il a découvert 500 galaxies, de petite taille, très brillantes, de couleur bleue en raison de la formation de très jeunes étoiles datant de 900 millions d'années seulement après le Big Bang. Elles doivent provenir de galaxies encore plus petites, mais pas assez brillantes pour être observées avec les moyens actuels, qui existaient il y a peut-être il y a plus de 13 milliards d'années.  Le rythme des naissances stellaires actuel est négligeable, bien que des étoiles continuent de se former, eu égard à la fantastique effervescence des premiers âges de l'Univers. Il semble en effet que l'Univers se soit embrasé d'un feu torrentiel plus tôt qu'on ne l'avait imaginé, à peine quelques centaines millions d'années après le Big Bang.


Projetons nous maintenant 13 milliards 400 millions d'années dans le passé.

Dans le jeune Univers, des régions plus claires constituent des "fenêtres" sur des amas ouverts de très jeunes étoiles en formation. On peut distinguer d'immenses piliers et volutes de poussière sombre et froide de gaz moléculaires qui n'ont pas encore été absorbés par les étoiles en train de naître. Au premier plan, on voit des jeunes étoiles bleues dont la lumière et les vents sont emportés au loin vers les filaments résiduels ainsi que les parois lumineuses de de gaz et de poussières. D'immenses geysers de couleur bleue sombre sont provoqués par l'hydrogène chaud au moment où les colonnes de gaz éjectés par les bébés stellaires entrent en collision avec le gaz froid du nuage environnant. Ces premiers soleils du cosmos sont 100 à 1000 fois plus massifs que le nôtre, et des millions de fois plus lumineux. Mais ils ne vivront que quelques millions d'années en raison  de leur masse, un souffle par rapport aux 5 milliards d'années qu'a déjà vécu notre Soleil.


Maintenant, la folle contraction de l'Univers se poursuit tandis que la température s'élève de plus en plus.

Les premières étoiles disparaissent à leur tour, et au fil des millions d'années, les nébuleuses primordiales se désagrègent et se fondent en un plasma incandescent de particules élémentaires. L'Univers a maintenant l'aspect d'une sorte de "soupe" épaisse de photons, de protons et d'électrons au milieu desquels on trouve des noyaux de deutérium, d'hélium et d'hydrogène. Où donc est la Terre? la place du Trocadéro? ses terrasses et ses cafés? Nous voici à environ 13 milliards 700 millions d'années dans le passé. L'Univers n'était encore âgé que de 380 000 ans. Nos repères ont presque tous disparu: à la place des étoiles, nébuleuses, galaxies, on découvre un immense nuage de gaz à haute température duquel naîtront dans plusieurs centaines de millions d'années les premières étoiles et bien plus tard les éléments lourds desquels seront faits les chiens, les chats, les voitures qui circuleront place du Trocadéro. Le fond du ciel de cette époque, loin d'être plongé dans la nuit, est baigné par une sorte de brume laiteuse, ce plasma de gaz qu'on vient de décrire, porté à la température de 3000 degrés environ.

La jauge d'information est à son niveau le plus bes depuis le début de notre voyage: 10110 bits. L'Univers est désormais d'une simplicité extrême, il est beaucoup moins "informé" que de nos jours. Il se réduit pour l'essentiel à ce plasma de particules élémentaires. Et pourtant, obéissant aux lois physiques qui guident son évolution, il semble contenir, "en germe", le scénario cosmique qui va conduire jusqu'à nous. L'évolution conduirait-elle, inévitablement, par paliers de complexité croissante, vers de la matière vivante et consciente? La position des étoiles dans leurs galaxies semble déterminante pour augmenter les chances que la vie se développe sur des planètes en orbite autour d'elles, celles qui se trouvent dans les régions extérieures des bras galactiques sont jeunes et donc plus propices à la vie que les anciennes étoiles concentrées dans les régions centrales. Par ailleurs, il est nécessaire que la distance qui sépare la planète du centre galactique soit située dans une région où la vitesse orbitale des étoiles et celle des bras galactiques soient égales. Le soleil, qui se trouve dans "l'écosphère galactique" a croisé le bras du Sagittaire il y a 4,6 milliards d'années et abordera le bras de Persée dans 3,3 milliards d'années. Les étoiles les plus éloignées du centre galactique tournent plus lentement que les bras spiraux et donc les croisent plus souvent. Or les étoiles placées plus près du centre tournent autour de le galaxie plus vite que les bras, ce qui fait qu'elles le croisent plus souvent. Lorsqu'une étoile croise une bras spiral, elle court plus de risques d'être la cible des radiations émanant des supernovae qui explosent, ce qui peut représenter un évènement fatal.

Ainsi, l'histoire de la vie sur Terre est intimement liée à celle de l'Univers tout entier. Dès les premiers instants après le Big Bang, la matière a commencé une longue et irrésistible ascension vers la complexité. Cette évolution semble obéir à un certain nombre de lois physiques qui qui conduisent inexorablement vers la vie. la réponse se trouve-t-elle en approchant encore plus près de la source, la première seconde et la naissance même de l'univers?

 

 

Prochain article: la première seconde.

 

 

 

 

 

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sytinet. histoire de l'univers, de la vie, de l'homme

le big bang par astronoo.com notre Univers: Chronologie techno-science: le big bang

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18:09 Écrit par pascal dans bogdanov-le visage de dieu | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook