27/10/2011

Symphonie de couleurs sur le blog de Valérie Charcot

J'aime

le blog de www.valerieferre.com

et je n'ai pu résister au plaisir d le partager

AVOIR ABSOLUMENT SI LA VIE VOUS PARAIT TERNE

 


A VOIR ABSOLUMENT SI LA VIE SUR CETTE TERRE VOUS PARAIT TERNE

 

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cliquez sur


et vous verrez une symphonie.

 


Une symphonie exquise de couleurs et de formes, le tout en musique... Laissons la magie de l’accélération du temps magnifier les Divines Créations Végétales et notre propre pouvoir créatif d'y ajouter les parfums ... Du Grand Art !

"Si chaque homme chaque jour jetait une fleur sur le chemin de son prochain, 
les routes de la terre seraient tellement plus agréables !"


(Proverbe chinois)

17:39 Écrit par pascal dans les merveilles de la nature | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : fleurs, nature, merveilles de la nature | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

La grande hypothèse11 partie a) Ce que j'ai vu et compris

La grande hypothèse 11 partie a): Ce que j'ai vu et compris -

 

En guise de récapitulation de l'oeuvre, cette certitude d'Albert Slosman résonne  en moi comme une révélation:

"Voilà ce que j'ai vu et compris dans mon lit de douleur: c'est la connivence de fait, spirituellement parlant, entre toutes les théologies hébraïques, chrétiennes et même grecques, mais partant d'un seul monothéisme: celui immergé avec l'Ahâ-Men-Ptah, retransmis par ses survivants jusqu'en Ath-Kâ-Ptah (Aegyptos ou Egypte)".

 

 

I) Préambule à l'article:


La Bible est présente  parmi les grands mythes de l'humanité, mais le mythe de l'Atlantide représente beaucoup pour moi.

Je l'ai découvert en lisant les livres d'Albert Slosman, la grande hypothèse, le trilogie des origines (le grand cataclysme - les survivants de l'Atlantide - ...et Dieu ressuscita à Dendhéra), la vie extraordinairede Pythagore, Moîse l'Egyptien. Dix livres étaient prévus après Moïse, mais cette série a été interrompue par la mort de Slosman en 1981. Le dernier livre que Slosman avait prévu devait s'intituler l'Eternité n'appartient qu'à Dieu.

Dans les autres publications, on trouve l'astronomie selon les Egyptiens, le livre de l'au-delà de la vie et le zodiaque de Dendhera.


Ma lecture de "La grande hypothèse" va porter surtout sur le grand cataclysme qui est sans doute une autre façon de voir le Déluge de la Bible. Je crois que tous les grands mythes de l'humanité parlent de ce qui a dû être une catastrophe naturelle que la terre aurait subi il y a 14000 ans selon Slosman. Les 3 grandes pyramides d'Egypte et le Sphinx seraient selon lui un témoignage des survivants de ce évènement à l'adresse des générations futures et un avertissement qui a un écho particulier aujourd'hui où on parle de plus en plus de fin du monde . L'émission de la chaîne 4 (apocalypse en 2012) est significative à cet égard.


De "la grande hypothèse", le Figaro écrivait alors: la "construction qui s'accomplît devant nous est peut être un des évènements de notre temps". Et Slosman le définissait ainsi: "c'était en définitive une histoire du monothéisme des origines à la fin du monde que j'étais en train d'écrire, en voulant démontrer que le Dieu des chrétiens était le même que le Créateur originel. L'éternel était Yahvé, mais aussi Ptah. Dieu était celui de Jésus, de Moise, d'Abraham mais aussi d'Osiris. Et ce Dieu Un avait déjà été l'unique créateur de la Création, celui qui inspira la Loi à ses créatures! A chaque ère céleste correspondait un Fils de Dieu, un Messie".


"C'est une Histoire du monothéisme des origines à la fin du monde que j'étais en train d'écrire, en voulant démontrer que le Dieu des chrétiens était le même que le Créateur originel. L'Eternel était Yahvé mais aussi Ptah. Dieu était celui de Jésus, de Moise, d'Abraham, mais aussi d'Osiris. Et ce Dieu Un avait déjà été l'unique Créateur de la Création, celui qui inspira la Loi à ses créatures. A chaque être céleste correspondait un Fils de Dieu, un Messie". Albert Slosman

Sommaire de mes messages:

1)   Le hasard existe t-il?

2)   Le destin s'écrit-il aussi?

3)   Le grand cataclysme.

4)   L'âme Atlante n'est pas perdue.

5)   Les rescapés de l'Ahâ Men Ptah.

6)   La résurrection de Ptah à Dendérah.

7)   A la découverte du grand labyrinthe, le cercle d'or.

8)   A la découverte de Dendérah, l'ère du Taureau

9)   L'ère du Bélier: Moïse le rebelle et Dieu oublia l'Egypte (Cambyse le fou).

10) L'ère des Poissons: Jésus le Christ.

11) Ce que j'ai vu et compris - L'éternité n'appartient qu'à Dieu -



II) Contenu de l'article: 11 partie a) Ce que j'ai vu et compris


Texte en exergue:

"Si tu veux te sauver, la porte est ouverte, il ne tient qu'à toi de connaître le Fils de Dieu, de devenir parfait, et d'être heureux". Justin (Dialogues, VIII, I-42)

" Mes passions terrestres on été crucifiées, Le feu des désirs matériels n'est plus en moi, Mais une eau vive murmure en moi,                                                                              Qui me dit dans l'intimité: Viens vers le Père!" Ignace d'Antioche (Aux Romains, XII - An 102 a. c.)

a) L'éclair-la lueur.

Selon Decartes, l'étendue est l'essence des corps. Disons plutôt que l'âme possède l'insondable densité de l'espace qui l'a propulsée dans l'enveloppe charnelle, restant sa détentrice durant son séjour terrestre.

Il n'est pas dans mes intentions de de philosopher ici, mais simplement de raconter ce que j'ai vu, et qui m'a donc permis de de comprendre l'ensemble de la réalité cosmique. Pas plus que de parler de l'accident (mon AVC) qui a développé certaines facultés mentales et spirituelles. mais partir plutôt de ce instant primordial, au sortir de l'anesthésie, celui où j'ai découvert la lueur qui me manquait. C'est un peu ce que déclare A. Slosman (en beaucoup primordial évidemment, vu ses accidents). Il parle donc lui, de la lueur qui lui manquait pour faire la jonction entre tous les éléments épars de de la compréhension trouvée, qu'il avait déjà emmagasinés. Je vais donc essayer de partager ce que j'ai découvert à sa lecture que je m'imagine comprendre, dans la découverte de mon existence bouleversée suite à mon AVC.

Cette lumière vient avec la confirmation de l'exactitude de la géométrie combinatoire qui préside à toutes les naissances naturelles que ce soit des choses ou des êtres; à savoir l'existence bien réelle de la Loi de la Création. L'apparence de la réalité est grossière dans sa généralité, c'est l'idée qu'on s'en fait qui permet d'en déceler toute la vérité, donc la pureté et qui lui donne toute sa valeur. L'exemple fourni par la suite des générations qui ne veulent pas comprendre la mentalité de leurs aînés, et ce, quel qu'en soit soit le cycle, est caractéristique de ce fait. L'éternel recommencement dans un autre espace de temps, au début de chaque ère, devrait imprégner tous ceux qui cherchent à comprendre. Admettre que l'éternité de cette combinaison Espace-Temps est le seul fait du vouloir divin revient à ceux qui ont enfin compris. Il y a paradoxe apparent entre celui qui peut comprendre, et celui qui le veut et qui y parvient. La différence réside uniquement dans le pouvoir puissant détenu par la Parcelle, l'Âme, sur l'esprit qui n"est que raison raisonnable(Je traduis l'esprit par le conscient qui fait raisonner, agir...et l'âme par le non-conscient, ce qu'on appelle ordinairement l'esprit, y compris dans les religions). Slosman a écrit dans les survivants de l'Atlantide: La raison humaine ne possède aucun raisonnement raisonnable dans sa conception de Dieu (le coeur a ses raisons que la raison ignore).

Il ne s'agit donc pas, par la simple raison, d'obliger à une convention protocolaire d'adorer Dieu pour sa création et les commandements qui en découlent. Adorer quelque chose, quelqu'un ou Dieu, est à la portée du plus simple humain qui consent à plier un genou pour cela. Chacun parvient à le faire à la vue de tous ou de façon déguisée plus ou moins hypocrite à l'église. Mais la raison invoquée ici est celle de l'âme, celle qui est tramée dès sa naissance pour vivre en harmonie avec les décisions célestes. Il fera le bien lorsqu'il faudra, et il s'abstiendra de toute volonté personnelle lorsque les configurations célestes combinatoires lui seront néfastes. Il faut un certain tâtonnement pour s'habituer à ce "calcul" cérébral qui ne dépend d'aucune formulation religieuse contemporaine, pas plus chrétienne que néo-taoïste, théosophique, ou spirite...Car l'abstinence de toute volonté devant Dieu ne signifie pas qu'il faut abdiquer la propre personnalité reçue à sa naissance. Philon d'Alexandrie disait que le sommeil caractérisait et symbolisait les ignorants, ces aveugles qui se plongeaient hors du monde matériel de cette façon, afin d'ignorer la vérité.

Un document copte primordial de l'an 148, retrouvé en 1945, près de Nag-Hamadii, a été authentifié depuis comme un cinquième évangile: l'Evangilium Véritatis, l'Evangile de vérité. Nule ne peut dire en quelle langue et par qui le texte original a été écrit. Ce texte original parle de cette dualité étrangement ressentie par l'homme désireux de connaître "l'Impensable", l'Insaisissable" et "l'Incompréhensible". Le feuillet 17 annonce que le désir de connaître n'est pas une ivresse des sens, mais "une recherche de Celui dont il est sorti: tout ce qui est en lui-même."  C'est cette méconnaissance qui produit l'impuissance, l'angoisse et la crainte, ensuite l'oubli puis le mensonge. Alors que la Connaissance engendre la Vérité, stable, inébranlable, inaltérable, parfaitement belle. Contrairement à ce que disait Philon d'Alexandrie, l'ignorance ne vient pas du sommeil, mais au contraire du refus d'ouvrir les yeux sur cette beauté très simple, pour qu'elle soit la cause du sommeil agité des soubresauts de l'angoisse et de la terreur.


Slosman décrit ainsi son "éveil à la Connaissance":

"Tout cela, je l'ai connu durant mes hospitalisations prolongées. J'avais le temps d'ouvrir ou de fermer les yeux, de réfléchir, de voir les lumières, ou de rester plongé dans les ténèbres. Je cherchais la lumière et elle venait à moi, à force de réfléchir. Dans cette Egypte fascinante, j'avais longuement médité, mais la présence agglutinante de la masse des touristes, faisait que je ne pouvais pas me recueillir comme je le désirais, hormis à Dendérah... Il convenait de mettre noir sur blanc mes réflexions et de développer les centaines de diapos que je faisais, pour en étudier attentivement la hiéroglyphique. Car tout était là, dessiné, gravé reproduit en signe d'avertissement destiné au futur. Rien d'autre n'était possible!

Ma compréhension globale des faits m'avait déjà permis de discerner le principe communautaire de ces antiques qui ne voyaient que deux classes: celle de leur peuple et celle des étrangers. Eux, ils comprenaient pratiquement sans études le besoin de se mettre sous la protection de Dieu. C'était inné chez tous les natifs de cette terre seconde. Les autres, ceux qui vivaient ailleurs, leur étaient indifférents, et ils restaient pour cela dans l'ignorance. Ils ne cherchaient pas à répandre la bonne parole, ceux qu'elle intéressait n'avaient qu'à venir s'établir sur les bords du Nil. Les autres devenant ainsi les infidèles de Ptah, mais non des ennemis; ils restaient des étrangers indignes d'être instruits.

Leur grande crainte provenait du fait, prévisible, que leurs générations futures, celles de leurs cadets, oublient les leçons du Passé et deviennent des étrangers sur ce sol béni une seconde fois de Ptah; Ath-Kâ-Ptah, le "Second Coeur de Dieu". Là était le raison majeure de l'enseignement indestructible gravé sur les murs de pierre, partout dans le temple de Dendérah. Là était la raison majeure de ces énormes blocs étagés pour soutenir cette écriture sacrée destinée à défier le temps, pour être retrouvée plus tard, si Ptah décidait d'oublier l'Egypte aux temps prévus."


Le peuple formait une seule et réelle entité. Tous étaient égaux devant le Juge Ultime qui pesait les âmes lors de l'entrée dans l'Au-delà de la vie terrestre. L'égalité n'était pas un vain mot puisque chacun mangeait à sa faim et se vêtait sans problème. La différence résidait dans une conception parallèle provenant de quelques recoins des âmes, dites populaires. Celles-ci ne pénétraient pas le monde cosmique, car il dépassait le cadre accordé à leur compréhension. Il ne faut voir aucun mépris de la part des prêtres et il n'y eut aucune prétention de vouloir cacher quoi que ce soit par les "Mystères", en des paraboles hermétiques, mais le vouloir de laisser la hiéroglyphique à ceux capables de la comprendre un jour, si celle-ci venait à ne plus être lue par ceux qui en avaient la capacité. Un chapitre toujours fameux du livre dit "des morts" au chapitre XVII, parce qu'apparemment obscur, dit que "ce livre se transmettra de génération en génération, sans accident", alors qu'il est simple à déchiffrer pour celui qui admet la valeur de ce monothéisme original. Dans le chapitre CXXV, l'interdiction de laisser lire à aucun homme "sauf par ses fils" veut bien dire ce qu'il édicte. celui qui est possesseur du papyrus en est obligatoirement digne.De ce fait, il ne doit le montrer qu'à ses Cadets, qui le transmettront de même. Plus explicite encore est cette mise en garde du chapitre CXLVIII:

"Ce livre qui est la vérité, nul autre que celui est pur ne le connaît, jamais, dans toute l'éternité passée ou à venir. Tu le lis en ce moment, mais jamais, nulle part, un autre impur ne l'interprétera à sa façon, afin qu'aucune oreille impie ne l'entende. Qu'il ne soit lu que par toi, et entendu par celui à qui tu l'enseigneras."

C'est pourquoi, lors de l'afflux des Grecs aux VIIe et VIe siècles avant notre ère, tous les temples tissèrent une espèce de voile décrétant l'obscurantisme par un mystère systématiquement introduit. Les prêtre se retranchaient derrière l'autorité absolue des textes sacrés... à peine travestis! Ainsi, les hiéroglyphes, incompréhensibles des Hellènes, devenaient les phrases suivantes: "Ce que dit le livre, ne le raconte pas car les dieux se mettraient en colère. c'est pourquoi il doit rester le plus grand des mystères". C'est probablement de cette restriction que sont parties toutes les affabulations des auteurs grecs. On trouve par exemple chez Diodore de Sicile: "les Egyptiens pratiquent en l'honneur des animaux sacrés beaucoup de cérémonies incroyables dont il nous est impossible de donner l'explication et l'origine, car les prêtres conservent ces doctrines secrètes, et il leur est défendu d'en parler." C'était un devoir, une véritable obéissance aux préceptes de Ptah que de ne rien dévoiler aux étrangers de ce qui formait le "Coeur" même de ce pays béni. Et cette conception du devoir de chaque instant amena de plus en plus une lutte à l'intérieur de l'âme des érudits en possession des Textes sacrés. L'instinct de conservation devant la fin prochaine enclencha des prodiges des systèmes de préservation des écrits! Jamais la crainte ou la peur ne poussa l'un d'eux à trahir le pacte mental, et cela était déjà valable bien avant notre ère!


Le mythe de Prométhée, par exemple, qui est un des plus beaux fleurons d'Hésiode, prophétise le Christ! Il est fascinant par les réminiscences émanant des traditions originelles et du début du christianisme. Un de ses protagonistes, Chiron le Centaure est mis en vedette par Nostradamus, voir page 63 du livre Nostradamus trahi, par Elisabeth Bellecour.

 

Prométhée était le fils d'un Titan, Japet, donc Titan lui-même, et père de Deucalion et Hellen. Au temps où il vivait, Jupiter venait de détrôner Saturne et se trouva donc le roi des dieux présidant l'Olympe. Pour se venger du désintéressement humain à sa nouvelle gloire, Jupiter cacha la nourriture aux hommes les obligeant ainsi à un travail pénible pour s'en procurer et subsister, ce qui dégénéra en en une dispute mémorable entre les divers dieux et les créatures de la terre au sujet de la part revenant à l'Olympe et du sacrifice que cela occasionnait aux mortels. Pour arbitrer justement le différent, Prométhée partagea un boeuf en deux morceaux, plaçant d'un côté tous les os recouverts de la graisse de l'animal, et de l'autre les chairs sous la peau entière du boeuf. Jupiter, roi des dieux, feignit de s'y laisser prendre et il choisit exprès les os recouverts de graisse. Et pour punir Prométhée de sa rébellion, il cacha le feu aux hommes. Mais par son habileté le Titan le retrouva et l'introduisit auprès des mortels. Nouvelle vengeance de Jupiter: ce fut Pandore, la première femme de limon fabriquée par Vulcain sur l'ordre du roi des dieux, afin de séduire Epiméthée, le frère de Prométhée. Ce fut elle dont la curiosité punit toute la terre, car elle ouvrit l'amphore d'où sortirent tous les maux de l'humanité! Et Prométhée fut lié à une colonne où un aigle arrivait chaque jour pour dévorer son foie immortel. Ce fut Hercule, le propre fils de Jupiter et d'Alcmène qui délivra Prométhée, qui en perdit ainsi son immortalité. Ce ne sera qu'ensuite que grâce à Chiron le Centaure, qu'il la retrouvera.


L'important dans consiste dans les ressemblances entre ce mythe et la colère divine contre l'humanité, suivie de la rédemption des rescapés. Hésiode, suivi par Eshyle, narre ici une tradition orale égyptienne déformée, elle-même reprise par les Hébreux, avant de devenir le fondement traditionnel chrétien. Il n'y a donc rien d'étonnant à ce que les Grecs aient été à la recherche d'un idéal de beaucoup supérieur à celui qui était né de leur mythologie. Mais que leur déception de ne point y être parvenus, ait déclenché en eux cet esprit destructeur de ce qu'ils renonçaient à comprendre faute d'avoir voulu s'intégrer au peuple égyptien, c'est cela qui fut le début de leur décadence! Car l'idéal recherché est celui de tout homme possédant une âme et un coeur. Mais pour ces descendants d'Ahâ-Men-Ptah, l'unique humanité était celle de Ptah. Pour accéder à cet idéal, il fallait accepter de ne plus être un étranger, mais un résident dans ce pays: un homme à part entière.

Je médite ces paroles de Slosman: "ce fut la première lueur... J'avais vu cette petite clarté à l'hôpital, en dialoguant avec un prêtre  à propos de Moïse et de l'Egypte... Le religieux, sortant une bible de sa poche lut lu le passage qui déclencha le commencement de ma perception:

"Tu n'auras pas l'Egyptien en abomination, car tu as été un résident dans son pays. Les fils qui lui naîtront à la troisième génération auront accès à l'assemblée de Yahvé." Ancien Testament, Deutéronome XXIII- 8 et 9.

Cet idéal se retrouve par ailleurs sous une forme admirable chez Lamartine dans les Méditations poétiques.

Mais peut-être au-delà des bornes de sa sphère,

Lieux où le vrai soleil éclaire d'autres cieux,

Si je pouvais laisser ma dépouille à la terre,

Ce que j'ai tant rêvé paraîtrait à mes yeux.

Là, je m'enivrerais à la source où j'aspire,

Là je retrouverais et l'espoir et l'amour,

Et ce bien idéal que toute âme aspire,

Et qui n'a pas de nom au terrestre séjour.


Les Egyptiens et les juifs avaient par une action que juifs et chrétiens auraient dû perpétuer par Jésus. C'est ce qu'il faut comprendre dans l'enchaînement de ce monothéisme transmis de d'Osiris à Moïse, puis de Moïse à Jésus, tout comme il le fut d'Athêta (Thot-Hermès) à Akhénaton, d'Akhénaton à Pythagore , de Pythagore à Galilée. Le Christianisme des Poissons est la suite de la religion juive du Bélier, comme cette dernière l'est de celle d'Osiris le Taureau. Non seulement la suite, mais la continuation du monothéisme le plus antique de l'humanité. Tout un monde hypocrite a refusé d'admettre cette Vérité, seules quelques tentatives  timides ont tenté de lever le voile.

*Par exemple Raymond Weill dans "Les transmissions littéraires d'Egypte à Israël""D'où vient qu'un fait aussi flagrant et aussi simple n'ait pas été perçu et noté de longue date? Comme d'autres lacunes d'observations du même ordre, celle-là paraît tenir à ce que l'effort égyptologique, longuement appliqué à la traduction et à l'explication des textes, visait à recueillir et enregistrer leurs témoignages plutôt qu'à les discuter...et qui empêchait la recherche de se retourner vers les considérations de la critique documentaire. Dans le domaine des rapprochements de la sagesse égyptienne avec les livres , voici, premier de tous sans doute, Chabas, qui, dès 1857, étudiant le Ptahhotep du papyrus Prisse, et notant les analogies que le livre présents en général avec les Proverbes, consigne les nombreuses correspondances qu'on relève entre l'égyptien d'une part, et du côté biblique, principalement Proverbes, mais Job, Isaïe, Psaumes, Ecclésiaste et Sagesse. Qu'arrive-t-il à en conclure? - Les sentiments qui commandent toutes ces oeuvres sont naturelles à l'homme; nous ne devrons pas nous étonner de trouver ...des maximes que l'Ecriture a répétées plus tard, sans avoir besoin de les emprunter à la sagesse égyptienne.  Un trouble persiste toutefois: Il est cependant assez intéressant de voir le philosophe égyptien promettre au fils respectueux une longue existence sur la terre, en termes à peu près identiques à ceux que le doigt de Dieu grava sur les tables de pierre du Décalogue...."

La vérité est serrée de près; elle serait extraite si Chabas ne se tenait pas à son point de vue central d'une indépendance évidente des élaborations d'idées chez les deux peuples. Et c'est ce principe qui prévaut désormais. Un autre Egyptologue du même temps, Brugsch, parlant de la morale et des traités de la sagesse des Egyptiens, trouvera seulement à dire: "Ces nombreux exemples nous apprennent que la charité universelle n'est point du tout une acquisition de nos temps modernes".

Raymond Weill, de son côté, reprend son tableau chronologique quand aux "ressemblances": "On peut considérer que les remarques incidentes de Wiedemann (alfred) en 1903 et d'Erman en 1906 ont été le germe du bref, substantiel et très remarquable mémoire dans lequel Gunkel, en 1909, tente pour la première fois de dresser un tableau des correspondances égyptiennes à l'Ancien Testament. Il passe en revue les mythes et légendes, les hymnes aux dieux, les chants d'amour, reconnaissant que depuis Ernan, on a commencé de chercher dans la poésie amoureuse des Egyptiens l'explication de de celle de la Bible; il observe, à la même place, que l'exhortation à jouir de la vie matérielle que l'auteur de la sagesse de Salomon met dans la bouche de l'impie, est reproduite d'un vieux thème familier de la poésie égyptienne...En 1912 il signale...les analogies de hymnes aux dieux en Egypte, et  des hymnes de Psaumes... On ne voit guère avancer la question jusqu'à l'heure de l'éclatante surprise que devait apporter la révélation du livre égyptien d'Amenemope, publié en 1923."

Dès 1924, ce papyrus fut un objet central dans le tableau des correspondances de la littérature de la sagesse d'Israël et d'Egypte. Les parallélismes des Proverbes avec le livre égyptien sont enregistrées en détail par Gressman dans un ouvrage dont l'intention est de présenter la sagesse sapientale d'Israël, Dans ses rapports avec la littérature universelle.


En guise de récapitulation de l'oeuvre, cette certitude d'Albert Slosman résonne  en moi comme une révélation:

"Voilà ce que j'ai vu et compris dans mon lit de douleur: c'est la connivence de fait, spirituellement parlant, entre toutes les théologies hébraîques, chrétiennes et même grecques, mais partant d'un seul monothéisme: celui immergé avec l'Ahâ-Men-Ptah, retransmis par ses survivants jusqu'en Ath-Kâ-Ptah (Aegyptos ou Egypte)".

b) Le travail, la compréhension.

 

Une étude des textes antiques des Combinaisons-Mathématiques-Divines et de ces textes abstraits a permis à Slosman de mémoriser ce qu'il faut lui fallait retenir dans l'inconscient, durant sa longue et difficile convalescence. Il a lors acquit la conviction absolue que pour rentrer dans le Saint des Saints d'Osiris à Dendérah, il fallait devenir un "résident" et revenir en Egypte malgré les difficultés physiques. On a suivi dans les articles: "l'âme Atlante n'est pas perdue" et "et Dieu ressuscita à Dendérah", ses lectures et les études sur le terrain de "la voie sacrée des gravures rupestres", qui lui ont permis de se rendre auprès de ceux qui étaient encore capables  d'assurer la liaison entre ce qu'il savait déjà et ce qui manquait. Pour remonter à cette filière de l'origine de l'humanité divine et de son univers terrestre, Il convenait de plus de démontrer que le Dieu-Un n'avait plus de secret pour lui, quant à la Loi qu'il avait instaurée pour permettre de scruter la destinée des créatures dans l'avenir, et devenir, non pas l'égal du Créateur, mais sa véritable image terrestre. Après les voyages et avoir dévoré plusieurs centaines de textes, tout ce qu'il fallait retenir était intégré dans les replis de la mémoire: le ciel, la terre, les astres, le jour et la nuit s'imbriquèrent comme les véritables grains nourriciers de l'Egypte antique. Ce sont les mêmes qui ont permis aux Cadets de croître afin que leurs destinées prévues s'accomplissent. Et là, l'esprit invisible et la matière palpable se rencontrèrent pour manifester de façon tangible  et triomphale la primauté du Créateur sur la création et ses créatures. Il suffisait alors de retourner à Dendérah, non plus pour voir seulement, mais surtout pour comprendre.

Trois être extraordinaires fournirent l'aide nécessaire: le bon médecin en chef de l'Hôpital de Louxor, et deux savants coptes dont l'identité ne peut être révélée, ce qu'ils savent du monothéisme antique étant trop dangereux pour leur vie actuellement, alors qu'ils doivent survivre pour retransmettre, le moment venu, ce qui est en leur possession. Ces deux âmes, presque divines, se sont aperçues que Slosman pouvait être l'un de ces fragiles fils susceptibles, le jour venu, d'écrire à l'usage des Cadets à venir, le texte du monothéisme originel. C'est le pourquoi de cette forme inhabituelle pour communiquer l'ensemble de la Connaissance acquise: une première trilogie sous forme populaire tronquée, prise la plupart du temps comme un roman. La seconde, plus conséquente, avec Akhénation et Moïse, comprenant des notes historiques et exégétiques. La troisième, avec Jésus et la fin de cette ère des Poissons, prévisible depuis l'Origine. La mort prématurée d'A. Slosman fait que seul le tome sur Moïse a pu paraître. Cependant, les livres édités montrent qu'il a une compréhension profonde de la signification des textes et de cette spiritualité, et ne nous livre pas un tissu de phrases plus ou moins absurdes comme je le ressens dans la plupart des écrits sur l'Egypte. Je rappelle que les hiéroglyphes ont plusieurs niveaux de lecture et ne se traduisent pas avec un simple alphabet comme nos langages actuels (voir l'article à la découverte de Dendérah). Il y avait plusieurs niveaux de compréhension (épistolographique et hiéroglyphique), et d'instruction (hiératique et hiéroglyphique). Quand à la hiéroglyphique, elle est de deux genres: l'un cyriologique emploie les les premières (alphabétiques) et l'autre n'était que symbolique. La méthode symbolique se subdivise en plusieurs espèces: l'un représente tous les objets en propre par imitation; l'autre les exprime d'une façon tropique, soit figurée; la troisième les exprime entièrement en allégories par certaines énigmes. Le charabia qu'on voit habituellement   correspond à une traduction par un alphabet, dont je pense qu'il est loin de traduire la richesse et la puissance du langage sacré.


Les gravures qui forment l'environnement de tombeaux et des sarcophages auraient dû démontrer la valeur intellectuelle et spirituelle de ce peuple déchu par l'oubli de son origine. Les plus anciens monuments montrent la famille constituée, le père en étant le chef. Il commandait dans la maison, dirigeait les travaux, se faisant obéir de tous. Il élevait ses enfants, les instruisait, leur inculquait ses idées et ses connaissances, les mariait, s'efforçait d'en faire les continuateurs de sa personnalité. C'était l'épouse qui gouvernait la maison. Ainsi la famille se fondait à la fois sur l'autorité et sur l'affection. Le fils réjouissait le coeur des aînés disparus, il se montrait fidèle envers son père comme envers Ptah et envers son fils terrestre: le pharaon. Il était aimé de son père qui le lui rendait bien. Il cherchait à mériter les louanges de tous, frères, soeurs, jusqu'aux serviteurs. Ainsi se situait le contexte familial durant les premières dynasties épopée familiale paisible et naturelle que nous devrions encore leur envier. Sans doute, il y eut toujours chez ces antiques enfants de Dieu des indélicats, des voleurs, des brigands; des procès administratifs en font foi. D'autres pièces font état du pillage organisé des nécropoles. Les grands se vantaient d'avoir pourchassé les brigands, arrêté les voleurs, garanti la sécurité aux paysans et aux voyageurs.Les petits professaient n'avoir jamais nui à autrui, jamais dérobé de poisson aux étangs des dieux, jamais fraudé sur la balance ou son poids. Tous haïssaient la violence: les uns s'en abstenaient, les autres la combattaient. Quand à ce qui concerne les corvées: que n'a-t-on pas dit!...Les hébreux gardèrent rancune à l'Egypte de la construction des villes nouvelles.Sans doute! Cependant ils conservèrent bon souvenir des oignons et des vivres distribués aux travailleur, ils se mettaient en grève lorsqu'il il avait du retard...Un procès-verbal du temps de Khoufou nous apprend que l'Intendant Royal avait été décapité pour avoir failli à cette tâche. Du travail et de la discipline oui; mais pourquoi plus de souffrance plus qu'aucun autre travail en nul autre pays?


c) Je termine cet article par cet épilogue.


Ce sera la traduction d'un d'une des plus vieilles histoires du monde, puisqu'elle remonte au temps de l'Ahâ-Khéops, ou Khoufou, de la IVe dynastie, soit il y a plus de cinq millénaires!...Il s'agit de : Le grand Roi et les Magiciens qui sera repris en détail dans l'article "l'éternité n'appartient qu'à Dieu".

"Dans cette narration, un vieux prophète de 120 ans connaît le nombre de coffrets à écrits, en bois de sycomore, renfermés dans la crypte d'Atêta (Thot), qui y avait classé lui-même ses manuscrits contenant les noms, la hiérarchie, les qualités de tout ce qui formulait l'univers dans le Cercle d'Or. Non seulement le nombre qui s'y trouve, mais l'endroit!"

Au  temps de Khéops, qui avait fait démolir le temple d'Isis pour retrouver l'entrée perdue du souterrain donnant accès au cercle d'Or, il y avait là un symbole facile à comprendre. Car quiconque pouvait lire les livres de cette bibliothèque et les comprendre, deviendrait aussi puissant que le fut Atêta, ou Thot, ou Hermes, le trois fois grand; il pourrait se considérer comme le Maître réel de l'Univers. Mais Khéops échoua dans cette tentative, ce qui l'obligea d'effectuer une troisième reconstruction du temple de la bonne "Dame du Ciel", encore plus resplendissant, et selon les plans exacts conservés sur peau de gazelle, tracés par le Grand Architecte au temps lointain des rois prédynastiques. C'était le seul moyen par lui de se faire pardonner son blasphème et de récupérer son entrée dans l'Au-delà de la vie terrestre.


Comme quoi le mal peut  peut devenir le prélude d'un renouvellement du bien.



Prochains articles: "Pour notre temps" et "l'Eternité n'appartient qu'à Dieu".

21/10/2011

La grande hypothèse10 partie 2) L'ère des Poissons: Jésus le Christ (la vie et la mort de Jésus)

 

 

 

 

La grande hypothèse10 partie 2) L'ère des Poissons: Jésus le Christ (la vie et la mort de Jésus).


a) Préambule:


La Bible est présente  parmi les grands mythes de l'humanité, mais le mythe de l'Atlantide représente beaucoup pour moi.

Je l'ai découvert en lisant les livres d'Albert Slosman, la grande hypothèse, le trilogie des origines (le grand cataclysme - les survivants de l'Atlantide - ...et Dieu ressuscita à Dendhéra), la vie extraordinairede Pythagore, Moîse l'Egyptien. Dix livres étaient prévus après Moîse, mais cette série a été interrompue par la mort de Slosman en 1981. Le dernier livre que Slosman avait prévu devait s'intituler l'Eternité n'appartient qu'à Dieu.

Dans les autres publications, on trouve l'astronomie selon les Egyptiens, le livre de l'au-delà de la vie et le zodiaque de Dendhéra.


Ma lecture de "La grande hypothèse" va porter surtout sur le grand cataclysme qui est sans doute une autre façon de voir le Déluge de la Bible. Je crois que tous les grands mythes de l'humanité parlent de ce qui a dû être une catastrophe naturelle que la terre aurait subi il y a 14000 ans selon Slosman. Les 3 grandes pyramides d'Egypte et le Sphinx seraient selon lui un témoignage des survivants de ce évènement à l'adresse des générations futures et un avertissement qui a un écho particulier aujourd'hui où on parle de plus en plus de fin du monde . L'émission de la chaîne 4 (apocalypse en 2012) est significative à cet égard.


De "la grande hypothèse", le Figaro écrivait alors: la "construction qui s'accomplît devant nous est peut être un des évènements de notre temps". Et Slosman le définissait ainsi: "c'était en définitive une histoire du monothéisme des origines à la fin du monde que j'étais en train d'écrire, en voulant démontrer que le Dieu des chrétiens était le même que le Créateur originel. L'éternel était Yahvé, mais aussi Ptah. Dieu était celui de Jésus, de Moise, d'Abraham mais aussi d'Osiris. Et ce Dieu Un avait déjà été l'unique créateur de la Création, celui qui inspira la Loi à ses créatures! A chaque ère céleste correspondait un Fils de Dieu, un Messie".


"C'est une Histoire du monothéisme des origines à la fin du monde que j'étais en train d'écrire, en voulant démontrer que le Dieu des chrétiens était le même que le Créateur originel. L'Eternel était Yahvé mais aussi Ptah. Dieu était celui de Jésus, de Moise, d'Abraham, mais aussi d'Osiris. Et ce Dieu Un avait déjà été l'unique Créateur de la Création, celui qui inspira la Loi à ses créatures. A chaque être céleste correspondait un Fils de Dieu, un Messie". Albert Slosman

Sommaire de mes messages:

1)   Le hasard existe t-il?

2)   Le destin s'écrit-il aussi?

3)   Le grand cataclysme.

4)   L'âme Atlante n'est pas perdue.

5)   Les rescapés de l'Ahâ Men Ptah.

6)   La résurrection de Ptah à Dendérah.

7)   A la découverte du grand labyrinthe, le cercle d'or.

8)   A la découverte de Dendérah, l'ère du Taureau

9)   L'ère du Bélier: Moïse le rebelle et Dieu oublia l'Egypte (Cambyse le fou).

10) L'ère des Poissons: Jésus le Christ.

11) L'éternité n'appartient qu'à Dieu - Pour notre temps.


b) Contenu de l'article.

Jésus le Christ. partie 2 (la vie et la mort de Jésus).

La partie 1) a été axée sur le monde et les évènements dans l'Empire romain en ce début de l'ère des Poissons. La naissance du Christ évoque de façon troublante une autre naissance, plus de 12 000 ans auparavant, celle d'Osiris, né de Dieu dans des circonstances similaires, mais non totalement identiques. La profondeur et la vérité de ce mythe restent troublantes pour moi.

Ce texte de Slosman, que je résume et dont je donne ma lecture, écrit par Slosman vers 1980, provoque peut-être aujourd'hui des réactions dues aux évènements récents, à la radicalisation de la laïcité et de la tolérance qui font qu'on ne peut plus dire certaines choses sans réactions violentes de rejet, les commentaires en seront donc des plus intéressants.


...Revenons donc à Marie et Joseph qui ramènent Jésus à Nazareth...

 


Après la naissance, c'est la mort qui est importante, le reste n'étant qu'à peine une seconde d'éternité dans les voies combinatoires calculées par Dieu.Ce qui vient avec la mort et après, avec l'Au-delà de la vie terrestre, correspond aux deux millénaires du cycle des Poissons, qui introduiront l'ère du Verseau. Jésus, en tant que Christ, connaissait non seulement l'heure de sa fin terrestre, mais la façon, atroce pour un humain, dont elle se produirait. Depuis sa rupture avec le peuple de Galilée, sa vie devint un voyage sans répit, ni repos moral, loin de Capharnaüm et du lac, traversant des villes et bourgades où il s'efforça de demeurer inconnu. Il parcourut la frontière des pays, de Tyr et de Sidon, ainsi que de la Décapole, avant de poursuivre sa route, avec ses disciples, vers Césarée, à la recherche d'une si  solitude encore plus profonde. Jésus savait que sa fin approchait, et il voulut s'y préparer comme il fallait, afin que l'histoire divine se poursuive selon les désirs célestes.

Et ce fut un de ces fameux soirs qu'il posa à ses amis la question de confiance: "Que dit-on que je suis?" Il la posa, non interrogativement, mais pour obliger ses disciples à proclamer tout haut, en opposition avec les assertions populaires, ce qu'ils pensaient de sa personne. "Les uns disent que vous êtes Jean-Baptiste, d'autres Elie, d'autres encore Jérémiel redevient à leurs yeux l'un des prophètes avant-coureurs du vrai Messie! C'était le moment du désastre. Pourtant, ce même soir devint celui de la transfiguration. Devant tous les disciples, dont chacun racontera la splendeur sans se contredire, apparut enfin le vrai Messie. Et ce fut à ce moment que pour tous les disciples, Jésus devint définitivement le "Christ", dans toute la majesté du Royaume, qui sera l'Au-delà de la vie terrestre.

Aussi, le jour fatal arrivé, Jésus lassa les émissaires du Sanhédrin, les divins docteurs des écoles juives venus l'interroger.  Il savait que ceux-ci ne lui pardonneraient pas de s'être appelé "Fils-de Dieu". Mais sa sagesse, qui inspirait de l'effroi à ses juges, lui valut les applaudissements du peuple qui reconnut alors en lui le messie. Lorsque Jésus fut conduit devant Pilate, savait-il à quoi s'en tenir? Il était alors gouverneur de la Syrie et de la Palestine et, comme les militaires en renom de son temps, il était fort mal disposé envers les juifs. Dès son arrivée en l'an 26, il montra à tous que le vent changeait et qu'il n'était plus question de ménager les juifs. Les soulèvements furent réprimés dans des bains de sang. Jésus rencontra en Pilate un agnostique comparable à un incroyant moderne, qu'il affronta sereinement.

 

 

Des objections ont été élevées contre le caractère historique de ce procès évangélique, la coexistence de deux tribunaux de droit aussi différents que le tribunal juif et le tribunal romain ne pouvant interférer de telle manière. En fait, en dehors de ces textes, il existe des documents égyptiens du temps même du Christ  qui rapportent le mêmes minutes de ces deux procès aberrants. Peu avant le début de l'interrogatoire, Pilate avait reçu la nouvelle qu'un prisonnier lui était amené du Sanhédrin. Comme il avait entendu parler de ce Jésus paisible, mais fier, qui se prenait pour le Fils de dieu, il avait écouté le rapport du centurion ayant pris part à l'arrestation. Ce fut pourquoi, d'entrée, il demanda aux rabbins: "quel grief avez vous contre cet homme?" Et il comprit que c'était en fait pour des questions d'hérésie religieuse que le jugement lui était demandé. Aussi retourna-t-il le problème en disant: "Jugez le vous-mêmes d'après vos lois". La réplique fut immédiate, et sans appel de leur part: "cet homme mérite la mort, et il ne nous est pas permis de mettre quelqu'un à mort! Car, en soulevant le peuple, il lui défendait de payer le tribut à César". Pilate fut ainsi mis dans l'obligation de procéder lui-même à l'interrogatoire de Jésus, sous peine de voir le Sanhédrin envoyer une dénonciation à Rome.

Tertullien raconte cette scène (Apol., XXI):

"Les docteurs, et les premiers d'entre les juifs, révoltés contre la doctrine de Jésus qui les confondait, et furieux de voir le peuple courir en foule sur ses pas, forcèrent Pilate, commandant en Judée pour les romains, de le leur abandonner, pour le crucifier. Lui-même, il l'avait prédit. Ce n'était pas assez: les prophètes l'avaient prédit longtemps auparavant."

Ces paroles s'accordent avec le récit évangélique, où l'on voit qu'il n'y a point eu de jugement rendu dans le Prétoire, mais qu'il n'y eut que violence de la part des juifs, contrainte pour Pilate et souffrances pour Jésus. Ils contraignirent Pilate à le leur abandonner, et forcèrent le gouverneur à agir contre l'intime conviction où il était, touchant l'innocence de Jésus.


De même, Lactance, mais plus tard (276-311), écrivit dans ses Institutions (livre IV-18)

"Les juifs, ayant saisi Jésus, le présentèrent à Ponce Pilate, lequel, en sa qualité de délégué de 'empire, gouvernait alors la Syrie. Ils lui demandèrent de l'attacher à la croix, ne reprochant à jésus rien d'autre que s'être dit le Filstibère,jérusalem de Dieu et le Roi des Juifs. Pilate, ayant entendu ces accusations, et voyant que Jésus ne disait rien pour se défendre, déclara qu'il ne trouvait rien en lui qui fût digne de la mort. Mais ces injustes accusateurs, de concert avec le peuple qu'ils avaient excité, se mirent à crier et à demander opiniâtrement son crucifiement, par des cris violents et menaçants. Alors, Pontius fut vaincu par ces clameurs et pars les instances du tétrarque Hérode qui craignait d'être détrôné. Néanmoins, li ne prononça point de sentence; mais il le livra aux Juifs, pour qu'ils le jugeassent selon leur loi."

Jésus et pilate: "ecce homo".

Le drame est que les  juifs, accusateurs devant le gouvernement romain ne se montrèrent pas tels des défenseurs de la religion juive outragée, mais bien comme des délateurs occupés par l'idée de perdre Jésus par n'importe quel procédé! C'est pourquoi ils commirent l'infamie de défendre les intérêts de Rome en accusant le Christ de soulever le peuple, et de lui demander de ne plus payer les impôts à l'oppresseur occupant la Palestine. La preuve judiciaire et légale que Jésus fut condamné pour un crime politique, et non un crime religieux  de blasphème ou de sacrilège, ou d'avoir prêché un nouveau culte en contradiction avec la loi mosaïque, est le procès-verbal même de la sentence prononcée par Ponce Pilate, en vertu de laquelle Jésus fut au supplice par les soldats romains.

Il était en usage à Rome, de présenter devant les condamnés un écriteau rapportant un extrait de la condamnation afin que la public sache pour quel crime la mort fut requise. Or, Pilate fit placer au haut de la croix un écriteau sur lequel étaient placés quatre mots: Jesus Nazaremus Rex Juderum", traduit par I. N. R. I. Ce qui prouve la politisation de cette crucifixion fut la conduite et la haine des princes et des prêtres. Craignant que ces quatre mots ne fussent pris à la lettre, ils demandèrent à Pilate de ne pas mettre cette mention mais: "I. N. s'est dit R. I": Jésus le Nazaréen s'est dit le Roi des Juifs! Mais Ponce Pilate, agacé de l'hypocrisie, leur répliqua vertement: Quod scripsi, scripsi, autrement dit: "ce qui est écrit est écrit".

Un échange de correspondance entre Théodore et Pilate existe, dans lequel Pilate répond: "Je ne voulais pas le crucifier parce qu'il faisait des signes; mais je l'ai fait crucifier parce que ses accusateurs dirent: il prétend être Roi". Mais le lettre la plus importante fut envoyée par Ponce Pilate à Hérode Antipas, en réponse à une missive qu'il avait reçue. Ce document figure parmi les apocryphes officiels, recopié en syriaque, du IIe siècle, et qui est repris du Codec Thilo. Il fera l'objet d'un article spécifique dans ce blog. Cette lettre fut l'un des motifs de l'arrestation de Ponce Pilate à Rome, l'autre étant le tremblement de terre et les ténèbres qui s'ensuivirent un instant sur toute la surface de l'empire.

Le procès de Pilate se poursuivit au Capitole et Tibère fut obligé de prendre de nouvelles décisions plus dures à l'encontre des juifs de Palestine. Les minutes des ordres envoyés à Lucianus, le successeur de Pilate à Jérusalem en donnent une idée: Les cris de l'immense foule juive, à Jérusalem, étaient loin de Rome et de l'atmosphère particulière de cet autre procès! Mais Pilate devait encore en entendre les hurlements à ses oreilles: "A mort! A mort!..." Cette masse furieuse et hurlante continuait de crier "A mort! A mort!", lorsqu'il avait demandé à un esclave de lui tenir la cuvette dans laquelle il avait fait verser de l'eau sur ses doigts. Les juifs connaissaient cette cérémonie de longue date. Aussi, un grand silence se fit-il dans la multitude, qui comprit qu'elle avait gagné. Lorsque la voix de Pilate s'éleva pour dire: "Je me lave les mains de votre décision et je reste innocent de cette victime. C'est vous tous qui en répondrez." La foule unanime endossa l'accusation: "Oui! Oui! Que son sang retombe sur nous et nos enfants!"... Si Ponce Pilate fut tout de même la premier à en pâtir, les juifs en supportèrent depuis lors une grande part, sans que ceux-ci ne parlent de cause à effet. L'origine du mal date du jour de la crucifixion! La mort sur la croix était la plus douloureuse qui soit, et les circonstances qui l'accompagnaient la rendaient plus infamante. Bien qu'aucun organe vital ne soit touché, le condamné mourait très lentement, par l'épuisement de ses forces physiques et morales, Et cette douleur humaine infinie, dans toute son horreur, était livrée, mais à vif, à la curiosité malsaine ou à la vindicte des passants assemblés. Au moindre cri...répondaient les hurlements joyeux de la foule en délire! Sans parler des essaims de mouches et de moustiques.

Tout cela revenait certainement à la mémoire de Ponce Pilate lorsqu'il attendait lui-même son arrête de mort! Mais s'il connaissait le processus de désintégration du corps humain, il imaginait moins la souffrance préalable que fut la durée de la route suivie  pour aller du palais au Golgotha, que tout le monde connaît sous le nom de Via Dolorosa": le Chemin de la Croix! La foule était nombreuse et indisciplinée et le spectacle des soldats romains utilisant des fouets pour se frayer un chemin n'a rien d'extraordinaire dans le contexte de cette journée qui marqua la vie du monde pour deux millénaires!

Golgotha, qui signifie en Hébreu "le lieu du crâne", restera éternellement le lieu de renoncement pour sauver l'âme du monde!



Jerusalem au temps d'hérode


En guise d'épilogue à ce chapitre, voici une anecdote d'Albert Slosman:


"Je me trouvais à Pâques 1976 à Jérusalem, "attendant" pour pénétrer au Saint Sépulcre. Sans parle de l'horreur de la bâtisse appelée "lieu Saint", celle-ci était fermée à l'aide d'un grand verrou, à l'extérieur, pour empêcher quiconque d'y pénétrer durant les 45 minutes accordées à la Congrégation qui s'y trouvait pour célébrer "sa" messe selon "sa" conception de ce jour pascal! Il fallait éviter tout incident de dogmatique.

Sur l'esplanade, je dominais la foule depuis le haut, entre deux soldats israéliens armés de mitraillettes, stationnés là pour protéger la foule de d'éventuels terroristes prêts à lâcher une bombe.Et cette masse grouillante, gesticulante, porteuse de grandes croix semblables à celles de Jésus le Christ, se battait littéralement pour des questions de dogme ou de préséance. Elle en était venue aux mains, à la plus grande joie des soldats, mais à ma plus grande honte! Comment cela était-il encore possible après deux millénaires de chrétienté?...


Quel plus malheureux exemple  concret conclurait-il mieux cette fin d'une ère où le Poisson déchu symbolisa le commencement?...

A suivre l'article: "ce que j'ai vu et compris-Pour notre temps.


La grande hypothèse 10 partie 1) L'ère des Poissons: Jésus le Christ. (la naissance)

La grande hypothèse 10 partie 1) L'ère des Poissons: Jésus le Christ. (la naissance)

 




La grande hypothèse10 partie 1) L'ère des Poissons: Jésus le Christ - (la naissance)



a) Préambule:


La Bible est présente  parmi les grands mythes de l'humanité, mais le mythe de l'Atlantide représente beaucoup pour moi.

Je l'ai découvert en lisant les livres d'Albert Slosman, la grande hypothèse, le trilogie des origines (le grand cataclysme - les survivants de l'Atlantide - ...et Dieu ressuscita à Dendhéra), la vie extraordinairede Pythagore, Moîse l'Egyptien. Dix livres étaient prévus après Moîse, mais cette série a été interrompue par la mort de Slosman en 1981. Le dernier livre que Slosman avait prévu devait s'intituler l'Eternité n'appartient qu'à Dieu.

Dans les autres publications, on trouve l'astronomie selon les Egyptiens, le livre de l'au-delà de la vie et le zodiaque de Dendhéra.


Ma lecture de "La grande hypothèse" va porter surtout sur le grand cataclysme qui est sans doute une autre façon de voir le Déluge de la Bible. Je crois que tous les grands mythes de l'humanité parlent de ce qui a dû être une catastrophe naturelle que la terre aurait subi il y a 14000 ans selon Slosman. Les 3 grandes pyramides d'Egypte et le Sphinx seraient selon lui un témoignage des survivants de ce évènement à l'adresse des générations futures et un avertissement qui a un écho particulier aujourd'hui où on parle de plus en plus de fin du monde . L'émission de la chaîne 4 (apocalypse en 2012) est significative à cet égard.


De "la grande hypothèse", le Figaro écrivait alors: la "construction qui s'accomplît devant nous est peut être un des évènements de notre temps". Et Slosman le définissait ainsi: "c'était en définitive une histoire du monothéisme des origines à la fin du monde que j'étais en train d'écrire, en voulant démontrer que le Dieu des chrétiens était le même que le Créateur originel. L'éternel était Yahvé, mais aussi Ptah. Dieu était celui de Jésus, de Moise, d'Abraham mais aussi d'Osiris. Et ce Dieu Un avait déjà été l'unique créateur de la Création, celui qui inspira la Loi à ses créatures! A chaque ère céleste correspondait un Fils de Dieu, un Messie".


"C'est une Histoire du monothéisme des origines à la fin du monde que j'étais en train d'écrire, en voulant démontrer que le Dieu des chrétiens était le même que le Créateur originel. L'Eternel était Yahvé mais aussi Ptah. Dieu était celui de Jésus, de Moise, d'Abraham, mais aussi d'Osiris. Et ce Dieu Un avait déjà été l'unique Créateur de la Création, celui qui inspira la Loi à ses créatures. A chaque être céleste correspondait un Fils de Dieu, un Messie". Albert Slosman

Sommaire de mes messages:

1)   Le hasard existe t-il?

2)   Le destin s'écrit-il aussi?

3)   Le grand cataclysme.

4)   L'âme Atlante n'est pas perdue.

5)   Les rescapés de l'Ahâ Men Ptah.

6)   La résurrection de Ptah à Dendérah.

7)   A la découverte du grand labyrinthe, le cercle d'or.

8)   A la découverte de Dendérah, l'ère du Taureau

9)   L'ère du Bélier: Moïse le rebelle et Dieu oublia l'Egypte (Cambyse le fou).

10) L'ère des Poissons: Jésus le Christ.

11) L'éternité n'appartient qu'à Dieu - Pour notre temps.


b) Contenu de l'article.

Texte en exergue:

"Mes frères, observez les jours de fête, et en premier lieu celui de la nativité, que vous devez célébrer le vingt-cinquième jour du neuvième mois; après cette fête, vous donnerez la plus grande solennité au jour de l'épiphanie, dans lequel le Seigneur nous a manifesté sa divinité; or cette fête doit avoir lieu le sixième jour du dixième mois."                                                                                                                                 Constitutions Apostoliques. (LivreV, 13).

"Ici commence proprement le drame de la passion dont les luttes des jours précédents n'étaient que le prologue. Ce drame déchirant, les évangélistes le racontent d'un ton impassible qui nous déconcerte."                                                                                            Ferdinand Prat s.j. (jésus-Christ II 320)

a) La naissance de Jésus.


Les questions chronologiques interfèrent inévitablement sur la vie de Jésus, en particulier la date précise de sa naissance. On peut la recalculer dans le contexte historique entre les années qui précédèrent l'ère chrétienne avec Hérode, puis les années qui suivirent avec Ponce Pilate. Les textes les plus anciens ont été relevés dans "les Constitutions Apostoliques" (livre V page 13). Il n'y a point à douter de cette authenticité, car elle est approuvée par la savante démonstration effectuée par Siméon de Magistris, reproduite dans les Patrologies de Migne (page 523 et suivantes) qui ne réfute que quelques altérations additives de Paul de Samostate , et prouve que saint Clément, pape et disciple des Apôtres, tout autant que saint Hippolyte a conservé la stricte vérité. Toutes les dates, jours et mois, y sont décomptées par le calendrier hébreu, seul valable en ce temps des Apôtres, presque tous d'origine juive, qui ne connaissaient rien d'autre! Et l'année sainte débutait alors le jour du retour du printemps. Par conséquent, les premiers chrétiens nommaient le mois d'avril la premier de l'année ecclésiastique.  Partant de cet axiome érigé en loi, le 25è jour du 9è mois se trouvait être le 25 décembre de l'année romaine et païenne. Quand à l'épiphanie, le 6è jour du 10è mois était donc le 6 janvier. Le reste de l'imposant ouvrage des "Constitutions" règle tout avec ce calendrier qui ne fut changé que durant le règne de Charles IX en France. Cela suffit à prouver que ces deux fêtes remontent bien aux temps apostoliques.

Saint Matthieu et Saint Luc

a) Jésus est né avant la mort d'Hérode Ier, dit le Grand.

b) Trois évènements intervinrent entre la naissance de Jésus et la mort d'Hérode: l'adoration des Mages, la fuite en Egypte, et son retour après la mort d'Hérode.

c) La naissance de Jésus coïncida avec un dénombrement général des habitants de l'Empire romain.

La mort d'Hérode étant survenue en l'an 4 avant notre ère, et les traces du passage de Jésus à Jérusalem pour y célébrer la Pâque juive en l'an 7 où il est alors âgé de 12 ans étant historiquement prouvées, on peut ainsi cerner la date naissance du Messie.

Jésus est donc né le 25 décembre de l'an 5 avant notre ère. Les Kâ-Ptah (les coptes), à la suite de saint Clément d'Alexandrie, disaient au début du 2ème siècle, que le baptême de Jésus était déjà célébré au 11ème jour du mois de Tybi, mois égyptien correspondant au 6 janvier. Nous sommes donc en l'année 751 de Rome, durant le règne d'Auguste, qui correspond à celle de la naissance de Jésus. L'empire romain était tout puissant. C'était le rassemblement sous un seul sceptre de tout le monde connu, la plus grande force de conquête et d'organisation politique que le monde ait jamais vue. Rome avait tout vaincu et tout conquis. Ses légions, ses généraux et ses gouverneurs couvraient la terre. Partout l'autorité venait du peuple romain, ainsi que son droit, sa langue et ses moeurs. Le reste du monde, la Germanie du Nord, l'Arménie, le royaume des Parthes, l'Inde et la Chine, l'Arabie et l'Ethiopie, formaient les frontières du colossal empire. Auguste régnait, tribun et proconsul, préfet de moeurs et grand-prêtre, "Imperator" enfin. Il portait un nom réservé aux dieux. Ses géomètres mesuraient le monde, ses censeurs inventoriaient ses richesses et comptaient ses sujets. Il perçait des routes, bâtissait des aqueducs, des temples et des villes, donnait à son peuple à satiété, du pain, des jeux et des fêtes.

Mais ces fêtes se passaient à Rome. A la naissance de Jésus Hérode était le maître de la Judée pour le compte d'Auguste! Fils d'Antipater, procurateur de Judée, un demi-bédouin nomade d'Edom, il supprima tous ceux qui lui semblèrent dangereux avant de saisit le pouvoir. Ce ne fut qu'ensuite qu'il chercha à gagner les faveurs du peuple juif, avant celle d'Auguste. Ce fut dans cette atmosphère tumultueuse que naquit le Messie à Bethléem, non loin de Jérusalem,   où se tenait le complexe administratif f'Hérode, le centre administratif où s'effectuaient notamment tous les recensements. C'était une étape importante vers laquelle confluent toutes les caravanes qui ne faisaient qu'une halte dans cette cuvette montagneuse qui domine la plaine de Jezraël, avec ses grottes à flanc de colline facilitant l'hébergement des caravaniers. Peu auparavant naquit Zacharie. Il appartenait à "la classe d'Abia", classe des prêtres, qui devait accomplir une semaine de service par an, au temple de Jérusalem. Il vivait avec sa femme Elisabeth, elle-même de la race sacerdotale D'Aaron, c'est à dire d'origine Egyptienne lointaine. C'est pourquoi il avait une vie singulière qui l'isolait quelque peu de  es communautés juives.Peut-être était-ce pour cela que qu'au début, la question instinctive des croyants fut: "Qui a pêché pour que le couple n'ait point d'enfants, lui ou elle? Bien que fort respecté, le ménage était tenu éloigné pour cette disgrâce de manque de progéniture car il y avait un péché secret, sinon chez Zacharie, tout au moins chez Elizabeth l'Egyptienne.

Or il advint qu'au premier jour du jour du Sabbat, un vendredi, Zacharie se prosterna pour adorer Yahvé, à droite de l'autel des parfums, tout près du candélabre à sept branches. Une grande frayeur le secoua, car un ange le regardait avec bienveillance: "Ne crains pas Zacharie! car ta prière a été exaucée. Ta femme Elisabeth t'enfantera un fils et tu lui donneras le nom de Jean. Il sera pour toi un sujet de joie et d'allégresse car il sera grand devant Dieu. Il ne boira ni vin ni rien qui enivre et il sera rempli du Saint Esprit dès le sein de sa mère. C'est lui qui marchera devant le Seigneur, dans l'esprit et la force d'Elie, pour ramener le coeur des pères vers leurs enfants et inspirer aux indociles les sentiments les plus justes. Nul ne peut dire si Zacharie avait prié ou si Elizabeth était restée la pieuse enfant de l'antique Egypte, mais après la période de neuf mis naquit Jean. Ce fut lui qui baptisa plus tard Jésus. Faisons ici quelques remarques sur ce qui va suivre. De même que pour la naissance d'Osiris, né de sa mère Nout engendrée par Ptah sous le sycomore sacré, le croyant des temps pharaoniques renouvelait sa foi à chaque lecture de ce passage des Ecrits sacrés, ceux de Râ haussaient les épaules en ricanant, car pour eux, c'était Râ, le soleil, qui avait enfanté le premier humain. Rappelons donc seulement ce qui survint à Marie, qui était la cousine d'Elisabeth, et qui se passa six mois après la conception de celui qui deviendrait Jean-Baptiste. L'ange vint visiter Marie pour lui apprendre qu'elle était bénie entre toutes les femmes, ayant trouvé la grâce devant Dieu. "Tu concevras et tu enfanteras un Fils dont le nom sera Jésus". C'est pourquoi l'être Saint qui naîtra s'appellera Fils de Dieu." Marie rendit visite à sa cousine Elisabeth. La suite est bien connue..

Le livre de Daniel était plein de la succession des empires pour supputer le temps de la venue du Messie. Tous les prophètes et les Mages avaient effectué leurs calculs. C'était faisable par ceux qui connaissaient les Combinaisons-Mathématiques-Divines avec leurs rouages précessionnels amenant le Soleil à l'entrée de la constellation des Poissons pour y faire naître un "Pécheur d'hommes". Trois d'entre eux fixèrent un point précis: Jérusalem, pour lequel ils se mirent en route avec leurs caravanes, riches et brillantes. Car, assuraient-ils, "nous avons vu son étoile se lever depuis l'Orient, et nous venons l'adorer." Au Proche-Orient, le ciel étoilé est semblable à semblable à celui de l'Egypte, d'une beauté presque indescriptible. Ce n'est pas une sorte de voile opaque. Les étoiles scintillent, vibrent, respirent à leur rythme. On peut reconnaître leurs pulsations différentes dans leur scintillement aux couleurs particulières. La voie lactée est là, énorme fleuve céleste de lumière, en non pas un nuage palot comme dans notre ciel occidental. Comme les Mages purent le faire, chacun peut suivre l'apparition dans le ciel, la montée, puis puis la disparition des constellations. L'étoile qu'ils suivirent fut Sirius, donc Isis chez les Egyptiens, dont les reflets peuvent parfois atteindre une acuité aveuglante, plus forte que celle de Vénus. Ainsi, fin 1981, Sirius était 17 fois plus brillante que Vénus. C'est aussi se qui se passa en décembre du début de notre ère.

Les questions des rois Mages parvinrent aux oreilles d'Hérode lequel s'émut de la naissance d'un "Futur Roi". Il convoqua aussitôt les chefs religieux et les docteurs et s'enquit du lieu où le Christ devait naître. Tous lui répondirent; "A Bethléem, de Juda". Un prophète avait dit: Et toi Bethléem, terre de Juda, non, tu n'est pas la plus petite des villes de Juda, car de toi sortira le Chef qui gouvernera mon peuple Israël.Le vieux tyran fit appeler en secret les Mages, et s'informa de leurs investigations. Il leur dit: allez à Bethléem, car il n'est ni à Jérusalem, ni dans un autre village près de la ville. Cherchez y cet enfant, et quand vous l'aurez trouvé, venez me rendre compte afin que j'aille l'adorer moi aussi.

Pour bien comprendre le sens des évènements qui suivirent, il faut s'imprégner de la topographie des lieux. Jérusalem et Bethléem ne sont éloignée que par deux heures de marche pédestre. Lorsqu'on quitte la montagne de la ville par la porte de Jaffa, et que l'on a traversé les ravins profondément encaissés, l'aspect du paysage change et l'on découvre au loin tout de suite le territoire de Bethléem. C'était proche de la porte de Jaffa. C'est pourquoi la fameuse nuit du meurtre des enfants, personne ne s'inquiétera à Jérusalem de la sortie des soldats d'Hérode, ceux-ci n'ayant pas traversé la ville, mais franchi directement la fameuse porte. Enfin, si cette nuit sanglante fut possible, ce fut à cause du recensement. Comment toute une population pouvait ainsi, uniquement pour déclarer son état civil? L'empire Romain était tout-puissant et tyrannique. Auguste avait décidé ce recensement général, car il avait peu confiance en Hérode. Il ne s'agissait pas seulement de de décliner son identité devant les scribes de Rome, mais d'effectuer un relevé des ressources réelles de la Palestine ainsi qu'un établissement général du cadastre. Rome préparait la transformation du pays en une de ses provinces et ce premier recensement précéda l'annexion du pays. Les Mages, quand à eux, après avoir retrouvé le bébé et l'avoir adoré, repartirent directement chez eux. Cela aurait fait faire un grand détour que de retourner à Jérusalem. Hérode entra alors en grande fureur, et donna l'ordre du massacre. Mais cela ne lui servit à rien puisque Joseph, Marie et le nouveau-né avaient déjà fui vers l'Egypte. Il fallut six journées pour effectuer ce périple à dos d'âne par le désert. Ce fut ce laps de temps qu'attendit Hérode avant d'envoyer ses sbires à Bethléem tellement il était sûr de revoir les Mages. Dans sa fureur, il ordonna le meurtre de tous les garçons de deux ans et moins.

Durant le séjour égyptien de la Sainte Famille, la Palestine vécut pratiquement en état de siège. Toutes les réunions étaient interdites et même le fait de marcher en groupe était défendu, sous peine d'arrestation immédiate. Et quiconque était amené à le prison Hyrcania y disparaissait à tout jamais! Mais Hérode était de plus en plus malade. Quand le peuple fut certain qu'il ne se rétablirait pas, il se souleva, mené par les deux rabbis Judas et Mathias, et fit disparaître de l'entrée du temple l'aigle d'or, insigne de Rome. Le moribond encore eut cependant la force de faire arrêter les meneurs et de les regarder brûler vif avant de mourir lui-même! Son cadavre fut amené en grande pompe dans la forteresse d'Hérodium pour y être enseveli avec un faste inouï.

Durant ce temps, la Sainte Famille se reposait sur les bords du Nil. Près d'Héliopolis, à Matarieh, l'on montre encore les restes vénérables du sycomore baptisé "l'arbre de la Vierge", sous lequel, assure le tradition orale, se reposait Marie pour allaiter Jésus. Et ici aussi, l'Egypte a joué un grand rôle dans l'origine du christianisme, les Coptes en restent très conscients encore aujourd'hui. Les monastères coptes de désert du Fayoum possèdent une multitude de manuscrits et de papyrus inédits recopiés en copte du IVe au IXe siècle, mais aussi des manuscrits abyssins, syriaques, araméens...Il existe ainsi des copies d'évangiles dites apocryphes, dont l'évangile de Nicomède que Sozomène et d'autres relatent dans leur Histoire Ecclésiastique, en grec ou en latin. Dans cet évangile reconnu de l'Eglise, l'épisode de Matarieh et du sycomore y est rapporté, ajoutant qu'une qu'une source jaillit pour que Marie puisse laver la tunique du petit Jésus. Plusieurs auteurs du XVIIe siècle rapportent encore la présence de cette fontaine en plein désert, disparus aujourd'hui. L'évangile de Nicomède raconte le séjour en Egypte de la Sainte Famille, qui visita huit villes, dont la première fut Men-Nefer, ou Memphis en grec. Ensuite, l'ange ordonna à Joseph de retourner à Nazareth.

Il est troublant  de lire ces textes des premiers siècles, écrits à des distances considérables les uns des autres, et qui tous, à peu de choses près, narrent les mêmes évènements.  Il est impossible à tant de scribes d'inventer la même histoire. Il est obligatoire que cela ait eut lieu!


Fin de la 1e partie.

La partie 2 concernera la vie et la mort de Jésus.


19/10/2011

La grande hypothèse 9) Partie 2: Et Dieu oublia l'Egypte (Cambyse le fou).

 

La grande hypothèse 9) Partie 2: Et Dieu oublia l'Egypte (Cambyse le fou).

La partie 1 a traité:  L'ère du Bélier -Moïse le Rebelle.



le taureau Apis




a) Préambule:

La Bible est présente  parmi les grands mythes de l'humanité, mais le mythe de l'Atlantide représente beaucoup pour moi.

Je l'ai découvert en lisant les livres d'Albert Slosman, la grande hypothèse, le trilogie des origines (le grand cataclysme - les survivants de l'Atlantide - ...et Dieu ressuscita à Dendhéra), la vie extraordinairede Pythagore, Moîse l'Egyptien. Dix livres étaient prévus après Moîse, mais cette série a été interrompue par la mort de Slosman en 1981. Le dernier livre que Slosman avait prévu devait s'intituler l'Eternité n'appartient qu'à Dieu.

Dans les autres publications, on trouve l'astronomie selon les Egyptiens, le livre de l'au-delà de la vie et le zodiaque de Dendhera.


Ma lecture de "La grande hypothèse" va porter surtout sur le grand cataclysme qui est sans doute une autre façon de voir le Déluge de la Bible. Je crois que tous les grands mythes de l'humanité parlent de ce qui a dû être une catastrophe naturelle que la terre aurait subi il y a 14000 ans selon Slosman. Les 3 grandes pyramides d'Egypte et le Sphinx seraient selon lui un témoignage des survivants de ce évènement à l'adresse des générations futures et un avertissement qui a un écho particulier aujourd'hui où on parle de plus en plus de fin du monde . L'émission de la chaîne 4 (apocalypse en 2012) est significative à cet égard.


De "la grande hypothèse", le Figaro écrivait alors: la "construction qui s'accomplît devant nous est peut être un des évènements de notre temps". Et Slosman le définissait ainsi: "c'était en définitive une histoire du monothéisme des origines à la fin du monde que j'étais en train d'écrire, en voulant démontrer que le Dieu des chrétiens était le même que le Créateur originel. L'éternel était Yahvé, mais aussi Ptah. Dieu était celui de Jésus, de Moise, d'Abraham mais aussi d'Osiris. Et ce Dieu Un avait déjà été l'unique créateur de la Création, celui qui inspira la Loi à ses créatures! A chaque ère céleste correspondait un Fils de Dieu, un Messie".


"C'est une Histoire du monothéisme des origines à la fin du monde que j'étais en train d'écrire, en voulant démontrer que le Dieu des chrétiens était le même que le Créateur originel. L'Eternel était Yahvé mais aussi Ptah. Dieu était celui de Jésus, de Moise, d'Abraham, mais aussi d'Osiris. Et ce Dieu Un avait déjà été l'unique Créateur de la Création, celui qui inspira la Loi à ses créatures. A chaque être céleste correspondait un Fils de Dieu, un Messie". Albert Slosman

Sommaire de mes messages:

1)   Le hasard existe t-il?

2)   Le destin s'écrit-il aussi?

3)   Le grand cataclysme.

4)   L'âme Atlante n'est pas perdue.

5)   Les rescapés de l'Ahâ Men Ptah.

6)   La résurrection de Ptah à Dendérah.

7)   A la découverte du grand labyrinthe, le cercle d'or.

8)   A la découverte de Dendérah, l'ère du Taureau

9)   L'ère du Bélier: Moïse le rebelle et Dieu oublia l'Egypte (Cambyse le fou).

10) L'ère des Poissons: Jésus le Christ.

11) L'éternité n'appartient qu'à Dieu - Pour notre temps.


b) Contenu de l'article.

Partie 2: Et Dieu oublia l'Egypte (Cambyse le fou).



A peine le dernier quart de navigation solaire le long du "Grand Fleuve Céleste"  en Bélier fut-il commencé, qu'Israël et l'Egypte perdirent leurs identité dans le même temps! Les Hébreux furent déportés en Babylonie, et les Perses transférèrent 500 000 prisonniers égyptiens vers leur pays, où très peu arrivèrent vivants. Ainsi, les défenseurs de l'ère du Bélier furent balayés de leurs deux mères patries. Moîse  et Akhénaton n'avaient pas réalisé leur rêve d'un monothéisme défenseur des droits de chaque humain à vivre dans la paix de Dieu sur Terre.  Les cinq siècles restant à accomplir jusqu'à l'entrée du Soleil dans la constellation des Poissons virent un énorme brassage de population dans ce Proche-Orient au courant de toutes les prophéties devant s'accomplir avant l'ère nouvelle. Chaque pays faisait tout pour influer sur les évènements pour qu'ils tournent en faveur du plus fort ou du plus malin. Le troisième livre de Manéthon qui énonce les noms et titres des 66 derniers pharaons présente une division remarquable des dynasties. Les "hauts faits" ayant marqué le règne de Cambyse nous sont connus par le récit d'Hérodote dans son Voyage en Egypte.

L'impiété s'implantant de plus en plus et une nouvelle idolâtrie introduite par les Grecs appelés en renfort par le pharaon Amosis amenèrent les Perses à agir rapidement. C'est pourquoi, les temps s'accomplissant, Dieu oublia l'Egypte pour punir tout ce méchant monde! Les Perses, avec Zoroastre, leurs Mages et leurs Prophètes, connaissaient l'attente anxieuse dans laquelle vivaient les égyptiens. Ceux-ci savaient leur fin inéluctable! Les Combinaisons-Mathématiques-Divines en avaient décidé ainsi! Comme dans les temps les plus reculés d'Ahâ-Men-Ptah, les Maîtres de la Mesure et du Nombre l'avaient assuré. Les Perses, de leur côté, le reconnaissaient formellement. Leurs prêtres profitèrent de l'occasion d'un Cambyse, un esprit faible dans un corps malade, dont la violence des idées l'emportait dans son désir de tout soumettre à sa volonté pour l'influencer vers une guerre sainte. Or, il y avait une certitude que les égyptiens se laisseraient tuer sur place plutôt que de se défendre devant la fatalité... Et l'armée de Cambyse fonça vers la conquête des zoolâtres en une guerre sainte destinée à anéantir le Taureau Apis!

Car les Mages persans étaient certains que si Amon-Râ arrivait à la fin de son ère du Bélier, il n'en n"allait pas de même de ceux qui vénéraient le Dieu-Un, cet Osiris qui leur faisait peur! Il leur fallait détruire cette entité s'ils voulaient conserver en Perse leur puissance religieuse. Mais aucun des "Mages" n'avait prévu que Cambyse deviendrait complètement fou, et ferait en définitive échouer ce pourquoi il était venu en Egypte. Pythagore (dont les lectures ont permis à Slosman de mieux connaître cette époque), était en 525 avant J.-C.Christ à Dendérah, année de l'invasion persane. Le Grand Sage fut fait prisonnier et amené en Perse en position privilégiée car il était grec, donc en paix avec les envahisseurs. Sa qualité de Sage possesseur de toute la Connaissance antique le protégea efficacement. Voir Le 1er tome de "la vie extraordinaire de Pythagore" (1979) et le "Biblion" (livre des Lois Morales et Politiques de l'époque) de A. Slosman Le le 2ème tome n'a pu paraître car l'Ayatollah Khomeiy était retourné en Iran et il était impossible de se rendre sur place.

 

Revenons sur les bords du delta du Nil, là où habitait Amosis peu avant qu'il ne meure et que Psammétique prenne sa place pour six mois seulement , tué d'horrible façon, des mains même de Cambyse. Nous sommes ici sous la XXVI ème dynastie, dite "Saîte", comprenant 9 pharaons de 702 à 725 de notre ère.


Phararon N°    Nom GRECS            Durée         Datation      Fait marquant du règne.

de règne

XXVI ème dynastie.

234                   Ouahibripasem        54 ans        664-610 Rénovateur de l'antique religion de Ptah

235                   Nékao II                     15 ans         609-595

236                   Neferibrepsem         18 ans         594-588      Psammétique II

237                   Hâibria                      19 ans         588-569      Apriés en grec.

238                   Khnou-Iâmet             44 ans         569-525      Amosis en grec.

239                   Ankhrepsem             6 mois         525              Fut étranglé par Cambyse


XXVII ème dynastie

240                   Cambyse                 1an et demi 525-523     Termina fou, perdu dans le désert

241                   Darius 1er                37 ans         523-486

242                   Xerxès 1er               20 ans         486-466

243                   Artaxersès               41 ans         466-425

244                   Darius2è                  19 ans         425-405


Sans remonter au temps des Raméssides, les annales montrent que que l'implantation Hellène dans la delta du Nil débuta sous Houahibrêpsem, ou Psammétique 1er, qui détint le sceptre de 664 à 610 avant notre ère, soit plus d'un demi siècle! Ce roitelet avait de graves problèmes pour se maintenir à son poste. Un jour, il fut prévenu de l'accostage inopiné d'un groupe d'Ioniens venant "explorer" les terres, ce qui ne s'était encore jamais vu! ceux-ci aidèrent Psammétique à asseoir son autorité et à la grandir.en luttant à son côté pour conquérir le Sceptre de souverain, puis à le conserver durant plus de 50 ans d'un règne où le renouveau fut à l'honneur.Des concessions furent accordées aux Ioniens, puis à des Cariens, à des Samiens et à des Milésiens arrivés en masse avec leurs familles pour défendre la pharaon, puis commercer entre l'Egypte et les cités de la grande Gréce. Pour les Grecs, le plus important fut la découverte de cette civilisation bien plus antique que la leur! Ce fut en ce temps-là que Solo, le Sage des Sages, pénétra en Haute-Egypte où il vécut dans une oasis à l'ouest de Thèbes, chez des Samiens. Il y apprit la hiéroglyphique en 4 ans. C'est à cet érudit que nous devons la première étude sur Ahâ-Men-Ptah, qu'un siècle et demi plus tard, Platon devait reprendre sous le nom d'Atlantide! Psammétique fut non seulement un fin diplomate et un commerçant avisé, mais également un rénovateur des us et coutumes des Aînés de son antiquité. Il y eut une formidable renaissance des arts et un retour aux canons spirituels des IIIe et IVe dynasties! On y vit revivre les formes les plus anciennes de l'écriture hiéroglyphique qui remirent à l'honneur les services divins de Ptah et les lithurgies tombées dans l'oubli, dont profitèrent surtout les étrangers. Jusqu'à Ahâ-Iabra, le prédécesseur d'Amosis, qui avait un corps d'élite de soldats grecs de 30 000 hommes, il en fut ainsi. Ce règne est fort connu, car la Bible le retranscrit par Ophra et les Grecs par Apriès. En effet, en 586, Sédécias, roi de Juda lui demanda d'envoyer son armée pour combattre Nabuchodonosor en Syrie. Mais ce fut un grave échec, car des deux côtés se trouvaient des mercenaires grecs. Quand l'armée se retira, Jérusalem fut prise et mise à sac. Le prophète Jérémie était parti avec les troupes d'Apriès et il resta en Egypte dans la forteresse de Tachpanès.Cela nous vaut un des plus beaux passages bibliques où il tourne en dérision l'Egypte dont il ne restera plus une pierre sur l'autre qu'une adoration à la "génisse" par des taureaux grecs.

Et en effet, ce qui devait se produire un jour survint: les Lybiens demandèrent de l'aide à Apriès contre les Doriens de Cyrène. Les troupes grecques appelées à la rescousse tombèrent dans une embuscade et furent massacrés par leurs frères Doriens. D'où une véritable émeute entre mercenaires. Apriès envoya son général, Amosis pour traiter avec les rebelles. Il était célèbre pour son ivrognerie et ses manières déplaisantes. Lorsque les rebelles offrirent de faire de lui le pharaon, s'il ralliait leur cause avec le restant de l'armée, il accepta et prit la direction des opérations.  En quelques semaines Amosis déposait Apriès et se faisait couronner pharaon! Deux ans plus tard, Apriés s'évadait mais ses partisans furent écrasés et il fut assassiné sur le bateau dans lequel il tentait de s'enfuir. Amosis restait le seul maître et in devint un véritable tyran qui s'attacha à correspondre et à entretenir des relations de bon voisinage avec tous les petits potentats grecs. Tel Polycrate, le tyran de Samos, qui lui envoya Pythagore pour l'initier à la sagesse antique. Tel Thalès de Milet, avec qui il eut de cordiales relations. Il fut perspicace, en rassemblant tous les grecs dans une même ville: Naucratis, où ils eurent le droit de s'administrer par eux-mêmes et de construire des temples pour honorer leurs dieux. En fait, son long règne, près de 50 ans fut très prospère pour l'Egypte qui retrouvait un esprit nationaliste. La ferveur religieuse était délibérément laissée de côté par ce pharaon qui aimait le bon vin, la bonne chère et ses concubines. Les prêtres n'avaient l'entrée au Palais Royal de Saïs, et Amosis ne tenait aucun compte des prophéties à propos de l'ère du Bélier et de la fin de l'Egypte. Pourtant Amosis aurait dû écouter les prophéties car, durant son règne, Cyrus le Grand vainquit Babylone et toute l'Asie Mineure avant de pénétrer en Egypte. En 527, Cyrus envoya des ambassadeurs à Saîs pour proposer un "traité de bon voisinage". Amosis, fou de rage, les fit assassiner sans même les recevoir. Aussi, lorsque deux ans plus tard, après la mort d'Amosis et de Cyrus, leurs successeurs en viendront aux mains, les plus terribles outrages seront commis.


Cambyse  déclara le guerre à Psammétique en 525, aussi bien par surprise que pour agir selon les configurations célestes bénéfiques prédites par les Mages. Une seule bataille décida du sort de l'Egypte, car le jeune pharaon n'avait pas du tout la carrure militaire d'Amosis. Les Perses traversèrent le Delta sans coup férir pour pénétrer à Memphis et à Saîs. Les troupes dévastèrent Memphis. L'affront commis contre les ambassadeurs perses deux années auparavant par Amosis ne pouvait être effacé que par le sang, et la vengeance allait être terrible!

Lorsque le Palais Royal avait été inverti, toute la famille pharaonique avait été amenée à Memphis pour y attendre les décisions de Cambyse. Là se trouvaient déjà les familles princières et la haute noblesse égyptienne. Toutes les femmes et jeunes fille, quelque soit leur âge, avaient été données aux soldats victorieux. Quand aux 2000 hommes, ils avaient été tous attachés les uns aux autres par le cou, à peine libres de d'assurer leur respiration, pour ne pas mourir asphyxiés ou étranglés. Ils avaient attendu, ainsi harnachés, parqués durant 4 jours, que Cambyse se décide à les faire comparaître devant lui. Cela se passa dans la grande cour du temple d'Ath-Kâ-Ptah, toujours autant abhorré de Cambyse. Il avait fait sortir le trône du pontife, et c'est avec un reniflement de dégoût qu'il vint s'y asseoir lorsque les 2000 hommes puant dans leurs immondices furent agenouillés en l'attente de la sentence. Au pied du trône, étalés de tout leur corps, Psammétique, son épouse, son fils et ses trois filles, tous dénudés entièrement, attendaient dans l'angoisse et dans l'impossibilité de se retourner pour voir ce qui se passait, étant allongés depuis plusieurs heures dans cette position, avant même l'arrivée des 2000 hommes enchaînés par le cou les uns aux autres! Pour parvenir à son siège, Cambyse piétina sauvagement le corps du pharaon et de sa progéniture, puis li leur donna l'ordre de se redresser et de s'agenouiller. Ce qu'ils firent, à l'exception de Ladicée, l'épouse de Psammétique, qui s'évanouit en retombant sur le sol. Le pharaon et son fils, à genoux, durent regarder leurs 2000 plus fidèles compagnons passer au fil de l'épée, avant d'avoir la tête tranchée! Il fallut cinq heures pour que cesse la boucherie!...

Mais Cambyse n'était pas satisfait; il fit trancher la tête du fils du roi, qui retomba dans une véritable mer de sang. Après quoi, il redescendit de son siège en ricanant et il souleva Psammétique par les cheveux, jusqu'à ce qu'il fut à sa hauteur, avant de le lâcher d'un geste vif et de l'attraper par le cou pour l'étrangler de ses doigts puissants. Ce fut ce moment que choisit la douce Ladicée pour reprendre conscience. Elle poussa de tels hurlements qu'elle en devint manifestement folle. Excédé, Cambyse lui enfonça son poignard dans le sein gauche afin de ne plus l'entendre. Cette mort valut sans doute mieux pour elle, car ses filles furent données en pâture aux trois chefs des armées qui les emportèrent sur leurs épaules ...

A partir de ce jour, les folies de Cambyse allèrent crescendo. Hérodote raconte sa seconde exaction quelques semaines plus tard. La cour du temple avait été nettoyée et , ô surprise, un taureau répondant aux normes de la divinité céleste avait enfin été trouvé pour remplacer celui mort depuis 26 mois et dont la mort avait été rendue responsable des atrocités commises , plus aucun protecteur en Ath-Kâ-Ptah ne veillant sus ses créatures. Les prêtres tombèrent en adoration devant le nouvel Apis, résurrection vivante d'Osiris, qui allait tous les sauver du désastre. Hérodote raconte avec force détails dans son livre deuxième, les atrocités qui s'ensuivirent (page 217 de "la grande hypothèse"). Cette folie fut suivie par beaucoup d'autres. Mais une idée fixe prenait corps dans l'esprit fêlé du roi de Perses: "s'il venait à mourir, qu'adviendrait-t-il de lui?" Il ne croyait plus dans la valeur des Mages ni de leurs dieux. Par contre, il avait pu se rendre compte de la foi des prêtres égyptiens qui se laissaient tous pourfendre sans crier ni se défendre, en priant simplement leur Dieu Osiris.

Son dépit de ne pas connaître le grand secret ne dura point, car il apprit que le grand temple de ce Dieu de l'Egypte était au sud du pays, et non au nord, près de Thèbes. Il prit une nouvelle fois la tête de ses troupes et se conduisit en envahisseur omnipotent, mettant Thèbes à feu et à sang, détruisant, pillant, volant et violant tout ce qui se présentait. Il criait et riait en un délire incessant: "cassez-moi tous ces béliers! fini le temps des béliers! C'est la taureau Apis qui est le Dieu! je veux honorer Osiris dans son Royaume...".

Ce fut pendant que le roi des Perses était à Dendérah que Pythagore était fait prisonnier devant Thèbes. Voici un résumé de la scène, décrite dans "la vie extraordinaire de Pythagore" de Slosman,  totalement exacte dans son contexte: dialogue entre le chirurgien perse et le sage grec Pythagore.

"Phytagore, blessé et évanoui, se réveille.

-Ma faiblesse devrait me dispenser en ce moment d'un dialogue, toi qui dois être médecin érudit. Puis-je m'enquérir à mon tour de l'endroit où je suis, et qui tu es?

-Je suis Naboniram, le deuxième médecin de notre roi, Cambyse; je suis celui qui coupe les membres... ou les rafistole selon les cas et le grade des blessés! L'anatomie et les os du squelette sont mon domaine. Ton esclave ayant assez hurlé que tu étais grec, pour être entendu non seulement de la troupe, mais des chefs de nos armées, que tu as été amené sous ma tente avec une bonne escorte.  Tu avais la jambe cassée à mi-cuisse, et la cassure était bien nette. Tu étais sans connaissance, mais ton coeur battait normalement, c'est ce qui m'a permis d'utiliser une technique que j'avais apprise d'un médecin arrivé d'Asie.

-Tu as beaucoup de chance Pythagoras! Tu as toujours ta jambe et tu remarcheras bientôt... N'ayant pas à craindre que tu remues et t'agites, j'ai coupé les chairs et remis très exactement les deux morceaux d'os l'un s'emboîtant dans l'autre.Après quoi, j'ai placé et maintenu deux lamelles d'or fin à la cassure. Puis j'ai refermé les chairs sur le tout en plaçant tout autour un matelas d'herbes spéciales pour éviter toute inflammation. Enfin, deux planches maintiennent ta jambe totalement immobile, car un tissu blanc entoure le tout solidement...

-Quand je disais que tu avais eu beaucoup de chance, c'était aussi pour l'or! Car ici, à Thèbes, il y en avait tellement et tellement partout, que personne n'a élevé la plus petite protestation lorsque j'ai prélevé ces deux lamelles en or d'un pagne d'un dieu-bélier...

-Et comme dans ta cuisse, tu as de l'or d'un dieu, tu as la chance de devenir toi-même un dieu!... Tu es "Pitagoras Cuisse d'Or!..." Ce sera ton nom en langue perse durant ton séjour dans notre pays.

-En Perse?

-Eh oui, Pitagoras Cuisse d'Or,! J'ai été chargé de te recoudre afin que tu puisses rejoindre nos savants dans un premier temps à Ectabane, où se trouve un observatoire du ciel...

-Je suis donc prisonnier, malgré l'amitié que vous portez aux grecs?

-Euh non, étranger. Tu seras notre invité d'honneur durant quelque temps. Pas notre prisonnier! Les égyptiens, eux, en troupeaux enchaînés, sont partis à pied, à travers le désert brûlant, par centaines de milliers. Toi, tu iras en Perse avec nous, assis sur un âne, ou sur un chariot, lorsque ta jambe sera libérée de son pansement.

Mais cela ne laisse pas entrevoir la réalité, car déjà les médecins ont un statut différent. Il n'en n'allait pas de même avec les soldats.

Le jeune prêtre qui avait sauvé Pythagore lui raconta plus tard ce qui s'était passé à Thèbes. Cela dépassait en horreur tout ce qui a été raconté jusqu'à présent.


l'armée de Cambyse

Revenons maintenant à Cambyse, qui, dans le même temps, avec une petite troupe "d'élite" à sa dévotion, parvenait devant devant le pylône d'entrée du temple d'Isis à Dendérah. Le collège des prêtres était déjà rassemblé dans la grande cour, à l'entrée de la salle hypostyle, sans montrer apparemment la moindre crainte. Voici, résumé, ce qui se passa:

Quelque peu désarçonné par ce calme et ce silence ambiant, Cambyse trépigna d'impatience , après avoir fixé le sourire d'Isis qui se reflétait de pilier en pilier, semblant le narguer. Il interpella le pontife Khan-Fé , dans sa longue tunique blanche, en une violente diatribe:

-Je suis désormais le roi de ce pays. Tout m'appartient, même le titre de Per-Ahâ. C'est pourquoi je veux que tu me conduises là où réside Osiris, ton Dieu. Je veux lui parler!

Le pontife réprima un sourire de dédain avant de répondre en langue persane:

-Tu es bien le maître d'Ath-Kâ-Ptah, Cambyse; mais Osiris n'est perceptible que par ceux qui ont un coeur pur...

Cambyse trépigna de plus belle.

-Eh bien, quoi! n'ai-je pas un coeur pur?

Le pontife ne répondant pas à cette question aberrante, le roi des perses s'approcha...

-J'ai détruit les temples du Soleil à Thèbes et j'ai amassé leur or à mon profit. Mais je veux bien en remettre une partie à ton Dieu en gage de bonne foi....

-Tu peux abattre nos temples, tuer nos prêtres, mais tu n'obligeras jamais Osiris à à te parler. Ou alors, crains sa colère, car elle sera à la mesure de de tes fautes, qui sont impardonnables!

Cambyse leva le poing vers le visage du pontife qui ne recula pas d'un millimètre. La bave aux lèvres, il se retint à temps. Il baffouilla:

-Conduis-moi, conduis-moi vers ton Dieu... vite, avant que je ne t'écrase!

-Soit Cambyse, mais tu n'es pas préparé pour cette rencontre.

Le pontife se retourna pour entrer dans le temple. Les grands-prêtres ouvrirent un passage pour le laisser passer. Cambyse suivit précipitamment, accompagné d'une vingtaine de soldats. Mais parvenu devant le petit escalier descendant vers la crypte de la résurrection d'Osiris, le pontife s'arrêta pour faire signe aux militaires de ne pas aller plus loin. Ceux-ci s'arrêtèrent, manifestement satisfaits de ne pas descendre vers l'inconnu qui les remplissait d'effroi. Un prêtre tendit à son chef religieux une torchère embrasée et les deux hommes descendirent pendant que la voix du pontife résonnait étrangement.:

-Tu veux voir le lieu où demeure le Fils-Aîné de Dieu: nous y allons! Il y a 12 cryptes comme celle-ci, tout autour du temple. Chacune personnifie les douze "Coeurs" du ciel, qui forment la grande ceinture qui régit toutes les Combinaisons-Divines.La demeure d'Osiris est celle de l'Âme du Monde, car chacune des Parcelles de cette âme est implantée dans les corps humains à leur naissance. Tout au long de leur marche dans le couloir, les formes gravées semblaient prendre vie sous les reflets changeants de la lueur des flammes. Cambyse sentit une sueur froide lui étreindre le dos, mais il voulut aller jusqu'au bout afin de parvenir à la vie éternelle. Il était devenu le pharaon, donc l'égal d'Osiris: il ne devait pas avoir peur! Peur de quoi?...

-Eh quoi, est-ce là ton Dieu? Mais il est mort!...

-Il était mort, mais il est ressuscité. Son épouse et sa soeur ont rappelé sa Parcelle Divine du centre de l'Âme du Monde, pour juger les vivants et les morts!

-Je ne te crois pas pontife! Ceci est une histoire pour faire peur au peuple et le pressurer pour vous engraisser tous. Qu'il me juge en chair et en os, s'il est ressuscité!...

-Regarde Cambyse, regarde avec tes yeux ouverts, si ton esprit reste fermé. Tu veux parler à Osiris: le voici! Agenouille-toi et demande pardon pour toutes les horreurs que tu as commises. Si tu ne meurs pas foudroyé et si ton âme n'es pas réduite en cendres sans espoir de renaître dans l'Au-delà de la vie terrestre, alors c'est moi qui périrai, car Osiris ne peut tolérer de pareilles infamies! a Agenouille-toi, Cambyse, et attends la mort éternelle!

Le roi éleva ses deux mains, comme pour éloigner la vision du mur et il cria:

-Non! Non! Ramène-moi au soleil! Le soleil, vite, vite...Je brûle, je brûle!...

Le pontife repoussa d'un geste de mépris le roi qui s'agrippait à son bras, enflammant ainsi sa tunique sans s'en apercevoir:

-Arrière Cambyse, je t'avais prévenu! Retournons à l'air libre, mais il est trop tard pour sauver ton âme.


La vengeance de Cambyse fut terrible. Il fit tuer tous les prêtres et détruire le temple qui ne fut reconstruit que trois siècles plus tard sous les Ptolémées.Le roi des perses poursuivit de sa folie tous les lieux de culte en Egypte. Ce fut devant le Sérapéum de Saqqarah qu'il devint totalement fou! La chronique raconte qu'après avoir ordonné la destruction de tous les sarcophages contenant les corps des taureaux momifiés, puis de les entasser et les brûler, il ôta soudain son casque, son bouclier et se précipita en hurlant dans le désert en criant qu'il brûlait!... Ce fut ainsi que le fou sanguinaire disparut de l'histoire. Si les 64 taureaux Apis furent sauvés, il ne restait plus grand-chose de la spiritualité de l'antique Ath-Kâ-Ptah.


Pourtant, durant l'occupation gréco-romaine qui suivit celle des Perses  et avant l'entrée du Soleil dans la constellation des Poissons, le grand Alexandre, tombé amoureux de l'Egypte, commença la restauration des lieux du culte. Mais ce fut un ultime sursaut. Les véritables monothéistes s'assemblèrent en une population spirituelle différente, qui garda le patronyme de "Coeur-de-Dieu": Kâ-Ptah, qui devint Koptos en grec et copte en français.

Leur signe de ralliement fut un poisson gravé sur un scarabée  dans l'oeil d'Isis, pour tromper ceux qui voulaient leur perte en les empêchant de se réunir. Avec l'entrée dans l'ère des Poissons, le Messie apparut. Et le poisson devint le symbole des premiers chrétiens.








 







La grande hypothèse 9) L'ère du Bélier: compléments sur la vie de Moïse

La grande hypothèse 9) L'ère du Bélier Moïse le Rebelle

Suite de l'article et compléments sur la vie de Moïse

 








la traversée de la mer rouge.



La grande hypothèse 9)  L'ère du Bélier: Moïse le rebelle -  Dieu oublia l'Egypte (Cambyse le fou).

Compléments sur la vie de Moïse.


www.bibliographe.com/histoire/moise.html

Ainsi, Slosman a reconstitué la vie de Moïse avec l'aide des faits historiques troublés de ce temps et des écrits contenus dans le deuxième livre de l'Ancien Testament, désigné selon l'antique coutume juive par le mot: Chémot, ou "les noms"  que les auteurs grecs ont rendu par Exodos. Les textes bibliques , recueillis, oralement, ont été mis par écrit environ quatre siècles après la mort de Moïse par les prêtres lévites, les plus fidèles à l'esprit mosaïque. Mais la crainte d'en laisser perdre quelque bribe véridique vitale, a conduit les rédacteurs du texte définitif à y inclure certains récits en double, ou des variantes sujettes à caution, d'autant plus que cela se passe quelque mille ans après Moïse, au Ve siècle avant Christ.! C'est pourquoi ce fond spirituel du monothéisme, qui remonte à la nuit des temps, doit être lu au travers des pensées qui animaient les prêtre juifs du VIe et Ve siècle, correspondant à la déportation en Babylonie, à l'exil et au retour avec la reconstruction du Temple de Jérusalem. Il est impensable que ces méditations à l'étranger n'aient pas influencé la rédaction du texte d'un exode vieux d'un millénaire, qui rappelait étrangement l'aveuglement et la décadence d'un autre peuple primitivement élu du même Dieu, dont l'origine égyptienne remontait aux temps les plus reculés.


Le document sur l'exode a donc été composé dans le but unique d'apporter des enseignements stricts,copiés sur les commandements originaux, afin qu'Israël survive dans un premier temps. puis vive selon les préceptes rigoureux, en accord avec les Tables de la Loi et l'érection du temple monumental prévu.C'est cette déformation lévite que Slosman a tenté de laisser délibérément tomber. Pour le fond, les notes jointes au livre "Moïse l'Egyptien" apportent assez de preuves que les Dix Commandements existaient déjà des siècles avant  quitte les bords du Nil et qu'en tant que grand-prêtre il en connaissait la teneur par coeur.

Ce chapitre vital a été écrit de cette façon suite à un long séjour au Sinaï. Slosman a passé 3 jours et 2 nuits au sommet, seul,pour se replonger dans l'espace et le temps où Moïse le Rebelle, épris de Dieu, s'y trouvait. La lecture l'a aussi beaucoup aidé. En particulier, le très savant Jean Salvador a publié "les Institutions de Moïse" en 1881. Un des passages prouve que les Commandements ont bien été amenés d'Egypte.

"Moïse, élevé parmi les prêtres égyptiens, savait tout de leur science. Si donc les Hébreux emportèrent leurs vêtements, des vases d'or et d'argent, des instruments pour dresser leurs tentes, Moise emporta aussi de quoi écrire, ainsi que les lois écrites sur des rouleaux de papyrus conservés dans les sanctuaires d'Egypte."

Ainsi, Moïse, prince d'Egypte et grand-prêtre instruit de toute la connaissance des Per-Ahâ, avait sans conteste appris par coeur les Commandements de la Loi. En montant vers le sommet du Sinaï, ils se tenaient au fond de sa mémoire, prêts à ressortir à la moindre occasion. Il ne connaissait pas encore ce qu'il en redescendrait! Mais il savait que Dieu l'inspirerait, car il ne pouvait en être autrement après tous les malheurs qu'il avait eus, et qui l'avaient conduit en ce lieu comme Guide d'un nouveau peuple. Inconsciemment, il utilisa des mots et des phrases apprises en Egypte, que tous comprenaient puisqu'ils arrivaient de ce pays. Il en allait de même pour le nom de Yahvé qui existait bien avant qu'ils parviennent là.

"Demain, j'irai prendre les ordres de Yahvé sur la Montagne, afin que ceux-ci vous fassent vivre éternellement en paix sur la terre. La Loi qui en est la base est celle qui fut observée par les premiers habitants qui la suivirent aveuglément sous peine de ne voir aucune postérité leur survivre. Tant qu'il lui obéirent, ils vécurent heureux. Lorsqu'ils l'oublièrent, ils perdirent leur Paradis, et les rescapés de la colère divine durent s'enfuir vers une autre patrie, un autre Coeur. Aussi, sous peine de tout reperdre à votre tour dans la terre promise que nous aborderons, vous devrez accepter d'obéir aux préceptes de commandements pour préserver les avantages acquis. Yahvé, qui est le nom sous lequel nous honorerons Dieu, aura pour le moment un temple portatif et un tabernacle provisoire, mais nos ouvriers vont tenter de tisser de tailler, de modeler avec tout l'amour possible, les éléments qui en feront un lieu saint à l'image de notre foi et de notre foi et de notre confiance en les bienfaits que Yahvé nous accordera. Les forgerons et les orfèvres cisèlent en ce moment les ornements et les bijoux qui pareront les lieux sacrés. Lorsque nous seront parvenus à l'endroit où se dressera la grande cité de la Terre promise, nous bâtirons un vrai et grand temple, mille fois plus splendide que ceux que vous avez pu voir en Ath-Kâ-Ptah et qui n'étaient plus consacrés qu'à des idoles comme le Bélier."

Et les pensées de Moïse, de ce rebelle du Bélier érigé en idole, donc en faux dieu, tout en poursuivant son ascension vers le sommet très Saint, ne pouvaient être que celles-ci: ses nombreuses années continueraient-t-elle de le supporter jusqu'à l'aboutissement de sa tâche. Il se demandait s'il n'aurait pas été plus facile de réaliser ses Tables de la Loi divine au pied de la Montagne sacrée, aux yeux de tous, au lieu de se retrancher derrière une barrière trop sainte peut-être pour être comprise des générations à venir. Il avait abandonné une foi antérieure, celle de Ptah, non parce que c'était un faux dieu, mais parce que ceux qui avaient lutté contre, pour accéder au pouvoir et le conserver, avaient érigé une idole pour abattre Ptah. Ceux-ci étaient de faux hommes voués à la destruction. Ainsi, avec Yahvé, il permettait à tous les opprimés de ces faux hommes de prendre leur succession en un nouveau lieu.

Parvenu au faîte de la montagne, chancelant, dans un état d'épuisement extrême, le patriarche eut enfin la révélation de ce qu'il devait accomplir. Etant presque mystique, de par sa formation spirituelle et les malheurs qu'il avait endurés jusqu'à ce jour, son esprit était apte à percevoir toutes les ondes célestes en réponse aux questions mentales qu'il émettait. Un véritable dialogue s'instaura pendant son sommeil entre sa "Parcelle Divine" et le Dieu-Un.

Peut-être faut-il comprendre que tout n'est qu'un perpétuel mouvement de recommencement dans un monde éternel, où les rebondissements n'arrivent que pour démontrer la vanité humaine par rapport à la mécanique inspirée par Dieu.

Les dix Commandements de la Loi du Dieu-Un existaient déjà bien avant que Moïse les remettent d'actualité dans la Sinaï; leur authenticité venant de Dieu lui-même ne fait aucun doute. Cette règle unifiée au sein d'une éthique rigoureuse avait toujours été la forme la plus authentique et la seule sur laquelle reposait l'édifice monothéiste, reprise par Moïse. Si la sortie d'Egypte est l'évènement libérateur, la recherche de l'ancien Dieu oublié était le fait capital, afin de signer une nouvelle alliance avec lui. Nouvelle, car la première l'avait été après la résurrection d'Osiris, venu pour sauver la multitude à naître d'un nouveau désastre, en lui accordant un "Second Coeur": Ath-Kâ-Ptah, ou Egypte.


C'est pourquoi, Moïse, instruit de toute la sagesse égyptienne, s'est aperçu qu'il revivait un cauchemar "déjà vécu des millénaires auparavant, après une célèbre "colère divine"! Or, après avoir été fuyard et rebelle, un étranger sans nom et sans patrie, un concours de circonstances extraordinaire l'avait obligé à réfléchir, d'abord sur ce qui lui arrivait, puis sur ce que les autres attendaient de lui, avant de se décider à tenter d'engager le mémorable dialogue du Sinaï et la descente des Dix Commandements qui allaient changer la face du monde une nouvelle fois.


La Palestine ouvrait toutes grandes ses frontières pour permettre à une sève humaine de s'enraciner sur cette terre prospère d'où jailliraient le lait et le miel! Douze tribus vivraient en paix avec le reste de l'univers.. Un peuple élu de Yahvé naissait, alors que lui mourait sur le mont Nébo.


Cette fin triste de l'homme qui mourut là, solitaire, reste le symbole du Bélier renaissant sous sa forme non idolâtre en Palestine. Et le sacrifice du bélier annuel en restera l'acte le plus fervent jusqu'à la venue du Messie au début de l'ère des Poissons.


Il était temps, dit Albert Slosman de tirer Moïse de l'affabulation dans laquelle les premiers chapitres de l'Ancien Testament l'avaient situé, pour lui redonner sa véritable dimension humaine, à la taille de la fraternité de sang qui uni étroitement ces juifs et Egyptiens en même monothéisme originel, donc au-delà de tous mouvements politiques et fanatiques.  avant de passer à la folie meurtrière de Cambyse et finalement à l'ère des Poissons avec Jésus-le Christ.

("à suivre")

Moïse montrant le Tables de la Loi

 

 

 

Tables de la Loi à l'église Brenac

16:25 Écrit par pascal dans la grande hypothèse | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : moïse, dix commandements, la loi du dieu-un, exode | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

La grande hypothèse 9 Partie 1): L'ère du Bélier Moïse le Rebelle

 

La grande hypothèse 9 Partie 1): L'ère du Bélier Moïse le Rebelle

La partie 2  traitera:  Et Dieu oublia l'Egypte (Cambyse le fou).


 

 

 

 

 

 

 

la traversée de la mer rouge.

 

 

 

La Bible est présente  parmi les grands mythes de l'humanité, mais le mythe de l'Atlantide représente beaucoup pour moi.

Je l'ai découvert en lisant les livres d'Albert Slosman, la grande hypothèse, le trilogie des origines (le grand cataclysme - les survivants de l'Atlantide - ...et Dieu ressuscita à Dendhéra), la vie extraordinairede Pythagore, Moîse l'Egyptien. Dix livres étaient prévus après Moîse, mais cette série a été interrompue par la mort de Slosman en 1981. Le dernier livre que Slosman avait prévu devait s'intituler l'Eternité n'appartient qu'à Dieu.

Dans les autres publications, on trouve l'astronomie selon les Egyptiens, le livre de l'au-delà de la vie et le zodiaque de Dendhéra.


Ma lecture de "La grande hypothèse" va porter surtout sur le grand cataclysme qui est sans doute une autre façon de voir le Déluge de la Bible. Je crois que tous les grands mythes de l'humanité parlent de ce qui a dû être une catastrophe naturelle que la terre aurait subi il y a 14000 ans selon Slosman. Les 3 grandes pyramides d'Egypte et le Sphinx seraient selon lui un témoignage des survivants de ce évènement à l'adresse des générations futures et un avertissement qui a un écho particulier aujourd'hui où on parle de plus en plus de fin du monde . L'émission de la chaîne 4 (apocalypse en 2012) est significative à cet égard.

 

De "la grande hypothèse", le Figaro écrivait alors: la "construction qui s'accomplît devant nous est peut être un des évènements de notre temps". Et Slosman le définissait ainsi: "c'était en définitive une histoire du monothéisme des origines à la fin du monde que j'étais en train d'écrire, en voulant démontrer que le Dieu des chrétiens était le même que le Créateur originel. L'éternel était Yahvé, mais aussi Ptah. Dieu était celui de Jésus, de Moise, d'Abraham mais aussi d'Osiris. Et ce Dieu Un avait déjà été l'unique créateur de la Création, celui qui inspira la Loi à ses créatures! A chaque ère céleste correspondait un Fils de Dieu, un Messie".

 

"C'est une Histoire du monothéisme des origines à la fin du monde que j'étais en train d'écrire, en voulant démontrer que le Dieu des chrétiens était le même que le Créateur originel. L'Eternel était Yahvé mais aussi Ptah. Dieu était celui de Jésus, de Moise, d'Abraham, mais aussi d'Osiris. Et ce Dieu Un avait déjà été l'unique Créateur de la Création, celui qui inspira la Loi à ses créatures. A chaque être céleste correspondait un Fils de Dieu, un Messie". Albert Slosman

Sommaire de mes messages:

1)   Le hasard existe t-il?

2)   Le destin s'écrit-il aussi?

3)   Le grand cataclysme.

4)   L'âme Atlante n'est pas perdue.

5)   Les rescapés de l'Ahâ Men Ptah.

6)   La résurrection de Ptah à Dendérah.

7)   A la découverte du grand labyrinthe, le cercle d'or.

8)   A la découverte de Dendérah, l'ère du Taureau

9)   L'ère du Bélier: Moïse le rebelle et Dieu oublia l'Egypte (Cambyse le fou).

10) L'ère des Poissons: Jésus le Christ.

11) L'éternité n'appartient qu'à Dieu - Pour notre temps.


9) Partie 1: L'ère du Bélier Moïse le Rebelle



"Car la soin du troupeau est aussi un exercice préparatoire à la royauté pour qui doit prendre la tête du troupeau des hommes, le premier de tous, de même que la chasse l'est pour les natures qui se dessinent à la guerre."                                                                                            Philon d'Alexandrie (La vie de Moise).

"Tu n'auras pas l'Egyptien en abomination car tu as été un résident dans son pays. Les fils qui lui naîtront à la troisième génération, auront accès à l'ensemble de Yahvé."                                                                                                                                   Ancien Testament (Deutéronome, XXIII- 8/9)

Aucun pays n'a connu une longévité et une durée de stabilité historique dans sa vénération monothéiste qu'Ath-Kâ-Ptah. Siècle après siècle, millénaire après millénaire, dynastie après dynastie, qu'elles aient été memphites, Saïtiques étiopiennes, hycksos ou ptolémaïques, seule l'Egypte survécut tant que le culte de Ptah symbolisa  le pays en même temps que sa création, qui provenait de Créateur unique de tout ce qui s'y trouvait. Cette indestructibilité dura le temps de la croyance monothéiste, ce qui confirme que les civilisations les plus avancées meurent de leur impiété avant toute autre considération. Cette vérité était flagrante au moment de la naissance de Moïse, qui nous amène au XVIéme siècle avant Christ. La chronologie officielle, dite courte (dont l'actuelle), ne diffère plus ici que d'un siècle, bien qu'il y ait eu un changement de dynastie: elle donne la naissance de Moïse sous Ramsès II. Or, nulle part dans la bible, ce nom n'est cité, mais seulement "Pharaon". Ensuite, si on admet que la mort de ce Roi dans la mer Rouge, ll ne peut s'agir d'aucun des souverains de la XIXéme dynastie, puisque tout ce qui concerne leur décès est connu. Il n'en va pas de même avec le Pharaon Thoutmôsis II, de la XVIIIème dynastie, dont les annales ont délibérément disparu et dont les textes gravés ont été martelés.

Pour le détail, il faut se référer au livre de Slosman: "Moise l'Egyptien. Ce qui suit est ma lecture de "la grande hypothèse".

Chronologie des Pharaons de la XVIIème dynastie selon A. Slosman:

Manéthon: N°  xxx Noms grecs     durée de règne           Datation        Fait marquant

171  Amosis              25 ans               1480-1555    Naissance de Moîse

172  Aménophis I      23 ans               1558-1532    Fut co-gérant pendant 3 ans

173  Thoutmôsis I     12 ans                1532-1520

174  Thoutmôsis II     20 ans                1520-1500 Mort  dans la mer Rouge

175 Hatchepsout     23 ans                1500-1477   C'est l'Amenset de  Manéthon

et de Champollion.

176  Thoutmôsis III    30 ans                1477-1447

177  Aménophis II     35 ans                1447-1412

178  Thoutmôsis IV     9 ans                1412-1403

179   Aménophis III    36 ans               1403-1367

180   Aménophis IV   16 ans               1367-1351  Transforma son nom en Akenathon

1500 est donc la date essentielle de l'histoire de Moise, puisqu'elle situe le passage de la Mer rouge. Les erreurs commises à ce sujet proviennent d'une tentative d'interpréter les textes de Manéthon. D'après ce prêtre Sybarite, ce fut sous un roi de la XVIII ème dynastie qu'eut lieu l'insurrection, celle des juifs, mais aussi celle de tous les fellahs opprimés également par les usurpateurs. Or, ce fut bien Amosis qui mit les Hyksos hors du pays, et ce fut Thoutmôsis qui poursuivit Moise. Mais les auteurs grecs qui compilèrent Manéthon sont tombés sur plusieurs méprises comme dans tant d'autres papyrus! Ils transcrivirent Aménophis au lieu d'Amosis, et lisant de gauche à droite au lieu du contraire, ils placèrent l'Aménophis comme libérateur de Moîse, et un Thoutmôsis comme poursuivant les Hyksos! Ainsi, Théophile et l'Africain, évaluant une chronologie de Manéthon, d'après l'énumération transcrite par Flavius Josèphe, s'embarquèrent dans des calculs prouvant que cela étant impossible, il s'agissait plutôt de Séthi et de Ramsès.de la XIX ème dynastie! Cela a aussi faussé les données bibliques compulsées par les Pères de l'Eglise qui furent obligés de restreindre encore un peu plus l'antiquité des temps.

Du point de vue du calendrier astronomique, Clément d'Alexandrie, qui avait en main tous les éléments originaux conservés dans la bibliothèque d'Alexandrie dont il était le conservateur, assurait que l'exode des juifs survint deux siècles après le renouvellement de l'année caniculaire retranchée de 22. Cela est clair si on se réfère à l'Année du Chien dont on a parlé précédemment. Ce furent les grecs qui imaginèrent ainsi Anubis, le Gardien des âmes pures. Il s'agit donc de la révolution céleste de Sirius, son début ayant eu lieu en l'an 139 de notre ère. sa fin intervenant en 1 322 avant notre ère. Si on retranche encore les 178 années écoulées après son renouvellement, il est obtenu...1 500 soit l'année de la mort de Thoutmôsis II sans que les annales ne disent ni comment ni par qui?


a) Maintenant reportons nous au règne de Thoutmôsis Ier et au récit qu'en fait A. Slosman en page 194 de "la Grande Hypothèse".

Il eut trois fils et une fille. Les deux fils aînés étant décédés jeunes, il reporta toute son affection sur sa fille. la délicieuse Hatchepsout, semblant ignorer son dernier fils. Mais, de santé délicate, il mourut dans la douzième année de son règne en 1520, et son fils cadet fut déclaré roi sous le nom de Djhathimes ou Thoutmôsis II dans la phonétisation de Manéthon. Or la mère de celui-ci n'était qu'une concubine de Thoutmôsis Ier alors qu Hatchepsout était la fille de Hemtenphout, fille d'Amosis, et demi-soeur du Pharaon. Elle était donc de sang bien plus noble. A son grand dépit, alors que la reine mère voulait faire d'elle la porteuse du sceptre, elle fut obligée par les prêtres de se marier avec son demi-frère, Thoutmôsis II, âgé de 20 ans, devenant ainsi la reine consort. Lui, faible de caractère devant son épouse aigrie, l'amour ne régna pas chez ce couple. Néanmoins, 2 ans plus tard, naquit une fille Nefrouret.  Puis, le ménage cessa de vivre en communauté. Ce Thoutmôsis fut peu à peu repoussé de tous au profit de son épouse: "une forte tête" dont les revendications contre la faiblesse de son époux portèrent leurs fruits. Elle faillit réussir lors de la 17ème année du règne qui était la date du jubilé. Mais le mari, averti du complot, montra une force inhabituelle. Elle fit contre mauvaise fortune bonne mine en se réconciliant avec son époux. Il en résulta la naissance d'un enfant qui fut malheureusement une autre fille, et la mésentente revint dans le ménage.

A ce moment, un fils (qu'il avait eu avec une concubine) atteignit ses 16 ans au cours de son noviciat dans la Maison-de-Vie des prêtres d'Amon. Son père le désigna comme co-régent à son côté en signe d'opprobre contre Hatchespout. Il est probable que sa (juste?) colère la poussa, par l'entremise du conseil des nobles à sa solde à faire que Thoutmôsis poursuive les juifs qui s'enfuyaient d'Egypte, entraînant avec eux tous les Egyptiens monothéistes de Ptah-Un. Ceux-ci ne pouvaient plus supporter la montée impie d'Amon à l'azur de ce "Coeur" donné par Dieu à ses créatures. La mort du Pharaon souhaitée par la reine consort survint alors brutalement et nul ne fit mention de de la façon dont cela se produisit, et pour cause!

Thoutmôsis III monta alors sur le trône, mais, écrit l'architecte royal dans sa biographie: "...la reine Hatchepsout gouverna cependant l'Egypte à cause de ses capacités". C'est ainsi que, dans la neuvième année du règne de Thoutmôsis III, elle réussit enfin à se faire proclamer Pharaon en titre, sous le nom de Maatkara.


b) Revenons maintenant à Moise et à l'ère du Bélier, qui inspira sa rébellion contre le culte de Amon-Râ.


Son éducation dans les Maisons-de-Vie des temples égyptiens en avaient fait un initié, un sage doublé d'un grand-prêtre. Mais Moïse était aussi prince héritier du trône, il avait appris l'art de la guerre et tous les moyens de conserver intact le royaume de Dieu. Dès son plus jeune âge, il avait acquit la conscience de la vanité de certains principes érigés en dogme. Avant qu'il naisse et qu'Amosis prenne le sceptre pour refaire une unité d'Ath-Kâ-Ptah, la décadence avait bouleversé le pays, occupé par les Hyksos, ces rois pasteurs venus de l'est. L'oubli de Ptah avait modifié les rites, les idées et la vie, d'autant plus facilement que cela avait déjà été prôné 3 siècles avant cette occupation étrangère. Comme une affinité zoolâtre reliait les Adorateurs du Soleil, dont le Bélier était l'idole, aux Hyksos, Thèbes prit prédominance totale.  A la mort d'Amosis, suite à un traquenard contre l'héritier, ce fut Aménophis Ier qui monta sur le trône, et Moîse dut s'enfuir. Ce fut durant cette époque que le dur labeur des ouvriersse transforma en esclavage. Il comprenait les juifs, les esclaves et les Egyptiens qui n'étaient pas disciples d'Amon-Râ. Alors, Dendérah entra pour deux siècles dans l'oubli, jusqu'à la grande fête de 1322 ouvrant "la nouvelle année de Sirius". Thoutmôsis Ier remplaça Aménophis. Les campagnes militaires portèrent à son comble l'esclavage interne de tout un peuple, Egyptiens et juifs confondus. Au bout de 12 ans de règne, son dernier fils vivant monta sur le trône sous le nom de Thoutmôsis II. Il entreprit de grands travaux qui accablèrent une population déjà misérable. Les juifs y étaient devenus des autochtones à part entière.  La fameuse fresque de thèbes, reproduite en noir et blanc, sont dessinés les "esclaves juifs" occupés à la fabrication des tuiles sous la surveillance des gardes a aidé à colporter cette légende. Or, les reproductions originales des peintures des hypogées de la région Thébaine furent effectuées en polychromie par M. Caillaud, selon les couleurs exactes qu'il avait dans les tombes. Les profils y sont nettement différentiés entre Sémites, Egyptiens et captifs, mais leurs chevelures montrent que tous étaient confondus sous la même dénomination. Les sémites ont leurs cheveux peints en jaune, les fellahs en noir, et les prisonniers de guerre en blanc. Les gardiens, qui ont un bâton ou un fouet à la main, ont leurs chevelures noires. Cette vérité, à savoir que le peuple mosaïque était composé indifféremment de juifs et d'Egyptiens, sera la base angulaire de l'avènement de Moîse. Son envolée vers la gloire éternelle n'a été possible que parce que "son" peuple était issu de tous les opprimés . Il ne faut pas oublier que Moise était prince héritier de l'Egypte et qu'il avait été élevé "dans toute la sagesse" de ce pays. "Son peuple était celui qui croyait dans le monothéisme des "Aînés", qu'ils soient nés d'Abraham ou d'Osiris, car ils avaient le même Dieu-Un.

Bien avant l'arrivée d'Abraham sur les rives du Nil, l'Egypte était connue pour sa terre noire fertile par le limon, qui était le don divin à son peuple fidèle, mais aussi parce que les invasions incessantes avaient fait un énorme brassage de populations. Les mélanges entre sémites et égyptiens furent incessants que ce soit avec les incursions continuelles en Palestine, en Assyrie ou chez les Hittites, ou par les famines qui précipitaient les tribus nomades de Chanaan sur les bords accueillants du Nil, ou enfin durant cette occupation sémite de l'Egypte, qui dura près de 3 siècles avec les rois Hyksos. Aussi, après le départ de ces derniers, lorsque Amosis, au nom d'Amon prit le sceptre, le peuple vénérant Ptah ainsi que les juifs devenus leurs frères consanguins subirent le joug des "Impies", après celui des "maudits"!

Pour mieux comprendre la vie en Egypte au temps de Moise, il convient de remonter quelques décennies auparavant, en pleine décadence de la XVII ème dynastie. L'impressionnante liste de rois que Manéthon énumère, comprenait ceux de tous les roitelets qui tinrent un gouvernement dans un ou plusieurs nomes, sous leur seule autorité, dan une Egypte déchirée.

Il y avait tout d'abord les chefs "collaborateurs", encore assez puissants pour sauvegarder leur propre patrimoine; puis les adorateurs du Bélier-Amon, ceux de Set; enfin, ceux qui, envers et contre tout continuaient de vénérer Ptah, ceux d'Osiris. C'est donc dans la confusion qu'eurent lieu les règlements de compte qui achevèrent cette XVIII ème dynastie, où le chaos ne fut évité qu'à l'ultime seconde.

La lutte d'un Apépi, ou Apophis, contre un "collaborateur" des Hyksos vaincus, et ce à propos d'un hippopotame et l'acharnement des troupes sur le corps du chef en est le témoignage le plus flagrant! Si dans cette guerre aussi acharnée que sanguinaire, Apépi n'eut pas le dernier mot, ce fut par Kamenset ou  Kamose ou Kamès, son jeune fils plébiscité comme chef des armées que les hordes sémites furent poursuivies jusque devant leur citadelle-capitale des Avaris. Les textes racontent les hauts faits d'arme, le nombre de mains coupées aux immondes...Et le jeune chef des armées et roi mourut dans une embuscade.

Ce ne fut qu'avec la succession du jeune Nek-Iâmet, le descendant de Kek-Bet, la Nephtys des grecs, donc avec celui qui était né d'une "étoile", que la situation évolua de la façon la plus favorable pour ce Deuxième-Coeur qui en avait grandement besoin. Ce fut pourquoi Iâmer, phonétisé Ahmès par les grecs, et Amosis par Manéthon, fut considéré comme le premier pharaon de la XVIII ème dynastie (le 7ème jour du mois de Choiak de l'an 1580 avant notre ère).


Moise sauvé des eaux (Nicolas Poussin)

C) Moise. Le plus important, et qui n'est pas écrit dans cette chronologie manéthonienne, est que cette même année naquit une "enveloppe charnelle" du sexe masculin, qui n'eut aucune appellation connue pour sceller l'entrée de sa "parcelle divine" dans ce corps. Trois mois plus tard, le nom de Moses lui sera donné par la belle et jeune Thermoutis qui l'avait trouvé dans les roseaux proches de la plage du palais d'été, là où elle se baignait avec ses suivantes.Elle était la fille aînée de l'ancien pharaon, et la soeur aînée de du même père, sinon de la même mère de ce Iâmet ou Amosis. Mais comme elle était stérile, elle n'avait pas été mariée avec lui, faute de pouvoir assurer la succession pharaonique. Cet évènement eut lieu dans l'indifférence générale, la plupart des puissants du royaume étaient sur les champs de bataille en compagnie d'Amosis et la la divine épouse royale, Néfertari, attendait son premier enfant.

Laissons un instant la vie de Moses pour retracer son environnement futur, car entre sa naissance et sa fuite dans le désert du Sinaî, 4 pharaons se succédèrent: Amosis (-1580 à 1555), Aménophis 1er (-1555 à -1532), Thoutmôsis 1er (- 1532 à -1520), Thoutmôsis II (- 1520 à -1500). Quelques mois avant la naissance de Moïse, Amosis accéda à la royauté en en épousant Néfertari, la "Belle Compagne" ( à ne pas confondre avec Néfertititii, l'épouse d'Akhénaton). Ce jeune mais fougueux 171e pharaon inspira un grand espoir pour tous les citoyens du pays. Son nom, "né de l'étoile", était un appel à la neutralité entre ceux de Soleil et ceux de Ptah pour achever de bouter hors d'Egypte les Hyksos, ces envahisseurs impies.

Le malheur, ou le bonheur selon que l'on se place dans le contexte israélite ou égyptien, voulut qu'Aménophis n'eut aucun enfant. Cela déchaîna contre Moise la toute-puissance des prêtres d'Amon qui ne voulaient en aucun cas d'un pharaon élevé dans la vénération de Ptah. Aussi organisèrent-ils un traquenard afin de le discréditer honteusement auprès de la faction du peuple fidèle envers la princesse Thermoutis et son fils adoptif. La réussite fut totale et Moise dut s'enfuir. N'étant pas mort dans l'odieux attentat où il était impliqué, il put prendre la tournure d'esprit nécessaire à l'exode de son peuple et en devenir le législateur terrestre, tel que Dieu l'avait voulu. Il devint le rebelle classique en entrant en lutte, d'abord clandestine, contre ceux du Bélier.

Après la mort d'Aménophis, le sceptre fut donné à un demi-frère éloigné, qui était entièrement sous la volonté des prêtres d'Amon, à Thèbes, sous le nom de Thoutmôsis 1er "fils de Théta", donc de Thot, ce qui laissait entendre qu'il était destiné à revenir aux traditions ancestrales. La vie de ce Thoutmôsis 1er a été décrite précédemment, ainsi l'affection qu'il porta à sa fille Hatchespout et les démêlés de celle-ci avec son frère qui devient Thoutmôsis II  à la mort de son père.

Ce fut pendant cette période trouble que Moise revint sur la terre d'Egypte. Ses pourparlers avec les chefs de familles d'Israël passèrent inaperçus ou jugés sans importance. Le pharaon avait d'autres préoccupations avec les plaies qui s'abattaient les unes après les autres sur le pays et et avec l'éducation de son fils dans la Maison-de-Vie du temple d'Amon à Thèbes. Quand il eut 16 ans, il le désigna comme cogérant en opprobre contre Amenset, toujours reine-consort. La violente colère qui secoua la reine commanda sans doute la suite des évènements, le prince héritier rendant l'âme à ce moment-là. Car Moïse, préparant le départ de son peuple, juifs et Egyptiens confondus, était reçu en audience ultime par Thoutmôsis II, déjà vaincu par le sort et par Amenset. Le reine intervenait par conseillers interposés à sa solde. Elle pressa son époux de se débarrasser des importuns qu'elle accusait de mettre le pays à feu et à sang. Puis le roi cédant, elle lui insuffla l'idée de les poursuivre et de les exterminer. La partie était facile à jouer pour la reine, car en plus des juifs, une partie de la population s'enfuyait en leur compagnie: celle des partisans du monothéisme de Ptah. Ils refusaient de se plier à la volonté du pharaon et d'Amon, et devaient être jugés comme impies d'une même rébellion! Il s'agissait d'un crime de lèse-majesté qui ne pouvait rester impuni.Comme c'était la dernière chance pour la future Hatchespout de détenir le sceptre, elle fomenta la mort de son époux qui mourut bien cette année là en 1500, tout juste avant notre ère chrétienne, en traversant la mer Rouge.

Les années qui suivirent furent confuses. Un jeune prince né d'une concubine, soutenu par les prêtres se fit nommer roi en tant que Thoutmôsis III. Il céda le pouvoir à Amenset, qui devint alors le "pharaon". Puis il le reprit après une révolte de palais et la mort de Hatchespout, fomentée par lui. De là également le martelage concernant le règne de Thoutmôsis II par Hatchespout afin d'effacer les traces de sa fin tragique en mer Rouge.



d) La grande hypothèse 9) L'ère du Bélier: Moïse le Rebelle. compléments sur Moise


Ce sera l'objet du prochain article, qu'on peut introduire comme suit.

Ainsi, Slosman a reconstitué la vie de Moîse avec l'aide des faits historiques troublés de ce temps et des écrits contenus dans le deuxième livre de l'Ancien Testament, désigné selon l'antique coutume juive par le mot: Chémot, ou "les noms"  que les auteurs grecs ont rendu par Exodos. Les textes bibliques , recueillis, oralement, ont été mis par écrit environ quatre siècles après la mort de Moîse par les prêtres lévites, les plus fidèles à l'esprit mosaîque. Mais la crainte d'en laisser perdre quelque bribe véridique vitale, a conduit les rédacteurs du texte définitif à y inclure certains récits en double, ou des variantes sujettes à caution, d'autant plus que cela se passe quelque mille ans après Moïse, au Ve siècle avant Christ.! C'est pourquoi ce fond spirituel du monothéisme, qui remonte à la nuit des temps, doit être lu au travers des pensées qui animaient les prêtre juifs du VIe et Ve siècle, correspondant à la déportation en Babylonie, à l'exil et au retour avec la reconstruction du Temple de Jérusalem. Il est impensable que ces méditations à l'étranger n'aient pas influencé la rédaction du texte d'un exode vieux d'un millénaire, qui rappelait étrangement l'aveuglement et la décadence d'un autre peuple primitivement élu du même Dieu, dont l'origine égyptienne remontait aux temps les plus reculés.


16:21 Écrit par pascal dans la grande hypothèse | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : moïse, bélier, thoutmôsis ii, flavius josèphe, amon-râ | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

16/10/2011

la grande hypothèse 8) A la découverte de Dendérah, l'ère du Taureau en Ath-Kâ-Ptah. Partie 1

8) A la découverte de Dendérah, l'ère du Taureau en Ath-Kâ-Ptah. Partie 1


Le Taureau céleste . 'Europe)



La Bible est présente  parmi les grands mythes de l'humanité, mais le mythe de l'Atlantide représente beaucoup pour moi.

Je l'ai découvert en lisant les livres d'Albert Slosman, la grande hypothèse, le trilogie des origines (le grand cataclysme - les survivants de l'Atlantide - ...et Dieu ressuscita à Dendhéra), la vie extraordinairede Pythagore, Moîse l'Egyptien. Dix livres étaient prévus après Moîse, mais cette série a été interrompue par la mort de Slosman en 1981. Le dernier livre que Slosman avait prévu devait s'intituler l'Eternité n'appartient qu'à Dieu.

Dans les autres publications, on trouve l'astronomie selon les Egyptiens, le livre de l'au-delà de la vie et le zodiaque de Dendhera.


Ma lecture de "La grande hypothèse" va porter surtout sur le grand cataclysme qui est sans doute une autre façon de voir le Déluge de la Bible. Je crois que tous les grands mythes de l'humanité parlent de ce qui a dû être une catastrophe naturelle que la terre aurait subi il y a 14000 ans selon Slosman. Les 3 grandes pyramides d'Egypte et le Sphinx seraient selon lui un témoignage des survivants de ce évènement à l'adresse des générations futures et un avertissement qui a un écho particulier aujourd'hui où on parle de plus en plus de fin du monde . L'émission de la chaîne 4 (apocalypse en 2012) est significative à cet égard.

 

De "la grande hypothèse", le Figaro écrivait alors: la "construction qui s'accomplît devant nous est peut être un des évènements de notre temps". Et Slosman le définissait ainsi: "c'était en définitive une histoire du monothéisme des origines à la fin du monde que j'étais en train d'écrire, en voulant démontrer que le Dieu des chrétiens était le même que le Créateur originel. L'éternel était Yahvé, mais aussi Ptah. Dieu était celui de Jésus, de Moise, d'Abraham mais aussi d'Osiris. Et ce Dieu Un avait déjà été l'unique créateur de la Création, celui qui inspira la Loi à ses créatures! A chaque ère céleste correspondait un Fils de Dieu, un Messie".

 

"C'est une Histoire du monothéisme des origines à la fin du monde que j'étais en train d'écrire, en voulant démontrer que le Dieu des chrétiens était le même que le Créateur originel. L'Eternel était Yahvé mais aussi Ptah. Dieu était celui de Jésus, de Moise, d'Abraham, mais aussi d'Osiris. Et ce Dieu Un avait déjà été l'unique Créateur de la Création, celui qui inspira la Loi à ses créatures. A chaque être céleste correspondait un Fils de Dieu, un Messie". Albert Slosman

Sommaire de mes messages:

1)   Le hasard existe t-il?

2)   Le destin s'écrit-il aussi?

3)   Le grand cataclysme.

4)   L'âme Atlante n'est pas perdue.

5)   Les rescapés de l'Ahâ Men Ptah.

6)   La résurrection de Ptah à Dendérah.

7)   A la découverte du grand labyrinthe, le cercle d'or.

8)   A la découverte de Dendérah, l'ère du Taureau

9)   L'ère du Bélier: Moïse le rebelle et Dieu oublia l'Egypte (Cambyse le fou).

10) L'ère des Poissons: Jésus le Christ.

11) L'éternité n'appartient qu'à Dieu - Pour notre temps.


A la découverte de Dendérah, l'ère du taureau en Ath-Kâ-Ptah, partie 1).

Notes préliminaires.:

"Il est  temps de na plus étudier seulement pour eux-mêmes ces renseignements enlevés au hasard des tombeaux ou à un temple, mais de rechercher la raison de leurs présences, la place relative qu'ils occupent, le lien qui les réunit entre eux; en mot d'analyser la pensée qui a composé les monuments qui les renferme. L. de Rochemonteix Rapport au ministère de l'Instruction publique, mai 1878)."

"Dendérah! Ce nom évoque chez tous ceux qui on fait le pèlerinage classique de l'Egypte en felouque sur le Nil la première vision réelle de la beauté la plus pure et la plus antique qu'ils aient eu d'un temple égyptien. Gaston. Maspéro (Extrait d'une lettre du 27 juin 1900)"

 

 

Ruines et paysages d

Ruines et paysages d'Égypte / G. Maspero
Source: Bibliothèque nationale de France

 

Dendérah est le pivot central de  l'"histoire du monothéisme",

1) Le temple actuel est la sixième reconstruction de l'édifice originel, qui remonte aux "suivants d'Horus", donc aux rois prédynastiques.

2) Ce temple avait la seule école enseignant l'astronomie dédoublée dans une "Double-Maison-de-Vie": l'une pour le jour, l'autre pour la nuit.

3) Son Planisphère, ou "Zodiaque", reste le monument le plus controversé découvert en Egypte, depuis que des mises à jour archéologiques sont faites.

4) Les Combinaisons-Mathématiques-Divines gravées sur les parois du temple content l'histoire d'un peuple originel dirigé par Osiris, Horus et Isis, la Triade Divine, dont justement le Zodiaque est la justification, puisqu'il représente le carte du ciel le jour du Grand Cataclysme qui eut lieu il y a 12 000 ans environ.

Il faut comprendre l'originalité incontestable de ce monument qui ressort de toutes ses murailles, toutes ses galeries, ses colonnes, ses plafonds, ses escaliers intérieurs couverts d'inscriptions hiéroglyphiques, de ses cryptes souterraines ou cachées dans les épaisseurs du sol lui-même et enfin de ses chambres initiatiques nichées dans la terrasse supérieure, tout comme de la planisphère devenue Zodiaque qui en est l'élément dominant. L'entrée dans ce temple s'effectue après la traversée d'une vaste esplanade entourée d'un haut mur d'enceinte, percé en son centre sud par un portique impressionnant.

En préliminaire , un détail détail majeur  a dénigré l'antériorité de la construction du portique sud  et a déclenché l'imbroglio sur l'origine des constructeurs de l'ensemble de Dendérah: l'inscription dédicatoire de écrite en grec, définit son époque:

"Pour la conservation de l'empereur César, fils du Dieu César, Jupiter libérateur, Auguste, Publius Octavus étant préfet, Marcus Claudius Postumius étant épistratège, Triphon étant stratège, les habitants de la métropole et du nome ont élevé ce propylone à Isis, déesse très grande , et aux dieux adorés dans le même temple, la XXXIème année de César du mois de Toth, le jour d'Auguste."

Ainsi, Auguste César, ayant approuvé la construction de la sixième reconstruction du temple, a décidé d'y participer à sa façon pour se concilier les bonnes grâces d'Isis: Il fit construire le portique Sud et y fit mettre sa marque. D'ailleurs, tous les empereurs agirent de même, de façon plus ou moins détournée, à Dendérah. Dans la grande salle on trouve les cartouches d'Auguste, de Tibère, de Caligula, de Claude, de Néron et jusqu'à Cléopâtre qui se fit représenter sus la forme d'Isis, mais avec son portrait à elle.

Plusieurs faits essentiels sot à enregistrer:

-Neuf seulement des douze cryptes découvertes étaient gravées de hiéroglyphes.

-Des sondages dans les fondations ont démontré que des pierres gravées ou sculptées antérieurement pour construire des temples plus anciens démolis avaient été utilisées pour assurer la solidité des soubassements. A l'intérieur de l'édifice actuel, on trouve des pierres massives en grès provenant de la construction remontant à la XIIème dynastie, c'est à dire de deux millénaires auparavant. En d'autres endroits, des figurations présentent des rois de la VIème dynastie apportant des offrandes à Hator. De même pour Thoutmosis III qui apportait son tribut d'or à la Triade Divine.

-Comme en ce qui concerne l'orientation du Temple lui-même, alors que cet édifice consacré à Isis, et que sa "Maison-de-Vie" enseignait l'astronomie et les "Combinaisons-Mathématiques-Divines", l'orientation du bâtiment ne correspondait avec les données inscrites sur les murs (c'est ce que disaient et écrivaient les spécialistes des fouilles). En effet, l'axe longitudinal du grand temple incline de 16 degrés vers l'est du nord vrai, alors que les textes hiéroglyphiques ne sont pas en accord avec cette ligne, puisque dans la grand-chambre, elle y est gravée comme étant au nord, celle-ci étant plein ouest.

-La deuxième chose incompréhensible (pour Slosman et pour moi), est l'ignorance de ceux chargés de décrypter les textes. Ils n'ont fait qu'émettre des hypothèses sans queue ni tête afin d'expliquer le "manque d'intelligence" des architectes et des promoteurs de l'antiquité. Pourtant l'explication logique est parfaitement compréhensible par le phénomène de "précession des équinoxes", qui fait rétrograder la terre dans son axe dans l'espace. Le recul de Dendérah par au nord vrai a été de 50" d'arc par an, soit d'un degré tous les 72 ans, donc de 16+90= 106°. Donc cette date est facile à retrouver puisque: 106°x72 ans = 7 632 ans. Si on retire 2 100 ans environ jusqu'à la dédicace de Ptolémée III, on obtient une antériorité de 5 532 ans. Or, on a retrouvé des documents entreposés au musée du Caire et faisant état du roi Khoufou qui avait ordonné la troisième reconstruction de Dendhéra, en fournissant à son architecte royal des plans écrits sur peau de gazelle remontant "aux suivants d'Horus".



Parmi tous les travaux écrits sur le sujet, on peut noter l'étonnant travail de Jean Baptiste Biot, intitulé"Recherches sur plusieurs points de l'astronomie égyptienne", appliquées aux monuments astronomiques trouvés en Egypte.Il parut en 1823 et fit l'effet d'une bombe, car son auteur n'était pas un farfelu inconnu! Avec ces éléments,et l'esprit un peu en ébullition et quelque peu abasourdi par tout ce qu'il voyait, et la belle physionomie d'Isis dont le fameux sourire paisible était reproduit sur les 24 piliers, Slosman fie là la première connaissance de la Triade divine: Osiris, Isis et leur fils Horus. Isis était honorée ici, à Dendérah, alors que deux autres édifices proches, adoraient Osiris à Esné et Horus à Edfou. La Désse-Mère aux mille noms, Isis, recevait les reliques de son époux et de son fils lors des grandes fêtes religieuses, faisant de Dendérah le temple initiatique le plus sacré de tous. Son guide lui montrait dans une salle la scène consacrée à la résurrection d'Osiris renaissant pour enseignant les générations à venir.

 

Même si niait toute antiquité à ce temple, sa construction remontait au minimum à un siècle avant la naissance de Jésus! Or, il y avait là tout un symbolisme gravé en hiéroglyphique de la Sainte Trinité et de la résurrection du Christ... sans parler du symbole de la croix inhérent à la croix ansée pharaonique ou croix-de-vie. Comme Slosman (qui le dit en page 164), je bute sur des traductions hiéroglyphiques absurdes et il m'est impossible de croire à ce polythéisme idolâtrique, décrit avec un luxe de détails grotesques, comme pour appuyer la sauvagerie de ce peuple pharaonique, dont aucun auteur ne nie cependant la grandeurs des constructions. Je vais suivre les deux cheminements parallèles qu'à alors suivis Slosman. Le premier concerne les textes se rapportant à l'adoration et à la vénération de tout un peuple envers Ptah, dont Ousir (Osiris), était le Fils. L'autre avait Râ ou Amon-Râ, pour promoteur de la nature, cela étant rapporté par les Scribes des descendants de Sith (Seth). Ousir et les demi-frères d'une même mère; Nout, mais de deux pères différents, Ptah et Geb. Pour pénétrer plus en avant dans les textes originaux, Slosman a consulté les principaux dictionnaires hiéroglyphiques, ainsi que la grammaire de Champollion (ouvrages quasiment impossibles à trouver dans le commerce) pour permettre de démarrer dans une voie logique. Puis, par un "hasard" miraculeux (?), en parlant de ses travaux à des ecclésiastiques, l'un d'eux lui indiqua le centre Culturel "les Fontaines"  à Chantilly, qui recevait les chercheurs et l'accueillerait volontiers. Il fut accepté et se rendit compte de la chance qu'il avait eue! Mais était-ce simplement une coïncidence? Non seulement les livres indispensables étaient là à sa portée, mais également il y avait un exemplaire complet de la"Description de l'Egypte", un monumental ouvrage effectué par la Commission scientifique de Bonaparte. Il y avait également bien des ouvrages concernant Dendérah et Champollion, dont "Les Lettres inédites de Champollion le Jeune à son frère", publiées par le Marquis de Brière en 1842, et qui démontrent que le grand savant ne devint un génie qu'à partir de 17 ans quand il s'intéressa à l'archéologie orientale. Dans cette atmosphère propice à la spiritualité et à la méditation, la surprise fut grande, car aucun des cinq ouvrages sérieux n'accordaient la même signification à un idéogramme identique. Dans le Dictionnaire allemand de Brugsch notamment en 3 volumes (2 en anglais, un en français et un autre en allemand), on trouve qu'en consultant un idéogramme indiquant la couleur noire par exemple, il figurait la rouge dans un autre ou la verte dans le troisième, et encore, tous trois parlaient de la même couleur, ce qui n'était pas le cas pour d'autres hiéroglyphes. Il fallait donc repartir dans un autre sens. Il s'aperçut avec stupeur que notre savant français était mort jeune, laissant ses travaux inachevés; ils furent édités par son frère qui prit le nom de Champollion-Figeac à cet effet.  Certains archéologues s'emparèrent alors des résultats pour se lancer dans une science qu'ils ne maîtrisaient aucunement. Plusieurs savants et sommités de cette époque tiraient la sonnette d'alarme. Monseigneur Affre, archevêque de Paris, écrivit une lettre à l'Académie pour attirer l'attention de ses honorés membres sur la façon dont "certains orientalistes utilisaient les travaux du regretté Champollion pour créer une science à laquelle personne ne comprendrait rien et uniquement d'obtenir des chaires d'égyptologie à 5 000 livres par an." Dans le même temps et en termes plus diplomatiques, M. Alexis de Goulianov écrit en 1839 dans son livre: "les éléments de de la langue sacrée des égyptiens", "le vague où le savant français M. Champollion a laissé les éléments de sa doctrine a dû, nécessairement , jeter les archéologues dans le champ des hypothèses plus ou moins arbitraires et les autoriser à substituer leur opinion aux données équivoques du fondateur de la théorie". En réalité, personne n'avait rien compris à la conception première de l'écriture idéographique de ce langage divin de l'Origine. Champollion était près d'y parvenir lorsqu'il mourut prématurément.Reprenons l'historique avec le processus qui l'amena à créer son "alphabet des lettres phonétiques hiéroglyphiques."

La pierre de Rosette, trouvée par les soldats du génie de Bonaparte était écrite en trois langues: en grec, en démotique ou langue populaire égyptienne antique, et en hiéroglyphique, le langage sacré des prêtres pharaoniques. Dans la partie grecque, le nom de ptolémée était répété à trois reprises, dans trois ensembles idéographiques enfermés dans un ovale, ce qui donna à Champollion l'idée de croire que le contenu de ces cartouches signifiait "PTOLEMEE."  Consultant des centaines de de copies de documents, le savant tomba sur ceux de Cléopâtre, provenant d'une obélisque bilingue de de philae. Partant de cette similitude, Champollion composa un alphabet. Ici se situe l'erreur, car il ne s'agit que d'une phonétisation approximative qui n'a rien à voir avec l'écriture elle-même. C'est ce que pressentait Slosman et cette alphabétisation abusive ne se retrouve pas dans les dictionnaires. Et, nouvelle coïncidence (?), un japonais arriva au centre des pères Jésuites.Son érudition était telle que la discussion fut amenée sur une énigme hiéroglyphique pour laquelle les idéogrammes pouvait venir en aide. L'exemple pris est très simple, mais il permet de comprendre puisqu'il s'agit de la traduction du nouveau testament en japonais. Qu'il ait été traduit dans cette langue à partir de n'importe quelle autre langue importe peu, puisque les noms et prénoms n'ont aucun comparatif dans ces langues.Lorsqu'il s'est agi de traduire le prénom de la Sainte Vierge: "Marie" ou "Maria" non seulement aucune concordance dans la phonétique japonaise n'existait, mais de plus, le son "r" ne pouvait être rendu, ou écrit, puisque son écriture n'existe pas. Il fallut donc utiliser un subterfuge linguistique et effectuer un assemblage hiéroglyphique des plus précaires et incompréhensible en japonais, pour obtenir "Maria"! Trois caractères phonétisèrent une consonance verbale sensiblement identique, dans une même catégorie de sons: "MA-LI-YA", donc Malia le plus approchant phonétiquement de Maria (voir les caractères page 167).Mais ces trois hiéroglyphes ne veulent en aucun cas signifier Malia en japonais, car ces trois signes ne peuvent s'accrocher les uns aux autres! En effet, cet assemblage hétéroclite vient uniquement phonétiser un nom étranger qui doit être lu tout haut ou bien prononcé tout bas, comme pour soi-même.Et sa prononciation n'a pas plus d'importance que que sa signification réelle. Le seul but est d'en faire un son approchant lorsque un étranger est susceptible d'écouter d'une oreille attentive. En dehors de cela, que signifiaient ces idéogrammes japonais?...

"MA" = JASPE.

"LI" = BENEFICE.

"YA" = DEUXIEME.

Ces trois sons caractéristiques d'un prénom étranger, phonétisant la Vierge de Nazareth, la Mère de Jésus, "Maria", ne peuvent strictement qu'imiter, en japonais, les sons européens pour assurer la continuité de la lecture du textes sacré! Cela ne veut rien dire d'autre qu'un ensemble inexprimable autrement, et surtout pas "Marie" puisque les trois hiéroglyphiques , en japonais, accolés les uns aux autres, ne signifient rien. Pour la petite histoire, cette phonétisation a déjà été utilisée pour désigner le nom d'un tyran sanguinaire du XIIème siècle. C'est pourquoi une traduction hiéroglyphique fondée uniquement sur l'alphabet issu des principes émis par Champollion en partant des sons de remplacement utilisés dans les cartouches royaux et impériaux gréco-romains ne peut vouloir dire quelque chose de sensé. Ce serait exactement comme si, de nos jours, nous voudrions écrire en latin des mots à sens inconnu il y a 2 000 ans: pommes frites, électronique ou antenne de télévision! Seule une imagerie suggestive permettrait de retransmettre au travers de n'importe quelle époque un sens, intraduisible autrement! Ce travail effectué par Champollion, juste avant sa mort prématurée n'eut certainement pas la conclusion logique qu'il aurait dû avoir. S'il avait vécu ne serait-ce que quelques mois supplémentaires, la "traduction des cartouches" se serait véritablement transformée en travail solide et durable, car il avait  à sa disposition une masse de documents originaux, hélas aujourd'hui disparus qu'il avait vus tout au long du Nil.

Pour repartir à la conquête d'une explication logique du sens des textes gravés, il fallait donc suivre une nouvelle voie: celle des auteurs antiques ayant traité de hiéroglyphique: HorappolonChérémon, le moine Tzétzés, aristote le père Kircher, Clément d'Alexandrie et nombres d'érudits des premiers siècle. Chérémon, qui fut le compilateur du savoir par la hiéroglyphique, fut le premier à rendre publics des éléments de ce qu'il appelait la Langue Sacrée des Egyptiens". Il savait de quoi il parlait, puisqu'il était non seulement l'un des hiérogrammates les plus assidu à la fameuse bibliothèque d'Alexandrie, bien avant que Jules César, jaloux, ne donne l'ordre de la brûler.Il était, en plus, "le gardien-préservateur" de la "Tradition Originelle", celle écrite sur les manuscrits en peau, et qui était précieusement conservée en la bibliothèque du Sérapéum d'Alexandrie.

serapeum de saqqarah

Elle ne se trouvait pas dans le quartier du Bruchium, qui a été brulé, mais dans le Rhacotis où aucune maison ne fut touchée par le désastre. Malheureusement, seules quelques bribes éparses de la traduction grecque de ce document nous sont parvenues, relatées par des auteurs latins tels que le moine Byzantin Tzétzés, dans son livre Aegytiaca. C'est regrettable, car ce travail resta unique dans les annales de l'histoire. Car il ne faut pas compter parmi les travaux sérieux celui effectué par Horapollon, au Vème siècle dans son traité "Hiéroglyphica", rejeté par tous les érudits dès sa parution.

Dans le langage hiéroglyphique des Egyptiens, les figures géométriques élémentaires étaient les formes réduites de tout ce qui existe sur terre, ou non. Elles représentaient les prototypes de des choses significatives par leur essence. La croyance était que ces éléments formaient la base des formes primitives de la Création, exprimant la Parole pour toute chose mesurable, comme le Nombre exprimait n'importe quelle quantité. L'angle fut un bras recourbé, figuration qui exprimait le serviteur; il devint, par extension, et sous d'autres formes figuratives une expression soulignant l'infériorité, ou tout au contraire la Puissance divine comme instrument de vengeance. On trouve une analogie pour bien des mots français entre des figures géométriques et des nombres pour exprimer des idées d'un tout autre ordre: tels circulation, circonvenir, circonspect; et aussi tort, traverser, incliner. Ces termes sont des mots abstractifs s'exprimant à l'aide de hiéroglyphes et ils se traduisent mieux par la simple lecture dessinée. Il en va de même pour oeil, bras, main, jambe et tous les organes humains. Les animaux, les phénomènes de la nature sont aussi source d'une quantité de hiéroglyphes compréhensibles. Ils formaient les principes universels des choses et des êtres. Aujourd'hui,on utilise de plus en plus cette forme tels le code de la route ou tous les codes et signes qui se créent en permanence. Un exemple frappant est celui du "Traité de philosophie selon les Egyptiens" attribué selon les spécialistes à Aristote":

"Je vais considérer l'universel ou l'intellectuel, selon l'esprit de ceux qui ont enseigné, par des figures mystérieuses et des notes difficiles à exprimer; or, penser, c'est former des images. La pensée de l'homme est variable, suivant la nature des objets spirituels et célestes ou bien terrestre dont elle prend les formes, devenant presque le même qu'eux. Si les formes, dans nôtre âme, n'étaient pas semblables à celles des choses, nous ne connaîtrions pas ces choses en vérité, puisque la vérité d'une chose est la chose elle-même. Mais ce sont les vraies formes invariables, intellectuelles, que l'homme doit s'efforcer d'atteindre, afin de leur assimiler ses pensées et son âme, l'élevant par ce seul moyen vers son origine."

Les Egyptiens, ayant connu les formes spirituelles, s'expliquaient par une doctrine intellectuelle et supérieure aux méthodes humaines. Ils gravaient ces conceptions sublimes par des figures ornant les pierres des murs des temples. Ils en usaient de même pour les sciences et pour les arts, afin d'indiquer que l'esprit immatériel avait tout créé d'après les modèles particuliers de chaque être".

C'est cette élévation de l'âme, par l'étude des causes premières , qui fut le but recherché par ceux qui tentèrent l'Initiation dans les "Maisons-de-Vie"  de l'Egypte. S'il y eut peu d'élus, beaucoup tentèrent l'expérience et en retirèrent une grande sagesse. Ils y apprirent à employer ces images propres à démontrer la valeur des idées et à formuler les plus hautes pensées, bien mieux que ne pouvait le faire la langue populaire. Ces figures expliquent comment l'homme mesure le monde d'après les textes sacrés. Elles existent ces formes élémentaires qui ont leur moule dans les choses et qui retracent ces moules. Et c'est en vain qu'on cherchera une langue universelle des signes, avant d'avoir saisi ces éléments; comme en vain on eut recherché un alphabet avant d'avoir analysé les sons que les caractères représentent. Ces images curieuses et étranges ne pouvaient qu'être porteuses d'un message céleste celui de la science Divine. Sa signification symbolique ne pouvait être que mystique et initiatique, nul n'en doutait. Les hiéroglyphes ont donc une base idéographique, hautement spirituelle et à cause de cette raison majeure, ces signes ne sont pas compréhensibles du peuple. Et ce qui signifie , en seconde raison et en toute logique, qu'il existait une écriture populaire autre qui se lisait à haute voix et qui était donc parlée. Elle fut appelée plus tard le langage démotique, ce qui laisse à supposer que la hiéroglyphique n'était qu'un langage écrit, destiné à la conservation de la Tradition Originelle.

Clément d'Alexandrie, au IIIème siècle, tenta de remettre cette écriture en usage afin que cette iconographie ne se perde pas. Il la tria et la classa par ordre dans ses stromates. Ce sera le seul apport de valeur depuis Chéméron, qui fut conservé dans le texte grec. En voici une traduction française du chapitre 4, au livre 5 des stromates, due à M. Letronne, que Champollion reprendra pour convaincre ses détracteurs et en extrapoler arbitrairement les parties qui lui convenaient, laissant dans l'ombre celles qui le gênait:

"ceux qui, parmi les Egyptiens, recevaient de l'instruction, apprenaient avant tout un genre de lettres égyptiennes appelé épistolographique; en second lieu l'hiératique dont se servaient les hiérogrammates et enfin la hiéroglyphique. La hiéroglyphique était de deux genres: l'un, cyriologique, employait les premières lettres alphabétiques, l'autre n'était que symbolique. La méthode symbolique se subdivise en plusieurs espèces: l'une représente tous les objets par imitation; l'autre les exprime de façon tropique, soit figurée; la troisième les exprime entièrement en allégories par certaines énigmes."

C'est la méthode décrite  par Clément d'Alexandrie qui a permis à Slosman d'orienter vers sa solution le décryptage complet de Dendérah. On lit dans dans la traduction de M. Letronne: "cette tournure, en utilisant la première lettre, était souvent employée par le grand Platon qui l'avait ramenée d'Egypte. On l'y retrouve dans son Politique, dans Le Sophiste, et à une vingtaine de reprises dans le Thééthète, où cette articulation "première" était la même: "son primitif", "élément primaire", "première lettre"... La réalité de ces dires quand à cette première lettre se trouve gravée sur les murs du temple de la Dame du Ciel de Dendérah notamment dans le texte si touchant par sa ferveur appelé "La Prière d'Isis". Elle a obtenu de Dieu le retour à la vie de son mari, par sa prière d'intercession. Elle est plus connue du nom fallacieux que lui ont donné les Egyptologues: "les lithanies d'Athor". Or Isis est la mère d'Horus et non une autre déesse. Sur cette gravure, les titres de la Dame du Ciel sont bien rangés en groupes, mais ils ont la particularité de définir chaque titre de groupe par la même image, donc par la même première lettre. Cette concordance n'est pas sans importance, car elle se trouve tout au long de dédale de pièces dédié à la Dame du Ciel! Il y a trop de subtilité dans ces figuratifs pour qu'il ne soit pas indiscutable qu'un système d'allitérations préside à la compréhension de la hiéroglyphique. Chaque mot ou presque commence par la même première lettre pour fournir l'alphabet complet. Une telle organisation apporte, en plus la signification de certaines consonances divines ce qui expliquerait le terme "anaglyphe" avancé par Clément d'Alexandrie, et qui signifie: hiéroglyphe à double sens.

Il faut aussi se souvenir que les "Stromates" forment un ouvrage qui traite de la foi chrétienne, et que juste avant ce chapitre sur la hiéroglyphique, ce Père de l'Eglise parlait de la différence entre l'ordre de la foi et celui qui nourrissait la science. Le premier est strict et indépendant, alors qu'au second s'attachaient des mystères aux dogmes sacrés, qui, pour les antiques égyptiens, n'étaient que des objets de foi et surtout un moyen d'exprimer sa pensée. Exprimé par la Parole et le Verbe, il devient en hiéroglyphique: le mouvement, la forme, la géométrie, les mathématiques, LE NOMBRE!...

Slosman tourna ses recherches vers les papyrus mathématiques dont il avait entrevu l'importance en préparant sa thèse sur Pythagore et il put retranscrire les deux tiers des idéogrammes de calcul dans leur contexte hiéroglyphique épistolaire. Il devait détailler plus tout cela dans la série de ses livres:

D) LA TETRALOGIE DU SAVOIR.

1) l'Astronomie selon les Egyptiens (non paru).

2) Les Mathématiques selon les Egyptiens (non paru).

3) La Médecine selon les Egyptiens (non paru).

4) L'Evangile selon les Egyptiens (non paru).


Sa mort prématurée ne l'

a pas permis, mais les premiers livres dont "la grande hypothèse" sont un résultat important de sa traduction de l'écriture hiéroglyphique.


Fin de la partie 1 de ce message: 8) à la découverte de Dendérah).

La partie 2 paraîtra dans dans dans un autre message: La grande hypothèse 8) A la découverte de Dendérah, l'ère du Taureau en Ath-Kâ-Ptah, partie 2.

 

La grande hypothèse 7) A la découverte du grand Labyrinthe, le Cercle d'Or

La grande hypothèse 7) A la découverte du grand Labyrinthe, le Cercle d'Or

 

Où l'on voit que l'objectivité scientifique peut empêcher et faire reculer des découvertes majeures, si on ne croît pas que nos ancêtres avaient des civilisations aussi évoluées (sinon plus) que la nôtre.

Les colosses de Memnon

 


 

 

 

 

La Bible est présente  parmi les grands mythes de l'humanité, mais le mythe de l'Atlantide représente beaucoup pour moi.

Je l'ai découvert en lisant les livres d'Albert Slosman, la grande hypothèse, le trilogie des origines (le grand cataclysme - les survivants de l'Atlantide - ...et Dieu ressuscita à Dendhéra), la vie extraordinaire de Pythagore, Moîse l'Egyptien. Dix livres étaient prévus après Moîse, mais cette série a été interrompue par la mort de Slosman en 1981. Le dernier livre que Slosman avait prévu devait s'intituler l'Eternité n'appartient qu'à Dieu.

Dans les autres publications, on trouve l'astronomie selon les Egyptiens, le livre de l'au-delà de la vie et le zodiaque de Dendhera.


Ma lecture de "La grande hypothèse" va porter surtout sur le grand cataclysme qui est sans doute une autre façon de voir le Déluge de la Bible. Je crois que tous les grands mythes de l'humanité parlent de ce qui a dû être une catastrophe naturelle que la terre aurait subi il y a 14000 ans selon Slosman. Les 3 grandes pyramides d'Egypte et le Sphinx seraient selon lui un témoignage des survivants de ce évènement à l'adresse des générations futures et un avertissement qui a un écho particulier aujourd'hui où on parle de plus en plus de fin du monde . L'émission de la chaîne 4 (apocalypse en 2012) est significative à cet égard.

 

De "la grande hypothèse", le Figaro écrivait alors: la "construction qui s'accomplît devant nous est peut être un des évènements de notre temps". Et Slosman le définissait ainsi: "c'était en définitive une histoire du monothéisme des origines à la fin du monde que j'étais en train d'écrire, en voulant démontrer que le Dieu des chrétiens était le même que le Créateur originel. L'éternel était Yahvé, mais aussi Ptah. Dieu était celui de Jésus, de Moise, d'Abraham mais aussi d'Osiris. Et ce Dieu Un avait déjà été l'unique créateur de la Création, celui qui inspira la Loi à ses créatures! A chaque ère céleste correspondait un Fils de Dieu, un Messie".

 

"C'est une Histoire du monothéisme des origines à la fin du monde que j'étais en train d'écrire, en voulant démontrer que le Dieu des chrétiens était le même que le Créateur originel. L'Eternel était Yahvé mais aussi Ptah. Dieu était celui de Jésus, de Moise, d'Abraham, mais aussi d'Osiris. Et ce Dieu Un avait déjà été l'unique Créateur de la Création, celui qui inspira la Loi à ses créatures. A chaque être céleste correspondait un Fils de Dieu, un Messie". Albert Slosman

Sommaire de mes messages:

1)   Le hasard existe t-il?

2)   Le destin s'écrit-il aussi?

3)   Le grand cataclysme.

4)   L'âme Atlante n'est pas perdue.

5)   Les rescapés de l'Ahâ Men Ptah.

6)   La résurrection de Ptah à Dendérah.

7)   A la découverte du grand labyrinthe, le cercle d'or.

8)   A la découverte de Dendérah, l'ère du Taureau

9)   L'ère du Bélier: Moïse le rebelle et Dieu oublia l'Egypte (Cambyse le fou).

10) L'ère des Poissons: Jésus le Christ.

11) L'éternité n'appartient qu'à Dieu - Pour notre temps.


 

7) A la découverte du grand Labyrinthe, le Cercle d'or.


A) Le grand labyrinthe.

"Le labyrinthe est composé de douze cours environnées de murs, et une enceinte de murailles les renferme. Leurs appartements en sont doubles; il y en a quinze cents sous terre et quinze cents au-dessus, j'ai visité les pièces d'en haut et j'en parle comme témoin avec certitude". Hérodote (histoire de l'Egypte).

"Hérodote, au livre II, y contoit 12 salles et 3 000 chambres, moitié sous terre, moitié au-dessus. Et s'il est une bévue pardonnable aux anciens autheurs, comme Pline et Méla, qui n'ont jamais mis le pié en Egypte, que penser d'Hérodote et Strabon, qui ont supposé qu'y ayant 4 labyrinthes, un seul fut dans ce royaume? Or ici, les plus grand est indépendant des deux autres. Et s'il est naturel d'opposer l'authorité d'un historien au torrent des autres, mon raisonnement est sans réplique car j'ai vu moy-même les trois labyrinthes, dont j'ay visité le plus grand: c'était le 20 juillet. Père Cl. Sicard, s.j. (Manuscrit inédit sur l'Histoire de l'(Egypte, 1718).

Dendérah-le zodiaque

Il est bien difficile de s'imaginer le gigantesque de la construction du Cercle d'or tant qu'il ne sera pas mis au jour (voir plus loin, le Cercle d'Or,  "Et Dieu ressuscita à Dendérah"). Les fouilles datant de l'époque de Slosman avaient montré quelques dalles datées du temps de Chéops. Mais rien de nouveau ne s'est passé depuis. L'existence des six constructions précédentes au temple actuel, dont parle Slosman n'a pas été confirmée malgré les documents qui parlent du Cercle d'Or. Mais  l'existence de Troie avait longtemps mise en cause avant la découverte des ruines par Heinrich Schliemann en 1871. On trouve des écrits, en particulier le manuscrit original écrit par le Père Jésuite Claude Sicard en 1718 que Slosman a compulsé à Chantilly. Pour en arriver à la compréhension de la réalité du Cercle d'Or, il faut entreprendre le même cheminement que Slosman, afin de suivre pas à pas, comme si on y participait et parvenir d'abord à la découverte de ce qu'est devenu le Grand Labyrinthe.


Voici tout d'abord le fameux texte d'Hérodote le concernant.

"Ils décidèrent de laisser un monument commun en souvenir de leur règne et construisirent un labyrinthe, un peu au-delà du lac Moeris près de la ville des Crocodiles".  J'ai vu ce labyrinthe: il défie vraiment toute description. Même en additionnant tous les ouvrages et toutes les murailles que les Grecs on pu construire, on n'arriverait pas au quart des dépenses et des travaux qu'a nécessités ce labyrinthe. Le temple d'Ephèse, le temple de Samos méritent déjà des éloges. Les pyramides soutiennent la comparaison avec les plus beaux monuments grecs. Mail le labyrinthe dépasse tout cela. Il comprend douze couvertes et contiguës, dont les portes se font vis-à-vis, six par six, le tout entouré d'un mur unique. L'intérieur contient trois mille chambres, la moitié au premier étage. J'en parle du reste, en connaissance de cause. Je n'ai pu voir les chambres souterraines, dont la visite est interdite à cause de la sépulture des rois et de celles des crocodiles sacrés qui s'y trouvent, aussi n'en parlé-je que par ouïe-dire. Mais les pièces supérieures que j'ai vues de mes propres yeux, découragent vraiment l'éloge. Toutes ces portes, toutes ces sorties, le nombre incalculable de couloirs, toutes ces allées et venues me plongèrent dans l'émerveillement. je passai d'un cour dans une salle, d'une salle à un portique, pour tomber dans une nouvelle salle, puis dans une cour... Le toit de tout l'édifice est en pierre. Les murs sont recouverts de bas-reliefs, et chaque cour est bordée de colonnades en pierre blanche, d'un travail impeccable. Une pyramide de quarante orgyes se dresse à l'entrée du labyrinthe. On y accède par une voie souterraine. "

On trouve plusieurs non-sens dans ce récit qui démontrent qu'Hérodote n'a pas visité le Labyrinthe: la ville des crocodiles est Kom Oumbos et non Dendérah et le Pharaon Moeris ne figure dans aucune chronologie, et personne n'a situé l'emplacement du lac. En étudiant les premiers rois de la première dynastie, on  trouve les noms de Mena-Ahâ, devenu Mêna ou Ménès en grec dans la table de Manéthon. (chercher: egypte manethon), puis Menkès, Mendès,  Ismendès et Osymendias, chacun d'eux étant l'auteur d'une formidable construction près de Thèbes, (aujourd'hui Louxor), au sud de dendérah. Des précisions sont apportées par Pomponius Méla, Diodore de Sicile, Strabon: "Mendès ou Imandès, fit bâtir le grand labyrinthe pour y être enterré. Ce roi s'appelait aussi Memnon. Il fit construire à ce titre les palais Memonnia de Thèbes et d'Abydos avant que soit achevé le grand labyrinthe où il fut enterré". Ainsi commence à se dessiner le schéma réel. Les deux palais de Memnon ayant été construits au nord et au sud de Dendérah, si on admet qu'il s'agit du même Per-Ahâ (pharaon), on peut faire le rapprochement, le défaut d'écriture provenant de la phonétique grecque. Ména (ou Ménès), fut l'unificateur des Deux-Terres en tant que descendant d'Ousir (Osiris). Ménès devint Mendès, descendant d'Ousir, soit Ousir-Mendès donc Osymandyas.

Les prêtres de Ptah et les architectes de Ména-Ahâ ont été à l'origine du rétablissement des Combinaisons-Mathématiques-Divines, ainsi que de la conception de l'immense lac artificiel attenant au Cercle d'Or et ayant en son centre une pyramide contenant les reliques et les vêtements d'Ousir. Ainsi, l'Aîné pouvait retrouver ses ancêtres engloutis tout en surveillant et en amenant par sa présence les rayons bénéfiques des Douze. A titre d'anecdote, le guide de Slosman lui avait dit que le site de Dendérah s'appelle en arabe: "Ahnas el berba" ca qui signifie "Mère des Ruines", façon imagée de décrire les choses semblable en cela aux "Combinaisons-Mathématique Divines".


Voici résumé, un autre passage de Diodore de Sicile à propos de ce labyrinthe perdu:

Le minotaure

"A la mort d'Actisanès, les Egyptiens rentrèrent en possession de la souveraineté et élurent pour roi un indigène, Mendès, que quelques-uns appellent Marrhus. Ce roi ne fit aucun exploit guerrier, mais il se construisit un tombeau, appelé labyrinthe, moins étonnant par sa grandeur que par l'art inimitable de sa construction, car celui qui est entré ne peut en trouver la sortie, à moins qu'il ne soit conduit par un guide expérimenté. Quelques-uns prétendent que Dédale, ayant admiré ce monument lors de son voyage en Egypte, construisit sur le même modèle le labyrinthe de Minos, roi de Crète, dans lequel séjourna dit-on le Minotaure. Mais la labyrinthe de Crète a entièrement disparu, soit par l'injure du temps, soit qu'un roi l'ait fait démolir, tandis que le labyrinthe d'Egypte s'est conservé intact jusqu'à nos jours. Après la mort de Mendès, il y eut un interrègne de cinq générations. Puis il eut Kétès, puis son fils Rhemphis. Puis sept générations de rois fainéants et enfin le huitième qui fut Chembès de Memphis, qui régna 50 ans et éleva la plus grande des trois pyramides, mise au nombre des sept merveilles du monde".

Ce Mendès est bien  le Mêna ou Men-Ahâ, unificateur d'Ath-Kâ-Ptah, puisque quelques soient les noms donnés par Diodore de Sicile aux pharaons, le constructeur de la plus grande des trois pyramides intervient chronologiquement à son emplacement historique exact, après Ménès. Ce roi n'a donc rien à voir avec celui que les historiens grecs postérieurs appelèrent Memnon pour personnifier Aménophis II, le huitième pharaon de la XVIIIème dynastie, auteur des deux fameux "Colosses" protecteurs d'un temple fabuleux construit derrière eux, à l'entrée de la vallée des rois de Thèbes, complètement détruit et disparu aujourd'hui.


Strabon, le grand géographe de l'antiquité qui, comme Hérodote dit avoir visité le labyrinthe, en parle d'une autre façon dans son livre XVII, au paragraphe 37.

"Indépendamment de ces ouvrages, citons encore le labyrinthe, qui par ses proportions et ses dispositions étranges, égale presque les pyramides, et tout à côté du labyrinthe le tombeau du roi qui l'a édifié. Après avoir dépassé sur le fleuve de 30 ou 40 stades environ l'entrée du canal, on aperçoit un terrain plat en forme de table sur lequel sont bâtis un village et un vaste palais ou plutôt un assemblage de palais: autant en effet on comptait de nomes dans l'ancienne Egypte, autant on compte de ces palais, de ces aulae, pour mieux dire, entourés de colonnes, et placées  à la suite les unes des autres toutes sur une seule ligne et le long d'un même côté de l'enceinte, de sorte qu'on les prendrait à la rigueur pour les piliers ou les contre-forts d'un long mur. Leurs entrées respectives font face à ce mur, mais se trouvent précédées ou masquées par de mystérieuses constructions appelées cryptes, dédales de longues et innombrables galeries reliées ensemble par des couloirs tortueux, dédale tellement inextricable, qu'il serait de toute impossibilité à un étranger de passer d'une aula à l'autre et de ressortir sans guide...Les cryptes sont recouvertes, mais dans le sens de la largeur, de dalles ou de pierres d'un seul morceau de dimensions extraordinaires, sans mélange de poutres ni d'autres matériaux d'aucune sorte, si bien qu'en montant sur le toit, lequel n'est pas très élevé, vu que l'édifice n'a qu'un étage, on découvre une véritable plaine pavée de ces pierres. Et maintenant qu'on se retourne pour reporter sa vue sur ces aulae, on voit se dérouler devant soi toute une enfilade de palais flanqués chacun de 27 colonnes monolithes... A l'extrémité enfin de cet édifice, qui couvre plus d'un stade de terrain, est le tombeau en question: il a la forme d'une pyramide quadrangulaire. Imandès est le nom du roi qui y est enseveli..."

Cette description ne fait suite qu'à des narrations entendues ici ou là, et ce passage a suscité bien d'autres interprétations accompagnées de dessins originaux, faussant les recherches des premiers égyptologues qui recherchèrent un bâtiment carré à ... Thèbes!


Concernant le Cercle d'Or, voici des extraits du long mémoire de l'Helléniste A-J Letronne sur Osymandias, lu à l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres le 11 juillet 1842: où il fait état des écrits du premier livre de Diodore de Sicile:

"S'il est vrai que ce fameux édifice fut détruit longtemps avant le règne de Ptolémée fils de Lagus, on ne peut s'empêcher de concevoir quelques doutes, non pas sur l'existence d'un tombeau quelconque d'Osymandias, mais sur celle d'un monument conforme à la description. On pourrait dire à la vérité , que cet édifice aura pu être détruit à un époque déjà ancienne, comme ces vieux monuments dont les débris sont entrés dans la construction de quelques parties de des édifices de Karnak...Or on ne comprend guère qu'un si prodigieux monument eût totalement disparu dans l'espace de deux siècles. Qui ne s'apercevrait dans de tels récits l'intention d'élever outre mesure la puissance et la richesse de l'antique Egypte? Sans parler des procédures, et d'autres détails qui présentent tous plus ou moins ce caractère fantastique, terminons par le fameux cercle d'or placé sur le toit de l'édifice. Il avait 365 coudées (200 m) de tour et une coudée d'épaisseur. A chaque coudée était marqué un des jours de l'année, avec l'indication du lever et du coucher des astres pour ce jour, et les pronostics atmosphériques qui s'y rapportaient, selon les astronomes égyptiens. On a beaucoup et fort inutilement disserté sur ce fameux cercle d'or, dans l'intention d'en faire quelque chose d'au moins vraisemblable; et l'on s'est donné la peine d'inventer des hypothèses qui tombent toutes devant l'examen pur et simple de la description. Les difficultés qu'il présente sont relatives à sa grandeur, à sa matière, à son usage. Quand à sa grandeur, il s'agit bien réellement d'un cercle ayant 365 coudées de tour, et une d'épaisseur. Or, un cercle d'environ 600 pieds de circonférence ne peut absolument pas se placer sur la couverture d'un monument égyptien...Si un pareil cercle est impossible par sa grandeur, il l'est encore par sa matière. Pour diminuer l'excès d'invraisemblance, on a supposé qu'il était simplement doré et non pas d'or...Et à quoi bon parler de son épaisseur, s'il eût été de pierre? Les prêtres ne se sont pas contentés de dire que Cambyse avait détruit ce cercle, ils ont dit qu'ils l'avaient pillé, comme ils comme ils avaient pillé l'or et l'argent du grand temple de Karnak. Une telle circonstance exclut l'idée de simple dorure...Ce cercle est prodigieux sans doute; le volume est de 362 coudées cubes soit environ 53 mètres cubes, dont le poids est de 4 170 280 marcs d'or; ce qui, à raison de de la proportion 13., qui est celle dont parle Hérodote, revient aux 53 millions de marcs d'argent qu'Osymandias retirait du seul produit des mines de l'Egypte. La coïncidence est assez remarquable. Quand à l'usage d'un pareil cercle, on n'a jamais pu dire en quoi il pouvait consister. Pour moi, je n'y vois qu'une invention bien maladroite puisqu'elle se trahit au premier coup d'oeil. Selon les prêtres, on avait marqué sur ce cercle le lever et le coucher des astres, et les phénomènes atmosphériques qu'ils annonçaient chaque jour: c'est là tout justement le caractère de ces parapegmes qu'on exposait dans las villes grecques depuis la réforme de Méton. Mais il se présente une difficulté, c'est que le cercle d'or, avec sa division en 365 coudées ne pouvait représenter qu'une année vague, tandis que l'indication du lever et du coucher des astres pour chaque jour de l'année et les pronostics météorologiques qu'on en tirait, ne peuvent avoir d'application constante que dans une année fixe solaire ou luni-solaire, comme l'était alors celle des Grecs, régularisée par Méton..."

Pour commenter cet extrait, écrit en 1842, deux courts passages du livre 1 de Diodore de Sicile sont intéressants.Le premier est celui qui a fait situer ce labyrinthe d'Osymandias à Thèbes:

"1) Les prêtres disaient donc que, d'après les livres sacrés, qu'il se trouvait (à Thèbes), 47 tombes royales, mais qu'au temps de Ptolémée, fils de Lagus, il n'en restait que 17, dont la plus grande partie était en ruines à l'époque où nous arrivâmes en ces lieux (dans la CLXXXè olympiade)".

"Cela n'est pas seulement raconté par les prêtres,d'après les livres sacrés, mais encore par beaucoup de grecs qui, étant venus sous Ptolémée, fils de Lagus, et ayant rédigé des descriptions de l'Egypte, s'accordent avec ce que nous venons de dire".

Le second extrait est celui qui parle du Cercle d'Or et qui a été écrit il y a deux millénaires par Diodore de Sicile:

"16) Que tout autour de cette pièce était disposée une multitude de chambres où étaient parfaitement peints tous les animaux consacrés en Egypte."

" 17) Que de ces chambres on montait sur le (toit du) tombeau entier;  que, quand on y était parvenu, l'on voyait sur le monument un cercle d'or de 365 coudées du circonférence et d'une coudée d'épaisseur; qu'à chaque coudée, on avait inscrit et distingué les jours de l'année, en y marquant les levers et les couchers des astres et les phénomènes atmosphériques qu'ils annonçaient selon les astronomes égyptiens: on disait que ce cercle avait été pillé par Cambyse et les Perses lorsque ce prince s'empara de l'Egypte."

Il est indiscutable que si Diodore de Sicile alla à Thèbes, ce sont les prêtres et des auteurs grecs l'ayant précédé qui décrivirent le tombeau d'Osymandias. Mais aucun d'eux ne situera exactement l'endroit! Il convient de citer la description d'Hécatée d'Abdère, mais nulle part il ne il ne cite précisément l'endroit où il se trouve. D'où les auteurs modernes en on déduit que puisqu'il en parlait à Thèbes, celui-ci était forcément à Thèbes. Or pour les prêtres, il était à "An-du-Sud", "la-Première-du-Sud", c'est à dire Dendérah, et non Thèbes qui usurpa ce nom à partir de la XIIème dynastie. Le second point litigieux qui faussa l'interprétation de l'endroit où était situé le Cercle d'Or se trouve dans le § 17; où M. Letronne a ajouté l'expression "sur le toit", qui ne figure nullement dans le texte grec. Il pressentait la vérité lorsqu'il parle de similitude de nom avec celui d'un ancien roi, mais il a reculé devant toute recherche complémentaire car cela l'aurait amené à une énorme difficulté qui l'aurait immanquablement fait chuter: il aurait fallu remonter à une date de beaucoup antérieure à à celle consacrée par la Sainte Eglise à cette époque pour la naissance d'Adam., puisque la prétention à cette époque , en 1840 était que notre globe avait été placé là par Dieu 6000 ans avant notre ère. Or, la chronologie mise au point par Champollion avant que le jeune égyptologue ne s'abjure, mettait précisément l'avènement du premier roi Mènés, ou Mendès, en 5785 avant notre ère. Dans le tome I de la trilogie des origines: le Grand Cataclysme, Slosman cite un passage des annales gravées à Dendérah sur ce sujet: Il est caractéristique de la confusion des auteurs qui placèrent le "Cercle" sur le toit. Car il y a eu, dans le complexe traitant des configurations célestes, le Cercle d'Or réel, tout en or sur son pourtour,  et un cercle bien plus petit, sur une terrasse, servant à des usages initiatiques.


B) Le Cercle d'Or

"Il semble que la mer roule au fond de l'abîme

pèle-mêle avec la foudre et l'ouragan,

à la recherche d'os encore vivants!

Et là-bas, dans Ath-Mer, un bain pourpre

tourbillonnant, recouvre de sang le cercle d'Or

du Temple-Dieu qui n'était plus qu'idolâtrie.

Chibet d'Ahou (annales du scribe d'Ahou).

 

La première chose concerne la destination première du site de Dendérah. Même en laissant de côté la planisphère et la dénomination sacrée des lieux: "Temple de la Déesse du ciel" ou "Maison de l'univers", la découverte des douze cryptes situées en des endroits cardinaux précis démontrait la validité de ce qui est plus qu'une simple présomption du lien du site avec l'astronomie. Ces cryptes formant l'une des clés de la compréhension de la finalité du Cercle d'Or et du moyen d'y parvenir. Une anomalie saute aux yeux immédiatement: neuf sont entièrement gravées de hiéroglyphes et de sculptures, et trois sont complètement nues, ressemblant plutôt à des caves. D'autre part, elles sont disposées sur trois étages. Si on se reporte au dictionnaire: "du latin crypta emprunté au grec kruptos, qui signifie "caché", comme la partie souterraine d'une église où l'on enterrait autrefois les morts.

Si on compulse les notes d'Auguste Mariette, l'on peut y lire:

"Les cryptes de Dendérah sont au nombre de douze. Six sont souterraines; les six autres circulent à travers les murailles qui enveloppent le partie postérieure du temple. "

crypte louxor

Les cryptes découvertes pendant le cours de nos travaux sont les deux cryptes de la salle A, la crypte de la salle O, et la crypte No 7. Les autres étaient plus ou moins encombrées et accessibles; mais elles étaient connues."

"Les douze cryptes ne sont pas toutes revêtues d'inscriptions. Les deux cryptes de la salle A et la crypte de la chambre O en sont dépourvues. Mais on remarque dans les neuf autres la profusion de tableaux et de textes qui distingue en général le temple de Dendérah."

"Les cryptes de l'étage souterrain sont de vraies cryptes. Seules elles ont leurs jours de fête; seules aussi elles étaient meublées d'emblèmes et de statues de toutes sortes. Les cryptes de l'étage moyen méritent encore l'attention; mais les textes n'y ont déjà plus la même précision et les tableaux qui les décorent peuvent être transportés d'une crypte à l'autre sans rien perdre de leur clarté. Quand aux cryptes de l'étage supérieur, on peut les regarder comme une décharge dans la maçonnerie. Les tableaux y sont cependant aussi nombreux qu'autre part. mais on n'y trouve rien de local, et il n'est pas un de ces tableaux qui n'aurait sa place ailleurs, en quelque partie du temple que ce soit."


De ce texte, dit Slosman, il en ressortait une impression de malaise indéfinissable. Comme si, quelque chose avait été bâclé afin de prouver que les 12 cryptes avaient été découvertes, et qu'il n'y avait plus rien à chercher! Or, il apparaissait, tant au sens littéral qu'au sens normal du mot crypte, que cinq seulement avaient été mises à jour et que des cachettes cachées n'en faisaient pas pour autant des cryptes. Telle celle portant le No 3 sous le grand escalier. Elle est entièrement recouverte de textes gravés, dont la dédicace est significative de la destination qui n'a rien à voir avec une cache secrète ou une entrée souterraine (voir la description page 142).

"Elle est consacrée par le Dieu de l'Univers, celui dont le Nom ne s'écrit pas, qui est le Maître des Parcelles divines comme des enveloppes charnelles, et de toutes choses sur la terre.Tous les Juges chargés de faire respecter sa Loi sont représentés autour de la Bonne mère d'Hor, fils de l'Aîné de Dieu, Ousir. Chacun d'eux est  figuré selon les prescriptions fixées par les livres sacrés. Chaque dessin correspond à aux paroles prononcées par las descendants de Aînés. Le mobilier est exécuté en bois de sycomore, les sculptures en métal précieux..."

Il s'agit bien là d'un sanctuaire dédié à Isis, caché certes, mais qui n'a rien à voir avec une crypte. Certains mystères ne devaient pas être dévoilés, et celui concernant la Triade divine en était un. Horus, fils d'Isis et d'Osiris, étant l'Aîné direct de Dieu par sa naissance, nécessitait un enseignement complémentaire, accessible uniquement à ceux qui connaissaient les Combinaisons-Mathématiques-Divines et qui en pratiquaient les commandements.

Cela est encore plus vrai un niveau plus bas, pour la chambre No 2. Cette pièce , de grandes dimensions narre dans sa presque totalité l'histoire du peuple ancien dont les descendants sont venus s'établir en Egypte.  Elle est la justification de la trilogie du Passé, tout autant que de l'autorité qui se dégage de la Connaissance stellaire antique. Sur l'extrait de la page 143, les six principales actions diurnes combinées par Ptah par l'entremise des 7 errantes et fixes de notre système solaire (planètes connues à l'époque) qui sont le reflet "des 12 coeurs", émanation des douze constellations qui forment "la Ceinture". (les nombres sont représentés par des personnes). Ici, toutes les peintures sont peintes de couleurs traditionnelles, alors que les hiéroglyphes et les gravures sont restés à leur état primitif de relief ou de creux dans la pierre. On y voit des scènes telles l'hypocrisie de Set, l'assassin au couteau et son frère Ousir, dont la tête s'est transformée en serpent symbolique. Il est représenté, tourné à  gauche sur le mur nord, et donc regardant au couchant vers Ahâ-Men-Ptah, la terre engloutie par la colère divine à la suite de l'assassinat. A l'opposé, la même scène est reproduite, regardant vers la droite, donc vers l'Egypte, le "Deuxième-Coeur-de-Dieu", où les hiéroglyphes révèlent que que si l'antagonisme des Deux-Frères se perpétue, ce sera la fin de "la Deuxième-Patrie". On voit aussi les six possibilités pour la Justice divine de s'exercer sur les âmes ou de se mettre en colère si le stricte observance des Commandements n'est pas réalisée: ce sera un nouveau déluge. En somme, l'Apocalypse redéfinie par Saint-Jean ou l'Age d'Or, les deux symboliques représentées par les urnes prêtes à être basculées sur la terre!

Il serait intéressant de passer en revue le détail des 7 chambres qualifiées de "cryptes" par les égyptologues, mais notre but principal est la recherche du Cercle d'Or, ou du moins son entrée, et ce n'est pas en surface ou dans les étages supérieurs qu'on peut le trouver. C'est dans les cinq véritables cryptes découvertes, que doit se concentrer la recherche avant de partir à la découverte des 7 cryptes manquantes, puis de l'entrée du Cercle d'Or. Il était incontestable qu'il y avait 12 cryptes, parce qu'elles représentaient toutes les variantes de 12 points cardinaux par rapport à leur mouvement équinoxial et elles permettaient de conserver un lien permanent entre la Terre et le Ciel, autant qu'un accord éternel entre le Créateur céleste et ses créatures terrestres.

Une étude plus complète des cryptes véritables part du plan de base du temple en page 146. avec l'emplacement de ses cryptes souterraines.

On peut laisser de côté la crypte No 1 qui ressemble à une longue enfilade de petites caves, aux murs complètement endommagés, aux sculptures détruites, et dont les sols ont été bouleversés et fouillés, mais au fond desquels, il n'a manifestement rien été découvert par les profanateurs qui qui on cherché là "quelque chose" à une époque fort reculée. Ce n'était qu'une sorte d'oubliette. Les inscriptions qui bordent encore la partie supérieure des des tableaux gravés et détruits parlent uniquement des formules incantatoires de malédiction contre ceux qui tenteraient de percer le secret de de la déesse Isis , désignée ici sous le nom de "vache blanche", son mari, Osiris étant le Taureau céleste.

La crypte No 4 en revanche est très jolie et pleine d'enseignements! Elle regroupe cinq pièces reliées par des corridors, avec des gravures aux couleurs remarquablement  conservées. Quand Mariette l'a découverte, le mobilier précieux avait disparu, mais une momie de vache en décomposition s'y trouvait encore. La frise qui domine l'escalier à hauteur de plafond indique:

"Entrée de la demeure de la Mère des mères , la pure vache céleste, qui est l'oeil droit du soleil et la grande maîtresse du ciel.. Elle est la fille de Geb, le dernier roi des bienheureux endormis dans la continent englouti par la colère de Celui dont le Nom ne s'écrit pas, qui a permis le rachat des rescapés en lui donnant son fils pour époux."

Le texte primordial de le frise du premier corridor qui apparaît une fois l'escalier descendu vaut la peine d'être reproduit:

"Toi qui entres purifié dans ce sanctuaire secret de la Vache blanche pour accéder dans la demeure d'Hor-le-Pur, le vengeur de son père, n'aie aucune crainte, car tu es à partir d'ici sous la protection de la Déesse du Ciel et des Combinaisons-Mathématiques-Divines. Tu apprendras à te soumettre aux Commandements célestes qui ont racheté les âmes couchées par la faute de Set le fratricide.

La vie et la Connaissance te seront dévoilées, ainsi que la Passé et l'Avenir, grâce à la compréhension des données contenues dans le Cercle d'Or. Alors tu approcheras de la Vie Eternelle et de l'Eternité Bienheureuse."

L'escalier étant décentré sciemment et délibérément (rien n'est laissé au hasard), il était normal de visiter d'abord la partie droite, le mur à l'ouest décalé était à l'origine de ce côté. Cette pièce fourmille de tableaux retraçant la vie et l'initiation d'Hor. On y trouve la plus fameuse et sans doute la plus célèbre gravure: celle d'Isis donnant le sein à son fils Hor. A part la coiffure, cette reproduction ferait immanquablement penser à "la Vierge et à l'enfant Jésus".

Vient ensuite le couloir reliant cette pièce à la seconde, la dernière sur le côté droit de ce souterrain. Il est remarquable, car il définit le Cercle d'Or de Dendérah, ainsi que les cinq disciplines dont les enseignements qui y sont prodigués (voir les hiéroglyphes page 148).

L'enseignement de l'Ahâ fils d'Hor  ( c a d de Têta ou thot).

L'enseignement de la Parole dans la Demeure.

L'enseignement de la Loi Divine.

L'enseignement de la Parcelle Divine dans son corps.

L'enseignement issu des Survivants pour assurer le futur des générations de Cadets.

Dix grandes gravures ornant le couloir en assurent la clé, car elle représentent, deux à deux, les unes le jour, les autres la nuit. Ce qui saute aux yeux est le premier enseignement, celui diffusé par les livres de Têta le trois fois béni, car ce fut lui qui rétablit la hiéroglyphique et donc Dieu, le calendrier et donc le temps, la médecine et donc la vie.Ce Têta a été phonétisé en grec par Thoth, devenu Hermès Trismégiste, ou le trois fois grand.Nous savons par Clément d'Alexandrie, dans ses stromates, au livre 6, que cet Hermès là avait introduit en tout trente-six livres, en Egypte, qui contenaient toute la Connaissance, 8 traitant de la hiéroglyphique, 4 des Combinaisons-Mathématiques-Divines, 10 de l'enseignement sacerdotal, de la Loi et de ses commandements,deux livres étant réservés au culte de Ptah, et 12 traitant de l'anatomie et de la médecine. Il y avait donc à Dendérah, et il existe peut-être encore enfouie dans le Cercle d'Or, une bibliothèque dont l'origine se perd dans la nuit des temps, si on admet que le tombeau de Ménès ou Osymandias se trouve en son centre. Car ce Théta, ou Thot, ou Hermès, est bien le fils de de Ménès, le deuxième pharaon de la première dynastie. Ce saut de six millénaires dans le passé, alors que le temple n'a que 2000 ans d'existence, rend manifeste qu'au-dessous, existent les vestiges d'un temple plus ancien qui communique lui-même , par ses cryptes astronomiques, avec les couloirs menant au Cercle d'Or.

La crypte No 7 apportait la consécration de toutes les célébrations initiatiques ayant lieu dans le temple, car elle indique l'emplacement du trésor contenu dans le Cercle d'Or. Tous les  1 460 ans, Dendérah célébrait la grande fête du Nouvel An, qui durait 356 jours pleins, puisqu'une nouvelle année de Dieu, personnifiée par Isis, débutait par une conjonction Soleil-Sirius tous les 1 461 ans. Cette fête est abordée dans "la Trilogie des origines: Et Dieu ressuscita à Dendérah." Les égyptologues n'y ont vu qu'un développement de plusieurs fêtes durant les jours épagomènes des années vagues et rien d'autre.

Restaient à trouver les emplacements des autres cryptes qui apporteraient les chaînons manquant à une pénétration sans risque des couloirs donnant accès au Grand Labyrinthe. Logiquement, on pouvait partir de la Chapelle du Nouvel An, de la salle du descriptif  du calendrier des fêtes de l'Année de Dieu, pour aboutir à la crypte No 7.

précession des équinoxes

La crypte No 10 lui fait suite, mais perpendiculairement au mur nord et non parallèle a celui-ci. Il était coupé là par une porte, et tous les sondages effectués dans les recoins avaient été négatifs. Le temple est "compartimenté" de haut en bas en une multiplicité incroyable d'alvéoles qui en fait une ruche ou une termitière! En 4 endroits précis, des nouvelles cryptes furent mises au jour (en 1979 surtout), et deux dalles de plusieurs tonnes ayant été soulevées et retirées de l'endroit marqué A, juste à l'ouverture du mur sud, les vestiges du temple de Khoufou (Khéops), se sont révélés par le haut des colonnes, dans toute leur splendeur, juste là où l'avait calculé Slosman, vu l'axe ancien de cette 3ème construction qui n'était pas du tout la même, à cause du recul de la Terre dans l'espace par le phénomène de précession des équinoxes. La mission égyptologique français dons le chef était alors François  Daumas n'était pas à Dendérah à ce moment là. Ce furent les Egyptiens qui firent cette découverte. A. Slosman a aussitôt informé M. Daumas par courrier de l'intérêt de cette découverte. Mais il a remis les fouilles sine die. "mes successeurs les feront" ajoute-t-il...On attend toujours!

Si dans un premier temps, les égyptologes (français à l'époque de Slosman), condescendaient à admettre que le terme de "désse Hator" signifie bien "mère d'Horus", et non la déesse de l'orgie à l'instar d'Aphrodite, il y aurait un commencement de compréhension qui qui permettrait d'assimiler les clés majeures. Les gravures d'Isis allaitant Horus, dont une se trouve dans le temple Ptolémaïque et l'autre dans une nouvelle crypte souterraine que six millénaires séparent

de l'autre, apporteraient la connaissance sur la façon d'accéder à l'un des couloirs menant  au Cercle d'Or. De même, les tableaux représentant la mort et la résurrection d'Osiris, avec les différences notables qu'elles démontrent par-delà les millénaires, et l'endroit même où ils se trouvent placés, permettent de comprendre se fait l'accès au Cercle d'Or.


En guise d'épilogue à ce chapitre:

Mais il faut s'imprégner de la certitude que le temple d'Hator est bien celui d'Isis, la Dame-du-Ciel, la patronne des Combinaisons-Mathématiques-Divines. Le dogme essentiel est personnifié par la Triade Divine. Il n'a tenu des millénaires que parce que toute l'éthique, la spiritualité et la philosophie pharaonique étaient fondées sur ce préceptes. Ce fut d'ailleurs parce que ce concept de Ptah, Dieu unique, était remis en usage en Ath-Kâ-Ptah (l'Egypte), que se redéveloppa l'antagonisme des descendants de Seth. L'opposition des deux grands principes érigés en notions du Bien et du Mal, marqua les quatre millénaires de vie fratricide dont les luttes incessantes au travers des notions d'Amon-Râ et de Ptah finirent par faire oublier l'Egypte monothéiste et la rayer de la carte des grandes nations! Les Combinaisons-Mathématiques-Divines réglaient toute la marche du temps de  cet énorme complexe. L'année de Sirius, donc d'Isis, l'année de Dieu en hiéroglyphique, réglait en 1 460 ans un dispositif immuable parce que parfaitement rodé. Et durant une année solaire de 365 jours, le temple s'ouvrait en grand à toute l'Egypte pour de somptueuses fêtes. En dehors de ce court laps de temps, l'enceinte restait rigoureusement fermée au public. Même les habitants du village ne voyaient que les deux portes monumentales qui trouaient le mur extérieur.

Tout respirait la sérénité spirituelle, rythmée par le lent mouvement de l'année de Dieu. L'intérieur du temple était entièrement conçu pour la dévotion envers la Triade Divine et la Bonne Mère Isis.  Trois grandes barques sacrées étaient enfermées dans une des salles du temple, le Saint des Saints en mémoire de Grand Cataclysme. Le chapitre se clôt par une gravure extraite de la crypte No 7, où l'on peut voir la résurrection d'Osiris opérée par Isis et Nephtys, grâce au rappel de sa Parcelle Divine selon les principes bénéfiques du Cercle d'Or, primordial.En effet, le hiéroglyphe inversé de celui-ci  se trouve au-dessus des têtes des figurants de cette scène. Et s'il est inversé, c'est que le grand Cataclysme était passé par là,avant sa reconstruction à Dendérah.


le grand cataclysme en ahâ-men-ptah

13/10/2011

La grande hypothèse 6) "La résurrection de Ptah à Dendérah"

La grande hypothèse 6) "La résurrection de Ptah à Dendérah"

 

C'était an 7492 avant notre ère, en Lion




 

 

 

La constellation du lion


La Bible est présente  parmi les grands mythes de l'humanité, mais le mythe de l'Atlantide représente beaucoup pour moi.

Je l'ai découvert en lisant les livres d'Albert Slosman, la grande hypothèse, le trilogie des origines (le grand cataclysme - les survivants de l'Atlantide - ...et Dieu ressuscita à Dendhéra), la vie extraordinaire de Pythagore, Moîse l'Egyptien. Dix livres étaient prévus après Moîse, mais cette série a été interrompue par la mort de Slosman en 1981. Le dernier livre que Slosman avait prévu devait s'intituler l'Eternité n'appartient qu'à Dieu.

Dans les autres publications, on trouve l'astronomie selon les Egyptiens, le livre de l'au-delà de la vie et le zodiaque de Dendhéra.


Ma lecture de "La grande hypothèse" va porter surtout sur le grand cataclysme qui est sans doute une autre façon de voir le Déluge de la Bible. Je crois que tous les grands mythes de l'humanité parlent de ce qui a dû être une catastrophe naturelle que la terre aurait subi il y a 14000 ans selon Slosman. Les 3 grandes pyramides d'Egypte et le Sphinx seraient selon lui un témoignage des survivants de ce évènement à l'adresse des générations futures et un avertissement qui a un écho particulier aujourd'hui où on parle de plus en plus de fin du monde . L'émission de la chaîne 4 (apocalypse en 2012) est significative à cet égard.


De "la grande hypothèse", le Figaro écrivait alors: la "construction qui s'accomplît devant nous est peut être un des évènements de notre temps". Et Slosman le définissait ainsi: "c'était en définitive une histoire du monothéisme des origines à la fin du monde que j'étais en train d'écrire, en voulant démontrer que le Dieu des chrétiens était le même que le Créateur originel. L'éternel était Yahvé, mais aussi Ptah. Dieu était celui de Jésus, de Moise, d'Abraham mais aussi d'Osiris. Et ce Dieu Un avait déjà été l'unique créateur de la Création, celui qui inspira la Loi à ses créatures! A chaque ère céleste correspondait un Fils de Dieu, un Messie".

 

"C'est une Histoire du monothéisme des origines à la fin du monde que j'étais en train d'écrire, en voulant démontrer que le Dieu des chrétiens était le même que le Créateur originel. L'Eternel était Yahvé mais aussi Ptah. Dieu était celui de Jésus, de Moise, d'Abraham, mais aussi d'Osiris. Et ce Dieu Un avait déjà été l'unique Créateur de la Création, celui qui inspira la Loi à ses créatures. A chaque être céleste correspondait un Fils de Dieu, un Messie". Albert Slosman

Sommaire de mes messages:

1)   Le hasard existe t-il?

2)   Le destin s'écrit-il aussi?

3)   Le grand cataclysme.

4)   L'âme Atlante n'est pas perdue.

5)   Les rescapés de l'Ahâ Men Ptah.

6)   La résurrection de Ptah à Dendérah, .

7)   A la découverte du grand labyrinthe, le Cercle d'or.

8)   A la découverte de Dendérah, l'ère du Taureau

9)   L'ère du Bélier: Moïse le rebelle et Dieu oublia l'Egypte (Cambyse le fou).

10) L'ère des Poissons: Jésus le Christ.

11) L'éternité n'appartient qu'à Dieu - Pour notre temps.



La grande hypothèse: 6)   La résurrection de Ptah à Dendérah.

exergue:

"Personne ne prétend que qu'une statue ou un tableau ne peut être créé sans sculpteur ou peintre.; et cette création n'aurait pas de créateur?... Garde-toi, mon fils de priver l'oeuvre de son ouvrier. Donne plutôt à Dieu le nom qui lui convient le mieux; appelle -le le Père de toutes choses. Hermes Trismégiste (Livre 1, chap. V).

Du nombre des ruines, la plus merveilleuse est Tentyris. Elle a 180  fenêtres et le soleil y pénètre chaque matin par une différente jusqu'à ce qu'il arrive à la dernière; après, il retourne en sens contraire pour faire le même voyage. El-Markrisi (Description de l'Egypte, 1468).

 

Le grand cataclysme eut lieu le 27 juillet 9792 avant notre ère, et cette date est certaine grâce à la carte du ciel gravé au plafond d'une salle du temple de Dendérah, plus connue sous le nom de "zodiaque", dès le moment de sa découverte par les savants lors de la campagne d'Egypte par Napoléon. Les rescapés ont accosté à Ta Mana, au Maroc et ont fondé leur survie sur la mémoire de cette catastrophe afin d'avertir les générations futures qu'un tel malheur pourrait à nouveau survenir, faute d'obéir au Créateur de toutes choses. Après une errance de quelques 5 000 ans, et des luttes fratricides entre les partisans d'Ousir, le descendant de l'Aîné de l'Ahâ-Men-Ptah et, Seth, son frère Rebelle, ces multitudes venaient d'aboutir sur le plateau qui dominait au loin cette immense boucle du fleuve et à l'intérieur de laquelle croissait une si verdoyante oasis. Cet exode ne fait-il pas penser à celui du peuple juif hors d'Egypte quelque 5 000ans plus tard, fondant une nouvelle religion? Ce miracle  devint le signe de l'Alliance avec Ptah: ce serait Dendérah!

Denderah le temple

d'Or serait rebâti scrupuleusement, méthodiquement, selon les plans recalculés d'après les positions planétaires débutant lors de la prochaine conjonction Soleil-Sirius. Ainsi, il remplacerait celui qui existait il y a des millénaires près de de la capitale d'Ahâ-Men-Ptah.

 

 

Le lieu Saint prit le nom de Ta-Nout-Râ-Ptah afin de le placer sous la protection de Dieu et de celle qui avait servi à mettre au monde son "Aîné". Ce serait un immense bloc rond de deux étages, d'un rayon de 7200 coudées (3772,8 m). Il comprendra l'articulation globale de la voûte céleste, avec ses rouages, ses mécanismes, sa géométrie et donc ses calculs combinatoire précis. Dans l'observatoire miniaturisé qui se construisait par ailleurs, sur la terrasse du grand temple, une voûte semblable se retrouvait pour avertir les générations à venir du Grand Cataclysme qui avait obligé les survivants à la colère divine à s'expatrier dans ce "Deuxième-Coeur". C'était un planisphère appelé maintenant "le Zodiaque de Dendérah" dont le symbolisme figuratif du Lion est le centre de l'interprétation qui en fournira la clé. Le grand Cataclysme eut lieu durant la présence du Soleil devant la constellation du Lion. Il fut d'une telle violence que la terre pivota sur son axe, et que le globe solaire qui avançait dans le ciel ne le fit plus, mais rétrograda, c'est à dire qu'il parut reculer alors qu'en étant fixe, c'était simplement la terre qui avait changé de rotation dans l'espace. (C'est l'explication que donne Slosman, mais sa validité est-elle nécessaire pour que les faits racontés ne soient pas vrais? Je crois qu'on a ici la source de la plupart des grands mythes de l'humanité dont la Bible). Mais le phénomène que retinrent les survivants de cette colère divine fut que le soleil ne se levait plus à l'ouest, mais à l'est et qu'il se couchait sur leur pays englouti depuis ce jour-là. Il y eut donc un phénomène de fin d'un monde suivi d'un recommencement: une nouvelle création dans un espace-temps en perpétuel redevenir. La ronde céleste ne sera pas un cercle parfait, mais une spirale. C'est ce que présente en premier le planisphère de Dendérah, visible au musée du Louvre.

La première gravure est celle d'un lion sur une "mandjit" (la barque salvatrice), la douzième étant le Cancer. La "mandjit" est symbolisée par le serpent de l'ancienne multitude impie et portant sur sa queue recourbée, agrippée à ses poils, l'image d'une petite femme figurant les cadets issus des survivants du

cataclysme. Il s'agit d'Iset, la mère d'Horus, l'Aîné générateur de tous les futurs rescapés du deuxième Coeur.

Vient ensuite Nout, la Reine-Vierge qui donna naissance à ousit et justifia ainsi son intronisation sous le patronyme de la constellation de la Vierge. Elle tient l'épi de blé dans ses mains, symbolisant ainsi le germe divin  qu'elle porte en elle et qui la suit déjà comme une ombre, sous une forma humaine à la tête de taureau. Le croissant du couchant, celui des bienheureux endormis, est sur sa tête, et il tient dans la main gauche le bâton à face de chacal, symbole de Set l'assassin soumis en dernier ressort à son aîné.

Le troisième dessin représente la Balance de la justice divine.Elle seule peut peser les actes de chacun en toute équité. Grâce à elle, durant deux millénaires, il n'y eut pratiquement aucune guerre, chaque conflit se réglant durant le mois consacré à la balance; devant une pierre consacrée à cet effet, et portant une balance d'or, autour de laquelle étaient assis 22 juges.

Le Scorpion, qui lui fait suite, doit son nom au dernier roi Nar-Mer qui permit l'unification des deux clans fratricides.

Le Sagittaire, un monstre moitié animal, moitié homme, prêt à décocher une flèche de son arc,symbolise pour l'éternité l'avertissement divin contre les adorateurs du Soleil, les descendants de Set l'assassin, sans aucune foi, et leur désobéissance envers la Loi du Seigneur Tout-Puissant de l'Eternité.

Le Capricorne lui fait suite couché, mais sur le point de se remettre debout comme on peut le voir au port de sa tête et à la tension d'une des pattes prenant appui. Sur son dos se tient Horus figuré avec sa tête d'épervier présentant en vainqueur le bâton qu'il tient, insigne de sa victoire sur son oncle Set.

L'homme en marche derrière, incline un vase des ses deux mains et on voit l'eau s'écouler en dents de scie d'un vase: c'est le verse-eau (la constellation du verseau). Les Maîtres de la Mesure et du Nombre symbolisent cette présentation avec l'image du Créateur ouvrant les écluses du ciel, soit pour noyer sa Création sous un second cataclysme, soit pour amener un âge d'or accessible à tous les survivants. Quels seront ceux-ci? Les descendants d'Ousir ou ceux de Set?

Les deux poissons parfaitement identiques qui viennent sur la planisphère reliés ensemble, reliés par un cordon, mais séparés par le corps, par un idéogramme hiéroglyphique représentant trois lignes brisées (l'emblème du déluge), donnent une importance à la révélation:  ceux qui auront respecté la Connaissance de la Loi auront la vie sauve, qu'ils soient descendants d'ousir ou suivants de Set.

Le Bélier, le signe des usurpateurs adorateurs du soleil, symbole d'Amon l'exécré dont Thèbes fut la capitale durant près de deux millénaires, est représenté regardant en arrière, dans le sens opposé à sa marche historique, c'est à dire regardant vers l'orient et non du côté de l'Ahâ-Men-Ptah et des aînés, et les deux hommes représentés sous son corps n'arriveront pas à lui faire surmonter les innombrables difficultés restantes.

Le Taureau qui caracole à sa suite, tourne nettement sa tête vers l'orient, présentant de cette façon la concavité de ses cornes vers la couchant où reposent les Aînés de l'Ahâ-Men-Ptah. Ce taureau céleste est des plus animés, semblant s'élancer vers le nord et hors du cercle spirale des Douze comme s'il était de tous les mondes vivants et au-delà.

Pour les Gémeaux, les Maîtres chargés du symbolisme ont présenté ici un tableau de quatre personnages dont les deux principaux se tiennent par la main, et sont Ousir et son épouse Iset. Les jumeaux, eux, sont relégués au bas de la gravure du Bélier. Il faut voir dans substitution une volonté inébranlable de rappeler la honte des fratricides qui a duré près de cinq millénaires avant de parvenir sur la terre de la seconde patrie.

Enfin apparaît le Cancer juste au-dessus du Lion. Il faut savoir que la première figuration de cette constellation était un scarabée, qui par la suite est devenu un crabe. Ce n'est qu'à l'époque gréco-romaine qu'il a pris la nom de Cancer.

Dans l'espace inscrit par les Douze, se trouvent un grand nombre de figures.


Représentation de Ptah.

Dans l'espace inscrit par les Douze se trouvent un grand nombre de figures. Le personnage central, un très gros animal, en partie crocodile, en partie hippopotame, que les égyptologues ont qualifiés de "typhonien" car il symbolise le plus paisible, mais aussi le plus dangereux des dieux: Dieu lui-même, Ptah l'unique. Il est dessiné tenant un coutelas, celui-là même qui a servi à Seth (figuration vengeresse des graveurs, bien humains eux?).Car dans sa bienfaisante harmonie Ptah n'avait en vue qu'un équilibre terrestre total pour ses créatures. Et c'est ce que précise la figure centrale. Deux autres séries circulaires complètent la description des Douze pour lui assurer une date précise avec Sep'ti notre Sirius, l'équivalent d'Orion de la Grande Ourse, et leur position respective calculée avec l'aide de l'un des 36 décans décomposés au bas de la série. Quand au grand cercle extérieur, il est supporté par quatre groupes d'hommes à tête d'épervier, symbolisant les descendants des quatre fils d'Horus. Au milieu de chacun des intervalles d'un groupe à l'autre, Isis,debout, soutient le médaillon. L'explication en langue sacrée se lit le long de ses jambes, sur plusieurs lignes verticales. Slosman note une anecdote: "...pour éviter durant son transport en France, un poids supplémentaire important, M.le Lorrain avait découpé le planisphère, laissant sur place la figuration géante de Nout, donnant la direction astronomique du monument par ses mains tendues.Il a également scié dans les zigzags... prétextant que cela n'avait aucune importance". La forme originelle est donnée en page 108 de "la grande hypothèse".

Ainsi, on peut comprendre la signification de la ligne brisée en "zigzag": hiéroglyphiquement c'est un mouvement d'eau. Trois lignes indiquent une crue pareille à celle du Nil avec de très hautes eaux. Cinq lignes brisés annoncent un déluge d'eau.  Huit ou neuf lignes en "zigzag" décrivent une grande catastrophe par l'eau: le Grand Cataclysme. qui ensevelit le Coeur-Aîné, Ahâ-Men-Pta, tel que cela est décrit dans la carte du ciel à Dendérah. Cette représentation en signe d'avertissement destinée aux générations futures est la sixième d'un original.

Toute la boule du Nil, orientée nord-sud  servait de base à la préparation de la gigantesque construction du fameux temple d'Hator (Isis) qui dura 72 ans, deux générations de prêtres, d'architectes et d'ouvriers unis dans un même élan, pour uns seule cause.L'axe est-ouest, unissant les deux horizons saints, celui qui reliait le Passé de l'Occident à l'Eternité de l'Orient, étirait ses mille coudées (25,152 km) de Voie divine au milieu des superstructures apparentes du complexe géant de cette Maison d'Univers. Un première structure formée d'immenses dalles servit de plafond, fut recouverte et disparut dans la nuit des chambres de "Combinaisons-Mathématiques-Nocturnes", que la lune superviserait. Chacun des aspects astraux occupant une pièce différente sous le sol, reliée à la suivante par un couloir, changeant et mouvant selon les heures et les jours. Des souterrains étant autant de trappes et d'attrapes pour ceux qui n'en n'observaient les strictes lois mathématiques.

Tout au nord du complexe, le périmètre que formerait le Lac sacré apparaissait déjà. Le formerait la perspective qui boucherait l'horizon occcidental, et serait presque aussi important que le Cercle d'Or. Il redonnait un aspect antique de la civilisation antérieure, tout en permettant de domestiquer les eaux du grand fleuve et d'irriguer les terres par temps de sécheresse. Tous ces travaux avaient été rendus possibles par la renaissance de l'écriture sacrée.

Recréée d'après la tradition originelle, elle réapparaissait sous sa forme imagée, plus près de son Créateur. Elle serait réintroduite officiellement lors de l'entrée du Soleil en Taureau, peu après la conjonction Soleil-Sirius. Le Fils étant devenu Taureau céleste, il était normal que l'usage de la hiéroglyphique commence à ce moment précis, et par la gravure des textes vitaux.

Tous s'imprégneront de la connaissance de cette Loi sanctionnée par les arrêts de Dieu, traduite par delà tous les idéogrammes en un récit contemporain. Les Aînés et leur peuple devenu impie ont tous été noyés , engloutis sous la surface des eaux, par ce Créateur tout-puissant qui fut animé d'une juste colère farouche contre les coeurs de ses créatures terrestres qui ne battaient plus que pour faire le mal. Ptah s'en est pris aux enveloppes charnelles,mais non aux parcelles divines. Les âmes sont allées au Royaume des Bienheureux, car elles n'avaient point été conçues pour un tel malheur.Les coeurs, qui ne sont que des organes de chair devraient être faits pour battre à l'unisson les uns avec les autres dans un même sens irréversible et rythmer le déroulement de la marche de la Création suivant l'écoulement du temps pendant la durée de la vie sur la Terre. Comme le coeur d'un animal, d'un bélier, d'une gazelle ou d'un taureau, s'ils battent plus vite un jour ou l'autre, c'est sous l'effet d'une joie subite, ou sous l'impulsion d'une terreur. Alors, en quoi diffère l'homme de l'animal? En la vitalisation des coeurs par les esprits, car l'être humain possède la pensée, donc une âme, qui est seule capable de lui permettre la survie céleste. Et là aussi, il devra y avoir une renaissance des Âmes, pour les rappeler à leurs devoirs. Lorsqu'une enveloppe charnelle parvient à son terme et que le coeur s'arrête alors de battre le rythme de la vie, une âme peut permettre qu'elle se fraye un chemin vers la Royaume des Rachetés; et encore, suivant des rites bien précis et des conditions de passage plus rigoureuses. Vivre selon les Commandements de la Loi du Créateur, permet de franchir sans dommages la frontière de l'Au-Delà de la vie terrestre. Les Aînés nous en ont légué la Connaissance et au travers de ce savoir incommensurable, ils sont en liaison avec les Âmes actuelles. Il y a un lien tangible qui s'est créé par-delà les deux terres: l'engloutie, et celle-ci qui sera bientôt Ath-Kâ-Ptah, le Deuxième coeur! C'est pour cela qu'il faudra appliquer avec la plus grande rigueur tous les préceptes de cet enseignement, en n'y changeant aucune des Saintes paroles. Le Cercle d'Or en sera le garant éternel, parce que impérissable.

La salle d'études où les textes primordiaux furent enseignés pendant les travaux titanesques qui durèrent près de deux siècles, jusqu'au jour de l'entrée du Soleil dans la constellation du Taureau, s'agrandit au fil des décennies, afin de pouvoir contenir tous les religieux destinés à devenir les Maîtres de la Mesure et du Nombre. La porte en bois de sycomore épais insonorisait totalement la pièce. Sur un linteau rectangulaire étaient gravées les trois scènes primordiales de la renaissance des survivants du "Premier-Coeur-de-Dieu" dont les "mandjit, les barques sacrées tenaient le premier plan. La Triade divine était ainsi à l'honneur pour son abnégation qui avait permis la renaissance de la multitude, ce qui consacrerait l'inauguration du Cercle d'Or.

Le Cercle, entièrement tapissé d'or entourait les corps des bâtiments principaux, les emprisonnant comme le faisait la Ceinture céleste des douze constellations concentrant les influx rayonnants des douze "Coeurs", ces étoiles "fixes" qui régnaient en créant les combinaisons-Mathématiques-divines", unissant ainsi le ciel à la terre.Et les textes répétaient sans cesse, reprenant les mêmes avertissements: "Seule cette Alliance avec l'Eternel, scellée par l'unification, assurera une vie universellement bonne et paisible. Car le bonheur et la perfection des créatures d'ici-bas sont nécessaires au Créateur pour assurer, lors de la fin de l'enveloppe charnelle sur son lieu de vie terrestre, le passage de sa parcelle divine au-delà de la frontière invisible mais bien réelle, vers le Royaume des Bienheureux de l'Amenta. L'homme des générations futures continuera de douter de sa propre origine, s'il ne prend pas dores et déjà toutes les précautions indispensables pour se maintenir dans la réalité intangible des dogmes et des commandements exigés pour conserver l'harmonie voulue par la Loi de la Création créée par l'Eternel. Le lien unique qui maintient si fragilement vivante sur cette Terre l'humanité ne subsistera qu'à cette seule mai vitale condition céleste:

Car Dieu nourrit le Ciel de son Rayonnement;Car le Ciel se nourrit à son tour des Douze;Car les Douze nourrissent les Parcelles divines;Car les Âmes de l'Ouest furent celles accordées à l'Humanité.

Cette inscription, à l'origine dans la crypte ouest se trouve maintenant à l'entrée de la crypte nord-est actuelle par suite du mouvement équinoxial rétrogade d'un degré tous les 72 ans.

 

A cette époque, un accès direct par des couloirs reliait le temple au cercle d'Or, il était bien plus fastueux que la sixième reconstruction actuelle, où rien ne le relie plus actuellement au monument primitif que le mythe appelle désormais "le Grand Labyrinthe". La beauté du temple primitif s'imagine à partir de celui qui est encore visible aujourd'hui. Consacré à la Bonne Mère de Dieu, il apparaissait alors dans sa plénitude sacrée, le Saint des Saints originel, la primordialité de Ptah, Seigneur Tout-Puissant. Les six piliers circulaires de l'entrée principale, d'un diamètre triple de celui d'un être humain, étaient surmontés d'une figure de la Reine-Vierge, protectrice de ce haut lieu de l'observation du ciel et des combinaisons qui y pullulaient. L'imposante masse laissait seulement pénétrer la clarté solaire par des ouvertures judicieusement calculées afin que ses rayons fassent ressortir l'éblouissante blancheur des tuniques des prêtres en marche vers le Saint des Saints. Ces reflets éclairaient les parois des couloirs sombres dans l'entrée de l'escalier du Couchant menant vers la haute terrasse de l'observatoire près duquel était gravé l'avertissement terrible: celui du jour de l'anéantissement de l'Ahâ-Men-Ptah. La prévoyance sur les évènements à venir attestait la capacité de calcul des aspects géométriques des aspects géométriques de la Loi de ces maîtres. Ce ne sont ni des visions ni des "prophéties" à phrases symboliques dont l'hermétisme permet toutes les interprétations, mais des calculs utilisant les configurations célestes que la hiéroglyphique appelle les Combinaisons-Mathématiques-Divines. L'âme doit se gouverner elle-mêmes seule avec la connaissance du futur et s'auto-gérer dans les limites du bien, éthique prônée par le aînés contenue dans des limites précises voulues par Ptah. Ainsi, la Parcelle divine, affermie par le côté maléfique des évènements prévisibles, pouvait faire évoluer les faits dans le bon sens, car les arrêts du destin ne sont pas immuables et la Loi qui a créé l'Alliance entre le Créateur et ses créatures rend la chose possible. L'axiome: "le destin dirige mais point n'oblige" a été repris par les "mages" chaldéens et babyloniens qui ont vu dans l'astronomie selon les Egyptiens une belle affaire lucrative. Ainsi naquit l'astrologie! Mais elle n'avait plus rien à voir avec les Combinaisons-Mathématiques-Divines.

Dans le Cercle d'Or, aucun obstacle n'est imposé au libre choix des Parcelles divines de revenir en toute humilité dans la voie étroite mais nécessaire qu'il aura quitté un temps pour aller s'égarer sur une route trop aventureuse. Si les actions inférieures de l'homme changent par un désordre de l'ordre préétabli, bien qu'elles prennent du ciel les causes de leur changement, la liberté acquise dans le vie terrestre permet de rétablir une totale harmonie avant toutefois que le déséquilibre n'ait bouleversé toute tentative de rétablir l'ordre. le tempérament de chaque être doit évoluer dans le bon sens puisqu'il est reconnu dès la naissance par des données caractéristiques. Il en va de même pour les attentions célestes du Tout-Puissant dont les causes et les principes naturels reçoivent les influx des Douze: les minéraux, les végétaux, les animaux et tout ce qui vit en général. De toutes les maladies dont ils sont assujettis par une certaine nécessité, les remèdes de nos docteurs doivent les guérir. Tout est dans l'Un qu'est Ptah. La partie du tout qui concerne les enveloppes charnelles est la Ceinture des Douze (constellations), la zone céleste centrale qui emprisonne notre Soleil, les Sept Errantes et notre Terre avec douze ensembles stellaires reliés les uns aux autres en une large ceinture. Ce sont les Douze dont Dieu se sert pour envoyer sur Terre l'infinité des Parcelles qui la peuplent, seconde après seconde, toutes les enveloppes charnelles.

Afin de faciliter l'étude des Combinaisons-Mathématiques-Divines, les rendre compréhensibles et permettre de retenir facilement tous les termes de cette mécanique céleste, les premiers Maîtres de la Mesure et du Nombre, ceux qui avaient dans leurs seuls esprits toutes les données de l'univers, l'écriture n'ayant pas été rétablie à leur époque, durent trouver des noms et des images facilement repérables. Le premier jour de leur arrivée à Ta-Merit, ils virent le signe de la promesse de Dieu dans le Grand Fleuve illuminé par la blancheur laiteuse du Fleuve céleste qui le dominait d'où ce nom de Hapy contraction de Ahâ et de Ptah. C'était donc le patronyme de remerciement au Fils aîné, Ousir, pour son double bienfait, le signe céleste et l'eau terrestre. Le nom générique de ce fleuve céleste devait être aussi celui de la protectrice d'Ousir, celle qui l'avait enfantée: la Reine Vierge Nout, bénie soit-elle. Et le Fils étant devenu le Taureau Céleste, sa mère devint la Vache céleste, Maître des Douze. La narration de la vie de Geb et de Nout, ainsi les naissances de Set, D'Isis, de Nek-Beth sont autant de merveilles qui s'expliquent très bien si l'on admet la Toute-Puissance de Dieu.Les rapports que l'Eternel entretenait avec son peuple en Ahâ-Men-Ptah étaient d'un rare privilège. Ils se justifiaient par l'amour du Créateur pour ses créatures reliées à lui par les Parcelles divines. Le Mal, qui avait triomphé permit ensuite la régénération de l'humanité par la rédemption du genre humain avec Osiris. Tous ces Maîtres antiques n'ont pas connu nos hésitations, nos tergiversations, nos contestations, car ils avaient vécu ce qu'ils racontaient, sans chercher à convaincre qui que ce soit. Si les Aînés ont perdu leur Eden, il ne faut y voir qu'un triomphe momentané du Mal, afin de mieux le combattre ensuite. Il tente hélas de renaître ensuite sous de multiples formes hypocrites et il faut le combattre de toutes les façons. Tous les Maîtres antiques ont essayé de d'expliquer et de concilier ce douloureux phénomène avec le Bien. Si tout est Dieu, tout devrait être bon, mais une des créatures humaines a été sollicitée par le Mal: Set! La jalousie et l'envie l'ont emporté sur la la Loi divine. L'Homme était créé pour vivre heureux, innocent et libre en ahâ-Men-Ptah. Set a abusé gravement de cette liberté en attentant à la vie d'Osiris et de son fils Horus. Il a tout perdu, mais avec la possibilité de se racheter en une deuxième et ultime chance.  L'aide apportée par la Dame du Ciel, Nout, ne fait pas plus injure à la résurrection de son Fils Ousir, que la mort de son autre fils set ne fait injure à la divinité. En glorifiant sa sagesse, elle a attisé la miséricorde de Ptah. Les deux frères de la même mère n'ont agit qu'en temps qu'instruments de la puissance éternelle du Créateur sur la Terre. C'est pourquoi la Parole peut être double alors que la Loi est unique. Seule une élite peut y avoir accès après être passée par des initiations bien délicates! Le nombre d'initiés n'augmentera pas au fil des ans, car la Connaissance est semblable à une boisson très forte absorbée trop rapidement: elle brouille l'entendement. L'adepte se croit l'égal d'un faux dieu, peu de créatures résistent au vertige procuré par un Savoir immense. C'est pourquoi les grands Sages des antiques temps de la Triade Divine ont adopté cette forme pour transmettre la Loi: par des symboles, des nombres et des paraboles pour que le commun des mortels ne puisse y avoir accès.

Ainsi, la finalité de cette construction  d'un Cercle d'Or à une échelle inhumaine est de rendre palpable la Loi, qui règle les révolutions astrales en un gigantesque mouvement combinatoire calculable et prévisible dont le centre n'est autre que le Créateur. Quand apparaîtra -t-il dans toute sa splendeur, car le Mal rend aveugle, et le "Noir" continue d'obscurcir les Âmes.


Prochain chapitre: quand le "Grand Labyrinthe" sera redevenu le Cercle d'Or...






04/10/2011

La grande hypothèse 5): "Les rescapés de l'Ahâ-Men-¨Ptah."

La grande hypothèse 5): "Les rescapés de l'Ahâ-Men-¨Ptah."

 

 

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Voir texte: la "Voie Sacrée des Gravures rupestres" P. Benoît y place l'Atlantide!


La Bible est présente  parmi les grands mythes de l'humanité, mais le mythe de l'Atlantide représente beaucoup pour moi.

Je l'ai découvert en lisant les livres d'Albert Slosman, la grande hypothèse, le trilogie des origines (le grand cataclysme - les survivants de l'Atlantide - ...et Dieu rescussita à Dendhéra), la vie extraordinaire de Pythagore, Moîse l'Egyptien. Dix livres étaient prévus après Moîse, mais cette série a été interrompue par la mort de Slosman en 1981. Le dernier livre que Slosman avait prévu devait s'intituler l'Eternité n'appartient qu'à Dieu.

Dans les autres publications, on trouve l'astronomie selon les Egyptiens, le livre de l'au-delà de la vie et le zodiaque de Dendhera.



 

Ma lecture de "La grande hypothèse" va porter surtout sur le grand cataclysme qui est sans doute une autre façon de voir le Déluge de la Bible. Je crois que tous les grands mythes de l'humanité parlent de ce qui a dû être une catastrophe naturelle que la terre aurait subi il y a 14000 ans selon Slosman. Les 3 grandes pyramides d'Egypte et le Sphinx seraient selon lui un témoignage des survivants de ce évênement à l'adresse des générations futures et un avertissement qui a un écho particulier aujourd'hui où on parle de plus en plus de fin du monde . L'émission de la chaîne 4 (apocalypse en 2012) est significative à cet égard.

 

De "la grande hypothèse", le Figaro écrivait alors: la "construction qui s'acomplit devant nous est peut être un des évênements de notre temps". Et Slosman le définissait ainsi: "c'était en définitive une histoire du monothéisme des origines à la fin du monde que j'étais en train d'écrire, en voulant démontrer que le Dieu des chrétiens était le même que le Créateur originel. L'éternel était Yahvé, mais aussi Ptah. Dieu était celui de Jésus, de Moîse, d'Abraham mais aussi d'Osiris. Et ce Dieu Un avait déjà été l'unique créateur de la Création, celui qui inspira la Loi à ses créatures! A chaque ère céleste correspondait un Fils de Dieu, un Messie".

 

"C'est une Histoire du monothéisme des origines à la fin du monde que j'étais en train d'écrire, en voulant démontrer que le Dieu des chrétiens était le même que le Créateur originel. L'Eternel était Yahvé mais aussi Ptah. Dieu était celui de Jésus, de Moîse, d'Abraham, mais aussi d'Osiris. Et ce Dieu Un avait déjà été l'unique Créateur de la Création, celui qui inspira la Loi à ses créatures. A chaque être céleste correspondait un Fils de Dieu, un Messie". Albert Slosman

 

 

 

Sommaire de mes messages:

1)   Le hasard existe t-il?

2)   Le destin s'écrit-il aussi?

3)   Le grand cataclysme.

4)   L'âme Atlante n'est pas perdue.

5)   Les rescapés de l'Ahâ Men Ptah.

6)   La résurrection de Ptah à Dendérah.

7)   A la découverte du grand labyrinthe, le Cercle d'Or.

8)   A la découverte de Dendérah, l'ère du Taureau

9)   L'ère du Bélier: Moïse le rebelle et Dieu oublia l'Egypte (Cambyse le fou).

10) L'ère des Poissons: Jésus le Christ.

11) L'éternité n'appartient qu'à Dieu - Pour notre temps.



LA GRANDE HYPOTHESE 5): "Les rescapés de l'Ahâ-Men-¨Ptah."

exergue:

"Mais une autre supposition chimérique peut-être, mais par cela même séduisante, associe les Berbères à l'Atlantide, ce qui impliquerait une poussée d'ouest en est, et non le contraire!                                                                                                            E.F. Gauthier (Le passé de l'Afrique du Nord).

Qui ne sait que vous êtes les complices de ceux que Dieu a fait mourir lors du Cataclysme? Vous êtes de cette race de pharaons qui firent les rois d'Egypte! Vous êtes de la race de Sodome et Gomorrhe et de tous ceux qui ont lutté contre Dieu par incrédulité depuis le Commencement!                                                       Shenouda Le Mystique (Papyrus copte du Vèmè siècle).

Le chapitre 3, le grand cataclysme se termine par ces mots tragiques:

C'était la fin de tous et de tout! La capitale et le continent tout entier s'affaissèrent rapidement sous l'eau!...

Ce fut le 27 juillet 9792 avant notre ère, et cette date est certaine grâce à la carte du ciel gravée au plafond d'uns salle du temple de Dendérah, plus connu sous le nom de "zodiaque", dès le moment de sa découverte par les savants qui accompagnaient le Général Desaix lors de la campagned'Egypte, déclenchée par Bonaparte.



Les rescapés du grand cataclysme

Après l'hébétude, la souffrance et les recherches pour trouver d'autre survivants, les rescapés de ce qui fut l'Ahâ-Men-Ptah commencèrent de s'organiser en la Ta-Mana, la terre où ils avaient accosté (Le Maroc selon Slosman). Ce fut la première idée qui surnagea du cataclysme: vivre le temps d'avertir comme il le fallait les générations à venir qu'un pareil malheur pourrait survenir à nouveau faute d'obéir au Créateur de toutes choses. Les premiers Conseils des Anciens, qui réunirent ceux qui avaient échappé sur leurs "mandjits", grâce à Dieu, recherchèrent les moyens de retenir la leçon du passé.

Le Pontife du Collège des grand-prêtres avait assez prédit ce qui était arrivé: à eux de tirer la dure leçon de leur égoîsme et de leur impiété. Toute punition divine pouvait être rachetée, mais il convenait de calmer la colère par une obéissance aveugle, car c'était Dieu qui avait voulu que les survivants comprennent enfin après leur désobeîssance envers lui, le seul Créateur de la Création.  Mais l'heure n'était plus au désespoir, puisque la Renaissance pointait à l'horizon de chaque aurore, avec l'apparition du soleil, à l'orient, et non plus à l'ouest, comme éternel rappel de renouveau qui était survenu dans la même région des Douze: dans la constellation du lion. Ousir-le-Ressuscité (Osiris) avait siégé quarante-deux jours durant, afin d'asseoir la nouvelle multitude dans l'obeïssance aux commandements de la Loi Divine, représentée par son fils Hor (Horus) qui deviendrait ainsi le premier descendant de l'Ainé. Il serait suivi d'une longue lignée de pêr-Ahâ (pharaons), si ceux-ci consentaient à rester les Fils-de-Dieu, durant le long et pénible exode qui se préparait vers une terre promise: Ta-Meri. Ce lieu deviendrait, lorsqu'il serait atteint au bout de l'horizon de l'est qui rejoignit celui des Couchés: Ath-Kâ-Ptah, "le deuxième Coeur de Dieu" (l'Egypte). Il unirait alors la Terre des Cadets au Ciel des Aînés, pouvant ainsi renaître de ses cendres et de la poussière. Mais la Foi ne se perdrait-elle pas de nouveau, détruisant les efforts de ceux qui savaient que l'homme courrait vers sa perte? Si quelques âmes s'insurgeaient et continuaient de se rebeller contre la force divine, nul ne pourrait survivre à la discorde qui en résulterait! Les anciens décidèrent de la forme générale à donner à la nouvelle religion qui serait celle de l'exode. Il était primordial que la race humaine survive puisque la Terre était sa possession. Il fallait donc que, dès ce jour, chaque être se sente surveillé par Dieu pour chacun de ses actes, par la variété des facettes de l'univers représentant la Création et qui et qui en seraient les reflets type. Ainsi, l'âme se sentirait épiée et jugée implacablement pour chacun des ses actes, bienveillants ou malveillants.Si elle avait failli, elle serait irrémédiablement rejetée, mais si elle était rentrée pure, elle survivrait éternellement. Ainsi, une éthique réglementa sévèrement les commandements de la Loi., il serait temps de tout réviser lorsque la multitude serait parvenue dans le Deuxième -Coeur-de -Dieu.

Exode

Et le grand départ se fit au temps prévu par les configurations célestes, calculé par les Maîtres de la Mesure et du Nombre qui figuraient parmi les rescapés. Une grande cérémonie de remerciement eut lieu devant huit prêtres portant une "mandjit" sur un brancard à hauteur d'épaules. Un sanctuaire y était construit, qui contenait une relique d'Ousir ramenée de Ta Ouz, ainsi que ses vêtements. Symboliquement, les prêtres regardaient vers l'ouest, là où étaient couchés les '"bienheureux endormis" de l'Ahâ-Men-Ptah. Le Pontife leur faisait face et tenait dans ses mains un pot symbolique contenant les cendres d'une dont la flamme ne s'éteindrait qu'à l'arrivée en Ath-Kâ-Ptah, le deuxième Coeur-de-Dieu, leur future et seconde patrie. Il devrait en aller ainsi, chaque matin où Ptah ferait apparaître Râ dans toute sa splendeur, avec l'or de ses rayons lumineux à l'est, obligeant tous ceux qui prieraient à fermer les yeux afin de ne pas être aveuglés.

 

Cérémonie: voir photo la grande hypothèse page 86

De même, chaque soir, avant que le globe solaire ne disparaisse au-dessus de la mer qui avait fait un énorme linceul liquide de la mère patrie, la fervente invocation à Ptah devait permettre à Râ qui disparaissait au-dessus des millions de morts de les réchauffer, tout en permettant aux vivants de reposer leurs âmes en paix avec Dieu. Mais, lors de le prière du soir, le Pontife et ses prêtres ne fixeraient plus le point où ils trouveraient la terre promise, mais l'ancien continent, en lui présentant précieusement les cendres des ancêtres, ranimées par la nouvelle flamme qui ne s'éteindrait que lorsque la nouvelle Alliance avec Ptah les aurait ramenés sur la nouvelle patrie!

Zenaga illustration wiki

Le malheur, cependant rôdait autour. Il était personnifie par les rebelles issus de Seth, qui eux aussi avaient échappé au grand cataclysme. Ils avaient formé leur clan, plus au sud, et les luttes entre les deux tribus fratricides reprirent ainsi.Les traces de ces dure batailles se retrouvent tout au long de "la voie sacrée des gravures rupestres". Comme à Ta Ouz (voir mon article l'âme Atlante n'est pas perdue"), ce ne sont pas quelques dessins qui sont gravés dans la pierre, mais des centaines de milliers tout au long de cette ligne imaginaire qu'est le "tropique du cancer" (photo page 88 dans "la grande hypothèse"). Ainsi en  fut -il dans cette contrée montagneuse désertique dont le seul passage frontière avec l'Algérie était le col de Zenaga. Là, les deux clans se rencontrèrent et luttèrent farouchement, laissant des gravures rupestres remarquables en souvenir de leurs passages et de leurs combats. On peut imaginer la violence de ce duel fratricide entre ceux de Seth et ceux d'Ousirs soit les "Manistiou ou les "Forgerons d'Horus",  contre les contre les "Râ-Sit-Ou" ou les "Rebelles de Seth".En mains endroits, les gravures se superposent aux précédentes, prouvant que les premiers habitants furent dépossédés par les envahisseurs, qui grattèrent les grès, les burinant à coups de silex rageurs. Ces surproductions sont sont presque de grandeur naturelle, dépassant souvent le mètre de hauteur. Tous les corps humains sont porteurs de têtes d'animaux, de béliers ou d'oiseaux. La zone du Hoggar est prolifique à cet égard.

 

 

 

Ainsi, les Rebelles étaient solidement implantés depuis plusieurs décennies au nord de l'endroit où cheminait la multitude des descendants d'Horus cheminait. Sous le règne assagi d'un roi nommé An-Sit-Râ, ceux de Seth avaient proliféré en un endroit verdoyant qu'ils cultivaient paisiblement. Mais son successeur, Bak-Râ, tyrannique et sanguinaire, ne cherchait qu'une occasion de prendre une revanche guerrière. Elle lui fut donnée par l'avance de la troupe "ennemie" qui, prétendit-il allait les détruire. Il fut le premier à choisir pour emblème l'épervier prêt à fondre sur sa proie. Leur village était établi sur la rive sud de la Sâ-Ou-Râ , ou "l'eau brûlée par le soleil" alors que ceux de Ptah avançaient sur l'autre rive, à quelques journées de marche. Ils indiquent qu'au soir, alors que le peuple était repu de viande de buffle, le soleil disparut derrière Tamana, vers l'endroit où reposaient les bienheureux, dans l'Amenta. Ce qui fit dire au Pontife que l'endroit où ils venaient d'arriver s'appellerait Ta Mentit, le "lieu-Espéré-du-Couchant", qui mélangeait le lieu d'où ils provenaient et celui où ils se rendaient Ta Mérit. Le lendemain, le Per-Ahâ prit les décisions utiles qui s'imposaient  et fit preuve de génie organisateur, il éparpilla les clans de son immense famille tout au long du fleuve. L'affrontement eut lieu et fut assez inégal, la force des armes revenant aux "Manistious".Les armes des rebelles étaient redevenues primitives faute de métal, amis à la force des bras ils alliaient la ruse développée lors de la chasse aux animaux rapides comme l'autruche ou la girafe en restant des adversaires redoutables. De part et d'autre, les blessés revinrent pour raconter la puissance dont disposait l'adversaire. Les forgerons d'Horus fortifièrent leur campement et contre-attaquèrent bien plus tard. La chronologie se rétablit grâce à ces dessins, car des têtes d'hommes sont superposées aux précédentes en une troisième gravure  et cette troisième main ajoute une que de lion ceinturant la taille. En premier, il y eut un "suivant d'Hor", Puis un "Râ-Sit-Ou" adorateur de soleil,et enfin, juste retour des choses , de nouveau un "Manistiou". A Ta Mentit, il a été retrouvé plusieurs statues taillées dans les roches basaltiques du site qui remerciaient Râ de la victoire des "Rebelles de Sit" (une tête de bélier est visible au musée d'Alger). Il faut savoir que le nom  "sacré" de Sit, mort au couchant, fut Amen, (d'Ahâ-Men-Ptah), l"Ancien-du-Couchant", appellation donnée au bélier qui, avec ses coups de boutoir, a symbolisé le premier Rebelle et ses victoires sur Ousir et Hor, comme si la force vive de Sit s'était réincarnée dans tous les béliers. "Amen" devint l'espérance et la foi dans la puissance du soleil pour tous les "Râ-Sit-Ou" s'augmentant plus tard de la dénomination de l'eau, car ce fut Râ qui protégea les fleuves du désert pour que chacun se désaltère. La Berbérie, la Kabylie et les Touaregs conservé ce nom, "Amen", pour désigner l'eau, encore aujourd'hui. (A. Slosman dit avoir soigneusement retracé cette "Voie sacrée", grâce aux milliers de dessins et de gravures rupestres: voir la Grande hypothèse" page 91).

outils de trépaneurs

Plus tard, une deuxième bataille fut très meurtrière, car les deux camps se retrouvèrent également armés, les "Rebelles" avaient une ample moisson de haches et de pics lors de l'invasion précédente. Après ce choc très sanglant, les adorateurs de Râ furent chassés plus en avant vers l'est, dans un autre désert. La multitude de Ptah reprit vers l'orient où les implantations actuelles de Kabyles et de Targuis sont les rejetons des aînés au même titre que les Berbères. Ainsi naquirent les célèbres "Ser-Kers", les "ouvreurs de crânes", corporation de trépaneurs qui s'établit dans l'Aurès où elle exerce encore de nos jours, avec les mêmes instruments qu'il y a dix millénaires. Dans cet endroit où la population d'Ousir séjourna plus longuement pour reprendre force, les gravures sont plus fines et mieux incisées. Le calme permit sans doute à cet art de se développer, les "Rebelles" ayant fui jusqu'aux contreforts de Fez pour reprendre haleine. Une anecdote dit que l'Homme Vainqueur réussit à domestiquer un faucon. Il prit le titre de d'Hor-Deux-Fois-Vainqueur, car son faucon avait tué un épervier. Le faucon devint à ce jour l'emblème du descendant. C'était dans l'ordre des choses de s'allier à l'harmonie céleste.

Les groupes scolaires oraux répétaient sans cesse le Savoir qu'ils avaient consciencieusement emmagasiné au fond de leur esprit, sans rien omettre ni changer, bien qu'ils ne comprissent plus guère les phrases, celles-ci perdant déjà leur signification originelle dans la brume épaisse des matins nouveaux. Le Pontife, à qui était réservé la classe des initiés adultes qui formeraient ceux qui légueraient aux générations ultérieures les éléments sacrés destinés à rétablir le Collège de formation des Grands-Prêtres, répétait sans cesse les mêmes phrases, arguments et commentaires, les ayant lui-même appris de son père. Il ne réservait l'ultime chapitre que pour son fils aîné, comme cela s'était produit pour lui et pour tous les aînés des Pontifes qui l'avaient précédé depuis Ta-Mana. L'enseignement ne valait certes pas celui des temps héroïques, mais ceux qui portaient la robe blanche et avaient la tête rasée étaient dévoués à leur tâche ingrate de formation spirituelle des esprits hélas fatigués et bien trop préoccupés par la marche hallucinante, pour s'occuper de la vie future de l'au-delà de la Vie pourtant plus importante.  Ainsi, l'unique élément secret consistait dans le guidage de cette foule selon un axe ouest-est intangible dont il fallait conserver le cap, afin de parvenir à l'endroit promis par Dieu. Il s'agissait d'un appareil "simple", construit en Ta-Mana dès que l'idée de l'exode avait germé. Il était en fermé dans un chariot dans lequel seul le Pontife pouvait pénétrer. C'était une large coupe pleine d'eau dans laquelle nageait "un objet" en bois de sycomore: le "gô-men". Ce petit cylindre permettait de suivre un cap calculé à l'avance sans aucun risque de déviation! Les entailles qui y étaient faites étaient les repères de toutes les destinations du monde connues de cette époque. En cet endroit du Sud  algérien, s'implanta antique d'une nouvelle école médicale, chargée d'opérer le blessés à la tête durant les rudes batailles, par les coups de masse, de lance ou de hache. L'anatomie était à l'honneur et nous possédons un traité de 300 feuilles, datant du fils de Ménès, le deuxième roi qui régna 4000 ans avant notre ère, dont la moitié du papyrus se trouve au musée de Berlin, et l'autre au British Museum. Des opérations telles que la trépanation ou la césarienne y sont minutieusement décrites. Les méthodes et les outils spéciaux se transmirent de père en fils jusqu'au début du 20ème siècle, ainsi que l'atteste un écrit du Docteur Verneau; "la trépanation dans l'Aurès".

Il existe encore un petit peuple de trépaneurs aux moeurs médicales bizarres qui vient on ne sait d'où; qui pratique cette singulière opération du trépan on ne sait depuis quand; qui l'a apprise on ne sait de qui; et qui, toujours sauvage et inaccessible aux idées modernes médicales, nous étonne par sa hardiesse opératoire et par les succès obtenus!

C'est certainement de cette première école  qu'est parti le grand principe de de l'égalité des blessés devant la souffrance. Les textes abondent sur ce thème. C'est à partir de ce passage qui précède l'entrée dans l'Au-delà de la Vie terrestre, que l'âme reprend sa valeur primordiale. Tous les grandes thèmes du monothéisme partent de cet évènement.Ce n'est que celui qui aura pleinement vécu dans la justice et la bonté et en toute pureté, qui se rendra directement chez les Bienheureux, possesseurs, et eux seuls, de la Vérité éternelle. De là est née la prescription de "l'ouverture du dessus du crâne", afin de préserver les enveloppes charnelles douées d'une parcelle divine, de l'un ou l'autre clan. Une fois guéries, ces têtes pourront mettre leurs âmes en règle avec les commandements divins! Ainsi Dieu restera le seul apte à en juger.

embaumement (Louxor)

Les siècles ont passé, l'approche de la Terre promise se précisait, les familles essaimaient en gardant leur originalité. A certains endroits comme dans le Fezzan, la lutte a été telle qu'il ne reste rien que le désert hormis quelques gravures (pourtant des archéologues italiens y ont mis à jour des trésors, y compris des momies, ce qui prouve qu'en parvenant aux portes de l'Egypte, les rescapés avaient introduit non seulement la trépanarion, mais aussi l'embaumement). C'était encore un oasis de fraîcheur avant que cette terre ne devienne un désert. Des espèces de toutes sortes y vivaient en bonne intelligence et furent reproduites sur les parois: éléphants, rhinocéros, girafes, crocodiles... L'étape dura plus longtemps que prévu pour les Rebelles, mais il était temps de tenter de ravir le "Deuxième-Coeur" à leurs ennemis. C'est là, à l'entrée du Fezzan, alors que les "Manistiou" y parvinrent, que s'éternisa le choc terrible, bloquant les deux clans sur leurs positions comprenant une cinquantaine de kilomètres. (Un défilé de 60 km, sinueux et presque infranchissable, interdit l'accès à l'oued Mathendous. Ce fut là que les descendants prirent le nom de Garamantes, cher à Hérodote, qui garde sa signification à Garama de "double lieu sacré du soleil). Sur les gravures les personnages deviennent "animaliers", et les deux géants sont définis par un épervier et un faucon. Leurs descendants sont indiscutablement "les Adorateurs du Soleil" et "les Forgerons d'Hor". A partir de cette époque, ils figurèrent par cette appellation qui devint vite mythique. Les splendides sculptures ont la particularité sacrée de se retrouver empourprées par les rayons du globe solaire couchant, donc à l'opposé de l'horizon occidental. Cette pratique, manifestement intentionnelle, se retrouvera sur tous les sites funéraires pharaoniques durant les quatre millénaires suivants, sur les rives occidentales du Nil, là où le soleil s'endort sur les parois rocheuses. Ainsi, alors que les ancêtres, ceux qui reposent "bienheureux" dans l'Amenta englouti par "le Grand cataclysme", de l'autre côté, sur la rive occidentale céleste, et qui se réveillent lorsque l'astre du jour disparaît aux yeux de ceux qui vivent dans le "Deuxième-Coeur" de Dieu, voient durant les quelques minutes où le globe flamboyant éclaire les deux hémisphères, les gravures prendre vie! Ainsi est dessinée la vie de tous les jours afin que ceux qui sont au-delà de la Vie soient tenus au courant! La mobilité de la descente solaire fait évoluer les ombres avec une rapidité déconcertante sur le grès, , faisant revivre, se battre et sortir réellement victorieuse cette armée qui resurgit ainsi vivante, au-delà de la nuit des temps! Mais ces instants inoubliables sont trop brefs, car la nuit, à ces latitudes, descend rapidement. L'impression n'en demeure pas moins extraordinaire.

Ce qu'il est difficile de comprendre, dans ce dédale chronologique, c'est cette lutte fratricide qui opposa les deux membres d'une même famille, issue de Geb et de Nout, durant les millénaires qui précédèrent l'arrivée en Egypte et qui se poursuivit jusqu'à la destruction finale des deux camps sousCambyse, en 525 avant l'ère chrétienne.

Le mythe de Sit et D'Hor si intégré à la vie quotidienne dès l'implantation  en Ath-Kâ-Ptah, qu'il s'y était déjà changé en un symbolisme religieux, qu'il fait penser à notre monothéisme chrétien en passe de devenir polythéiste. La religion de Ptah, qui fut rétablie à la naissance du premier roi de la première dynastie, se rapprocha de  la vérité ancestrale originelle. Mais elle obséda l'esprit des deux groupes rivaux et l'univers de chacun fut d'une conception opposée à celle de l'autre. La lutte fratricide se prolongea de plus belle en Egypte, puisque la distance (800 km) séparant ceux de Ptah à Dendérah de ceux de Râ à Héliopolis, ne fut pas suffisante pour l'interrompre. Cette haine hanta et ensanglanta toutes les familles pour une accession au pouvoir divin. On en voit l'écho gravé sur les temples de Karnak, Oumbos, Abou-Simbel et Dendérah par les passions déchaînées par Ramsès II, usurpateur du Per-Ahâ régnant, qui institua la XVIIIème dynastie selon la chronologie de Manéthon. Son nom fut Séthi, ou descendant de Seth, le premier d'une lignée de 13 souverains portant le même patronyme.

Cela était dès le début, lorsque Ménès, unifiant les deux terres de Haute-Egypte et de Basse-Egypte, s'installa à la base du delta du Nil, et édifia l'Ath-Kâ-Ptah, le "second coeur de Dieu", dont la capitale fut appelée plus tard Memphis par les Grecs. A la dynastie suivante, un "Sit" reprit le sceptre, voulut garder le même nom, mais les prêtres l'empoisonnèrent et il en réchappa et eut gain de cause. Quelques décennies plus tard, un "Hor" revint au pouvoir, il renia ce nom qui était pourtant de son clan, pour introduire celui de Ta-Nou-Hit, "le-lieutenant-du sycomore-de-tout" qui devint un autre nom de l'Egypte: "Terre des Sycomores", dès la IIIème dynastie. Les Grecs en tirèrent Danaos, image d'une autre façon du "Naos" où était planté le sycomore sacré qui avait permis autrefois la venue d'Osiris. Puis, ce ne fut plus alors Ptah contre Râ, mais Amon qui fut en lutte ouverte contre Aton, l'apogée en étant l'empoisonnement de Aménophis IV qui, sous le nom de Akh-En-Aton voulut détruire Amon en construisant une autre capitale et en interdisant le culte de l'idolâtre Dieu Bélier. Tout cela s'est achevé par l'envahissement des conquérants et la destruction non seulement de la civilisation présente à ce moment là, mais également celle des temps passés! Rien ne subsista de solide que le sable n'envahit à son tour.

Mais bien avant cette épreuve définitive, la longue marche, qui avait duré 15 siècles ponctués de luttes fratricides avait permis tous ces longs développements des moeurs. Ce fut presque à l'arrivée en Ath-Kâ-Ptah, qu'eut lieu le dernier combat, à la frontière extrême sud-est  Egypto-Lybienne, dans un épuisement généralisé des deux camps: les "Manistiou" et "les Râ-Sit-ou". Les "Forgerons-d'Hor", mieux équipés rejetèrent les Rebelles épuisés vers le Delta du Nil au nord. Le descendant qui fut le dernier  camper à l'étranger fut un femme, le Per-Ahâ n'ayant eu que des filles! L'aînée, Mout-Per-Ahâ fut ainsi appelée à régner. La belle description de cette arrivée sur le Nil est en page 88 de "la grande hypothèse".

En quelques siècles durant lesquels les principales provinces, les "nomes", émergèrent presque toutes ensemble, la civilisation s'implanta tout au long des mille km du "Fleuve céleste", mais séparée sous des sceptres. Pour le "Royaume du Nord", celui de la basse Egypte, le delta du Nil était asservi par les "Rebelles de Sit". Dès la première dynastie unifiée, Pa-Ouet fut la première localité dont le nom ait fait souche, sur la côte, mais à l'écart de la zone marécageuse. Elle devint la résidence des premiers rois" Roseaux" et prit plus tard le nom grec de Bouto. Le seconde fut Pa-Asit (Pa-Ousir après l'unification),où le temple de Soleil devint celui de Ptah. Son nom actuel est Abousir et outre son temple des premières dynasties, on peut y voir  les trois pyramides de Gizeh. La troisième ville prédynastique importante fut Pa-An-Râ , le localité sacrée des premiers prêtre officiels du Soleil, dont le collège fut calqué sur sur celui du pontife de Sud (Dendérah). Elle prit un intérêt complémentaire lorsque le 32e  "Roi du Nord" décida de s'y installer lui-même. Cette ville devint alors Kemti, dont les Grecs firent Saîs. La désaffection de bouto provint de la présence nauséabonde de marécages, source de maladies infectieuses et même de la peste. Le dernier roi à venir vivre dans cette région plus fertile fit sa soumission aux "Manissioux" du Per-Ahâ Shésou-Hor. Ce traité de paix, le plus important de tous les temps, eut lieu 217 ans avant l'entrée du Soleil en Taureau, "l'ère de la Résurrection d'Ousir". En cette période, le Roi des deux terres, du nord et du sud, de l'Amenta à l'occident et d'Ath-Kâ-Ptah à l'est, (donc le Maître des Quatre Temps de la terre et de l'Univers), fit en l'honneur du Dieu Unique Tout-Puissant qui avait permis cela, des réalisations colossales qui, en remerciant le ciel et la terre, donc l'Humanité et la Divinité, en une Alliance qui devait être indestructible. L'histoire de ce peuple élu commence donc réellement à cette époque unifiée, deux siècles avant que Ménès n'ouvre l'ère dynastique en 4241 avant Christ.

Mais ces mélanges divers ne formeront qu'une seule nation le jour où le porteur d'un seul sceptre imposera son pouvoir héréditaire issu d'Ousir, dans une monarchie théocratique, affirmation impérative d'un Per-Ahâ venu du Sud pour unifier le "Deuxième Coeur", royaume privilégié par la promesse tenue dès l'arrivée sur les bords du Nil.


C'est dans l'énorme boucle effectuée dans le cours du Nil, comme en une intention précise par le Très-Haut, que le pontife et les prêtres reconnurent l'endroit trois fois sacré où se reconstruisit le Cercle d'Or qui fut englouti bien longtemps auparavant dans l'Ahâ-Men-Ptah. Ses rescapés se mettraient à l'ouvrage immédiatement afin que renaissent dans la gigantesque construction dorée, les Combinaisons-Mathématiques-Divines.



 

La grande hypothèse 4) -"L'âme Atlante n'est pas perdue!"

La grande hypothèse 4) -"L'âme Atlante n'est pas perdue!"

 

 


 

 

 

 

 

 

 



La Bible est présente  parmi les grands mythes de l'humanité, mais le mythe de l'Atlantide représente beaucoup pour moi.

Je l'ai découvert en lisant les livres d'Albert Slosman, la grande hypothèse, le trilogie des origines (le grand cataclysme - les survivants de l'Atlantide - ...et Dieu rescussita à Dendhéra), la vie extraordinaire de Pythagore, Moîse l'Egyptien. Dix livres étaient prévus après Moîse, mais cette série a été interrompue par la mort de Slosman en 1981. Le dernier livre que Slosman avait prévu devait s'intituler l'Eternité n'appartient qu'à Dieu.

Dans les autres publications, on trouve l'astronomie selon les Egyptiens, le livre de l'au-delà de la vie et le zodiaque de Dendhera.




Ma lecture de "La grande hypothèse" va porter surtout sur le grand cataclysme qui est sans doute une autre façon de voir le Déluge de la Bible. Je crois que tous les grands mythes de l'humanité parlent de ce qui a dû être une catastrophe naturelle que la terre aurait subi il y a 14000 ans selon Slosman. Les 3 grandes pyramides d'Egypte et le Sphinx seraient selon lui un témoignage des survivants de ce évênement à l'adresse des générations futures et un avertissement qui a un écho particulier aujourd'hui où on parle de plus en plus de fin du monde . L'émission de la chaîne 4 (apocalypse en 2012) est significative à cet égard.


De "la grande hypothèse", le Figaro écrivait alors: la "construction qui s'acomplit devant nous est peut être un des évênements de notre temps". Et Slosman le définissait ainsi: "c'était en définitive une histoire du monothéisme des origines à la fin du monde que j'étais en train d'écrire, en voulant démontrer que le Dieu des chrétiens était le même que le Créateur originel. L'éternel était Yahvé, mais aussi Ptah. Dieu était celui de Jésus, de Moîse, d'Abraham mais aussi d'Osiris. Et ce Dieu Un avait déjà été l'unique créateur de la Création, celui qui inspira la Loi à ses créatures! A chaque ère céleste correspondait un Fils de Dieu, un Messie".


"C'est une Histoire du monothéisme des origines à la fin du monde que j'étais en train d'écrire, en voulant démontrer que le Dieu des chrétiens était le même que le Créateur originel. L'Eternel était Yahvé mais aussi Ptah. Dieu était celui de Jésus, de Moîse, d'Abraham, mais aussi d'Osiris. Et ce Dieu Un avait déjà été l'unique Créateur de la Création, celui qui inspira la Loi à ses créatures. A chaque être céleste correspondait un Fils de Dieu, un Messie". Albert Slosman



Sommaire de mes messages:

1)   Le hasard existe t-il?

2)   Le destin s'écrit-il aussi?

3)   Le grand cataclysme.

4)   L'âme Atlante n'est pas perdue.

5)   Les rescapés de l'Ahâ Men Ptah.

6)   La résurrection de Ptah à Dendérah.

7)   A la découverte du grand labyrinthe.

8)   Le cercle d'or & à la découverte de Dendérah, l'ère du Taureau

9)   L'ère du Bélier: Moïse le rebelle et Dieu oublia l'Egypte (Cambyse le fou).

10) L'ère des Poissons: Jésus le Christ.

11) L'éternité n'appartient qu'à Dieu - Pour notre temps.



4) L'AME ATLANTE N'EST PAS PERDUE!


M. Flamand assimilait les béliers à  sphéroïde à l'Amon-Râ des Egyptiens, car il y a une parenté certaine avec les figures gravées du Sahara. Mais Amon est aussi le dieu-Bélier de l'eau dans toute la Berbérie, où le mot Berbère pour dire eau est "Amon", tout comme chez les Guanches des Canaries. Raymond Furon (Manuel de préhistoire générale).

On exagère l'abscence de changements matériels, parfois; mais l'identité de l'âme Berbère, à travers toutes les vicissitudes, est vraiment une force de la nature! J. Célérier (Histoire du Maroc).

En 1973, A. Slosman n'avait pas encore fait le rapprochement entre l'Amenta du livre dit "des morts" et ce pays englouti lorsqu'il parvint au Maroc pour sa convalescence suite à son accident...

 

 

 

Ta Ouz (le lieu d'Osiris?)

 

 

 

La teneur de certains textes des bords du Nil se rapportant au "Lieu du Couchant" ou Ta Mana en hiéroglyphique lui laissait supposer que cette terre était le Maroc, puisque ce nom ne lui était donné qu'en français, gardant sa signification arabe: "Mogreb el-Aqsa" ou le "Pays du Couchant". Il devint ici lecteur de la bibliothèque du ministère des mines et put connaître la géologie, la minéralogie et la structure géophysique des terrains avoisinants comme ceux des Canaries, ces "Iles fortunées". Comme son sol sablonneux était constellé de millions de coquillages non fossilisés, il n'y avait aucune impossibilité pour que cet endroit se trouve au bord de la mer et serve de lieu d'accostage et d'abri à des rescapés d'un naufrage 10 000 ans avant notre ère. Ce fut là qu'il entendit parler de Tamanar, village situé à une soixantaine au nord d'Agadir et dont un très vieux prophète en faisait la renommée dans le Maroc tout entier. Puis, pour Ta Ouz,


il en alla de même, et les géologues autochtones lui expliquèrent ce qu'était ce lieu et lui donnèrent littéralement la clé du passé le plus antique. (Les sépultures de Ta Ouz semblent être datées d'au moins 5 000 ans avant notre ère, (voir le texte le Maroc avant l'histoire). ).tells étaient en réalité des mastabas, ou des nécropoles funéraires, dont l'antiquité se perdait dans la nuit des temps. Ce fut accidentellement qu'il entendit parler de Ta Ouz  par des géologues!

Une équipe d'aventuriers Allemands avait été interceptée pendant qu'elle découpait un morceau de paroi couverte de gravures rupestres d'une antiquité très reculée!... Son esprit galopait et tout indiquait que que ce lieu était un site extraordinaire pour la curiosité, mais aussi pour le recueillement. L'itinéraire pour y parvenir était ponctué de d'autres endroits intéressants, comme Midelt, dans le Moyen-Atlas entre Meknès et Ksar-El-Souk. De tout temps, Midelt avait extrait de son sous-sol du plomb et du cuivre en grosses quantités. Or, comme l'Aurichalque était intéressant en tant que métal utilisé par les grands-prêtres de Ptah, il pouvait y avoir une affinité avec l'aurichalcite marocaine qui se trouvait en grande quantité dans la région.

Auricalcite

Après une année de recherches le long d'une route truffée de gravures rupestre et de hauts lieux, de discussions et de palabres, avec les spécialistes et les autochtones qui lui transmettaient les traditions ancestrales, A. Slosman parvint à ébaucher un tracé de l'exode des rescapés de l'Ahâ-Men-Ptah. Le pays qui devint le Maroc était à l'époque antécataclysmique une sorte de colonie Atlante. Elle était la terre la plus proche du continent disparu, devenant de ce fait Ta Mana. Les métaux y jouaient un rôle primordial pour les constructions et le outils nécessaires aux usages domestiques. Le plomb et le cuivre étaient recherchés sur le territoire Marocain, car ils étaient quasiment inexistants sur celui de la mère patrie. De même pour certains minéraux protecteurs contre les influences maléfiques des rayonnements astraux. Ces minéraux se retrouvèrent dans la Bible à propos du pectoral porté par Moïse et qui lui permit, grâce aux influx dégagés, de conserver l'unification des douze tribus d'Israël. Mais si,à cette époque, Moïse n'avait pu récupérer que quelques "pierres", les autres étant des ersatz, au temps d'Ahâ-Men-Ptah, les douze minéraux avaient une influence précise dont la réunion apportait "longue vie, force et santé", comme le précisent les titres d'un Pharaon dans les papyrus. Non seulement ceux de Ptah en conservaient un usage religieux et politique, mais ceux de Râ avaient accepté cette formule sous une autre forme, tel Ramsès le Grand, grâce d'autres minéraux. Une de ces pierres fut retrouvée fortuitement à Midelt par A. Slosman.  Midelt est située dans le Moyen-Atlas, sur un plateau à 1500m d'altitude, cerné lui-même par de hautes montagnes. Deux cols à plus de 2000m, en autorisent seuls l'accès au nord et au sud. Après avoir été "adopté" par une famille Berbère et de longues discussions, il put rechercher l'origine des mines de plomb et de cuivre. Les Français avaient foré les puits au 19ème siècle, mais ils n'avaient pas parvenus à cet endroit en déclarant : "c'est ici qu'il faut creuser. Manifestement il y avait eu des extractions avant eux. Il fut alors conduit vers un endroit peu éloigné des mines actuelles mais caché derrière une montagne. Là, d'autres puits désaffectés et bien plus anciens prouvaient que les Espagnols étaient passés par là deux siècles auparavant. Eux aussi n'avaient pu arriver en ce lieu désertique et déclarer y trouver des métaux précisément à cet endroit en déclarant "c'est ici qu'il faut creuser".  Une nouvelle confidence lui apprit qu'il y avait eu des prédécesseurs qui avaient été... des Romains. Il visita alors des vestiges sur la route de Meknès à 3km de Midelt, bien en retrait et totalement invisibles de la grand-route. Ces puits étaient bel et bien de l'époque des Césars, tant par le dessin des voûtes que par l'architecture des galeries souterraines. Des dépôts importants de minéraux se trouvaient encore entassés là, comme s'ils n'avaient pas de valeur, n'étant pas du plomb. Qu'est-ce qui avait poussé les Romains en ce lieu? Après bien des tergiversations, des hésitations, une peur irraisonnée d'une malédiction, ses amis Berbères lui apprirent  qu'à l'origine, bien avant avant les Romains étaient venus...des Géants pour organiser l'extraction! D'où le nom d'Atlas donné aux montagnes, car leur roi était aussi haut qu'elles! Après de nouveaux atermoiements, Slosman ils furent bien plus loin, sur la route de Meknès. A une quinzaine de km de Midelt, un chemin les mena vers un énorme haut-plateau avant de parvenir devant un paysage infernal et lunaire: la mine des Géants! Il s'agissait d'une vaste plaine bouleversée d'immenses trous et de petits elles de teinte grise sur fond noir. Au fond de chacun de ces cratères creusés de main d'homme, des êtres, aux temps les plus reculés, extrayaient des minerais pour en faire des outils et des bijoux ciselés, alors que d'autres vivaient en France dans des cavernes enfumées en mangeant de la viande crue. A la fin il réussit à se faire descendre dans un puits dans une sorte de nacelle en osier. mais le résultat fut décevant: le puits s'ouvrait sur une galerie de hauteur 1,70 m environ qui n'aurait certainement pas pu laisser passer un géant! Les auteurs n'étaient donc pas des fils d'Hercule ou de Titan même si leur intelligence était de beaucoup supérieure à la nôtre.  Mais Slosman pouvait partir sur des bases solides: celles qui ont donné le thème des "Survivants de l'Atlantide".

magnétite

A Ta Ouz, tout était différent parce que en plein désert. Des défilés plus ou moins ensablés longeaient cette bande invisible séparant les deux pays. Puis le paysage changeait, d'abord caillouteux, il laissa voir des blocs de roche noirs incontestablement d'apparence métallique. C'était du fer à l'état pur, hématitemagnétitesidérite...La boussole y battait la chamade et ne servait plus à rien. L'atmosphère était très étrange. Il faisait plus de 60° et il n'y avait d'ombre nulle part. L'odeur était particulière, car ce métal chauffé depuis des millénaires, renvoyait son propre rayonnement mais il y avait autre chose d'indéfinissable.

hématite

Les géologues parlèrent du site funéraire  situé au bout d'un Oued desséché, et qui aboutissait à l'endroit où il y avait des centaines de gravures rupestres, celui-là même où une patrouille militaire avait intercepté les vandales qui avaient découpé la roche pour l'emporter! Arrivés à cet endroit, après bien des difficultés, ils eurent l'impression de pénétrer dans un autre monde. Ici, plus de pierres, mais nouveau le sable recouvrant tout....Des collines à perte de vue, apparemment composées de sable aggloméré. et au centre, l'une d'elles, beaucoup plus haute. Ils chuchotaient, impressionnés, ils étaient sur un site funéraire, l'enclos sacré, trois fois saint, dans lequel il ne fallait pas pénétrer, car les temps n'étaient pas encore venus.Le guide creusa plus d'un mètre avant que n'apparaisse un amoncellement de pierres jointes, incontestablement par des mains humaines. Puis il remit le sable en place et s'empressa de remettre la pelle dans un autre véhicule. Alors seulement Slosman se rappela se rendit compte d'un phénomène inexplicable qui ajouta à son trouble: il commençait à chasser les mouches importunes qui foisonnaient par dizaines de milliers! Or, tout le temps qu'il était sur le site funéraire, aucun insecte n'avait été présent à cet endroit!

L'enclos fut contourné pour revenir à l'est de cet panorama exceptionnel, là même où les rescapés de cette bataille avaient fui après avoir gravé dans les roches des dessins étranges et des textes. C'est par centaines que ces gravures existent, partout! Et c'est là que les vandales entreprirent d'enlever par morceaux entiers l'histoire la plus antique de ce pays. Il n'y avait aucun doute que si Ta Mana signifiait "le Pays du Couchant", Ta Ouz voulait dire le "Pays d'Ouzir"; or le Fils de Dieu avait pour nom Osiris en phonétique grecque. La boucle était bouclée. Il ne restait plus qu'à aller à Tamanar, pour vérifier s'il s'agissait de l'antique Ta Mana des textes égyptiens, l'endroit où avaient accosté les rescapés de l'Ahâ-men-Ptah.

Il voulut attirer l'attention gouvernementale sur "les réserves inépuisables de minéraux précieux dans la région du Midelt" ce qui déplut forcément à ceux qui voulaient y organiser un trafic et revint vers Agadir qui subit le tremblement de terre qu'on connaît. Mais en 1974, c'était redevenu une localité agréable où les hôtels de luxe se disputaient en opulence à ceux des meilleures plages de la Côte d'Azur. Quand les langues se déliaient, on racontait des légendes que se transmettaient les indigènes, qu'un autre effroyable séisme avait changé la face du monde quelques milliers d'années auparavant. Le soleil lui-même, au lieu de se lever à l'ouest, s'y était couché subitement, pour ne plus, depuis, réapparaître qu'à l'est. D'où cette définition de pays du couchant pour le Maroc, donné par les rescapés de cette aventure, après avoir accosté "là", tellement l'évènement les avaient marqués. Tamanar était sans doute le point central de ce "là". Ces vieux Marocains racontaient ce récit, identique à ceux des textes Egyptiens, sans les connaître, mais que leurs ancêtres perpétuaient oralement de père en fils depuis des temps immémoriaux. C'est alors qu'un de ses nouveaux mais chuchota à Slosman qu'il ferait bien de "monter voir le Père de tous". Il avait déjà entendu parler à Rabat d'un prophète, un très vieux patriarche qui connaissait aussi bien le passé que le l'avenir et qu'il était très difficile d'approcher. Seuls le notables ou Hassan II pouvaient le rencontrer et lui parler. Alors comment faire? Il lui fut répondu de ne pas s'en faire à ce sujet, s'il devait le rencontrer, cela se ferait...

En arrivant dans ce lieu enchanteur très vallonné, il sentit le regard noir des autochtones et une opposition nette à ses recherches, une animosité silencieuse presque palpable. Je résume ici le récit qu'en fait A. Slosman:

 

"La seule personne susceptible de me renseigner sur l'antiquité de ce lieu était le chef d'une famille Berbère dont les rides attestaient l'âge avancé. Mais il ne parlais pas français et je passais par mes jeunes amis géologues pour comprendre ses paroles. et je ne perdis pratiquement rien des nuances et du sens primordial de l'ensemble de la conversation.

Il était incontestable que la tribu des Berbères était la descendante de ceux qui, des millénaires auparavant, avaient accosté à cet endroit au bord de la mer. certaines familles s'étaient implantée ici et avaient fait souche afin d'assurer le arrières du reste des rescapés qui partaient à la recherche de "Ta Meri",le "Coeur Aimé". Il fallait que les métaux et le ravitaillement suivent. Lorsqu'il devint inutile d'envoyer tout cet approvisionnement, un deuxième point fixe ayant été établi bien plus en avant (cette implantation devint sédentaire et donna naissance à la grande tribu des Kabyles), ceux qui étaient implantés à Ta Mana y restèrent. Non seulement parce que le climat était sain et la culture facile, mais l'extraction des métaux et des minéraux devait se poursuivre. La troisième raison, plus spirituelle, était que le site funéraire de Ta Ouz devait être toujours être protégé, jusqu'à ce que les temps soient venus de révéler la vèrité avant qu'un cataclysme plus radical encore ne détruise totalement le terre!

Comme mon vis-à-vis savait que je revenais de la terre trois fois sacrée où gisait l'Aîné, il ne me faisait somme toute aucune révélation, me confirmant ce que je savais déjà. Comme je ne posais aucune des questions qui me brûlaient les lèvres,  le vieil homme prit les devants, en me signifiant qu'un autre, plus éclairé que lui, descendant des "Grands  Voyants " de ses ancêtres, m'expliquerait très en détail ce que j'avais besoin de savoir pour avancer dans mes recherches. Lui n'était qu'une âme retrouvée parmi les âmes perdues!

Avec mes guides nous partîmes dans la direction qu'il nous avait indiquée. Il ne faisait plus aucun doute que tout était prévu par une puissance supérieure afin que je persévère dans le chemin qui s'ouvrait devant moi. Ma position de convalescent relevant d'un très grave accident facilitait sans doute l'approche de l'homme hors du commun que j'allais rencontrer, car mes douleurs terribles avaient développé certaines facultés mentales et spirituelles. Au bout de la route goudronnée, un chemin de terre escaladait une colline jusqu'à un monticule où "il" nous attendait sur le pas de la porte de sa maison, appuyé sur une grosse canne. En un français parfaitement compréhensible, il me dit simplement; "entrez", tout en faisant signe à mes deux amis de rester à l'extérieur.


Ce qui se passa là, durant trois quarts d'heures, est probablement la chose la plus extraordinaire que j'ai vécue. Le début de l'entretien me mit tout de suite dans une ambiance si particulière qu'il me sembla devenir témoin d'une scène vécue douze millénaires auparavant! le patriarche, qui n'avait cessé de me scruter, me dit sans préambule:
-Tu te trouves ici même à l'endroit où le Fils a été rescussité par ses deux soeurs, avec l'aide de Dieu, pour que la multitude renaisse, pour revivre dans l'obéissance de la Loi de l'Eternel. Dieu étant Dieu, sa colère seule est à craindre lorsque l'on tente de percer certains mystères qui ne concernent que l'avenir. Es-tu prêt à payer ton lourd tribut à cette dure loi de l'existence humaine?
-N'ai-je point assez payé?
-Le Fils est rescussité ici il y a douze mille ans parce qu'il était le Fils. Ce n'est pas ton cas, quelle que soit la tâche que tu assumes. Ce n'est donc pas à moi de répondre à ta question, mais à Celui dont tu cherches à interpréter les actions. Il peut être pire de dévoiler l'avenir que de le garder caché.
-Mais je ne cherche pas à lire dans l'avenir! Tout semble s'être ligué afin que je comprenne la vie passée d'un peuple. Si cela est, c'est afin que je le répète à ceux qui seraient heureux d'avoir  cette connaissance essentielle pour leur survie.
-Dans ce cas précis, connaître le passé, c'est agir sur l'avenir. Seul Dieu est Maître de l'Eternité, et à ce titre, tu t'attireras bien des haines, des jalousies et des ennuis!...
-... la difficulté réside en toi, car les temps ne sont pas venus d'apporter toutes ces révélations. Il te faudra doser lentement leurs publications afin que tout soit prêt le moment venu.
Dans ce cas, il n'y a aucune difficulté puisque je n'ai consulté aucun éditeur.
-Ce sera difficile au contraire, car si les débuts seront lents, et pleins d'aléas par rapport aux résultats que tu auras obtenus, lorsque tu seras à mi-chemin, le succès appellera le succès et c'est à ce moment qu'il faudra que tu aies la volonté et la force nécessaires pour freiner la divulgation de la connaissance.
-Mais pourquoi?
-Chaque chose doit venir en son temps: avec le cycle qui lui permet de s'accorder à l'harmonie divine. Chaque ère a son rythme particulier. Celui du Taureau a eu Ousir, comme celui du Bélier a pris le Soleil pour se désolidariser de de la Création du Créateur... L'ère des Poissons s'achèvera dans la Chaos à moins qu'il n'y ait un sursaut de l'Ame des humains, avec un nouveau Fils qui soit un nouveau Sauveur...
-Plusieurs prophètes l'annoncent déjà et ce ne sont pas les livres que je publierai qui changeront quelque chose à cela.
-Ne sois pas trop modeste! La réaction à tes ouvrages peut devenir fort cupide, amis aussi soudainement avide qu'elle est capable de rejeter les faux prophètes qui auront prédit des catastrophes qui ne se seront pas produites! Cela a été le cas à plusieurs reprises ... Même après Ousir, lorsque les prêtre du Soleil haussèrent le bélier tel un dieu en lui plaçant un globe sur le crâne, les idoles furent mises à bas par plus sauvages qu'eux. Et Amon est devenu depuis ce temps mémorable le dieu de l'eau dans toute la Berbérie, car "amon", en berbère signifie l'eau, donc l'espoir de vivre. Celui de conserver éternellement l'eau pour ses besoins, mais aussi l'espérance au coeur de ne plus jamais revoir le symbolisme de bélier en idole à la place de Dieu. Cela a été dans l'ordre des choses puisqu'un Messie est arrivé à la fin de l'ère du Bélier. Il en ira de même dans quelques années avec la disparition de l'ère des Poissons. Dieu sera foulé aux pieds, renié, et tout le monde le suppliera le moment venu de rescussiter avec un nouveau Fils!
-Quand cela se produita-t-il?
-Tu l'apprendras tout seul au cours de tes recherches. Mais n'en n'annonce pas le temps trop vite!
-Des êtres sans foi ni loi,que la cupidité poussera toujours vers le mal, tenteront d'utiliser cette Connaissance pour en dénaturer la Sagesse à leur seul profit. Il te faudra alors beaucoup te méfier...
-Il me reste peu de temps à vivre; ce n'est pas à moi d'enfreindre la Volonté de Celui qui a conduit tes pas jusqu'ici. Je vais te laisser seul dans la pièce d'à côté, le temps que tu jugeras nécessaire pour y méditer. Tu peux y apprendre de grandes choses si tu le mérites, amis en pâtir au contraire si tu en es indigne! Veux-tu y aller?
-Qu'est cette pièce?
-Une chambre nue, où il te faudra rester à terre. Mais c'est à cet endroit précis qu'Ousir a rescussité. Il parle à ceux qui en sont dignes, mais punit les autres. As-tu le courage pour affronter le Fils?
-Conduis-moi...

Le temps n'est pas venu de décrire les trois heures très étranges et presque surnaturelles que je passai là. La narration romancée de la trilogie des Origines en est une réminiscence. Elle a été critiquée par les "spécialistes" comme complètement inventée parce que dialoguée et qu'aucun texte ne pouvait fournir un tel luxe de détails, ni de précisions. Les papyrus fournissent la trame véritable et essentielle de l'historique du continent englouti, autant que de l'exode vers "le Deuxième Coeur", l'Egypte. Mais cette publication a été possible grâce à la forme donnée à l'ouvrage. Et ce qui a permis ce luxe de précisions ne fut pas les inventions d'un cerveau débridé, mais le résultat d'une concentration entre deux esprits qui se rejoignirent un jour, à Ta Mana, au lieu précis de la résurrection d'Osiris. Les recherches bibliographiques intenses furent poursuivies à Chantilly et accentuèrent l'accumulation de détails allant dans la même direction de ce monothéisme pour l'Eternité, qui n'est qu'un éternel recommencement  n'appartenant qu'à Dieu.

Voyons maintenant le suite de l'histoire des "rescapés de l'Ahâ-Men-Ptah"



la constellation d'Orion

 p



Le Sphinx



pyramide de Giseh



La grande hypothèse 3): "Le grand cataclysme."

La grande hypothèse 3): "Le grand cataclysme."

 

 

 

 




La Bible est présente  en permanence, parmi les grands mythes de l'humanité, mais le mythe de l'Atlantide représente beaucoup pour moi.

Je l'ai découvert en lisant les livres d'Albert Slosman, la grande hypothèse, le trilogie des origines (le grand cataclysme - les survivants de l'Atlantide - ...et Dieu rescussita à Dendhéra), la vie extraordinaire de Pythagore, Moîse l'Egyptien. Dix livres étaient prévus après Moîse, mais cette série a été interrompue par la mort de Slosman en 1981. Le dernier livre que Slosman avait prévu devait s'intituler l'Eternité n'appartient qu'à Dieu.

Dans les autres publications, on trouve l'astronomie selon les Egyptiens, le livre de l'au-delà de la vie et le zodiaque de Dendhera.

 

Les ouvrages d'Albert Slosman sont la base de ma réflexion, mais j'ai découvert les écrits d'Anton Parks.  qui parlent de ce même mythe...

 

La Bible est présente  parmi les grands mythes de l'humanité, mais le mythe de l'Atlantide représente beaucoup pour moi.

Dans les autres publications, on trouve l'astronomie selon les Egyptiens, le livre de l'au-delà de la vie et le zodiaque de Dendhéra.


Ma lecture de "La grande hypothèse" va porter surtout sur le grand cataclysme qui est sans doute une autre façon de voir le Déluge de la Bible. Je crois que tous les grands mythes de l'humanité parlent de ce qui a dû être une catastrophe naturelle que la terre aurait subi il y a 14000 ans selon Slosman. Les 3 grandes pyramides d'Egypte et le Sphinx seraient selon lui un témoignage des survivants de ce évênement à l'adresse des générations futures et un avertissement qui a un écho particulier aujourd'hui où on parle de plus en plus de fin du monde . L'émission de la chaîne 4 (apocalypse en 2012) est significative à cet égard.

 

De "la grande hypothèse", le Figaro écrivait alors: la "construction qui s'acomplit devant nous est peut être un des évênements de notre temps". Et Slosman le définissait ainsi: "c'était en définitive une histoire du monothéisme des origines à la fin du monde que j'étais en train d'écrire, en voulant démontrer que le Dieu des chrétiens était le même que le Créateur originel. L'éternel était Yahvé, mais aussi Ptah. Dieu était celui de Jésus, de Moîse, d'Abraham mais aussi d'Osiris. Et ce Dieu Un avait déjà été l'unique créateur de la Création, celui qui inspira la Loi à ses créatures! A chaque ère céleste correspondait un Fils de Dieu, un Messie".

 

"C'est une Histoire du monothéisme des origines à la fin du monde que j'étais en train d'écrire, en voulant démontrer que le Dieu des chrétiens était le même que le Créateur originel. L'Eternel était Yahvé mais aussi Ptah. Dieu était celui de Jésus, de Moîse, d'Abraham, mais aussi d'Osiris. Et ce Dieu Un avait déjà été l'unique Créateur de la Création, celui qui inspira la Loi à ses créatures. A chaque être céleste correspondait un Fils de Dieu, un Messie". Albert Slosman

 

 

 

 

 

 

 

3) LE GRAND CATACLYSME

En exergue:

"Il traitait de l'exploit le plus grand, et qui eût justement mérité d'être le plus illustre de tous ceux que cette cité ai jamais accomplis. Mais par l'effet du temps et de la mort des acteurs, le récit n'est pas venu jusqu'à nous".                               Platon (Le Critias).

"Peut-être avez-vous entendu prononcé le nom d'Atlas, et celui de la race qui descendit de lui en nombreuses générations? C'est, dit-on aussi, de lui que descendirent les nombreuses familles qui composèrent notre race. Hélas! ce fut jadis une nation heureuse et chérie de dieux aussi longtemps qu'elle honora le ciel. Jérôme Frascator (Siphilidis, chant III).


"L'histoire du monothéisme" qui est l'objet de "la grande hypothèse", fait état d'un continent englouti à la suite d'un bouleversement cataclysmique. Quoi de plus normal que d'appeler cette terre "Atlantide", en français, tout comme Platon l'avait fait à la suite du sage Solon qu'il tentait de traduire en prose. Comme on l'a vu dans les premiers articles à propos de l'histoire de Slosman, ce dernier a sa propre lecture des hiéroglyphes, qu'il estime (et moi aussi) aussi juste que le "charabia" incompréhensible sur ce sujet de l'interprétation sacrée des textes, de la plupart des Egyptologues.


Sommaire de mes messages:

1)   Le hasard existe t-il?

2)   Le destin s'écrit-il aussi?

3)   Le grand cataclysme.

4)   L'âme Atlante n'est pas perdue.

5)   Les rescapés de l'Ahâ Men Ptah.

6)   La résurrection de Ptah à Dendérah.

7)   A la découverte du grand labyrinthe, le Cercle d'Or.

8)   A la découverte de Dendérah, l'ère du Taureau

9)   L'ère du Bélier: Moïse le rebelle et Dieu oublia l'Egypte (Cambyse le fou).

10) L'ère des Poissons: Jésus le Christ.

11) L'éternité n'appartient qu'à Dieu - Pour notre temps.


 



en savoir plus:

 

Ptah (eden-saga)

 Son nom hiéroglyphique : Ahâ-Men-Ptah ou "Aîné-Couché-de-Dieu". Ce nom a été contracté dans le livre appelé improprement "livre des morts" en Amenta. Il a cependant conservé sa signification originelle , celui de "Pays des Morts", "Pays des Bienheureux", "Pays de l'Au-delà". Ce pays était représentatif de l'Eden terrestre décrit par la Bible. Les monarques successifs furent traditionnellement les Ptah-Ahâ ce qui veut dire en hiéroglyphique "Aîné de Dieu". En effet tous descendaient en droite ligne du premier Fils de Dieu, donc de l'Aîné. Si nous phonétisons en français, Ahâ se lit Ahan qui, devenu Adam, reste l'Aîné. Ptah s'écrit aussi Phtah et dans une phonétisation grecque, où pi devient phi, Phtah Ahan devient Pharaon. Et "l'Aîné" de Dieu" devient "Fils de dieu". Ainsi après le cataclysme, l'Ahâ-Men-Ptah  ("Ainé-Couché-de-Dieu") est devenu pour les rescapés Ath-Kâ-Ptah (Deuxième-Coeur-de-Dieu") et en phonétisation grecque: Aegyptos, soit Egypte en français. Les coptes sont-ils les derniers descendants de cettre race illustre? Vont-ils révéler le fameux cercle dOr dont Slosman dit qu'il dout être dévoilé en 2016?

Ce fut donc l'Eden originel où vivaient les Fils de la Lumière, ou Enfants de Dieu. L'Origine est l'Origine de chacun de nous, de tous, de tout: du ciel et de la terre, de leurs contenants et de leurs contenus! Que nous soyons athées ou croyants, nos pensées, au moins une fois se sont dirigées vers cette Origine, commune, unique, et son Créateur, qu'il soit appelé Dieu ou hasard (comme pourrait le décréter celui qui aurait vécu une partie de sa vie sans aborder l'autre). Et qui serait plus habilité pour parler de cette Origine que ceux-là même qui la vécurent et la racontèrent à leurs descendances en la gravant pour l'Eternité dans la pierre?...Ces textes dont les plus anciens se perdent dans la nuit des temps étaient déjà gravés sur les édifices religieux après le cataclysme bien avant que la hiéroglyphique ne reprenne son droit sacré. Tous concordent en une seule glorification, celle de Ptah, ou Dieu. Et tous s'achèvent en une forme de signal avertisseur, pour tenter d'éviter aux générations futures le renouvellement d'un grand cataclysme.

La métaphysique, surprenante par sa clarté, tant liturgique que théologique qui se dégage de cette connaissance prédynastique, fait dire que leurs auteurs représentaient une civilisation supérieure. Arrivée là par suite d'un exode, elle descendait d'un peuple infiniment plus antique ayant vécu sur une mère patrie disparue, mais où l'humanité vivait heureuse. Et les survivants de cet ailleurs voulurent graver dans la pierre impérissable leurs malheurs passés, afi de mieux convaincre ceux qui leur succéderaient des conséquences que leur désobéissance entraînerait immanquablement. Cette notion de divinité nécessitait un cycle de pensées abstraites dominantes et déterminantes, formé d'une longue addition d'observations, de réflexions et de méditations sur de nombreux millénaires. Ce qui explique en un certain sens, que le jour où fut atteint le maximum de spiritualité, une certaine forme d'inertie s'instaura sur toute chose et tout acte de la vie quotidiennement répétés. Les hautes pensées antiques qui relient l'âme à son Dieu furent submergées dès cet instant et cédèrent la place à un esprit purement raisonneur et des plus matérialistes. (C'est ainsi , dit Slosman, que je traduis les textes hiéroglyphiques).

Pour bien comprendre ce peuple, il faut se replonger dans la signification primitive de leur spiritualité et dans une analyse rétrospective de leur psychologie. Songeons qu'aujourd'hui, bien des gens sont obsédés et étreints par l'angoisse (arrivée de l'an 2000 il y a quelque temps, peur de la fin d'un temps ou de la fin du monde...). Pourquoi ne pas admettre que ces ancêtre ayant vécu, eux, un Grand Cataclysme, n'avertissent pas, par tous les moyens en leur possession les générations de "cadets" à naître.

Tout un peuple a vécu, bien des millénaires avant nous, un temps prévu et prédit pour arriver, sil ne revenait pas à une meilleure façon spirituelle de vivre. Tous les textes annoncent pratiquement les mêmes formules liturgiques. Slosman a choisi ceux gravés à Dendérah et groupés dans ce qui aurait dû être "l'Evangile selon les Egyptiens" s'il avait paru, consacré à la spiritualité primitive. Il l'a aussi appelée théologie tentyrique, de Tentyris, phonétisation grecque de Dendérah. Elle fait pendant à celle développée pour le culte d'Amon, le dieu solaire.Ce site est un temple, dont l'actuel est la sixième reconstruction d'après les plans originaux. Les autres sont encore enfouies sous le sable (les cherche-t-on?). cela rappelle étrangement les différentes constructions deTroie. C'est, d'après Slosman, à cet endroit précis que les arrières petits-fils des rescapés de l'exode du Grand Cataclysme parvinrent en premier après avoir parcouru des milliers de km depuis le Maroc, à travers le Sahara sans doute. (j'y vois des similitudes avec le fuite d'Egypte et l'exode des Juifs des millénaires plus tard).

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Voici le récit:

"Au commencement, ces paroles enseignèrent les ancêtres,  ces Bienheureux de la Terre première: Ahâ-Men-Ptah. Ils y vivaient pareillement aux Images du Coeur-Aimé, le Coeur-Aîné. Ainsi furent les premières paroles: - Je suis le Très-Haut, le Premier, le Créateur du Ciel et de la Terre, je suis le modeleur des enveloppes charnelles et le Pourvoyeur des Parcelles divines. J'ai placé le Soleil sur un nouvel horizon en signe de bienveillance et en gage d'Alliance. J'ai fait s'élever l'Astre du Jour sur l'horizon de mon Coeur; mais pour que cela soit, j'ai institué la Loi de la Création qui agit sur les Parcelles de mon Coeur afin de les animer dans celles de mes créatures. Et cela fut".

L'éternel est Dieu et il est à l'origine du tout. Il transmet non seulement la vie, mais son mode de vie par une prédétermination. Elle permettra de choisir entre les notions de bien et de mal et prédestinera les cycles de la terre jusque ce que le mal soit éliminé, peut-être avec les créatures qui en sont la cause. Ces rouages de la mécaniques céleste portent le nom imagé de "Combinaisons-Mathématiques-Divines". Ce sont les moteurs principaux, qui représentent les figures géométriques et les calculs mathématiques des mouvements célestes, ceux "des lumières errantes" par rapport aux "lumineuses fixes". De ces combinaisons, qui dépendent d'une seule loi formant l'univers, l'harmonie cosmique se réalise. Elles forment la base fondamentale de l'action céleste sur les Parcelles Divines,ces âmes insufflées par Dieu aux enveloppes charnelles humaines par l'entremise des "Douze" qui sont les Douze Soleils des douze constellations équatoriales célestes. Leurs radiations arrivent sur terre pour former la trame du canevas des douze souffles célestes (les Douze), qui frapperont le cortex du nouveau-né pour imprimer dans son cerveau la Parcelle divine, ou l'âme pensante humaine, essentiellement différente pour chacun grâce à deux principes:

A) Les Douze, en parvenant sur terre, ont une position propre instantanée. Elles formeront les "Combinaisons-Mathématiques"  qui seront l'assignation d'une prédétermination native dans une destinée globale prévue par le Créateur pour ses créatures.

B) Ces Douze Souffles, qui forment l'équateur céleste, sont appelées "la Ceinture" par la suite. De cette"Ceinture" émergent quatre Aînés qui sont les Quatre Souffles arrivant par les points cardinaux: Les Maîtres, dont les quatre Fils d'Horus sont les personnifications. Ce sont eux qui impriment le schéma vivant principal de l'âme.

 

Ce fut ce préambule scolastique et sacré que les pontifes qui se sont succédé durant des millénaires dans "la Maison-de-Vie" attenante au "Temple-de-la-Dame-du-Ciel" à Dendérah, ont enseigné parcimonieusement aux seuls grands-prêtres. Cette école, dont l'origine remonte à l'arrivée des premiers rescapés en Egypte après une longue période d'exode, est authentifiée par les textes et les sépultures mises au jour sous la colline des Pontifes à moins de trois km du temple. Là "reposent" les "Sages parmi les Sages", les Bienheureux ayant eu connaissance de la Volonté divine. L'un d'eux enseignait sous un Maître de la IIè dynastie, 4000ans avant notre ère,  un autre sous Khoufou, le fameux Chéops. Le scribe royal de ce dernier pharaon signale que le temple fut reconstruit par son maître suivant les données retrouvées dans les fondations originales, écrites sur des rouleaux de cuir de gazelle par les suivants d'Horus, c'est à dire par les Aînés eux-mêmes, bien avant que le roi de la 1ère dynastie ne montât sur le trône. Ce fut donc par ces descendants directs que fut transmise la Loi divine, dont "les Combinaisons-Mathématiques" devaient permettre aux humains de se diriger eux-mêmes dans la Justice et la Bonté.

Pour bien comprendre, il faut maintenant remonter bien avant cette seconde patrie, quelque 20000ans auparavant. Les ancêtres écrivaient:

"Je suis moi, né de lui-même pour devenir le Créateur des Images qui lui seront semblables après la sortie du Chaos. Elles sont les contenants des Parcelles divines qui feront d'elles, éternellement, les Bienheureux du Soleil levant s'ils conservent la stricte obéissance de ma Loi. Car je suis le Passé d'Hier qui prépare l'Avenir du Soleil grâce aux Douze."

Pour les sages antiques, comme on l'a vu, ces influences formaient le fil conducteur divin personnalisant chaque âme, qui était calculable exactement, puisque le canevas de base était reproduit suivant les mêmes coordonnées que celles qui avaient impressionné le cortex. L'âme humaine pouvait ainsi être en perpétuelle liaison avec l'âme céleste, si elle ne rompait pas elle-même l'accord préétabli dès la naissance. (Cela me rappelle étrangement le principe d'inséparabilité et de non-localisation de la physique quantique).

Ainsi, cette phrase indiquant: "Je suis le Passé qui prépare l'avenir", est également une forme d'ultimatum qu'il ne convenait pas de prendre à la légère. Les Pontifes d'Ahâ-Men-Ptah avaient fort bien délimité le problème en cernant les pouvoirs directs qu'ils accordaient aux diverses solutions combinatoires, ayant remonté fort loin dans le passé, pour étayer solidement leurs observations. D'où cette accumulation de précisions sur le pouvoir des Douze.

 

Remontons donc à une époque antérieure de 10 000 ans au Grand Cataclysme, du 25è millénaire avant notre ère. Le climat d'Ahâ-Men-Ptah était bien plus tempéré qu'aujourd'hui en son extrême nord. D'épaisses forêts recouvraient cette partie du territoire où la glace n'apparaissait pas encore. La trilogie Platonicienne donne bien des détails. Une luxuriante végétation croissait toute l'année, habitée de paisibles humais vivant dans des clairières aménagées en villages, mais aussi de grands singes d'un type disparu et ressemblant par la taille aux gorilles actuels, mais au faciès non "épaté".  Il y avait là aussi d'énormes mammouths végétariens et paisibles et des rhinocéros à quatre doigts, les acérothériums. (trouvés sur ce site d'Albi) et quelques vieux spécimens d'un gigantisme révolu et en voie de disparition. Tout au sud du continent, la nature avait étalé ses trésors les plus précieux, avec des montagnes et des plaines fertiles, d'où sortait tout ce qui peut faire les délices d'une humanité tranquille! Ces vastes étendues, propices au peuplement et à la méditation d'une race ne demandant qu'à s'élever vers son Créateur, bénéficiaient en retour, d'une abondance sans égale.

De véritables villes s'étaient édifiées, les murs étaient faits de tronc d'arbres à peine équarris, la boue séchée comblait les trous et des feuillages secs assuraient l'étanchéité du toit. Mais Ahâ-Men-Ptah eut à subir un premier bouleversement, volcanique qui forma la mer du Nord, taillant d'innombrables brèches jusqu'à l'Islande actuelle. Il y eut une période de glaciacion, accumulant les glaces en une calotte polaire. La Sibérie, région alors assez tempérée, vit "brûler" sa verdoyante végétation et anéantir les mastodontes qui n'advient pu fuir à temps.

 

Après cet avertissement, et à partir de cette date, l'histoire d'Ahâ-Men-Ptah commença réellement, la chronologie se servant de ce bouleversement que la mémoire humaine a entériné comme tel pour marquer les annales d'un début caractéristique.  Les érudits comprenaient de mieux en mieux les mouvements et les combinaisons célestes ainsi que les phénomènes bénéfiques et maléfiques qui en résultaient. Une méthode graphique fut instituée, ils observèrent attentivement et notèrent la marche des planètes, du Soleil, de la Lune, leurs figurations et leurs configurations, ainsi que celles aux formes plus géométriques des douze constellations de l'écliptique équatorial céleste, et celles encore plus lointaines (?) d'Orion et de Sirius, aux particularités singulières. Les répercussions des "Combinaisons" sur terre en découlèrent, tant en ce qui concernait le comportement des hommes que l'évolution de la nature.

A la suite du mini-cataclysme, la vie s'était regroupée plus au sud. Les villages se reformèrent, les cabanes de troncs d'arbres furent remplacées par des huttes bien plus confortables, en brique crue et résistant à la poussée animale que le bouleversement avait entraînée vers cette zone plus hospitalière. Les ours, les cerfs, les éléphants, sans parler des loups pullulèrent soudain. Un autre quadrupède apparut, qui devint rapidement la plus noble conquête de l'homme, le cheval, ce qui donna l'idée de domestiquer d'autres races: les rennes, les élans, les gloutons et les boeufs musqués. Pour la chasse, les silex de jet disparurent pour céder la place aux arcs et aux flèches qui furent vite dotés de pointes métallique aiguisées sur le silex. Car le fer avait été trouvé à même le sol, amenant la recherche de matériaux semblables. Ainsi, l'hématite devint véritablement le fer. Elle provenait d'une mine à l'extrême sud, au bord de la mer. La découverte d'autres minerais et minéraux et leur utilisation rationnelle changea complètement la physionomie de la vie des habitants. Un nouvel âge commença avec le façonnage d'outils pour tailler les pierres et les assembler, comme l'habitude avait été prise de le faire avec les briques. Puis l'idée vint de construire des édifices religieux monumentaux afin que Dieu s'y plaise et vienne et vienne lui-même y trouver abri, tout au moins en esprit.

 

Une tranche de 50 siècles s'écoula ainsi, paisiblement parmi la population, surtout celle qui vivait à la campagne. Pour elle, les intentions de la divinité étaient évidentes: toutes ses libéralités étaient étalées sous leurs pas! Il y a juste à se baisser pour récolter et en profiter. Chacun y puise selon ses besoins et sans s'inquiéter si un autre en prend plus que lui!

Durant ces longs siècles, cette nation douce ignora la haine, la guerre, la vengeance, le mépris. Elle exprimait sa joie par les fêtes populaires, où les danses et les chants s'exprimaient au mieux. A ce moment béni, naquit le premier Ahâ, l'Aîné, l'Adam. Comment? les textes ne le disent point, probablement parce que cela était encore loin du cataclysme, qui lui, fit l'objet de tous les rapports circonstanciés ainsi que des causes qui le déclenchèrent. Mais il est presque certain que l'histoire du couple royal de cette terre Edénique, Nout et Geb, était, en ce qui concerne la façon dont fut concu le dernier Ahâ, Ousir ou Osiris, le reflet exact de la naissance du premier Adam.

La prospérité régnant de plus en plus, il n'y avait rien de plus à apprendre aux hommes pour qu'ils se servent de leur intelligence et se forgent une âme à l'image de Dieu. Les céréales et les cultures y foisonnaient. Les métaux du sol, cuivre, plomb étaient puisés à ciel ouvert, l'étain et l'antimoine dans des galeries à ras de terre, le fer, l'argent et l'or étaient exploités à plus grande profondeur. Les pierres fines étaient déjà recherchées par les femmes et artistiquement taillées. Les pierres dites "précieuses", ne l'étaient pas pour leur valeur financière, mais pour leur pouvoir bénéfique: elles étaient porteuses d'influx émanant, pour chacune de ces douze pierres, d'un des douze soleils des constellations zodiacales dont elles seules captaient les émanations, les respirations. Enfin, il y avait certains minéraux rares, fort recherchés pour leurs propriétés symboliques, telle l'aurichalcite aux reflets verdâtres chatoyants, au sein desquels rougeoyait le "Brasier Ardent", le symbole d'Ath-Mer, où se renouvelait l'éternelle jouvence du coeur.

Les nombreuses forêts fournissaient toutes les sortes de bois nécessaires à la vie en société. Charpentiers et menuisiers, ébénistes et artistes utilisaient les bois durs et les essences rares, les transformant en meubles délicats de forme, ou en galères et embarcations de toutes catégories. Seul le sycomore, du type érable était formellement interdit, sauf après un rituel de bénédictions très strict.  Il était l'arbre sacré, l'An-Aubi, qu'uniquement un prêtre toujours pur pouvait approcher. Celui-ci devait en outre lui "oter la vie", après un rituel fort complexe, afin d'en extraire le "coeur" dans toute sa longueur, et en façonner les seize Tan-Auhi (les Tau, ou les Croix-de-Vie, appelées aussi "croix-ansées". Les possesseurs de ces "tabous" personnifiant le Vie étaient doués des bienfaits du Dieu Tout-Puissant. Un territoire spécial était consacré à la pousse du sycomore. Cet enclos s'appelait le Nahi et seul l'Ahâ en titre, toujours le Fils, en dehors des prêtre purs, pouvait y accéder pour y dialoguer en tête à tête avec son Père.

 

La situation se dégrada petit à petit jusqu'à ce que naisse celui  qui deviendrait le dernier souverain avant le Grand Cataclysme!

Ce fut Geb, avant dernier Ahâ de cet Eden. Son histoire, par son étrangeté, rappelle fortement celle de la Bible à deux reprises. La première concerne Eve, punie de sa cutiosité en croquant la pomme, et la seconde, Marie engendrée par Dieu, puisque Nout, l'épouse de Geb, fut dotée de son fils Ousir dans des conditions analogues. Lorsque le Pontife fixa la date du mariage de Geb et Nout, il ne restait que 51 ans à la terre d'Ahâ-Men-Ptah pour subsister au-dessus de la mer! Mais la veille du jour prévu, Nout devant devant l'enclos du sycomore sacré. Curieuse, et pensant que son titre d'épouse du Fils la mettrait à l'abri de représailles, la princesse y pénétra seule, "pour voir". Un peu lasse et étourdie par sa fugue, Nout s'assit contre l'écorce du sycomore. Les textes et les annales racontent:

"La princesse Nout appuya un peu sa chevelure contre l'écorce du magnifique tronc, si vieux et si acceuillant. Du même coup, sa tète reposa contre l'arbre, et toute entière, corps et âme, elle connut instantanément la paix avec le monde extérieur; ses yeux se fermèrent sans qu'elle s'en rende compte! Sombrant dans un sommeil irréel, Nout n'eut pas le temps d'analyser ce qui se produisait, car son étonnement se changea en frayeur lorsqu'une clarté aveuglante, irradiante, l'enveloppa toute, la pénétrant de toutes parts à la fois. Ayant l'impression de se consumer, l'effroi le plus intense se saisit d'elle, mais elle ne put ouvrir la bouche pour hurler! Elle se réduisait en cendres, se liquéfiait, tout en vivant malgré elle le jour le plus radieux que la terre eut connu depuis son origine! Malgré le calme qui curieusement l'habitait, elle tenta d'ouvrir les paupières; elle ne pouvait même pas remuer les cils. Affolée d'être paralysée, elle se sentit sombrer dans l'inconscience, lorsqu'une voix au fond d'elle même, très ferme, mais infiniment rassurante, lui dit  "distinctement": "Mon Fils Ousir est désormais dans ton sein; ne crains rien à ce propos, car tu es fille de mon premier enfant: tu es celle que j'ai choisie pour m'aider à sauver encore une fois les hommes malgré eux! Ousir sera le signe de ma Puissance et de ma Bonté. Toi, Nout, tu en seras la mère vénérée.; Tu apprendras à Ousir, par les paroles que tu prononceras, que mon coeur est en lui, et que mon âme sera toujours avec la sienne pour qu'il exerce son pouvoir souverain... Ainsi soit-il fait!."

Geb, entre temps, était prévenu par Dieu d'avoir à épouser malgré tout Nout, et d'attendre qu'Ousir soit né pour concevoir un autre fils, qui lui, serait né de la terre, et qui devrait s'appeler Ousit. Ainsi naquit l'aîné Ousir, puis sept mois plus tard, Ousit, le cadet. L'un était fils de Dieu, et l'autre, fils de Geb. D'où l'antagonisme lorsqu'Ousir  fut déclaré roi, successeur de Geb, alors que la vrai fils du souverain était Ousit, dont le nom dans la rébellion qui s'ensuivit  devint Sit, Seth pour le Grecs.  Puis naquirent les jumelles Nek-Bet et Iset, autrement dit Nephtis et Isis. Cette dernière épousa par amour Ousir, les augures annonçant que le Fils qui leur naîtrait serait le générateur de la nouvelle multitude issue des rescapés du Grand Cataclysme. L'enfant s'appela Hor ou Horus.

 

Ce fut peu avant que ce dernier prenne la succession de son père, qu'Ousit attaqua la capitale d'Ahâ-Men-Ptah avec ses troupes rebelles, déclenchant ainsi le processus de l'engloutissement du continent, car Ousir ayant été apparemment tué  coups de lance par Ousit, la colère de Dieu se déchaîna sur les créatures et sa Création.

embaumer les corps!

Ce matin là, l'astre du jour sembla absent du ciel...Tout comme le ciel lui-même, car un épais brouillard, de clarté diffuse et rougeâtre, oppressant par son épaisseur, étouffait tout! Il absorbait les bruits, la clarté du jour et de l'air, ce qui rendait la respiration difficile. Une odeur amère et piquante, semblable au natrum qui embaumait le corps de morts, flottait et faisait trembler tous les vivants. Dans la capitale, chacun sut que le moment était bien venu de régler ses comptes avec Dieu. Le sacrilège de la nuit allait trouver sa punition divine. La panique fut pratiquement indescriptible, les annales le narrent de long en large. Une grande partie de la population valide courut vers la Palais royal chercher un refuge auprès du "Maître" à qui tout était possible. Les pauvres gens ne se souvenaient même plus qu'ils se moquaient encore ouvertement la veille de celui dont ils recherchaient la protection, et qui tentait quelques plus tôt de les décider à hâter des préparatifs d'exode. Les temps étaient accomplis. Dans sa toute-puissance, le Dieu de l'éternité allait punir ses créatures des innombrables pêchers qu'elles avaient commis, et lui, qui n'avait pas su les en empêcher, subirait le même sort. Des craquements sinistres montèrent des profondeurs, faisant trembler les pieds, puis le corps entier! Les pleurs, les cris de pitié, les hurlements, l'angoisse de toute une foule qui tentait d'implorer ce qu'elle avait bafoué et renié semblèrent suprêmement vains. Geb survint à ce moment, las et fourbu, mais tentant de faire acte de présence en l'absence de son fils, le Maître vers qui le peuple se tournait pour attendre un secours. Des clameurs s'élevèrent car il apparaissait de nouveau comme un Fils de Dieu. Mais il ne se sentait plus de taille à reprendre une autorité qui n'était plus la sienne, mais uniquement celle d'un dieu en colère. Pourtant ce moment si tragique avait été prédit si souvent et si longuement mûri avant son accomplissement.

pirogue de papyrus

Dans la rade, des milliers de barques  "mandjits", réputées insubmersibles, avaient été stockées et renfermaient un équipement complet de survie. Le vieux roi ordonna que les portes soient grandes ouvertes et que les militaires prennent position pour que les départs aient lieu dans le meilleur ordre possible. Le peuple, lui, descendait en se bousculant, en courant, traînant à sa suite un bric-à-brac invraisemblable d'ustensiles! Des volcans calmés depuis des millénaires se trouvèrent soudain pris de contractions. La pression des feux souterrrains devint telle qu'ils lancèrent haut dans le ciel une véritable pluie de terre pulvérulente s'agglomérant au brouillard et retombant jusque sur Ath-Mer. Une pluis solidifiée s'abattit sur la foule en marche vers les ports, écrasant les uns, assommant les autres; et l'enfer se déchaîna partout. Ce fut une ruée vers la rade, chacun abandonnant tout ce qu'il avait de précieux, Sur le port, une peur animale balaya tout sentiment humain; les militaires, résistant difficilement à leur propre angoisse, furent soudain renversés, écrasés, foulés aux pieds par une horde prenant d'assaut les frêles embarcations de papyrus, tressées extrêmement serré, puis enduites de résine et enfin de bitume pour les rendre imputrescibles et indestructibles. La terreur qui les tenaillait, et l'horreur de l'évènement incroyable qui se produisait firent perdre à cette horde toute notion de sécurité. Au lieu de ne monter qu'à dix personnes, les fuyards prirent les premières ""mandjits" d'assaut en se battant mortellement. Si bien que la première flottille sombra avant de partir avec tous ses occupants. Les volcans crachèrent alors la colère divine, recouvrant de lave les villages avoisinants. Les habitants, terrorisés, qui s'étaient calfeutrés dans leurs maisons, furent ensevelis sois un fleuve incandescent. Les montagnes ne résistèrent plus aux secousses imprimées au sol, des flancs se déchirèrent de toutes parts, d'autres éclatèrent et se volatilisèrent. Le tumulte atteignit son paroxysme, ce n'étaient plus quelques milliers, mais des centaines de mille que la terreur paniquait, qui se pressaient, se débattaient, s'entre-tuaient, plus aucun soldat n'assurant la sauvegarde des embarcations. Une poussée irrésistible se produisit, qui jeta les premiers rangs dans l'eau, les "mandjits" du bord ayant coulé de leur trop-plein de passagers. Les autres réussirent à vaincre la marée humaine et et embarquèrent loin du goulet d'étranglement afin de pas couler leurs frêles esquifs avant de détacher les amarres.

 

C'était la fin de tous et de tout! La capitale et le continent tout entier s'affaissèrent rapidement sous l'eau!...

Ce fut le 27 juillet 9792 avant notre ère, et cette date est certaine grâce à la carte du ciel gravée au plafond d'une salle du temple de Dendérah, plus connu sous le nom de "zodiaque", dès le moment de sa découverte par les savants qui accompagnaient le Général Desaix lors de la campagned'Egypte, déclenchée par Bonaparte.

 

A suivre le prochain article: "L'âme Atlante n'est pas perdue".

 

 

 

 

09:40 Écrit par pascal dans la grande hypothèse | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : atlante, ptah, dendérah, aha-men-ptah, ousir, nout, mandjit | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

1- Les limites de la connaissance1) présentation

Les limites de la connaissance1) présentation

 

La pensée.

 

Les limites de la connaissance.


Depuis toujours je suis émerveillé par la nature et ses mystères, avec laquelle je me suis éveillé par les images qui me restent encore du village de mon enfance et de son château (à voir dans l'article "Ma peinture huile: le village de mon enfance: Jumilhac le Grand en Périgord" -libellé peinture et fantastique).


La science nous permettra-t-elle un jour de tout savoir? Ne rêve-t-elle pas d'une formule qui explique tout? N'y aurait-il rien qui entrave sa marche triomphale? Le monde deviendra-t-il transparent à l'intelligence humaine? Tout mystère pourra-il être à jamais dissipé?


Hervé Zwirn pense qu'il n'en n'est rien.La science, en même temps qu'elle progresse à pas de géant marque elle même ses limites. C'est ce que montre la découverte des propositions indécidables qui ont suivi le théorème de Gôdel. Ou celle des propriétés surprenantes du chaos déterministe. Ou encore les paradoxes de la théorie quantique qui ont opposé Einstein et Bohr en mettant en cause toute notre manière de penser.

L'analyse de ces limites que la science découvre à sa propre connaissance conduit à poser une question plus profonde: qu'est ce que le réel?


Je commence ici une série d'articles que j'intitule "les limites de la connaissance", où j'exprime mon questionnement et mes réflexions en partant de l'analyse qu'en  fait Hervé Zwirn. Ceci est le premier article.


1) La situation au 19ème siècle.

Les savants pensent que la science est construite sur des fondations suffisamment assurées et solides pour que nous n'ayons pas à douter de la vérité des théories scientifiques. ils pensent que le monde qui nous entoure, tel que nous le percevons, constitue la réalité et qu'au moins en principe, la science est capable de décrire, de prédire, et d'expliquer la quasi-totalité de cette réalité. Si certains phénomènes échappent encore, ce n'est pas parce que la science ne peut pas les appréhender, mais uniquement les théories de l'époque ne sont pas achevées. Pour eux, il est certain que, peu à peu, les nouvelles avancées de la connaissance permettrons de diminuer la part de ce qui encore inconnu, imprévisible ou incompris, et que cette part devra finalement disparaître totalement, du moins devenir négligeable. Tel est l'avis de William Thomson, alias Lord Kelvin dans cette célèbre phrase:

"La science physique forme aujourd'hui, pour l'essentiel, un ensemble parfaitement harmonieux, un ensemble pratiquement achevé."

Ces savants se trompaient pour de multiples raisons. Un des mes objectifs est de mettre en évidence, sinon d'expliquer ces raisons pour lesquelles l'idéal de perfection absolue qu'on pourrait souhaiter à priori pour la science ne peut être atteint. Selon cet idéal, la science devrait être certaine, c'est à dire qu'elle devrait être édifiée de telle sorte que nous ne devrions avoir aucun doute sur la cohérence de sa construction, ni sur celle de ce qu'elle nous apprend. Elle devrait aussi nous permettre de prédire, avec une précision arbitrairement grande, et sur des périodes aussi longues que l'on veut, l'évolution de tout système physique microscopique ou macroscopique. Cet idéal, qui peut être considéré comme asymptotique, suppose qu'aucune limite ou frontière infranchissable ne sépare l'état actuel de la science et l'état parfait qu'elle atteindra dans un futur plus ou moins proche.



2)  Situation au début du 20e siècle.

Les réflexions épistémologiques menées au début du 20ème siècle dans le but de comprendre la construction du discours scientifique et de justifier la croyance en sa solidité ont montré que les fondations de la science n'étaient pas aussi assurées qu'on l'avait cru. En fait, celles-ci se sont effondrées.

A voir: les travaux du cercle de Vienne et l'empirisme logique, puis le programme de Hilbert et le "indécidables". Par la suite, le concept même de vérité d'une théorie a été remis en question et a dû être abandonné.


3) Notion de réalité extérieure.

La notion de réalité extérieure, indépendante de tout observateur, de toute théorie ou interprétation, et ressemblant à peu de choses près à ce que nous en percevons, doit être fortement remise en question, à la fois pour des raisons philosophiques et des considérations issues des développements récents de la physique. La notion de prédictibilité pour des phénomènes physiques a dû être reconsidérée et découplée de la notion de déterminisme. On découvre dorénavant de vastes territoires qui échappent et échapperont toujours à nos tentatives pour les connaître et les prédire. Il peut paraître paradoxal que la science découvre elle-même ses propres limites, mais la contradiction n'est que superficielle et c'est le sens de ma recherche que d'en découvrir la signification profonde et les implications.


4) Evolution du "savoir scientifique", limites intrinsèques, réalisme et monde quantique, doutes sur la réalité, que croire?

La progression du savoir scientifique s'est faite dans un sens qui montre que les espoirs de connaissance certaine et totale de l'univers physique sont vains. Il n'est plus possible de soutenir que le discours scientifique possède des fondations assurées en toute certitude, que la vérité des théories scientifiques peut être démontrée, que la science décrit une réalité extérieure et indépendante, et que la plus grande partie de l'univers peut être modélisée de manière à devenir accessible à la connaissance rationnelle. L'univers ne se laisse pas domestiquer par le discours formel et de grandes parties (et la plus grande partie?) de ce qui le constitue resteront à jamais hors de notre portée, aussi bien au niveau matériel qu'au niveau conceptuel.

Mais attention! Ce que pense Hervé Zwirn est qu'il ne s'agit nullement de défendre une position antirationnaliste laisssant la porte ouverte à toute interprétation faisant croire que le travail scientifique est vain, voire faux, favorisant les idées qui pensent que l'échec de la science à occuper totalement la totalité du territoire de l'univers peut être pallié par des connaissances plus mystiques, ésotériques ou parapsychologiques. Ce que justement permet la science, elle est la seule construction rationnelle (voir ci-après un premier commentaire sur le connaissance par philonett) à posséder ce pouvoir et elle permet de découvrir les raisons pour lesquelles ces territoires resteront à hors de notre portée et ces raisons montrent qu'il est vain de les appréhender par quelque moyen que ce soit. Ils nous échappent pour des raisons de complexité, de temps, de taille ou d'impossibilité matérielle qui découle des limitations de notre condition humaine.

Selon H. Zwirn, prendre conscience de ces limites du pouvoir scientifique et préciser où et en quoi résident ces limites est une avancée cognitive majeure qui fait progresser dans la connaissance épistémologique du discours scientifique et dans la connaissance philosophique des rapports l'homme et l'univers. Tirer avantage de cette imperfection pour en conclure que n'importe quel discours alternatif peut lui être substitué, serait une erreur du même ordre que celle du jeune marié, qui découvrant que son épouse n'est pas aussi parfaite qu'il le pensait, se précipiterait dans la rue pour choisir une autre femme au hasard!. La science, malgré ses limites reste la plus efficace des tentatives de compréhension, de description et de prédiction de la nature.


5) Approche sur la conception du monde?

Quelle est l'approche sur la conception du monde qu'on est en droit d'adopter au vu des connaissances acquises ausi bien en épistémologie qu'en mathématiques, en logique et dans les sciences dites "empiriques" comme la physique. Il semble possible et souhaitable d'éliminer les positions qui, bien qu'encore soutenues quelquefois, ne sont en fait plus acceptables. Certaines conceptions sont contradictoires ou bien démenties par les faits.

Il faut abandonner beaucoup de croyances issues du sens commun, mais pas de manière erratique, et qu'il soit justifié apar des considérations valides.

Une deuxième étape consiste à élaguer parmi les conceptions philosophiques en usage celles qui sont exclues an raison de ces considérations et à analyser les positions encore en lice.

La derrière étape consiste à se forger sa propre conception en utilisant tout ou partie des matériaux passés au travers  le tamisde l'analyse, voire en formulant de nouveaux concepts sous la condition que caux-ci passent à travers le tamis.

La controverse introduite par Sokal et Bricmont se rapporte "l'intrusion abusive" et erronnée par de nombreux philosophes appelés "postmodernes", de résultats scientifiques sortis de leur contexte. Il esr donc nécessaire de préciser dans quel sens doivent être entendus les résultats de ces analyses.


6) Résumé de la démarche de H. Zwirn.

*Dans un premier temps, il explicite les limites que les différentes disciplines ont permis de poser. Puis il propose une taxonomie de ces limites afin d'en déterminer le domaine de pertinence. ensuite il fait une analyse critique du panorama des principales positions philosophiques actuellement défendues. Et enfin, dans une approche prospective, il examine les conséquenses épistémologiques, philosophiques et métaphysiques de cette analyse.


*Comment est-ce que je me situe par rapport à cette analyse?

Cette approche me permet de répondre à ma soif de connaissances, dont la source est mon émerveillement pour la nature et ses merveilles, depuis mon enfance. Elle correspond à mon questionnement sur ces mystères, première attitude du philosophe si j'en crois mes lectures, et aussi à l'attitude que j'ai toujours eu, chercher à expliquer "le monde".

Par ailleurs, dans la démarche que j'ai adoptée dans mes études, j'ai toujours refusé l'apprentissage "par coeur". Je veux savoir le "sens" et la signification "réelle" de ce que j'apprends. C'est peut-être explique que parfois, j'ai du mal à appliquer pratiquement ce qui m'est enseigné; il me faut du temps pour en assimiler toute la substance. Mais par le travail et l'amour du savoir, j'ai l'impression de connaître de plus en plus de choses.

C'est ce que je souhaite réaliser dans cette partie de mon blog. Ce travail progressif sera réalisé au cours articles rédigés progressivement.

 



L'ensemble des articles a pour but d'approfondir cette réflexion sur la connaissance et ses limitesEn préambule, voici un article que j'ai trouvé sur le net et qui donne quelques pistes de réflexion, le point de vue de Philonet.


Le point de vue de "PHILONET": voir http://philonet.free.fr/ S2.htm

La connaissance que nous avons du monde extérieur n’est-elle possible que par l’intermédiaire des sciences ? Celles-ci ne risquent-elles pas de limiter notre approche du réel ? En un mot, tout est-il dit lorsque les sciences ont parlé ?

Plan :

1- La spécificité et les limitations de l’approche du réel par les sciences ?

1.1 – Science, opinion et savoir-faire

§– connaître et posséder, le renoncement aux illusions de la pensée magique (Bachelard)

§– le savoir-faire  s’oppose au savoir penser (Alain)

§– la science met en ordre les phénomènes du monde en y repérant des modèles rationnels

1.2 – Les exigences de l’approche rationnelle du réel

§– cohérence interne et externe, non-contradiction, nécessité, suffisance, nécessaire retour au réel, soumission au verdict de l’expérience

§– empirisme naïf et construction rationnelle (Bachelard)

1.3 – Cependant, les sciences ne peuvent prétendre s’imposer comme savoir absolu sur le réel : les limites de la vérité dans les sciences : la falsifiabilité comme exigence incontournable de l’éthique scientifique. (Popper)

Conclusion partielle 1 : L’homme moderne, par le développement des sciences a su constituer un mode de connaissance original du réel : la connaissance scientifique a construit un monde à la mesure de la raison humaine. Loin d’un empirisme naïf, elle fait sienne cette maxime de Bachelard : rien n’est donné, tout est construit.

 

2- Le réel peut-il être réduit à ce que la science peut en connaître ?

2.1 – La science réduit le réel à ce qui est rationalisable dans le réel :

§analyse d’un exemple : un phénomène naturel, la foudre qui va être réduit dans une conception rationnel à un ensemble de relations causales et de phénomènes quantifiables, au détriment de ce que le sensible et l’imaginaire pourrait en dire.

2.2 – La science interpose entre le réel et nous un tissu d’idéalités qui nous la masquent

§L’univers des sciences se coupe et s’éloigne de la réalité sensible et vécue par tous. Risque de ne voir dans la nature qu’un ensemble de relations déterminées

2.3 – La science, loin de résoudre la solitude ontologique de l’homme risque de la renforcer : elle prend le parti de l’intelligible contre le sensible, du concept contre le percept (Bergson)

Conclusion partielle 2 : la connaissance scientifique voulait nous rapporcher du réel, mais elle ne le peut qu’au prix d’une réduction et d’une simplification. Pire, elle substitue au monde réel une construction rationnelle qui nous en masque l’essence.

 

3 - D’autres connaissances du réel sont-elles possibles ? sont elles opposables à la science ?

3.1 – La connaissance pratique et le savoir-faire

§le savoir faire a sa grandeur : noblesse et spiritualité de l’outil (Aristote)

§Notons qu’il n’est pas totalement indépendant de la science

§l’homme prométhéen : s’emparer du réel pour le transformer (Descartes)

3.2 – La connaissance métaphysique et morale

§Le réel et son dépassement : la quête du sublime (Hegel)

§Donner sens et valeur au monde réel

§Répondre à la question « pourquoi » là où la science ne peut que répondre à la question « comment »3.3 - L’approche esthétique du monde constitue-t-elle un  « savoir de ce monde » ?

§L’art, et l’art est capable de combler le gouffre qui nous sépare du réel en constituant entre lui et nous une « tierce réalité, l’œuvre d’art. (Huyghe)

L’art comme élargissement de la perception (Bergson)

Conclusion partielle 3 : Là où la science échoue partiellement dans son désir de nous faire connaître le monde dans son ipséité, d’autres modes de connaissance peuvent développer d’autres points de vue possibles sur le réel.

Conclusion :

On ne peut donc limiter notre connaissance du réel à la seule connaissance scientifique. Celle-ci a sa grandeur, mais ne témoigne que d’un seul type d’approche des phénomènes du monde, auquel on ne peut limiter notre regard sur le réel. L’homme ne sait où se mettre et l’erreur humaine ne fait qu’un avec l’errance (Canguilhem), il ne sait comment regarder le monde : la pluralité des approches résulte de cette solitude ontologique qu’il revient à l’ensemble des productions culturelles, et pas seulement à la science, de combler